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9 janvier 2021 14:38

Les collègues de l’enseignant, qui souhaite se reconvertir, se sont mis en grève lundi 4 janvier et dénoncent être lâchés par leur hiérarchie. 

L’histoire renvoie directement à celle de Samuel Paty, même si l’enseignant visé ici n’a pas été décapité. Comme le racontent nos confrères de Marianne, nous sommes quelques jours après l’assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) début novembre : un professeur qui exerce dans un collège à Lyon est violemment pris à partie par un homme qui se présente comme « un père de famille musulman » après un cours où il avait évoqué les accusations d’islamophobie dont avait été victime Emmanuel Macron de la part du dirigeant truc Recep Tayyip Erdogan.

Le père l’accuse à son tour d’islamophobie et lui « interdit de parler de politique en cours et d’assassinat », précise Marianne. Depuis ce jour-là, le professeur qui exerce depuis 17 ans, est en arrêt maladie. 

Aujourd’hui, alors que la situation n’a pas bougé, ses collègues tirent la sonnette d’alarme et dénoncent le silence de leur hiérarchie, raison pour laquelle ils ont décidé de se mettre en grève lundi 4 janvier. Face à cette « pression », le rectorat s’est résolu à recevoir les enseignants mécontents avec à la clé finalement un protocole d’accompagnement déclenché et une protection accordée au professeur ainsi qu’un soutien à la plainte pour diffamation qu’il avait déposée. 

Une élève vient avec un couteau 

Mais surtout, le rectorat a accepté la demande du professeur de changer d’établissement. Une hérésie pour une de ses collègues qui déplore encore une fois le fait que ce soit « la victime qui s’en va ». « Il n’y a ni rappel à la loi, ni rappel du règlement envers le parent d’élève », tonne-t-elle auprès de Marianne. On apprend par ailleurs que les parents ont refusé les demandes de rendez-vous du rectorat. 

De leur côté, les autres professeurs auraient voulu que ce soient les enfants qui changent d’établissement, d’autant que l’une des concernées est venue en décembre à l’école avec un couteau dans la poche, sa mère estimant qu’elle « n’était pas en sécurité ». Sanction : une journée d’exclusion et une minimisation du rectorat.

Pour ajouter à leur frustration et leur colère, les professeurs ont appris que la plainte déposée par leur collègue avait été « classée sans suite ». Ils se sentent aujourd’hui à l’abandon, certains en colère, d’autres « dégoutés sur ce que devient [leur] métier ». Ils veulent tous éviter de devenir « une cible ». 

 

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