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12 octobre 2021 12:15

C'est la conséquence de l'accord industriel entre la France et l'Allemagne sur le programme Ariane 6 : le site normand de Vernon va perdre l'assemblage du moteur Vinci du futur lanceur, dont le premier vol est prévu en 2022.

 

L'accord sur Ariane 6, noué mi-juillet entre la France et l'Allemagne, le laissait présager. C'est désormais confirmé : la production du moteur Vinci est transférée de la France à l'Allemagne. Le site de Vernon (Eure), qui emploie 860 salariés, va en faire les frais, comme les syndicats le craignaient.

Les moteurs d'Ariane 6 seront assemblés à Ottobrunn (dans la région de Bavière, en Allemagne). Soit l'équivalent de 40 000 heures de travail par an perdus pour le site français. L'annonce du transfert a été faite aux salariés le 23 septembre, mais ses modalités n'ont pas encore été communiquées, selon France Bleu Normandie. Un comité social et économique extraordinaire est prévu ce 24 septembre, avant un CSE central le 8 octobre.

600 départs volontaires

Ce transfert progressif (qui doit prendre plusieurs années) a été annoncé en même temps qu'un plan de réorganisation et de réduction de coûts plus large, qui se traduira par un plan de 600 départs volontaires en France, une information qui avait été révélée dès le 22 septembre par le journal Challenges.

Aucun site industriel ne doit être fermé. Malgré la perte de l’assemblage, de l’intégration et des tests du moteur Vinci, le moteur ré-allumable de l’étage supérieur du lanceur, le site de Vernon doit faire l'objet d'investissements.

Début 2021, en visite sur le site normand, Emmanuel Macron avait annoncé un investissement de 30 millions d’euros pour accélérer le programme du développement du moteur réutilisable low-cost Prometheus et soutenir les travaux du site d’ArianeGroup dans le cadre du développement d’une filière hydrogène française.

L'annonce a d'ores et déjà fait réagir les politiques. En réponse à Marine le Pen, qui l'accusait de "sacrifier un fleuron technologique français à son délire européen", le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a affirmé sur Twitter que l'accord obtenu avec l'Allemagne, l'Italie et l'ESA (Agence spatiale européenne) permettait de "garantir l’activité sur le site de Vernon avec des commandes d'Ariane 6, de donner à ArianeGroup les moyens d'être compétitif face à SpaceX et d’investir 40 millions d'euros pour la production du futur moteur Prometheus".

ArianeGroup, qui compte 7500 salariés, doit faire face à la concurrence des américains SpaceX et ULA. L'entreprise est confrontée à une baisse de charge de 30% de son activité d’ici 2025.

Le retard du développement d'Ariane 6, en partie dû à la crise du Covid-19, n'arrange rien. Son premier vol est prévu à la fin du premier semestre 2022.

 

SOURCE

 

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