Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie---International Press Review ---- Обзор международной прессы
  • Contact

Rechercher

 Flux de trafic
mise en ligne le 15/10/2018

Flag Counter

 

 

 

 

 

9 mai 2019 16:58

Occupation : la police française, précieuse alliée du IIIe Reich
René Bousquet, chef de la police de Vichy et un des organisateurs de la rafle du Vél d'Hiv © Keystone-France / Gettyimages

Les 16 et 17 juillet 1942, 9 000 policiers et gendarmes français montrent aux autorités allemandes de quoi ils sont capables lors de la rafle du Vél d'Hiv. Durant l'Occupation, du simple gardien de la paix au préfet, les fonctionnaires français vont appliquer avec zèle la politique des Allemands, devançant même parfois leurs exigences.

En ce début d'été 1940, sur les quais de la seine à Paris, des policiers en civil font la chaîne pour transporter des centaines de cartons à bord de deux péniches amarrées sur les berges du fleuve. Le préfet Roger Langeron, qui supervise les opérations, est inquiet : ce sont les dossiers de la préfecture qu'il fait évacuer, dans l'urgence, de peur qu'ils ne tombent entre les mains des Allemands. Après 48 heures de déménagement, le mercredi 12 juin 1940, deux jours avant l'entrée des troupes du troisième Reich dans la capitale, les péniches prennent la direction du sud de la France. Hélas, à moins de 10 kilomètres de là, l'explosion accidentelle d'un bateau de munitions bloque l'écluse de Bagneaux-sur-Loing (Seine-et-Marne) ! Une des deux péniches, contenant les archives politiques des renseignements généraux, parvient à passer, mais la seconde, qui emporte les dossiers relatifs aux étrangers, est coincée. En désespoir de cause, les inspecteurs amarrent leur bateau à l'écart et tentent, tant bien que mal, de le dissimuler. Les Allemands le découvrent pourtant à la mi-juillet. Après un mois passé dans l'humidité, les archives sont détrempées, voire moisies. Qu'importe: les occupants réquisitionnent des dizaines de fonctionnaires pour sécher et recopier les documents. Résultat : près d'un million de dossiers et trois millions de cartes de renseignements tombent entre les mains de l'ennemi. Bien contre leur gré, les policiers français viennent de fournir un formidable outil aux autorités allemandes : un fichier qui leur permettra de compter et localiser les étrangers, et notamment ceux d'entre eux qui sont juifs.

 

Homosexualité et alcoolisme sont dans le collimateur

Le préfet Langeron paie cher sa bravoure. Il est arrêté par les Allemands le 24 janvier 1941, et destitué un mois plus tard alors qu'il est toujours détenu. Dans la foulée, 64 fonctionnaires de police sont mis à la retraite d'office, 101 relevés de leurs fonctions, 112 sont mutés ou simplement avertis. Et les autres, l'immense majorité des policiers français ? Pour la plupart, ils restent en place, dans l'expectative, attendant leurs nouveaux ordres. Ceux-ci ne vont pas tarder.

Concrètement, le policier de base change très vite de métier : on ne lui demande plus de régler la circulation. En revanche, il doit désormais mettre en œuvre les mesures décidées par l'Etat français, sous la pression ou non des occupants. Il apprend à confisquer les postes de radio, faire respecter le couvre-feu et appliquer les lois anti-juives du régime de Vichy, édictées à l'automne 1940. Dans le métro, il s'assure que les juifs montent bien dans le wagon de queue qui leur est réservé. Dans les commissariats, il tient des permanences pour les enregistrer... Par ailleurs, le maréchal Pétain entend aussi faire respecter l'ordre moral. Depuis qu'il a remplacé la devise «Liberté, Egalité, Fraternité» par celle de «Travail, Famille, Patrie», des directives ont été données aux policiers afin de lutter contre l'alcoolisme, l'homosexualité ou encore l'adultère, autant de tares qui, selon le Maréchal, «affaiblissent la race».

 

En 1942, plus de 8000 affaires d'adultère sont instruites

Sur le terrain, policiers et gendarmes se concentrent donc sur les affaires de mœurs. De nombreux prisonniers de guerre, retenus en Allemagne, écrivent aux procureurs pour se plaindre de l'inconduite supposée de leur épouse pendant leur détention. On délivre aussitôt une commission rogatoire, demandant qu'on se rende chez la dame accusée, à l'aube, pour y recueillir les éléments constituant éventuellement une «ambiance d'adultère» (tenue légère, empreintes de deux corps dans la literie, chaleur des draps). Si le commissaire peut obtenir des aveux, c'est encore mieux. Les procès-verbaux n'excèdent pas dix lignes, qui suffisent à envoyer des épouses de plus en plus nombreuses devant les tribunaux : on comptait, en 1938, environ 3000 procès d'adultère. En 1942, avec le nouvel ordre moral, il y en a plus de 8000 !

 

Le 20 janvier de cette année-là, dans la grande salle du Palais de Chaillot, à Paris, la Musique des gardiens de la paix entonne «La Marseillaise», sous l'œil réjoui de Pierre Pucheu, ministre de l'intérieur de Vichy. Puis on lit le serment d'allégeance au maréchal Pétain: «Je jure fidélité à la personne du chef de l'Etat en tout ce qu'il commande dans l'intérêt du service, de l'ordre public et pour le bien de la patrie. » Trois mille policiers - délégués de la Garde de Paris, de la police nationale et de la Préfecture de police lèvent alors le bras droit. Trois mois plus tard, en avril 1942, un nouvel homme arrive à la tête de la police nationale. René Bousquet a 33 ans et de grandes ambitions. Le 18 juin, il écrit à Karl Oberg, le chef des SS en France: «Vous connaissez la police française. Elle a sans doute ses défauts, mais aussi ses qualités. Je suis persuadé que, réorganisée sur des bases nouvelles et énergiquement dirigée, elle est susceptible de rendre les plus grands services.»

 

Fernand David, le flic qui adore «chasser le rouge»

Bousquet, qui concentre entre ses mains la quasi-totalité de la machine policière, veut montrer aux Allemands que son administration peut être moderne et efficace. Il inaugure des écoles où sont enseignées l'identification d'un suspect de face ou de profil, les filatures, les planques... Il augmente aussi les recrutements. La police attire de nombreux chômeurs mais aussi, à partir de février 1943, tous ceux qui souhaitent éviter le STO puisque cette administration offre une dispense automatique aux personnes qui la rejoignent. Au plus fort de la collaboration, les effectifs atteignent 120 000 hommes. Du jamais vu. Dans le même temps, on compte moins de 3000 policiers allemands sur le territoire.

Cette main-d'œuvre fraîchement embauchée peut rêver de promotions rapides. Car l'époque et le contexte sont propices aux carrières fulgurantes. Si on ne s'embarrasse pas trop de scrupules et qu'on choisit le bon service, on peut facilement sauter les échelons. Les Brigades spéciales - créées dès 1941 au sein des RG par Pierre Pucheu - constituent l'un des meilleurs ascenseurs pour l'avancement. Ces unités sont réputées autant pour leurs salaires élevés que pour leurs méthodes brutales. Un mélange dans lequel certains se retrouvent parfaitement. Ainsi, Fernand David, entré en 1932 dans la police parisienne comme secrétaire de commissariat. L'Occupation lui offre de diriger, à partir de 1942, la Brigade spéciale n°1, chargée de la traque anticommuniste. Et pour lui, dès qu'il s'agit de «chasser le rouge», tous les moyens sont bons. Il encourage ses hommes à pratiquer le passage à tabac et la torture. Chaque jour, le policier va prendre ses ordres auprès de la Gestapo. A l'occasion, il fanfaronne dans les couloirs: «Fernand David, 34 ans et commissaire principal !»

 

Les Groupes mobiles de réserve s'occupent des sales besognes

Le travail de police devient presque entièrement politique. Dans les rues, les enquêteurs des RG se mêlent à la population. En civil, ils font la queue devant les magasins d'alimentation, espionnant les propos anti-allemands. Déguisés en postiers, en employés du gaz ou en ouvriers, ils organisent des filatures qui durent des semaines, parfois des mois, avant de déclencher un coup de filet. L'exécution des basses œuvres est plus particulièrement réservée aux Groupes mobiles de réserve (GMR). Les premières unités voient le jour à Marseille, Bordeaux, Toulouse, Perpignan et Carcassonne avant d'être implantées sur tout le territoire. René Bousquet en fait l'un des fers de lance de la terreur. Composés de gardiens de la paix, mais aussi d'anciens militaires laissés sur le carreau après la défaite, les GMR compteront jusqu'à 20 000 hommes, affectés à toutes les sales besognes. Sans beaucoup d'états d'âme, ils encadrent les rafles, traquent les résistants. Et quand on l'exigera d'eux, ils basculeront vers l'action armée, engageant le combat avec la résistance dans de véritables batailles rangées, par exemple contre les maquisards du plateau des Glières (Haute-Savoie) en janvier 1944.

