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9 août 2021 10:09

Le Premier ministre hongrois s’en tient à sa politique migratoire, différant beaucoup de celle des autres pays européens, et explique qu’il doit protéger sa patrie. Sa position lui vaut une «mauvaise réputation» à Bruxelles, qui le traite «comme le mouton noir de l’Union européenne», a-t-il déclaré à Fox News.

La Hongrie rejette le modèle migratoire préconisé par Angela Merkel en Allemagne, a réitéré son Premier ministre Viktor Orban dans une interview diffusée le 5 août par la chaîne de télévision américaine Fox News.

En effet, il y a six ans, la chancelière allemande a ouvert les frontières à des millions de migrants, non germanophones et dans leur majorité des musulmans, a rappelé l’animateur.

Selon Viktor Orban, le modèle prévoyant de mélanger des populations de différentes identités «est vraiment risqué», et «chaque nation a le droit de prendre ou non ce risque». «Les Hongrois ont le droit de faire leur choix», a-t-il ajouté, refusant d’évaluer les conséquences du choix fait par d’autres pays européens.

«C’est notre pays et nous devons le protéger», a-t-il souligné.

Une image négative

Le Premier ministre ne doute pas qu’à cause de son refus de soutenir la politique migratoire européenne, la Hongrie soit «détestée» au sein de l’UE. «C’est pourquoi ma réputation est si mauvaise. Je suis personnellement traité comme le mouton noir de l’Union européenne.»

Or, pour le Premier ministre, la Hongrie a sa «success story»: «C’est un défi pour les penseurs libéraux d’accepter qu’en Europe centrale, en Pologne et en Hongrie, se forme une société à succès: économiquement, politiquement, culturellement [etc.]».

«Les libéraux occidentaux ne peuvent pas accepter le fait qu’au sein de la civilisation de l’Est, il y ait une alternative conservatrice et nationaliste qui ait plus de succès qu’eux. Ils se battent pour eux-mêmes, pas contre nous».

En prévision des élections d’avril 2022, Viktor Orban se dit «préparé» à de futures ingérences extérieures dans le processus électoral visant à changer de gouvernement dans le pays. «Je pense que tôt ou tard, les Américains comprendront que les problèmes de la Hongrie doivent être réglés par les Hongrois».

Orban veut améliorer l’UE

Outre sa politique migratoire, le Premier ministre hongrois est également critiqué pour sa position sur les droits des minorités sexuelles. Budapest a notamment annoncé prévoir un référendum en matière de protection de l'enfance après le vote d'une loi controversée interdisant la promotion de l'homosexualité et des identités de genre différentes, ce qui a provoqué un tollé chez de nombreux dirigeants européens fin juin.

Cependant, bien que prônant une politique contraire à celle de Bruxelles, Budapest «ne veut pas quitter l’UE. Au contraire, nous voulons la sauver des hypocrites», a déclaré la ministre hongroise de la Justice, Judit Varga.

Le 29 juin, un message publicitaire signé par Viktor Orban a même été publié par plusieurs autres médias européens à grand tirage dont Le Figaro. Le texte présente sept «propositions» de la Hongrie pour l’avenir de l’Union européenne et porte entre autres sur la menace «de la migration de masse et les pandémies». L’auteur y préconise le renforcement du rôle des Parlements nationaux et critique le Parlement européen.

 

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