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10 octobre 2013 02:03

Les emplois francs, lancés en juillet dernier à Grenoble, s’étendent à la région lyonnaise.
Pour toute embauche en CDI et à temps plein d’un jeune de moins de 30 ans résidant en zone urbaine sensible (ZUS) depuis au moins six mois et ayant connu au moins 12 mois de chômage dans les 18 derniers mois, l’entreprise bénéficiera d’une aide forfaitaire de 5000 euros.

19 quartiers concernés en région lyonnaise

 L’ensemble des ZUS de la communauté urbaine de Lyon sont concernées à Bron, Décines-Charpieu, Fontaines-sur-Saône, Givors, Grigny, Lyon 1er, 3e, 7e, 8e, 9e, Meyzieu, Oullins, Pierre-Bénite, Rillieux-la-Pape, Saint-Fons, Saint-Priest, Vaulx-en-Velin, Vénissieux et Villeurbanne. Il est possible de vérifier la localisation d’un immeuble en ZUS en quelques clics en cliquant ici. L’objectif fixé par le Gouvernement est la signature de 20000 emplois francs sur l’ensemble des sites expérimentaux d’ici à 2016.

LyonCapitale

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
7 octobre 2013 02:07

liberte

 

« Le salarié a quand même le droit de décider s’il veut travailler ou non le dimanche ! », s’exclamait Philippe Tesson, hier, dans les colonnes de Boulevard Voltaire, traduisant un sentiment bien partagé par l’opinion générale en chef.


À les entendre, le vendeur Leroy Merlin adore travailler le dimanche. C’est bien simple : on le laisserait faire, il préférerait aussi bosser 14 heures par jour, ne jamais prendre un seul jour de vacances et faire des extra la nuit, en ramant sur une galère sous les coups de fouet. Une sacrée nature !

Mêmes pulsions chez les vendeuses de Sephora : la direction aimerait qu’elles travaillent en string pour augmenter le chiffre d’affaires ; hélas, des lois scélérates les empêchent de le faire, les privant ainsi d’un complément de revenu non négligeable. Salauds de syndicats !

Se faire exploiter au nom de la liberté, voilà le curieux concept. À une spécialiste de l’immigration dans l’émission C dans l’air consacrée au phénomène rom, un téléspectateur demande : « Quel travail pour les Roms quand il y a déjà 3 millions de chômeurs ? » Réponse de la spécialiste, par ailleurs favorable aux migrations : les boulots pénibles et mal payés que les chômeurs ne veulent pas faire. Orgasmes en chaîne au MEDEF !

Plutôt que faire tendre les pays pauvres à plus de dignité, il est donc souhaité que les travailleurs « riches » se retrouvent tôt ou tard contraints de se soumettre aux conditions acceptées par des travailleurs importés de pays pauvres. Le tout au nom de l’humanisme, de l’ouverture aux autres et des bals musette. Au MEDEF, on allume les lampions ! Si tu ne viens pas à la pauvreté, la pauvreté viendra z’à toi, camarade.

Non, le salarié de chez Leroy Merlin ne préfère pas travailler le dimanche. Il le fait pour joindre les deux bouts, payer ses études ou consommer encore plus, mais certainement pas à la suite d’un libre choix. Pour accéder à un salaire décent, il doit travailler le dimanche. Demain la nuit, après-demain tout l’été et dans vingt ans retour à la case « Germinal ». Au fond de la mine le dimanche, mais libre comme l’air, car il aura choisi, le bougre ! Manger ou ne pas manger. Enfin la vraie liberté.

Réduire le dimanche à un échange entre consommateurs et vendeurs est le triomphe de la société marchande. Plutôt que partir se promener au bord de l’eau dans l’insouciance d’une après-midi d’été, le citoyen est invité à venir se garer sur le parking de Bricorama avec places handicapés pour les malheureux qui ont dérapé avec la perceuse achetée le dimanche précédent, puis partir à l’aventure vers des mètres linéaires de lino imitation plancher, de planchers massifs imitation intérieur bourgeois, de robinets et de chasses d’eau que c’en est un enchantement, monsieur Merlin.

Mais pour finir en musique, exhumons un refrain de 1936 interprété par Jean Gabin :

Chagrins et peines
De la semaine
Tout est noyé dans le bleu, dans le vert
Un seul dimanche au bord de l’eau
Aux trémolos
Des p’tits oiseaux
Suffit pour que tous les jours semblent beaux
Quand on s’promène au bord de l’eau

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
6 octobre 2013 23:32

Durant l’opération Tous pour l’emploi, chaque jour, un chef d’entreprise nous explique sa politique de recrutement. Aujourd’hui : Isabelle Calvez, DRH du groupe Carrefour

Combien de personnes le groupe Carrefour compte-t-il recruter en 2013 et 2014?

ISABELLE CALVEZ. Nos besoins s’élèvent à 7000 CDI par an et 5000 contrats en alternance. Le groupe, qui compte déjà 110000 salariés en France, dont 95% en CDI, continue de recruter très activement! Nous sommes d’ailleurs ouverts aux candidatures spontanées, dans nos magasins ou sur le site Internet.

Quels sont les domaines où vous éprouvez des difficultés dans votre recrutement?

Les métiers de bouche (charcuterie, poissonnerie, boulangerie, etc.) et particulièrement la boucherie. D’ici trois ans, nous souhaitons engager 700 bouchers. Nous voulons recruter des jeunes qui seront formés par ceux qui partent en retraite. Mais avec une image peu « glamour », rares sont ceux qui s’y projettent. Pourtant, boucher est un métier plutôt bien rémunéré (à partir de 1700 € brut pour un débutant) et qui offre des opportunités de progression.

Quel est le profil recherché?

L’idéal pour nous serait de recruter des personnes qui ont déjà une expérience. Toutefois, nous prenons également des jeunes en CAP de boucherie, que nous formons via une convention d’apprentissage avec un CFA (centre de formation d’apprentis). Nous souhaitons recruter également des personnes sans qualification particulière, mais qui sont prêtes à être formées en alternance.

Dans le cadre des contrats d’avenir, nous prévoyons enfin le recrutement et la formation jusqu’en 2014 de 1000 jeunes sans qualification venant de quartiers difficiles.

Le Parisien

Rappel : Les emplois aidés coûteront 3,45 milliards d’euros par an en 2014

Sur Challenges : Le géant de la distribution Carrefour tire les fruits de l’amélioration de sa rentabilité en France, avec l’annonce jeudi 29 août d’un retour au vert au premier semestre 2013 salué par les marchés.

Sur les six premiers mois de l’année, le groupe a dégagé un bénéfice net de 902 millions d’euros, contre une perte de 31 millions d’euros un an plus tôt.

Le rebond est principalement dû aux cessions et au redressement dans l’Hexagone.

Le résultat net des activités poursuivies fait mieux que doubler sur un an, à 519 millions d’euros contre 231 millions d’euros au premier semestre 2012, très largement supérieur aux prévisions des analystes.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
3 octobre 2013 01:45

Lidl Suisse augmente ses salariés: le salaire minimum s'élève désormais à 3.300 euros. (BFMTV)

Le distributeur Lidl Suisse, filiale du groupe allemand du même nom, vient d'augmenter le salaire minimum versé à ses employés: il s'élève désormais à 4.000 francs suisses, soit 3.300 euros.

 

Le distributeur Lidl Suisse, filiale du groupe allemand du même nom, a décidé d'augmenter à 4.000 francs suisses (3.300 euros) le salaire minimum versé à ses employés à partir du 1er décembre prochain.

Actuellement, le salaire minimum versé par Lidl Suisse est de 3.800 francs suisses, et l'augmentation représente une hausse de 5% pour les plus bas salaires.

Le salaire minimum le plus élevé

Selon Lidl, ces 4.000 francs suisses représentent le salaire minimum le plus élevé en Suisse dans le secteur du commerce de détail, décidé par une convention collective de travail.

L'augmentation a été décidée dans le cadre d'un accord conclu avec les organisations syndicales. A la suite de l'accord, la masse salariale versée par Lidl augmentera de 2,5%.
    
L'accord prévoit une hausse également pour les autres catégories de salariés.

DIFFERENCE DU COUT DE LA Le distributeur Lidl Suisse, filiale du groupe allemand du même nom, a décidé d'augmenter à 4.000 francs suisses (3.300 euros) le salaire minimum versé à ses employés à partir du 1er décembre prochain.


Actuellement, le salaire minimum versé par Lidl Suisse est de 3.800 francs suisses, et l'augmentation représente une hausse de 5% pour les plus bas salaires.

Différence du coût de la vie

 en moyenne, les prix du commerce de détail étaient 11% inférieurs (en moyenne) en France, en Allemagne, en Italie et en Autriche.

-  dans le secteur des produits non alimentaires, la différence est de 5% seulement.

L’étude montre par ailleurs pour certains produits (électroniques et ordinateurs notamment), les prix en Suisse sont inférieurs à ceux pratiqués à l’étranger (France, Allemagne, Italie et Autriche)

D’où vient la différence de prix entre la Suisse et les autres pays ?

L’étude du BAK a mis en avant les facteurs qui expliquent cette différence de prix. Ainsi, une grande partie de la différence (9%) s’explique notamment par les « coûts imposés au commerce de détail suisse dans le domaine de l’approvisionnement« . En d’autres termes, on parle ici des denrées alimentaires, et notamment agricoles, qui sont fortement protégées (et encadrées) en Suisse, ce qui limite l’effet de la concurrence internationale. Avec l’impact que l’on sait sur le porte-monnaie des consommateurs.

Les 2 autres facteurs expliquant la différence de coût sont : 

- moindres coûts d’approvisionnement à l’importation (6%)

- moindres coûts de consommation intermédiaire (2%)

A l’inverse, la TVA joue un rôle modérateur sur le coût des denrées pour les consommateurs suisses puisque celle-ci est bien inférieure à celle des 4 pays de l’UE analysés. La contribution à la différence de coût de la TVA s’explique pour 7%.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
26 septembre 2013 21:15

 

Pôle emploi reconnait 277 000 radiation.... hé hop Hollande se fend d'un discours satisfait, réjouit.

Emfumage et Manipulations

 

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9 septembre 2013 02:02

 

81% des Français inquiets pour leur retraite
Un total de 81% des Français se disent inquiets pour leur retraite et 69% jugent que la réforme proposée par le gouvernement va plutôt dans la mauvaise direction, selon un sondage CSA pour l’Humanité rendu public dimanche soir. Seulement 15% des personnes interrogées disent qu’elles ne sont pas inquiètes.

Le pourcentage de 81% d’inquiets est largement supérieur à celui observé en mai 2003 (65%) alors que la mobilisation sociale contre la réforme de l’UMP François Fillon battait son plein.

Europe 1

RETRAITES

DES SYNDICATS MANIFESTEMENT DIVISÉS
Déminée avec soin, la réforme des retraites suscite moins d’opposition que celle de 2010.

« Je ne fais pas de météorologie sociale », « il ne faut pas vendre la peau de l’ours… », entend-on depuis l’annonce de la réforme des retraites dans les sphères gouvernementales. Par prudence, tous se gardent d’un quelconque triomphalisme. Mais ils ne semblent pas effrayés par la manifestation du 10 septembre prochain, décidée depuis le 8 juillet, à l’appel de la CGT, de FO, mais aussi de la FSU et de Solidaires. Ces quatre organisations décideront de la suite le soir même. Pour ne pas permettre à un front syndical de se reconstituer, la concertation a été l’occasion d’identifier et de satisfaire certaines revendications, quitte à aboutir à une réforme fustigée par l’opposition pour son manque d’ambition.

SANS LA CFDT ET LE RESTE DU BLOC RÉFORMISTE, LA MOBILISATION RISQUE D’ÊTRE FAIBLE [...]

Paris Match

Rappel :
La très chère reconversion de François Chérèque
L’ancien secrétaire général de la CFDT vient d’être intronisé inspecteur général des affaires sociales. Il percevra 7 257,55 euros net par mois.[...]

