Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie---International Press Review ---- Обзор международной прессы
  • Contact

Rechercher

 Flux de trafic
mise en ligne le 15/10/2018

Flag Counter

 

 

 

 

 

26 mars 2020 17:09

L’Allemagne a augmenté le nombre des dépistages du Covid-19 à 500 000 par semaine, a déclaré ce jeudi un virologue. « La raison pour laquelle l’Allemagne compte si peu de décès par rapport au nombre des personnes infectées peut s’expliquer par le fait que nous faisons beaucoup de diagnostics en laboratoire«  , a expliqué au cours d’une conférence de presse Christian Drosten, un virologue de l’hôpital de la Charité à Berlin. « Nous effectuons un demi-million de tests chaque semaine en Allemagne« , a-t-il précisé.

L’Allemagne, pourtant fortement touchée par la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus avec actuellement officiellement 36 508 cas répertoriés, ne compte en revanche que 198 morts de la maladie.

De fait, ce pays connaît l’un des taux de mortalité des personnes souffrant du Covid-19 les plus faible au monde avec 0,5% alors qu’il atteint 5,2% en France et 7% en Espagne par exemple.

Le directeur de la Charité, Heyo Kroemer, a quant à lui ajouté que l’Allemagne avait également commencé à effectuer des tests plus tôt que les autres pays touchés par la pandémie. Christian Drosten a en outre expliqué que l’important maillage de laboratoires sur tout le territoire allemand avait aussi facilité la prise de conscience rapide face au virus et la nécessité d’effectuer des tests de manière massive et le plus rapidement possible. […]

sudouest

                                 Allemagne                         France

malade                         40 585                             25 604

Décès                             229                                 1 331

Tests semaine             500 000                             5 000
   

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
26 mars 2020 16:01

Après avoir appris via Paris Match qu’Emmanuel Macron avait récemment contacté le professeur Raoult par téléphone – sous la pression de Brigitte Macron qui l’aurait également contacté préalablement – nous apprenons par le Journal Officiel qu’un décret a été publié ce jour, 26 mars 2020, autorisant la prescription de l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir, sa dispensation et son administration “sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile.”

Le décret précédent n’autorisait son administration que pour les cas graves. 

En d’autres termes, le gouvernement fait volte face et donne raison au professeur Raoult en généralisant l’usage de la Chloroquine comme remède à l’épidémie de coronavirus, sous contrôle médical. Par ailleurs, l’exportation des spécialités contenant l’association lopinavir/ritonavir ou de l’hydroxychloroquine est déclarée interdite.

Voici le décret (que vous pouvez retrouver dans sa totalité sur le site du gouvernement, ici) :

« Chapitre 7

« Dispositions relatives à la mise à disposition de médicaments

« Art. 12-2. – Par dérogation à l’article L. 5121-8 du code de la santé publique, l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile.

« Les médicaments mentionnés au premier alinéa sont fournis, achetés, utilisés et pris en charge par les établissements de santé conformément à l’article L. 5123-2 du code de la santé publique.

« Ils sont vendus au public et au détail par les pharmacies à usage intérieur autorisées et pris en charge conformément aux dispositions du deuxième alinéa de l’article L. 162-17 du code de la sécurité sociale. Le cas échéant, ces dispensations donnent lieu à remboursement ou prise en charge dans ce cadre sans participation de l’assuré en application des dispositions de l’article R. 160-8 du même code. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé est chargée, pour ces médicaments, d’élaborer un protocole d’utilisation thérapeutique à l’attention des professionnels de santé et d’établir les modalités d’une information adaptée à l’attention des patients.

« Le recueil d’informations concernant les effets indésirables et leur transmission au centre régional de pharmacovigilance territorialement compétent sont assurés par le professionnel de santé prenant en charge le patient dans le cadre des dispositions réglementaires en vigueur pour les médicaments bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché.

« La spécialité pharmaceutique PLAQUENIL© et les préparations à base d’hydroxychloroquine ne peuvent être dispensées par les pharmacies d’officine que dans le cadre d’une prescription initiale émanant exclusivement de spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie ou dans le cadre d’un renouvellement de prescription émanant de tout médecin.

« Afin de garantir l’approvisionnement approprié et continu des patients sur le territoire national, en officines de ville comme dans les pharmacies à usage intérieur, l’exportation des spécialités contenant l’association lopinavir/ritonavir ou de l’hydroxychloroquine est interdite. Ces dispositions ne s’appliquent pas à l’approvisionnement des collectivités relevant des articles 73 et 74 de la Constitution et de la Nouvelle-Calédonie.

« Pour l’application du présent article, sont considérés comme établissements de santé les hôpitaux des armées, l’Institution nationale des Invalides et les structures médicales opérationnelles relevant du ministre de la défense déployées dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. ».

Le Média pour Tous

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
26 mars 2020 13:32

Après la mise à disposition des stocks de masques FFP2 de la police par le ministère de l’intérieur au ministère de la santé, les policiers sont très inquiets et ont lancé un avertissement solennel à leur ministre.

En effet, dans un communiqué, les principaux syndicats de la police nationale expliquent que si les policiers comprennent parfaitement le besoin vital et urgent d’équiper les soignants, ils ont désormais la certitude qu’il n’y a pas de stock de masques disponibles en France.

Alors qu’ils sont en première ligne pour faire appliquer les mesures de confinement, sans masque, les forces de l’ordre sont non seulement les victimes potentielles du virus mais des vecteurs possibles de l’épidémie.

L’intersyndicale exige des réponses du ministre de l’intérieur et explique que si les moyens de protection font défaut dans les services, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procéderont plus au contrôle de confinement.

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
26 mars 2020 12:31
Epidémie Coronavirus : la rédaction de "Sud Ouest" mobilisée
Vous informer avec rigueur : nos journalistes sont engagés dans cette mission d'information d'intérêt général. Votre soutien nous est plus que jamais indispensable : plus d'informations sur l'abonnement.

Pour mieux anticiper les pics de propagation de l’épidémie, la Commission européenne a demandé aux opérateurs téléphoniques de lui transmettre des données de géolocalisation de leurs clients. En France, Orange le fait déjà

Le commissaire européen chargé du marché intérieur Thierry Breton s’est entretenu lundi avec les patrons de plusieurs grands opérateurs européens, dont Orange, Telecom Italia, Telefonica et Vodafone, qui se sont dits prêts à partager ces métadonnées.

Il s’agit à l’échelle d’une ville de comparer les déplacements de jour avec ceux de nuit. Ces métadonnées, "anonymisées et agrégées", doivent servir au JRC, centre d’étude scientifique de la Commission, qui travaille sur des algorithmes pour analyser la propagation du virus.

En France, Orange travaille déjà avec l’Inserm

L’exploitation de ce type de données se fait déjà dans plusieurs Etats membres. En France, Orange travaille avec l’Institut français de la recherche médicale (Inserm) pour mieux suivre les mouvements de la population pendant la pandémie.