 

Gare à ceux qui tentent de camoufler leur étoile jaune!

Mais c'est dans la mise en œuvre de la politique anti-juive que la police française va se montrer la plus redoutable. La machine infernale se met en branle en mai 1941. Ce mois-là, à Paris, des agents frappent aux portes de quelque 6500 foyers juifs. A ceux qui leur ouvrent, les policiers tendent un papier plié comme un pneumatique, et s'en vont aussitôt. Le document remis - le «billet vert», comme on l'appelle en raison de sa couleur vert pomme - est une convocation à se rendre, dès le lendemain matin, dans trois lieux précis de la capitale : la caserne Napoléon, celle des Minimes ou le gymnase Japy. Lorsque la personne arrive sur place, les policiers lui confisquent ses papiers d'identité, avant de la faire monter dans un autobus... trois mille sept cents juifs tombent ainsi dans le piège du billet vert. Mais cela ne suffit pas. En septembre 1941, le port de l'étoile jaune devient obligatoire en zone non occupée. Les agents sont chargés de la distribution dans les commissariats : trois étoiles par personne. Dans la rue, les mêmes policiers contrôlent rigoureusement l'insigne. On assiste parfois à des scènes de zèle odieuses : un homme est arrêté parce que le paquet qu'il porte dans ses bras masque son étoile. Gare aussi à ceux qui ont le malheur de quitter leur veste et de la tenir jetée par-dessus l'épaule !

 

7 juillet 1942 : dans le bureau parisien du SS Theodor Dannecker, un des chefs de la Gestapo, sont réunies toutes les têtes pensantes de la police française. Sont là, entre autres, Jean Leguay l'adjoint de Bousquet, Emile Hennequin, directeur de la police municipale, et André Tulard, chargé des questions juives. C'est dans le service de ce dernier, au premier étage de la préfecture de police de Paris, qu'arrivent quotidiennement des dizaines de dénonciations, pas forcément anonymes, et des centaines de déclarations spontanées. Sous la direction de Tulard, des équipes de policiers exploitent cette moisson de renseignements, améliorant et mettant sans cesse à jour le fichier central qui va servir à préparer la grande rafle actée ce 7 juillet. Elle a été décidée quelques jours plus tôt par rené Bousquet et Karl Oberg. Et tout le monde collabore en vue de la plus grande efficacité possible. Tulard fournit donc les fiches ; Hennequin rédige le communiqué destiné aux «équipes d'arrestation»: «Chaque équipe sera composée d'un gardien en tenue et d'un gardien en civil ou d'un inspecteur des renseignements généraux ou de la Police judiciaire. Les gardiens et inspecteurs, après avoir vérifié l'identité des Juifs qu'ils ont mission d'arrêter, n'ont pas à discuter les différentes observations qui peuvent être formulées par eux ; ( ...) Les opérations doivent être effectuées avec le maximum de rapidité, sans paroles inutiles et sans aucun commentaire.» Les 16 et 17 juillet 1942, 9 000 policiers et gendarmes français montrent aux autorités allemandes de quoi ils sont capables : selon la préfecture, lors de la rafle du Vél d'Hiv, le nombre d'arrestations s'élève à 13 152 personnes à Paris. Dans le reste de la France, on assiste à ces mêmes coups de filet gigantesques. A Montargis, la rafle se déroule en plein 14 juillet, sans crainte de choquer l'opinion. A Nancy, en revanche, la rafle du 19 juillet 1942 est un échec. La faute à sept policiers qui ont refusé d'obéir aux ordres. La veille de l'opération, Edouard Vigneron, chef du service des étrangers, et six de ses collègues se sont en effet réparti les fiches des personnes devant être arrêtées afin d'aller les avertir. Vigneron, resté au poste de police, couvre ses collègues. Ces derniers font du porte à porte et préviennent les juifs menacés: «Ce soir, ne dormez pas chez vous.» Ils leur demandent aussi de prévenir d'autres familles. A midi, les sept policiers déjeunent ensemble et font le point, cochant les fiches de ceux qu'ils n'ont pu avertir. Puis ils repartent en ville achever leur mission de sauvetage. Le lendemain, les Allemands préfèrent renoncer à faire partir le convoi pour Auschwitz : il n'y a pas assez de personnes interpellées.

 

En 1993, un déséquilibré tire cinq balles sur René Bousquet

Un épisode qui tend à montrer qu'il aurait fallu peu de chose pour enrayer les rafles. Serge Klarsfeld affirme ainsi que «sans la police française, les autorités d'occupation n'auraient pas atteint de tels chiffres de déportation.» Sur les 76 000 juifs déportés de France vers les camps d'extermination, l'écrasante majorité l'a été avec l'aide des forces de l'ordre françaises. «Le bilan de la période 1940-1944 est extrêmement lourd pour l'institution policière», notent les chercheurs de «L'Atlas historique de la France pendant la seconde Guerre mondiale», publié en 2010 par le ministère de la Défense. Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur, sera condamné à mort et exécuté, le 20 mars 1944 à Alger, alors qu'il avait décidé de rejoindre le camp de la France libre. André Tulard, l'homme du fichier juif, n'aura en revanche à subir aucune poursuite. Conservant son grade de chevalier de la Légion d'honneur à la Libération, il s'éteindra tranquillement en 1967. En l'écartant du service en 1943, en raison d'un désaccord, Karl Oberg lui avait sans le savoir sauvé la vie. Avant-dernier Français à comparaître devant la haute Cour de Justice en 1949, René Bousquet sera, lui, acquitté avant que son passé de collaborateur ne le rattrape en 1991, grâce à une plainte déposée par plusieurs associations. Mais le 8 juin 1993, Christian Didier, un déséquilibré, le tue de cinq balles. Exécution sommaire qui va empêcher son procès et un examen à froid, cinquante ans après, du rôle exact de la police française pendant l'Occupation.

 

A lire aussi :

Seconde guerre mondiale - Collaboration : Ils ont pactisé avec le diable

Ces Allemands qui s'opposèrent au nazisme (1920-1933)

Le nazisme avant Hitler

LA MILICE : HITLER EN RÊVAIT, PÉTAIN L'A FAITE

Fin 1942, Hitler fait savoir à Pétain qu'il n'est pas satisfait de la police française. Le Maréchal réagit en créant la Milice française, sur le modèle des groupes paramilitaires fascistes. Laval en est le responsable officiel. Mais son vrai chef, son âme, est Joseph Darnand, authentique héros de la Première Guerre mondiale. Une campagne de recrutement lui permet bientôt de disposer de 15 000 hommes - une majorité d'ouvriers, d'employés, d'artisans, de commerçants et... 5% de femmes -, tous volontaires pour faire régner l'ordre et combattre « la lèpre juive ». Et effectivement, les Miliciens sèment d'emblée la terreur et la mort dans tout l'Hexagone. De leur côté, les policiers se montrent progressivement moins zélés. Ils sont de plus en plus nombreux à aider la Résistance. Fin 1943, le Führer s'énerve du manque de collaboration des fonctionnaires français. Bousquet est mis au rencart et Darnand propulsé à la tête du système policier. La Milice laisse libre cours à sa brutalité extrémiste. A la Libération, l'épuration des Miliciens sera violente. Beaucoup seront fusillés sans autre forme de procès. Capturé alors qu'il prenait la fuite, Darnand sera condamné et exécuté. Paul Touvier, chef de la Milice lyonnaise, ne sera, lui, retrouvé qu'en 1994. Premier Français condamné pour crime contre l'humanité, il décédera en prison le 17 juillet 1996.

 

LES ROUAGES D'UN ÉTAT POLICIER

A l'automne 1940, le gouvernement de Vichy procède à une légère épuration administrative, écartant les fonctionnaires qui ne collaborent pas efficacement. En avril 1941, les effectifs des polices municipales sont intégrés dans la police nationale. Ils échappent ainsi au contrôle des maires, et la police nationale devient un puissant organisme d'Etat. Elle est divisée en trois sections : la Sécurité publique pour les corps de police urbains, la Police judiciaire (PJ) et les Renseignements généraux (RG). Elle est placée sous le commandement de René Bousquet. Ce dernier crée les Groupes mobiles de réserve (ancêtres des CRS), composés de 20 000 hommes. Dans chaque commissariat, 10 % d'agents volontaires constituent les Brigades spéciales. Des campagnes de recrutement sont lancées, et des écoles de police ouvertes: la police nationale compte en 1943 plus de 120 000 hommes.

 

UN ÂGE D'OR POUR LE MILIEU

Tandis que les agents sont occupés à traquer les juifs, les résistants et les francs-maçons, criminels et délinquants ont la belle vie. Ces années comptent parmi les plus belles de la pègre française. Les malfrats peuvent d'autant plus agir en parfaite impunité qu'au 36, quai des Orfèvres, les enquêteurs ont les mains liées, les hommes de la Gestapo intervenant dans leurs affaires. Ainsi, André Roche, patron de la Brigade criminelle, a un jour la mauvaise idée de congédier des gestapistes qui se sont invités sur les lieux d'un crime. Il est bientôt rétrogradé et muté dans un commissariat de quartier. Georges Massu - dont on dit qu'il inspira le personnage de Maigret à Georges Simenon - le remplace et connaît les mêmes difficultés. Quand ses hommes arrêtent des voyous, il n'est pas rare que la Gestapo ou des collègues des Brigades spéciales débarquent pour les faire remettre illico en liberté. Nombre de truands font en effet des extras comme informateurs, voire comme auxiliaires, de l'appareil de répression franco-allemand. De quoi brouiller les derniers repères. C'est ainsi que sous l'Occupation se multiplient les «vols aux faux policiers», des voyous exhibant de fausses cartes de police pour dépouiller leurs victimes.

 

>>> Article publié dans magazine GEO Histoire n°16, "La France sous l'Occupation" (sept. 2011).

>>> Nos offres d'abonnement
- L'abonnement à GEO, c'est facile et rapide sur Prismashop .
- Abonnez-vous ou téléchargez GEO en version numérique dans notre boutique Prismashop, sur Itunes et sur Google Play.

>>> Commander d'anciens numéros de GEO
- En version papier : si vous souhaitez acheter un ancien numéro de GEO, vous pouvez contacter notre service clientèle au 0826 963 964.
- En version numérique : vous pouvez également vous procurer des versions numériques d'anciens numéros de GEO dans notre boutique Prismashop.

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
19 mai 2016 02:56

Des experts américains ont publié un manuscrit allemand du XVe siècle indiquant, images et infographies à l'appui, la date, les raisons et les circonstances de la fin du monde.

Au Moyen-Âge, l'Apocalypse semblait imminente aux Européens, qui ont consacré des dizaines de textes à cet événement. De fait, les épidémies fréquentes et la chute de Constantinople semblaient annoncer la Fin des temps. Toutefois le manuscrit en question est spécial: il décrit la fin du monde à travers des cartes et des images.

 

Le manuscrit, qui se trouve actuellement dans la Huntington Library de San Marino, en Californie, a été créé par un auteur inconnu dans la ville allemande de Lübeck, entre 1486 et 1488, rapporte le magazineNational Geographic.

 

Le texte est rédigé en latin. Selon Chet Van Duzer, historien de la cartographie et auteur du livre "Cartographie apocalyptique", cela signifie que le document était destiné à l'élite culturelle de l'époque.

Le document comprend une série de cartes illustrant l'évolution de l'Apocalypse. Son idée principale est que le pêcheur n'aura nulle part où se cacher quand l'Antéchrist arrivera au pouvoir car ses cornes atteindront tous les coins du monde.

 

La première carte représente le monde entre 639 et 1514. La terre y est un cercle. L'Europe, l'Asie et l'Afrique ressemblent à des morceaux de gâteau entourés d'eau. 

 

Le texte décrit la naissance et le développement de l'islam qui, d'après son auteur, représente la principale menace pour le monde chrétien. 

"Rien à faire, l'ouvrage est très anti-islamique" ce qui correspond aux idées répandues à l'époque en Europe, reconnaît M.Van Duzer.

Les cartes suivantes montrent le Glaive de l'islam qui conquiert l'Europe et l'arrivée au pouvoir de l'Antéchrist qui est représenté comme un triangle géant qui s'étent d'un pôle à l'autre.

D'autres cartes montrent l'ouverture des portes de l'Enfer le jour du Jugement Dernier, prévu pour 1651, d'après l'auteur de l'ouvrage. 

 

Toutes les cartes du manuscrit sont très symboliques et laconiques, mais celle représentant le monde post-apocalyptique est pour ainsi dire la moins détaillée. "Il n'y a rien, mais elle est clairement marquée comme une carte. Cela nous fait réfléchir sur la notion de +carte+ et sur sa signification", note M.Van Duzer.

 

Le manuscrit contient toutefois beaucoup de détails curieux. Son auteur a notamment calculé la distance jusqu'au Paradis: 777 milles allemands de Lübeck à Jérusalem, 1.000 milles jusqu'au bord Est de la Terre. Le mille allemand est une ancienne mesure de longueur qui a beaucoup de variantes et sa valeur précise est actuellement difficile à calculer.

L'auteur de l'ouvrage a en outre calculé la circonférence de la Terre et de l'Enfer – respectivement 8.000 et 6.100 milles allemands.

Le texte comprend en outre un chapitre consacré à la médecine astrologique et un ouvrage de géographie qui est très en avance sur son temps. Il se termine par un discours sur les missions des cartes du monde. Son auteur décrit en fait la vision moderne des cartes thématiques qui servent à illustrer les caractéristiques de la population ou l'organisation politique de différentes régions, conclut M.Van Duzer.

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
26 août 2015 02:41

Robert C. Davis, Christian Slaves, Muslim Masters: White Slavery in the Mediterranean, the Barbary Coast, and Italy, 1500-1800, Palgrave Macmillan, 2003, 246 pages, 35 dollars US.


Présenté par Thomas Jackson

Dans son exposé instructif sur l'esclavage barbaresque, Robert C. Davis remarque que les historiens américains ont étudié tous les aspects de l'esclavage des Africains par les Blancs mais ont largement ignoré l'esclavage des Blancs par les Nord-Africains. Christian Slaves, Muslim Masters [Esclaves chrétiens, maîtres musulmans] est un récit soigneusement documenté et clairement écrit de ce que le Prof. Davis nomme «l'autre esclavage», qui s'épanouit durant approximativement la même période que le trafic trans-atlantique, et qui dévasta des centaines de communautés côtières européennes.

Dans la pensée des Blancs d'aujourd'hui, l'esclavage ne joue pas du tout le rôle central qu'il joue chez les Noirs, mais pas parce qu'il fut un problème de courte durée ou sans importance. L'histoire de l'esclavage méditerranéen est, en fait, aussi sombre que les descriptions les plus tendancieuses de l'esclavage américain. Le Prof. Davis, qui enseigne l'histoire sociale italienne à l'Université d'Etat de l'Ohio, projette une lumière perçante sur ce coin fascinant mais négligé de l'histoire.

Un commerce en gros

La côte barbaresque, qui s'étend du Maroc à la Libye moderne, fut le foyer d'une industrie florissante de rapt d'êtres humains depuis 1500 jusqu'à 1800 environ. Les grandes capitales esclavagistes étaient Salé au Maroc, Tunis, Alger et Tripoli, et pendant la plus grande partie de cette période les marines européennes étaient trop faibles pour opposer plus qu'une résistance symbolique.

Le trafic trans-atlantique des Noirs était strictement commercial, mais pour les Arabes, les souvenirs des Croisades et la fureur d'avoir été expulsés d'Espagne en 1492 semblent avoir motivé une campagne de rapt de chrétiens, ressemblant presque à un djihad.

«Ce fut peut-être cet aiguillon de la vengeance, opposé aux marchandages affables de la place du marché, qui rendit les esclavagistes islamiques tellement plus agressifs et initialement (pourrait-on dire) plus prospères dans leur travail que leurs homologues chrétiens», écrit le Prof. Davis. Pendant les XVIe et XVIIe siècles, plus d'esclaves furent emmenés vers le sud à travers la Méditerranée que vers l'ouest à travers l'Atlantique.

Certains furent rendus à leurs familles contre une rançon, certains furent utilisés pour le travail forcé en Afrique du Nord, et les moins chanceux moururent à la tâche comme esclaves sur les galères.

Ce qui est le plus frappant concernant les raids esclavagistes barbaresques est leur ampleur et leur portée. Les pirates kidnappaient la plupart de leurs esclaves en interceptant des bateaux, mais ils organisaient aussi d'énormes assauts amphibies qui dépeuplèrent pratiquement des parties de la côte italienne. L'Italie était la cible la plus appréciée, en partie parce que la Sicile n'est qu'à 200 km de Tunis, mais aussi parce qu'elle n'avait pas de gouvernement central fort qui aurait pu résister à l'invasion.

De grands raids ne rencontraient souvent aucune résistance. Quand les pirates mirent à sac Vieste dans le sud de l'Italie en 1554, par exemple, ils enlevèrent un total stupéfiant de 6.000 captifs. Les Algériens enlevèrent 7.000 esclaves dans la baie de Naples en 1544, un raid qui fit tellement chuter le prix des esclaves qu'on disait pouvoir «troquer un chrétien pour un oignon».

L'Espagne aussi subit des attaques de grande ampleur. Après un raid sur Grenade en 1556 qui rapporta 4.000 hommes, femmes et enfants, on disait qu'il «pleuvait des chrétiens sur Alger». Pour chaque grand raid de ce genre, il a dû y en avoir des douzaines de plus petits. 
L'apparition d'une grande flotte pouvait faire fuir toute la population à l'intérieur des terres, vidant les régions côtières. En 1566, un groupe de 6.000 Turcs et corsaires traversa l'Adriatique et débarqua à Fracaville.

