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3 mars 2021 01:43

Face aux retards de livraison des vaccins occidentaux (AstraZeneca et Moderna), certains États membres de l’UE se tournent vers la Russie et la Chine pour obtenir les vaccins maisons. D’autres se penchent vers Israël, avec des intentions d’une autre nature.

En janvier, la Hongrie a décidé de faire cavalier seul. Elle s’est totalement distancée de la procédure d’achat commun des vaccins mise en place par la Commission européenne. Budapest s’est directement adressé à Moscou et à Pékin pour obtenir les vaccins Spoutnik V et Sinopharm.

Une stratégie qui place aujourd’hui la Hongrie au rang de deuxième pays de l’Union européenne à la campagne de vaccination la plus rapide. Elle affiche actuellement, selon Bloomberg, un taux de 9,6 doses administrées pour 100 habitants. Seul le Danemark, avec 11, fait mieux. Le pays scandinave suit pourtant la ligne de conduite européenne, n’utilisant que des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca. Il doit sa réussite par le fait qu’il récupère des doses non réclamées par certains États membres de l’UE – dont la Belgique – pour des raisons budgétaires.

 

République tchèque, Autriche, Pologne, Slovaquie: la liste s’allonge

Depuis quelques semaines, il apparaît que d’autres pays – de l’Est – envisagent de se détourner de la stratégie de l’Union pour faire appel à la Russie, voire à la Chine.

En fin de semaine dernière, le président russe Vladimir Poutine et le chancelier autrichien Sebastian Kurz ont discuté du possible envoi de vaccins Spoutnik V à Vienne. Les deux hommes ont également évoqué la possibilité d’une ‘production conjointe’ du vaccin russe.

Le week-end dernier, le Premier ministre tchèque Andrej Babiš a quant à lui fait savoir que son pays ‘ne pourrait pas attendre’ une autorisation de l’Agence Européenne des Médicaments au sujet du vaccin russe. Une approbation de l’agence tchèque suffira, a-t-il indiqué, ajoutant qu’il pourrait en être de même avec le vaccin chinois de Sinopharm.

Ce lundi, le président polonais Andrzej Duda a téléphoné à Xi Jinping en vue de passer une commande de vaccins Sinopharm.

Enfin, en Slovaquie, cette infidélité à l’UE est déjà actée: 200.000 doses du Spoutnik V sont arrivées à Kosice – la deuxième ville slovaque – ce lundi. Au total, le pays en a commandé 2 millions.

République tchèque, Autriche, Pologne, Slovaquie: la liste s’allonge

Depuis quelques semaines, il apparaît que d’autres pays – de l’Est – envisagent de se détourner de la stratégie de l’Union pour faire appel à la Russie, voire à la Chine.

En fin de semaine dernière, le président russe Vladimir Poutine et le chancelier autrichien Sebastian Kurz ont discuté du possible envoi de vaccins Spoutnik V à Vienne. Les deux hommes ont également évoqué la possibilité d’une ‘production conjointe’ du vaccin russe.

Le week-end dernier, le Premier ministre tchèque Andrej Babiš a quant à lui fait savoir que son pays ‘ne pourrait pas attendre’ une autorisation de l’Agence Européenne des Médicaments au sujet du vaccin russe. Une approbation de l’agence tchèque suffira, a-t-il indiqué, ajoutant qu’il pourrait en être de même avec le vaccin chinois de Sinopharm.

Ce lundi, le président polonais Andrzej Duda a téléphoné à Xi Jinping en vue de passer une commande de vaccins Sinopharm.

Enfin, en Slovaquie, cette infidélité à l’UE est déjà actée: 200.000 doses du Spoutnik V sont arrivées à Kosice – la deuxième ville slovaque – ce lundi. Au total, le pays en a commandé 2 millions.

Tusk prévient

Face à cette multiplication des failles dans la politique européenne de vaccination, le président – polonais – du Parti populaire européen a tenu à alerter au sujet de la ‘naïveté’ des États s’adressant à la Russie et à la Chine.

‘Je mets en garde contre une approche aussi naïve de ces acteurs très cyniques. Je parle des autorités chinoises et russes. Et surtout, je mets en garde les autorités polonaises, ainsi que d’autres pays européens, contre le fait d’acheter et d’essayer de vacciner leurs citoyens avec un vaccin qui n’a pas été testé. […]  Je ne suis pas convaincu que les Polonais seraient aujourd’hui prêts à accepter le vaccin chinois sachant que personne n’a testé son efficacité’, a déclaré l’ancien président du Conseil européen, sur la première chaîne d’information polonaise, TVN 24.

Selon Tusk, ‘la Chine et la Russie veulent entrer avec leur vaccin pour des raisons politiques, non seulement pour « saper » la réputation de l’Union européenne et de l’Europe, mais aussi pour s’imposer sur les marchés à l’avenir’.

Jusqu’à présent, ni le Spoutnik V ni le Sinopharm n’ont obtenu le feu

Israël entre en scène

Comme si l’arrivée des vaccins russes et chinois sur le marché européen ne suffisait pas à briser la solidarité au sein de l’Union, Israël s’immisce également dans le dossier.

Ce lundi, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a annoncé que le chancelier autrichien Sebastian Kurz et la Première ministre danoise Mette Frederiksen prévoient de se rendre en Israël jeudi pour discuter d’une ‘société internationale de fabrication de vaccins’.

L’information a été confirmée par Kurz, qui a dit ne plus vouloir dépendre uniquement de l’UE. ‘Nous avions convenu en été que les vaccins de l’UE pour les États membres seraient fournis en temps voulu et approuvés rapidement. Bien que cette approche ait été fondamentalement correcte, l’EMA est trop lente dans l’approbation des vaccins et il y a des goulots d’étranglement dans la livraison de la part des sociétés pharmaceutiques’, a déploré le chancelier autrichien auprès du Bild, un quotidien allemand.

Frederiksen s’est montrée un peu moins véhémente, assurant que cette possible future coopération avec Israël et l’Autriche ne signifiait pas pour autant que le Danemark avait perdu confiance en l’UE.

‘Nous pourrions bien nous retrouver dans une situation où nous devons non seulement vacciner, mais aussi revacciner, peut-être une fois par an… C’est pourquoi nous devons fortement augmenter la production de vaccins’, a-t-elle expliqué, citée par le Financial Times.

 

Source: BusinessAM

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