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18 mai 2012 08:22

Nous avons dans ces colonnes déjà évoqué à plusieurs reprises la situation qui fait aujourd’hui du livret A un produit d’épargne monétaire plus intéressant que l’assurance-vie ou tout autre produit.

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Les derniers chiffres concernant l’épargne familiale (dite « des ménages ») sont flagrants :

  •  le livret A a enregistré en mars une collecte nette positive de 1,28 milliard d’euros (source CDC),
  •  l’assurance-vie a subi une décollecte de 1,2 Md€ sur le même mois de mars 2012 (source FFSA).

Les ménages français transfèrent sur le livret A leur épargne.

Nous avons dans ces colonnes déjà évoqué à plusieurs reprises la situation qui fait aujourd’hui du livret A un produit d’épargne monétaire plus intéressant que l’assurance-vie ou tout autre produit. Ne subissant pas la taxation CSG/CRDS, ne subissant pas d’imposition, il sert aujourd’hui, bien que ne bénéficiant pas de la revalorisation prévue, un intérêt net supérieur aux fonds Euros.

Concernant la revalorisation de l’intérêt servi, Monsieur Noyer, décidément plus sévère avec l’épargne de la « France d’en bas » qu’avec les bonus servis dans les banques, a fait savoir qu’il n’y avait pas lieu de la majorer. Rappelons qu’en janvier, avec une augmentation des prix des 2,4%, il n’avait déjà pas été majoré. En € constants, les épargnants français ont donc perdu de l’argent les trois premiers mois de l’année. Il en sera de même dans les mois qui viennent, puisque l’indice INSEE de la consommation affiche 2,3%, c’est-à-dire plus que les 2,25% du livret A. Mais, comme nous sommes dans l’épargne des plus modestes, rappelons que l’augmentation des prix des produits de grande consommation s’établit, lui, à 3,3%, ce qui commence à faire une sacrée différence !

S’il n’est pas prévu que la rémunération de votre épargne soit mieux rémunérée, il était inscrit dans le programme du candidat Hollande le doublement du plafond du livret A, ce qui le porterait à 30 600 euros contre 15 300 euros actuellement. L’état-major du Président élu a fait filtrer ces derniers jours auprès d’un certain nombre de journalistes choisis l’information selon laquelle cette mesure serait une des premières mises en application, par décret, dès la prise de fonction terminée. La campagne des législatives a commencé. Le LDD (ex Codevi) passerait quant à lui de 6 000 à 12 000 €.

Optimisée, cette mesure permettrait à un célibataire de percevoir (sur la base de la rémunération actuelle) 958,50 € d’intérêt par an (pour une année entière), au taux actuel de 2,25% ; 3 294 € pour une famille de deux enfants. Cela frôle la « niche fiscale », non ?

Notons tout de même que cette mesure mérite deux réflexions :

  • Les banques, pour des raisons comptables et de disponibilité des fonds (transférés pour partie à la CDC) n’ont aucun intérêt à ce doublement.
  • Seuls 7% des livrets sont au plafond. Le doublement n’apportera rien aux plus modestes (contrairement à un relèvement du taux) mais offre au contraire une opportunité de défiscalisation à plus gros épargnants. Poudre aux yeux ou manque d’analyse ?
  • Mais attention à la sortie "avec frais de son assurance-vie"


Sur le web

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
17 mai 2012 13:23

Plus d'un milliard et demi d'euros ont été retirés des banques grecques depuis lundi.(…) Jusque-là, les retraits s’étaient étalés dans le temps. Les Grecs ont retiré 60 milliards d’euros depuis le début de la crise, en 2009. Ce qui représentait déjà près d’un tiers du PIB grec. Le 15 mai, 700 millions ont été retirés des banques en une seule journée.

Ce rythme pourrait encore s’accélérer si l’hypothèse d’une sortie du pays de la zone euro se faisait plus vraisemblable.

Suite et source : Bfm Business

 


La fuite de liquidités dépasse un milliard d'euros depuis le début de la semaine. Du jamais-vu depuis avril 2010. Plus inquiétant: la BCE a cessé ses opérations de refinancement de certaines banques grecques.

De notre correspondante à Athènes

Dans sa boutique de la rue Lekka, près du Parlement, Giorgos Moskopoulos, président de l'Association des vendeurs de coffres-forts de Grèce, croule sous les appels. «Ils veulent tous la même chose: des coffres-forts. Ils vident leurs comptes en banque pour cacher leur argent chez eux! Nous, nous sommes en rupture de stock! J'ai passé deux commandes en Italie. En attendant, on m'apporte des vieux coffres pour que je les retape…» raconte-t-il.

Grâce à la crise, son chiffre d'affaires a grimpé de 40% en deux ans. «Je conseille souvent à mes clients d'aller dans la rue d'en face changer leur argent en or, car si nous sortons de la zone euro, avoir des euros sous le matelas ne servira à rien!» déclare-t-il.

L'instabilité politique et sociale, les menaces d'un retour à la drachme ont déclenché une ruée sur les guichets. À Athènes les distributeurs sont pris d'assaut. Plus d'un milliard d'euros auraient été retirés des banques grecques depuis lundi, au rythme de 700 à 800 millions d'euros par jours, d'après les transcriptions des discussions que le président Karolos Papoulias a eues mardi avec les chefs de file des partis politiques grecs.

«Les retraits et les sorties à 16 heures, lorsque je l'ai appelé, excédaient les 600 millions d'euros et atteignaient les 700 millions d'euros. Le gouverneur de la banque centrale s'attend à des sorties totales de l'ordre de 800 millions d'euros», a indiqué le président grec à ses interlocuteurs.

Avertissement de la BCE

Les retraits se sont poursuivis au même rythme mardi, selon des sources provenant de deux banques grecques, soit plus d'un milliard et demi d'euros retirés des banques grecques depuis lundi. Une fuite d'une telle ampleur est inhabituelle, en Grèce, même si en avril 2010, 8 milliards d'euros avaient été retirés en quelques jours, avant le premier plan de sauvetage du FMI.

Depuis 2010, 75 milliards d'euros auraient été retirés des banques grecques, soit 30% des dépôts bancaires. Selon les premières estimations, 10% de ces retraits iraient en Suisse et 35% seraient transférés en Grande-Bretagne. D'autres optent pour Chypre ou gardent leurs économies chez eux.

Cette fuite de liquidités ne pourra être comblée que par la Banque centrale européenne (BCE), seule institution capable d'offrir des liquidités illimitées aux banques. Encore faut-il que la BCE accepte de voler au secours des banques grecques, ce qui apparaît de moins en moins certain.

Mercredi, la BCE a annoncé qu'elle cessait ses opérations de refinancementavec certaines banques grecques «parce qu'elles n'avaient pas été correctement recapitalisées». L'avertissement aux banques grecques est sérieux, alors qu'elles attendent un versement de 18 milliards d'euros du gouvernement.

Malgré la pression, la Grèce ne croit pas au lâchage de la BCE . «En cas de sortie de la Grèce, toutes les banques centrales des pays membres en paieront le prix et cela, personne ne le veut», estime Andreas Koutras, analyste financier. «Une sortie ordonnée de la zone euro n'est pas possible. Si cela se passe, cela sera forcément désordonné et chaotique…» prévient-il.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/05/16/20002-20120516ARTFIG00657-grece-ruee-bancaire-a-800millions-par-jour.php#

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
17 mai 2012 01:14

BNP Paribas va accorder à ses collaborateurs près de 490 millions d’euros de bonus au titre de l’exercice 2011. Quelque 3.479 collaborateurs de la BNP se partageront ainsi une enveloppe de 488,67 millions d’euros, soit une moyenne de 140.465 euros par bénéficiaire.

De son côté, la Société générale va verser 410 millions d’euros de bonus à 3.546 de ses collaborateurs (hors mandataires sociaux), soit 115.623 euros par bénéficiaire.

hé oui, ce n'est pas fini ! Ces Bonus sont distribués avec l'argent des petits épargnants !! 

Reuters

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
17 mai 2012 00:05

Comme beaucoup d’autres banques, Natixis envisage comme une éventualité à forte probabilité l’éclatement de la zone Euro.  Dans un document interne, elle prévoit une politique de couverture des actifs risquant d’être impactés, en particulier par une sortie de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal.
 
Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Voici un document, théoriquement confidentiel mais en accès libre sur le site de Natixis, qui prouve que les banques envisagent comme une éventualité à forte probabilité l’éclatement de la zone Euro. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est de voir que les scénarios envisagés différent d’une institution à l’autre. Ici, Natixis envisage la sortie de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal, ces trois pays retrouvant une monnaie nationale.

