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16 août 2021 17:17

Les médias arabes sont largement d’accord pour considérer que la victoire des talibans risque de provoquer un regain de l’islamisme radical. Beaucoup s’en inquiètent, certains s’en félicitent.

“C’est Daech qui va profiter du triomphe des talibans”, alerte le quotidien saoudien Arab News, dans un article de l’analyste Baria Alamuddin. C’est un “coup de fouet vicieux pour ranimer l’islamisme radical”, déplore également l’éditorialiste Mashari Al-Thaydi dans le titre saoudien Asharq Al-Awsat. “Le danger n’est pas seulement que [les talibans] accueillent Al-Qaida ou d’autres organisations du même genre. Le danger est surtout qu’on crée une version sunnite du régime iranien khomeyniste. Le président des talibans se veut un ‘commandeur des croyants’ au même titre que le guide suprême iranien.”

L’obsession iranienne des médias saoudiens transparaît également à la une du titre saoudien Okaz, qui affirme en lettres rouges que “l’Iran a facilité la chute de Hérat” au profit des talibans.

“Et voilà des informations à répétition selon lesquelles des centaines de combattants arabes se dirigent depuis la Syrie et l’Irak vers l’Afghanistan pour être de la partie”, s’alarme un éditorial du même journal. “En plus de la peur que l’Afghanistan sombre dans la guerre civile, il faut craindre qu’il redevienne un bastion de l’extrémisme et un refuge pour les mouvements djihadistes, poursuit le journal. Les forces qui vont remplacer les États-Unis sur place sont la Russie, la Chine, le Pakistan et bien évidemment l’Iran. L’Iran a évidemment des différends avec les talibans, mais il les traite selon la formule ‘l’ennemi de mon ennemi est mon ami’.”

“Une leçon pour les peuples”

“Le discours extrémiste n’a pas disparu, et le monde ne connaîtra pas la paix et la stabilité, déplore également l’éditorial d’Al-Riyadh, autre quotidien saoudien. Il semble que le monde n’ait pas tiré les leçons du passé.”

Et le principal responsable de ce qui se passe est tout désigné : c’est Joe Biden. “Il sait que l’arrivée des talibans à Kaboul signifie que l’extrémisme s’installe au pouvoir, écrit Al-Masry Al-Youm en Égypte. Nous sommes donc en droit de nous demander si Washington combat

[…]

 

Courrier International

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