Le but est d’aider les milieux hospitaliers à se préparer et anticiper les besoins en terme d’équipements, explique la source à la Commission, qui ajoute que ces données ont vocation à être détruites dès la fin de l’épidémie. Selon cette source, leur utilisation est conforme à la directive ePrivacy, les conditions de stockage répondent au Règlement européen sur la protection des données (RGPD), et le contrôleur européen de la protection des données a été consulté.

Rien à voir avec la Corée du Sud

"Cela n’a rien à voir avec ce qui a pu être mis en place en Corée du Sud ou à Singapour pour traquer le respect du confinement", assure-t-on de même source. "Il ne s’agit en aucun cas de chercher à retracer le mouvement de personnes individuellement".

Mais pour l’eurodéputée néerlandaise Sophie in’t Veld (Renew), qui a écrit une lettre à Thierry Breton pour demander un certain nombre d’éclaircissements, "dans la pratique il est très difficile d’anonymiser" les données.

"J’aimerais savoir quelle méthode ils vont utiliser, et ce qu’ils vont faire pour assurer la protection de la vie privée", a-t-elle déclaré. "Il faut être attentif. Je ne voudrais pas me réveiller un jour en me rendant compte que les garde-fous de la démocratie et de l’Etat de droit dans l’UE ont disparu". 

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
26 mars 2020 12:19

C’est un choix délibéré de l’État: le confinement est désormais imparfaitement appliqué dans les zones criminogènes. Or, si certains veulent acheter la paix sociale, l’ancien préfet Michel Aubouin craint que l’assèchement des trafics de drogue ne mène à de nouvelles émeutes, au pire moment. Entretien.

«Ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans les quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements», a déclaré le Secrétaire d’État Laurent Nuñez lors d’une visioconférence avec les préfets le 18 mars. Une révélation du Canard enchaîné qui conforte les instructions aux policiers du 92 que nous avions dévoilées la semaine dernière: alors que le confinement se révèle impraticable dans les zones de non-droit, l’État recule.

«C’est une question de rapport de forces: pour confiner tous ces gens, il faudrait des moyens policiers que nous n’avons pas», regrette l’ancien préfet Michel Aubouin au micro de Sputnik.
Ancien haut fonctionnaire, auteur de l’essai 40 ans dans les cités, notre interlocuteur connaît la réalité des zones sensibles. Pour lui, la situation est hautement inflammable: «ça ne m’étonnerait pas que ça se transforme franchement en émeute», nous confie-t-il. «Les maires que je vois sont très inquiets», ajoute-t-il, avant de préciser: «les préfets laissent les maires assez démunis et la Police municipale a peu de moyens juridiques, à part dire aux gens de rentrer chez eux...»

 

Les maires appellent l’État au secours…

Alors que les attroupements, les rodéos urbains et autres barbecues se multiplient avec le printemps et en dépit du bon sens sanitaire, certains élus craignent en effet le pire. La maire de Vénissieux (Rhône), Michèle Picard (PCF), a lancé un appel au secours pour obtenir des renforts de police. Avec 34 agents, la police municipale de cette ville de 66.000 habitants est débordée et n’est pas en mesure de faire respecter le confinement.

Mais les renforts viendront-ils? 100.000 agents devaient quadriller le territoire national, selon Emmanuel Macron, mais l’annonce tarde à être suivie d’effet. Il faut dire que la police est déjà exsangue, d’autant plus que les agents contaminés sont de plus en plus nombreux. Ayant reçu l’ordre de ne pas porter de masque, les agents sont particulièrement exposés à la contagion. Au 25 mars, 100 sont officiellement malades, et 5.000 sont quant à eux confinés. Du côté de la gendarmerie, on compte 25 malades et 600 confinés.*

… mais l’État tente d’acheter la paix sociale

Face au désarroi des élus, les représentants de l’État ne rassurent pas. Ainsi, le préfet de Seine-Saint-Denis a-t-il exigé du maire d’Aubervilliers de lever l’arrêté de couvre-feu, menaçant de l’attaquer devant une juridiction administrative pour illégalité. Pourtant, 112 villes en France l’ont édicté… tout comme le préfet des Alpes-Maritimes. Une façon d’acheter la paix sociale? Entre des émeutes urbaines au pire moment ou la propagation du virus, l’État semble avoir tranché pour le deuxième des maux.

[…]

«Ça va créer une tension qui ne peut s’exprimer que par la violence, je ne crois pas qu’ils resteront tranquillement à regarder la télévision chez eux… sans parler des 5.000 détenus que Nicole Belloubet envisage de libérer», soupire notre interlocuteur.

Alors Michel Aubouin ne craint pas d’évoquer «d’autres types de moyens», et non des moindres: «je pense à l’armée», précise-t-il, sans craindre le politiquement incorrect. Mais est-ce vraiment réaliste? Oui, selon l’ancien préfet: «on le fait pour des opérations Sentinelle, je ne vois pas pourquoi on ne le ferait pas pour des situations d’urgence sanitaire.»

Un besoin d’aide militaire qui se fait par ailleurs sentir en d’autres points du territoire, selon Michel Aubouin. En effet, les marchés sont désormais fermés, notamment dans les quartiers populaires de la capitale, à Barbès ou aux Batignolles. Le scénario du prolongement n’est pas à écarter:

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
26 mars 2020 11:50

Emmanuel Macron fait face à la plus grave crise de son quinquennat. Avec un bilan dépassant les 1.000 morts, la France souffre fortement de l’épidémie de coronavirus. Le confinement devrait être prolongé sous peu, aggravant davantage les conséquences économiques et sociales. Le Président est-il à la hauteur? Pas pour l’écrivain Philippe Pascot.

«Nous sommes en guerre.»

C’est la mine sévère et le ton grave qu’Emmanuel Macron s’était présenté à la Nation le 16 mars dernier afin d’annoncer le confinement du pays. Répétant à plusieurs reprises que la France était «en guerre» contre l’épidémie de coronavirus, le locataire de l’Élysée s’est placé dans les chaussures du général de Gaulle.

Avec quel succès? Si l’on en croit le dernier baromètre mensuel Le Point-Ipsos, le chef de l’État a séduit: +14 points en un mois pour une cote de confiance qui s’établit à 44% d’opinions favorables, presque son plus haut niveau atteint en juin 2017, juste après son élection (45%).

Mais Emmanuel Macron est également sous le feu des critiques d’une partie de l’opinion, à l’instar d’Édouard Philippe, son Premier ministre, et d’autres membres du gouvernement. Leur sont notamment reprochés leur manque d’anticipation face à une crise sanitaire responsable désormais de plus de 1.000 morts dans l’Hexagone.

«Non seulement Macron n’est pas à la hauteur, mais il est au troisième sous-sol. Aujourd’hui, les autorités improvisent au jour le jour, car ils ne savent pas quoi faire. Ils déclarent une chose un jour et une autre le lendemain. Ils sont en train de sacrifier le peuple français», lance l’écrivain et soutien des Gilets jaunes Philippe Pascot. Il se dit «très en colère», car des gens «meurent» autour de lui.

