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27 novembre 2020 23:41

La polémique de Poitiers aura fait ressurgir les relations troubles que Coexister entretient ou a entretenues avec de nombreuses associations qui opèrent dans le champ religieux. Notamment des associations comme les Étudiants musulmans de France (EMF) ou l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), dont l’affiliation politique avec les Frères musulmans est établie. […]

Coexister n’hésite pas à partager des causes en compagnie d’associations qui pratiquent un militantisme plus moderne, telles que Lallab […] Le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) fait aussi partie des compagnons de route. […]

Discours ambigus, proximité plus ou moins assumée avec les réseaux des Frères musulmans, alignement sur le discours victimaire d’organisations communautaires, promotion du hidjab… En dépit de prises de position dont le caractère laïque et républicain interroge,

Coexister a su se faire une place auprès des acteurs publics, notamment lorsqu’il s’agissait de « défendre » la laïcité. C’est à la suite de l’initiative « La France s’engage » lancée en 2014 par François Hollande que Coexister décroche – après un vote en ligne – une subvention de 150 000 euros par an pendant trois ans. Cette subvention permettra à l’association de se développer et de porter son oecuménisme prosélyte auprès d’audiences toujours plus larges.

Revendiquant la formation de plus de 25 000 jeunes chaque année, Coexister n’aurait pu prospérer et occuper une telle place dans le champ de la laïcité sans la bienveillance des pouvoirs publics et de certains de ses représentants […]

L’association Coexister, reconnue d’intérêt général, ne ménage pas non plus ses efforts administratifs pour pouvoir opérer auprès d’un public toujours plus important, accumulant labels et agréments administratifs. Elle a obtenu, par exemple, l’agrément « jeunesse et éducation populaire », qui lui offre la possibilité de participer à des activités périscolaires.

 Initialement délivré par le ministère chargé de la Jeunesse, l’agrément a été confirmé en août 2020 dans une liste publiée par ce ministère, c’est-à-dire le ministère de l’Éducation nationale, au grand étonnement des membres du conseil des sages de la laïcité qui ont pourtant demandé à être systématiquement consultés avant la délivrance de tels agréments. 

Une nouvelle demande d’agrément, déposée cette fois directement auprès du ministère de l’Éducation nationale, a reçu la semaine dernière un avis défavorable.

Le Point

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