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3 décembre 2017 7 03 /12 /décembre /2017 13:15
 [PORTRAIT] Pauline Hanson, la Trump australienne

Politique. L’essor du mouvement protestataire australien One Nation, conduit par Pauline Hanson, embarrasse la droite classique au pouvoir à Canberra.

Sale soirée pour le Premier ministre australien, le libéral Malcolm Turnbull. La défaite de son parti, le 25 novembre, lors du scrutin pour le renouvellement du Parlement du Queensland, n’est pas de bon augure avant les élections générales prévues entre août 2018 et mai 2019.
Si la droite australienne a échoué à remporter cet État de la fédération connu pour sa barrière de corail, mais aussi réputé pour être le baromètre du climat politique de l’île-continent, c’est à cause de la percée d’un mouvement populiste.
Avec environ 13 % des voix, One Nation a aspiré une partie de l’électorat de la coalition libérale-conservatrice, permettant ainsi aux travaillistes de l’emporter.

L’irruption de ce troisième parti qui bouscule le bipartisme traditionnel est le fait d’une femme de 63 ans, Pauline Hanson. Élue au Sénat australien en 2016, cette ancienne propriétaire d’une échoppe de fish and chips, venue des rangs de la droite libérale, est devenue la figure la plus controversée de la classe politique. Au Queensland, One Nation a fait campagne sur des enjeux locaux aussi variés que « l’euthanasie humaine » des crocodiles de mer ou la construction de barrages contre la sécheresse, tout en promettant plus de fermeté face aux trafiquants de drogue, des facilités pour obtenir un port d’armes, moins de réglementations pour créer son entreprise.

Au-delà, le mouvement bénéficie de la désaffection à l’égard des partis dominants, libéral-conservateur et travailliste. Pauline Hanson se campe en championne de ces Australiens qui, installés dans les petites villes assoupies de l’intérieur ou dans le bush rural, issus du peuplement blanc anglo-saxon, loin des agglomérations cosmopolites et dynamiques du littoral, ont le sentiment croissant d’être des laissés-pour-compte de l’Australie multiculturelle.

Cette grande rouquine aux accents gouailleurs sait, il est vrai, mettre en scène son opposition au politiquement correct. En août dernier, elle fait scandale en pénétrant au Sénat, visage masqué, vêtue d’une burqa. Mais un sondage montre qu’une majorité de l’opinion la soutient sur ce point.

En 1996, tout juste élue au Parlement, elle avait fait sensation par sa critique du « traitement de faveur » octroyé aux Aborigènes, sa mise en garde contre « la submersion par les [immigrants] Asiatiques », rétifs, disait-elle, à toute « assimilation », et sa dénonciation du « racisme à l’envers ».

Battue en 1998 à cause du redécoupage de sa circonscription, elle entame une traversée du désert avant de faire son retour, via les émissions de télé-réalité. L’islam est aujourd’hui dans sa ligne de mire. Elle veut faire préciser « plus clairement » le caractère halal des produits alimentaires car, en l’état, « de nombreux Australiens financent sans le savoir des écoles islamiques et des mosquées », demande la création d’une « commission d’enquête » afin de déterminer si l’islam est « une religion », à ce titre protégée, ou, comme elle l’affirme, « une idéologie » pernicieuse, et réclame la fin de toute immigration musulmane.

La droite se déchire sur la ligne à tenir face à une figure qui divise en profondeur son électorat. Mais pour être reconduite aux affaires à Canberra, il va lui falloir trancher vite.

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