D’après le dernier bilan rendu public le 24 mars par le ministère de la Santé, la France compte 22.302 cas de contamination au Covid-19 et 1.100 personnes sont décédées de la maladie, un chiffre qui ne comprend que les morts à l’hôpital. Martin Hirsh, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a tiré le 25 mars la sonnette d’alarme sur France info:

«Hier en Ile-de-France, nous avons passé le cap des 1.000 patients graves pris en charge dans les réanimations des hôpitaux», a-t-il déclaré, avant d’ajouter: «Dans mes interventions précédentes, je savais devant moi que j’avais une visibilité d’une semaine sur la capacité d’en prendre davantage. Là, j’ai une visibilité de trois jours.»

«On a besoin de toutes les équipes, de tous les personnels, qu’ils soient volontaires ou qu’on fasse appel à la réquisition», a lancé Martin Hirsh, qui dit désormais craindre un risque d’«épuisement» et demande des «milliers de personnes supplémentaires».

«La France, au contraire d’autres pays, ne met pas en place de dépistage à grande échelle. De plus, les autorités savent pertinemment que les hôpitaux ne sont pas prêts à faire face à une épidémie de masse et qu’il n’y a pas assez de masques. En politique, gouverner c’est prévoir. Apparemment, ceux qui nous dirigent ne sont pas au courant», peste Philippe Pascot.

Pour le moment, se faire dépister relève du chemin de croix. Afin de ne pas surcharger les services de santé, les tests concernant le covid-19 sont réalisés en priorité sur les patients à risque. «Ce n’est pas du tout systématique», expliquait récemment à nos confrères de Capital l’infectiologue François Bricaire, ancien chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière de Paris.

Bientôt des dépistages à grande échelle?

«Pour être clair, ce n’est uniquement en cas de suspicion de forme sévère du virus, ou bien pour préciser un diagnostic qui émet des doutes au médecin que la personne sera passera le test», ajoutait le médecin.

​Le 24 mars, le conseil scientifique sur le Covid-19 a rendu un avis consultatif. Le confinement pourrait être prolongé jusqu’à la fin avril. «Le confinement est actuellement la seule stratégie réellement opérationnelle, l’alternative d’une politique de dépistage à grande échelle et d’isolement des personnes détectées n’étant pas pour l’instant réalisable à l’échelle nationale», ont expliqué les experts. Le dépistage massif de la population reste cependant un scénario envisagé.

«Je rappelle que les membres du gouvernement se font dépister alors que c’est un luxe pour la population. Qui sont ces gens qui se servent avant le peuple?», s’interroge Philippe Pascot.

Du côté de l’économie, qui souffre dans des proportions catastrophiques de cette crise, l’exécutif a fait plusieurs annonces. C’est ce 25 mars qu’entrent en fonction les prêts à taux préférentiels garantis à hauteur de 300 milliards par l’État et BPI France.

Destinés aux entreprises, ils ont pour but de soutenir les trésoreries en cette période difficile. Toujours ce 25 mars, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé l’adoption de 25 ordonnances, un record sous la Ve République, dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. «C’est l’urgence sanitaire qui anime tous les esprits aujourd’hui, mais c’est aussi, et ce sera de plus en plus, un choc économique, un choc social: nous ne sommes qu’au début de la crise», a lancé le locataire de Matignon.

 

Parmi les mesures-chocs: un aménagement temporaire du droit du travail afin de «permettre l’organisation d’une véritable économie de guerre dans les secteurs vitaux et sous conditions», d’après Édouard Philippe. En d’autres termes: «les entreprises pourront déroger temporairement et avec des compensations ultérieures aux durées maximales du travail et aux règles de repos hebdomadaire et dominicale», a précisé le Premier ministre.

Concernant les petites entreprises, en première ligne face à la crise, le gouvernement a annoncé «la création du fonds de solidarité doté d’un milliard d’euros», notamment à destination des «très petites entreprises, microentreprises et indépendants». «Cela ne suffira pas.

Et l’on met 300 milliards pour les entreprises, mais que donne-t-on au peuple? à quoi sert-il d’aider les entreprises si les citoyens ne peuvent plus consommer? Aujourd’hui, tout est bloqué. C’est avec ce plan que le gouvernement pense sauver l’économie?», s’exaspère Philippe Pascot, pas convaincu par l’arsenal dégainé par le gouvernement.

«Une fois que les entreprises vont être à genoux, qui va venir les racheter dans le cadre d’un libéralisme effréné? Une fois la crise terminée, des pays dominants comme les États-Unis vont venir racheter des entreprises françaises en difficulté, comme nous l’avons vu avec Alstom. Ce sera le résultat de la politique mise en place par monsieur Macron», prévoit-il.

Le 25 mars, Emmanuel Macron était en visite à Mulhouse, dans le Haut-Rhin. La ville se situe dans une région particulièrement touchée par l’épidémie de coronavirus et accueille un hôpital militaire de campagne, érigé à proximité de l’hôpital de Mulhouse, totalement saturé par un grand nombre de malades.

 

Pour Philippe Pascot, le Président devrait avoir d’autres priorités: «Il est urgent de fournir des masques et de mettre en place un système de dépistage à grande échelle. Je connais personnellement des gens atteints du coronavirus que l’on n’a pas gardés à l’hôpital et que l’on a renvoyés chez eux, peste-t-il avant de poursuivre:

Mais qu’est-ce que c’est que ces consignes? Vous avez des personnels soignants sans masques, tout comme des policiers qui pourtant effectuent des contrôles. Mais quelle est cette politique?»

Quant à savoir si cette crise est de nature à infléchir la politique du gouvernement, l’écrivain, soutien des Gilets jaunes, n’y croit pas une seconde:

«Il ne fera aucun virage. Il est bien trop imbu de sa personne. D’après les informations que m’ont fournies quelques amis, il est surnommé “Napoléon” dans les couloirs du pouvoir. L’empereur ne se remettait pas en cause. Il est incapable d’écouter un avis divergeant.»

En attendant, la crainte monte en flèche chez les Français. D’après un sondage Elabe diffusé le 25 mars, 73% des Français estiment que le pays n’est pas prêt face au coronavirus. Pour près de 9 Français sur 10, la propagation du virus est un motif d’inquiétude. C’est six points de plus en une semaine.

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
24 mars 2020 11:26

La garde des Sceaux Nicole Belloubet a annoncé lundi aux organisations syndicales du ministère de la Justice qu’elle visait la libération de 5000 détenus, afin de désengorger les prisons en cas de propagation du coronavirus, a appris l’AFP de sources syndicales.

«Des ordonnances vont être prises permettant la libération anticipée des détenus en fin de peine. Ce qui permettra la libération d’environ 5000 détenus», a tweeté FO-Pénitentiaire, syndicat majoritaire chez les personnels pénitentiaires.

