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26 mai 2022 19:38

C'est avec ces mots que le député et vice-président de la Douma Piotr Tolstoï annonce la décision des députés russes de faire sortir la Russie du système de Bologne, qui a fortement dégradé le niveau de l'enseignement depuis la chute de l'Union soviétique : "la décolonisation de notre système d'enseignement a commencé".

 

Un pas de plus est fait dans le sens de la déglobalisation, avec la reformation normale des esprits. Seule, une Nation éduquée peut être souveraine.

Cela fait plusieurs semaines que la Douma se lance dans le processus de reprise en main du cours national, ce qui passe par un nettoyage sérieux du système législatif russe. Comme nous l'avions annoncé (voir notre texte ici), les élus entament un processus de vérification de tous les accords internationaux signés et ratifiés par la Russie ces dernières années, et de leurs conséquences juridiques, au regard de leur conformité avec l'intérêt national.

Le processus de Bologne, qui a englouti l'enseignement et la recherche en Russie depuis la chute de l'URSS, a eu des conséquences funestes sur le niveau des élèves et des étudiants, qui en sortent. Depuis des années, des enseignants tirent la sonnette d'alarme, depuis des années les structures bureaucratiques et les élites russes globalistes leur répondent qu'il "ne faut pas être en retard sur l'Occident", puisqu'il est bien connu que la lumière vient de la gauche ...

La dégradation de la crise ukrainienne, et la guerre globale qui se développe, ont permis de diminuer la légitimité de ces élites globalistes à l'intérieur du pays et de briser le postulat incontestable de l'intérêt a priori de l'intégration de la Russie dans les processus globaux. Ce qui ne veut pas dire, que ces voix ne se lèvent pas, bien au contraire, elles se battent avec, espérons-le, l'énergie du désespoir.

Ainsi, l'incontournable Koudrine, figure centrale de ces élites, de déclarer que la Russie ne doit pas se dépêcher de sortir des accords internationaux. Comme si la Russie allait "s'isoler", comme s'il n'était pas possible de construire d'autres rapports internationaux, que ceux induits par la globalisation atlantiste, qui sont des rapports de domination avec les autres pays.

Piotr Tolsloï a lancé depuis quelque temps le mouvement de sortie du processus de Bologne. Cette idée a été soutenue par le ministère de la recherche et de l'enseignement supérieur et par celui de l'éducation nationale. Il citait Patruchev, le Secrétaire du Conseil de sécurité, qui lui-même soutient la sortie de la Russie du processus de Bologne :

""Les étudiants et enseignants russes sont "de fait évincés de la sphère scientifique et éducative occidentale", ce en raison de quoi il est devenu l'un des rares à avoir annoncé publiquement la nécessité d'abandonner cette innovation imposée."

Sur son canal Telegram, le président de la Douma Volodine a demandé aux gens, s'ils étaient pour ou contre la mise en oeuvre du processus de sortie de la Russie du système de Bologne. La réponse fut sans appel : sur près de 331 000 votes, 90% sont pour la sortie du système de Bologne.

 
Hier, Tolstoï a annoncé que la Douma initiait la procédure concrète de sortie, de paire avec le Gouvernement. Et de conclure :
"La décolonisation de notre éducation a commencé. Vient ensuite la modification ou la suppression de l'examen d'État unifié et la débureaucratisation du système éducatif dans son ensemble. Ca suffit."

Cette saine envolée n'a manifestement pas été du goût de tout le monde et l'Agence fédérale pour l'éducation de s'accrocher à son examen d'Etat, importé dans le cadre du processus de Bologne, pour des raisons idéologiques  : elle ne voit pas l'intérêt d'annuler cet examen après la sortie de Bologne. Et pour cause, sinon il faudrait évaluer le niveau réel des élèves, cesser de bloquer un tiers de l'année scolaire pour la préparation mécanique au remplissage des formulaires et des types de questions, bref il faudrait cesser l'imitation et la bureaucratie et s'occuper réellement de l'enseignement. Ce serait manifestement terrible ...

Pour traduire cette position, disons que ces forces globalistes n'étant pas en mesure d'empêcher la sortie de la Russie du processus de Bologne, processus fondamental pour dégrader l'enseignement et donc prendre en main des esprits plus faibles, elles vont essayer de toutes leurs forces de nullifier les effets de cette sortie. Le combat ne fait que commencer, mais l'espoir est de retour.

SOURCE

 

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