Bien évidemment le but de ce document est d’établir une politique de couverture des actifs risquant d’être impactés, en particulier par l’Espagne. Mais néanmoins les auteurs de ce texte se sont sentis obligés de justifier leur hypothèse. Pourquoi prendre comme hypothèse probable la sortie de ces trois pays ? Et c’est là qu’on ne sait plus s’il faut en rire…

La justification donnée par les conjoncturistes de Natixis n’est ni plus ni moins… que le discours économique de Marine Le Pen pendant la campagne des présidentielles : pour assainir le déficit budgétaire structurel, il n’y a que deux variables d’ajustement, soit le chômage, soit la dévaluation. Si ces pays choisissent le chômage, ils arriveront à une situation sociale explosive, ils ne peuvent donc que choisir la dévaluation ; pour dévaluer, ils doivent sortir de l’Euro (lire ici, page 2, paragraphe « Pour quelles raisons sortir de la zone Euro ? »).

Bien sûr (pour l’instant), ce raisonnement ne vaut que pour l’Espagne, le Portugal et la Grèce (même si, vous l’aurez remarqué, l’Italie est citée) et toute extrapolation à un ou des autres pays connaissant eux aussi un déficit structurel n’est que pure spéculation…

Pour ceux d’entre vous qui se demandent comment réagir eux-mêmes par rapport à une telle éventualité, vous lirez le document, avec précaution toutefois, les analystes de Natixis n’étant pas exempts d’erreurs dans le passé. 

À noter quand même que grosso modo, ils recommandent de sortir les investissements d’Europe, de se porter sur les USA (ce qui me laisse personnellement dubitatif, convaincu que je suis que la crise n’est pas spécifiquement européenne mais américano-européenne). Vous sentirez page 7 poindre un certain pessimisme quand on peut lire que les taux français et autrichiens connaissent une plus forte corrélation aux taux espagnols depuis 2010 (50%).


Notre économie, notre éducation, notre immigration nous interdisent d’espérer nous comparer avec l’Allemagne dans un avenir prévisible.
Nous baissons dans tous les domaines.
Il nous faut une monnaie à la mesure de notre médiocrité, puisque nous n’avons pas su nous hisser au niveau germanique.
Il est difficile de sortir du socialisme, comme peuvent en témoigner les pays de l’Est. La libéralisation ne peut pas être opérée dans l’urgence, une économie libérale ne surgit pas sur injonction étatique.
S’obstiner dans l’Euro, c’est risquer des troubles sociaux et politiques.


 

Regardez la vidéo de Sapir du 6 mai 2012 sur le sujet.

—-
Sur le web.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
15 mai 2012 00:09
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
14 mai 2012 00:58

Après Dexia, Groupama, Crédit Agricole et d’autres, voici venu le temps d’ajouter un nouveau personnage à notre saga des banques en danger, le Crédit Immobilier de France.

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Nous vous contons régulièrement les péripéties de Dexia et de Groupama, nous vous mettons régulièrement en garde sur Crédit Agricole et sa filiale grecque Emporiki (30 milliards de risque), voici venu le temps d’ajouter un nouveau personnage à notre saga, le Crédit Immobilier de France.

L’AMF a demandé hier la suspension de la cotation de plusieurs obligations sécurisées de 3CIF, l’un des deux véhicules de refinancement du groupe avec CIF Euromortgage.  Il s’avère que le CIF n’a pas déposé ses comptes annuels dans les délais impartis, et risque une dégradation de trois à quatre crans par Moody’s.

En fait, l’Autorité de contrôle prudentiel suit de près le dossier depuis 2008. Le groupe, contrôlé par des sociétés liées au mouvement HLM, prête sur le long terme et n’a quasiment pas de dépôt, dépendant ainsi entièrement des marchés pour son refinancement. L’agence Fitch s’en est inquiétée en janvier, soulignant la montée du coût des ressources du prêteur en 2011.

Il y a trois ans, en 2009, la Commission bancaire avait, de son côté, demandé au CIF de muscler ses fonds propres. Le groupe, qui affichait 41,6 milliards d’euros de total de bilan à fin juin pour un encours de crédit de 33,3 milliards, revendique un ratio de solvabilité de plus de 14%. Le CIF présente malgré tout un taux d’encours douteux assez élevé pour le secteur, à 4,2%. Il a notamment été impliqué dans l’affaire Apollonia, qui l’a « plombé » de 316 millions d’euros de créances douteuses.

Il n’y a apparemment que deux solutions possibles pour sauver le Crédit Immobilier de France :

  • Soit une garantie de l’État sur ses émissions,
  • Soit l’adossement à une banque de dépôt.

Dans l’hypothèse de la seconde solution, nous savons déjà que la BPCE, actionnaire du Crédit Foncier, a démenti tout intérêt pour le groupe. Le nom de Banque Postale, qui a déjà joué les pompiers pour Dexia, circule actuellement. Il n’y a aucune prise de position officielle pour l’instant de la part de la filiale de La Poste.

Quelle sera la prochaine banque à renflouer ??

Sur le web

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
14 mai 2012 00:00

Interview de l’économiste Alexandre Delaigue dans Le Figaro :

[...] Même si demain vous passiez l’éponge sur la totalité de la dette, le budget grec reste en situation de déficit primaire qui n’est pas près de se résorber: c’est-à-dire que même en gommant les intérêts de sa dette, les dépenses du pays dépassent nettement ses ressources. La Grèce aurait donc toujours besoin d’aide financière. Ce serait pire si elle annulait unilatéralement sa dette actuelle, elle se couperait encore plus (si c’est possible) des marchés.

Privé d’aide, le gouvernement serait contraint de mettre en route la planche à billets et on assisterait à une forte dévaluation du drachme.

Pour un si petit pays, qui importe beaucoup de biens, cela renchérirait fortement les prix. Et très concrètement, on voit mal comment cela se passerait: il y aurait non seulement une fuite des capitaux à l’étranger mais une désorganisation totale du pays, avec l’armée devant chaque banque pour éviter les émeutes de gens voulant retirer leurs économie en euros avant le changement. [...]

Le Figaro

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
13 mai 2012 00:30

Pour les chefs d'entreprises, la première secrétaire du Parti socialiste reste la Pour les chefs d'entreprises, la première secrétaire du Parti socialiste reste la "dame des 35 heures". Son retour aux affaires, comme Premier ministre ou ministre du Travail, serait pour eux un symbole très négatif, alors qu'ils ont déjà été durement critiqués durant la campagne.

 

ETHIC (Mouvement des Entreprises à Taille Humaines Indépendantes et de Croissance) représente par sa composition et les différents profils de ses adhérents le tissu entrepreneurial français, et les entrepreneurs considèrent que la nomination de Martine Aubry comme Premier Ministre ou au poste de Ministre du Travail serait un signal extrêmement négatif pour 3 millions de chefs d’entreprises pour lesquels elle demeure: « la dame des 35 heures ».

La réduction du temps de travail telle qu'elle a été imposée et menée par l'ancienne Ministre du Travail reste un passif sur lequel Madame Aubry n'est jamais revenue et n'a voulu ni s'expliquer ni accepter l’idée du frein économique que cela a pu représenter pour toutes les entreprises, à l'exception de quelques très grosses entreprise qui en ont profité pour mener à bien quelques accords donnant-donnant. Les "aménagements" du précédent Gouvernement n'ont fait que colmater les dommages provoqués et à un coût regrettable que l'on connait. Remettre tout le monde autour de la table pour renégocier en supprimant les célébrissimes RTT (forcément populaires) était un chantier apparemment trop difficile. Cela a fait de nous le pays avec le moins de jours travaillés… Nous n’en avions tout simplement pas les moyens.

Alors c’est l’inquiétude chez les patrons à la perspective d’un retour de Martine Aubry ! On se le chuchote, on s’esclaffe, on prétend tout quitter si c’est le cas,  « tout mais pas elle », on joue à se faire peur « il n’osera pas quand même ? »

Ce serait un retour vers le passé symboliquement très préjudiciable et incompréhensible par rapport au "changement" annoncé, et surtout en période de crise économique. Le Premier Ministre devra représenter un nouvel espoir et même un allié, susciter un élan. Inimaginable de démarrer un quinquennat sur un ancrage négatif encore si puissant pour des millions d’entrepreneurs quelles que soient les qualités politiques de Madame Martine Aubry.

Le nouveau Président de la République doit soutenir les 3 millions d'entrepreneurs qui créent la richesse et sont le socle de la réussite de la France sans lesquels aucune promesse ne peut être tenue, or il est un peu soupçonné de ne pas être proche d’eux, c’est le moins qu’on puisse dire ; nous n’avons pas eu droit à la moindre parole d’encouragement, les seuls propos tenus à ce sujet étaient pour critiquer les gros salaires, fustiger les riches, évoquer l’emploi, l’industrie, mais toujours rien sur les entrepreneurs, ils ne seraient sympathiques que s’ils souffrent… Ce n’est pas ce qu’ils veulent, ils sont fiers de leur statut, de leur indépendance, de leurs succès, de leurs bénéfices et même de l’argent qu’ils gagnent et de celui qu’ils distribuent ; stock option n’est pas un gros mot c’est leur façon d’enrichir ceux qui y travaillent avec eux.