[...]    Vendredi, Nicole Belloubet avait ouvert la voie à la libération anticipée de détenus malades et d'autres en fin de peine. La ministre a également donné instruction de ne pas mettre à exécution les courtes peines d'emprisonnement pour ne pas faire entrer de nouvelles personnes en prison.

Selon un bilan lundi matin du ministère de la Justice, cinq détenus au total ont été testés positifs au Covid-19. Depuis l'annonce mardi de la suspension des parloirs, une trentaine d'établissements pénitentiaires - sur 188 - ont été touchés par des incidents, parfois violents.

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
23 mars 2020 13:05

A l'encontre des directives du gouvernement français, six médecins de l'IHU Méditerranée Infection, dont le professeur Didier Raoult, ont décidé de pratiquer les tests pour le diagnostic d'infection à Covid 19 «pour tous les malades fébriles».

L'institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection, dirigé par le professeur Didier Raoult à Marseille, a pris la décision d'assurer le dépistage de toutes les personnes «fébriles» qui s'y présentent, selon un communiqué publié le 22 mars.

Cette décision est une première en France et va donc à rebours des consignes données par les autorités nationales face à la pandémie de Covid-19, qui préconisent de ne pas tester systématiquement.

Un dépistage qui va à l'encontre des directives nationalesLe fait qu'il soit possible de se faire tester directement à cet IHU, alors que les autorités en France ont fait le choix de réserver les tests à certaines populations (fragiles, âgées, femmes enceintes, etc.), a été évoqué sur les réseaux sociaux ces derniers jours dans de nombreux messages, dont certains montraient en outre de longues files d'attente devant le bâtiment.

 

«Nous avons décidé pour tous les malades fébriles qui viennent nous consulter, de pratiquer les tests pour le diagnostic d'infection à Covid-19», précise l'IHU dans le même communiqué.

Dans un communiqué, l'Agence régionale de santé (ARS) rappelle pourtant qu'«en phase épidémique, le principe est de ne plus tester systématiquement».

Par ailleurs, l'ARS de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur va beaucoup plus loin en préconisant à toute personne de ne pas se présenter à l'hôpital de la Timone de Marseille (où se trouve l'IHU Méditerranée Infection) pour se faire dépister du Covid-19.

«Attention l'IHU Méditerranée Infection ne pratique pas le dépistage systématique», poursuit l'ARS dans le même tweet, soulignant qu'il s'agit d'une «fake news».

En outre, les médecins signataires du communiqué de l'IHU, dont le professeur Didier Raoult, annoncent que tous les patients atteints du Covid-19, «dont un grand nombre peu symptomatiques ont des lésions pulmonaires au scanner», sont traités par l'association d'hydroxychloroquine – un dérivé de la chloroquine, molécule utilisée contre le paludisme – et d'azithromycine.

«Dans les cas de pneumonie sévère, un antibiotique à large spectre est également associé», ajoutent les médecins.«Nous pensons qu'il n’est pas moral que cette association ne soit pas incluse systématiquement dans les essais thérapeutiques concernant le traitement de l'infection de Covid-19 en France», écrivent-ils également dans le communiqué.

La chloroquine comme remède potentiel au Covid-19 ?Depuis l'apparition du nouveau coronavirus en Chine, le professeur Raoult défend l'usage de la chloroquine contre la maladie, nourrissant des réserves chez d'autres spécialistes, qui estiment notamment que les essais menés auprès de 24 patients ne répondent pas à tous les critères nécessaires.

Le 19 mars, c'est le président américain Donald Trump lui-même qui a salué ses travaux et la solution qu'il propose, même si l'organisme fédéral qui supervise la commercialisation des médicaments aux Etats-Unis a ensuite tempéré l'enthousiasme présidentiel.

«Nous avons soutenu et autorisé l'essai du professeur Raoult avec l'appui de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des comités de protection des personnes», a pour sa part rappelé le 22 mars le professeur Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (DGS) lors d'un point presse.

Un essai clinique européen a été lancé le 22 mars dans au moins sept pays européens, dont la France, pour tester quatre traitements expérimentaux contre le coronavirus, qui va inclure en tout 3 200 patients.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72988-a-rebours-instructions-institut-professeur-raoult-depiste-tous-patients-febriles

 

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
23 mars 2020 12:32

Trois médecins sont décédés des suites d'une contamination au Sars-cov-2, et des centaines d'autres soignants ont également été testés positifs. 345 cas ont été recensés en Ile-de-France et 238 rien qu'au CHU de Strasbourg.

Le 23 mars, deux nouveaux décès de médecins de la région Grand Est ont été annoncés par l'Agence France presse. Selon la clinique du Diaconat de Mulhouse (Haut-Rhin), Jean-Marie Boegle, gynécologue-obstétricien de 66 ans, est mort «des suites» du Covid-19.

En Moselle, Sylvain Welling, généraliste de 60 ans, est décédé à l'hôpital de Saint-Avold où il avait été admis le 18 mars pour des «problèmes respiratoires», a fait savoir Gilbert Weber, maire de la commune.

Le 22 mars, le ministre des Solidarités et de la Santé avait déjà annoncé le décès d'un médecin urgentiste de 67 ans, Jean-Jacques Razafindranazy, qui travaillait à Compiègne dans l’Oise, l'un des premiers départements à avoir été fortement touchés en France.

Si le médecin est mort à Lille des suites du Covid-19, où il avait été transféré après l'aggravation de son état, son hôpital de Compiègne avait été un des tout premiers à accueillir des patients contaminés avec celui de Creil dans l'Oise, au mois de février.

De fait, les soignants testés positifs au Covid-19 sont de plus en plus nombreux dans les hôpitaux : ils seraient déjà au nombre de 238 au CHU de Strasbourg, selon les informations du Monde et 345 en Ile-de-France, dont deux en réanimation.

Le quotidien vespéral précise que les chiffres ne sont donnés qu'au «compte-gouttes» par les centres de soin et ajoute que si «la plupart» des soignants testés positifs travaillent encore dans leurs services à Strasbourg, seulement huit soignants positifs ont été recensés au CHU de Tours et sont confinés à leurs domiciles.

Les soignants dénoncent un manque d'anticipation et de moyens. La colère monte encore et culmine chez les personnels soignants des hôpitaux, dont de nombreux services d'urgence avaient été en grève pendant de longs mois en 2019 : la pénurie de masques de protection respiratoire serait due à «l'imprévoyance totale» du gouvernement et de l'administration française, qui auront «des comptes à rendre» après l'épidémie de coronavirus, a ainsi estimé ce 22 mars le docteur Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des médecins de France (FMF), lui-même infecté et confiné chez lui depuis huit jours.

Ce dernier a ensuite précisé : «Les annonces c'est bien, voir réellement les masques ce serait quand même mieux [...] Les masques auraient dû être commandés il y a plus de deux mois, voire trois.»

Même son de cloche chez son homologue Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération de syndicats médicaux français (CSMF) qui, évoquant «les plaintes de [ses] confrères qui n'en ont pas sur le terrain», a dénoncé sur CNews ce même jour «un vrai retard dans la logistique de ces masques». Le 19 mars, le chef du service des urgences à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris jugeait pour sa part sur l'antenne de BFMTV que la France était «un pays sous-développé en matière de santé».

