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24 juillet 2017 19:22

 

 

Plus de 80 départements sont touchés par la sécheresse en France. Des restrictions d'eau ont été décidées dans 70 d'entre eux. 26 se trouvent en situation de crise hydrique. "La France a un vrai problème de gestion d'eau", a expliqué, samedi 22 juillet sur franceinfo, Michel Portier, directeur général de la société Agritel. Pour le fondateur de cette société experte en stratégies des marchés agricoles et agro-industriels, les restrictions d'irrigation pour les agriculteurs pourraient être évitées si la France gérait mieux son eau.

franceinfo : Qu'est-ce qu'une crise hydrique ?

Michel Portier : Cela signifie que les nappes phréatiques sont à un niveau trop bas pour répondre aux besoins d'eau. Cette situation touche autant le particulier que l'agriculteur. Le particulier n'aura pas le droit de nettoyer sa voiture, par exemple, pour ne pas gâcher l'eau. L'agriculteur, quant à lui, sera soumis à des restrictions d'irrigations.

Certaines cultures sont-elles plus pénalisées que d'autres par les restrictions hydriques ?

C'est le cas du maïs. C'est une culture exigeante en eau, surtout à la période de la floraison. Or, elle se situe autour du 15, 20 juillet. On est en plein dedans. Donc s'il y a une culture plus pénalisée par le manque d'eau c'est bien le maïs. La situation est très hétérogène pour les cultures à l'heure actuelle. Il suffit d'un orage placé au bon moment au bon endroit pour qu'une pluie d'une heure réponde au besoin de la plante pour 15 jours. La région Rhône Alpes est moins propice aux orages, alors qu'elle produit beaucoup de maïs.

Certains agriculteurs peuvent aussi irriguer avec de l'eau qu'ils ont stockée pendant l'hiver et l'automne, mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Mettre en place des bassins de stockage est soumis à une autorisation.

La France a un vrai problème de gestion d'eau. Il faudrait mettre en place des bassins de rétention pour récupérer l'eau qui ruisselle en bas des collines, l'automne et l'hiver, mais pourquoi on ne le fait pas ? Parce que c'est plus facile de déposer des plaintes et de créer des associations qui vont être contre ce genre d'installations car cela dénaturerait le paysage. En France, on protège plus les grenouilles que les agriculteurs.

Les clients habituels des agriculteurs français iront donc se fournir chez d'autre pays car la situation n'est pas la même partout en Europe ?

Tout à fait. La sécheresse est la plus forte sur la péninsule ibérique. L’Espagne et le Portugal sont des gros importateurs de maïs. Où est ce qu'ils vont le plus souvent chercher du maïs ? En France.

 Or, il se trouve qu’il y a trois ou quatre ans, on produisait 15 millions de tonnes de maïs contre environ 10 millions de tonnes aujourd'hui. On a perdu 30% de notre production en l'espace de quatre-cinq ans à cause de ces problèmes de gestion d'eau et de restriction d'irrigation.

L'Espagne et le Portugal se retournent vers de pays comme l'Ukraine qui produisait il y a 10 ans, cinq millions de tonnes et qui en produit aujourd'hui plus de 25 millions. Le maïs ukrainien trouve son chemin vers l'Espagne et le Portugal. Ce sont des clients qui sont à nos portes et que l'on perd.

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