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30 décembre 2020 12:17

Le contrat signé début octobre portait sur des doses de remdesivir, alors même que l’OMS n’avait pas rendu ses conclusions le concernant.

C’est encore une fois le signe d’une impréparation ou d’un balbutiement au sein de l’Europe. Selon une information de nos confrères du Canard enchaîné, la Commission européenne a signé contre toute attente, le 7 octobre, un contrat monstre concernant le médicament de la société américaine Gilead, le remdesivir, censé lutter contre le Covid-19.

Or d’une part, aucune étude n’avait été rendue sur l’efficacité de ce médicament, mais surtout, un organisme de l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) n’avait pas encore rendu ses conclusions. Pire encore, le montant payé par l’Europe est astronomique à en croire le Canard enchaîné, puisque chaque dose a été achetée au prix de… 1 970 euros ! 

Et comme une ineptie n’arrive jamais seule, à peine une semaine après la signature du contrat, l’organisme chargé par l’OMS de contrôler l’efficacité du médicament a rendu son verdict : « Le remdesivir semble n’avoir pas ou peu d’effets sur les patients hospitalisés. » Du côté de l’instance européenne, une source affirme ne pas avoir eu connaissance de l’existence de l’étude. 

La France passe au travers 

Etrange selon le Canard, car des représentants européens croisent chaque semaine des émissaires de l’OMS à Bruxelles. En outre, malgré de nombreuses réunions, jamais l’étude en cours concernant le médicament de Gilead n’aurait été évoquée. Une situation d’autant plus ubuesque que, dès le mois d’août, le Comité de sécurité sanitaire européen avait évoqué l’utilisation du remdesivir, réaffirmé en septembre, à deux reprises, puis en octobre avant la signature du contrat sans en informer la représentante de l’OMS. 

Or d’après nos confrères, l’OMS connaissait déjà les résultats depuis le 23 septembre, des résultats que l’organisation a transmis au laboratoire… mais pas à l’Europe. Pour se dédouaner, l’OMS juge agir seulement « en qualité d’observateur ». Si le contrat ne portait « aucune mention d’obligation d’achat », beaucoup d’Etats ont quand même payé les doses, précise le Canard. Sauf la France qui l’avait déjà jugé auparavant inefficace. 

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