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72989-covid-19-238-cas-positifs-chu-strasbourg-soignants-en-premiere-ligne

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
22 mars 2020 15:39

Avec 26.574 cas, les États-Unis sont devenus le troisième pays du monde en termes de nombre d’infectés alors que l’épidémie gagne du terrain en Afrique. Cuba a dépêché en Italie une équipe de 52 médecins et infirmiers, la Russie s’apprête également à y envoyer des virologues et de l’équipement.

Désormais, ce sont la Chine, l’Italie et les États-Unis qui comptent le plus grand nombre d’infectés, selon des données publiées sur le site du projet de l'université Johns-Hopkins.

26.574 cas ont été signalés aux États-Unis. 336 personnes sont mortes, 176ont guéri.

La Chine reste en première place quant au nombre de personnes infectées (81.345). Elle est suivie par l'Italie (53.578), les États-Unis (26.574) et l'Espagne (24.926). Parmi les pays en comptant également un grand nombre figurent l'Allemagne (16.662), l'Iran (20.610) et la France (14.459).

Plus de 291.420 cas de coronavirus ont été détectés dans 165 pays et territoires depuis le début de cette épidémie qui a fait au moins 12.725 morts, selon un bilan établi par l'AFP samedi à 19h00 GMT.

Le 22 mars, le nombre de personnes infectées était de 306.395 dans le monde. Au total, 13.031 décès ont été enregistrés, 92.335 personnes ont guéri.

La situation s’aggrave en Afrique

Le Rwanda a annoncé samedi le confinement de sa population et la fermeture des frontières pour endiguer l'épidémie, ce qui compte parmi les mesures les plus drastiques prises en Afrique subsaharienne, une région au système de santé fragile où le nombre d'infections ne cesse de grimper.

Six décès y ont été enregistrés jusqu'à présent: trois au Burkina Faso, un au Gabon, un sur l'île Maurice et un en République démocratique du Congo, à Kinshasa.

Plus de 500 contaminations ont été rapportées le20 mars en Afrique subsaharienne, selon les autorités des pays concernés, et 200 en Afrique du Sud, le plus grand nombre de cas sur le continent.

Voici la situation de ce dimanche 22 mars:

  • - La Défense russe enverra un groupe aérien en Italie
  • - L'Italie arrête toutes les activités de production non indispensables pour garantir l'approvisionnement des biens essentiels et durcit les règles de confinement avec fermeture de tous les espaces verts.
  • - En France, restrictions supplémentaires de la circulation et couvre-feu dans plusieurs villes du sud.
  • - Cuba envoie en Italie des médecins ayant combattu la fièvre Ebola
  • - Couvre-feu imposé en Haïti, en République dominicaine, en Jordanie, en Roumanie et au Burkina Faso.

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
21 mars 2020 22:23

Le ministère russe de la Défense a annoncé que les avions des forces aérospatiales russes transporteraient en Italie huit brigades de virologues militaires russes, ainsi que de l'équipement.

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a ordonné d'envoyer en Italie huit groupes mobiles de virologues, de l'équipement et des complexes de désinfection. L'aide sera fournie à partir du 22 mars.

L'ordre de mettre en place un groupe a été émis par le commandant suprême Vladimir Poutine.

«Dès que la partie italienne sera prête, les avions engagés dans le transport militaire des forces aérospatiales russes vont livrer dans la République huit brigades mobiles de spécialistes virologues militaires russes et de médecins, des véhicules de désinfection des transports et des terrains, ainsi que de l'équipement médical», a précisé le ministère dans un communiqué.

Pays ravagé par le virus

Le Président russe avait précédemment promis dans un entretien téléphonique avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte que la Russie aiderait l’Italie en envoyant notamment des spécialistes et des équipements requis pour endiguer la propagation du coronavirus.

L'épidémie a fait presque 800 morts au cours des dernières 24 heures en Italie, portant le total à 4.825, a fait savoir Angelo Borrelli, chef de la protection civile.

 

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
21 mars 2020 17:50

Il y a eu imprévoyance caractérisée puisque prévenue en janvier, la direction générale de la santé n’a pas jugé utile de commander des millions de masques, de gants, de gels hydroalcooliques et de tests.

Nous savons tous que la confiance est le socle de la démocratie et que sans confiance dans la parole publique, il ne peut y avoir de débat démocratique. Cette défiance qui se généralise a pour corollaire la montée du populisme, le développement massif des fake news ou du complotisme.

Ce que nous avons vécu depuis le début de l’année en ce qui concerne la crise du coronavirus sera très probablement analysé comme une des plus grandes défaillances qui puissent être reprochée à notre État, non seulement sur le plan du fonctionnement démocratique pour les raisons que l’on indiquera ci-dessous, et sur le plan tout simplement de la protection des personnes physiques qui demeure le premier objectif d’un État. On rappellera que le droit à l’intégrité de la personne est le premier des droits de l’Homme.

Une politique d’imprévoyance caractérisée

Une politique de déni de la gravité de la situation qui a fait assimiler le Covid-19 à une “grippette” ce qu’il n’était évidemment pas et qui conduit à écarter les scénarios les plus pénalisants connus dès l’origine mais considérés comme improbables.

C’est une violation majeure du principe de précaution qui, en présence d’un risque incertain mais dont les conséquences pouvaient être gravissimes, exige que les mesures de précaution soient prises, ce qui n’a pas été le cas.

Cette politique de déni a non seulement eu des conséquences très graves sur les mesures prises mais également sur l’état d’esprit de notre population et notamment tous les moins de 70 ans qui ont considéré qu’ils ne risquaient rien, puisque c’était la doxa officielle. D’où “le retard à l’allumage” de la prise de conscience y compris après l’annonce de mesures de confinement, sans que le mot ne soit utilisé par le chef de l’État.

 

Le droit à l’intégrité de la personne est le premier des droits de l’Homme. Il y a eu violation majeure du principe de précaution.

 

Une politique d’imprévoyance caractérisée puisque prévenue courant janvier, la direction générale de la santé n’a pas jugé utile de commander des millions de masques, de gants, de gels hydroalcooliques et bien sûr de tests. Cette politique gravement fautive a mis en danger des centaines de milliers de personnes voire davantage à commencer par les soignants qui ne disposent même pas des moyens de se protéger!

C’est stupide et criminel alors même que les considérations budgétaires n’auraient même pas dû être prises en compte, non seulement parce qu’il s’agissait de la vie des gens mais encore parce que le rapport coût/avantage était évidemment en sens inverse.

Une politique de communication biaisée

Une politique de communication biaisée est mise en place, destinée à cacher cette erreur de départ d’une part et l’imprévoyance d’autre part. Dire depuis des semaines, et bien avant que nous arrivions en phase 3, que les tests étaient inutiles et devaient être réservés aux cas les plus graves. De même, nous voyons bien que les pays du monde qui ont mis en place des tests à très grande échelle ont des taux de létalité plus faibles (0,2% en Corée du Sud et en Allemagne).