Les autorités ne purent rien faire, et recommandèrent l'évacuation complète, laissant aux Turcs le contrôle de plus de 1300 kilomètres carrés de villages abandonnés jusqu'à Serracapriola.

Quand les pirates apparaissaient, les gens fuyaient souvent la côte pour aller dans la ville la plus proche, mais le Prof. Davis explique que ce n'était pas toujours une bonne stratégie: «Plus d'une ville de taille moyenne, bondée de réfugiés, fut incapable de soutenir un assaut frontal par plusieurs centaines de corsaires, et le reis [capitaine des corsaires] qui aurait dû autrement chercher les esclaves par quelques douzaines à la fois le long des plages et dans les collines, pouvait trouver un millier ou plus de captifs opportunément rassemblés en un seul endroit pour être pris.»

Les pirates revenaient encore et encore pour piller le même territoire. En plus d'un bien plus grand nombre de petits raids, la côte calabraise subit les déprédations suivantes, de plus en plus graves, en moins de dix ans: 700 personnes capturées en un seul raid en 1636, un millier en 1639 et 4.000 en 1644. Durant les XVIe et XVIIe siècles, les pirates installèrent des bases semi-permanentes sur les îles d'Ischia et de Procida, presque dans l'embouchure de la baie de Naples, d'où ils faisaient leur choix de trafic commercial.

Quand ils débarquaient sur le rivage, les corsaires musulmans ne manquaient pas de profaner les églises. Ils dérobaient souvent les cloches, pas seulement parce que le métal avait de la valeur mais aussi pour réduire au silence la voix distinctive du christianisme.

Dans les petits raids plus fréquents, un petit nombre de bateaux opéraient furtivement, tombant sur les établissements côtiers au milieu de la nuit de manière à attraper les gens «paisibles et encore nus dans leur lit». Cette pratique donna naissance à l'expression sicilienne moderne, pigliato dai turchi, «pris par les Turcs», ce qui veut dire être attrapé par surprise en étant endormi ou affolé.

La prédation constante faisait un terrible nombre de victimes. Les femmes étaient plus faciles à attraper que les hommes, et les régions côtières pouvaient rapidement perdre toutes leurs femmes en âge d'avoir des enfants. Les pêcheurs avaient peur de sortir, ou ne prenaient la mer qu'en convois. Finalement, les Italiens abandonnèrent une grande partie de leurs côtes. Comme l'explique le Prof. Davis, à la fin du XVIIe siècle «la péninsule italienne avait alors été la proie des corsaires barbaresques depuis deux siècles ou plus, et ses populations côtières s'étaient alors en grande partie retirées dans des villages fortifiés sur des collines ou dans des villes plus grandes comme Rimini, abandonnant des kilomètres de rivages autrefois peuplés aux vagabonds et aux flibustiers».

C'est seulement vers 1700 que les Italiens purent empêcher les raids terrestres spectaculaires, bien que la piraterie sur les mers continua sans obstacles. Le Prof. Davis pense que la piraterie conduisit l'Espagne et surtout l'Italie à se détourner de la mer et à perdre leurs traditions de commerce et de navigation, avec des effets dévastateurs: «Du moins pour l'Ibérie et l'Italie, le XVIIe siècle représenta une période sombre dont les sociétés espagnole et italienne émergèrent comme de simples ombres de ce qu'elles avaient été durant les époques dorées antérieures.»

Certains pirates arabes étaient d'habiles navigateurs de haute mer, et terrorisèrent les chrétiens jusqu'à une distance de 1600 km. Un raid spectaculaire jusqu'en Islande en 1627 rapporta près de 400 captifs. Nous pensons que l'Angleterre était une redoutable puissance maritime dès l'époque de Francis Drake, mais pendant tout le XVIIe siècle, les pirates arabes opérèrent librement dans les eaux britanniques, pénétrant même dans l'estuaire de la Tamise pour faire des prises et des raids sur les villes côtières. En seulement trois ans, de 1606 à 1609, la marine britannique reconnut avoir perdu pas moins de 466 navires marchands britanniques et écossais du fait des corsaires algériens. Au milieu des années 1600, les Britanniques se livraient à un actif trafic trans-atlantique de Noirs, mais beaucoup des équipages britanniques eux-mêmes devenaient la propriété des pirates arabes.

La vie sous le fouet

Les attaques terrestres pouvaient être très fructueuses, mais elles étaient plus risquées que les prises en mer. Les navires étaient par conséquent la principale source d'esclaves blancs. A la différence de leurs victimes, les navires corsaires avaient deux moyens de propulsion: les esclaves des galères en plus des voiles. Cela signifiait qu'ils pouvaient avancer à la rame vers un bateau encalminé et l'attaquer quand ils le voulaient. Ils portaient de nombreux drapeaux différents, donc quand ils naviguaient ils pouvaient arborer le pavillon qui avait le plus de chances de tromper une proie.

Un navire marchand de bonne taille pouvait porter environ 20 marins en assez bonne santé pour durer quelques années dans les galères, et les passagers étaient habituellement bons pour en tirer une rançon. Les nobles et les riches marchands étaient des prises attractives, de même que les Juifs, qui pouvaient généralement rapporter une forte rançon de la part de leurs coreligionnaires. Les hauts dignitaires du clergé étaient aussi précieux parce que le Vatican payait habituellement n'importe quel prix pour les tirer des mains des infidèles.

A l'approche des pirates, les passagers enlevaient souvent leurs beaux vêtements et tentaient de s'habiller aussi pauvrement que possible, dans l'espoir que leurs ravisseurs les rendraient à leur famille contre une rançon modeste. Cet effort était inutile si les pirates torturaient le capitaine pour avoir des informations sur les passagers. Il était aussi courant de faire déshabiller les hommes, à la fois pour rechercher des objets de valeur cousus dans leurs vêtements et pour voir si des Juifs circoncis ne s'étaient pas déguisés en chrétiens.

Si les pirates étaient à court d'esclaves pour les galères, ils pouvaient mettre certains de leurs captifs au travail immédiatement, mais les prisonniers étaient généralement mis dans la cale pour le voyage de retour. Ils étaient entassés, pouvant à peine bouger dans la saleté, la puanteur et la vermine, et beaucoup mouraient avant d'atteindre le port.

Dès l'arrivée en Afrique du Nord, c'était la tradition de faire défiler les chrétiens récemment capturés dans les rues, pour que les gens puissent se moquer d'eux et que les enfants puissent les couvrir d'ordures. Au marché aux esclaves, les hommes étaient obligés de sautiller pour prouver qu'ils n'étaient pas boiteux, et les acheteurs voulaient souvent les faire mettre nus pour voir s'ils étaient en bonne santé. Cela permettait aussi d'évaluer la valeur sexuelle des hommes comme des femmes; les concubines blanches avaient une valeur élevée, et toutes les capitales esclavagistes avaient un réseau homosexuel florissant. Les acheteurs qui espéraient faire un profit rapide avec une forte rançon examinaient les lobes d'oreilles pour repérer des marques de piercing, ce qui était une indication de richesse. Il était aussi habituel de regarder les dents d'un captif pour voir s'il pourrait survivre à un dur régime d'esclave.

Le pacha ou souverain de la région recevait un certain pourcentage d'esclaves comme une forme d'impôt sur le revenu. Ceux-ci étaient presque toujours des hommes, et devenaient propriété du gouvernement plutôt que propriété privée. A la différence des esclaves privés, qui embarquaient habituellement avec leur maître, ils vivaient dans les bagnos ou «bains», ainsi que les magasins d'esclaves du pacha étaient appelés. Il était habituel de raser la tête et la barbe des esclaves publics comme une humiliation supplémentaire, dans une période où la tête et la pilosité faciale étaient une part importante de l'identité masculine.

La plupart de ces esclaves publics passaient le reste de leur vie comme esclaves sur les galères, et il est difficile d'imaginer une existence plus misérable. Les hommes étaient enchaînés trois, quatre ou cinq par aviron, leurs chevilles enchaînées ensemble aussi. Les rameurs ne quittaient jamais leur rame, et quand on les laissait dormir, ils dormaient sur leur banc. Les esclaves pouvaient se pousser les uns les autres pour se soulager dans une ouverture de la coque, mais ils étaient souvent trop épuisés ou découragés pour bouger, et se souillaient là où ils étaient assis. Ils n'avaient aucune protection contre le brûlant soleil méditerranéen, et leur maître écorchait leur dos déjà à vif avec l'instrument d'encouragement favori du conducteur d'esclaves, un pénis de bœuf allongé ou «nerf de bœuf». Il n'y avait presque aucun espoir d'évasion ou de secours; le travail d'un esclave de galère était de se tuer à la tâche -- principalement dans des raids pour capturer encore plus de malheureux comme lui -- et son maître le jetait par-dessus bord au premier signe de maladie grave.

Quand la flotte pirate était au port, les esclaves de galères vivaient dans le bagno et faisaient tout le travail sale, dangereux ou épuisant que le pacha leur ordonnait de faire. C'était habituellement tailler et traîner des pierres, draguer le port, ou les ouvrages pénibles. Les esclaves se trouvant dans la flotte du Sultan turc n'avaient même pas ce choix. Ils étaient souvent en mer pendant des mois d'affilée, et restaient enchaînés à leurs rames même au port. Leurs bateaux étaient des prisons à vie.

D'autres esclaves sur la côte barbaresque avaient des travaux plus variés. Souvent ils faisaient du travail de propriétaire ou agricole du genre que nous associons à l'esclavage en Amérique, mais ceux qui avaient des compétences étaient souvent loués par leurs propriétaire. Certains maîtres relâchaient simplement leurs esclaves pendant la journée avec l'ordre de revenir avec une certaine quantité d'argent le soir sous peine d'être sévèrement battus. Les maîtres semblaient attendre un bénéfice d'environ 20% sur le prix d'achat. Quoi qu'ils faisaient, à Tunis et à Tripoli, les esclaves portaient habituellement un anneau de fer autour d'une cheville, et étaient chargés d'une chaîne pesant 11 ou 14 kg.

Certains maîtres mettaient leurs esclaves blancs au travail dans des fermes loin à l'intérieur des terres, où ils affrontaient encore un autre péril: la capture et un nouvel esclavage par des raids de Berbères. Ces infortunés ne verraient probablement plus jamais un autre Européen pendant le reste de leur courte vie.

Le Prof. Davis remarque qu'il n'y avait aucun obstacle à la cruauté: «Il n'y avait pas de force équivalente pour protéger l'esclave de la violence de son maître: pas de lois locales contre la cruauté, pas d'opinion publique bienveillante, et rarement de pression efficace de la part des Etats étrangers». Les esclaves n'étaient pas seulement des marchandises, ils étaient des infidèles, et méritaient toutes les souffrances qu'un maître leur infligeait.

Le Prof. Davis note que «tous les esclaves qui vécurent dans les bagnos et qui survécurent pour écrire leurs expériences soulignèrent la cruauté et la violence endémiques pratiquées ici». La punition favorite était la bastonnade, par lequel un homme était mis sur le dos et ses chevilles attachées et suspendu par la taille pour être battu longuement sur la plante des pieds. Un esclave pouvait recevoir jusqu'à 150 ou 200 coups, qui pouvaient le laisser estropié. La violence systématique transformait beaucoup d'hommes en automates. Les esclaves chrétiens étaient souvent si abondants et si bon marché qu'il n'y avait aucun intérêt à s'en occuper; beaucoup de propriétaires les faisaient travailler jusqu'à la mort et achetaient des remplaçants.

Le système d'esclavage n'était cependant pas entièrement sans humanité. Les esclaves recevaient habituellement congé le vendredi. De même, quand les hommes du bagno étaient au port, ils avaient une heure ou deux de temps libre chaque jour entre la fin du travail et avant que les portes du bagno ne soient fermées pour la nuit. Durant ce temps, les esclaves pouvaient travailler pour une paie, mais ils ne pouvaient pas garder tout l'argent qu'ils gagnaient. Même les esclaves du bagno étaient taxés d'une somme pour leurs logements sales et leur nourriture rance.

Les esclaves publics contribuaient aussi à un fonds pour entretenir les prêtres du bagno. C'était une époque très religieuse, et même dans les plus horribles conditions, les hommes voulaient avoir une chance de se confesser et -- plus important -- de recevoir l'extrême-onction. Il y avait presque toujours un prêtre captif ou deux dans le bagno, mais pour qu'il reste disponible pour ses devoirs religieux, les autres esclaves devaient contribuer et racheter son temps au pacha. Certains esclaves de galères n'avaient donc plus rien pour acheter de la nourriture ou des vêtements, bien que durant certaines périodes des Européens libres vivant dans les villes barbaresques contribuaient aux frais d'entretien des prêtres des bagnos.

Pour quelques-uns, l'esclavage devenait plus que supportable. Certains métiers -- en particulier celui de constructeur de navire -- étaient si recherchés qu'un propriétaire pouvait récompenser son esclave avec une villa privée et des maîtresses. Même quelques résidents du bagno réussirent à exploiter l'hypocrisie de la société islamique et à améliorer leur condition. La loi interdisait strictement aux musulmans de faire le commerce de l'alcool, mais était plus indulgente avec les musulmans qui le consommaient seulement. Des esclaves entreprenants établirent des tavernes dans les bagnos et certains eurent la belle vie en servant les buveurs musulmans.

Une manière d'alléger le poids de l'esclavage était de «prendre le turban» et de se convertir à l'islam. Cela exemptait un homme du service dans les galères, des ouvrages pénibles, et de quelques autres brimades indignes d'un fils du Prophète, mais ne le faisait pas sortir de la condition d'esclave. L'un des travaux des prêtres des bagnos était d'empêcher les hommes désespérés de se convertir, mais la plupart des esclaves semblent ne pas avoir eu besoin de conseil religieux. Les chrétiens pensaient que la conversion mettrait leur âme en danger, et elle signifiait aussi le déplaisant rituel de la circoncision adulte. Beaucoup d'esclaves semblent avoir enduré les horreurs de l'esclavage en les considérant comme une punition pour leurs péchés et comme une épreuve pour leur foi. Les maîtres décourageaient les conversions parce qu'elles limitaient le recours aux mauvais traitements et abaissaient la valeur de revente d'un esclave.

Rançon et rachat

Pour les esclaves, l'évasion était impossible. Ils étaient trop loin de chez eux, étaient souvent enchaînés, et pouvaient être immédiatement identifiés par leurs traits européens. Le seul espoir était la rançon.

Parfois, la chance venait rapidement. Si un groupe de pirates avait déjà capturé tant d'hommes qu'il n'avait plus assez d'espace sous le pont, il pouvait faire un raid sur une ville et ensuite revenir quelques jours plus tard pour revendre les captifs à leurs familles. C'était généralement à un prix bien plus faible que celui du rançonnement de quelqu'un à partir de l'Afrique du Nord, mais c'était encore bien plus que des paysans pouvaient se le permettre. Les fermiers n'avaient généralement pas d'argent liquide, et pas de biens à part la maison et la terre. Un marchand était généralement prêt à les acquérir pour un prix modique, mais cela signifiait qu'un captif revenait dans une famille qui était complètement ruinée.

La plupart des esclaves ne rachetaient leur retour qu'après être passés par l'épreuve du passage en pays barbaresque et de la vente à un spéculateur. Les riches captifs pouvaient généralement trouver une rançon suffisante, mais la plupart des esclaves ne le pouvaient pas. Les paysans illettrés ne pouvaient pas écrire à la maison et même s'ils le faisaient, il n'y avait pas d'argent pour une rançon.

La majorité des esclaves dépendait donc de l'œuvre charitable des Trinitaires (fondé en Italie en 1193) et de celle des Mercedariens (fondé en Espagne en 1203). Ceux-ci étaient des ordres religieux établis pour libérer les Croisés détenus par les musulmans, mais ils transférèrent bientôt leur œuvre au rachat des esclaves détenus par les Barbaresques, collectant de l'argent spécifiquement dans ce but. Souvent ils plaçaient des boîtes à serrure devant les églises avec l'inscription «Pour la récupération des pauvres esclaves», et le clergé appelait les riches chrétiens à laisser de l'argent dans leurs vœux de rédemption. Les deux ordres devinrent des négociateurs habiles, et réussissaient habituellement à racheter les esclaves à des meilleurs prix que ceux obtenus par des libérateurs inexpérimentés. Cependant, il n'y avait jamais assez d'argent pour libérer beaucoup de captifs, et le Prof. Davis estime que pas plus de 3 ou 4% des esclaves étaient rançonnés en une seule année. Cela signifie que la plupart laissèrent leurs os dans les tombes chrétiennes sans marque en-dehors des murs des villes.

Les ordres religieux conservaient des comptes précis de leurs succès. Les Trinitaires espagnols, par exemple, menèrent 72 expéditions de rachats dans les années 1600, comptant en moyenne 220 libérations chacune. Il était habituel de ramener les esclaves libérés chez eux et de les faire marcher dans les rues des villes dans de grandes célébrations. Ces défilés devinrent l'un des spectacles urbains les plus caractéristiques de l'époque, et avaient une forte orientation religieuse. Parfois les esclaves marchaient dans leurs vieux haillons d'esclaves pour souligner les tourments qu'ils avaient subis; parfois ils portaient des costumes blancs spéciaux pour symboliser la renaissance. D'après les archives de l'époque, beaucoup d'esclaves libérés ne se rétablissaient jamais complètement après leurs épreuves, particulièrement s'ils avaient passé beaucoup d'années en captivité.

Combien d'esclaves?

Le Prof. Davis remarque que des recherches énormes ont été faites pour évaluer aussi exactement que possible le nombre de Noirs emmenés à travers l'Atlantique, mais qu'il n'y a pas eu d'effort semblable pour connaître l'ampleur de l'esclavage en Méditerranée. Il n'est pas facile d'obtenir un compte fiable -- les Arabes eux-mêmes ne conservaient généralement pas d'archives -- mais au cours de dix années de recherches le Prof. Davis a développé une méthode d'estimation.

Par exemple, les archives suggèrent que de 1580 à 1680 il y a eu une moyenne de quelques 35.000 esclaves en pays barbaresque. Il y avait une perte régulière du fait des morts et des rachats, donc si la population restait constante, le taux de capture de nouveaux esclaves par les pirates devait égaler le taux d'usure. Il y a de bonnes bases pour estimer les taux de décès. Par exemple, on sait que sur les près de 400 Islandais capturés en 1627, il ne restait que 70 survivants huit ans plus tard. En plus de la malnutrition, de la surpopulation, de l'excès de travail et des punitions brutales, les esclaves subissaient des épidémies de peste, qui éliminaient généralement 20 ou 30% des esclaves blancs.

Par un certain nombre de sources, le Prof. Davis estime donc que le taux de décès était d'environ 20% par an. Les esclaves n'avaient pas accès aux femmes, donc le remplacement se faisait exclusivement par des captures. Sa conclusion: «Entre 1530 et 1780, il y eut presque certainement un million et peut-être bien jusqu'à un million et un quart de chrétiens européens blancs asservis par les musulmans de la côte barbaresque». Cela dépasse considérablement le chiffre généralement accepté de 800.000 Africains transportés dans les colonies d'Amérique du Nord et, plus tard, dans les Etats-Unis.

Les puissances européennes furent incapables de mettre fin à ce trafic. Le Prof. Davis explique qu'à la fin des années 1700, elles contrôlaient mieux ce commerce, mais qu'il y eut une reprise de l'esclavage des Blancs pendant le chaos des guerres napoléoniennes.

La navigation américaine ne fut pas exempte non plus de la prédation. C'est seulement en 1815, après deux guerres contre eux, que les marins américains furent débarrassés des pirates barbaresques. Ces guerres furent des opérations importantes pour la jeune république; une campagne est rappelée par les paroles «vers les rivages de Tripoli» dans l'hymne de la marine. Quand les Français prirent Alger en 1830, il y avait encore 120 esclaves blancs dans le bagno.

Pourquoi y a-t-il si peu d'intérêt pour l'esclavage en Méditerranée alors que l'érudition et la réflexion sur l'esclavage des Noirs ne finit jamais? Comme l'explique le Prof. Davis, des esclaves blancs avec des maîtres non-blancs ne cadrent simplement pas avec «le récit maître de l'impérialisme européen». Les schémas de victimisation si chers aux intellectuels requièrent de la méchanceté blanche, pas des souffrances blanches.

Le Prof. Davis remarque aussi que l'expérience européenne de l'asservissement à grande échelle fait apparaître le mensonge d'un autre thème gauchiste favori: que l'esclavage des Noirs aurait été un pas crucial dans l'établissement des concepts européens de race et de hiérarchie raciale. Ce n'est pas le cas; pendant des siècles, les Européens vécurent eux-mêmes dans la peur du fouet, et un grand nombre assista aux défilés de rachat des esclaves libérés, qui étaient tous blancs. L'esclavage était un sort plus facilement imaginable pour eux-mêmes que pour les lointains Africains.

Avec un peu d'efforts, il est possible d'imaginer les Européens se préoccupant de l'esclavage autant que les Noirs. Si les Européens nourrissaient des griefs concernant les esclaves des galères de la même manière que les Noirs font pour les travailleurs des champs, la politique européenne serait certainement différente. Il n'y aurait pas d'excuses rampantes pour les Croisades, peu d'immigration musulmane en Europe, les minarets ne pousseraient pas dans toute l'Europe, et la Turquie ne rêverait pas de rejoindre l'Union Européenne. Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à l'excès, mais ceux qui oublient paient aussi un prix élevé.

 


Trad. Arjuna.
sources

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
20 août 2015 01:53

Il est de bon ton de dire que l’Islamisme n’est pas l’Islam et que l’islamisme que nous connaissons aujourd’hui n’a rien à voir avec ce qu’a été de tout temps l’Islam, une religion de paix et d’amour…

Il y a un peu plus de 500 ans, les Turcs ne firent pas différemment que les musulmans de l’Etat Islamique aujourd’hui, en massacrant 800 habitants d’Otrante qui refusaient de se faire musulmans. Otrante est en Italie, les Européens semblent avoir oublié aujourd’hui les horreurs commises par l’Islam sur nos terres.

Source : levangileauquotidien.org

Les Saints Martyrs d’Otrante (province de Lecce dans les Pouilles, en Italie) sont les 800 habitants de cette ville du Salento tués le 14 août 1480 par les Turcs conduits par Gedik Ahmed Pacha pour avoir refusé de se convertir à l’islam après la chute de leur ville.
Le 28 juillet 1480, une armée turque, venant de Valona (ville portuaire d’Albanie), forte de 90 galères, 40 galiotes et 20 autres navires (18.000 soldats au total) se présenta sous les murs d’Otrante.
La ville résista de toutes ses forces aux attaques, mais sa population composée seulement de 6.000 habitants ne put s’opposer longtemps au bombardement de l’artillerie turque. En définitive, le 29 juillet la garnison et tous les habitants abandonnèrent le bourg aux mains des Turcs en se retirant dans la citadelle tandis que ceux-ci commencèrent leur razzia, même dans les habitations avoisinantes.

Quand Gedik Ahmed Pacha demanda aux défenseurs de se rendre, ceux-ci refusèrent, et l’artillerie turque reprit le bombardement. Le 11 août, après 15 jours de siège, Gedik Ahmed Pacha donna l’ordre de l’attaque finale et réussit à enfoncer les défenses et à prendre le château.
Un terrible massacre s’ensuivit. Tous les hommes de plus de quinze ans furent tués et les femmes et les enfants réduits en esclavage. Selon certains rapports historiques, les tués furent 12.000 et les personnes réduites en esclavage 5.000, mais la taille de la ville ne semble pas confirmer ces estimations.
Les rescapés et le clergé s’étaient réfugiés à l’intérieur de la cathédrale afin de prier avec l’archevêque Stefano Agricoli. Gedik Ahmed Pacha leur ordonna de renier leur foi chrétienne, recevant un refus net, il pénétra avec ses hommes dans la cathédrale et les fit prisonniers. Ils furent tous tués et l’église fut transformée en étable à chevaux.

L’assassinat du vieil archevêque Stefano Agricoli fut particulièrement barbare, alors qu’il incitait les mourants à s’en remettre à Dieu, il fut décapité, dépecé à coups de cimeterres, sa tête fut embrochée sur une pique et portée par les rues de la ville. Le commandant de la garnison Francesco Largo fut scié vivant. L’un des premiers à être exécuté fut le tailleur Antonio Pezzulla, dit le Primaldo qui, à la tête des Otrantins, le 12 août 1480, avait refusé la conversion à l’Islam. Le 14 août Ahmed fit attacher le reste des survivants et les fit traîner au col de la Minerva. Là il en fit décapiter au moins 800 en obligeant leurs proches à assister à l’exécution.

Les chroniques rapportent que, pendant le massacre, un Turc nommé Bersabei, impressionné par la façon dont les Otrantins mouraient pour leur foi, se convertit à la religion chrétienne et il fut empalé par ses compagnons d’armes.


Toutes les personnes massacrées furent reconnues martyrs de l’Église et vénérés comme bienheureux martyrs d’Otrante. La plus grande partie de leurs ossements se trouve dans sept grandes armoires en bois dans la chapelle des Martyrs bâtie dans l’abside droite de la cathédrale d’Otrante. Sur le col de la Minerve fut construite une petite église qui leur fut dédiée, Sainte Marie des Martyrs.

Treize mois après, Otrante fut reconquise par les Aragonais.
Le 13 octobre 1481, les corps des Otrantins massacrés furent trouvés indemnes par Alphonse d’Aragon et furent transférés à la Cathédrale des Bienheureux Martyrs d’Otrante.
À partir de 1485, une partie des restes des martyrs fut transférée à Naples et reposa dans l’église de Sainte-Catherine à Formiello. Ils furent déposés sous l’autel de la Madone du Rosaire (qui commémore la victoire définitive des troupes chrétiennes sur les Ottomans lors de la bataille de Lepante en 1571). Par la suite les restes furent déposés dans la chapelle des reliques, consacrée par le pape Benoît XIII, depuis 1901, ils se trouvaient sous l’autel. 
Une reconnaissance canonique effectuée entre 2002 et 2003, en a confirmé l’authenticité.
Les reliques des martyrs sont vénérées dans de nombreux lieux des Pouilles, à Venise et en Espagne.

Un procès en canonisation commencé en 1539 se termina le 14 décembre 1771, quand le pape Clément XIV déclara bienheureux les 800 victimes du col de la Minerve et en autorisa le culte. Depuis ils sont les protecteurs d’Otrante.

 

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
19 août 2015 01:46

guerre-de-vendee

 

 

 

 

 

 

 

Quand des femmes et des enfants sont sciemment et systématiquement tués, quand des villages sont rasés, quand des monuments sont détruits, c’est un génocide.

Il y a trente ans, après un énorme travail de recherche, l’historien Reynald Secher éditait son Génocide franco-français, qui a révolutionné le regard que le public portait sur la guerre de Vendée (1793-1796) et sur la responsabilité de la République naissante dans l’extermination de plusieurs centaines de milliers de victimes. 220px-Coeur-chouanVendu à plus de 200.000 exemplaires, cet ouvrage est devenu incontournable au point que « le génocide vendéen » est régulièrement cité par les journalistes, les historiens, les essayistes et les femmes et hommes politiques.

Les commémorations, dans ce même mois d’avril 2015, du centenaire du génocide arménien et de la libération des camps d’extermination nazis ont contribué à relancer les références à l’Histoire de France, rappelant la tache originelle de la Révolution et de ses lois d’extermination des brigands de la Vendée : on n’y retrouve la même terminologie que dans les génocides du XXe siècle et, surtout, le même négationnisme idéologique des descendants et admirateurs des conventionnels, nazis et Jeunes-Turcs, avec la même volonté de minimiser les intentions des massacreurs et le nombre des victimes.

Alors que nombreuses ont été les réactions populaires demandant à nouveau la reconnaissance de ses méfaits par la République !

Denis Tillinac, dans une tribune de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, s’inquiète du nom choisi pour un parti politique, « Les Républicains », qui pour lui représentent Robespierre, le génocide vendéen et Turreau ! Sur les ondes de BFM TV, Éric Brunet, à propos des réparations qui seraient dues aux descendants d’esclaves, demande, avec un certain humour, à ce que les descendants des Vendéens de 1793 soient indemnisés du génocide vendéen !

vendeeMilitaireL’ancien ministre de l’Éducation nationale Luc Ferry dénonce le génocide vendéen sur i>Télé, en le comparant aux massacres perpétrés par les révolutionnaires musulmans de l’État islamique, en ajoutant « qu’il n’est plus contesté par les historiens sérieux » ! Pas encore tout à fait vrai, cependant.

Enfin, il y a quelques jours, Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, comparant également la tragédie que vivent les chrétiens d’Orient actuellement martyrisés aux souffrances des Vendéens pendant la Révolution, confirmait :« Quand deux armées s’affrontent, c’est une guerre. Quand des femmes et des enfants sont sciemment et systématiquement tués, quand des villages sont rasés, quand des monuments sont détruits, c’est un génocide. » On ne peut être plus précis !

Source: http://www.bvoltaire.fr/henryrenoul/genocide-vendeen-toujours-dactualite,198895

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
16 août 2015 01:52

C'ETAIT en Août 1860...

 

syrie-20150814

Le Second Empire a été marqué par de nombreuses interventions militaires à l’étranger (nos opérations extérieures d’aujourd’hui), que ce soit en Crimée, au Mexique, en Italie et même en Chine. Mais l’une d’entre elles, menée en Syrie, est généralement oubliée des manuels d’histoire malgré son caractère inédit pour l’époque.

Au printemps 1860, des extrémistes druzes s’en prirent à la communauté maronite du Levant, région alors sous domination ottomane, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles le refus de tout progrès et de toute influence occidentale, incarnés à l’époque par les chrétiens, une certaine jalousie à l’égard de la prospérité de ces derniers et des motifs religieux.

Les premières exactions contre les chrétiens furent signalées au mont Liban. Et cela, dans une relative indifférence des autorités ottomanes, qui ne se préoccupèrent pas de punir leurs auteurs, même quand ils étaient clairement désignés. Du coup, les maronites finirent par se faire justice eux-mêmes…

En mai, la mort de deux Druzes, tués en représailles, mit le feu aux poudres : plusieurs villes chrétiennes furent pillées et leurs habitants massacrés. Les autorités ottomanes ne se décidèrent à intervenir qu’en juillet, en imposant aux deux communautés du Mont Liban un traité garantissant la paix pour les chrétiens, en échange de l’impunité de ceux s’étant rendus coupables d’exaction et du renoncement à demander la restitution des biens pillés.

Mais, quelques jours plus tard, c’est à Damas que de nouveaux heurts éclatèrent. Du 9 au 18 juillet, 3.000 maisons appartenant à des chrétiens furent pillées et incendiées. Le tout accompagné de massacres… Les bilans parlent de 10.000 à 13.000 tués, voire même plus.

De nombreux chrétiens furent cependant sauvés par l’intervention de l’émir Abd El Kader, alors en exil à Damas avec sa suite, après avoir été vaincu par les Français en Algérie. Plus tard, il se verra remettre la Grand Croix de la Légion d’honneur pour avoir accompli ce geste.

Cela étant, les informations sur les massacres de chrétiens au Levant ayant choqué les capitales européennes, Napoléon III décida d’envoyer un corps expéditionnaire en Syrie pour mettre un terme à ces massacres. Depuis François Ier et les « capitulations », c’est en effet à la France que revenait la responsabilité des chrétiens d’Orient.

Le 3 août, soit deux semaines après les évènements de Damas,  il fut décidé, lors d’une conférence ayant réuni la France, la Prusse, le Royaume-Uni, la Russie et l’Empire Ottoman, d’envoyer à Damas un contingent international de 12.000 hommes, pour moitié fournis par Paris.

Le corps expéditionnaire français, commandé par le général Charles de Beaufort d’Hautpoul, débarqua au Levant le 16 août pour une « une mission de police internationale au service de la souffrance humaine », selon les mots de Napoléon III. Il s’agit ainsi de la première intervention militaire à but humanitaire…

Seulement, les soldats français n’eurent plus grand chose à faire une fois arrivés au Levant, les troupes  du sultan ottoman, Abdülmecid Ier, ayant rétabli l’ordre à Damas. Aussi, jusqu’en juin 1861 (date de leur retrait de la région), l’inaction leur pèsera… Au point qu’elle fera remettre en cause la vocation du futur colonel Charles Ardant du Picq, pour qui « le combat repose avant tout sur l’être humain et notamment sur son état moral ».

Finalement, le général Beaufort d’Hautpoul décida, en accord avec les autorités sur place, d’occuper la côte. Puis une zone multiconfessionnelle – la province autonome du Mont-Liban – fut créée, avec à sa tête un gouverneur chrétien arménien,  Garabet Artin dit « Daoud Pacha ».

source

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
9 juin 2015 03:58

Vidéo très pédagogique, (avec des animations), qui raconte l’Histoire des racines de la France. Une Histoire telle qu’elle a toujours été enseignée. Cette partie retrace l’Histoire de France (et d’Europe occidentale), de la préhistoire à l’an 755 ap.J-C.

Excellente vidéo – SANS le révisionnisme historique cher au politiquement correct actuel,-  sur l’origine réelle des peuples d’Europe et plus précisément de France!  

Pour retrouver les souches réelles de la France! Très agréable à suivre!

 

 

SOURCE

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
20 mai 2015 12:41
Que les archives s’ouvrent sur les évènements du 8 mai 1945 à Sétif
Que les archives s’ouvrent sur les évènements du 8 mai 1945 à Sétif

Ce 8 mai 2015, le Président de la République, François Hollande, a tenu à nous informer lors de son allocution télévisée, qu’il demanderait l’ouverture prochaine des archives publiques.

Promesse déja faite lors de son élection en 2012 et qu’il ne tiendra pas jusqu’en 2017, et même lors d’un futur quinquennat, si par malheur il était réélu.

Pourquoi ?

Parce que l’ouverture de ces archives publiques révèleraient certaines vérités qu’il est préférable d’occulter car elles ne vont ni dans le sens de l’histoire, ni dans le sens de certains historiens, et encore moins de la propagande algérienne – bien au contraire.

Il en va ainsi des évènements qui se sont déroulés les jours précédents et suivants le 8 mai 1945 et pour lesquels les Algériens réclament une repentance de la France.

Mais ils ne sont pas les seuls, car le « collectif pour la reconnaissance des massacres du 8 mai 1945 en Algérie » (Sétif, Guelma, Kheratta) demande outre la reconnaissance, l’ouverture de toutes les archives, et l’inscription dans la mémoire nationale de ces évènements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’Etat, et la diffusion des documentaires relatifs à ces évènements dans l’Education Nationale comme dans les médias publics français.

