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23 octobre 2021 11:10
Le texte prévoyant la prolongation du pass sanitaire est entre les mains des députés. Du côté des opposants à cette mesure, on dénonce une fois de plus l’avènement d’une société de surveillance. À tort ou à raison?
 
«D’un côté, on nous parle sans arrêt de société ouverte, sans frontières, libre, et, de l’autre, on voit les contrôles formels se multiplier. Le pass sanitaire en est évidemment un», analyse l’intellectuel Guillaume Travers à notre micro.
Évoquée avec prudence par certains membres du gouvernement au cours des semaines précédentes, la prolongation du pass sanitaire est maintenant dans les tuyaux.
Le projet de loi de «vigilance sanitaire» de l’exécutif est en ce moment même passé au crible par le Parlement. Mercredi dernier, les députés adoptaient d’une courte tête l'article 2 du texte qui permettra au gouvernement d’avoir recours au pass sanitaire jusqu'au 31 juillet 2022, si la situation l’exigeait.
Principe de précaution oblige, le gouvernement entend, grâce à cet outil, parer à toute éventuelle reprise épidémique.
Les anti-pass crient à la violation des libertés individuelles. Une évolution qui ne renierait en rien, à en croire Guillaume Travers, la logique de fond des sociétés libérales. Selon cet économiste, bien au contraire, ces contrôles sociaux sont amenés à s’intensifier dans nos «sociétés ouvertes».
 
Pour l’auteur de La société de surveillance, stade ultime du libéralisme (Éd. La Nouvelle Librairie), aucune société ne saurait se passer d’un minimum «de contrôle social». Et les sociétés ouvertes n’échapperaient pas non plus à la règle. Pour Guillaume Travers, l’application à l’échelle du monde d’une «liberté abstraite» et «sans frontière» nécessiterait, pour être concrétisée, «tout un appareillage juridique de plus en plus compliqué».
 
D’où la prolifération, selon l’essayiste, des contrôles formels –à l’exemple aujourd’hui du pass sanitaire, demain du puçage ou du traçage des populations.
 
«Si on veut effectivement permettre à n’importe qui d’être libre à l’échelle mondiale, il faut une entité qui, à l’échelle mondiale, veille à cette liberté. Les contrôles à une échelle de plus en plus vaste sont le corollaire de cette vision abstraite, déterritorialisée, de cette liberté», avance Guillaume Travers à notre micro.
 
SOURCE
 

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