Même si effectivement seuls les masques FFP2 protègent totalement, affirmer que les autres masques ne servaient à rien a été contre-productif et ne servait à répondre qu’à la pénurie actuelle. Les masques doivent aujourd’hui être destinés aux personnels les plus exposés faute de préparation, alors que les masques simples sont des facteurs de diminution du risque avant confinement et désormais pour les sorties autorisées, à commencer par les publics les plus vulnérables, les travailleurs les plus exposés... Du reste dans les pays voisins, ces masques semblent être considérés comme un minimum. 

Enfin, des décisions d’une parfaite incohérence puisque pour des raisons politiciennes et non de santé publique (car les raisons de santé publique ne pouvaient conduire qu’à une décision différente) les élections municipales ont été maintenues.

Ainsi, nos concitoyens se sont-ils vus conspués pour avoir pris le soleil dimanche alors même qu’ils étaient vivement encouragés à aller voter le même jour. Comment pouvoir croire à un danger majeur lié à la rencontre des autres lorsque l’État lui-même vous invite à aller voter, sans du reste la plupart du temps protéger convenablement les membres des bureaux de vote?

[…]

Aujourd’hui, l’État sanctionne le défaut de confinement. Mais n’est-il pas responsable en premier chef des difficultés avec lesquelles nos concitoyens se plient à cette discipline?

[…]

Le principe de précaution ignoré

L’utilisation du principe de précaution, qui en l’espèce a été manifestement ignoré puisque les scénarios les plus pénalisants -qui se révèlent les bons, malheureusement- ont été écartés, probablement pour des raisons budgétaires et des erreurs de jugement. […] Il est clair que le principe de précaution a très mauvaise presse dans certains milieux économiques, à Bercy et dans les hautes sphères du pouvoir. Il serait très utile que le droit soit appliqué et que ce principe qui a une valeur constitutionnelle, rappelé par le conseil constitutionnel récemment, soit effectivement appliqué.

 

On ne peut pas en même temps appeler à la responsabilité, au civisme, au rôle essentiel du citoyen et l’oublier ultérieurement.

[…]

Le drame du COVID 19 laissera plus que des traces. Le Président de la République a parlé de rupture à juste titre. Ce n’est qu’à ce prix que la confiance pourra de nouveau avoir un sens et une réalité.

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
21 mars 2020 17:42

Le port préventif du masque a contribué à juguler les contaminations dans les pays développés d’Extrême-Orient, où l’appel à ne pas en porter en France si l’on n’est pas malade est vu comme une grave erreur.

Le confinement généralisé de la population en France, après l’Italie et l’Espagne, rend perplexes les pays développés d’Asie. Ceux-ci voient tout à coup des sociétés aux économies sophistiquées n’avoir comme seule solution pour contrer l’explosion des contaminations que de recourir à une méthode primitive, au coût économique immense, que seule la Chine autoritaire, la première touchée par l’épidémie, a dû mettre en œuvre.

En serions-nous arrivés là si nous n’avions pas regardé de haut les mesures prophylactiques mises en place par les tigres asiatiques ? Celles-là même qui ont permis à Taïwan, Hongkong, la Corée du Sud et Singapour, et aussi, jusqu’à aujourd’hui le Japon, de se protéger d’une propagation exponentielle du virus. Voire, comme pour la Corée du Sud, de la juguler.

Une telle riposte, aux allures de ratage, laisse aujourd’hui un goût amer à ces pays qui doivent désormais se barricader contre l’arrivée de personnes infectées, venues non plus de Chine directement, mais de pays contaminés dans un deuxième temps.

Tous ces Etats asiatiques ont tiré des leçons de l’épisode de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) survenu en 2003, du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) en 2015 et de plusieurs accès de grippe aviaire. Les aéroports de la région s’étaient alors dotés de caméras infrarouges mesurant la température des passagers, une mesure écartée en France au prétexte que « son efficacité n’est pas prouvée ».

Les voyageurs ont pris l’habitude de remplir des formulaires de santé pour les remettre à des préposés en blouse blanche.

Face au Covid-19, ces protocoles ont été très vite activés et enrichis de nouveaux dispositifs, afin d’établir la traçabilité des personnes déclarées plus tard infectées. Des mises en quarantaine ont ciblé les individus venant de zones infectées, ainsi que des restrictions à l’entrée du territoire – du moins à Taïwan, Hongkong et Singapour.

La mise à disposition de gels hydroalcooliques dans les lieux publics et la désinfection régulière des surfaces ont été la règle depuis le début. Enfin, les gouvernements se sont vite assurés que des masques étaient disponibles – tout en en réservant suffisamment, et de qualité supérieure, au personnel médical. Certains pays comme la Corée du Sud ont misé sur le dépistage massif, avec succès.

En France, comme dans le reste du continent, cette chaîne prophylactique est largement incomplète, du moins vue d’Asie. Ainsi du port préventif du masque, qui n’est autre qu’un mode de confinement ambulant et individuel très largement présent dans la panoplie de la région.

A Hongkong, le microbiologiste Yuen Kwok-yung qui conseille le gouvernement de la région autonome et a fait partie de la délégation de scientifiques qui a visité Wuhan en janvier, a immédiatement préconisé le port « universel » du masque du fait des caractéristiques du virus, très présent dans la salive : pour se protéger soi, mais aussi les autres, en raison de la contagiosité de personnes asymptomatiques ou ressentant peu de symptômes.

(…) Le Monde

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
20 mars 2020 23:49

Dans une lettre ouverte adressée au ministre de la Santé Olivier Véran, quatre personnalités engagées sur le terrain de la sécurité sanitaire appellent le gouvernement à changer de stratégie dans la lutte contre le coronavirus.

« Il faut tester et isoler les personnes contaminées« , arguent, dans cette missive publiée par Le Parisien, Claude Got, professeur de médecine, Catherine Hill, épidémiologiste, Michel Parigot, chercheur en mathématiques au CNRS, président du Comité anti-amiante Jussieu, et Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière.

« Deux erreurs de stratégie préventive peuvent encore être corrigées et doivent l’être le plus rapidement possible : la détection et l’isolement des personnes infectées d’une part et le port du masque d’autre part« , expliquent-ils.

« La stratégie qui consiste à ne pas tester les personnes ayant les symptômes caractéristiques et à seulement leur recommander de rester chez elles, sans même leur fournir de masque, c’est l’assurance de contaminer à chaque fois tout le foyer et de répandre un peu plus largement le virus« , affirment les auteurs, alors que la France a pris la décision de ne tester que les cas graves pour soulager les services hospitaliers. […]

L’Express

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
20 mars 2020 23:08

Congés payés, 35 heures, repos hebdomadaire...

L'Assemblée nationale s'apprête à détricoter le code du travail provisoirement.

