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9 octobre 2021 19:58

Le prix du gaz et de l’électricité monte, et avec lui la grogne. Les consommateurs supportent mal que leur facture, déjà salée, augmente de plus de 12%. D’autant qu’EDF aurait une autre solution : diminuer les privilèges de ses employés.

L’argument est imparable : EDF achète l’électricité plus cher à cause de la hausse des prix de l’énergie. Elle doit donc la revendre plus cher. On pourrait pourtant lui proposer une autre option : diminuer les privilèges de ses employés, qui coûtent aux contribuables 2,3 milliards d’euros chaque année.
 

Salaires, primes… travailler chez EDF rapporte 8% de plus que chez les concurrents

L’électricité est vendue plus cher par le producteur, il faut donc la payer plus cher au distributeur. Soit. Mais beaucoup d’entreprises confrontées à ce type de problème cherchent le moyen de faire des économies afin d’éviter que la hausse de leurs coûts ne pèse que sur leurs clients. Il s’agit là d’un principe simple pour le privé, mais beaucoup plus compliqué pour le public, qui sait pouvoir compter sur l’Etat en cas de coup dur. Les réformes sont donc lentes, voire inexistantes.

Chez EDF, elles seraient pourtant bienvenues. Retraites, parc logement, primes et avantages en nature, bien des domaines pourraient être revisités. Même les grilles des salaires pourraient être restructurées. Alors qu’EDF perd en moyenne 100 000 clients par an, ce qui témoigne de son manque d’attractivité, elle paie ses employés 8 à 10% de plus que ses concurrents. Résultat : selon la Cour des comptes, EDF accusait en 2019 un surcoût de masse salariale annuel de 290 millions d’euros.

Les salariés d’EDF sont donc mieux payés, pour un travail équivalent à celui de ses concurrents, avec de nombreux avantages en plus. Par exemple les généreuses primes, épinglées par le rapport 2019 de la Cour des comptes : un mois de salaire pour l’indemnité d’union maritale, un mois et demi pour la naissance du premier enfant et un mois pour les naissances suivantes... Le tout pour un montant de 681 millions d’euros (chiffre 2017), aux frais du contribuable et de l’usager bien sûr. Car lorsqu’EDF n’a plus d’argent, elle préfère en demander à l’Etat plutôt que de tirer leçon de ses mauvais résultats.
 

Retraites, avantages en nature des agents d’EDF : l’usager paye mais n’en profite pas

La liste des privilèges coûteux pour l’usager et, le cas échéant, le contribuable, est encore longue. Au premier chef viennent les retraites, qui coûtent 800 millions d’euros par an à EDF, donc à ses clients. Une fois qu’il a payé la cotisation pour sa propre retraite sur son bulletin de salaire, le Français client chez EDF paie encore celle des employés de l’entreprise via la contribution tarifaire d’acheminement.

Retraite qui a de grandes chances d’être supérieure à la sienne, parce qu’elle porte sur les six derniers mois d’activité. Parlons aussi du parc logement : entre les constructions et les aides, il représente une charge de 295 millions d’euros par an pour EDF. Il y a enfin les avantages en nature, et la considérable ristourne dont les agents d’EDF profitent sur leur facture d’électricité : ils n’en paient que 5 à 10%.

En 2019, la Cour des comptes évaluait le coût de cet avantage à 295 millions d’euros. Il profite à 300 000 agents actifs, agents à la retraite, veufs et veuves d’agents, pour les résidences principales comme pour les résidences secondaires, sans limite de consommation. Il comprend l’exonération d’abonnement, qui coûte en principe 92€ minimum.

Les syndicats d’EDF, dont la CGT et Sud, précisent qu’après tout, ce privilège est une compensation bien normale, quand on sait que les employés d’EDF commencent leur carrière avec des salaires proches du SMIC. Outre le fait que les salariés du privé, eux, commencent parfois carrément au SMIC et paient tout de même leur facture d’électricité, on pourrait préciser que la grille de salaire d’EDF prévoit des avancements dès la première année d’embauche, tandis qu’un employé privé payé au SMIC lors de son embauche y reste en moyenne pendant sept ans.

Au total, ces privilèges cumulés coûtent la modique somme de 2,3 milliards d’euros. La suppression de ces avantages, auxquels on pourrait ajouter la sûreté de l’emploi supérieure à celle du privé et la progression automatique des salaires, ferait donc économiser une somme considérable à EDF.

Est-il abusif de penser que ces économies pourraient alors être répercutées sur la facture des clients pour la faire baisser, ne serait-ce qu’en commençant par supprimer la TVA perçue sur les taxes énergétiques ?

 

 

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