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4 janvier 2021 17:26

2020, année chaotique, vient de se terminer. Le gouvernement devra faire face pour 2021 à plusieurs enjeux sanitaires de taille. Dans l’opinion publique, la crainte de mesures plus contraignantes s’ajoute au climat de défiance envers l’exécutif.

Le calendrier s’annonce chargé. Les espoirs d’une sortie de la crise sanitaire pour ce début d’année se sont heurtés la semaine dernière aux déclarations du ministre de la Santé. Interrogé par France 2, Olivier Véran a déclaré que, avec «15.000 contaminations par jour» en France, «le contrôle de l’épidémie» n’était pas assuré. Même son de cloche du côté du Conseil scientifique. Dans son dernier avis, l’organisme qui murmure à l’oreille du Président craint «une reprise incontrôlée» de l’épidémie.

​La campagne de vaccination a démarré quant à elle le dimanche 27 décembre. Elle risque de se poursuivre dans un climat de défiance au cours des mois à venir. Plusieurs sondages confirment que plus d’un Français sur deux refuse de se faire vacciner. La défiance à l’annonce du projet de loi visant à pérenniser l’état d’urgence sanitaire, tout comme la mention du texte évoquant la mise en place d’un «passeport vaccinal», n’a pas arrangé les choses.

Malgré tout, le gouvernement cherche à atteindre l’objectif fixé par le Président de la République: abaisser le nombre de contaminations à un maximum de 5.000 nouveaux cas par jour. Une «énième modélisation mathématique» qui serait condamnée à l’échec «comme les précédentes», selon le docteur Louis Fouché.

Après les fêtes, le risque d’une reprise épidémique

L’anesthésiste-réanimateur de Marseille est devenu en quelques semaines une figure des opposants à la stratégie sanitaire de l’exécutif. Pour ce porte-parole de Réinfo Covid, collectif regroupant des soignants, des médecins et des scientifiques, «une épidémie virale» n’est «ni prédictible ni contrôlable».

«C’est une illusion orgueilleuse que de croire au calcul mathématique de son évolution, ajoute Louis Fouché au micro de Sputnik. Preuve en est, les modélisations de l’Institut Pasteur, sur lesquelles s’est fondé le gouvernement, se sont révélées inexactes. La liberté des individus n’a pas à être bafouée par des projections mathématiques fallacieuses.»

Selon lui, parler de «crainte d’un rebond de l’épidémie» reviendrait déjà à avaliser «la narration du gouvernement». Pour le président de Réinfo Covid, ce n’est pas la circulation du virus dans la population qui doit être interrogée, mais la proportion de cas graves atteints du Covid-19. Or, aujourd’hui, «93% à 97% des personnes qui ont un test PCR positif sont asymptomatiques ou présentent des formes bénignes», ajoute-t-il pour relativiser «le climat de peur et d’angoisse» qui a submergé le pays.

 

Louis Fouché s’appuie sur l’étude publiée il y a un mois dans la revue Nature Communications, affiliée à la célèbre revue Nature. Réalisée entre le 14 mai et le 1er juin 2020 à Wuhan sur près de 10 millions de Chinois, l’étude concluait à l’absence de contagiosité des contaminés sans symptômes. Une étude parue le 18 décembre dernier dans The Lancet allait dans le même sens. En clair, «si vous ne toussez pas, si vous ne crachez pas, vous ne transmettez pas le virus», ajoute Louis Fouché. Dès lors, toutes les mesures sociales prises depuis mars 2020 (distanciation sociale, port du masque, confinements, couvre-feux…) n’auraient pas démontré «d’effets significatifs» sur l’évolution de l’épidémie.

 

Une troisième vague et un confinement national?

Pour le gouvernement, l’objectif pour 2021 consiste à éviter une troisième vague au lendemain des fêtes, une reprise qui mènerait à un troisième confinement national. Pour l’instant, le ministre de la Santé écarte cette idée. Il a préféré opter pour l’avancée du couvre-feu à 18 h dans les régions les plus touchées de l’Est. «Un non-sens» selon Louis Fouché qui milite néanmoins pour «une approche plus ciblée», «locale» et «pragmatique» de la gestion de l’épidémie. Le calcul risques-bénéfices aurait été jusqu’ici complètement nié par les mesures précédentes de confinement et de couvre-feu, uniformément appliquées à l’ensemble du territoire sans tenir compte des dynamiques locales.

«Les retards diagnostiques ou thérapeutiques, la hausse des suicides, les faillites en cours, ce sont là des effets collatéraux majeurs, parmi tant d’autres, de la gestion de la crise sanitaire, déplore Louis Fouché. Même si l’efficacité du confinement était démontrée, le remède resterait pire que le mal.»

 

Le médecin marseillais considère la surcharge des hôpitaux, le manque de lits et de soignants comme la conséquence inévitable de coupes budgétaires répétées depuis quinze ans. Les plans d’économie imposés par une «politique néolibérale européenne» mettraient aujourd’hui à nu un hôpital public incapable d’encaisser l’épidémie. Au mois d’avril 2020, le magazine Marianne révélait que la «cure d’austérité» avait soutiré 12 milliards d’euros en dix ans aux établissements de santé du pays.

 

Le vaccin, l’espoir d’une sortie de crise

Ce début d’année est aussi marqué par la campagne de vaccination. Avec moins de 400 Français traités pour le moment, le rythme des injections paraît bien lent. Le gouvernement se défend, prétendant ne pas confondre «vitesse et précipitation». «Nous avons fait en France un autre choix, que je revendique, qui est de nous appuyer sur les médecins, les professionnels de santé, de vacciner les personnes âgées en Ehpad et ne pas les faire se déplacer. (…) Ce délai, je l'assume, il est même revendiqué», déclarait le ministre de la Santé sur France 2.

​La campagne s’annonce rude face à la réticence de la population à aller se faire vacciner. Plusieurs sondages rapportent que moins de 50% des Français sont prêts à recevoir leur première piqûre. Dans ses vœux pour l’année 2021, Emmanuel Macron a fait l’éloge de Mauricette, la première Française à se faire vacciner contre le Covid-19. Pour le Président de la République, l’acte de la septuagénaire est «un magnifique message d’espoir pour l’année qui s’ouvre» envoyé «contre l’obscurantisme et le complotisme».

«Un vieux dicton préconise: "Dans le doute, abstiens-toi", s’amuse Louis Fouché. La méfiance des Français face à l’absence de données sur la toxicité et l’efficacité de ces vaccins montre surtout qu’ils ont du bon sens. Je rappelle qu’on ignore encore tout de la transmissibilité virale après injection du vaccin!» 

Enfin, restent le projet de loi du gouvernement évoquant une pérennisation de l’état d’urgence et l’interdiction éventuelle de certains lieux et activités aux personnes non vaccinées. Retiré depuis, le texte sera soumis au Parlement «dans les prochains mois», après la «sortie de crise», selon le gouvernement.

 

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