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8 février 2021 18:05

L’enseignant menacé après avoir parlé de la présence islamiste, et depuis sous protection policière, a encore témoigné de la situation tendue à Trappes.

Didier L. n’avait fait que participer à un documentaire néerlandais. Il y parlait de l’emprise islamiste à Trappes (Yvelines). Malgré de nombreuses menaces et le fait d’être sous protection policière depuis le mois de novembre 2020, ce professeur de philosophie - qui exerce depuis vingt ans - n’a rien lâché. 

Il a accordé une interview à Pascal Praud, dans L’Heure des pros sur CNews lundi 8 février, dans laquelle il a donné plusieurs exemples du quotidien vécu à Trappes. « Mes élèves, de façon générale, ne se sentent plus Français du tout », a commencé Didier L. qui a développé : « Ils ont d’autres mœurs, une idéologie qui les sépare de la liberté, de l’égalité. Les filles sont soumises aux garçons. 

C’est un monde très différent du nôtre. » Le professeur a déploré : « A Trappes, il n’y a plus de lieux mixtes, de coiffeurs mixtes, les cafés ne sont plus ouverts aux femmes maghrébines. Elles ne peuvent plus y entrer sinon elles sont intimidées, menacées. » Pour Didier L., cette réalité lui serait apparue à partir « des années 2016 ». 

Un dialogue « moins fluide »

Il a cependant nuancé ses propos : « Tous mes élèves ne sont pas salafistes ou islamistes, mais la pression de ces élèves-là sur les autres est très forte », pointant que « la communication » avec eux serait « moins fluide qu’auparavant ».

 Didier L. a poursuivi, toujours sur le plateau de CNews : « Avant les élèves contestaient la laïcité ; aujourd’hui, ils ne la contestent pas ouvertement. » « Comment savoir ce qu’ils pensent ? », s’est-il alors interrogé.

 Le professeur de philosophie en classe de terminale a assuré que ses élèves pouvaient avant contester un fait « mais avec cette idée où ils pouvaient être reconnus par leur professeur et engager une discussion avec lui ». Il a ainsi tristement déclaré : « Aujourd’hui, de la part de beaucoup d’élèves, ce n’est plus possible. »

Le maire de Trappes porte plainte pour diffamation

L’édile de la ville des Yvelines, Ali Rabeh, a réagi dans Morandini Live sur CNews ce lundi 8 février. Il a estimé que Didier L. avait « dit un certain nombre de mensonges » et de « contre-vérités ». 

« Raconter qu'à Trappes, il n'y a aucun coiffeur mixte, c'est factuellement faux ! » Il a précisé qu'il y avait « quatre coiffeurs mixtes » dans la ville et que « les informations [du professeur] sont grotesquement fausses ». « N'importe qui, dans ce pays, peut raconter ce qu'il veut, y compris des mensonges à la télévision, sans être inquiété.

 Je demande à ceux qui nous écoutent de respecter la parole de Didier L. (...) Pour autant, chacun doit pouvoir dire sa vérité », a poursuivi Ali Rabeh. Le maire de Trappes a alors déclaré sur CNews qu’il va « porter plainte » pour « diffamation ».

 Mais cette plainte ne porte pas seulement sur les propos de l'enseignant au sujet de la ville de Trappes. Ali Rabeh a précisé le motif de sa plainte : « Monsieur L. a indiqué que je l'avais qualifié d'être islamophobe et raciste. Il prétend que j'ai tenu ces propos à une chaîne néerlandaise qui a fait une interview de lui et de moi-même et que ces propos auraient été enregistrés. 

Je suis certain de ne pas avoir tenu ces propos, parce que tout simplement je ne le pense pas. » Pour lui, Didier L. l’a ainsi « diffamé et a fait un mensonge caractérisé qui sera facile à démontrer devant la justice ».

 

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