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25 juin 2021 11:25

Lors de son premier sommet de l’Otan, Joe Biden a souligné la préoccupation des États-Unis envers la Chine. Est-ce que les autres pays de l’alliance militaire le suivront? Analyse du colonel Alain Corvez, ex-conseiller aux ministères français de la Défense et de l’Intérieur, au micro de Rachel Marsden.

Lorsque le Président américain a rencontré ses alliés au sommet du G7, en Angleterre, son principal objectif paraissait être de susciter un semblant d’unité contre les adversaires géopolitiques des États-Unis.

 

Dans les propos de Biden, la Chine a endossé le costume de croquemitaine, laissant penser que la Russie perdait petit à petit son rôle de grand méchant loup mondial dans la rhétorique étasunienne. Biden a encore enfoncé le clou auprès de ses alliés lors d’un sommet de l’Otan.

Peut-être faudrait-il jeter un œil dans le rétroviseur pour comprendre pourquoi nous en sommes là. La Chine ne serait pas aussi puissante aujourd’hui si ces mêmes pays n’avaient pas passé des années à ignorer –ou même à encourager par leur inaction et leurs politiques erronées– la délocalisation des industries et des emplois occidentaux vers l’empire du Milieu.

 

«Il faut prendre du recul pour déceler les forces qui se mettent en place, estime le colonel Alain Corvez. Je crois que nous sommes à la fin d’un monde qui était dominé par l’Occident amené par les États-Unis qui étaient –après l’effondrement de l’URSS– la puissance dominante et qui entendaient maintenir sa suprématie non pas seulement sur l’Occident mais pratiquement sur le monde entier. Depuis la remontée en puissance de la Russie de Poutine, on a vu apparaître un pôle de plus en plus, pas hostile au pôle américain mais qui disait "j’existe". On a également vu la montée en puissance de la Chine.» 

Lors du dernier sommet de l’Otan, l’Alliance atlantique Nord a semblé commencer dévier sa cible de la Russie vers la Chine. Pour l’ancien conseiller au gouvernement français, le plan Otan 2030 envisagé «n’est ni plus ni moins que la confirmation de la direction américaine» de cette structure militaire:

«Un des aspects de ce plan Otan 2030 est de supprimer le consensus dans les décisions de l’Otan et c’est très grave car cela signifie que si des États membres de l’Otan ne sont pas d’accord avec une intervention décidée par le secrétaire général de l’organisation, c’est-à-dire les États-Unis d’Amérique, on passera outre, on rassemblera les pays d’accord et on interviendra. Les pays membres ne seront plus que des valets de la décision américaine.»

Même si les armées de l’Otan voulaient un jour réellement faire la guerre à la Chine, à quoi cela ressemblerait-il? 

«Les Américains font aujourd’hui un pivot vers l’Asie et pendant qu’il y avait ce sommet à Genève, les porte-avions et cuirassés américains étaient en train de naviguer au plus près de la Chine. Cela voulait montrer que l’ennemi, c’est la Chine et on se prépare. Mais en même temps, ils savent qu’ils ne peuvent pas faire la guerre à la Chine à cause du fait nucléaire», analyse Alain Corvez.
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