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21 janvier 2021 01:20

La possible création d’un passeport vaccinal est au centre du débat public. Pour certains, il est inéluctable afin de reprendre une vie normale. Ses opposants crient à la mesure liberticide, le tout alors que les géants de la Tech s’en mêlent. Pour Philippe Pascot, écrivain et soutien des Gilets jaunes, c’est la peur qui dicte le tempo.

Devra-t-on bientôt être vacciné contre le Covid-19 pour monter dans un avion, prendre les transports en commun ou tout simplement avoir une activité sociale? La question est légitime à l’heure où le débat sur la création d’un «passeport vaccinal» est au cœur de l’actualité. Il permettrait de présenter un certificat de vaccination contre la maladie et ainsi montrer patte blanche pour mener certaines activités ou accéder à certains lieux.

​À en croire un sondage de l’IFOP publié par Le Parisien, les Français sont majoritairement séduits par l’idée. Ainsi, 62% des personnes interrogées se disent favorables à une vaccination obligatoire avant de prendre l’avion pour l’étranger, 60% souhaitent qu’elle le soit afin de pouvoir rendre visite à des personnes vulnérables. 52% des Français interrogés veulent même que l’on soit vacciné pour prendre les transports en commun.

 

«Revaccination périodique»

Pour Philippe Pascot, même si la possibilité de se faire vacciner était donnée à tous les Français, le passeport vaccinal constituerait tout de même une discrimination créant «deux catégories de citoyens», les autorisés et les non autorisés:

«Cela serait absolument liberticide comme décision.»

Même en termes de pertinence médicale, le débat sur le passeport vaccinal est loin d’être tranché. C’est ce que soulignait Dominique Le Guludec, présidente de la Haute Autorité de santé, sur France info le 12 janvier dernier: «Nous ne nous sommes pas penchés sur cette question parce que tout bêtement, on ne sait pas si ce vaccin bloque la transmission, ça n’a donc pas de sens. Le jour où on le saura, il faudra voir qui et comment. Et ça, ce n’est pas forcément notre mission. L’obligation vaccinale […] dépend de la loi.»

Sans même parler de la question soulevé par la journaliste Charlotte d’Ornellas sur le plateau de Pascal Praud:

​​D’autant que les nouveaux variants du Covid-19 soulèvent des interrogations sur l’efficacité des vaccins développés. Selon Axel Kahn, «le scénario vers lequel nous allons, c’est une revaccination périodique, peut-être annuelle comme la grippe.»

«On va non seulement demander aux gens un vaccin, mais un vaccin à jour. Il va falloir aller se refaire piquer régulièrement pour monter dans un bus? C’est insensé», s’insurge Philippe Pascot. Le soutien des Gilets jaunes met en avant la dimension économique du problème:

«Vous imaginez l’argent que cela représente pour l’industrie pharmaceutique si les citoyens doivent se faire vacciner régulièrement? Ils ont senti le trésor. Il n’y a qu’à voir la vitesse à laquelle les vaccins ont été développés alors que cela prend normalement des années.»

Les sommes récoltées par les géants de l’industrie pharmaceutique grâce aux vaccins anti-Covid sont entourées de secret. Mais en novembre dernier, le PDG de Pfizer a vendu 5,6 millions de dollars d’actions le jour de l’annonce de l’efficacité du vaccin développé par la compagnie qu’il dirige et l’allemand BioNTech.

​En parlant de puissantes entreprises, plusieurs géants de la Tech, dont Microsoft, Salesforce et Oracle, ont annoncé le développement d’un passeport vaccinal digitalisé afin de faciliter le déplacement des voyageurs. L’initiative, qui regroupe acteurs publics et privés s’intitule «Vaccination Credential Initiative» (VCI). D’après Tom, «le média du tourisme digital», l’objectif est de «développer conjointement un passeport de santé digitalisé pour permettre aux autorités et aux voyageurs d’accéder facilement aux données relatives sur la santé du passager et notamment sur la vaccination à la Covid-19.»

«Si les géants de la Tech se positionnent, c’est pour une question financière. Ils ont évidemment vu une aubaine économique dans cette affaire», assure Philippe Pascot.

Nul doute que le débat sur le passeport vaccinal promet d’être acharné. Il y a quelques semaines, le projet de loi qui prévoyait de modifier l’article L.3131-9 du Code de la Santé publique et ainsi donner au Premier ministre le pouvoir de «subordonner les déplacements des personnes, leur accès aux moyens de transport ou à certains lieux, ainsi que l’exercice de certaines activités à la présentation des résultats d’un test de dépistage établissant que la personne n’est pas affectée ou contaminée, au suivi d’un traitement préventif, y compris à l’administration d’un vaccin, ou d’un traitement curatif», a dû temporairement être remis dans les cartons devant la colère populaire.

Pour combien de temps?

SOURCE

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