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9 novembre 2020 23:25

Dans un contexte de menace islamiste particulièrement forte en France et en Europe, les libérations de condamnés pour terrorisme n’en finissent plus de s’accélérer.

C’est une information particulièrement inquiétante que s’est procuré Le Figaro. Sur les quelque 500 islamistes actuellement détenus sur le territoire national, plus de 230 devraient  être libérés d’ici à 2023. Soit la quasi-totalité des détenus déjà condamnés pour faits de terrorisme en lien avec l’islam (232 libérables sur 273 condamnés, et 232 en attente de jugement).

En 2020, 63 détenus ont déjà été libérés. Une autre vingtaine devrait également sortir d’ici à la fin de l’année. Près de soixante-dix libérations sont ensuite prévues pour 2021, une cinquantaine en 2022 et une trentaine en 2023.

Au total, 232 détenus libérés ou libérables. Moins d’une centaine seront effectivement surveillés par les autorités après leur libération. Interrogé par Le Figaro, un haut magistrat regrette que la loi antiterroriste de 2016, initiée par Bernard Cazeneuve et Jean-Jacques Urvoas, soit à l’origine de cette hémorragie pénitentiaire : « Les crédits de réduction de peine ont été supprimés pour les terroristes par la loi de 2016, alors que le temps des mesures de suivi socio-judiciaire est calculé précisément en fonction de ces réductions de peine. En croyant se montrer plus dure, la loi antiterroriste a paradoxalement favorisé les sorties sèches pour les individus les plus dangereux. »
 

En effet, les possibilités de suivi et de surveillance des détenus libérés sont similaires depuis 2016 à ce qui se pratique pour les criminels sexuels. Or, pour les crimes sexuels, la surveillance de l’ex-détenu est déterminée par des critères médicaux, sanctionnés par une visite chez le psychiatre. Un critère inadapté pour les terroristes islamistes, signale un policier : « Les médecins constatent le plus souvent que la personne présentée n’est pas folle, mais qu’elle a simplement fait des choix idéologiques ». Limitant de fait les possibilités de surveillance du condamné.

Les détenus concernés parmi les plus fanatisés
 

Autre problème, les détenus libérables ont pour la plupart été condamnés avant 2015. Une époque où les départs vers l’étranger pour faire le djihad n’étaient passibles que de peines correctionnelles, inférieures à dix ans.

Depuis François Molins, procureur de la République de Paris, les départs vers l’étranger passent systématiquement aux Assises. Pour un magistrat spécialisé contacté par Le Figaro, ceux qui seront libérés correspondent donc à « la première vague » de l’islamisme, « des individus souvent hyper entraînés et prêts (…) à mourir, pour certains ».

Particulièrement fanatisés, ils avaient donc écopé de peines inférieures à dix ans, facilitant leur libération. Une perspective particulièrement inquiétante pour les services antiterroristes

 

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