La gauche se scandalise d'un projet de loi visant à casser certains droits, au nom de l'union nationale face à l'épidémie.

Le gouvernement profite-t-il de la crise sanitaire du Covid-19 pour faire passer une nouvelle réforme, visant à briser de nouveaux des acquis inscrits dans le code du travail ?

L'Assemblée s'apprête en effet le 20 mars à valider le projet de loi d'urgence proposé par le gouvernement, qui pourra lui permettre d'agir ensuite par ordonnances pour apporter des modifications majeures dans le droit du travail, notamment sur le temps de travail ou la prise de congés payés.

Dans les trois mois suivant la publication du projet de loi, le gouvernement pourra ainsi prendre des mesures rapidement pour chambouler provisoirement le code du travail. La gauche est logiquement vent debout : le sénateur socialiste Patrick Kanner, a déploré pour Le Monde des «modifications lourdes au code du travail». Sur Twitter, la syndicaliste CGT Sophie Binet s'alarme aussi de l'ensemble des ordonnances que le gouvernement souhaite prendre au détriment du code du travail.

Le magazine Marianne a d'ailleurs révélé ces modifications majeures du droit du travail. Parmi les ordonnances, le gouvernement pourra ainsi «modifier les conditions d’acquisition de congés payés et permettre à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d’une partie des congés payés, des jours de réduction du temps de travail».

Par voie de conséquence, l'employeur pourra imposer la prise de congés payés pendant la période de confinement, dans la limite d'une semaine, selon un amendement adopté au Sénat.

Or, actuellement, le code du travail oblige l'employeur à ne pas «modifier l'ordre et les dates de départ moins d'un mois avant la date prévue».

Marianne constate une autre conséquence de cette ordonnance : «Les 2,5 jours de congés payés acquis par mois appartiendront peut-être bientôt au passé... Quant aux RTT, un régime plus restrictif pourra également être mis en place.»

Une autre ordonnance, que le gouvernement pourrait prendre, concerne les «entreprises de secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de nation ou à la continuité de la vie économique et sociale».

Quelles sont-elles ? Pour l'instant c'est l'inconnu. Quand cette ordonnance sera adoptée, ces entreprises pourront remettre en cause le droit concernant la durée du travail, le repos hebdomadaire et le repos dominical.

Si le projet de loi assure en outre que toutes les mesures devront être conformes au droit de l’Union européenne («Les mesures prises seront articulées dans le respect des normes de droit international et du droit de l’Union européenne»),

Marianne note que, pour le temps de travail hebdomadaire maximum par exemple, l'UE l'a «fixé à 48 heures par semaine».Enfin, si les mesures par ordonnances sont censées être «provisoires», aucune indication ne permet de savoir si ce provisoire ne pourrait en fait se prolonger des mois, voire des années.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/72861-covid-19-gouvernement-desosse-code-du-travail?fbclid=IwAR0ovFSaubBW_zf14vtnd-jspIvi6B1uyGDCQfu7Ju2sF2UDtwFD_T5iFVE

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
14 mars 2020 17:41

Donald Trump a déclaré vendredi 13 mars l’état d’urgence aux Etats-Unis « pour déclencher la pleine puissance des ressources du gouvernement fédéral ». […]

Le Danemark a annoncé la fermeture de ses frontières aux étrangers à partir de samedi midi. La Pologne a pris une mesure similaire, ainsi que Chypre, la Slovaquie et la République tchèque, qui va fermer à partir de lundi ses frontières tant aux étrangers voulant entrer dans le pays qu’aux Tchèques voulant le quitter.

[…] Hors UE, l’Ukraine a annoncé suspendre tous ses vols réguliers, et la Russie réduira à partir de lundi le nombre de ses liaisons aériennes avec l’UE. Singapour va interdire l’entrée et le transit aux voyageurs qui sont passés au cours des quatorze derniers jours par l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne. […]

Les vols en provenance et vers l’Europe ont été suspendus dans de nombreux pays d’Amérique latine. La Colombie va fermer sa frontière avec le Venezuela et restreindre les entrées d’étrangers ayant voyagé en Europe ou en Asie au cours des quatorze derniers jours […]

En Nouvelle-Zélande, la première ministre a annoncé qu’à partir de lundi tous les nouveaux arrivants à la frontière, même les citoyens néo-zélandais, devraient être confinés durant quatorze jours. […]

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a rappelé vendredi que « les interdictions de voyage générales [n’étaient] pas considérées comme très efficaces par l’OMS ».

De son côté, Emmanuel Macron a proposé à l’Union européenne (UE) de mettre en place dans les prochains jours des mesures de contrôles renforcés des frontières autour de l’espace Schengen et même de les fermer, afin d’« éviter les mesures non coordonnées », a fait savoir l’Elysée.

Le Monde

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
13 mars 2020 11:29

La préfète de la région Grand-Est n’apprécie pas. « Le virus circule et ne connaît pas les frontières », lance Josiane Chevalier

« Avez-vous de la fièvre ? Êtes-vous souffrants ? », interrogent des policiers porteurs de gilets fluorescents barrés de l’inscription « Polizei », à Kehl, la ville qui fait face à Strasbourg sur l’autre rive du Rhin. Porteurs de masques et de gants de protection, les policiers sont postés sous une petite tente blanche et interrogent les automobilistes qui viennent de traverser le Pont de l’Europe en provenance de l’ Alsace. Dans la soirée, la Sécurité civile allemande a installé des projecteurs et des plots sur la zone de contrôle.

(…) « Cette mesure n’a pas été prise en concertation », a regretté la préfète de la région Grand Est, Josiane Chevalier. « J’ai été alertée par mes propres policiers, mais la méthode est un peu étonnante. Le virus circule et ne connaît pas les frontières… »

Selon un policier allemand, ces contrôles sont effectués tout au long de la frontière avec la France. Ils se poursuivront « un certain temps » et sont valables pour l’ensemble de la frontière franco-allemande, a confirmé la police d’Offenburg (sud-ouest de l’Allemagne).

Le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer (CSU) a demandé jeudi à la police fédérale « d’intensifier de manière significative les contrôles à toutes les frontières », selon un porte-parole du ministère.

20minutes.fr


Emmanuel Macron a expliqué au soir du jeudi 12 mars qu’il voulait « éviter un repli ». Plus l’épidémie progresse, plus les pays se referment sur eux-mêmes. Plus tôt dans la journée, l’Allemagne avait installé des contrôles à la frontière avec la France.

Pour rentrer en Allemagne, il faut désormais montrer patte blanche. Ou plutôt, aucun symptôme du coronavirus. À la frontière avec l’Alsace, la police allemande interroge chaque conducteur, et prend systématiquement la température. Résultat à Strasbourg dans le Bas-Rhin : les bouchons s’accumulent. La mesure rend certains dubitatifs. « Pour moi il y a un manque, et selon moi une absence de coordination entre ces deux villes frontalières », déplore un automobiliste coincé dans les embouteillages.

