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19 novembre 2017 23:45

Pourquoi se gêner ? Il reste encore des choses à détruire en Syrie. Après quoi il sera temps de passer à l’étape suivante, la reconstruction… au bénéfice presque exclusif des entreprises américaines. Comme en Irak. OD

« Raqqa, la capitale de facto de l’État islamique (EI), est prise et en ruines.

Des soldats étatsuniens et des travailleurs humanitaires civils se trouvent dans la ville syrienne, aidant les autorités locales à rétablir les services de base tels que la nourriture, l’eau et l’électricité.

Mais la reconquête du territoire détenu par l’EI en Irak et en Syrie n’est qu’une victoire partielle pour la politique étatsunienne. Après sept ans de guerre civile, le régime du président syrien Bachar Assad reste au pouvoir. Les autres objectifs des États-Unis – la fin du régime d’Assad, une nouvelle constitution syrienne et des élections démocratiques – ne sont toujours pas atteints.

Malgré la défaite de l’EI, le secrétaire à la Défense James Mattis a déclaré aux journalistes cette semaine que les forces étatsuniennes resteront en Syrie.

« L’intention, a-t-il dit, est d’empêcher l’apparition « d’EI 2.0. »

Il y a des centaines de soldats étatsuniens en Syrie. Les responsables du Pentagone affirment que les États-Unis disposent d’une base juridique solide pour être présents parce que le Conseil de sécurité de l’ONU a approuvé la mission anti-EI. Mais le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dit que la présence étatsunienne est « illégitime ».

« Il y a beaucoup de questions à poser sur les objectifs des États-Unis en Syrie », a déclaré M. Lavrov, selon l’agence de presse russe TASS. « Le secrétaire d’État Rex Tillerson m’ a dit à maintes reprises que leur seul but était de vaincre l’EI. »

Un changement de régime « va à l’encontre des accords de Genève et[…] l’assurance que le seul objectif des États-Unis en Syrie est de lutter contre le terrorisme », a déclaré M. Lavrov.

Assad et ses alliés russes et iraniens demandent aux États-Unis de quitter la Syrie.

La prochaine réunion des pourparlers de paix de Genève aura lieu le 28 novembre. Les États-Unis font pression pour que les forces démocratiques syriennes et les Kurdes syriens soient à la table des négociations.

Mais il est peu probable qu’Assad et les Russes soient d’accord. Avec l’aide militaire russe et iranienne, Assad est devenu la force politique et militaire dominante en Syrie, sans qu’il soit nécessaire de pourparlers avec ses adversaires.

Les responsables du Pentagone affirment que les Russes et les Syriens continuent de se diriger vers l’est en direction du territoire tenu par les rebelles. Les États-Unis tentent de collaborer avec la Russie pour établir des  » zones de sortie de conflit « , mais il n’est pas certain que l’effort réussira.

Qui plus est, l’allié des Etats-Unis, Israël est de plus en plus préoccupé par la présence des forces iraniennes en Syrie, non loin de la frontière israélienne. La Russie a rejeté les objections des États-Unis et d’Israël à la présence iranienne.

Les responsables du Pentagone disent que les États-Unis ont un atout pour faire avancer leurs intérêts en Syrie : l’argent. Le pays doit être reconstruit, et la conviction est que la Russie manque de volonté ou de ressources pour le faire.

Les États-Unis dépensent actuellement de l’argent à Raqqa pour ce qu’ils appellent la « stabilisation » et vont probablement aider ailleurs, mais espèrent que l’Arabie saoudite et les autres États arabes financeront la plus grande partie de la reconstruction – en échange d’un règlement politique du conflit syrien.

Pourtant, cela semble aller à l’encontre de l’aversion de l’administration Trump pour la « construction nationale ». Une stratégie acceptable pour Damas pourrait ne pas être acceptée à la Maison-Blanche ».

Marc Katkov, National Public Radio, le 17 novembre 2017

Traduction SLT

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