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27 mai 2021 10:42

Un ancien scientifique de l'administration Obama vient de faire paraître un livre critique sur la peur climatique. Pour Benoît Rittaud, président de l’association des climato-réalistes, ce nouveau signal est un pas de plus vers un retour à la raison. Tribune.

 

Une première bombe avait explosé l’an passé avec le brûlot de Michael Schellenberger. Dans son Apocalypse Never, l’auteur, ardent environnementaliste reconnu comme tel depuis trente ans, ne faisait pas que s’en prendre à ce que sont devenus les mouvements écologistes pour regretter un bon vieux temps des pionniers. « Le climat change, écrivait-il dans un tweet le 29 juin 2020, mais ce n’est pas la fin du monde, ni même le principal problème environnemental.

Je présente mes excuses dans un livre. J’espère que vous les accepterez. » L’événement aurait pu rester isolé, tant les défections dans un sens ou dans l’autre ont toujours été rares dans la guerre de tranchées qui oppose les alarmistes du climat à leurs opposants climato-réalistes. En réalité, le nouveau coup que les alarmistes encaissent aujourd’hui montre que la fissure Schellenberger est en train de s’élargir.

Le transfuge du jour, Steven Koonin, est l’ancien responsable scientifique du département de l’Énergie de l’administration Obama. Dans un pays, les États-Unis, où la question climatique divise selon une ligne largement politique (les démocrates étant pour ainsi dire tous alarmistes, et les républicains majoritairement climato-réalistes), la défection d’un tel poids lourd est un signal fort.

Lire sous sa plume que « l’influence humaine (principalement l’accumulation du CO2 causée par l’utilisation de combustibles fossiles) exerce un effet physique faible au sein du système climatique » ou que « les projections climatiques et d’événements météorologiques futurs reposent sur des modèles dont on peut démontrer qu’ils sont inadaptés »,  c’est un peu comme lire une tribune d’Olivier Véran qui vanterait les mérites de l’hydroxychloroquine de Didier Raoult, ou de Yannick Jadot déclarant sa flamme pour l’industrie nucléaire.

Seule différence : Steve Koonin est, lui, l’auteur de plus de 200 publications scientifiques. Unsettled, l’intraduisible titre de son livre, est une allusion en négatif à « the science is settled » (« la science a parlé »), slogan traditionnellement prêté aux alarmistes du climat et selon lequel il aurait été définitivement démontré que l’apocalypse climatique nous guetterait.

Bien sûr, on aurait apprécié que Koonin prît la parole plus tôt – dans l’idéal lorsqu’il était en poste, ou au moins par la suite pour tempérer les critiques reçues par l’administration Trump sur ce dossier (même si Trump lui-même n’était pas le dernier à raconter des bêtises sur le sujet). Toutefois, la trajectoire de Koonin doit sans doute être comprise comme emblématique des pressions qui s’exercent sur ceux qui, en poste, osent se poser ouvertement des questions.

Le fait est que c’est bien souvent une fois leur carrière derrière eux que les climato-réalistes peuvent enfin dire ce qu’ils pensent vraiment. Ceux que l’on essaye volontiers de faire passer pour de vieux gâteux qui n’accepteraient pas la science en marche sont en réalité bien souvent des gens compétents qui, échaudés par l’exemple de plus téméraires qu’eux, ont d’abord choisi un silence prudent en attendant d’être libérés de ce qu’ils considèrent être leur devoir de réserve.

En France, on se souvient des pressions exercées sur un Nicolas Sarkozy fraîchement élu pour ne pas que le « climato-sceptique » Claude Allègre soit nommé au poste de ministre pour lequel il était pressenti. Tant que seuls ceux qui ne sont plus dans les cercles du pouvoir oseront faire entendre une musique dissidente, on ne pourra pas parler de début de la fin pour l’alarmisme climatique. En revanche, que d’autres Schellenberger et d’autres Koonin fassent entendre leur voix et l’on pourra parler de fin du début.

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