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28 décembre 2020 20:25

La plupart du temps kidnappées par leur famille ou des complices, les jeunes filles servent de monnaie d’échange pour des dettes impayées. 

Elles sont plus de 1 000 chaque année à être converties de force à l’islam pour ensuite être mariées. C’est le constat accablant dont fait état Associated Press dans un de ses articles. Car au Pakistan, les mariages de force semblent être légion. Selon les défenseurs des droits de l’Homme, le phénomène a accéléré ces dernières années parmi les communautés religieuses minoritaires du pays.

Elles appartiennent à des courants hindous ou des minorités chrétiennes, généralement. Ces mariages seraient en outre plus nombreux depuis le confinement lié au coronavirus.  

Kidnappées la plupart du temps par des connaissances, des complices ou leurs familles, ces jeunes filles sont très souvent violées. Elles sont ensuite mariées très rapidement à des hommes âgés. Selon Associated Press, ces conversions forcées impliquent également des religieux islamiques puisqu’ils célèbrent les mariages en échange d’argent ; des magistrats ou des policiers corrompus qui refusent d’enquêter.

Une vraie « mafia » selon Jibran Nasur, un activiste qui décrit ceux qui commettent les viols comme des « pédophiles ». Ils voudraient ainsi « des épouses vierges » plus que des « nouveaux convertis à l’islam ».  

Accusations de blasphème 

Une d’entre elles a témoigné auprès de AP, mariée de force à 14 ans à un homme trois fois plus âgé, déjà marié et père de plusieurs enfants.

Aujourd’hui incarcéré pour viol, l’homme maintient son emprise sur la jeune fille en faisant pression sur son frère. Ses parents ne veulent plus d’elle, témoigne-t-elle encore, et ne veulent plus parler par peur de sa nouvelle famille.

Du côté de la défense du mari, on met en avant un « mariage et une conversion consentis ». Au Pakistan, les minorités représentent 3,6 % des 220 millions d’habitants, rappelle AP. Et ceux qui dénoncent les faits de viol sont souvent accusés de « blasphème »

 

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