Ce qui est bon pour les entreprises donc pour l’emploi et le pays ne peut s’accommoder des pseudos vertus d’une idéologie qui n’aime, ni la compétitivité (facteur de stress et de pression) ni la concurrence (synonyme d’un libéralisme honni), ni le profit (forcément injustement réparti), ni l’utopie du salaire juste (la limitation à un multiple de 20 fois le plus bas salaire serait un désastre), ni le temps choisi contractuellement (le salarié étant obligatoirement exploité). Toutes ces vieilles lunes réactivées mèneraient à la faillite et Mélenchon s’est bien appliqué pourtant à les réactiver. Qu’on le veuille ou non, injustement peut être, l’archaïsme économique est incarné par Martine Aubry qui n’a jamais voulu crever l’abcès.

Une autre génération est attendue, porteuse d’espoir ; Manuel Valls, par exemple, qui a rencontré les chefs d ‘entreprises d’ETHIC, a suscité leur confiance par un réalisme humanisme qui ne renonçait pas à tenter d’améliorer certains excès capitalistes. « Le changement » c’est maintenant mais donner l’élan nécessaire, fédérer et respecter la liberté d’entreprendre c’est tout de suite ! 

 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
13 mai 2012 00:17

Pour les chartalistes, il faut abolir le chômage. Pas juste le réduire : l'abolir. Cette semaine, le "nettoyeur" Pascal Emmanuel Gobry, propose de découvrir une des écoles de pensées qui a été ravigorée par la crise : le chartalisme. Pour eux, il ne faut pas juste réduire le chômage mais l'abolir.

 

Une des vertus de la crise financière aura été de donner un coup de fouet aux théories économiques hétérodoxes, et ainsi d'enrichir le débat économique. Une des écoles de pensées qui a été ravigorée par la crise s'appelle le chartalisme, ou théorie monétaire moderne, qui a bien expliqué les effets des politiques monétaires entreprises après la crise.

Le chartalisme étudie les conséquences du fait que dans une économie moderne, c'est l'Etat qui crée la monnaie. Puisque l'Etat crée la monnaie, il peut se financer indéfiniment : l'objectif de l'impôt n'est pas de financer l'Etat, mais d'obliger les citoyens à utiliser la monnaie et donc de lui donner cours. Dans ces conditions, les déficits et la dette publique ne sont pas un problème, puisque l'Etat peut toujours créer de la monnaie pour rembourser sa dette. Ce cadre théorique explique très bien pourquoi l'Europe subit une crise monétaire et non une crise de la dette, et pourquoi les Etats même très endettés n'ont pas de mal à se financer.

Mais ce qu'il y a peut être de plus intéressant dans le chartalisme, c'est ses préconisations au sujet du chômage. Pour les chartalistes, il faut abolir le chômage. Pas juste le réduire : l'abolir.

Pour l'école économique dominante, le néo-keynésianisme, le taux “optimal” de chômage est aux alentours de 5%, pour prendre en compte le fait que les gens mettent du temps à retrouver un emploi même lorsque l'économie fonctionne bien. Si le taux de chômage est proche de zéro, c'est un signe de surchauffe et que le marché du travail n'arrive pas à répondre aux demandes d'emploi.

Pour les chartalistes, tolérer le chômage c'est tolérer les récessions : lorsqu'il y a du chômage, ça veut dire que la demande des ménages est plus faible qu'elle ne pourrait l'être, et donc que l'économie est en sous-régime. L'Etat doit donc, par la loi, garantir un emploi à chacun. En ce faisant, il garantit un certain niveau de demande et empêche donc les récessions prolongées. Cette idée de garantie d'emploi est encore plus controversée que les idées monétaires des chartalistes.

La critique néo-keynésienne de la garantie d'emploi est essentiellement microéconomique : en garantissant un emploi à chacun, l'Etat pourrait créer de l'assistanat, et empêcher les entreprises de créer des emplois productifs en les remplaçant comme employeur de dernier ressort. Pour mettre en place cette garantie d'emploi, il faudrait créer une bureaucratie gigantesque.

Pour les chartalistes, les néo-keynésiens sont cruels et manquent d'ambition. Cruels parce que les travailleurs font les frais d'ajustements macroéconomiques dont ils ne sont pas responsables, et manquent d'ambition parce que l'objectif de la politique économique devrait être le plein emploi au lieu de se résigner à des cycles de récessions et de chômage. Les néo-keynésiens voient les cycles économiques comme une loi de la nature à subir, comme les marées ou la levée du soleil, alors que pour les chartalistes il n'y a pas de malédiction.

Qui a raison ? Une garantie d'emploi est fort probablement irréaliste à l'heure actuelle.Mais là où les chartalistes ont raison est qu'ils ont montré l'importance de la demande pour relancer une économie en récession. L'austerité est entrain de fusiller la zone euro, et les Etats-Unis, qui ont eu une politique modérée de relance de la demande, ont une reprise modérée. La garantie d'emploi est la version la plus extrême d'une stimulation de la demande, mais l'idée qu'il faut stimuler la demande va rester avec nous pendant longtemps. Ainsi, surtout, que l'idée qu'il faut chercher du côté des économistes hétérodoxes...

 


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
12 mai 2012 10:43

277897_piece-de-un-euro-devant-un-drapeau-grecVous vous souvenez de François Lenglet. Nous vous en avons souvent parlé sur ce blog. Parfois en bien, quand ses chroniques nous semblaient pertinentes. Et parfois en mal quand il se sentait obligé de mentir devant Marine Le Pen afin de ne pas lui donner raison.

Or, comme son collègue Nicolas Doze, françois Lenglet vient d’avouer ce qu’il n’aurait jamais osé dire devant les caméras en face de Marine Le Pen : François Hollande sera sans doute le président du retour au Franc.

Les journalistes ont préféré attendre la fin des élections pour donner raison aux analyses de Marine Le Pen et Dupont-Aignan . Seul le camps des patriotes a dit la vérité aux Français. Ils ont été les seuls a prendre le risque d’affronter les cerbères médiatique du politiquement correct.

Les autres vous ont menti….

François Lenglet : « Il est possible que nous ayons élu hier le président du retour au Franc. C’est possible, c’est assez vraisemblable compte tenu de l’accélération des évènements en Europe »

Présentateur : « c’est terrible ce que vous nous dites là ! »

François Lenglet : « C’est logique, une simple logique ! »

Présentateur : « est-ce que vous y croyez sérieusement ? »

François Lenglet : « C’est évident ! »

 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
12 mai 2012 00:25

akena-technologie.jpg(…) « Comme beaucoup d’entreprises, nous sommes très dépendant de la situation économique en France. Or, la situation est difficile. La France et l’Europe ont un gros problème de dette publique. Attendons de voir ce qu’il va se passer en Grèce. Tous les secteurs sont touchés là-bas. C’est ce qui peut nous arriver.
Or le nouveau président reste flou sur ce qu’il compte faire. Pire : ses annonces sur l’augmentation des dépenses publiques et sur le comportement qu’il compte adopter vis-à-vis des créanciers comme la Grèce ne sont pas très rassurantes.
Une embauche, ça engage sur le long terme. Surtout pour un développeur : il faut un an de formation pour être opérationnel à 100%. D’ailleurs, si le CDI était plus souple en France, je regarderais le problème autrement. »

Cliquer pour agrandir :

Source : Media vacances via Rue89

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
11 mai 2012 01:35

 Les Marocains durement touchés par la crise en Espagne C’est officiel, l’Espagne est bien retombée en récession et les mesures d’austérité qui permettraient au pays de dégager un budget de 47 milliards d’euros en 2012, sont jugées xénophobes et cruelles par l’opposition espagnole, car elles touchent principalement les étrangers devenus clandestins en perdant leur emploi.

 

Au total, plus de 500.000 étrangers en situation irrégulière enEspagne, dont des dizaines de milliers de Marocains, sont concernés par ces mesures, qui touchent également le domaine de l’éducation.

Ces mesures d’austérité impopulaires, dont l’objectif est de ramener le déficit actuel de 8,51% du PIB à 5,3% en 2012 puis 3% en 2013, seront renforcées par une politique hautement antisociale, dénoncée par l’opposition, les syndicats et plusieurs ONG.

L’Espagne prévoit par exemple d’économiser 7 milliards d’euros dans la Santé publique, laquelle ne bénéficiera désormais plus qu’aux immigrés inscrits à la sécurité sociale. Aussi, dès septembre prochain, seuls les femmes et les enfants pourront être traités dans les services de gynécologie et de pédiatrie. Le reste devra se diriger vers les urgences pour se faire soigner.

