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19 novembre 2021 23:39

Pendant près de trois ans, au cours du mandat de Donald Trump, l’extraordinaire enquête a tenu en haleine le monde entier. Ce que l’on a appelé “l’affaire russe” ou le “Russiagate” était censé démontrer l’existence, à partir de juillet 2016, d’une “collusion entre le Kremlin et l’équipe de campagne de l’ancien président républicain”.

(…)

Danchenko était en effet le principal informateur du “dossier Steele”, établi par l’ex-espion éponyme. Or cette “gorge profonde” est aujourd’hui accusée d’avoir menti de bout en bout. (…) En réalité, ces “révélations” scabreuses, et quelques autres, compilées par l’ex-espion britannique Christopher Steele étaient parfaitement bidon ainsi que le révèle l’enquête de John Durham. Cinq ans après le début de l’enquête du Federal Bureau of Investigation, ce procureur spécial indépendant est aujourd’hui chargé d’établir les faits et, le cas échéant, de mettre en lumière les loupés du FBI.

Igor Danchenko tenait ses informations “explosives” de la bouche d’un proche… des Clinton ! Communiquant de haut vol, Charles Dolan fut en effet l’un des cadres importants des campagnes électorales de Bill Clinton en 1992 et 1996, et l’un des conseillers en relations publiques de Hillary Clinton en 2008 , lors des primaires démocrates contre Barack Obama. “Enfin, en 2016, il participa activement à la campagne de la candidate démocrate”, constate le procureur Durham.

Une chose est claire : tout ce beau monde s’auto-intoxique. Le “communiquant” Charles Dolan souffle des racontars à l’oreille du Russe Igor Danchenko, qui répercute ces on-dit auprès de l’ex-limier britannique Christopher Steele, lequel communique ses tuyaux au FBI. Ce qui déclenche la mise sur écoute de l’équipe de campagne de Trump. Et justifie – après le renvoi du patron du FBI James Comey par Trump le 9 mai 2017 – l’ouverture d’une investigation au long cours (deux ans) par le procureur spécial Robert Mueller. Qui conclut à l’inexistence d’une collusion “russo-trumpienne”.

Dans cet imbroglio, qui est aussi un fiasco journalistique, le quotidien conservateur The Wall Street Journal est l’un des rares médias à esquisser une autocritique. Dans son éditorial du 5 novembre, il relève que “tout cela prouve que toute cette affaire n’est, du début à la fin, qu’une série de boules puantes lancées par l’équipe de campagne de Hillary Clinton, et dont la presse fut le promoteur crédule”. Coté démocrate, The Washington Post admet que les investigations en cours du procureur Durham “jettent un doute sur certains articles publiés par les journaux, y compris le nôtre”. C’est le moins que l’on puisse dire.

L’Express

 

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