Le Point 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
9 septembre 2013 01:14

Radio Courtoisie LJ des idées politiques Max Lebrun – 06/09/2013

invité : Pierre-Edouard du Cray, directeur des études à Sauvegarde Retraites

 

plus d’émissions téléchargeables (Radio Courtoisie) ici

à mettre en correspondance avec la grille de programme
Pour ceux qui souhaitent commenter des émissions de la radio il suffit de créer un compte twitter et de se logguer sur Branch avec son user twitter (ce sont les mêmes créateurs – propriétaires) sauf que Branch permet de mettre beuacoup plus que 140 caractères :


 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
2 septembre 2013 00:56

La Garantie Jeunes, c’est d’abord pour les <em>« djeunes »</em> ! Par Yves Theurin

Casier judiciaire recommandé.

Le gouvernement Ayrault lance en cette rentrée la « Garantie Jeunes » : 483 euros versés aux moins de vingt-cinq ans sans travail. En d’autres termes, le RSA étendu à toute une classe d’âge. Pour l’instant, à titre « expérimental ». A défaut d’être triés sur le volet, les cobayes seront, pour beaucoup, choisis sur casier. Une prime à la « probation » chère à Taubira ? Même pas. Ordre de Bruxelles.

 

———————————-

On avait fini par l’oublier, coucou le revoilou ! A la manoeuvre de cette nouvelle charge sociale (pour les contribuables qui bossent) se trouve le tout nouveau « Monsieur Pauvreté » du gouvernement, François Chérèque, qui a présidé pendant dix ans aux destinées de la CFDT et s’est métamorphosé en haut fonctionnaire par la grâce du conseil des ministres.

Depuis trente ans, les gouvernements, dont les décisions détruisent les emplois, dépensent une partie de leurs emprunts pour financer une politique de communication. Objectif : faire croire qu’ils luttent contre le chômage. En d’autres termes, balader des générations de jeunes chômeurs de sigles en sigles. Stages d’initiation à la Vie professionnelle (SIVP), Préparation active à la qualification et l’emploi (Paque), Trajets d’accès à l’Emploi (Trace), Contrat d’insertion dans la vie sociale (Civis), Contrat d’autonomie, Revenu contractualisé d’autonomie (RCA)… La liste est longue de ces « dispositifs » qui, tous, ont échoué.

On ne change pas une formule qui perd

Jugement sévère de méchant libéral ? Non, aveu du premier ministre dans son courrier du 6 février 2013 à la Directrice générale de l’emploi et de la formation professionnelle. Aucun de ces dispositifs n’a « jamais résolu la double problématique : sortir de la pauvreté et bénéficier d’un accompagnement intensif jusqu’à l’emploi durable ».

Moyennant quoi, depuis un an, le gouvernement socialiste persévère dans la même voie : Emplois d’avenir, Contrats de génération, développement des contrats aidés… Autant de projets financés par l’argent public. Tous promis à la même absence de résultats durables.

C’est dans ce contexte qu’est apparu l’ancien secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. A peine démissionnaire de son syndicat, il a été nommé par François Hollande, le 7 janvier 2013, Inspecteur général des Affaires sociales.

Avant lui, Fadela Amara avait bénéficié de ce coup de baguette magique républicaine qui permet de toucher 7 250 euros net par mois. Une belle augmentation par rapport aux 4 500 euros versés par la CDFT.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, François Chérèque est devenu, cinq jours plus tard, président du « think tank » socialiste Terra Nova. Les financiers de Terra Nova ? Areva, le groupe Casino, EADS, Sanofi, EDF, Suez, Microsoft, Vivendi… De vrais socialistes !

Depuis sa nomination, François Chérèque n’a eu de cesse de consciencieusement œuvrer à concrétiser un projet qui ne doit rien à l’Etat français et à peu près tout à Bruxelles : l’extension du RSA aux moins de vingt-cinq ans sous le nom sympatoche de « Garantie Jeunes ».

C’est en effet suite au Conseil européen de juin 2012 et à ses préconisations écrites que le Conseil interministériel de lutte contre les exclusions a avalisé cette garantie. En d’autres termes, si la France socialiste crée ce dispositif, financé en partie par emprunt auprès des banques internationales, c’est sur instruction supranationale. Le pauvre doit rapporter aux riches.

La Garantie Jeunes n’est rien d’autre, en fait, que le RSA étendu aux moins de vingt-cinq ans. En contrepartie de quoi, le bénéficiaire s’engage à venir aux convocations d’un travailleur social (qui lui doit son emploi) et d’accepter la formation ou le stage proposé. Bref, rien de nouveau sous le soleil des Missions locales.

Au gouvernement, on cause engliche

Ce qui est plus singulier, en revanche, c’est le public visé. Il s’agit des « NEETs ». Kesako ? Un terme anglo-saxon, très en vogue en ce moment dans l’administration française, et qui signifie : « Not in Education, Employement or Training ».

En Français courant, il désigne ceux qui ne sont ni à l’école, ni en formation, ni au travail. Et qui perçoivent, eux ou leur famille, moins de 483 euros par mois.

Cet acronyme est couramment utilisé dans les textes de l’Union européenne et a été pieusement repris par le rapport gouvernemental, co-signé d’un certain Marc Gurgand, Paris School of Economics ! Welcome in Paris, France !

Et ce rapport tient à souligner nommément quel public, parmi ces « NEETs », devra bénéficier de la manne étatique. On vous le donne en mille : les jeunes en « sortie de mesure judiciaire ». Une sorte de Garantie « Djeune » en quelque sorte…

...et une belle discrimination pour les autres jeunes.

Le dispositif sera testé dès cette rentrée dans dix départements qui se sont portés volontaires. Il s’agit généralement de départements comme la Dordogne ou le Vaucluse, dont les exécutifs socialistes, bien incapables de créer le moindre développement économique réel, se précipitent à chaque nouvelle occasion sur les subventions.

En 2014, dix autres départements rejoindront les heureux gagnants. Côté « jeunes », ils devraient être 100 000, fin 2014, à percevoir cette garantie. 100 000 sur un public total de 850 000. Même pas 12 %… C’est dire l’intérêt d’une mesure qui va quand même coûter aux Français une somme que le gouvernement affirme ne pas pouvoir estimer pour l’heure. C’est bien la peine d’avoir fait l’ENA ! On va les aider : 100 000 jeunes à 483 euros par mois, cela fait un coût maximal annuel de 580 millions d’euros.

Certes, tous les jeunes ne percevront pas le maximum de la garantie, mais l’addition devrait quand même dépasser les 300 millions par an. Seulement 2 % du déficit de la Sécurité sociale. Pourquoi se priver…

Yves Theurin

Article de l’hebdomadaire “Minute” du 28 août 2013 reproduit avec son aimable autorisation. Minute disponible en kiosque ou sur Internet.

Crédit photo : DR.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
1 septembre 2013 00:07

Les chiffres du chômage en France sont à des plus hauts historiques. Comment sortir de l'ornière ?

Un billet d'humeur de Switchie, depuis la Suisse. 

Taux de chômage en France (Source Insee).

Les derniers chiffres du chômage viennent d’être publiés pour juillet. Ils sont officiels (DARES) et irréfutables : en juillet 2013, il y avait plus de 3,2 millions de chômeurs en France.

3,2 millions en catégorie A (en progression de 10% sur un an), mais en réalité 4,8 millions en catégories A, B et C et surtout 5,1 millions en comptant les DOM (et pourquoi diable ne les compterait-on pas ?). Le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est quant à lui de 26% (contre 7,5% en Allemagne). Voilà l’ampleur de la catastrophe.

Devant ce désastre, vous vous dites : “Mais il y a le feu au lac : il faut créer au plus vite des millions d’emplois dans le secteur privé !”…

Eh bien non : on a plus de 5,1 millions de chômeurs et la seule chose qui intéresse les politiques ce n’est pas d’aider les entreprises à créer des emplois, c’est de manipuler les courbes. La preuve ? En juillet, les radiations de Pôle emploi ont cru de plus de 30% sur un an : 54 000 chômeurs sont sortis des listes rien que sur juillet. Miracle : le chômage baisse !

Le MEDEF est carrément aux abonnés absents sur le thème de l’emploi : on ne l’entend pas et c’est à peine si on connait les noms de son état-major. Ceux qu’on entend en revanche ce sont les ministres : des bureaucrates qui n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et qui auraient une crise d’apoplexie si on leur demandait d’établir un bilan ou de rédiger une feuille de paye. Non, ces détails de la vie de 5 millions de gens, ils ne connaissent pas, ils n’ont jamais appris : ils ont étudié Marx à l’université et, quand ils allaient au théâtre c’était pour écouter du Brecht. Jeunes, ils ont eu leur période Ché puis Mao. Tout ça ne me gêne pas du tout, c’est leur problème. Mais il ne faut pas, étant des incompétents économiques notoires, qu’ils s’occupent de fiscalité ou de gérer l’économie d’un grand pays moderne ! Beaucoup sont devenus ensuite  trotskistes et sont entrés dans les médias où ils propagent leurs a priori idéologiques. Mais l’entreprise, ils ne la connaissent pas, ils la détestent…

Devenus ministres (non grâce à leurs compétences mais en raison de leur seule adhésion au Parti) ils organisent dans leurs palais dorés des séminaires pompeux sur "la France en 2025", régentent tout dans tous les domaines, rédigent des projets de loi, des "programmes prioritaires", des "feuilles de route", des "plans stratégiques" (le"Colbertisme participatif"), des trucs fumeux ("Plan pour l’Entrepreneuriat féminin" etc)… Tout ça du haut de leur idéologie : le concret et le réel ce n’est pas vraiment leur truc.

Quant à ceux qui forment les jeunes – et devraient les préparer à rentrer sans problème dans la vie active – ils haïssent le capitalisme. Punkt. Non seulement ils détestent le capitalisme mais ils l’affublent du qualificatif méprisant de "libéral" (le qualificatif le pire sur l’échelle de Richter de l’intelligentsia française) qui correspond à une sorte de mise à mort par balle dans la nuque. Un capitaliste c’est un sale type : s’il réussit c’est un exploiteur, si son entreprise croule sous le poids des impôts et de la paperasse c’est un incapable. Et s’il se casse dégoûté c’est un traître.

Or, ce qu’ils ne voient pas, c’est que ce sont ces même entreprises – qu’ils détestent – qui embauchent, qui versent des salaires, qui exportent, qui créent de la richesse, qui payent des impôts, qui financent les retraites… Mais non, pour eux (politiques, syndicats, intellectuels, idéologues) il faut absolument détruire l’entreprise, détruire le capitalisme, détruire le libéralisme ! Comme ça il ne restera plus que des emplois publics (des douaniers, des "emplois francs" et des "emplois d’avenir") ! Payés naturellement par les contribuables… Enfin tant qu’ils pourront payer parce que vu le montant de la pression fiscale, il n’y aura bientôt plus rien à taxer ! Les poches des Français seront vides. Devant la marée montante des chômeurs, il ne restera plus que les Ministères et Pôle Emploi ! Pôle-Emploi qui ne pourra même plus verser des indemnités parce qu’il n’y aura plus d’entreprises pour payer des impôts et verser des salaires et indemniser les chômeurs. Youpi ! Cool la politique de l’emploi de l’État !Peut-être vendront-ils alors la Tour Eiffel aux Qataris pour continuer à payer les intermittents du spectacle ?

Alors ?

1 – Pour vider Pôle Emploi il faudrait commencer par créer des emplois !

Oui, commencer par ça, au lieu de pondre des textes et de faire des discours sur la France en 2025 !

Il faut revoir les systèmes d’allocations (RMI, RSA…) pour qu’ils ne dissuadent pas les demandeurs de rechercher véritablement un emploi ou une activité dans une entreprise. Il vaudrait mieux que ce soit l’entreprise qui donne un salaire équivalent au RSA que Pôle Emploi. Au moins les chômeurs retrouveraient une vraie insertion et une dignité qu’on leur vole en les transformant en assistés.

• Il faut évidemment que ces emplois soient créés dans le secteur marchand (seul créateur de richesses), et pas dans la bureaucratie (destructrice de richesse) à coup "d’emplois francs" ou "d’emplois d’avenir" ruineux car financés à fonds perdus par les contribuables.

• Il faut arrêter de dissuader les entreprises d’embaucher : paperasse, réglementations, rigidité des procédures, jungle des types de contrats, etc.

• Il faut arrêter de les pénaliser par des taxes, des charges, des impôts, des droits, des redevances, des contributions, des cotisations sur tout et n’importe quoi.

• Il faut arrêter de les obliger à choisir entre mourir ou se délocaliser pour survivre. Ou alors il faut interdire la concurrence internationale et remettre des douaniers ! (Édith Cresson avait fait ça à l’époque en bloquant les magnétoscopes à Poitiers. Aujourd’hui Montebourg bloquerait les iPhones et les iPad).

• Il faut arrêter de stigmatiser les chefs d’entreprises du matin au soir comme le font les idéologues, les médias subventionnés et les politiques qui n’ont jamais travaillé ni dirigé la moindre entreprise un seul jour de leur vie.

• Il faut garantir aux entreprises une stabilité fiscale, qu’elle ne soit plus chamboulée tous les mercredis du mois au Conseil des Ministres…

• Il faut que les politiques arrêtent de croire que leur mission est d’inventer quotidiennement des usines à gaz (genre "Colbertisme participatif") ou de rédiger du matin au soir des textes de loi inutiles, confus et contradictoires.

• Il faut que les manuels économiques de l’Éducation Nationale arrêtent de présenter l’entrepreneur comme un sale exploiteur, l’entreprise comme un piège qui broie les salariés, et le capitalisme comme un système économique pourri qu’il faudrait éradiquer au plus vite ;

2 – Pour vider Pôle Emploi il faudrait ensuite donner aux jeunes une formation de base solide

• Il faut que les formations préparent les jeunes à trouver un job ! Et donc qu’on arrête de dire que le "niveau monte" dans le système éducatif alors que tout le monde constate le contraire. Et ne pas les faire arriver dans le monde du travail avec des BAC+10 qui ne leur ont procuré aucun savoir-faire dans aucune filière (genre thèse sur "la culture du petit pois en Haute-Ariège durant le premier quart du XVIe siècle").

• Il faut que le système de formation professionnelle recommence à fonctionner efficacement, comme en Allemagne, et donc qu’on refonde de fond en comble ce monstre inefficace et dilapidateur.

• Il faut arrêter de dire aux jeunes que le travail manuel est une déchéance : personne ne devrait s’offusquer de travailler dans la machine outil qui est de l’or dans la balance commerciale allemande, et réhabiliter le travail tout court.

• Il faut arrêter de faire entrer les jeunes dans le monde du travail à 27 ans pour les en sortir à 55 en leur laissant croire qu’on peut vivre confortablement une vie entière de 80 ans en ne travaillant qu’un jour sur deux.

3 – Pour vider Pôle Emploi il faudrait enfin que l’État arrête de vouloir s’occuper de tout, de tout régenter, tout réglementer, de se substituer aux initiatives individuelles !

• Il faut que l’État arrête de penser qu’il doit tout décider, et surtout de dire aux Français et aux entreprises ce qu’il faut faire (genre séminaire sur "la France en 2025"). La France de 2025, ce sont les Français qui la dessineront et la feront. Les entreprises connaissent mieux la concurrence, les marchés et les créneaux d’avenir, que les bureaucrates dans leurs bureaux lambrissés qui rédigent le matin les "éléments de langage" qui leur permettra de sauver la face en maquillant la vérité au Journal de 20h.

• Il faut que l’État arrête de penser qu’il peut continuer de taxer toujours plus pour dépenser toujours plus : les dépenses publiques – de l’État et des Collectivités locales – sont un tonneau des Danaïdes où la richesse produite par les Français disparaît. L’impôt n’est pas l’argent de poche des nouveaux Fermiers Généraux de la République !

• Il faut que l’État arrête son népotisme, ses prébendes, ses niches, subventions, aides, prévarications et collusions de toutes sortes : copinages et pâturages ne doivent plus être des mamelles de la République. Sinon les gens en auront marre de se faire plumer et sortiront avec leurs fourches !

• Etc

Alors, et alors seulement, on aura les moyens de diminuer le chômage dans ce pays et de retrouver de nouvelles "Trente Glorieuses" sans avoir besoin de prier Sainte-Anne pour savoir si elle les voit venir…

Sur le chômage :
• Il ne faut pas se tromper de courbe !
• Quand tous ces jeunes chômeurs se révolteront, ça fera mal !

 

Sur le web

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
27 août 2013 00:22

Dans un système de retraites par répartition, ce sont les enfants des familles 
nombreuses qui paientles retraite des célibataires et des couples inféconds.

Il est donc logique que leurs parents qui ont eu la charge de leur éducation 
bénéficient d’un bonus quicompense leur perte de revenus et de patrimoine. 

Ce bonus, les socialistes s’apprêtent à le mettre en pièces car il est contraire à
 leur idéologie libérale/libertaire de démantèlement de la famille et de 
« grandremplacement » de la population française. 

C’est une raison supplémentaire pour les partisans de la« Manif pour tous » de
 ne rien lâcher et pour les combattants du « Printemps français » de 
 restermobilisés. 
Après Christiane Taubira et Manuel Valls, c’est Marisol Touraine qui pourrait
 être mise souspression.
Les lecteurs de Polémia trouveront ci-dessous un article d’Economie matin.fr
Polémia.


Réforme des retraites : les parents de familles nombreuses risquent de la sentir passer

économie-matinL’ensemble des mesures spécifiques en faveur des retraités ayant eu trois enfants ou plus coûterait 12 milliards à la Sécurité Sociale. D’après le gouvernement…

L’équation est connue : les retraites versées aujourd’hui sont financées par les cotisations de salariés qui n’étaient encore que des enfants hier. Et les retraites de demain seront payées par les cotisations des enfants d’aujourd’hui. C’est pour cette raison que depuis l’invention du système de retraite de la Sécurité Sociale, les parents de familles nombreuses bénéficient de bonus.

Les mères de familles tout d’abord, voient des trimestres de cotisation validés « gratuitement », à raison de deux ans par enfant. Egalitarisme oblige, la loi prévoit désormais que ce bonus puisse être partagé entre le père et la mère.

Les pensions versées ensuite, sont bonifiées de 10 % pour les parents qui ont élevé 3 enfants ou plus, là encore pour compenser la perte de revenus induite par des enfants « en nombre ». Les statistiques sont unanimes sur ce point : l’arrivée d’un enfant dans le foyer provoque une baisse du revenu disponible de 10 %. Quand ils sont quatre ou cinq, on peut appeler cela appauvrissement, et les économies d’échelle, (les vêtements que l’on se repasse d’un frère à l’autre) ne sont qu’un mythe, ou une aubaine marginale.

Chaque enfant abaisse de 10 % le revenu de vie du foyer dans lequel il se trouve

Mais en face, le gouvernement a fait ses comptes. La facture des différentes bonifications accordées aux familles nombreuses pour les retraites des parents s’élèverait à 12 milliards d’euros par an. Quand on cherche à faire des économies, tout y passe, et tailler dans ces avantages paraît logique et simple. Seulement voilà : le patrimoine des familles nombreuses est systématiquement moindre que le patrimoine des foyers standard. Les familles nombreuses sont plus souvent locataires que les français moyens, faute de pouvoir acquérir leur résidence principale. Les parents de familles nombreuses auront donc plus souvent que les autres à se loger jusqu’à la fin de leurs jours en louant, faute d’avoir pu acheter leur toit.

Prenant conscience de ces écueils, le gouvernement a ordonné une étude afin d’évaluer l’impact des projets de réforme des “bonus” sur les pensions de retraite des pères et mères de familles nombreuses. Réponse dans quelques semaines…

 Jean-Baptiste Giraud
Rédacteur en chef d’Economie matin.fr
Economie matin .fr
21/08/2013

Correspondance Polémia – 22/08/2013

Image : carte de réduction pour familles nombreuses

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
2 août 2013 00:31

Destinés à aider les jeunes peu qualifiés, les emplois d’avenir progressent lentement, avec 30 329 contrats signés fin juin.

Le dispositif bute sur la difficulté à faire coïncider le profil des jeunes et les besoins des employeurs.

Les bénéficiaires : l’emploi d’avenir est réservé aux jeunes de 16 à 25 ans révolus (jusqu’à 30 ans pour les handicapés), sans diplôme ou avec un CAP-BEP et sans emploi depuis plus de six mois. Les jeunes résidant en zone urbaine sensible (ZUS) ou zone de revitalisation rurale (ZRR), ou outre-mer, peuvent y accéder jusqu’au niveau bac + 3 s’ils sont sans emploi depuis plus d’un an.

Les employeurs : l’emploi d’avenir est surtout destiné au secteur non marchand, hors État (collectivités, organismes de droit privé à but non lucratif, associations, bailleurs sociaux, hôpitaux, entreprises publiques…), avec une aide couvrant, pendant trois ans maximum, 75 % du smic brut. Dans le privé, où la prise en charge n’est que de 35 %, les possibilités de recours, initialement limitées à quelques secteurs, peuvent être élargies par arrêté préfectoral. […]

100 000 emplois d’avenir seront créés en 2013, chiffre porté à 150 000 en 2014. Dès 2013, l’Etat s’engage à hauteur de 2,3 milliards d’euros pour financer ces emplois. ( travail-emploi.gouv.fr )

Anissa est éducatrice sportive en zone urbaine sensible auprès de jeunes de quartiers défavorisés. Un emploi obtenu après la signature d’un CDD avec l’association Boxing Toulouse Bagatelle. À son image, la plupart des emplois d’avenir sont créés dans le secteur public.

Il y a encore six mois, Sarah Abbaoui, 18 ans, résidente de Bobigny (Seine-Saint-Denis) faisait partie de la grande masse statistique des jeunes sans perspective d’emploi. Depuis son BEP sanitaire et social, obtenu en juin 2012, la jeune fille n’avait encore jamais réussi à obtenir un poste, encore moins à concrétiser son envie de travailler au contact des enfants.

Mais, désormais, Sarah se sent sur la bonne voie. «En mars dernier, la mission locale m’a contactée pour me parler d’un emploi d’avenir dans une crèche départementale à Épinay. J’ai passé les entretiens et depuis, je travaille, en renfort des puéricultrices, je gagne le smic et ça me plaît beaucoup. Pour moi, c’est une très grande chance», raconte celle qui vise désormais le concours d’aide puéricultrice, avec le soutien financier du département. […]

La Croix

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
26 juillet 2013 01:18

liberalisme

14 mai 2013, la loi sur « la sécurisation de l’emploi » a été votée au Sénat, par 169 voix contre 33. La fin du CDI et tout le monde s’en moque… Pas une manifestation dans la rue,nada ! Pas le moindre sénateur pendu non plus… Les moutons ne voient pas l’abattoir que l’on construit devant la bergerie.



Le CDI vous préservait des licenciements sauf en cas de « cause sérieuse et réelle ». En clair, à moins d’une faute grave ou d’une inaptitude au travail, la seule chose que pouvait tenter votre patron était de vous pousser au suicide comme chez France Télécom…


Aujourd’hui, le boss pourra vous virer pour avoir refusé de changer de poste, pour avoir refusé de changer de lieu de travail, y compris de l’autre coté de l’Hexagone… Ou simplement s’il vous juge « incompétent » !



Le CDI prévoyait l’impossibilité de baisser votre rémunération sans votre accord. Le boss pouvait demander. Certains ont essayé… 
Grâce à notre Sénat, refuser une baisse de salaire (jusqu’au SMIC) devient un motif valable pour vous faire pointer à Pôle emploi (article 18 de l’accord national interprofessionnel – ANI).



Finalement, c’est quoi cette… chose ? 
Rien de moins que la mise au pas de la France par la Commission européenne en matière de droit du travail et la destruction d’un acquis vieux de 20 ans.
 C’est l’échine courbée jusqu’à la brisure de vertèbres devant l’ultra-libéralisme. Un grand jour pour le MEDEF.



Comme d’habitude, les travailleurs ont été trahis par plusieurs syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) puisque cette loi n’est que la retranscription de l’ANI signé entre lesdits syndicats et le patronat le 11 janvier 2013. FO et la CGT l’ont refusé, encore heureux…


Chaque fois que les syndicats parlent des organisations patronales comme« des partenaires sociaux », c’est déjà joué.

 Dans 1984, la dictature décrite par Orwell utilisait des slogans comme: « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. » 
Tout aussi fort, le hollandisme révolutionnaire ajoute ceci : « La fin du CDI, c’est la sécurisation de l’emploi. »



Au Sénat, les communistes sont les seuls à avoir voté contre.
 Comme à son habitude, l’UMP a botté en touche, intrinsèquement lâche, en choisissant de s’abstenir. Il ne faudra pas les oublier ceux-là non plus, le jour du grand nettoyage au Kärcher de la scène politique.
 Comme à son habitude, c’est le PS qui s’y colle pour faire reculer les acquis sociaux…

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
14 juillet 2013 00:43

 

De l'embauche des professeurs à leur « temps de service », les Sages de la Rue Cambon sonnent la charge contre le «mammouth"


Avec son rapport dévoilé mercredi, «Gérer les enseignants autrement», la Cour des comptes s'attaque au «mammouth» de la rue de Grenelle. Les magistrats de la Rue Cambon dirigés par le socialiste Didier Migaud chargent sabre au clair. Premier constat, l'Éducation nationale «ne souffre pas d'un manque de moyens ou d'un nombre trop faible d'enseignants, mais d'une utilisation défaillante des moyens existants».

 Plutôt gênant, alors que le gouvernement de François Hollande a décidé d'embaucher 60.000 enseignants d'ici à la fin du quinquennat! La Cour estime ainsi que «l'évolution du nombre d'enseignants est déconnectée de celle des élèves». Les effectifs des professeurs du secondaire n'ont pas cessé d'augmenter entre 1993 et 2005 alors que celui des élèves diminuait. «Chaque année, c'est le volume d'heures de cours et le souci d'assurer un débouché satisfaisant aux universités qui guident les décisions de recrutement», déplore Didier Migaud.

 

Multiplication des matières

Pourtant, une «bonne gestion» constitue un enjeu primordial de maîtrise de la dépense publique: les enseignants pesaient près de 49,9 milliards d'euros en 2011, soit 17 % du budget de l'État. «Nous ne sommes pas contre des créations de postes quand elles sont justifiées. Le sujet est de regarder là où il y a des pertes en ligne», pointe Patrick Lefas, président de la troisième chambre de la Cour des comptes, qui prend l'exemple des sorties scolaires: «Les professeurs qui n'accompagnent pas les élèves ont relâche et ne sont pas utilisés à autre chose, car le système ne le permet pas. Dans l'académie de Versailles, 1600 heures sont utilisées pour vérifier que l'ordinateur ne s'est pas trompé dans l'application du barème des décharges syndicales. Ce n'est peut-être pas le plus judicieux.»

Plus inquiétant, en dépit du nombre d'enseignants, les résultats du système français sont inégalitaires et ses performances se dégradent. La part des élèves les plus faibles s'est accrue de 26 % en lecture et de 37 % en mathématiques entre 2000 et 2009. Le système français est un de ceux où le poids des origines socio-économiques pèse le plus sur les résultats.

 

Pour la Cour, il existe un écart entre la réalité du métier d'enseignant et le statut. Leur «temps de service» n'est centré que sur les seules heures de cours, alors que la loi leur assigne d'autres missions: relations aux parents, travail en équipe, aide au travail personnel des élèves, orientation. Le temps qui y est consacré par les enseignants, très imparfaitement mesuré, n'est rémunéré que partiellement, à travers un système de décharges et d'heures supplémentaires. Cette organisation conduit à ne pas valoriser l'implication des enseignants. La Cour recommande d'élargir leurs obligations à l'ensemble des activités effectuées dans l'établissement, sous la forme d'un forfait annuel, la répartition de ce temps de service devant pouvoir être modulée en fonction des besoins locaux.

Autre constante, le coût moyen d'un lycéen français est de 31 % supérieur à la moyenne de l'OCDE. En cause, un temps d'instruction plus long, un nombre d'élèves par classe plus faible et la multiplication des matières, options et modules. La Cour prône une «indispensable rationalisation» car «l'éparpillement progressif de l'offre de formation au lycée, qui ne se constate nulle part ailleurs en Europe, a conduit à une augmentation des besoins d'enseignants et à un renchérissement progressif du coût du système scolaire». Elle propose également d'instituer la possibilité d'enseigner deux disciplines au collège: il existe 375 sections disciplinaires pour 272 matières enseignées.

 

Cette «dispersion et la monovalence ont un coût», insiste la Cour, car les enseignants exerçant dans de petits établissements n'ont parfois pas un service complet, ce qui représente une perte d'un millier de postes.

Par ailleurs, le système d'affectation automatique des enseignants «au barème» en fonction de différents critères (ancienneté, situation familiale) est «inadapté». Tous les postes sont considérés comme équivalents et tous les enseignants sont jugés également qualifiés. La Cour recommande de fonder le système sur une meilleure adéquation entre les exigences du poste et le profil des enseignants, sur la base d'entretiens entre les candidats et les chefs d'établissement, en s'inspirant… du système des établissements privés catholiques.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
13 juillet 2013 02:44

Épargnés de toutes les réformes précédentes, les retraités sont dorénavant dans le collimateur et n'échapperont pas à l'effort à venir. Le gouvernement pouvant s'appuyer sur le rapport Moreau.

Xavier Bertrand, ex-ministre du Travail, avait annoncé la couleur bien avant l'élection présidentielle. «Que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Hollande qui gagne, les ­retraités seront les grands perdants de la présidentielle car ils seront, plus que les autres, mis à contribution pour redresser les comptes, notamment sociaux», prévenait-il. Sa prédiction est sur le point de se ­réaliser.

Les retraités, épargnés de toutes les réformes précédentes, sont dorénavant dans le collimateur et n'échapperont pas à l'effort à venir. Et ce, après que les plus aisés ont déjà été ponctionnés en avril, à hauteur de 0,3 % sur le montant de leur pension mensuelle, pour financer le déficit de la Sécu en 2013 et la dépendance à partir de 2014. Et aussi après que les partenaires sociaux ont décidé de désindexer les retraites complémentaires pour ramener les caisses de l'Agirc et l'Arcco à l'équilibre.

Une question «d'équité» 

Jean-Marc Ayrault peut s'appuyer sur le rapport Moreau, qui donne trois pistes. Primo, aligner le taux de CSG des retraités aisés sur celui des actifs. Soit le faire passer de 6,6 % à 7,5 %. Cette mesure, qui «permettrait de rétablir davantage d'équité entre actifs et retraités», pénaliserait 9,5 millions de personnes âgées mais rapporterait 2,1 milliards d'euros par an.

Secundo, la commission Moreau propose au gouvernement de fiscaliser les majorations familiales auxquelles certains retraités ont droit. Les personnes qui ont eu ou élevé trois enfants bénéficient en effet de majorations de pension de 10 % (et d'un bonus supplémentaire de 5 % à partir du quatrième enfant pour les fonctionnaires), exonérées d'impôt et «antiredistributives car étant proportionnelles au niveau de pension». La fiscalisation de cet avantage permettrait de ramener 900 millions d'euros par an dans les caisses de retraite.

Tertio, les dix membres de la commission Moreau jugent envisageable de corriger l'abattement fiscal de 10 % pour frais professionnels dont bénéficient les retraités ­imposables. Leur idée? Abaisser de 30 % ou 60 % le plafond de cet avantage fiscal (actuellement fixé à 3660 euros) ou faire passer le taux d'abattement à 7 %, 5 % ou 3 %. ­Selon le critère retenu, les gains ­attendus d'une telle disposition ­seraient compris entre 500 millions et 2,7 milliards par an.

Quelle que soit la solution retenue, elle fera mal aux retraités. Et ce, sans compter l'impact que pourraient avoir d'autres mesures (comme l'allongement annoncé de la durée de cotisation) sur le niveau des pensions des futurs retraités, voire même une désindexation par rapport à l'inflation des pensions du régime de base.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
13 juillet 2013 01:04

Avant la prochaine destruction des auto entrepreneurs, nous pouvons déjà voir de près le résultat de la politique aberrante de nos gouvernants sur le marché de l’emploi à domicile.

Comme nous le prévoyions lors de la mise en place de leur « réforme », le marché s’écroule et le travail au noir explose, réduisant les recettes de cotisations sociales et augmentant les dépenses sociales par des inscriptions au chômage. Super! C’est juste tout l’inverse de ce qu’il fallait faire, c’est juste tout simplement facteur de paupérisation générale.

Contrairement à ce que dit Lechiffre, Bercy ne découvre rien du tout, Bercy est aux ordres d’une bande de politiques idéologues qui croient, comme tous bons socialistes, tendance marxistes, que l’économie est aux ordres du politique et qu’il suffit de décréter « politiquement » pour que ça fonctionne économiquement.

Le pire, c’est que tout ce qui nous arrive actuellement était parfaitement prévisible et parfaitement prévu: Notre article du 18 septembre 2012
Après avoir pris des mesures stupides concernant les pseudo « niches fiscales » qui ont conduit, comme nous l’avions annoncé, à l’effondrement du secteur de la construction (générant un accroissement du déficit de logements et par conséquent un maintien du prix du marché élevé, une perte sèche de cotisations sociales et par conséquent une augmentation du déficit social, une destructions d’entreprises et par conséquence de sous traitants et de fournisseurs qui ne sont pas payés, une destructions d’emplois et par conséquent un accroissement du chômage et des prestations sociales), les mesures concernant l’emploi à domicile, dont nous venons d’évoquer les conséquences que nous avions aussi prévues, le prochain épisode sera celui des auto entrepreneurs.

Car ne croyez pas que les socialistes s’arrêteront en si bon chemin. Leur logique n’est pas économique, mais politique.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
12 juillet 2013 14:07

 

 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
12 juillet 2013 03:49

pole-emploiPARIS (Reuters) – Plus de 800 millions d’euros ont été versés par erreur aux demandeurs d’emploi français en 2012, soit 2,5% des 33 milliards d’allocations versées au total l’an dernier, selon un rapport du médiateur de Pôle Emploi publié mercredi.

Si près de 524 millions d’euros ont été récupérés auprès des chômeurs concernés, quelque 500.494 dossiers d’une valeur de près de 300 millions d’euros étaient toujours en attente de régularisation fin 2012.

La question des « trop perçus » fait l’objet d’un bras de fer depuis plusieurs mois entre la direction de Pôle Emploi et les syndicats et associations de défense des droits des chômeurs qui réclament un « moratoire » sur le remboursement de ces sommes.

Ces sommes versées par erreur « trouvent leur origine dans la complexité de la réglementation, d’une part et dans l’inadaptation du système d’information à cette population, d’autre part », souligne le médiateur national de Pôle Emploi Jean-Louis Walter dans son rapport.

La majorité de ces sommes concernent les chômeurs ayant cumulé une indemnisation avec un revenu d’activité, dit-il.

Ce dispositif, qui vise à inciter les demandeurs d’emploi à reprendre une activité, permet à un chômeur de percevoir une allocation si son activité n’excède pas un total de 110 heures par mois et si la rémunération ne dépasse pas 70% de son ancien salaire.

Cette mesure peut « générer des cascades de régularisations et d’indus qui deviennent incompréhensibles pour le demandeur d’emploi et même pour le conseiller de Pôle emploi », estime le médiateur.

Les demandeurs d’emploi se retrouvent alors dans des difficultés financières « qui les placent dans une posture psychologique délicate », génératrice d’une tension qui envenime les relations avec Pôle emploi.

Le rapport, qui émet une série de préconisations visant à améliorer le système actuel, pointe également des « anomalies informatiques qui déclenchent automatiquement des indus, sans aucune responsabilité du demandeur d’emploi, ni d’ailleurs du conseiller de Pôle emploi. »

FRAUDEURS

Pour Jean-Louis Walter, il convient de distinguer les « fraudeurs » des « erreurs et omissions ».

« Il y a les ‘vrais’ fraudeurs, volontaires et organisés, qui sont aussi les plus difficiles à détecter et à contraindre », écrit-il. « Mais on découvre aussi ceux que la nécessité contraint à différer ou dissimuler une activité pour conserver leur indemnisation et faire la jonction jusqu’à une autre rentrée d’argent. Enfin, il y a aussi les erreurs et les omissions par manque d’information. »

Cette question des « trop perçus » sera soulevée lors du comité central d’entreprise prévu le 24 juillet, a dit à Reuters le SNU-FSU, premier syndicat de Pôle Emploi, qui réclame un « moratoire » depuis plusieurs mois.

« Nous demandons depuis février le gel de l’ensemble des indus et l’exonération de la dette pour les chômeurs », a dit à Reuters Jean-Charles Steyger, délégué syndical national du SNU Pôle emploi, précisant que cela ne concernerait pas les fraudeurs.

Le syndicat pointe de son côté le manque de formation des agents Pôle Emploi, qui bénéficiaient, avant la fusion des Assedic et de l’ANPE, « de 12 mois de formation » contre « trois jours actuellement ».

Invité sur i>TELE, le médiateur a demandé à Pôle Emploi de faire preuve de compréhension.

« Je demande à ce qu’on ait un regard un peu plus attentif sur la situation économique des gens à qui on s’adresse pour trouver des échelonnements de remboursement qui ne les mettent pas dans une situation encore pire que celle dans laquelle ils sont », a-t-il dit.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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Nous pourions comparer cette somme modeste à tous les dons faits aux pays du magrebh ou même aux annulations de dettes sous prétexe de relancer leur économie dont le total se chiffre en milliards.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
11 juillet 2013 02:58

Relèvement des taux de cotisation en 2014 et 2015 des régimes ARRCO-AGIRC :

 

Le régime ARRCO-AGIRC rappelle dans une circulaire que l’accord national interprofessionnel du 13 mars dernier prévoit une augmentation des taux obligatoires de cotisation à compter du 1er janvier 2014.

Les taux contractuels obligatoires de cotisation du régime ARRCO seront portés de 6 à 6,10 % sur la tranche 1 (en dessous du plafond de la Sécurité sociale), soit 3,05 % pour le salarié et 4,58 % pour l’employeur compte tenu de la répartition 40%/60% et du taux d’appel de 125 % qui, lui, est maintenu, et de 16 % à 16,10 % sur la tranche 2 (8,05 % pour le salarié et 12,08 % pour l’employeur).

Le taux contractuel obligatoire de cotisation du régime AGIRC sera porté de 16,24 % à 16,34 % sur les tranches B et C (7,75 % pour le salarié et 12,68 % pour l’employeur compte tenu du taux d’appel de 125 %).

Au 1er janvier 2015, nouvelle hausse de 0,1 point : les taux contractuels seront respectivement portés à 6,20 %, 16,20 % et 16,44 %. Il est entendu que les entreprises qui appliquent actuellement un taux globalement égal ou supérieur à ces nouveaux taux ne sont pas visées par ces nouvelles dispositions.

 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
30 juin 2013 01:32

gouvernement_ayrault_

 

Sans surprise, il ne faudra pas compter sur François Hollande pour dégraisser le mammouth de la fonction publique qui nécrose la France. Pas touche aux fonctionnaires, à leurs régimes spéciaux, à leurs grèves à répétition, à leurs congés interminables, à leur productivité soviétique,… L’égalité pour tous et le redressement dans la justice, ça fait de bons slogans, mais ça ne plairait pas à l’armée mexicaine de la fonction publique qui vote (est-ce un hasard) comme un seul homme pour le parti à la rose.

A en croire François Hollande, les fonctionnaires (qui sont qu’on le veuille ou non la première cause du déficit de la France) ont déjà fait bien assez d’efforts, et c’est aux affreux jojos du privé de s’y coller (encore une fois) pour redresser le pays et sortir du rouge les comptes de la France.

 

Car la méthode du hollandisme, bon vieux clientélisme socialio-radical, avait été annoncée dès la campagne (au moins on avait été prévenu) : toujours plus de fonctionnaires et des hausses d’impôts pour financer la fonction publique tout en résorbant la dette vertigineuse héritée de trente années de gabegie. Pourquoi réduire les dépenses quand on peut étrangler d’impôts une classe moyenne en voie de paupérisation avancée ?

Les socialistes sont toujours excellents quand il s’agit de distribuer l’argent qu’ils n’ont pas (et qui appartient en réalité à nous contribuables), mais ils sont aujourd’hui démunis face à des caisses vides et un niveau d’endettement qui n’autorise pas à se lancer dans de nouvelles folies type 35 heures.

Pas de quoi s’en faire pour les fonctionnaires qui pourront toujours profiter de leurs RTT, de l’absence de jours de carence, ou d’une retraite calculée sur les six derniers mois de leur carrière (et on en passe dans la longue liste des privilèges de cette caste d’Ancien Régime).


Et si Flamby tente de toucher à un cheveu de ses amis de la fonction publique, ils manifesteront en grands convois subventionnés par nos impôts pour profiter des largesses d’un exécutif qui ne peut rien refuser à une telle manne électorale !

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
25 juin 2013 02:08

Addendum : le FMI réclame une baisse des salaires en Espagne

Et aussi :

France: Les salaires des jeunes diplômés en forte baisse……

Des salaires en chute libre. Les rémunérations moyennes des jeunes diplômés ont diminué de 15% depuis 2000, selon l’étude annuelle de la Conférence des grandes écoles(CGE) sur leur insertion, publiée mardi 18 juin et citée par Les Echos dans son édition de mercredi. La baisse est de 11% pour les ingénieurs.(Source : France TV Info)

Ceci expliquant cela :

L’exil massif des jeunes diplômés français

Les jeunes sont de plus en plus nombreux à faire leurs valises pour aller se vendre à l’étranger, à peine leur diplôme en poche. Une tendance dont le gouvernement ne se vante pas, et pourtant… le chiffre a bondi de 14% en 5 ans (Source RTL)

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Par Roberto Fiorini

Que ce soit en Belgique ou en France, pour ne citer que ces deux pays, le PS qui y est à la barre, œuvre pour faire baisser les salaires. Di Rupo ou Hollande trahissent ainsi ceux qui les ont élus en se fiant à la bannière socialiste. Désormais ceux-là sont au service de l’Europe libérale.

On exige partout des sacrifices, mais pourtant deux économistes du FMI ont admis s’être trompé dans leur évaluation des conséquences de la rigueur (une erreur de coefficient multiplicateur).

Résultat de cette erreur, pour chaque euro soi-disant économisé sur le budget de la nation, ce sont deux ou trois euros d’impacts négatifs sur le PIB, selon le pays et le multiplicateur utilisé. Les conséquences négatives sont connues, calculables désormais, et pourtant aucune inflexion n‘arrive? Pourquoi?

Peut-être que richesse ne doit pas aller dans les mauvaises poches ? Touche pas au Grisbi qu’ils disaient !

Les salaires ne doivent plus suivre l’inflation, d’après Merkel et Bruxelles

En Belgique Di Rupo va geler les salaires en 2013 et 2014. Cette mesure de gel de « l’index » doit permettre à la Belgique de « rattraper » 0,9% de handicap salarial vis-à-vis des pays limitrophes. L’Allemagne a fait baisser les siens de 20 % entre 2000 et 2009 (voir graphique), alors les larbins aux ordres n’ont pas finit de nous faire avaler des couleuvres.

Ce gel « temporaire » des salaires ne remet toutefois pas en cause le principe de l’indexation automatique des salaires sur l’inflation, conservée en Belgique. Une indexation automatique insupportable pour la Commission européenne qui en a fait sa cible prioritaire. Merkel le réclamait déjà en 2010 et les eurocrates avaient encore, en 2011, appelé la Belgique à revoir son système d’indexation des prix et des salaires, qui selon elle alimente l’inflation et pénalise la compétitivité des entreprises via des hausses disproportionnées (selon eux) des rémunérations.

En France Hollande et son gouvernement libéral démocrate prépare autant de coups tordus contre les plus humbles, pour aider la France à rattraper son retard. Une nouvelle réforme des retraites est en préparation. La fiscalisation des allocations familiales a été évoquée par la Cour des comptes : une remarque à ne pas prendre à la légère, car cet organe sera amené grâce au TSCG à être le principal préconisateur des économies à réaliser !

Est aussi acquise la sous indexation (- 1 %) des retraites complémentaires (Arco et Agirc) sur l’inflation (elles vont ainsi baisser naturellement…). Cette réforme a quasi été entérinée par les partenaires sociaux, grâce au cadre libéral propice créé par la rigueur.

Goldmann Sachs réclame une baisse des salaires de 30 %

Mais le chantier le plus lourd est celui de la flexibilisation du marché du travail et de la baisse des salaires, comme demandé par Goldmann Sachs, qui réclamait dès janvier 2013, une baisse des salaires de 30 % en France ! Baisser les salaires, ce n’est pas possible, la loi l’interdit ! Pour l’instant mes camarades, pour l’instant. Car la loi va changer… avant l’été.

Le plus simple quand on veut influer sur les événements, sans en porter la responsabilité, c’est de faire endosser le crime par d’autres. Ainsi pratique le PS français dans sa mission contre les salariés du privé.

L’exécuteur des basses œuvres porte principalement le nom d’un syndicat, la CFDT (confédération française des travailleurs) accompagnée par la CFTC (confédération des travailleurs chrétiens, et de la CGC (confédération générale des cadres). Ces trois derniers ont signé avec le patronat un accord qui fera date dans l’histoire du mouvement ouvrier. Une date à marquer d’une pierre noire : le 11 janvier 2013. C’est en effet ce jour que l’ANI (Accord National Interprofessionnel) a été signé par ces syndicats ouvriers « réformistes » (collabos ?) et les syndicats patronaux.

Un accord en 28 points, qui seront débattus au parlement à partir du 6 mars 2013. Madame Parisot patronne du MEDEF a prévenu, si vous changez une virgule, on arrête tout. Hollande a rassuré, tremblant : on ne changera rien…

Le chantage à l’emploi permettra de baisser les salaires

Nous détaillerons dans un autre numéro de TP MAG, les mesures les plus significatives de cet accord. Mais arrêtons nous cependant sur la plus belle réussite du patronat. C’est sans conteste l’article 18, intitulé pompeusement « Accords de maintien dans l’emploi ». Au prétexte d’éviter de licencier… le patronat pourra désormais baisser les salaires !!!

Dit autrement, si la situation de l’entreprise le justifie, des accords de réduction de salaires pourront être conclus, afin d’éviter des licenciements.

Quand on sait avec quelles facilités une entreprise peut organiser les résultats d’exploitation de son entreprise, pour la rendre déficitaire, il est évident que le chantage à l’emploi va être légitimé. Le patronat fera d’une pierre deux coups, car les syndicats seront du coup décrédibilisés pour avoir oser signer de tels accords.

Car il faudra quand même que ces accords soient validés par un accord dit majoritaire ; signés avec un syndicat de l’entreprise ayant obtenu plus de 30 % des votes des salariés. Il pourra cependant être contesté par d’autres syndicats de l’entreprise qui pèseraient eux plus de 50 %…

Mais si la direction a son syndicat maison, elle pourra faire beaucoup de choses… Il sera donc important, plus que jamais ( ! ) de ne pas donner sa confiance aux corrompus de tous bords.

Ces accords pourront porter en partie sur le salaire net, mais ne pourront pas toucher à ceux inférieurs à 1.2 fois le smic. Un accord ainsi validé sera opposable à l’ensemble des salariés. Un salarié qui refuserait serait alors licencié, pour un motif économique nouvelle formule (au rabais bien sûr).

Ces accords pourront durer deux ans, et en contrepartie de ces concessions, le patronat s’engage à ne pas licencier. Bonus… le partage des bénéfices sera organisé dès que cela ira mieux. La vieille recette qui marche toujours : « demain on rase gratis » ; « le paradis c’est pour demain », etc.

Les travailleurs trompés doivent le savoir

Chacun pourra se faire son avis sur la nature gagnant/gagnant de cet accord. Certaines mauvaises langues disent que la CFDT est toujours là pour négocier, y compris le poids du boulet et la longueur de la chaine ! D’autres rappellent le cadre de la négociation avec le MEDEF : ce qui est à moi est à moi, ce qui est à toi est négociable !

Trêve de plaisanteries : si ces accords majoritaires sont possibles (déplaçant la responsabilité au niveau le plus bas, donc le moins solide), c’est grâce à la CFDT et à la CGT qui ont mis en route en 2008 la réforme de la représentativité syndicale, en co-signant avec le MEDEF !

Au moment ou ces lignes s’écrivent on apprend que la popularité d’Hollande est au plus bas ! Sa cote, celle du PS et de ses alliés (y compris Mélenchon, l’autre bouffon trompeur du peuple) n’est pas prête de remonter. Le parlement à majorité socialiste aura la possibilité de s’opposer à cet accord, en refusant de le traduire en loi contre les salariés. S’il passe au Parlement puis au Sénat, ce sera avec leur complicité.
Le parti socialiste doit changer de nom !

Charge à nous de le clamer haut et fort.

(Article initialement publié dans le n°55 de la revue Terre & Peuple)

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
23 juin 2013 03:27

21 juin 2013

Gramat (Lot) : discrimination à l’embauche en faveur de l’islam [MàJ]

GRAMAT (NOVOpress) – Vous êtes de confession musulmane ? vous voulez travailler ? A Gramat dans le Lot, on pense à vous. C’est une annonce surprenante trouvée hier sur le site de Pôle emploi par un de nos correspondants (ci-dessus) : « Vous ferez l’abattage halal de palmipèdes gras. Vous êtes de confession musulmane. »

 

Cette offre d’emploi, a été émise sur le site de recrutement en ligne à la demande de l’entreprise La Quercynoise Foies Gras à Gramat. Contactée par Novopress, cette société nous a confirmé oralement que cette annonce était bien réservée exclusivement à des candidats de confession musulmane. La Quercynoise se rendant de fait coupable de discrimination à l’embauche ; L’abattage halal ne pouvant être pratiqué que par des musulmans si l’on veut obtenir la certification halal. Or, l’article L1132-1 du Code de travail stipule : « Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement… ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire … en raison de ses convictions religieuses ».

C’est d’’autant plus surprenant que sur le site Internet de l’entreprise, il n’est mentionné nulle part qu’une partie de l’abattage soit réalisée selon les règle du halal. Au contraire, la Quercynoise s’engage et garantie le respect des méthodes « d’antan » pour ses préparations culinaires.

Mais alors, l’entreprise La Quercynoise produit-elle et diffuse-t-elle des produits halal sans en informer la clientèle sous couvert de faire découvrir « toute la richesse et la diversité des plaisirs de la table du Sud-Ouest » ? Cette société trompe-t-elle ses clients en leur faisant indûment payer une prestation qu’ils n’ont pas sollicitée. La certification halal coûtant entre 10 et 15 centimes d’euro au kilo, ce n’est sûrement pas le producteur qui supporte ces frais supplémentaires…

Mise à jour 21/06/2013 – 16h35 – Aujourd’hui sur Twitter, Pôle Emploi a répondu à Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire. L’organisme regrette l’incident et a supprimé l’annonce. Ci-dessous copie des tweets échangés.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
23 juin 2013 02:27

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La retraite par répartition continue à avantager massivement les fonctionnaires, le tout aux frais des salariés du privé.

Par Philippe Mondin, fondateur d'Expremes. 

Le Président François Hollande a annoncé une prochaine réforme des retraites dont l’un des objectifs est une même retraite pour tous. Il faut saluer cette volonté d’instaurer une égalité de tous les Français en matière de retraite : cela sera une grande réforme morale du quinquennat.

Elle devrait recueillir, contrairement au mariage pour tous, un large consensus dans l’opinion publique… sauf parmi ceux dont les privilèges exorbitants, issus d’un passé révolu seront supprimés.

Il faut dire que le Conseil d'Orientation des Retraites (COR) a estimé à 22 milliards d'euros par an les besoins de financement des régimes de retraite à l'horizon 2020, dont 8,6 milliards concernent les seuls régimes de fonctionnaires (hors régimes spéciaux).

La retraite des fonctionnaires

Il doit être reconnu objectivement que le régime de retraite des fonctionnaires s’est rapproché de celui des salariés du privé… mais en reste très éloigné.

Il faut distinguer deux catégories de fonctionnaires : les fonctionnaires de catégorie sédentaire et les fonctionnaires de catégorie active.

Les emplois classés en catégorie active sont des emplois présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles justifiant un départ anticipé à la retraite. Les emplois sont classés en catégorie active par arrêtés ministériels.

Les emplois qui ne font pas l’objet d’un classement en catégorie active sont par défaut automatiquement des emplois de catégorie sédentaire.

Exemples d’emplois classés en catégorie active :

  • Fonction publique d'État : personnels de surveillance de l’administration pénitentiaire, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, personnels paramédicaux des hôpitaux militaires...
  • Fonction publique territoriale : agents des réseaux souterrains des égouts, sapeurs pompiers professionnels, agents de police municipale...
  • Fonction publique hospitalière : personnels paramédicaux dont l’emploi comporte un contact direct et permanent avec des malades : surveillants, infirmiers, infirmiers spécialisés, aides-soignants, agents de services hospitaliers, sages-femmes, assistantes sociales dont l’emploi comporte un contact direct et permanent avec des malades, puéricultrice en fonction dans les services de pédiatrie...

Pour les fonctionnaires de catégorie sédentaire, la condition de l’âge légal d’ouverture des droits et la condition de la durée d’assurance requise pour prétendre au temps plein est alignée sur celles des salariés du privé.

Ainsi un fonctionnaire de catégorie sédentaire né en avril 1954 ne pourra liquider sa retraite qu’à 61 ans et 7 mois, devra justifier de 165 trimestres pour prétendre au taux plein.

Si le fonctionnaire n’a pas atteint la durée d’assurance exigée pour le taux plein (la même que pour les salariés du privé), il subit une décote.

Pour les fonctionnaires, elle est passée de 0% pour les générations antérieures à 1946 pour 2011, à 0,625% pour la génération née en 1950, à 1% pour la génération née en 1953 et passera à 1,25% pour les générations nées à compter de 1955 (+ 0,125% par an à compter de la génération 1946). Pour les salariés du privé, la décote a suivi un mouvement de sens inverse : elle est  passée de 2,5% pour un salarié né avant 1944, à 1,625% pour la génération née en 1950 et passera à 1,25% pour les générations nées à compter de 1953 (- 0,125% par an à compter de la génération 1944).

L’égalité sera réalisée de ce point de vue pour les générations nées à compter de 1955.

Pour les salariés du privé, l’âge du taux plein automatique passe de 65 à 67 ans. Ainsi un salarié né en avril 1954 ne pourra liquider sa retraite qu’à 61 ans et 7 mois, devra justifier de 165 trimestres pour prétendre au taux plein et si cela lui est impossible, devra attendre l’âge de 66 ans et 7 mois pour bénéficier automatiquement du taux plein.

Pas pour un fonctionnaire sédentaire ! Dans le public, cet âge définit l’âge limite d’activité mais, à titre provisoire, l’âge d’obtention du taux plein automatique - âge pivot - est différent de l’âge limite d’activité.

Un salarié né en avril 1954 devra attendre l’âge de 66 ans et 7 mois pour bénéficier automatiquement du taux plein. Un fonctionnaire sédentaire l’obtiendra dès l’âge de 65 ans et 4 mois ! Ce sujet est rarement évoqué mais il atténue considérablement l’affirmation selon laquelle la durée d’assurance des fonctionnaires a été alignée sur celle des salariés du privé.

Il faut rappeler que le nombre de trimestres retenus pour le calcul de la décote est le plus favorable entre le  nombre de trimestres d’assurance manquants pour atteindre celui requis pour le taux plein (165 dans les deux cas, salarié du privé et fonctionnaire sédentaire) et le nombre de trimestres d’âge manquants pour atteindre l’âge du taux plein automatique pour le salarié (66 ans et 7 mois) ou pour atteindre l’âge pivot pour le fonctionnaire (65 ans et 4 mois) !

Qui plus est, le fonctionnaire aura le droit à la surcote à partir de l’âge pivot ! L’égalité ne sera donc effective que pour les générations nées à compter de 1958.

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Fonctionnaires de catégorie sédentaire

Dire que les conditions de liquidation des fonctionnaires sédentaires ont été alignées sur celles du privé est faux (cette notion d’âge pivot annule les effets de la décote) mais elles le seront à terme. Et c’est bien l’essentiel : la paix sociale vaut bien quelques années de décalage...

Nous examinerons ultérieurement  les modalités de calcul de la pension des fonctionnaires sur lesquelles se focalise le débat et l’attention des médias. Il s’agit clairement d’une tactique de communication de la part des syndicats de fonctionnaires qui consistent à faire oublier qu’il existe de nombreuses autres inégalités de traitement inexplicables et de privilèges injustifiés.

Cette tactique de « l’arbre qui cache la forêt » consiste à ne jamais aborder le régime des fonctionnaires de catégorie active.

Pour les fonctionnaires de catégorie active, l’âge légal d’ouverture des droits passe, pour la plupart d’entre eux, de 55 à 57 ans : l’avantage par rapport aux salariés du privé est donc toujours de 5 ans. Mais qui plus est le calendrier d’évolution de l’âge légal, de l’âge limite d’activité, de l’âge pivot et de l’augmentation de la décote a été décalé de 5 ans.

La décote passe progressivement de 0% pour les fonctionnaires nés avant janvier 1956, de 0,75% par trimestre manquant pour un fonctionnaire né entre janvier et juillet 1956 à 1,25% pour un fonctionnaire né à partir de novembre 1958.

Prenons un exemple : un fonctionnaire de catégorie active né en septembre 1957. Il peut liquider sa retraite à 55 ans et 9 mois contre 62 ans pour un salarié du privé : six ans et trois mois plus tôt !  Il doit avoir validé au moins 166 trimestres (montant non connu à ce jour, probablement 167) ; montant en apparence identique à celui d’un salarié.

Mais, s’il ne compte que 145 trimestres et qu’il liquide sa retraite à 55 ans et 9 mois, sa décote devrait être de 20 trimestres (chiffre maximum). Mais l’âge d’annulation de la décote est 59 ans : par rapport à cet âge, il ne lui manque que 13 trimestres. Il ne subira donc qu’une décote de 13% sur une pension égale à 75% de son dernier traitement indiciaire et percevra plus qu’un salarié de son âge ayant liquidé sa retraite à 62 ans et ayant validé 167 trimestres !

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En cas d’insuffisance encore plus importante de trimestres validés, ce même fonctionnaire accédera automatiquement à la retraite à taux plein à compter de 59 ans… le salarié du privé à 67 ans !

S’il existe pour les fonctionnaires de catégorie sédentaire, un alignement à terme programmé des conditions de liquidation sur celles du privé à compter de la génération 1958, la prochaine réforme devra s’attaquer à la suppression du privilège exorbitant dont bénéficient les fonctionnaires de catégorie active.

Tellement exorbitant que ce sujet n’est jamais évoqué.

Ces avantages sont justifiés par des activités présentant un risque particulier ou des fatigues exceptionnelles. Un instituteur ou un professeur des écoles aurait des fatigues exceptionnelles par rapport à un ouvrier d’usine, un maçon, un chauffeur routier !

La loi a pris en compte pour les salariés du privé, dans la dernière réforme des retraites, la notion de pénibilité. Celle-ci est définie de façon très précise (par décrets ou arrêtés) à partir d’une définition objective des critères de risques ou de pénibilité et des durées d’exposition.

La même retraite pour tous consisterait à appliquer aux fonctionnaires de catégorie active, ces critères et, pour ceux qui y répondent, de leur accorder les mêmes avantages à savoir l’exemption de l’allongement de deux ans de l’âge légal d’ouverture des droits (60 au lieu de 62) ou de l’âge du taux plein automatique (65 ans au lieu de 67 ans) et le bénéfice de la retraite à taux plein quel que soit le nombre de trimestres validés.

Venons-en à la formule de calcul de la pension de retraite des fonctionnaires (de catégorie sédentaire ou active). La pension d’un fonctionnaire est égale à trois quarts du dernier traitement indiciaire brut non plafonné.

Il s'agit du traitement indiciaire brut du dernier emploi, grade, classe et échelon effectivement détenus depuis six mois au moment de la cessation des services valables pour la retraite.

Pour les salariés du privé, la pension est égale est à 50% du salaire annuel moyen limité au plafond de Sécurité Sociale, calculé sur les 25 meilleures années.

Entendre Madame Le Branchu, ministre de la fonction publique, proclamer sur toutes les radios que la formule de calcul sur les 25 meilleures années favorise les salariés parce que ceux-ci terminent leur carrière avec un salaire inférieur à celui qu’ils percevaient en milieu de carrière relève d’un cynisme ou/et d’une incompétence atteignant des sommets.

Outre le fait de reconnaître que les carrières des salariés sont soumises à des vicissitudes qu’ignorent les fonctionnaires dont le salaire augmente régulièrement tout au long de leur carrière quelles que soient leurs performances individuelles ou la santé financière de leur employeur, Madame Le Branchu ignore-t-elle que la réforme de 1993 faisant passer le nombre des meilleures années retenues de 10 à 25 s’est traduite par une baisse d’au moins 10 % du montant des pensions versées ? Madame Le Branchu ignore-t-elle que les coefficients d’indexation utilisés pour revaloriser les assiettes de cotisations constituent une véritable pénalité « cachée » ?

Madame Le Branchu ignore-t-elle ce que tout fonctionnaire connaît et ce qui a été objectivement mesuré : « le coup de chapeau » ?

Le mode de calcul de la pension des fonctionnaires est l’occasion de dérives et d’effets pervers : dans le semestre servant de base au calcul de la retraite, une majorité de fonctionnaires bénéficie d’une majoration d’échelon ou de grade, d’une augmentation de leur traitement indiciaire.

Un faible coût pour l’administration qui octroie, pour quelques mois, une augmentation de salaire mais une charge énorme - un gonflement artificiel de la pension qui sera versée pendant des dizaines d’années - pour l’État donc pour l’ensemble des contribuables français.

Et comment entendre Madame Touraine affirmer, sans être contredite, sur toutes les radios que le taux de remplacement des salariés (∑ des pensions de retraite / dernier salaire d’activité) est de 75% comme pour les fonctionnaires… tout en reconnaissant que les salaires du public sont, en moyenne, plus élevés que ceux du privé !  Incompétence ou cynisme ? Nous affirmons qu’aucun retraité du privé n’atteint ce taux. Comment le pourrait-il avec un régime de base qui ne lui assure que 45% de la part de son salaire inférieure au plafond de la Sécurité Sociale ! Même si l’on tient compte des retraites complémentaires des salariés du privé ARRCO et AGIRC, le taux de remplacement d’un non cadre est aujourd’hui de l’ordre de 60 % si son salaire moyen a toujours été inférieur au plafond de Sécurité Sociale.

Un cadre « moyen » dont le salaire passerait progressivement et linéairement de 1 PASS (37.032 €) en début de carrière à 2 PASS (74.064 €), plafond atteint cinq à dix ans avant de liquider sa retraite, aurait un taux de remplacement de l'ordre de 45% à 50 %.

Un salarié cadre supérieur (l’équivalent d’un « haut » fonctionnaire) dont le salaire passerait progressivement de 1 PASS en début de carrière à 8 PASS, plafond atteint 5 à 10 ans avant de liquider sa retraite aurait un taux de remplacement de l'ordre de 25% à 30%.

Mais là aussi, cette question essentielle ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt.

Il existe beaucoup d’autres scandales.

- La définition de la durée d’assurance

La durée d'assurance est l'ensemble des trimestres afférents aux services et bonifications pris en compte en liquidation et auxquels s'ajoutent les périodes retenues par les autres régimes de base obligatoires (périodes assimilées ou équivalentes).

La durée d’assurance n’est pas décomptée de la même manière dans les deux régimes. Dans le régime général, les trimestres sont validés à partir du salaire versé : il suffit d’avoir cotisé sur la base de 1.844 € pour valider un trimestre en 2012, même si on a travaillé qu’un mois. En revanche, dans la fonction publique, les trimestres sont validés à partir du temps effectivement travaillé, au prorata du temps de travail pour les agents à temps partiel (sauf si au moins égal à 80%). C’est le seul paramètre défavorable par rapport au privé.

Pour les instituteurs, le temps passé à l'école normale à partir de l'âge de 18 ans est considéré comme une durée de service effectif.

Mais le vrai scandale latent réside dans les bonifications. Prenons, par exemple, les bonifications dites du 1/5ème

Elles sont accordées dans la limite de 5 ans proportionnellement à la durée des services accomplis par certains personnels de la police nationale, de l'administration pénitentiaire, des douanes, de la navigation aérienne ainsi qu'aux  militaires. Pour être clair, ces personnels s’ils travaillent 25 ans (100 trimestres) se voient crédités de 30 ans de service effectif soit 120 trimestres. Ils se voient crédités « gratuitement » de 20 trimestres par rapport aux salariés du privé !

Les cas de bonifications sont aussi nombreux que les abattements pour frais professionnels accordés aux entreprises de la région Bourgogne Franche Comté par Monsieur Edgar Faure.

Citons : les bonifications pour services hors d’Europe accordées au titre du dépaysement. Le taux de la bonification est, en règle générale, du tiers de la durée des services (dans certains cas, il est du quart ou de la moitié). Six ans de service hors Europe valideront huit années de service effectif.

« Les bénéfices de campagne » c’est-à-dire les périodes accomplies à bord des bâtiments de la marine nationale ou dans le cadre des opérations extérieures qui s’ajoutent à la période de service militaire proprement dite. La valeur du bénéfice de campagne est variable. Elle peut être du double (opérations de guerre), simple ou de moitié et augmenter, respectivement, les services effectifs du double de leur durée (1 an de services compte pour 3 ans), de la totalité (1 an de services compte pour 2 ans) ou de la moitié de celle-ci (1 an de services compte pour 18 mois).

Auxquels s’ajoutent « les bonifications pour services aériens ou sous-marins commandés »

Ces bonifications, outre leurs conséquences sur la durée d’assurance, permettent de faire passer le coefficient de la pension de 75 à 80% (après coup de chapeau).

- Les rémunérations non soumises à cotisations sociales

Madame Touraine a déclaré qu’il faudrait néanmoins, pour atténuer les efforts demandés aux fonctionnaires, tenir compte que  « des primes qui sont versées à un certain nombre de fonctionnaires ne sont pas prises en compte dans la base de calcul des retraites ».

Comment un ministre de la Sécurité Sociale peut-elle ainsi déclarer que des éléments de la rémunération des fonctionnaires peuvent ne pas être soumis à cotisations sociales ! Alors que ses services traquent dans les PME le moindre avantage en nature de quelques dizaines d’euros non soumis à cotisations sociales et que son gouvernement a signé l’arrêt de mort de l’épargne salariale en imposant un forfait social de 20 % sur les sommes versées aux salariés qui ne sont pas, elles, de par la loi, des éléments de rémunération.

La pension de retraite des fonctionnaires est calculée sur le traitement indiciaire (+ la nouvelle bonification indiciaire NBI).

Les fonctionnaires ne cotisent pas pour leur retraite principale sur le supplément familial de traitement, l’indemnité de résidence, les primes et indemnités diverses perçues en raison des fonctions exercées, les heures supplémentaires effectuées en raison de la qualification acquise, les avantages en nature, qu’il s’agisse ou non de la contrepartie d’une contrainte dans l’exercice des fonctions, pour leur valeur fiscale déclarée, l’intéressement lorsqu’il existe, les indemnités de jury de concours, l’indemnité de garantie individuelle du pouvoir d’achat (Gipa), les primes de vie chère (40%) et d’indexation (13,8%) propres à l’outre-mer, les astreintes versées mensuellement à certains agents

Les fonctionnaires ne cotisent pas pour leur retraite principale sur ces sommes mais ils doivent désormais cotiser au régime de la Retraite Additionnelle des Fonctionnaires RAFP. Il est donc complètement mensonger d’affirmer que les fonctionnaires ne cotisent pas sur leurs primes et qu’ils ne disposent pas de régime de retraite complémentaire.

Le décret n°2004-569 du 18 juin 2004 indique que les fonctionnaires doivent cotiser sur l’ensemble des éléments de rémunération de toute nature mentionnées à l’article L.136-2 du code de la sécurité sociale, à l’exception de ceux qui entrent dans l’assiette de calcul des pensions dans le régime des pensions civiles et militaires de retraite ou dans le régime de la CNRACL.

« La référence à l’article L.136-2 du code de la sécurité sociale (qui définit l’assiette de la CSG) n’implique cependant pas que ces rémunérations soient soumises à la CSG ».

Il s’agit donc d’une définition par défaut : les fonctionnaires doivent cotiser sur tous les éléments de rémunération qui n’entrent pas dans le cadre de leur traitement indiciaire (+ la nouvelle bonification indiciaire NBI).

Le plafond de l’assiette de la cotisation RAFP est fixé à 20 % du traitement indiciaire brut annuel.

Le taux de cotisation est de 10 % du montant de l’assiette : 5% sont à la charge du fonctionnaire et 5% sont à la charge de l’employeur donc des contribuables.

La cotisation à la charge des fonctionnaires est déductible de leurs revenus.

La règle de calcul de l’assiette est celle d’un « calcul mensuel cumulé glissant » : l’employeur applique le plafond tous les mois.

La valeur d’acquisition du point est égale au 1er janvier 2013 à 1,0850 €
La valeur de service du point est égale au 1er janvier 2013 à 0,04421 €
Soit un rendement instantané de 4,7% relativement faible par rapport à celui des régimes complémentaires du privé ;

La retraite RAFP peut être liquidée à l’âge légal d’ouverture des droits dans le régime des fonctionnaires de catégorie sédentaire (60 à 62 ans).

L’initiative de la création du RAFP (sous un gouvernement d’un autre bord) est pour le moins curieuse car il existait et il existe une solution beaucoup plus simple : celle de l’égalité entre tous les Français à savoir que les règles de soumission des rémunérations à cotisations sociales soient identiques entre salariés du privé et salariés du public.

Les cotisations encaissées par le RAFP en 2011 s’élèvent à 1,7 milliards d’euros (soit une charge pour l’État de 850.000 millions d’euros).

Compte tenu du taux de cotisation de 10 %, c’est donc 17 milliards de primes ou indemnités versées à des fonctionnaires qui échappent aux autres cotisations sociales !

Chiffre largement sous-évalué car rappelons que l’assiette du RAFP est plafonnée à 20 % du traitement indiciel (le montant des primes ou indemnités qui dépassent 20% du traitement indiciel échappe à toute cotisation, RAFP ou retraite principale).

Les régimes spéciaux

imgscan-contrepoints-2013919-escroquerieSi l’attention des médias a été focalisée sur la retraite des fonctionnaires, le sujet des régimes spéciaux est rarement abordé.

Il faut dire que si le régime de retraite des fonctionnaires n’est déjà pas simple à comprendre, la multiplicité des régimes spéciaux et leur opacité découragent beaucoup de journalistes.

Il s’agit de régimes institués la plupart du temps dans des entreprises publiques.

Les règles de ces régimes ont été définies par les organisations syndicales représentatives de ces entreprises… il y a très longtemps et elles aboutissent à des avantages exorbitants consentis aux salariés (retraites à 55 ans voire à 50 ans…)

Sujet tabou auquel vient s’ajouter le problème d’une évolution démographique très défavorable, de la dégradation continue du rapport entre cotisants et retraités.

Dans un rapport de la Cour des Comptes, son président Didier Migaud ne manquait pas d’idées pour mettre à contribution les retraités aisés c’est-à-dire imposables.

L’une de ses suggestions a déjà été retenue avec l’institution de la CASA (prélèvement de 0,3% sur les retraites) qui devrait rapporter, en année pleine, 600 millions d’euros.

Quelques pages plus loin, on pouvait lire, toujours sous la plume de Didier Migaud, que l’État donc les contribuables devrait verser en 2013, 6,5 milliards d’euros pour assurer l’équilibre financier des régimes spéciaux dont 4,2 milliards d’euros pour les seules SNCF et RATP.

A cela s’ajoute encore 1,2 milliard d’euros de contribution tarifaire d’acheminement pour financer les régimes de retraite des agents d’ EDF et GDF soit, au total, 7,7 milliards d’euros.

Alors que EDF a annoncé des augmentations faramineuses de tarif, aucun journaliste n’a signalé que sous le terme « contribution tarifaire d’acheminement », tous les consommateurs sont mis à contribution pour financer l’équilibre d’un régime de retraite ultra privilégié par rapport à celui qui leur sera ou leur est appliqué… en rappelant que les 300.000 agents actifs et retraités d’EDF et GDF
bénéficient d’un tarif « agent » qui représente 5 à 10 % du tarif public EDF et que le comité d’entreprise d’EDF - « une institution livrée à elle-même, sapée par les gaspillages et les dysfonctionnements en tout genre » selon la Cour des Comptes - , perçoit 1 % du CA (et non de la masse salariale)

À la SNCF, les cotisations ne couvrent que 36 % des charges de pensions. La subvention d'équilibre au régime de la SNCF est de 3,4 milliards d’euros. Le nombre de retraités à la SNCF est 342 117 (contre 156 405 cotisants). Chaque retraité de la SNCF coûte, chaque année, 10.000 € aux contribuables français

La réforme Sarkozy de 2008 n’a rien changé : à la SNCF, en 2011, l’âge moyen de cessation d’activité est passé à 51 ans pour les conducteurs (contre 50 ans avant les réformes) et à 55 ans et 10 mois pour les autres agents (contre 55 ans avant les réformes). Qui plus est, les quelques résultats obtenus à la marge, affichés comme une victoire, l’ont été au prix de concessions salariales qui se sont révélées plus coûteuses que les économies réalisées (selon un rapport de parlementaires… UMP).

Peut-on imaginer l’État verser 6,5 milliards d’euros pour contribuer à l’équilibre des régimes ARRCO et AGIRC et éviter que des mesures d’économie soient prises comme à l’occasion de l’accord du 13 mars dernier ?

Bien entendu, non. Interrogée, Madame Touraine répond que cela constituerait une « intrusion inadmissible » pour les partenaires sociaux. C’est aux partenaires sociaux de prendre les décisions nécessaires - comme cela vient d’être le cas - pour assurer l’équilibre des régimes aussi pénibles soient elles pour les cotisants et les retraités (baisse des rendements, non indexation des retraites, suppression des majorations familiales, hausse des cotisations).

Le rapport Moreau propose essentiellement de s’attaquer aux retraités du privé peu susceptibles de descendre dans la rue et de prendre les français en otage en faisant grève.

L’alignement du taux maximal de CSG de 6,6% applicable aux pensions sur celui des revenus d'activité à 7,5% devrait procurer un gain estimé à 2 milliards par an à l'horizon 2020. La fiscalisation des majorations de pension pour les parents de 3 enfants et plus devrait rapporter environ 900 millions d'euros. La suppression ou la réduction (associée alors à la réduction de son plafond) de l’abattement de 10 % pourrait augmenter l’impôt de 1,5 à 3 milliards d’euros.

Au total, une hausse des prélèvements sur les retraités « riches » - c’est-à-dire imposables - de l’ordre de 5 milliards d’euros. Un chiffre considérable… et pourtant très inférieur aux 7,7 milliards que coûtent aux contribuables français, les régimes spéciaux de retraite.

Il est grand temps qu’au nom de l’égalité des Français devant la retraite, l’État laisse les régimes de retraite spéciaux s’auto-gérer et assumer leurs responsabilités c’est-à-dire prendre les décisions qui s’imposent pour assurer leur équilibre financier.

Monsieur Hollande a annoncé qu’il aurait le courage politique, dans le cadre de la prochaine réforme, de s’attaquer aux inégalités de traitement entre régimes de retraite au nom de la morale et de la nécessaire réduction des dépenses publiques. Attendons ! C’est la crédibilité internationale de la France qui est en jeu.

Il en va aussi de sa crédibilité personnelle vis-à-vis des électeurs français : comment peut-on parler de moralisation lorsqu’on envisage de faire payer aux retraités du privé le financement des privilèges exorbitants de salariés qui peuvent partir, ou de retraités qui sont partis en retraite à 50 ou 55 ans avec 75 % de leur dernier salaire ? Il n’existe qu’une solution : l’égalité de traitement, les mêmes règles pour les salariés du privé et les salariés du privé, la même retraite pour tous.

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Sur le web

source

Les fonctionnaires bien mieux payés que les salariés du privé

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
22 juin 2013 23:37

 

Le “Mouvement Des Rmistes pour un exil social en Belgique” (MDR) vous présente le nouveau clip de Jean-Jacques Goldman Sachs et Siriminima Sociaux.

La Belgique serait-elle une terre promise pour les Français bénéficiaires des minima sociaux ?

RSA (France) : 474 euros

 
MINIMEX (Belgique) : 785 euros

Pour mémoire en France:

Tout est bon pour quitter la Françe lancer des projets de société (angleterre, canada) ou bien alors vivre sa pauvreté ailleurs.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
22 juin 2013 01:34

Des “invisibles” se mettent en marche dans plusieurs villes de France pour rejoindre Paris, porter leurs revendications et “faire boule de neige”.

Ils n’ont jamais été aussi nombreux et restent pourtant “invisibles” : une marche de chômeurs [s'est élancée] lundi à travers la France, avec l’espoir de “faire boule de neige”. Mais dans un contexte de précarité grandissante, mobiliser et être entendu sont plus difficiles que jamais, expliquent associations et experts. Plusieurs dizaines de demandeurs d’emploi [ont pris] la route depuis Montpellier (Hérault) et Haguenau (Bas-Rhin), pour une arrivée prévue le 6 juillet à Paris, avec le souvenir de la mobilisation de l’hiver 1997-1998.

Participer à la conférence sociale

Outre les revendications d’urgence (création d’un fonds social d’urgence, arrêt des radiations à Pôle emploi…), les associations de chômeurs (MNCP, Apeis, AC!), soutenues par deux syndicats de Pôle emploi et Attac, contestent le refus du gouvernement de les associer à la conférence sociale qui se tient jeudi et vendredi. Alors que les listes de Pôle emploi n’ont jamais été aussi longues (3,26 millions de chômeurs sans activité en avril), les chômeurs entendent aussi “donner de la voix” avant la négociation qui définira à l’automne de nouvelles règles, probablement plus dures, pour l’assurance chômage.

L’idéal serait un effet boule de neige, comme en 1997, avec des milliers de personnes dans la rue, mais on ne se fait pas de film. La situation est pourtant pire qu’à l’époque, avec 90.000 chômeurs qui arrivent en fin de droits chaque mois et des droits sociaux moins protecteurs“, estime Malika Zédiri, militante à l’Apeis depuis 1987. Pour Alain Marcu, d’AC!, “les chômeurs sont noyés dans les difficultés du quotidien, en situation d’apathie, ils restent dans leur coin et sont invisibles“. “Avoir faim, ne pas pouvoir payer les factures, ça empêche de se lever pour marcher“, selon lui.

Le psychiatre Michel Debout explique que “la perte d’un emploi provoque le plus souvent un effet de sidération qui entraîne un repli sur soi, social et psychologique, et vient faire le lit d’un sentiment de culpabilité et de honte“. Second type de réaction, une “révolte impuissante, contre l’ordre du monde ou contre soi, comme le montre le cas du demandeur d’emploi qui s’est immolé à Nantes” en février, souligne l’expert.

Pas le nombre, mais le symbole

L’action collective des chômeurs est structurellement faible, notamment car il est difficile de se définir comme chômeur, un statut qui bénéficie d’une image dévalorisante. “La question qui se pose est aussi revendiquer auprès de qui ? Les employeurs, l’État, l’Unédic, Pôle emploi ?“, analyse de son côté le sociologue Didier Demazière. “Pour cette marche, ce qui est important n’est pas le nombre, mais le symbole. Certes, il y avait à la fin des années 1990 une dynamique associative qui n’existe plus aujourd’hui, mais on part d’une situation qui est pire – ce suicide de Nantes -, il n’est pas impossible qu’il se passe quelque chose de grande amplitude“, juge-t-il.

L’enjeu, pour les associations, est aussi d’asseoir leur légitimité pour devenir des interlocuteurs officiels, car les chômeurs ne se sentent ni représentés ni défendus par les organisations syndicales.

On a une légitimité, on est consultés par les commissions parlementaires, l’Unédic et même le Medef de façon informelle, mais cela ne se traduit pas au niveau des pouvoirs publics. Sapin comme Ayrault refusent de nous recevoir, alors que Hollande avait écrit au MNCP pendant sa campagne comme à un interlocuteur légitime“, dénonce Robert Crémieux.

Selon l’ancien président du MNCP, première association avec 6.000 adhérents et plus de 100.000 personnes accueillies chaque année dans ses permanences, “le soutien de deux syndicats de Pôle emploi change la donne et renforce un mouvement de chômeurs qui se reconstruit après une longue traversée du désert“.

Pour le sociologue Didier Demazière, “le gouvernement n’a pas les mains libres, car les syndicats sont globalement hostiles à ce que les chômeurs deviennent une composante supplémentaire du dialogue social“.

La porte pourrait-elle s’ouvrir à Pôle emploi ? Un récent rapport parlementaire préconise l’entrée des associations de chômeurs dans le conseil d’administration de l’opérateur public .

AFP (via Le Point)

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Emploi - Chômage
19 juin 2013 20:18

Jacques BompardDepuis 1945, il n’est guère de mandature qui n’ait connu une réforme des retraites et en faire la chronique nécessiterait un épais ouvrage, dans lequel chaque chapitre serait autant de fosses communes dont on exhumerait les illusions d’une époque et les mensonges des politiques d’alors.

Plus près de nous, Nicolas Sarkozy a fait sa réforme des retraites. Sitôt votée, il affirma qu’une autre devrait suivre, après les élections de 2012. Candidat à la présidence, François Hollandeavait annoncé que, lui aussi, ferait une réforme. Celle-ci serait naturellement « juste » afin de corriger les « inégalités ».

Élu depuis un an, François Hollande vient d’annoncer « sa » réforme. Il parait que la France aurait besoin de trouver sept milliards avant 2020. Avec cette somme, le budget général des retraites serait rééquilibré et tout irait bien dans le meilleur des mondes mondialisé.

Attentif aux apparences de communication, François Hollande a promis que l’âge légal de départ à la retraite ne bougerait pas. En revanche, le nombre nécessaire d’annuités de cotisation, lui, augmentera, oh, juste de quelques trimestres… Les amateurs de tartuferie apprécieront.

En ce qui concerne les recettes nécessaires à l’équilibre du régime général, François Hollande n’a pas encore tranché. Devant tant de mesures impopulaires, on ne sait que choisir… Ne pas revaloriser les retraites durant quelques années ? Ponctionner encore davantage les travailleurs actifs ? Prélever les entreprises ?

« La réforme Hollande et la réforme Sarkozy sont comme autant de châteaux de sable face à la marée montante de la mondialisation. »

Il est cependant un choix que François Hollande a déjà fait. Celui de ne pas toucher aux inégalités entre le privé et le public, au bénéfice de ce dernier, et d’épargner les régimes spéciaux de la SNCF ou d’EDF, vestiges d’une époque où les locomotives étaient à vapeur et les trains à l’heure.

Voilà où nous en sommes de cette réforme annoncée et il est gravé dans le marbre républicain qu’elle ne réglera rien.

Mais, au fond, les discussions – le bruit médiatique – autour de cette énième réforme n’ont aucun intérêt. La réforme Hollande et la réforme Sarkozy sont comme autant de châteaux de sable face à la marée montante de la mondialisation. Ce sont des jeux à usage des citoyens qui, en république, sont des électeurs…

Comment peut-on demander à des Français de travailler plusieurs trimestres de plus dans sa vie quand il y a dans ce pays plus de cinq millions de vrais chômeurs ? Comment peut-on préparer les retraites d’après 2020 quand chaque mois des fermes disparaissent, des usines sont délocalisées, les emplois existant encore vampirisés par une fiscalité parasitaire, c’est-à-dire tuant à petit feu la structure qui la nourrit ?

Les réformes que l’on nous propose sont des aménagements de la politique mondialiste voulue par ceux qui nous dirigent. C’est de la morphine sociale. La France s’appauvrit. Elle se tiers-mondise. Déjà des banquiers comme ceux de Goldman Sachs affirment que le salaire minimum est trop élevé chez nous. Certains politiques conseillent à nos jeunes gens d’émigrer pour aller gagner leur vie dans d’autres pays.

Après un demi-siècle de Ve république, voilà où en est la France. Qui peut croire qu’une réforme de plus faite par un président de plus pourrait y changer quelque chose ?

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