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27 octobre 2017 19:22

 L’Académie Française s’est prononcée hier sur le débat qui agite depuis quelques semaines les sphères de l’éducation.

A l’unanimité, les Immortels ont estimé que la nouvelle pratique d’écriture, instaurée par les promoteurs de la théorie du genre, était un « péril mortel » pour la langue française.

Pour rappel, cette graphie consiste à inclure le féminin dans les noms, entrecoupé de points, pour le rendre visible. Au lieu d’écrire simplement le terme générique « les commercants », il faudrait par exemple ajouter entre le t et le s du mot un e, encadré de points, pour signifier que le terme concerne aussi bien des hommes que des femmes. 

La réaction de l’Académie française montre bien l’ampleur qu’a pris ce débat, pouvez-vous nous en rappeler l’origine ?

Ce débat a en effet très vite dépassé les sphères féministes qui protestent depuis longtemps contre les pratiques de la langue française qui selon elles rendraient invisibles les femmes. Cette affaire est née de la publication en mars 2017 d’un manuel scolaire de l’éditeur Hatier, destiné à des élèves de CE2, et premier manuel rédigé en écriture inclusive selon des recommandations du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes datant de 2015.

Cette forme d’écriture est aussi adoptée par de plus en plus d’institutions, universités et même ministères. Emmanuel Macron s’est lui-même abondamment distingué par son emplois de la forme orale de cette écriture, juxtaposant les formes masculines et féminines telles que « citoyens et citoyennes », « françaises et français… »

Face à cette tendance de plus en plus forte, quels sont les arguments de l’Académie Française ?

Le principal argument des académiciens est celui de la confusion engendrée par ce bégaiement orthographique. La langue en devient alourdie, de nouveaux obstacles s’ajoutent à la pratique de la lecture et de l’écriture. Le danger est de rendre le français illisible et ainsi de le condamner à mort.

Antoine Gautier, chercheur sur la syntaxe et la linguistique française, rappelle quant-à lui qu’en français, le genre masculin est également utilisé comme la marque du neutre. Le problème résiderait en fait surtout dans la fameuse formule de la règle des accords : « le masculin l’emporte sur le féminin». Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, rejette lui aussi en bloc cette écriture qui « ajoute une complexité qui n’est pas nécessaire ».

 

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