Face à la crise et à une politique peu avenante en matière d’immigration, plus de 40.000 immigrés ont quitté l’Espagne au cours des derniers mois d’après des statistiques officielles.

L’Espagne vivrait l’un des moments les plus durs de son économie, surtout depuis l’éclatement de la bulle immobilière, un temps véritable moteur de croissance du pays. Au premier trimestre 2012, le chômage touchait 24,44% de la population active du pays.

Espagne : Frais d’inscription multipliés par 6 pour les étudiants étrangers hors UE

6 000 euros, c’est la somme que pourraient débourser les étudiants étrangers issus des pays hors Union européenne pour suivre leur cursus universitaire en Espagne. Décision prise par le gouvernement Rajoy afin de faire face à la crise qui frappe le royaume ibérique depuis l’année dernière. Une annonce mal reçue dans les universités espagnoles.

Parmi ces étudiants étrangers, l’on compte plus de 3000 Marocains concernés et leurs frais d’inscription sont en partie assurés par l’Etat espagnol. Cette nouvelle disposition permettrait au ministère de l’Education d’économiser trois milliards d’euros. Il s’agit d’un préalable à la réforme éducative que le gouvernement veut mettre en place. Bien que les étudiants espagnols, à un certain niveau, soient également concernés par cette mesure d’austérité, ce sont les étrangers qui vont le plus en pâtir. […]

Dès l’annonce ce cette disposition, les étudiants ont organisé des sit-in afin de réclamer l’a suppression d’une telle mesure, selon El Pais. Dans une pétition, ils demandent l’égalité de traitement avec les étudiants issus des pays de l’UE, puisqu’ils appartiennent «au même système éducatif». […]

Les étudiants étrangers se sont mobilisés dans tout le pays. Ils espèrent collecter 50 000 signatures afin d’obtenir l’annulation de cette mesure. Reste à savoir ce que fera le gouvernement dans ce cas.

yabiladi

mots clefs : espagne, étudiants, université

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
10 mai 2012 01:37

Comment, compte tenu des circonstances actuelles, la Grèce pourrait-elle rester dans l’euro ? Elle semble devenue ingouvernable et le reste de l’Europe ne sera pas épargné par le contrecoup.

 

Si ce dimanche l’élection sans surprise de François Hollande a monopolisé l’actualité, les caméras ne se sont pas assez penchées sur d’autres scrutins, bien plus cruciaux, à la périphérie de l’Europe.

Je parle bien sûr de la Grèce, où vient sans doute de se jouer le destin de l’intégration politique du Vieux Continent.

Deux sièges. Deux tous petits sièges séparent la coalition sortante de la majorité absolue de 151 sièges sur les 300 que comptent le Parlement grec :

Le nouveau parlement grec, le temps qu'il durera.

Qui aurait cru que « l’énorme coalition invincible » représentée par les deux plus grands partis historiques de la Grèce, gauche et droite unies par les circonstances dramatiques que traverse le pays, se ferait balayer au point de réunir moins de la moitié des sièges ? Si la Nouvelle Démocratie résiste quelque peu, le Pasok s’est effondré, malgré sa réforme. La crise de la dette publique a complètement éreinté les partis politiques traditionnels.

Les nouveaux venus représentent un assemblage hétéroclite de valeurs parfaitement antagonistes, réunies par un unique point commun : le refus du plan d’austérité signé par le gouvernement grec avec ses bailleurs de fonds (Banque Centrale Européenne, Fonds Monétaire International, Fonds Européen de Stabilité Financière).

L’impasse semble donc inévitable.

Selon la constitution grecque, le parti vainqueur des élections a trois jours pour former un gouvernement. S’il échoue, le deuxième parti a trois jours pour former un gouvernement. S’il échoue encore, le troisième parti hérite alors de la charge. S’il échoue lui aussi, enfin, le chef de l’État peut convoquer les leaders de tous les partis parlementaires pour une réunion de la dernière chance, sans limite de temps cette fois-ci.

Nous n’aurons sans doute pas à attendre l’expiration de tous ces délais. Mardi soir, le chef de Nouvelle Démocratie Antonis Samaras a déjà jeté l’éponge, laissant sa chance au leader du parti d’extrême gauche Alexis Tsipras. Farouchement opposé au plan de sauvetage et à la politique d’austérité, il est peu probable qu’il réussisse à s’allier avec le Pasok ; quant aux communistes du KKE, ils ont d’ores et déjà annoncé qu’ils refuseraient toute participation à un gouvernement. Et il y aurait même des néo-nazis dans la nouvelle assemblée… Les premières sessions parlementaires à Athènes promettent d’être spectaculaires.

La seule petite chance qu’a la Grèce d’échapper au chaos institutionnel serait une nouvelle alliance du Pasok et de Nouvelle Démocratie, rendue possible par l’adjonction de quelques électrons libres venus des autres partis. Mais cette improbable coalition, si elle venait à voir le jour, serait fragile comme du cristal face aux difficultés immense que traverse le pays. Elle paraît non seulement hypothétique, mais aussi incapable de tenir plus de quelques mois.

De quelque façon que l’on tourne le problème, la Grèce semble devenue ingouvernable. Au pire, de nouvelles élections auront lieu en juin ; mais au vu de la tendance, on se demande quelles nouvelles monstruosités sortiront alors des urnes.

Nous ne sommes pas en Belgique. La vie en Grèce n’est pas un long fleuve tranquille. La paralysie institutionnelle grecque ne va pas sans poser quelques difficultés à nos doctes économistes de l’Europe d’en haut, administrant avec un bel aveuglement potions et saignements sans jamais voir la révolte qui gronde…

La Grèce sortira-t-elle de l’euro ? La question n’a même plus de sens ; il faut la poser autrement, désormais.Comment, compte tenu des circonstances actuelles, la Grèce pourrait-elle rester dans l’euro ?

La zone euro telle que nous la connaissons, et dont certains politiciens clamaient encore il y a quelques jours qu’elle était « sauvée » grâce à leur efforts, est promise à une désintégration rapide. La Grèce va sortir de l’euro, c’est une question de semaines, de quelques mois peut-être.

Cette sortie passera vraisemblablement par la fermeture, par les créanciers, des robinets maintenant sous perfusion l’administration grecque. Face à l’évidence, même les pires technocrates de Bruxelles parviendront à réaliser que l’argent versé à la Grèce est à fonds perdu.

Les fonctionnaires grecs ne seront plus payés, les allocations plus versées. Ensuite, tout est possible – le chaos étant une éventualité très vraisemblable. Euro ou Drachme, quelle importance ? À Athènes, il faudra bien trouver de quoi manger. Perdu pour perdu, la Grèce se sentira parfaitement libre de faire un bras d’honneur à ses créanciers, se précipitant vers un scénario façon Argentine.

Le reste de l’Europe ne sera pas épargné par le contrecoup. Il va bien falloir éponger l’ardoise. Dieu sait ce que la comptabilité créative des divers plans d’aide va révéler, une fois que les « garanties » annoncées ici et là devront être présentées pour provisionner les pertes ! Et comment vont réagir les Italiens, les Portugais, les Espagnols en voyant ce qui les attend ? Comment vont évoluer les bourses ? Comment vont changer les taux d’intérêt des emprunts d’État ? Comment vont résister les banques ? Comment l’économie va-t-elle absorber le choc? Comment vont se dégrader les notes des uns et des autres ? Comment réagiront nos nouveaux dirigeants, qui se font tancer depuis le Japon pour leurs promesses parfaitement intenables ?

Nous vivons peut-être les derniers jours de l’Europe d’avant.

—-
Sur le web.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
10 mai 2012 01:13

rolbenzaken-vip-blog-1323535135L’Espagne n’attire plus les Algériens, bien au contraire elle les fait fuir, à en croire ces chiffres donnés par l’ambassadeur d’Algérie à Madrid, affirmant qu’un millier d’entre eux sont de retour en Algérie en raison de la crise économique.

On est loin du temps où les Algériens affluaient par milliers, de manière légale ou illégale, vers ce pays en prenant même parfois de sérieux risques.
Les temps ont changé, et l’Espagne plongée dans une grave crise économique avec taux de chômage record de 25%, a fait fuir environ un millier d’Algériens au cours de ces deux dernières années. Ce taux de chômage, jamais enregistré dans l’histoire de l’Espagne, s’est traduit par un manque de recrutement, notamment dans les secteurs où activent les Algériens à savoir la construction et l’agriculture.

L’ambassadeur d’Algérie à Madrid, Mohamed Hanèche, a déclaré à l’APS que “nous avons enregistré au moins un millier d’Algériens qui sont retournés au pays au cours de ces deux dernières années, suite à la crise économique qui frappe de plein fouet l’économie espagnole avec un taux de chômage record, de 25% parmi la population active”. Cette crise d’emploi, sans précédent a provoqué une situation de précarité, a poussé plusieurs Algériens installés en Espagne à rentrer au pays.

Suite et source : Liberté Algérie

 

mots clefs : espagne, algériens, crise économique

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
9 mai 2012 00:57

Nous vous annonçons depuis plusieurs mois que la prochaine étape de la crise sera espagnole. Nous vous prévenons que les banques espagnoles ont plombé leurs bilans avec des actifs immobiliers qui ne valent plus rien ou presque plus rien et qu’elles inscrivent toujours à leurs valeur initiale.

L’explosion du système commence. Le ministère espagnol des finances vient d’annoncer aujourd’hui: « Nous sommes en train de finaliser un plan d’assainissement de la banque qui se fera sûrement à travers l’injection d’obligations convertibles, les fameuses Cocos, et nous préparons aussi des changements dans la gestion« . Il s’agit de Bankia, la plus grande union de caisses d’épargne espagnole.

D’après le quotidien « El Païs« , repris en France par « la Tribune« , c’est la bagatelle de 10 milliards d’Euros qu’il est envisagé d’injecter pour sauver Bankia. 10 milliards d’Euros pour une seule banque, en urgence (on parle d’une intervention avant vendredi prochain), alors qu’il y a quelques jours, le gouvernement annonçait s’attaquer à une solution globale pour extraire l’immobilier pourri des bilans des banques. Visiblement la situation de Bankia ne pouvait pas attendre. Notons tout de même qu’il y a seulement quelques semaines, la direction de la banque, comme celles d’autres banques espagnoles, dénonçait comme diffamatoires les affirmations de certains analystes selon lesquels la recapitalisation de certaines banques, dont Bankia, était nécessaire.

Bien évidemment, dans ce genre d’affaire, le Président, Rodrigo Rato (ancien ministre de l’Economie de 1996 à 2004, ancien directeur général du FMI jusqu’à 2007), présente sa démission (pas moyen pour le moment de savoir si il bénéficie d’un parachute doré) tout en choisissant son successeur, lui même ancien Directeur Général de BBVA (deuxième banque espagnole) jusqu’en 2009.

Nous ne le vous le dirons jamais assez, exigez le détails des obligations contenues dans vos fonds euros ou dans vos FCP obligataires. Il est probable que si la machine s’emballe, il ne soit matériellement pas possible aux Etats de sauver toutes les banques. Les premières qui chuteront seront aidées, mais quid des suivantes, quand les ressources seront épuisées?

La Grèce a voté hier pour un parlement qui, selon toute probabilité votera la sortie de l’Euro (tout ça pour ça!), le prochain maillon faible sera l’Espagne. Les sommes en jeu ne sont les mêmes, les conséquences ne seront pas les mêmes non plus….

source : maviemonargent 

 

mots clefs : espagne, banques, euros

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
9 mai 2012 00:40

La Grèce n’est plus liée par ses engagements envers l’Union européenne et le Fonds monétaire international après le rejet par les électeurs des partis favorables aux plans de renflouement, a estimé ce mardi le chef de file de la Coalition de la gauche radicale, Alexis Tsipras, dont la formation a été propulsée contre toute attente au rang de deuxième force politique du pays.

Le plan de sauvetage a été clairement annulé par le verdict populaire.

Alexis Tsipras, qui va tenter de former un gouvernement de coalition après que les conservateurs arrivés en tête des législatives de dimanche ont renoncé, a préconisé de placer les banques sous le contrôle de l’Etat et souhaité qu’une commission internationale enquête sur le caractère légal de la dette publique grecque.

source : 20 minutes

 

mots clefs : Grèce, gauche radicale, Union Européenne

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
9 mai 2012 00:30

BFM TV, 7 mai 2012 :

François Lenglet : « Il est possible que nous ayons élu hier le président du retour au Franc. C’est possible, c’est assez vraisemblable compte tenu de l’accélération des évènements en Europe »

Présentateur : « c’est terrible ce que vous nous dites là ! »

François Lenglet : « C’est logique, une simple logique ! »

Présentateur : « est-ce que vous y croyez sérieusement ? »

François Lenglet : « C’est évident ! »

Fdesouche

 

mots clefs : BFMTV, retour au Franc,

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
9 mai 2012 00:14

BFMTV, 7 mai 2012. 

_
Il n’y a pas d’autre solution.
Nicolas Doze

source : defrancisation

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
6 mai 2012 00:55

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement.

(Cliquer ici pour une version pleine résolution)

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste? Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins inter-reliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

Lire la suite 

 

mots clefs : industrie alimentaire, 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
5 mai 2012 00:30

imgscan-contrepoints-796-Holland-not-dangerous-823x1024.jpgSONDAGE MEDIAPRISM/ATLANTICO : François Hollande est toujours donné vainqueur dans les sondages, pourtant les Français feraient davantage confiance à Nicolas Sarkozy pour diriger le pays en période de crise.

 

 

A la question, êtes-vous confiant dans les capacité des candidats au 2ème tour de l’élection présidentielle à diriger la France en période de crise,  56% ne font pas confiance au candidat socialiste, alors que pour le candidat-Président, ils ne sont que 47% à ne pas accorder leur confiance. Autrement dit, 40% font confiance à François Hollande, et 46% à Nicolas Sarkozy, les autres, près de 4% pour le premier, et 3% pour l’autre, ne savent pas encore.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Chez les électeurs du MoDem (ceux ayant voté François Bayrou au 1er tour), 36% font confiance à François Hollande, alors qu’ils sont 41% à faire confiance à Nicolas Sarkozy.

Côté électeurs de Marine Le Pen, les personnes ayant voté pour elle au 1er tour sont uniquement 19% à accorder leur confiance au candidat du Parti Socialiste, contre 58% au Président sortant.

Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon au 1er tour font confiance à 79% au candidat socialiste.

Les électeurs de Nicolas Sarkozy beaucoup plus inquiets que ceux de François Hollande quant au sort de la France

Les Français demeurent assez inquiets en cette période de crise. Quand on les questionne sur la crainte que le France subisse le même sort que l’Espagne, 48% d’entre eux sont inquiets, 45% pas inquiets, alors que seulement 8% ne savent pas.

(Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Parmi ceux qui sont le plus inquiets, on trouve 63% des personnes ayant voté pour Nicolas Sarkozy au 1er tour, presque à égalité avec celles ayant voté pour le FN, 64%, alors que seuls 23% des votants pour le candidat PS se disent inquiets, ce chiffre montant à 41% côté MoDem et 34 % côté Front de Gauche.

17% des électeurs se positionnant sur François Hollande ou Nicolas Sarkozy influencés dans les dernières 48 heures

C’est le débat d’entre deux tours, bien sûr, entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, qui est l’élément les ayant le plus influencé. 12% d’entre eux avouent que ce débat les a influencé lors de ces dernières 48h. Près de 4% ont été influencés par des informations lues, et près de 2% par leur entourage. Parmi les électeurs du MoDem au 1er tour, 29% ont été influencés par le débat entre les deux candidats, et côté électeurs du FN, ce sont aussi près de 20% des répondants qui avouent la même chose.

71% des Français impatients de connaître les résultats 

Pour ce 2ème tour de l’élection présidentielle, 71% avouent être impatients de connaître les résultats, et donc le nom du prochain Président de la République française.

 (Cliquer sur l'image pour l'agrandir)

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Méthodologie

Enquête réalisée par Internet le 3 et 4 mai 2012 auprès de 1 003 internautes âgés de 18 ans et plus. Échantillon national représentatif de la population Française sur des critères de sexe, âge, profession  de l’interviewé, région, taille d’agglomération et vote au premier tour en 2012.

 

source : ATLANTICO

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
5 mai 2012 00:07

Produire-francais-dette-Contrepoints-Rene-Le-Honzec-tous-.jpgEntre trois mois de récession consécutifs, un chômage record et une dégradation de deux crans de sa note souveraine par Standard & Poor's, l'Espagne est dans une situation de plus en plus inquiétante...

 

La situation en Espagne reste difficile. Elle a plongé dans la récession, avec trois mois consécutifs de baisse du PIB (0,3%). Sa note souveraine a été dégradée de deux crans par Standard & Poor's (de A à BBB+), avec perspective négative. L'agence de notation juge que la récession et la probabilité d'une recapitalisation publique du secteur bancaire ne permettront pas d'assainir les finances publiques aussi vite que prévu, comme le souligne Les Echos.

Et selon les derniers chiffres sortis, un quart de la population est sans emploi, soit 5,6 millions de personnes. Selon le gouvernement ibérique, la crise aurait "pris des proportions énormes", avec 367 000 Espagnols ont perdu leur travail durant le premier trimestre 2012.

Ainsi, l’Espagne pourrait devenir la nouvelle Grèce. Certains aspects de la crise espagnole se révèlent même pires qu’à Athènes. Par exemple, comme le note Marshall Auerback, analyste financier, dans une tribune pour Business Insider, la dette privée de Madrid est deux fois plus importante que celle de la nation hellénique. Et, selon lui, le programme d’austérité du pays risque de le mener au désastre.

Au vu des chiffres du chômage, à quel repli du PIB devra s’attendre le pays pour cette année ? Selon Marshall Auerback, une baisse de 4% serait une estimation réaliste. Mais il remarque que personne n’a l’air, à Bruxelles, de se soucier de cette éventualité.

De plus, ceux qui adoptent, en Europe, des plans d’austérité drastiques risquent de voir leur croissance s’effondrer et la crise s’intensifier. Des exemples commencent à voir le jour, comme aux Pays-Bas, en Allemagne et en Italie, où la consommation des ménages connaît des ratés. Et ces symptômes ne présagent, selon l’analyste, pas seulement la chute de l’euro, mais l’effondrement de l’Europe politique toute entière.

Warren Mosler souligne que, sans un support massif de la Banque centrale européenne, les Etats du Vieux continent sont pris au piège d’une chaîne de Ponzi : comme Bernard Madoff, ils ne font que rembourser leurs anciennes créances en en contractant de nouvelles. La crise de 2008 a joué le rôle de révélateur, et l’Espagne est loin de faire exception.

La spirale de l’austérité qui touche tous les pays européens, dont l’Espagne (au même titre que la Grèce, le Portugal, l’Italie ou l’Irlande), risque de les entraîner dans un cercle vicieux contre la croissance, et donc de perte de recettes de de hausse du chômage.

 

3 questions à... Pascal De Lima

Atlantico: Le chômage en Espagne semble atteindre des proportions égales à celles de la Grèce. Cette dégradation du marché de l'emploi espagnol est-elle imputable aux plans d'austérité ? L' Espagne est-elle vraiment aujourd'hui dans la même situation que la Grèce ? 

Pascal de Lima: Il y a des raisons directement liées à l’austérité puis des raisons structurelles propres à l’économie espagnole.

Comme partout ailleurs, l’économie espagnole est rattrapée par la rigueur et par la nécessité d’assainir les comptes publics dégradés par l’explosion de la bulle immobilière. Ces mesures ont pénalisé la consommation et la hausse des impôts sur le revenu a diminué les prestations sociales ce qui a ponctionné une partie du revenu net des ménages.

De plus les principaux partenaires de l’Espagne sont en récession. Mais ces raisons ne suffisent pas à elles-seules, puisque si l’on regarde le montant prévisionnel pour 2012 de déficit rapporté au PIB et d’’endettement public rapporté au PIB nous avons pour l’Espagne ((-5,7/75,3) contre (-3,2/89,9) pour la zone euro dans son ensemble. Certes l’Espagne a des efforts à faire en matière d’assainissement des finances publiques des « autonomias » mais au global finalement la situation est meilleure que celle de France pour la question du déficit et guère bien différente pour celle de l’endettement (-4,4/88,6 pour la France). Si problème réel conjoncturel il y a, il vient des perspectives économiques qui non seulement sont récessives et très mauvaises, mais en plus touchent l’emploi.

Ceci est très créateur de désespoir parce que l’on avait cru enfin, qu’on était sorti définitivement des 20% de chômage qui faisaient sa réputation pendant de nombreuses années. Là, en l’espace de 5 ans n est passé de 10 à 24%. Ceci est extrêmement lourd à accepter et intenable socialement.

La dégradation du marché de l’emploi tient aussi à des raisons structurelles : la chute brutale de l’activité de construction et des activités connexes dans une économie assez mono-sectorielle. Les rigidités du marché du travail auxquelles tente actuellement de remédier le gouvernement et la dichotomie du marché du travail espagnol entre un CDI hyper protégé et les contrats temporaires ont constitué un puissant frein à l’embauche en période difficile.

 

Comment les marchés réagissent à la situation actuelle ? Les taux auxquels s'endettent le gouvernement espagnol ne constituent-ils pas un handicap pour atteindre l'équilibre budgétaire ?

L'Espagne est repassée au dessus de l’Italie en terme de rendement des titres d’Etat à 10 ans depuis mars, alors qu'elle était toujours en dessous de l’Italie depuis décembre 2011. En outre il faut savoir que le budget espagnol repose sur l’hypothèse d’une récession limitée à 1,7% en 2012. Ceci implique qu’une réduction de 3 points de PIB (30milliards) du déficit public requiert 5 points de plus de PIB de mesures d’austérité (50 milliards). Avec une hausse des taux à 10 ans déjà bien supérieur au taux de croissance on complique encore tout puisque le financement du déficit passera par une hausse de l’endettement continue.   

Entre une politique de relance susceptible d'approfondir le déficit budgétaire et une politique d'austérité qui plonge le pays dans la récession, quelles sont les marges de manœuvre du gouvernement ? Quelle doit être la priorité ?

De façon globale l’économie espagnole est une économie axée sur la demande. Ce système a échoué donc il faut se réorienter vers l’offre et la compétitivité des entreprises. D’abord, l'assainissement du secteur bancaire avant que le Portugal, principal emprunteur, ne fasse défaut.  Ensuite, la création - en l’absence de réelles marges de manœuvre de la politique publique - d'un choc d’offre pour faire baisser les prix et augmenter la production des entreprises. Pour cela deux canaux : augmenter les taux de marge des entreprises, la production et les salaires en même temps. Puis enfin, pour limiter les risques inflationnistes sans faire augmenter le chômage, la restriction de la négociation salariale avec les syndicats, et une remise à plat du code du travail pour lui apporter plus de flexibilité.

Enfin, les politiques monétaires de la BCE doivent aider la situation espagnole, par le biais d'une politique monétaire certes laxiste, mais non annoncée pour éviter que les anticipations inflationnistes ne dérapent en une spirale infernale. Enfin priorité à l'éducation, la recherche et développement, la réforme globale des institutions et le progrès technique.

En résumé, il faut sortir des logiques de croissance ou de récession interne au pacte d’austérité européen, pour raisonner en terme de croissance externe, c'est-à-dire propre aux leviers de la croissance économique d’une économie (de réformes). Ainsi, si l’austérité appelle récession, la croissance externe, elle, en revanche amènera un bol d’air nécessaire à la fois pour les comptes publics et les ménages d’où le pacte européen de croissance.

 

source : ATLANTICO

 

      mots clefs : espagne, crise économique, équilibre budgétaire


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
4 mai 2012 00:15

Des économistes ont signé une tribune dans Le Monde pour soutenir François Hollande. La question se pose tout naturellement : pourquoi n'a t'on pas assisté à une initiative comparable en faveur de Nicolas Sarkozy ?

Parce qu'être libéral en France est mal vu et que s'afficher comme tel est risqué. Parce que la crise est mise sur le dos du libéralisme alors qu'elle est due à l'intervention de l'Etat (l'endettement public) et des banques centrales (la Fed qui baisse ses taux en 2001 et favorise ainsi la bulle du crédit immobilier). Le "crony capitalism", le capitalisme de copinage (entre les Etats et les grandes banques) y a également une part déterminante, bien sûr. Et aussi parce que quasiment tous les économistes universitaires sont keynésiens et donc favorables à une forte intervention de l'Etat.

Nicolas Sarkozy porte aussi une part de responsabilité

Nicolas Sarkozy est trop interventionniste pour susciter l'adhésion des milieux libéraux. Mais surtout, le problème de fond est qu'il n'y avait aucun candidat authentiquement libéral à cette élection présidentielle, personne n'était là pour dire "l'Etat n'est pas la solution, c'est le problème". Le débat a été complètement faussé. "Ultralibéral" était l'insulte la plus communément utilisée, ils auraient mieux fait de se traiter d'ultraétatistes !

Mais il y a tout de même des points positifs. Nicolas Sarkozy s'engage sur la baisse des dépenses publiques et la règle d'or, des points fondamentaux qui le distinguent du candidat socialiste. C'est celui qui défend le mieux la liberté d'entreprendre, n'oublions pas la réussite du statut d'autoentrepreneur. Pour moi, clairement, pour le deuxième tour, toute personne attachée à la liberté d'entreprise et au marché doit voter pour lui, et s'il s'abstenait il le regretterait rapidement.

A savoir si François Hollande est dangereux pour la liberté d'entreprise, il y a des paroles dont il faut bien prendre la mesure. Vouloir taxer à 75% ceux qui gagnent plus d'un million d'euros, c'est une sorte de racisme social. On entre là dans une logique de bouc émissaire et d'exclusion sur des critères non pas raciaux mais sociaux. Et où cela s'arrête-t-il, on commence à un million d'euros de revenu annuel, puis ensuite on rabaisse la barre (on est encore "riche" à 800.000 euros par an, 600.000, etc.) ? C'est une logique très dangereuse, basée sur le ressentiment, cela me révulse profondément.

Avec François Hollande et son programme de hausse de la dépense publique, nous serions à coup sûr rapidement dans la situation de la Grèce ou de l'Espagne. Nous ne serions pas garantis d'échapper à ce destin funeste avec Nicolas Sarkozy, mais outre un programme économique clairement plus sérieux, il y a chez lui une volonté réformatrice qui peut nous permettre de nous en sortir.

La crise que nous connaissons est profonde et durable, l'incertitude grande, mais en ce qui concerne le choix à faire le 6 mai prochain, pour un économiste libéral, les choses sont très claires.

 

 

source : ATLANTICO

 

 

mots clefs : Sarkozy, Hollande, dépense publique

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
4 mai 2012 00:10

Dans l’œil des marchés : Dominique Trenet, stratégiste dans une société de gestion indépendante, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.

 

Aux Pays-Bas, la chute du gouvernement en avril dernier, avec le déclenchement d’élections anticipées  en septembre est considéré par Nomura comme le premier domino qui va entrainer la chute de l’Euro. Si même la Hollande n’est pas capable de supporter un programme de réduction de ses dépenses publiques, cela n’incite pas beaucoup à l’optimisme écrit le broker japonais.

L’Espagne est toujours la grande malade de l’Europe avec un taux de chômage qui bat tous les records. Mariano Rajoy, à la tête d’un gouvernement centre droit, a beaucoup de mal à faire mieux que Jose Luis Zapatero son prédécesseur. Les articles sur un possible défaut de l’Espagne sont plus nombreux.

La Grèce devrait enregistrer une baisse de son PIB de -5% en 2012 après -6,9% en 2011. Lucas Papademos, le technocrate n’arrive pas plus que George Papandreou son prédécesseur socialiste à convaincre ses concitoyens de la nécessité de diminuer la dépense publique.

En France, au terme d’une campagne électorale où l’économie et la crise ont été totalement absentes du débat, François Hollande s’apprête à dépenser encore plus d’argent public.  Il a promis d’engager  des fonctionnaires supplémentaires et de créer des « emplois d’avenir »,  tout en maintenant un objectif d’équilibre des finances publiques pour 2017. Parallèlement, il devrait encore augmenter les impôts sans casser la croissance, alors qu’en Grande Bretagne, la baisse du taux marginal d’imposition de 50% à 45% sur la plus haute tranche de revenus (150 000£ par an) a été annoncée par David Cameron !

La décision de baisser l’impôt sur les plus « riches » a été prise à la suite de rapports qui montrent que la précédente hausse du taux d’impôt maximal de 40% à 50% pour les revenus supérieurs à 150 000£ a rapporté 5% de moins que le taux à 40%. Les pertes ont été estimées à environ 500M£ pour le Trésor britannique.

D’ailleurs, Philip Turle, Le directeur adjoint de la rédaction anglaise de RFI estime que si François Hollande gagne les élections, on s’attend à ce que de nombreux français s’installent à Londres, qui est déjà la sixième ville française avec 350 000 résidents français. Nicolas Lecaussin  de l’IREF rappelle dans le Figaro, que plus d’impôts sur « les riches », c’est donc moins de rentrées fiscales.

Tous les hommes politiques et certains économistes devraient prendre connaissance de  « l’effet Laffer » que l’on peut résumer facilement par la formule « trop d’impôts tue l’impôt ». En Europe, les opinions varient selon que l’on se trouve au sud ou au nord.  Pour El Pais à Madrid François Hollande est « L’homme qui dit non à l’austérité ». Il incarne selon le quotidien espagnol la promesse d’une autre politique économique. Selon Dagens Nyheter à Stockolm  « L’éléphant accouchera d’une souris », car François Hollande n’a pas les moyens de revoir la politique économique européenne…

Marchés actions : le pacte de croissance de Mario Draghi n’est pas le pacte de relance keynésien de François Hollande.

 

 En Allemagne, le PMI a également baissé à 46,3 en avril contre 48, 4 en mars. C’est désormais le débat sur « l’austérité » qui a pris le dessus sur l’éclatement de la zone Euro. Les marchés ont été enchantés d’entendre le patron de la BCE parler de croissance alors que la seule mission officielle de la BCE est la lutte contre l’inflation. « Les plans d’ajustement budgétaires, doivent être complétés par des réformes structurelles permettant le croissance pour faciliter l’entrepreneuriat, l’établissement de nouvelles entreprises et la création ». le seul problème c’est que la vision de Mario Draghi ne correspond pas tout à fait avec celle de François Hollande.

Pays émergents : Jonatan Asante, le gérant du fonds First State Global Emerging Markets a réduit sa position sur les BRICS (Brésil Russie, Inde, Chine , Afrique du Sud). Parmi ses récents achats figurent CCU un brasseur chilien, Tiger Brands un distributeur sud africain et Unilever la société hollandaise qui réalise maintenant plus de 50% de son chiffre d’affaires à l’étranger.

Marchés obligations : le jugement des marchés sera rapide

Ce sont les marchés obligataires, comme l’écrit The Economist de cette semaine qui décideront assez vite, , si François Hollande doit être considéré comme un nouveau François Mitterrand ou comme un Gerhard Schröder à la française, qui tout en étant de gauche, aura le courage de s’attaquer aux problèmes de compétitivité de la France et enrayer la spirale des dépenses publiques, qui représentent déjà 56%du PIB. Pour sa part, David Roche de Independant Strategy à Londres recommande toujours dans sa dernière note, d’acheter des obligations irlandaises et portugaises.

Secteurs : Apple annonce des résultats record et une fiscalité très faible…

Technologie : Très bons résultats d’Apple qui ont été salués par une hausse de 9,7% soit une hausse de la capitalisation boursière de 50 milliards de dollars le jour de l’annonce mercredi dernier. Le taux d’imposition de la société a été révélé par le New York Times, il s’établit à 9,8%, ce qui ne devrait pas manquer d’animer le débat sur le taux d’imposition des sociétés mondiales. Netflix a publié ses résultats. Le ralentissement du rythme de souscripteurs a provoqué une baisse  du cours de 15,5% à 87$.

Banques : les résultats trimestriels du Crédit Suisse ont été décevants avec une baisse des résultats de la banque d’investissement de 18% (contre -11% pour JP Morgan) et une baisse de -10% des résultats de la gestion. En France, le mot d’ordre tous candidats confondus semble être « les banques paieront ». Pour ce qui concerne la partition des banques entre activité de banque commerciale et activité de banque d’investissement, aucun plan crédible n’a été jusqu’à maintenant présenté.

Télécommunications : Alcatel Lucent a sorti des résultats trimestriels en apparence satisfaisants grâce à la cession de Genesis. En fait les résultats opérationnels ont déçu ce qui s’est traduit par une baisse du cours de 13%. Les résultats de Nokia ont également été mauvais. Les ventes de Lumia, le nouveau téléphone utilisant le nouvel OS de Microsoft,  ne rencontrant pas le succès escompté, Stephen Elop son président a annoncé une baisse de son prix de vente pour contenir la baisse de ses parts de marché. En revanche, ATT a annoncé des résultats meilleurs que prévus grâce à une hausse de ses marges, tout en ayant vendu moins de iPhone que le trimestre précédent.

 

 

source : ATLANTICO

 

 

 

mots clefs :banque, PIB, fiscalité

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
3 mai 2012 01:01

François Hollande a déclaré vendredi sur Europe 1 assurer le retour à la croissance par une baisse des taux d'intérêt de la BCE, qui prêterait directement aux États pour racheter leurs dettes. Une déclaration qui montre une méconnaissance profonde du système économique européen.

 

La déclaration de François Hollande, sur Europe 1, relative à une demande de baisse des taux de la BCE est un florilège d’erreurs, d’incompréhensions, ou de démagogie. Pour soutenir la croissance, le candidat socialiste annonce « deux moyens, le premier, c’est de baisser les taux d’intérêt, si nous pensons qu’effectivement il peut y avoir, par ce biais la, un soutien à la croissance, et moi j’y suis favorable ».


En une phrase tout est dit, adieu l’indépendance de la banque centrale, adieu les théories économiques. La banque centrale européenne a un mandat, la stabilité des prix, l’inflation, qu’elle se doit de garder à un niveau inférieur à 2.00% sur le moyen terme.

Le niveau est actuellement de 2.7%, et devrait se stabiliser autour de 2.00% en cours d’année. Demander une baisse de taux (et ainsi soutenir la croissance et l’inflation) est simplement un appel à la banque centrale à ne pas respecter son mandat. Le fait de discuter du mandat en lui-même est une chose, appeler la BCE à enfreindre les règles en est une autre.

 

Mario Draghi appréciera. Après 6 mois de fine diplomatie menée par le nouveau président de la Banque centrale européenne pour tenter de soutenir l’économie en arrivant à l’extrême limite des règles, voici le type de déclaration qui réveillera les partisans de l’austérité. « Je sais que les allemands y sont tout à fait hostiles, eh bien ça fera partie de la négociation. Si on pense que ce n’est pas utile de renégocier, alors restons chez soi ». Une subtile accusation de l’Allemagne, rendue responsable de notre niveau de croissance, et qui est un parfait préambule à l’ouverture de négociations constructives et apaisées avec notre voisin.

La mention « si nous pensons qu’effectivement il peut y avoir, par ce biais la, un soutien à la croissance » exprime un doute sur la réussite de l’opération. Rassurons-nous, Il n’y a pas de doute à avoir, une telle action entraine la croissance positivement, l’inflation aussi.

François Hollande poursuit « Mais il y a une deuxième façon qui serait de prêter directement aux États plutôt que de passer par le truchement qui a été choisi d’un soutien aux banques » « cette position, je la défends depuis des années, c’est ce qui se passe aux États-Unis, c’est ce qui se passe en Grande-Bretagne ». Ce qui se passe aux États-Unis, c’est qu’une banque centrale injecte de la monnaie dans le système et utilise les emprunts d’états pour cela, selon le système suivant :

  • La banque centrale « émet » de la monnaie ;
  • Elle rachète une obligation d’état détenue par un acteur économique ;
  • L’acteur économique utilise cette « monnaie » et achète des biens et services ;
  • La croissance est soutenue, les taux d’intérêts montent, signe que la reprise est en route.

    La banque centrale pourrait se servir de tout autre actif pour cela, la dette immobilière, actions etc.., car le but n’est pas de « prêter » aux États, mais d’injecter de la monnaie dans l’économie. En annonçant cela, 
  • François Hollande alimente le mythe d’une banque centrale dont l’objectif serait de « racheter la dette des États » et qu’on en parlerait plus. Tout ceci est faux.

L’injection de monnaie tend à soutenir la croissance, et a donc pour conséquence directe la hausse des taux d’emprunt des États, ce qui s’est vérifié aussi bien aux États-Unis lors des opérations de Quantitatives Easing (politiques d'assouplissement monétaire), et en Europe pour les LTRO (opération de refinancement à long terme).

L’argument est donc parfaitement démagogique.

Dans cette déclaration, François Hollande bafoue l’indépendance de la BCE, et nous permet de découvrir le projet monétaire socialiste. La hausse de l’inflation comme programme, s’inspirant des propositions faites par Olivier Blanchard, chef économiste du FMI, de porter l’objectif du taux d’inflation à 4%.

 

source : ATLANTICO

 

        mots clefs : hollande, politique monétaire


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
2 mai 2012 00:38

Les chiffres du commerce extérieur allemand sont tombés. Bons... mais pas avec la Chine. Car la désindustrialisation touche tous les pays européens tandis que l'industrie chinoise progresse à grand pas. Hier encore cantonnée à l'industrie légère, elle ne cesse de progresser sur l'industrie lourde. Croit-on vraiment que l'Occident dépassera le problème de ses coûts de production élevés uniquement par l'innovation ?

 

Les candidats ignorent, ou veulent ignorer, la raison principale du sous-emploi : une économie anémiée par la désindustrialisation certes, et plus encore par l’amoindrissement constant des perspectives de vente sur le marché local par des industries locales. Car qui investira, sous forme de recherches ou d’équipements nouveaux, sans de bonnes probabilités d’amortir les frais correspondants sur des ventes futures ?

Et pourtant, l’évidence est qu’à défaut d’une relance de l’économie, il n’y aura pas de solution à l’endettement de l’Europe, la rigueur appliquée seule revenant à serrer les freins d’un véhicule déjà obligé de remonter une pente. Sans un moteur puissant, la tâche est impossible.

Depuis 2008, donc avant la crise, le chômage atteignait déjà 7,2 %. Avec 9,3 % aujourd’hui, l’effet de la crise proprement dit se trouve donc obligatoirement aux environs de 2 %. Il existe manifestement une autre cause profonde située en arrière plan de la crise et déjà en œuvre précédemment à la crise.

Il ne faut pas être grand clerc pour trouver cette cause dans le grand bouleversement qui frappe les économies mondiales. N’a-t-on pas vu l’économie chinoise, principal moteur des pays émergents, passer, en 8 ans, de 4 % du PIB mondial à 20 %, entre 2002 et 2010, l’Occident, l’ancien champion, déclinant en proportion ? Dans son ouvrage de 1999, notre Prix Nobel d’économie Maurice Allais, évaluait à 60 % l’impact des pays émergents sur le chômage en France. Les choses n’ont fait que s’amplifier depuis. En 2011, le déficit de la France avec la Chine s’élève à 35 milliards d’euros. Quand nous y exportons 66, nous en importons 101.

Il faut à cet égard bien comprendre le fonctionnement du commerce extérieur de la Chine. On peut le résumer par un théorème à deux volets. D’un côté, la Chine n’importe que ce qu’elle ne fabrique pas, ou pas encore, puisque ce qu’elle fabrique ne lui coûte qu’une fraction du prix mondial. Deuxième volet, la liste des produits qu’elle sait fabriquer, composée au départ uniquement d’industries légères (vêtements, chaussures, jouets) s’accroît d’année en année, dans le sens d’une plus grande sophistication technologique. Cette liste tend maintenant à inclure de façon dominante, l’industrie lourde (automobile, machinerie, construction navale).

  Industrie lourde                            27 %                             39 %

                        Industrie légère                             46                                  32

                        Electronique                                  15                                  22

                        Produits alimentaires                     6                                   4

                        Matière premières                           6                                    3

 

Aussi longtemps que la Chine conservera un avantage de coût salarial allant jusqu’à 1 à 20 sur l’Occident, la progression de ses exportations se poursuivra en s’étendant à des secteurs nouveaux.

Combien de temps en sera-t-il ainsi ? 20 ans au moins. Parallèlement, les dettes en Occident continueront à s’accumuler, tout comme dans l’autre sens, les fonds souverains en Chine. On peut certes, au nom du « laissez-faire » ignorer cette progression, ignorer ce qui se passe en Chine, en ignorer les grandes marches en avant, traduites pourtant sans ambiguïté dans les plans de 5 ans du gouvernement. Penser que l’Occident s’en tirera – selon le remède couramment proposé - par l’innovation est théoriquement correct. Mais de la théorie à la pratique, il y a un océan et sous-estimer la capacité d’innover hors de l’Occident, relève plus des vœux pieux que de la réalité. « Revêtons nos préjugés, ils nous tiennent chaud ». Certes, mais la chute risque d’être des plus froide.

 

Ne parlons pas non plus des divers bricolages mis en œuvre sur les heures supplémentaires, le travail des jeunes, etc… Ils peuvent apporter une certaine aide, mais clairement rien de substantiel. La déception des électeurs est là.

Que faire alors ? S’enfermer derrière les barrières douanières ? Non pas, tout le monde finirait par se retrouver perdant, y compris ceux que l’on veut préserver et qui se trouveraient à l’abri de l’indispensable aiguillon concurrentiel. Et la formule paraît en pratique bien peu réaliste.

Il convient donc de se borner à rétablir les conditions d’une juste concurrence, par des taxes douanières simplement compensatrices, révisables périodiquement, calculées au niveau européen dans les domaines que l’on juge important de préserver : la métallurgie, l’automobile, l’aéronautique, la production d’énergie ou la défense nationale.

Il ne faut pas non plus renouveler le faux pas de l’Europe avec la taxe carbone, mais procéder par la voie de la négociation avec tous les intéressés. Sans doute, cela voudra dire opposer des menaces de représailles à des menaces de représailles, et la position très importatrice de l’Europe nous met là en position de force. Il n’est rien de tel que d’échanger et d’essayer de se comprendre pour faire avancer les choses positivement.

Reste une objection : le fameux modèle allemand. L’Allemagne, dit-on, parvient à tirer de considérables excédents de son commerce extérieur. Cela est indiscutable et remarquable. Mais répétons-le, l’Allemagne est forte vis-à-vis de ses voisins occidentaux, européens au premier chef, avec la France au premier rang. Vis-à-vis de la Chine, elle est comme ses voisins submergée, en déficit de 14,5 milliards en 2011, une année pourtant exceptionnellement favorable à son industrie automobile.

Il est donc dans l’intérêt de tous de restaurer les conditions d’une juste concurrence. Fait-on boxer un poids léger contre un poids lourd ? Ne met-on pas du plomb dans la selle d’un jockey trop léger ?

Nous proposons en définitive à notre futur Président, pour parvenir à sortir l’Europe de ses difficultés actuelles, le triptyque de base suivant :
-       rigueur intelligente sur les finances publiques
-       retour à la possibilité pour les instituts d’émission de prêter directement aux Etats
-       rétablissement d’une juste concurrence entre l’Europe et les pays émergents.

 

source : 24heuresactu

 

      mots clefs : économie, endettement, taxes douanières

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