Impossible de passer la frontière italienne

Décision encore plus drastique entre la France et l’Italie. À Menton (Alpes-Maritimes), deux postes frontière sont totalement fermés. Impossible de passer, à moins d’avoir une adresse italienne ou une nécessité de travail dûment justifiée. Les mêmes règles que pour tout déplacement sur le territoire italien.

Francetvinfo

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
8 mars 2020 23:08

C’est vraiment effrayant.

Quand j’entends nos chers journalistes (non spécialisés) qui parlent du Coronavirus, je ne peux m’empêcher de frissonner… Du grand spectacle, vraiment !

Pourtant, permettez-moi de douter de la potentielle gravité de cette épidémie en France.

Un très gros rhume monté en épingle

La santé, il n’y a rien de plus grave.

Cela fait donc partie des « urgences » que peut brandir un gouvernement aux abois pour recadrer le flux des informations et faire croire qu’il a la main sur le cours des choses.

C’est ce qu’on appelle « la politique spectacle ».
En réalité, le Coronavirus n’est rien d’autre qu’un cousin du SRAS déclaré en 2003, une « épidémie » qui n’a pas été bien méchante.

Le Coronavirus a fait 1 mort (à la date 28 Février) du en France, quand la variété de grippe de l’hiver dernier a fait 8100 morts. 

En Chine, on en est aujourd’hui à 77 000 cas et environ 2 600 morts pour un pays d’1,3 MILLIARD d’habitants.
L’Empire du Milieu, dont la gestion du SRAS au début des années 2000 avait été pour le moins opaque, a d’abord commencé par nier les faits avant de réagir en urgence.
D’où la construction de ce fameux hôpital en 10 jours, bien nécessaire puisqu’aucune structure ne permettait de gérer cette « épidémie » dans une province aussi peuplée que l’Île de France (11 millions de personnes dans l’agglomération de Wuhan).
Mais ça ne change pas la réalité : le Coronavirus est un très gros rhume.

Et malgré les coupes sombres dans les budgets de la santé et le mépris envers le personnel soignant, la France garde tout de même une bonne résistance à ce genre de maladies.

Le grain de sable dans la machine mondiale


La mondialisation des échanges n’a cessé de s’accélérer depuis 50 ans, avec le premier traité entre les Etats-Unis et la Chine.
Mais cette mondialisation a un revers sanitaire, qui révèle les faiblesses de certains pays.
La modernité, c’est aussi un soin apporté à tout un chacun, pas seulement l’ultra-connexion.
La crise est contenue en Chine, et même si à Wuhan l’hôpital monté en 10 jours n’a pas suffi, je ne pense pas que le « coronavirus-2019 » va atteindre une part cataclysmique de la population d’Extrême-Orient, dans les proportions bibliques qu’eurent les épidémies d’autrefois (peste, grippe espagnole).
L’Iran, l’Italie, les pays voisins de la Chine ?
S’ils sont touchés, c’est qu’ils ne sont pas dans un état sanitaire optimal – et c’est un euphémisme.


De plus, on y compte des ressortissants chinois (comme partout dans le monde), et aussi, comme partout sauf en Afrique, des populations vieillissantes, plus susceptibles d’être contaminées.
Toutefois, le coronavirus est au pire « déstabilisateur » de cette économie mondialisée qui tient sur un fil.

Cette maladie encore bien moins nocive que la grippe annuelle, ne doit pas nous faire oublier les vrais enjeux de santé contemporains.


Les vraies épidémies sont ailleurs

La santé, ce n’est pas que les « épidémies » dont on nous rebat les oreilles.
La santé, c’est du soin et de la nutrition au quotidien.

C’est résister à tous les éléments toxiques qui nous assaillent et à l’appauvrissement de notre nourriture…
Notre résistance au coronavirus se fait malgré nos gouvernants.
Ils s’inquiètent moins du nombre ahurissant de cancers, d’Alzheimer et autres maladies de civilisation – à moins qu’ils soient en campagne électorale.
Pourtant ce sont là les vraies épidémies, celles qui frappent toutes les familles, sauf qu’elles se développent sur le long terme.

Or pour nos gouvernements, comme pour nos médias, le long terme ne veut plus rien dire.
Pour le coronavirus, il suffit de prendre des vitamines, et particulièrement de la vitamine C (si possible liposomale).

Avec des défenses immunitaires simplement correctes, vous n’avez rien à craindre.

Portez-vous bien,

Dr. Thierry Schmitz

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
2 mars 2020 22:16

Semaine noire pour la Bourse le 24 février 2020 : le coronavirus a contaminé de plein fouet les marchés financiers du monde entier. S’il n’y a pas de foyer de contamination actif à Wall Street, à la Bourse de Paris ou à celle de Tokyo, l’économie, elle, tousse.

Très fort… au point de brûler quasiment trois fois le PIB de la France en une semaine. Et ça ne va pas s’arrêter…

Le coronavirus « corrige » les Bourses mondiales

Ce fut une semaine noire, du jamais vu depuis… la crise économique mondiale de 2008 de laquelle nous sortons à peine : les marchés sont entrés, jeudi 27 février 2020, en phase de « correction » à cause du coronavirus qui inquiète fortement. On parle de phase de « correction » lorsque les indices boursiers perdent plus de 10%... ce qui fut le cas à peu près partout.

Quelques exemples ? Paris chutait de 11,94%, Francfort de 12,44%, Londres de 11,12%... et même aux États-Unis, où le virus commence seulement à sévir, les pertes sur la semaine étaient supérieures à 10% pour les trois indices principaux : le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq. Personne n’est à l’abri : l’action d’Alphabet, par exemple, est passée de 1.524 dollars à 1.339 dollars en une semaine.

Au total, en une semaine, près de 6.000 milliards de dollars de capitalisation boursière ont été brûlés par les traders pris de panique : la croissance mondiale pourrait chuter à cause du coronavirus et déjà les grandes entreprises annoncent des résultats pour 2020 bien inférieurs à ceux anticipés fin 2019…

Mais que va-t-il se passer ?

L’impact de la crise du coronavirus sur la croissance mondiale sera réel : une chute de 0,5%, voire plus, sur l’année 2020 selon le FMI, certains cabinets estimant même que les pays industrialisés pourraient rentrer en récession si la pandémie devait contaminer le monde entier sur le long terme.

Mais la panique pourrait bien laisser place à une phase de redressement : les entreprises en Chine ont repris leur activité, bien qu’elle soit ralentie. Si l’épidémie passe naturellement, notamment car le virus pourrait n’être que saisonnier, alors tout ira bien. Les premiers vaccins expérimentaux sont attendus vers la fin de l’été et l’ensemble de la recherche mondiale se concentre sur ce point, ce qui laisse un bon espoir de trouver un traitement, d’autant plus que la famille des coronavirus est déjà connue.

Ce qui est sûr, c'est que certains secteurs devraient souffrir : le tourisme et le transport notamment. Les gouvernements pourraient alors prendre des mesures pour éviter une hécatombe d’entreprises, ce qui toutefois risque de leur coûter cher.

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS