Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie---International Press Review ---- Обзор международной прессы
  • Contact

Rechercher

En direct Flux de trafic
mise en ligne le 15/10/2017

Flag Counter

articles lus en ce moment

 

 

28 juillet 2020 18:53

Le professeur Abiola Félix Iroko a donné une interview sur Bénin Web TV où il contredit les notions d’histoire de certains anticolonialistes. Il rappelle que les Noirs vendaient eux-mêmes des esclaves de leur même couleur. 

« Des Africains en ont donc profité. » L’historien béninois Abiola Félix Iroko a accordé une interview au média local Bénin Web TV.  Il s’est fendu d’un rappel d’histoire en cette période où des anticolonialistes déboulonnent des statues et crient que le privilège blanc existe de sources sûres.

 Ce professeur au département d’histoire et d’archéologie de l’université d’Abomey-Calavi (Bénin) a déclaré le 25 juillet dernier : « Lorsqu’on parle de la traite négrière, les gens n’accusent que les Blancs. Mais ils sont venus (en Afrique) en acheteurs et nous (Africains) avons été des vendeurs. » Il assure que la vente des esclaves n’était « pas seulement un phénomène régalien », puisque « le roi même en vendait ». 

Abiola Félix Iroko détaille : « Le roi Adandozan a vendu la mère de son frère consanguin (prince Gakpe) devenu Guézo, par la suite ». Comme le relaye le site web Salon Beige, il s’agit du neuvième roi d’Abomey entre 1797 et 1818 dont le nom, son règne et ses symboles ont été effacés de la tradition historique d’Abomey. 

« Nous, Africains, étions des vendeurs »

Cet historien - titulaire d’un doctorat de lettres et de sciences humaines de l’université Paris Panthéon-Sorbonne - le confirme clairement : « Il n’y a pas d’acheteurs sans vendeurs, nous (Africains) étions des vendeurs », assurant que lorsque la traite a été supprimée, « des Africains étaient contre l’abolition ». 

Même « un roi de Dahomey dont je tais le nom était également contre l’abolition ». D’après lui, la traite négrière est un « phénomène malheureux » qu’il faut ranger « parmi les crimes contre l’humanité » dont les Africains aussi sont « en partie responsables », rappelle Abiola Félix Iroko. Il estime qu’il faut « davantage » condamner les vendeurs dans cette traite négrière étant donné qu’il aurait « des liens d’affinité et de parenté avec celui qui est vendu ». 

La traite a continué même après l’abolition

Comme le révèle l’expert, après l’abolition, des Africains ont « repris le commerce ». « Certains sont revenus chez eux avec des noms à consonance portugaise, Da-Silva, D’Oliveira ». Mais d’autres « venus au XIX siècle se sont transformés, à leur tour, en négrier » et ont acheté des esclaves à leur tour afin d’en « convoyer pour leurs correspondants ». 

Lors du capitalisme et « surtout du machinisme », les machines pouvaient alors accomplir en une « journée » ce qu’un esclave pouvait accomplir en 5 jours. La traite négrière a été supprimée, mais ceux qui en étaient à l’initiative « ne l’ont pas fait » car « ils aimaient les Noirs », affirme Abiola Félix Iroko. « Ce n’était pas par philanthropie comme beaucoup le pensent », termine le professeur. 

Source

Partager cet article

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS