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27 avril 2020 13:23

Je vous disais vendredi que la France vendait son blé comme si de rien n’était.

Que nos amis céréaliers se rassurent, je ne plaide pas pour que l’on réquisitionne leur production sans la payer.

J’invite en revanche tout le monde à s’interroger sur ce qu’il se passe et la potentielle menace de pénurie qui pourrait arriver.

Il se pourrait donc qu’il soit pertinent d’interdire les exportations ou les limiter ou constituer des stocks importants en fonction de nos réserves, car il n’y a plus de réserves alimentaires publiques en France. C’est d’ailleurs un risque qui a été pointé par la patronne de la FNSEA au mois de mars… 2020.

« La France n’a pas de stocks alimentaires stratégiques », prévient Christiane Lambert, la patronne de la FNSEA

C’est dans ce contexte que la Russie mais aussi l’Ukraine ou le Kazakhstan viennent de décider de suspendre leurs exportations.

« La Russie, premier exportateur mondial de blé et l’un des principaux producteurs et exportateurs de céréales du monde, va suspendre ses exportations de blé, seigle, orge et maïs jusqu’au 1er juillet a annoncé dimanche le ministère russe de l’Agriculture.

Le pays, premier exportateur mondial de blé et l’un des principaux producteurs et exportateurs de céréales du monde, avait décidé début avril de limiter ses exportations de céréales à sept millions de tonnes jusqu’au 30 juin, s’attirant les critiques d’organisations multilatérales telles que la FAO, l’OMC et l’OMS, qui craignaient que ces restrictions par temps de pandémie ne créent des pénuries alimentaires.

Mais, dimanche, ces quotas avaient été « entièrement épuisés », a précisé le ministère dans un communiqué. Aussi, les exportations de céréales « seront suspendues jusqu’au 1er juillet 2020″, a-t-il souligné ».

Les grands producteurs vont garder pour eux leurs productions mais également se réserver le droit de vendre lorsque les cours seront plus hauts…

La Russie ne bradera pas ses réserves de blé en pleine pandémie.

Les impacts seront importants sur l’offre mondiale et donc sur les prix.

Il y aura une déflation sur beaucoup de choses non indispensables, néanmoins, nous semblons nous diriger vers un choc inflationniste alimentaire.

Il y a donc urgence pour notre pays de constituer des stocks alimentaires et de contrôler nos productions et leurs exportations afin de ne pas nous trouver démunis lorsque les difficultés arriveront.

Charles SANNAT

www.insolentiae.com. »

Source BFM TV ici

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Economie
27 avril 2020 12:53

Les chefs de services de maladies infectieuses d’un hôpital à Blida et d’un autre à Alger affirment que le protocole à base d’hydroxychloroquine, suivi dans le traitement des patients atteints du coronavirus, donne un résultat positif «quasi total», rapporte TSA.

Toujours décrié dans certains pays, le traitement du Covid-19 par l’hydroxychloroquine combinée à l’azithromycine, défendu depuis le début de la pandémie par le Pr Didier Raoult, montre une efficacité «quasi totale» en Algérie, ont affirmé des spécialistes à la presse locale.

Blida, épicentre de l’épidémie

À l’hôpital de Boufarik, dans la wilaya (région) de Blida, à l’ouest d’Alger, 150 patients sur 300 hospitalisés depuis le 23 mars à cause du nouveau coronavirus ont guéri grâce au protocole thérapeutique à base de chloroquine, assure le Dr Mohamed Yousfi, chef du service des maladies infectieuses, rapporte le site d’information Tout Sur l’Algérie (TSA).

 

«90% des cas ont très bien réagi à ce protocole de traitement recommandé par le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière», indique-t-il, soulignant que les «récents résultats d’analyses pour ces patients ont démontré leur guérison totale».
Concernant les autres patients, le spécialiste explique qu’ils ont été exclus du protocole thérapeutique en raison de maladies cardiovasculaires ou de non-tolérance au médicament. «Ces derniers ont été mis sous antiviraux, utilisés dans le traitement des infections par le VIH et qui ont donné des résultats très satisfaisants», informe-t-il.

 

Même constat à Alger

La cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital EL Kettar à Alger, le Pr Nassima Achour, assure que plus de 85 malades, tous âges confondus, hospitalisés au sein de son service ont été traités à base de chloroquine associée à des antiviraux utilisés dans le traitement du VIH.

Selon elle, le protocole à base d’hydroxychloroquine a montré une «efficacité quasi totale», soulignant que l’état de santé des malades «connaît une évolution positive de jour en jour».
Depuis le 24 mars, 3.470 malades du coronavirus sur 5.000 ont été soignés à chloroquine en Algérie, soit 69.4%, a confié à la presse le Pr. Lyes Rehal, directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP).

 

L’évolution de la situation en Algérie

Les autorités algériennes ont assoupli la mesure de confinement à Bilda qui passe à un isolement partiel entre 14h et 7h. Neuf autres wilayas du pays ont vu celui-ci être allégé, passant de 15h-7h à 17h-7h.

Par ailleurs, le Premier ministre Abdelaziz Djerad a autorisé, dans une première mesure de déconfinement, la réouverture de certains commerces: salons de coiffure, pâtisseries, habillement et chaussures, électroménager, articles et ustensiles de cuisines, tissus, merceries et bonneteries, bijouteries et horlogeries, produits cosmétiques et parfumeries, meubles et mobiliers de bureaux, librairies et vente d’articles scolaires, et matériaux du BTPH.

Le bilan

Dans une déclaration à la presse dimanche 26 avril à Alger, le Pr Djamel Fourar, directeur de la prévention et de la lutte contre les maladies transmissibles au ministère de la Santé, a fait état d’une nette augmentation du nombre de patients guéris: de 405 le 8 avril, on est passé à 1.508 le 26. Néanmoins, il a déploré 425 décès.

 

D’après lui, 1.449 personnes sont actuellement hospitalisées, occupant environ 40% des lits disponibles. Le responsable a également informé que 37 patients étaient actuellement en soins intensifs, soit 3% du taux d'occupation des lits de réanimation disponibles dans le pays.

Auparavant, il avait annoncé que 5.863 patients (2.293 cas confirmés par analyses de laboratoires et 3.570 cas «suspects» diagnostiqués par radiologie et scanner) étaient actuellement traités à la chloroquine dans les différents hôpitaux du pays.

source

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
27 avril 2020 10:34

Coronavirus : la mortalité en réanimation beaucoup plus forte qu’annoncée en France

[…]

Selon le ministère de la santé, il serait de 10 %. Ce chiffre a été annoncé par Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, lors de saconférence de presse du 17 avril. Selon les informations du Monde, il est largement sous-estimé. Aujourd’hui, il serait en effet de l’ordre de 30 % à 40 %, soit trois à quatre fois plus important que le bilan officiel communiqué par le gouvernement.

[…]

« Un chiffre énorme »

« Nous nous dirigeons vers une mortalité qui sera très vraisemblablement entre 30 % et 40 %. C’est un chiffre énorme », commente Matthieu Schmidt, médecin réanimateur à la Pitié-Salpétrière, à Paris, et coordinateur du REVA.

[…]

L’article dans son intégralité sur Le Monde

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
26 avril 2020 16:55

Pour la première fois depuis six semaines d’une quarantaine stricte, en Espagne, les enfants ont le droit de sortir de chez eux pour se promener pendant une heure. Le déconfinement commence à prendre forme dans d’autres pays également: Édouard Philippe, Boris Johnson et Pedro Sanchez sont attendus cette semaine sur leurs plans de déconfinement.

Cette semaine, le déverrouillage se précise en Europe, notamment en Espagne où, depuis ce dimanche, les enfants ont le droit sortir de chez eux. Ainsi, six semaines après l’instauration de mesures de confinement strictes dans le pays, les enfants peuvent «sortir pour se promener ou jouer dans la rue une fois par jour durant une heure et dans un rayon d'un kilomètre de leur domicile».

Le chef du gouvernement Pedro Sanchez est attendu mardi sur son plan de sortie du confinement qu'il envisage de lancer à partir de la mi-mai.

En France, Édouard Philippe dévoilera aussi le même jour «la stratégie nationale du plan de déconfinement», qui doit débuter le 11 mai.

Quant au Royaume-Uni, Boris Johnson va reprendre le travail à partir de lundi et est attendu également sur sa stratégie face au coronavirus. Avec plus de 20.000 décès enregistrés dans les hôpitaux, le Royaume-Uni se trouve parmi les pays les plus sévèrement touchés en Europe. Le bilan sera plus lourd une fois que seront comptabilisés les décès survenus dans les maisons de retraite et à domicile.

Situation dans le monde

  • New York, foyer principal de la pandémie aux États-Unis, se prépare doucement à une reprise des activités, comme le relaye l’AFP en citant entre autres l’entreprise financière majeure Citigroup, dont le numéro deux a mis sur pied un comité pour imaginer des scénarios de retour prudent à la normale.
  • Parallèlement, le roi saoudien a ordonné d’annuler en partie le couvre-feu dans la période comprise entre le 26 avril et le 13 mai dans toutes les régions du royaume, à l’exception de la Mecque et d’une série de zones mises en isolement, relaye l’agence d’information saoudienne SPA en citant la décision du chef du pays. La mesure entre en vigueur à partir de ce dimanche.
  • Dans le même temps, certains pays hésitent encore à lever le confinement, par exemple, l’Argentine qui a repoussé la date de la sortie du confinement prévue ce dimanche, au 10 mai
  • Au Canada, le nombre total de cas dépasse la barre des 45.000, avec 2.460 décès, d’après le ministère de la Santé du pays
  • suite
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
26 avril 2020 16:40

Les cartes sont désormais rebattues. Alors que le monde entier est victime d’une pandémie de coronavirus aux conséquences désastreuses pour les sociétés et les économies, les inquiétudes quant à la vie dans le «monde d’après» sont forcément bousculées. Le chômage, le pouvoir d’achat ou la sécurité ne sont plus une priorité.

Selon un sondage réalisé par Ipsos avec l’association Datacovid, l’épidémie est en effet très largement en tête des préoccupations pour 76% Français. L’étude, conçue scientifiquement et testée sur 5.000 personnes, donnent une idée de l’impact du coronavirus sur les inquiétudes du pays. Car si le pouvoir d’achat ou la sécurité sont des thèmes qui étaient toujours en tête ces dernières années, ce n’est plus le cas.

Les spécialistes en charge de ces études vont pouvoir analyser les évolutions de ces chiffres dans les mois futurs, afin de savoir s’ils n’étaient influencés que par la catastrophe en cours, ou si une prise de conscience sur ces problématiques a véritablement eu lieu en parallèle de la pandémie. La question est importante, car ces sondages peuvent éventuellement orienter les personnalités politiques.

Ce ne sont pas encore les conséquences économiques et sociales du confinement qui inquiètent aujourd’hui le plus les Français mais bien l’épidémie elle-même et la capacité du système de santé à y faire face.

cnews ; Barometre-covid-19-Ipsos

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Sécurité
24 avril 2020 19:57

Une note interne invite les policiers du département à limiter leurs interventions aux atteintes graves aux personnes et aux biens dans les quartiers où beaucoup d’habitants observent le mois de jeûne des musulmans.

Ce télégramme qui appelle les policiers du Calvados à intervenir dans certains quartiers uniquement pour « les atteintes aux personnes ou atteintes graves aux biens » en période de ramadan laisse percevoir une certaine fébrilité dans la hiérarchie policière.

Daté du 24 avril, le document que le Parisien s’est procuré émane du chef d’état-major de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Calvados et s’adresse à tous les services de polices du département.

Ce commandant divisionnaire indique donner ses instructions au nom du directeur départemental de la sécurité publique. « Sauf atteinte aux personnes ou atteinte grave aux biens (dégradations par moyen dangereux pour les personnes, de bâtiment, véhicule), il n’y a pas lieu d’intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan, pour relever un tapage, contrôler un groupement de personnes rassemblées après le coucher de soleil pour s’alimenter », est-il écrit.

Depuis une semaine, des incidents émaillent certaines banlieues d’Ile de France et de villes de province. Jeudi 23 avril, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a fait valoir que ces tensions actuelles dans certains quartiers populaires étaient dues notamment à « l’effet de la dureté du confinement ».

Mais le patron de la place Beauvau, invité sur BFMTV, a assuré que les forces de l’ordre intervenaient « systématiquement ». Le ministre a par ailleurs « condamné » les violences, en réaffirmant que « l’ordre républicain (devait) être présent partout ».

Eviter qu’une entorse au confinement « ne dégénère »

Voilà pour le discours. Mais sur le terrain, les choses paraissent moins claires. Tout au moins dans le Calvados, comme l’indique le télégramme. « Monsieur le directeur demande à tous les personnels de la DDSP de faire preuve de discernement en la matière, afin d’éviter qu’un manquement aux règles de confinement ne dégénère et provoque un trouble supérieur de violences urbaines », peut-on encore lire dans ce document. Et le chef d’état-major de souligner : « Les opérateurs répondront aux requérants [population] que leur appel est pris en compte, et veilleront à ne pas faire de commentaire ».

Ces recommandations d’extrême prudence se limitent-elles au Calvados, ou sont-elles généralisées à tous les départements ? Dans une visioconférence reliant Beauvau aux préfets des zones de défense, dont le contenu avait été révélé par le Canard Enchaîné, Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat à la sécurité, exprimait, le 18 mars, son inquiétude de voir les cités, au bord de l’implosion, s’embraser si le confinement y était appliqué de manière (trop) stricte.

Pour autant, le gouvernement avait alourdi les sanctions contre ceux qui ne respectent pas le confinement de manière répétée.

Un deux poids, deux mesures qui irrite certains syndicats de police. « Contrairement à ce qui a pu être dit et répété par le gouvernement, cette note prouve que les policiers ont donc bien ordre de ne pas aller dans certains endroits ! » s’insurge ainsi Fabien Vanhemelryck, le secrétaire du syndicat de police Alliance.

Le Parisien

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Ramadan CORONAVIRUS
23 avril 2020 19:12

(…) Si le dispositif de chômage partiel permet de passer le cap de la crise, en suspendant les contrats de travail, il ne garantit en rien leur pérennité en sortie de confinement et reprise d’activité. Certes, l’État ne repliera pas son plan de soutien du jour au lendemain mais il ne va pas régler pendant des mois les salaires de plusieurs millions de personnes.

Et sans cette perfusion, les entreprises exsangues après des semaines à l’arrêt ou au ralenti n’auront d’autre choix que de licencier. (…)

Toute la question est maintenant de savoir ce que le gouvernement va faire face à ce déferlement attendu et inévitable de plans sociaux. Et ce d’autant que l’emploi a déjà entamé son inexorable descente aux enfers – les déclarations d’embauche ont plongé de 22,6 % en mars, les offres d’emploi cadre, de 40 % (…)

La purge qui se prépare, il faut en être conscient, va être d’une violence, inédite. Les suppressions de postes se chiffreront en centaines de milliers, si ce n’est en millions. (…)

Marc Landré – Responsable du service EcoFrance – Le Figaro

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Emploi - Chômage
23 avril 2020 00:04

D’après une récente étude américaine, le traitement à l’hydroxychloroquine a peu d'effet sur les malades du Covid-19. Le Pr Raoult dénonce une «fake news» et «une étude frauduleuse».

Sur son compte Twitter, Didier Raoult s’en prend à l'étude qui affirme que le taux de mortalité des patients traités à l’hydroxychloroquine est plus élevé que parmi ceux qui n’en ont pas pris.

L’étude en question porte sur 368 patients du réseau des hôpitaux publics des vétérans américains qui sont soit morts soit sortis de l’hôpital avant le 11 avril. Selon ses résultats, la proportion de patients décédés a été la plus forte parmi ceux qui avaient été traités avec de l'hydroxychloroquine (28%), alors que parmi ceux qui n'en avaient pas reçu le taux de mortalité a atteint 11%.

C’est la microbiologiste Elisabeth Bik qui a attiré l’attention sur les chiffres contenus dans l’étude:

 

«Combat paranoïaque»

Le Pr Raoult dénonce un «combat paranoïaque» de la chercheuse néerlandaise, qui ne prête selon lui pas assez «attention aux détails».

 

«Des patients moribonds atteints de lymphopénie étaient traités à l’hydroxychloroquine. Une étude frauduleuse. Fake news», fustige-t-il.

Auparavant, Didier Raoult avait jugé possible que la pandémie de Covid-19 soit une «maladie saisonnière» et que l’épidémie en France touche à sa fin vers mi-avril.

source

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
22 avril 2020 23:57

[…] La crainte de Macron est que, dans les semaines à venir, les émeutes de 2005 puissent se répéter. Samedi dernier à Villeneuve-la-Garenne, un homme qui aurait été connu de la police s’est cassé la jambe lorsque son motorycle est entré en collision avec la porte ouverte d’une voiture de police banalisée arrêté à un feu rouge.

Les habitants disent que la porte a été ouverte délibérément, une allégation démentie par la police, qui dit que l’homme conduisait sans casque. Le groupe des droits de l’homme SOS Racisme a exigé une enquête approfondie, appelant la police à faire preuve de retenue « en cette période de confinement et de tensions ». […]

Il y a maintenant eu quatre nuits d’émeutes successives après l’arrestation de l’homme, des troubles qui se sont propagés à quatre autres banlieues parisiennes, et Yves Lefebvre, le chef de l’un des principaux syndicats de police, a averti que la situation pourrait dégénérer. « Cela peut devenir très difficile », a-t-il déclaré.

« Si demain nous sommes confrontés à une violence urbaine généralisée, nous aurions du mal à garder le dessus à moins qu’un couvre-feu ne soit mis en place, et l’armée n’appelle pour aider à le faire respecter. »

Il y a eu des appels persistants de quelques commentateurs de droite en France au cours des années pour envoyer l’armée dans ces «territoires perdus» afin de reprendre le contrôle des islamistes et des gangs de la drogue.

La tension devrait augmenter le mois prochain pendant le Ramadan, qui commence jeudi soir. Les organisations musulmanes en France ont appelé les fidèles de leur pays à observer le jeûne conformément aux règles de confinement, et la plupart le feront, mais dans certains des quartiers les plus instables du centre-ville, le Ramadan pourrait être considéré comme un moyen pratique de contester les règles. Les émeutes de 2005 ont également eu lieu au cours du mois du jeûne.

Tout ce qu’il faudra, c’est un moment d’indiscipline de la part de la police – une bombe lacrymogène perdue ou une arrestation agressive – et les banlieues pourraient une fois de plus brûler à travers la France.

spectator.co.uk

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
22 avril 2020 22:14

Le groupe chinois Eurasia a décidé d'implanter une usine de fabrication de masques chirurgicaux au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. Elle pourra produire 500 000 masques par jour.

C'est devenu une priorité pour toutes les collectivités : s'équiper en masques de protection pour protéger la population du Covid-19, surtout pour préparer le déconfinement annoncé le 11 mai. En Île-de-France, Valérie Pécresse, la présidente (Libres !) du conseil régional avait annoncé il y a quelques semaines sa volonté de relancer la production sur le territoire. L'appel a, semble-t-il, été entendu par le groupe chinois Eurasia qui a décidé d'implanter une usine pour fabriquer des masques au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis

500 000 masques par jour

C'est le maire de la commune, Thierry Meignen (Libres !) qui l'annonce lui-même, dans une vidéo publiée sur son compte twitter, ce mardi 21 avril, et tournée dans les anciens entrepôts qui vont accueillir cette usine. "Elle sera construite dans un temps record", explique l'élu qui prévoit une mise en service "début mai" pour "ravitailler" toute l’Île-de-France. Sur le site, "500 000 masques pourront être produits par jour"

Deux ingénieurs chinois attendus

Les entrepôts en question sont en réalité d'anciennes halles utilisées dans le passé par Gustave Eiffel. Une des halles de 2 500 mètres carrés sera utilisée pour y implanter la nouvelle usine." Mais il y a une possibilité d'extension pour atteindre les 5 000 mètres carrés et produire alors jusqu'à 1 million de masques par jour", précise Thierry Meignen. Les premières machines doivent être livrées la semaine prochaine et deux ingénieurs chinois sont également attendus pour former la quinzaine de salariés qui seront recrutés.

Une quinzaine d'emplois

Le maire salue l'investissement financier du groupe Eurasia, côté en bourse, et déjà bien implanté dans la ville.

En revanche, aucune précision n'est donnée sur le montant de cet investissement. "La région va suivre à un niveau important", assure seulement l'élu.

Aucune garantie officielle non plus pour l'instant sur le recrutement des salariés : les emplois seront-ils réservés à la population locale ? Thierry Meignen assure l'avoir demandé au patron du groupe chinois.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
22 avril 2020 20:44

La France a déjà recensé 21.340 décès, a constaté la direction générale de la Santé. En cela, les hospitalisations et les cas graves suivent une dynamique de réduction, avec 5.218 patients en réanimation contre 5.433 hier et 29.741 personnes hospitalisées contre 30.106.

L'épidémie de Covid-19 a tué 21.340 personnes en France depuis début mars, dont 544 décès enregistrés depuis le 21 avril, mais la pression sur les hôpitaux continue de s'alléger, avec deux semaines de baisse du nombre de patients en réanimation, a annoncé mercredi 22 avril le directeur général de la Santé.

Au total, 13.236 personnes sont décédées à l'hôpital, soit 336 de plus en 24 heures, et 8.104 dans les maisons de retraites médicalisées et autres établissements médico-sociaux (+208), a déclaré Jérôme Salomon lors de son point presse quotidien.

«La cause de Covid-19 apparaît de plus en plus dans les causes médicales de décès», a-t-il précisé.

Mais le nombre de personnes hospitalisées et en réanimation poursuit sa lente décrue, à 5.218 patients, près de 2.000 de moins qu'il y a deux semaines.

Il s'agit du quatorzième jour consécutif de baisse (-215 en 24 heures) de cet indicateur très scruté par les professionnels, car baromètre de la pression pesant sur le système hospitalier.

Capacités dépassées

Toutefois, cette pression reste forte, le nombre de patients en réanimation dépassant les capacités de la France en la matière avant le début de l'épidémie, qui étaient de 5.000 lits. D'autant que quelque 2.000 malades pour d'autres pathologies sont aussi actuellement hospitalisés en services de réanimation en France, a souligné M.Salomon.

Et pour le huitième jour consécutif, le nombre total de personnes hospitalisées baisse également: elles étaient mardi 29.741 en France, soit 365 de moins en 24 heures.

Toutefois, il s'agit toujours «d'une épidémie massive, sévère», qui a causé l'hospitalisation de «près de 85.000» personnes depuis début mars, a rappelé M.Salomon, soulignant que «la circulation du virus reste à un niveau élevé», et appelant comme tous les jours au respect du confinement et des gestes barrière.

Le Covid-19 avec nous pour «longtemps»

Le monde est loin d'en avoir fini avec le nouveau coronavirus, alors que l'épidémie n'en est qu'à ses débuts dans la plupart des pays, avait précédemment averti l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

«Ne vous y trompez pas: nous avons encore un long chemin à parcourir. Ce virus nous accompagnera pendant longtemps», a prévenu le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle depuis le siège de l'agence onusienne à Genève.

La pandémie de nouveau coronavirus a fait plus de 177.800 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
22 avril 2020 17:05

De nombreux riverains ont constaté que les trafiquants et usagers de drogue étaient peu inquiétés par les forces de l’ordre depuis le début du confinement. Une situation qui inquiète également le maire du 19e arrondissement, François Dagnaud.

 

 

« C’est devenu une zone de non droit.  » Voilà le constat fait au micro de BFM TV par une habitante du quartier de Stalingrad, dans le 19e arrondissement de Paris, à propos du trafic de drogue. Selon elle, la vente et la consommation de crack, notamment, n’ont pas ralenti avec le confinement. Pire, depuis que les rues aux abords de la place se sont vidées, les trafiquants et consommateurs sont encore moins inquiétés.

« Ils sont là toute la journée, ils consomment à la vue de tout le monde, ils dealent à la vue de tout le monde. Ils sont dans nos parkings. Il n’y a plus aucune intervention, de personne. Ils ne sont plus dérangés, ils sont chez eux, la rue leur appartient, notre rue leur appartient« , dénonce-t-elle.

Un sentiment partagé par d’autres habitants du quartier, préoccupés par l’impunité à laquelle font selon eux face les dealers. « Je vais être papa dans quelques mois, témoigne Frédéric, qui vient d’emménager à Stalingrad. Il y a un peu d’insécurité, donc ouais, c’est inquiétant… « . « On a pris ici pour avoir plus grand, pour avoir de l’espace pour l’enfant, pour être dans un endroit sympa et en fin de compte, on se sent en insécurité, on se dit qu’on a fait le mauvais choix… « , déplore-t-il, très ému. […]

BFMTV

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
22 avril 2020 16:44

L’Académie nationale de médecine appelle mercredi dans un communiqué tous les Français à porter sans attendre un masque, même artisanal, dès qu’ils sortent de chez eux, seul moyen à même d’endiguer, dit-elle, la propagation du coronavirus.

L’académie souligne que «le seul moyen de lutte consiste à empêcher la transmission du virus de personne à personne» et que les mesures de distanciation préconisées à cette fin sont «souvent mises en défaut dans les espaces restreints» comme les ascenseurs, les magasins et les transports en commun.

Site de L’Académie de médecine : « Aux masques citoyens ! »

«Pour être efficace, le port du masque anti-projections doit être généralisé dans l’espace public. Cette mesure ne peut avoir un impact épidémiologique sur la circulation du virus que si tout individu s’astreint à l’appliquer dès qu’il sort de son domicile», poursuit-elle, soulignant que sa recommandation s’applique à tous, y compris à ceux qui se sentent en bonne santé. Chacun, dit-elle, doit se considérer «comme potentiellement porteur du virus et contagieux». «Restreindre le port du masque dans les seuls transports en commun, c’est négliger tous les espaces publics où le risque demeure» poursuit le communiqué.

«Subordonner cette obligation à la fourniture gratuite de masques par l’Etat, c’est conforter la population dans une situation d’assistance et de déresponsabilisation» insiste l’académie. Et cette dernière de reprendre: «Enfin, attendre la date du 11 mai (ndlr, date prévue pour un déconfinement progressif) pour faire porter le masque aux Français, c’est accorder trois semaines de répit au SARS-CoV-2 pour qu’il continue de se transmettre, c’est accepter plusieurs milliers de nouvelles infections, donc plusieurs centaines d’hospitalisations et plusieurs dizaines de morts supplémentaires.»

Le Figaro

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
22 avril 2020 12:07

Deux infirmiers d’un Ehpad de Toulouse ont été mis à pied fin mars. Ils avaient réclamé davantage de moyens pour se protéger du coronavirus, notamment des masques, après que plusieurs résidents de leur établissement ont montré des symptômes inquiétants.

Le 20 mars, deux soignants d’un Ehpad de Toulouse, un homme et une femme, ont remarqué des symptômes inquiétants chez cinq résidents. Ils en ont fait part à leur direction et ont réclamé plus de masques. Tous deux ont fait l’objet d’une mise à pied conservatoire.

L’homme s’est fait sortir de l’établissement par la police. «J'ai réclamé des moyens de protection pour protéger le personnel soignant et les résidents», a-t-il raconté, cité par RTL. «On lui a répondu que c'était absolument hors de question. Tant qu'il n'y avait pas de cas de Covid formellement déclarés au sein de l'Ehpad, les masques ne seraient pas utilisés», a précisé son avocat, Me Kemouche.

L’autre soignante occupait son poste depuis trente ans et se trouve encore sous le choc de sa mise à pied du jour au lendemain. Elle avait pris conseil auprès du Samu pour faire cette demande. «Ils nous reprochent d’être allés à l’encontre des préconisations délivrées par le groupe, d’instiller la peur chez les soignants et les résidents», a-t-elle témoigné auprès de La Dépêche.

«Des faits graves», selon le gestionnaire

De son côté, la direction a évoqué un problème de ressources humaines. En effet, les deux soignants auraient affiché un comportement agressif qui aurait effrayé leurs collègues et les résidents, a indiqué RTL en ajoutant que l’affaire «se plaiderait sûrement devant les prud’hommes». Le gestionnaire de l’établissement, cité par La Dépêche, a justifié sa décision en invoquant «des faits graves».

source

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
22 avril 2020 10:44

La perspective d’un déconfinement à partir du 11 mai prochain est loin de soulager l’ensemble des Français. Selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV et diffusé ce mercredi, deux tiers d’entre eux sont inquiets à cette idée, alors que la confiance des Français envers la gestion gouvernementale de la crise continue de baisser.

66% d’entre eux se disent actuellement inquiets, dont 14% très inquiets. A l’inverse, 34% se disent confiants et seuls 3% très confiants. […] Par ailleurs, les sondés restent sceptiques sur la gestion gouvernementale de la crise du Covid-19.

Une large majorité de Français considère toujours que l’approvisionnement en masques ou en tests de dépistage a été mal géré par le gouvernement, et cette critique s’étend maintenant à la préparation du déconfinement. En effet, les Français sont aujourd’hui une majorité (63%) à porter une opinion négative sur la préparation du déconfinement par les autorités politiques et sanitaires: un chiffre en hausse de 11 points par rapport à la semaine précédente. […]

Le sondage montre que ces derniers envisagent d’avoir désormais massivement recours aux masques dans leur vie quotidienne, puisque plus de 7 Français sur 10 envisagent d’en utiliser un quelle que soit la situation envisagée. […]

Les chiffres révèlent également que 85% des Français envisagent de porter un masque en faisant leurs courses, 80% sur leur lieu de travail et 75% comptent même en faire porter à leurs enfants dès leur retour sur les bancs de l’école, à partir du 11 mai prochain. Tout ceci dans l’hypothèse où les masques seraient disponibles pour l’ensemble de la population.

bfmtv

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Déconfinement
22 avril 2020 10:09
L’inquiétude pèse sur les conditions sanitaires dans les centres de rétention
 
Tandis que le Défenseur des droits et le Contrôleur général des lieux de privations de liberté renouvellent leurs critiques sur la gestion des centres de rétention administrative pendant cette période épidémique, celui de Vincennes ne pourra plus recevoir de personnes étrangères. Ainsi l’a ordonné le juge des référés du tribunal administratif de Paris.

[…]

Demande d’arrêts des centres de rétention

Par la suite, consécutivement aux contrôles réalisés dans les centres de rétention administrative de Paris-Vincennes et du Mesnil-Amelot, le Contrôleur général des lieux de privations de liberté, Adeline Hazan, a saisi le 20 avril le ministre de l’Intérieur afin de lui faire état de ses constats : un risque sanitaire significatif pesant sur les personnes retenues et sur les fonctionnaires qui assurent leur prise en charge ; disparition du fondement légal des mesures de rétention et des garanties entourant les droits de la défense.

Trois jours auparavant, le 17 avril, le Défenseur des droits recommandait (décis. n° 2020-96) la fermeture de tous les centres de rétention encore en activité – une demande immédiate même pour le centre du Mesnil-Amelot – la libération de tous les étrangers actuellement retenus dans l’attente de l’amélioration du contexte sanitaire français.

[…]

Dans son intégralité sur Dalloz actualité


 
[…]
 
Dès l’apparition des premiers cas, des collectifs ou association de défense des sans-papiers avaient dénoncé les conditions de rétention au CRA de Paris-Vincennes, ne permettant pas le respect des consignes sanitaires pour éviter les contagions.
Après l’hospitalisation d’un Géorgien de 65 ans (peut-être contaminé pendant sa rétention), l’association « SOS soutien ô migrants » a d’ailleurs déposé une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui. Elle n’aurait pas encore été enregistrée au parquet.
 
[…]
 
C’est le cas de Ziani (un prénom d’emprunt), un Tunisien de 22 ans passé directement de la prison où il était incarcéré depuis novembre au CRA de Vincennes, le 6 avril dernier. « Aujourd’hui, il y a au moins 3 retenus qui sont positifs », assure le jeune homme qui dispose, comme tous les autres, de masques et de gants.

« Mais tous ne les portent pas. Et puis on mange dans les mêmes locaux. On risque d’être infectés », s’alarme le retenu en se demandant pourquoi il n’est pas remis en liberté. « Les expulsions sont impossibles. Il n’y a plus de vols vers la Tunisie ! ».

[…]

L’article dans son intégralité sur Le Parisien

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS PRISONS
21 avril 2020 23:36

Il y a un mois, l’ancien préfet Michel Aubouin l’annonçait à Sputnik: la situation était explosive dans les quartiers criminogènes. Les dernières nuits lui ont donné raison. Aujourd’hui, il s’inquiète du déconfinement qui doit advenir le 11 mai. «L’État doit taper du poing sur la table!» prévient-il à notre micro. Entretien.

C’est au tour de l’Alsace d’être la proie des émeutes urbaines. Dans cette région particulièrement touchée par le Covid-19, un équipage de police a été requis dans la nuit du 20 au 21 avril. Un «important dégagement de fumée», selon le document interne à la police que nous avons pu consulter, avait été repéré derrière le bureau de police de la rue Schulmeister, à Strasbourg.

Sur les réseaux sociaux, une vidéo circule: des jeunes s'en prennent à ce poste, jetant trois cocktails Molotov. Le groupe d’individus a rapidement pris la fuite, détruisant au passage des rétroviseurs de véhicules. Au petit matin, les traces de noircissures sont relatives. Mais sur les vidéos diffusées par les malfaiteurs, les flammes sont impressionnantes. Selon la police, ces images diffèrent.

C'est d'ailleurs en réalité une annexe de la mairie qui a été touchée par les flammes. Mais le symbole reste catastrophique, alors que le hashtag #mortsauxporcs (qui désigne les policiers) tourne en tête des tendances sur les réseaux sociaux depuis quelques jours.

L'émeute, outil de contrôle du territoire

Les violences se multiplient à travers tout l’Hexagone, jusqu’à toucher des communes pourtant privilégiées. Ainsi, des feux ont-ils été allumés à Meudon-la-Forêt (92). Il y a un mois, Michel Aubouin en était persuadé: les choses allaient mal tourner. En contact avec des élus de quartiers difficiles, l’auteur de l’essai 40 ans dans les cités (Presses de la cité, 2019) s’étonnait de la naïveté ambiante: «personne ne pensait que j’aurais raison…» Mais l’intuition de l’ancien préfet a malheureusement eu le dernier mot.

«Le sujet, ce n’est pas la bavure!» s’insurge-t-il, évoquant l’accident de Villeneuve-la-Garenne (92) du 18 avril dernier. Non, pour Aubouin, le problème, «c’est que des jeunes continuent de considérer qu’ils sont au-dessus de toutes les lois»: sous contrôle judiciaire pour menace avec une hachette, l’individu qui pilotait sans casque et sur le trottoir la motocross qui a percuté la voiture de police accumulait déjà quatorze condamnations dans son casier judiciaire. «Il refusait que la police fasse son travail, il estimait que c’est sa loi, ou celle de sa bande, qui doit régner», tranche-t-il.

«Ça va prendre en cascade dans beaucoup de quartiers. L’émeute a pour fonction le contrôle du territoire», prévient Michel Aubouin au micro de Sputnik.

Une mécanique de la violence identique aux grandes émeutes de 2005, bien que l’intensité ne soit «pas encore la même.» C’est aussi un réflexe intrinsèquement lié au trafic de stupéfiants: «l’assèchement du marché de la drogue en période de confinement met les caïds sous tension», explique-t-il.

Écouter ce haut fonctionnaire au ton paisible et aux allures de bon père de famille nous expliquer les ficelles des dealers ne manque pas de faire sourire. Mais notre interlocuteur a parcouru en long et en large, et pendant quarante ans, les quartiers sensibles. En 2016, il rendait un rapport au premier ministre sur la ville la plus pauvre de France, Grigny (91). Il connait les maux qui touchent ces zones criminogènes: «les trafiquants sont souvent sur les parkings.

Les voitures ne peuvent pas être fouillées par la police, on peut cacher des choses. Et en plus, les parkings d’immeubles ont un statut privé. Ils ne savent pas toujours pourquoi légalement, mais ils ont bien compris où la police allait et où elle n’allait pas.» Et à ce petit jeu, les forces de l’ordre sont loin de l’emporter:

«Le rapport de force est favorable aux trafiquants: ils tiennent le terrain, ils sont plus nombreux et les forces de l’ordre sont mobilisées par le confinement.»

Le 20 avril au soir dans la cité des 3.000 à Aulnay-sous-Bois (93), la situation n’a en effet pas tourné à l’avantage de ces dernières. Selon nos informations, ordre a été donné de se retirer face aux tirs de mortier d’artifice et aux cocktails Molotov, en l’absence d’appui héliporté.

Révolte ou guérilla?

Pourtant, certains essaient de justifier la situation: les émeutes seraient des «révoltes» face à l’accumulation d’injustices. Un discours qui exaspère Michel Aubouin: «quelle fracture sociale justifie d’aller incendier la voiture du voisin?»

[…]

Si Michel Aubouin ne nie pas les difficultés économiques, il n’en reste pas moins dubitatif face à cette seule explication matérialiste:

«Le secteur HLM offre des appartements relativement grands par rapport aux logements parisiens, où les habitants se logent par eux-mêmes… à Grigny 2 [dans le 91, ndlr], ce sont de très grands appartements.»

Critiquant ainsi les «discours militants», il estime que les conditions de vie en milieu HLM ne sont pas plus dégradées que celles en milieu privé. Et l’ancien haut fonctionnaire de rappeler que «des millions de gens sont confinés dans leurs petits appartements», sans pour autant commettre d’actes délictueux ou criminels.

Les tensions vont-elles baisser après le 11 mai?

Quant à la suite, Michel Aubouin perçoit deux scénarios. Difficile de trancher. «Peut-être que le retour à la scolarité pourrait refaire baisser la tension après le 11 mai», pense-t-il à voix haute. Après tout, les voyous sont bien souvent jeunes, très jeunes.

Désœuvrés, ils subissent aussi les déterminismes culturels des familles originaires du Maghreb: «toute l’année, les femmes et les filles sont confinées, tandis que les garçons, eux, sont dehors.» Le confinement créé dès lors des tensions.

Mais le déconfinement pourrait bien ne pas être synonyme de pacification: «je serais le ministre de l’Intérieur, je commencerais à réfléchir pour mettre des moyens supplémentaires là où le déconfinement risque de générer en scènes de liesse.» Comme une victoire contre l’État?

«On risque d’avoir des gens qui fêteront le déconfinement», prévient Michel Aubouin. À travers toute la France, bien sûr, mais avec une particularité dans les zones criminogènes: «il ne faudrait pas qu’on le fête comme le 31 décembre en allumant des feux de voiture.»

Et le ramadan, qui doit commencer le 24 avril pourra-t-il aggraver la situation dans les quartiers prompts à refuser le confinement? Cette fois, l’ancien préfet relativise: «je pense que non.» En effet, les mosquées et salles de prière sont fermées. «Bien sûr, il risque d’y avoir un nombre plus important de gens dans les appartements le soir» pour la rupture du jeûne, admet-il. Mais c’est le déconfinement qu’il craint davantage, «surtout s’il vient se superposer avec la fin du ramadan

L’État doit s’appuyer sur les maires

D’ici là, comment pacifier les zones sensibles? «Entre nous, je pense que l’État devrait plus s’appuyer sur les maires», estime-t-il: «il faut faire du renseignement de terrain et recontacter les familles de ces jeunes.» Un «travail de repérage» donc, afin de rappeler aux mineurs délinquants et à leurs éducateurs les règles: l’État se doit de «taper du poing sur la table».

Une ligne rouge donc, des sanctions sévères. Mais jusque-là, le message du gouvernement n’a pas été assez clair, à l’image du Secrétaire d’État Laurent Nuñez déclarant le 18 mars lors d’une visioconférence avec les préfets que «faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements» n’était pas «une priorité».

Un aveu terrible de laissez-faire et un sentiment intolérable pour les familles qui restent confinées, selon Michel Aubouin. Les violences qui s’étendent alors que la majorité de la population respecte le confinement ne manqueront pas de créer un sentiment d’injustice et une nouvelle tension traversant «toute la société

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
21 avril 2020 17:24

La capitale allemande Berlin va imposer à partir du 27 avril les masques dans les transports en commun face à l’épidémie de coronavirus, rejoignant une majorité d’États régionaux (dix États sur seize ) du pays, a annoncé le maire Michael Müller.

Dans les transports, « il n’est pas possible de garantir une distance de plusieurs mètres entre chaque personne », a-t-il argumenté.

La Saxe (est) était la première région à avoir imposé dès lundi les protections dans les transports et les magasins, quand les premiers commerces ont rouvert. En Bavière, le plus grand État allemand en superficie, le masque sera obligatoire à partir de la semaine prochaine.

L’État le plus peuplé, celui du Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en reste pour l’instant à « recommander fortement » l’utilisation de protections.

C’est également la position du gouvernement fédéral, qui, fédéralisme oblige, ne peut imposer par lui-même de telles restrictions. Mais sa position pourrait changer dans les prochains jours. […]

Europe 1

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
21 avril 2020 11:00

Une prime de 1 000 euros défiscalisée pour récompenser les salariés qui travaillent pendant la crise sanitaire : l’appel a été lancé le 20 mars par Bruno Le Maire aux entreprises privées, celles qui exercent une activité essentielle à la nation. Dans la grande distribution, Auchan est le premier à répondre l’appel du gouvernement.

Le groupe s’engage à verser une prime forfaitaire de 1 000 euros à 65 000 collaborateurs pour saluer leur exceptionnel engagement.

Mais un mois plus tard, adieu la prime forfaitaire. Aux dernières nouvelles, elle sera finalement calculée en fonction du temps de travail effectif, sur une période définie.

"Les salariés se projetaient déjà avec une prime de 1 000 euros, quel que soit leur temps de travail effectif, et là c'est la douche froide", affirme Christian Roy, délégué syndical Force ouvrière chez Auchan.

Selon lui, tous les contrats de plus de 28 heures auraient la totalité de la prime. "Pour le reste, c'est proratisé en fonction du temps de travail effectif, et quelque part, il y a de la frustration qui naît à travers cette nouvelle annonce !"

À la direction d’Auchan, on affirme que le sujet n’est pas encore tranché, comme partout ailleurs dans la grande distribution. Et cette attente, elle commence à vriller la tête des salariés, parce qu'ils "ne savent plus s'ils vont pouvoir l'avoir dans leur intégralité ou partiellement", affirme Laurence Gilardo, déléguée syndicale FO à Casino.

Selon elle, beaucoup de rumeurs circulent, "notamment que le personnel qui met en rayons de nuit chez Casino n'aura pas la prime puisqu'ils ne sont pas exposés aux clients ! Sauf qu'il y a eu des centaines de clients qui sont venus déposer leurs virus, tousser sur les produits que les salariés manipulent, donc ils sont tout à fait légitimes à toucher la prime ! Il n'y a pas de raison !"

"Pourquoi faire une sélection ?"

Chez Leclerc, la confusion règne aussi. Les salariés des entrepôts et des bases logistiques ont la certitude de recevoir une prime. Mais pas ceux des magasins franchisés. Ce sera au bon vouloir du directeur. Injuste pour cette salariée Leclerc qui souhaite rester anonyme. "On travaille tous pour la même enseigne, mais pourquoi favoriser des plateformes logistiques et non des caissières, des vendeurs à la coupe ? Pourquoi faire une sélection comme ça de telle catégorie et pas telle catégorie ?", se demande-t-elle.

 

lire la suite sur franceInfos

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
21 avril 2020 10:34

Une étude de l’Institut Pasteur explique qu’il “faudrait 70% de personnes immunisées pour que l’immunité collective soit suffisante pour éviter une deuxième vague”.

Au 11 mai, date de déconfinement annoncée par le gouvernement, seuls 3,7 millions de Français auront été infectés par le coronavirus, soit 5,7% de la population, révèle une enquête de l’Institut Pasteur, relayée par franceinfo.

, ce chiffre représente une bien mauvaise nouvelle : si aussi peu de personnes contractent le virus, la deuxième vague est inéluctable, prévient la fondation. « Pour que l’immunité collective soit suffisante pour éviter une deuxième vague, il faudrait 70% de personnes immunisées. On est très en dessous », précise l’auteur principal de l’étude, Simon Cauchemez. 

Des régions plus touchées que d’autres

« Si on veut éviter une deuxième vague importante », il faudra donc que des mesures soient maintenues « au sortir du confinement », explique l’épidémiologiste. C’est d’ailleurs ce qu’a annoncé le Premier ministre Edouard Philippe dimanche 19 avril, lors d’une conférence de presse avec le ministre de la Santé Olivier Véran. Le chef du gouvernement a prévenu que le déconfinement serait très progressif et que les Français ne retrouveront « pas tout de suite et probablement pas avant longtemps » leur « vie d’avant ».

L’étude de l’Institut Pasteur, réalisée en collaboration avec l’agence sanitaire Santé publique France et l’Inserm, explique également que les régions sont inégalement touchées par le virus. Les deux plus touchées sont l’Île-de-France et le Grand Est, où le taux d’infection est de 12%. Au contraire, cette proportion baisse à moins de 2% en Nouvelle-Aquitaine, en Bretagne ou en Pays de la Loire. 

« Les hommes sont bien plus à risque »

La faible part de population infectée est évidemment due au confinement lui-même, décrété il y a cinq semaines pour empêcher un afflux massif de patients au même moment dans les hôpitaux. « Le nombre moyen de personnes infectées par un cas est passé de 3,3 avant le confinement à 0,5 pendant », compare Simon Cauchemez. 

L’étude s’est également penchée sur le profil des contaminés. Tout d’abord, le taux de létalité reste très bas, avec 0,53% des personnes infectées qui meurent des suites de la maladie. Ensuite, « la létalité varie avec l’âge et le sexe », précise l’épidémiologiste.

Ainsi, « les hommes sont bien plus à risque de décéder lorsqu’ils sont infectés que les femmes (ils ont un risque 50% supérieur aux femme) et ce différentiel augmente avec l’âge », explique-t-il. Le taux de décès monte ainsi à 13% chez les hommes de plus de 80 ans. 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
19 avril 2020 15:49

La pandémie a frappé de plein fouet les résidences pour personnes âgées : plus de la moitié des décès en Europe lors des dernières semaines seraient survenus en maisons de retraite. Ce cauchemar s’est maintenant transporté en Amérique du Nord, où le virus se propage dans les résidences. L’OMS a qualifié de « massacre » la situation des centres pour aînés en Italie.

En France, il a fallu attendre le 2 avril, soit près de deux mois après le début de la crise là-bas, pour que des chiffres partiels sur les victimes du coronavirus en EHPAD (l’équivalent français des CHSLD) soient communiqués par l’État.

Ce sont 7481 aînés français qui ont péri depuis le début mars.

Lorsque le virus pénètre dans une résidence pour personnes âgées en France, les taux de mortalité atteignent entre 20 % à 30 %. Près de la moitié des décès du pays proviennent des centres pour aînés.

En Angleterre , la Santé publique a indiqué que 3084 centres d’hébergement étaient infectés par le virus. […] Les 15 000 morts du Royaume-Uni ne prennent pas en compte les maisons de retraite, mais seulement les morts des hôpitaux. […]

La ville de New York compte plus de 95 % des décès de tout l’État . C’est notamment parce que les maisons de retraite de la ville sont ravagées. L’état en compte plus de 600, où 2500 aînés ont perdu la vie. […]

L’Organisation mondiale de la Santé a qualifié de « massacre » la situation des centres pour aînés en Italie. À Milan, un centre rapporte près de 200 décès liés au coronavirus et fait l’objet d’une enquête pour négligence. Dans une résidence de la minuscule ville de Rocca di Papa, ce sont 148 aînés qui ont été déclarés positifs au virus, alors que seulement 11 infections ont été confirmées dans le reste de la ville. L’étude de la London School of Economics estime que 53 % des victimes du pays proviennent des centres pour personnes âgées.

Des données régionales d’Espagne rapportées par les médias suggèrent que 57 % des morts du pays sont des résidents de centres pour aînés. Ce taux est le plus élevé recensé en Europe : 11 000 aînés auraient succombé au coronavirus. Comme au Québec, des soldats ont été déployés dans les différents centres. Ceux-ci ont retrouvé des corps ainsi que des résidents laissés à eux-mêmes. […]

Environ une résidence pour aînés sur six est touchée par la COVID-19 en Ontario, soit 106. Les centres de soins de longue durée recensent environ la moitié des 514 décès de toute la province. […] Plusieurs autres centres de soins de longue durée en Ontario brandissent des clauses de confidentialité pour ne pas dévoiler le nombre de cas et de morts qui les accablent.

Journal de Montreal

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
19 avril 2020 11:21

À trois semaines du déconfinement, Édouard Philippe fera état ce 19 avril des premières pistes de sortie de la crise du coronavirus, dont le bilan des morts avoisine les 20.000 personnes. Parallèlement, les ministres de la Santé du G20 se réunissent en visioconférence pour un échange d’expériences sur la lutte contre le Covid-19.

Ce dimanche en fin d’après-midi, Édouard Philippe tiendra une conférence de presse où il livrera ses premières pistes pour une sortie de la crise actuelle liée au coronavirus en France, où, à ce jour, on déplore la mort de presque 20.000 personnes des suites de la maladie.

«Le Premier ministre fera dimanche un point complet et précis de la situation à la date du 19 avril. Il dira notamment où nous en sommes sur le front sanitaire», précise Matignon.

Édouard Philippe sera accompagné du ministre de la Santé, Olivier Véran, «ainsi que de scientifiques qui donneront des faits et des chiffres».

«Il sera évidemment question de la stratégie de déconfinement: il n'en présentera pas le plan mais il exposera les principales options qui sont à trancher», a par ailleurs fait savoir l’entourage du chef du gouvernement, cité par l’AFP.

 

Dans le même temps, aujourd’hui, les ministres de la Santé des pays du G20 tiendront une visioconférence afin de discuter de l'impact du Covid-19 et d’échanger leurs expériences et les mesures entreprises pour endiguer la pandémie.

La conférence sera présidée par l’Arabie saoudite et sera également rejointe par des pays invités et des organisations régionales et internationales, dont l’OMS, la Banque mondiale ou encore l'Organisation de coopération et de développement économiques.

Situation dans le monde

  • Pour le deuxième jour consécutif, la Thaïlande n’enregistre aucun décès lié au coronavirus.
  • Pour la première fois depuis mi-février, la Corée du Sud ne recense que huit nouveaux cas de contamination par le coronavirus en 24h. Cinq cas sont importés, d’après les Centres coréens de contrôle et de prévention des maladies.
  • La Chine continentale fait état de 16 nouveaux cas, dont neuf importés, en 24h. Aucun décès supplémentaire n’est à déplorer.
  • Au total, en 24h, le nombre de morts liés au Covid-19 a augmenté de 6.000, ce qui est 2.000 de moins que vendredi, indique le communiqué quotidien de l’OMS diffusé samedi.
  • Le nombre de patients hospitalisés avec le coronavirus à New York se réduit, a fait savoir samedi le gouverneur de l’État concerné, Andrew Cuomo.
  • lire la suite
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
19 avril 2020 10:49

Comme le révèle France 3, une élève infirmière, volontaire dans l'unité COVID-19 d'un établissement de santé de l'Hérault, est “payée comme une stagiaire”.

La Réserve sanitaire, peu connue en temps ordinaire, fait parler d'elle depuis que le gouvernement a appelé à sa mobilisation, début mars, pour faire face à la crise du coronavirus. Les infirmiers y ont répondu massivement à l’instar d’une infirmière de l’Hérault.

Comme le révèle en effet France 3 Occitanie, la jeune femme, élève-infirmière dans un établissement de santé du département, s’est portée volontaire pour aider les soignants d'une unité Covid-19.

Réaffectée en tant qu'aide soignante, elle « travaille comme n’importe quel professionnel » mais est « payée comme une stagiaire » : 30 euros par semaine pour 35 heures de travail, soit 1,17 € de l’heure.

« Je suis volontaire, pas bénévole ! »

Une situation qu’elle déplore. « Pour cinq semaines dans un hôpital, en 2ème année, une élève infirmière touche 152 euros de rémunération. Mais là, je ne suis pas en condition de stage puisque je remplis la fonction d’aide-soignante.

Un stagiaire est en plus dans une équipe. Là, je fais partie de l’équipe. Si je ne fais pas mon travail, personne ne me remplace », explique-t-elle au micro de France 3. Et d’ajouter : « Je suis volontaire, pas bénévole ! »

Comme le rappelle France 3, les élèves infirmier(e)s volontaires dans les unités COVID-19 des hôpitaux sont indemnisés entre 28 et 50 euros la semaine selon les régions. 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
18 avril 2020 16:51

Un docteur en sciences biologiques a détaillé au quotidien russe Moskovskii Komsomolets comment traiter les vêtements d'extérieur et ses achats après avoir été faire les courses, pour prévenir la contamination par le coronavirus.

Alors que la pandémie de coronavirus continue de sévir, ayant tué déjà plus de 155.000 personnes, le virologue docteur en sciences biologiques et professeur à l’Université russe de l'Amitié des peuples, Vladimir Makarov, a raconté dans une interview à Moskovskii Komsomolets comment se protéger du coronavirus après une sortie à l’extérieur.

Selon le virologue, dès son retour à la maison, il suffit de passer ses achats sous de l'eau chaude, et il n'est même pas nécessaire de laver ses vêtements d'extérieur pour prévenir la contamination par le Covid-19.

 

M.Makarov a également souligné que la probabilité d'«apporter» le virus à son domicile était très faible.

«Il ne faut pas laver ses vêtements d'extérieur si vous avez été dehors, le virus y vit peu de temps», a-t-il assuré, en ajoutant qu'il suffit de les accrocher à l'écart.

Le virologue a également précisé qu'il ne fallait pas laver les aliments avec du chlore ou de l'alcool, ni faire bouillir ses vêtements, car la contagion se diffuse par le système respiratoire.

La propagation du virus

Selon le dernier bilan, plus de 2.266.000 personnes ont été contaminées par le Covid-19, détecté en décembre dernier en Chine. Le nombre de décès a dépassé les 155.000.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
18 avril 2020 14:21

Dans son édito pour Russeurope Express, Jacques Sapir passe en revue les différentes estimations disponibles des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19. Un choc majeur qui, quoiqu’encore incertain dans son ampleur, exige selon l’économiste une réponse nettement plus forte des institutions européennes.

Un édito de Jacques Sapir à retrouver en podcast dans l’émission Russeurope Express du 17 avril.Quelles seront les conséquences économiques de la crise sanitaire de l’épidémie de Covid-19 que nous traversons? Cette question, qui fut un temps mise de côté en raison, justement, de l’urgence sanitaire, commence à apparaître aujourd’hui. Elle deviendra cruciale dans les semaines qui viennent.

 

Des estimations ont été faites, que ce soit par l’Insee, qui les a publiées le 26 mars, par l’OFCE, le 30, la Banque de France, début avril, mais aussi par des organismes privés comme la banque italienne UniCredit. En effet, l’économie va bientôt reprendre ses droits.

Sommes-nous en train de nous diriger vers la «mère de toutes les récessions», comme le disent les auteurs de l’étude de UniCredit ? Il est ici clair que le confinement de l’économie a des conséquences désastreuses sur de nombreux secteurs. Le simple fait que près de 7 millions de salariés soient, à la date du 10 avril, en chômage partiel, indique la sévérité du choc économique.

Énormes incertitudes

Ces différentes estimations divergent, et c’est tout à fait normal, en raison des énormes incertitudes qui planent sur la crise que nous connaissons. Incertitude tout d’abord sur la durée du confinement. L’Insee a établi ses calculs sur un à deux mois de confinement, l’OFCE sur un mois, et les chercheurs d’UniCredit sur trois. Incertitude ensuite de ce qui prime: est-ce une contraction de la demande, comme le pense l’OFCE, ou bien une contraction de l’offre, comme l’estime l’Insee?

 
Tableau 1

Cette contraction de l’offre n’affecte d’ailleurs pas également les différents secteurs de notre économie. Si dans les services, le télétravail est largement utilisé, on peut cependant douter qu’il se fasse avec la même productivité qu’au bureau. Bref, si l’on est sûr que la production s’est réduite d’au moins 35% avec le confinement, il n’est pas impossible, loin de là, que l’on soit même tombés plus bas. Une chute de plus de 40% est parfaitement concevable, car les entreprises qui tournent pendant le confinement sont très loin d’opérer à plein régime.

 
Tableau 2

Un autre point d’incertitude est à relever. Dans quelles conditions se fera la sortie du confinement? Sera-t-elle rapide, ce qui est l’hypothèse de la Banque de France et d’UniCredit, ou sera-t-elle lente? Bien des observations que l’on peut faire aujourd’hui militent en effet pour une sortie lente du confinement, avec les conséquences économiques que l’on imagine.

Quel sera donc l’impact sur le PIB annuel? L’Insee et la Banque de France tablent sur une baisse de 0,75% par semaine, soit -3% pour quatre semaines, -6% pour 8 semaines. L’OFCE est un peu plus optimiste, et table sur -2,6% pour un mois. UniCredit se montre bien plus pessimiste, avec une chute du PIB de -4,6% par mois.

 
Tableau 3

Or de tels chiffres auront des conséquences sociales évidentes. Si, pour les salariés, le chômage partiel permet de limiter l’impact de l’arrêt de la production, il n’en va pas de même pour les travailleurs indépendants et pour les auto-entrepreneurs, qui risquent d’être les grandes victimes du confinement. De très nombreuses PME et TPE risquent de faire faillite.

Une étude sur l’Italie estimait le nombre de ces faillites à 12% du nombre des PME, très importantes chez notre voisin transalpins. De fait, si la réduction de l’offre prime probablement pour la période du confinement, c’est la question de la demande qui se posera dès que l’on en sortira.

Explosion du déficit budgétaire

Reste alors une question: quelles seront les conséquences financières de cette crise? Le déficit budgétaire va exploser en 2020. Or on ne pourra pas augmenter les impôts en 2021 sous peine de casser le processus de retour à la normale. Un financement monétaire de ce déficit par la BCE va probablement s’imposer. Mais, on le sait, la réunion de l’Eurogroupe des 7 et 8 avril a abouti à un relatif échec: les pays de la zone euro n’ont pu se mettre d’accord ni sur les «coronabonds» ni sur l’assouplissement des règles de la BCE.

Les mesures décidées dans la nuit du 9 au 10 avril, globalement 500 milliards d’euros, sont très en deçà des besoins des pays pour 2020 et 2021. On constate que les besoins de financement au niveau de la zone euro (qui, faut-il le rappeler, n’est pas l’UE en tant que telle) devraient se monter au minimum à 1.135 milliards d’euros, si l’on en croit les experts d’UniCredit pour 2020 (sur la base d’un PIB de la zone euro de 10.316 milliards d’euros après la crise du coronavirus).

Il n’est pas impossible que le besoin de financement s’élève en réalité à 1.300 milliards. Pour 2021, et sous réserve que la croissance soit bien de 10%, le besoin de financement atteindrait encore 454 milliards, pour un total de 1.590 à 1.755 milliards.

Au-delà de l’urgence sanitaire, il y a désormais une urgence économique évidente. Il faudra éviter que la crise actuelle ne se transforme en une dépression de longue durée.

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