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 Flux de trafic
mise en ligne le 15/10/2018

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21 mai 2021 10:29

La régulation du marché nuirait aux foyers, selon l'association de consommateurs UFC-Que choisir.

Le débat sur les prix de l'électricité provoque de nouveau des étincelles. L'UFC-Que choisir a dénoncé jeudi une « explosion des factures » d'électricité. Selon ses calculs, le tarif réglementé de vente (ou TRV, fourni exclusivement par EDF) de l'électricité a connu une hausse de près de 50 % en dix ans. « Un ménage moyen chauffé à l'électricité au TRV aura vu passer sa facture d'électricité de 1019 euros à 1522 euros entre 2010 et 2020 », estime l'association de défense des consommateurs.

Cette flambée est moins due à la hausse des taxes (qui a connu un coup d'arrêt en 2017) ou à la libéralisation du secteur qu'aux règles définies par les autorités françaises pour organiser le marché, estime l'UFC-Que choisir. Celles-ci ont été forgées à la fois pour satisfaire l'électricien historique EDF et pour développer la concurrence. Au final, elles ne satisfont pleinement personne et font grimper les prix.

Accès au nucléaire

L'association cite notamment le mécanisme par lequel EDF est contraint de vendre une partie de son électricité nucléaire à ses concurrents, baptisé Arenh (« accès régulé à l'énergie nucléaire historique »). EDF doit ainsi vendre un petit tiers de la production de son parc de centrales aux fournisseurs alternatifs du type Direct Énergie ou Eni, à un prix de 42 euros le mégawattheure. Tarif jugé insuffisant par l'électricien historique pour financer l'entretien et la remise à niveau de son parc de centrales.

Or, le rationnement de la production nucléaire mise en vente dans le cadre de l'Arenh contribue à gonfler artificiellement les prix, selon l'UFC-Que choisir. Les fournisseurs alternatifs sont en effet obligés de compléter leurs achats d'électrons sur le marché de gros, où les prix culminent actuellement aux alentours de 56 euros le mégawattheure. 

Cette solution enfoncerait toutefois un peu plus EDF dans la crise. Le prix de l'Arenh à 42 euros ne lui permet pas d'amortir son parc nucléaire. Si elle devait vendre toute sa production nucléaire à ce prix, cela aggraverait sa situation financière. Le groupe est déjà grevé d'une dette de 42 milliards d'euros.

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