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mise en ligne le 15/10/2018

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26 mai 2021 10:35

(…)

Je m’étonne que personne n’ait prononcé ce mot: muqaddima. Il dit tout pourtant, le mal dont souffre la France, le remède et la façon de l’administrer. Muqaddima est le titre d’un texte dans lequel son auteur – rien moins que l’immense Ibn Khaldoun – explique comment naissent et meurent les empires. Il devrait être le livre de chevet de tout Français qui craint pour l’avenir de ses enfants et de son pays.

Ce génie, chez qui le lecteur attentif trouvera un peu de Montaigne, un peu de Montesquieu, de Tocqueville et de Machiavel, qui a vécu au XIVe siècle et qui fut conseiller ou ministre de moult rois et roitelets de l’Empire musulman, jusqu’à l’immense et terrible Tamerlan, nous apprend dans sa monumentale œuvre, 

Le Livre des exemples, que les empires se construisent en désarmant leur population, en brisant les solidarités traditionnelles qui assurent sa cohésion sociale (il inventa un mot pour les désigner: asabiyya), en la livrant aux agissements de services publics poussifs et arrogants afin de la rendre dépendante du centre omnipotent, et la terroriser même pour prélever toujours plus d’impôts.

Ce faisant, ils se condamnent car fatalement ils versent dans la dictature et lèvent les tempêtes de colère qui viendront les balayer. Il nous apprend que pour mater les révoltés ils se verront obligés d’enrôler les tribus guerrières des confins ou des mercenaires étrangers, puis de solliciter les États voisins pour mater les tribus et les mercenaires qui, profitant de leur faiblesse, leur disputent le pouvoir (syndrome des janissaires dans l’Empire ottoman et des mamelouks en Égypte).

S’ils ne peuvent d’aucune manière s’en débarrasser, ils leur ouvrent une voie pour acquérir une place dans le cercle du pouvoir, avec l’espoir de les voir se civiliser et s’intégrer.

C’est cela qu’a fait la France. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, elle a appelé la main-d’œuvre maghrébine et africaine pour reconstruire son économie puis, ne pouvant la renvoyer après service rendu, lui a ouvert la voie de l’installation/assimilation/intégration pour faire ses membres des citoyens scrupuleux. 

Devant l’échec de la démarche, elle a sous-traité ses pouvoirs de police et de gouvernement aux islamistes afin de rétablir l’ordre dans les territoires perdus de la république gangrenés par la délinquance, le séparatisme et le satanisme [L’auteur fait référence aux pratiques qui ont cours en matière médicale dans les milieux salafistes, NDLR]. Cercle vicieux.

Après avoir enrôlé les islamistes pour sauver les banlieues de la grande délinquance, et attribué reconnaissance et titres de noblesse à leurs représentants encravatés, la France et l’Europe en appelèrent aux États d’où sont originaires les envahissants islamistes (Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Turquie, Tchétchénie…) pour garder leurs frontières extérieures et faire que leur religion cesse de se répandre partout dans le monde.

La France en est là, sonnée, groggy, pieds et poings liés, enrôlée à son insu dans le djihad planétaire. Les reconstructeurs de l’histoire de France applaudissent, la puissance d’entraînement de l’expansion islamique accélère formidablement l’avènement de la mondialisation bienheureuse et l’open society promise.

(…)

Le Figaro

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