Puisque c’est le souhait des Algériens, de ce collectif, et du président de la République, voici un bref résumé de ce que révèleront ces archives concernant notamment les évènements du 8 mai 1945 relaté par des historiens à la demande du CFHM (Commission Française d’Histoire Militaire). (Source : Le Figaro – mai 2015)

Ont participé à cette recherche officielle les historiens reconnus suivants : Mohammed Harbi, Annie Rey-Goldzeiguer, Roger Benmebarek, Charles-André Julien, Charles-Robert Ageron, Jean Monneret, Gilbert Meynier, Guy Pervillé, Jean-Pierre Peyroulou, Roger Vétillard, Bernard Lugan.

  • Je me permets d’apporter de l’eau au moulin de nos historiens : des propos qui m’ont été relatés en personne par Ferhat Abbas et qui confirment la véracité de ce qu’ils affirment.
  • Le 14 mars 44, Ferhat Abbas a constitué les « Amis du Manifeste de la Liberté » (A.M.L.) qui comptait jusqu’à cinq cent mille adhérents. Il s’agissait pour lui d’internationaliser le problème algérien.
  • Le 28 avril 45, Il réclamait l’autonomie de l’Algérie, sous une forme fédérative, et a préparé activement le soulèvement de Sétif.

Alors que je faisais partie de la rédaction, j’ai eu souvent l’occasion dans les années qui ont suivi de m’entretenir avec lui, car il faisait tirer son journal, «Egalité » sur les presses du quotidien «Alger Républicain», et il m’a relaté sa rencontre, quelques jours avant ce 8 mai 1945, avec Chekib Arslan.

Qui était Chekib Arslan ?

C’était un agent du MI6 anglais. Un accord avait été passé en Syrie entre les services secrets anglais et un agitateur professionnel islamiste, Chekib Arslan, qui réclamait la guerre sainte contre la France.

Les Britanniques exigeaient le soutien des arabes dans la lutte qui les opposait aux israéliens et, en échange, ils soutiendraient tous les efforts des islamistes partout où ils combattraient les Français (1).

Fort de cette assurance formelle, Chekib Arslan se rendit dans le Constantinois où Il rencontra Ferhat Abbas et les responsables des partis nationalistes algériens, qui appellèrent à manifester ce 8 mai. Ils étaient manipulés, à leur insu, par cet agent payé pour développer un mouvement insurrectionnel en Algérie. Il s’y employa activement et prépara ce soulèvement sanglant.

Cette manifestation politique fut donc autorisée par les autorités françaises, à la condition qu’il n’y ait ni armes ni drapeau algérien.

Pourquoi cette dernière condition ?

Quelques jours avant, le 1er mai, ce drapeau algérien a été brandi pour la première fois par des membres du PPA et les autorités françaises ont souhaité éviter que cela ne se reproduise.

Les revendications politiques étaient de deux ordres totalement opposés :

  1. Pour le clandestin Parti Populaire Algérien de Messali Hadj, éloigné dans un premier temps vers El Goléa, puis Brazzaville, puis incarcéré, il s’agit de retrouver sa position de leader du nationalisme algérien, qui lui est contestée par Ferhat Abbas, et de promouvoir l’indépendance de l’Algérie.
  2. Pour Ferhat Abbas et son parti « Les Amis du manifeste de la liberté », il s’agit de la reconnaissance égalitaire de tous les habitants de l’Algérie et l’accession à la citoyenneté française.

    (On a pu constater dans les années qui ont suivi 1945 la guerre sanglante que se sont livrés aussi bien en Algérie qu’en métropole les partisans du PPA et du FLN dont le bilan fut de plusieurs milliers de morts.)

Parmi les manifestants (environ cinq mille), nous retrouvons ces deux courants contraires et souvent opposés.

Le complot est ainsi élaboré en secret dans les jours qui ont précédé la « manifestation pacifique ». Le clash sera provoqué par quelques terroristes infiltrés parmi les manifestants.

  • Contrairement à ce qui est généralement affirmé, l’émeute de Sétif n’était pas la conséquence directe de la colère des manifestants provoquée par la mort d’un soi-disant scout, Saâl Bouzid, qui avait brandi un drapeau de l’Algérie indépendante.

Cette manifestation sans objectif revendicatif, autorisée par les autorités préfectorales, fut en réalité une véritable insurrection armée qui fit 23 morts et 80 blessés européens (dont le régisseur du marché, Gaston Gourlier, tué 2 heures avant le début de la manifestation), et d’autres, par armes à feu, dans les minutes qui suivirent les altercations entre forces de l’ordre et manifestants.

« Tuez les chrétiens, tuez les juifs, tuez tous les non croyants »

Aussitôt à la suite des meneurs, ce fut la ruée vers le centre ville où les émeutiers, hurlant des slogans meurtriers « Tuez les chrétiens, tuez les juifs, tuez tous les non croyants », massacrèrent tout ce qu’ils rencontrèrent : enfants, femmes, vieillards, qui participaient à l’allégresse générale du retour à la paix.

Les forces de l’ordre, obligées d’intervenir, ramenèrent le calme en moins de 2 heures avec un bilan de 35 manifestants tués et des dizaines de blessés.

Le véritable but de cette manifestation, « soi disant improvisée », était bien au contraire de lancer un projet d’insurrection nationaliste, dans le but d’installer, dans une «zone libérée», un gouvernement provisoire algérien présidé par Messali Hadj, principal dirigeant du Parti du Peuple Algérien.

Ce gouvernement devait siéger à la ferme Maïza près de Sétif, mais l’évasion ratée de Messali qui était en résidence surveillée à Reibell, et son transfert à Brazzaville ont déjoué ces plans.

La preuve en est apportée car au même moment et dans plusieurs endroits sans aucun lien évident avec la manifestation de Sétif, d’autres soulèvements se déroulent dans une vingtaine de localités de la région (Périgotville, Chevreul, Kerrata, Lafayette, Sillègue, El Ourici, etc.) et plus de 60 Européens sont tués.

A Guelma, la manifestation est interdite, mais elle débute vers 18 heures et se heurte immédiatement aux forces de police. Plusieurs manifestants, 2 policiers et 1 gendarme sont blessés.

Le lendemain, dans une dizaine de villages de la région, les Européens sont agressés. Il y aura 12 morts et 2 blessés.

Les effectifs de la police nationale à Sétif n’étaient que de 40 hommes. Dans les villages, les gendarmeries n’étaient représentées que par 3 ou 4 hommes. C’était le cas à Kheratta, Chevreul et Lafayette.

Le sous-préfet mit en place une milice civile, car l’armée ne participait pas au maintien de l’ordre.

Ce sont les agissements de cette milice, dans les jours qui suivirent, qui sont présentés depuis 70 ans par la propagande du PPA comme les principaux responsables de la répression des journées qui ont suivi le 8 mai 1945.

Or ces milices n’ont été organisées que dans 5 localités. Guelma, Constantine, Bône, Djidjelli et El Milia et elles ne sont pratiquement jamais intervenues et n’ont commis aucune exaction.

Des renforts arrivèrent du Maroc, de Tunisie et d’Alger : 10.000 hommes, déployés dans le Constantinois, mais seulement 3 700 dans la subdivision de Sétif, la plus vaste (sa surface est l’équivalent de 2 départements métropolitains), le plus montagneuse et la plus touchée.

La répression n’a débuté que le 9 mai. Conduite par l’armée, elle a été certainement démesurée. Elle n’a concerné que les communes où des Européens ont été tués et blessés.

  • Le Conseil de Paris a voté une motion qui soutient que «la très grande majorité des historiens français» ayant écrit sur la répression de l’insurrection du 8 mai 1945 «atteste d’un bilan de dizaines de milliers de victimes arrêtées, torturées et exécutées sommairement».
C’est un mensonge.

Les historiens et chercheurs ne peuvent consentir à se laisser ainsi utiliser à l’appui de manœuvres politico-mémorielles.

Nous demandons que les élus et les gouvernants acceptent de lire ce que les historiens disent de ces événements.

La propagande diffusée depuis 70 ans par le PPA, puis par le FLN, et relancée en mai 1990 par la Fondation du 8 mai 1945, a toujours déformé la réalité des faits historiques, en escamotant cette insurrection pour ne parler que de la répression qu’elle a engendrée, et pour majorer inconsidérément le nombre des victimes que les historiens déjà cités, et d’autres historiens algériens, évaluent entre 3 000 et 8 000.

Des chercheurs algériens, messieurs Mesli et Arroua, du Centre Historique sur l’Algérie ont, après un travail des plus sérieux, estimé entre 8 et 10.000 le nombre des victimes.

Le chiffre de 45.000 retenu par les gouvernements algériens est à des fins de propagande anti-française

Ancien premier ministre, Belaïd Abdessalam a affirmé que le chiffre de 45.000 retenu par les gouvernements algériens successifs, et depuis par différentes associations, les médias, et aujourd’hui le Conseil de Paris, ne l’était qu’à des fins de propagande anti-française.

Ce qui s’est passé en Algérie en mai 1945 est donc bien connu des historiens, et très éloigné de l’histoire officielle algérienne, complaisamment relayée par la classe politico-médiatique, qui pourtant déclare qu’il faut laisser les historiens travailler sur les épisodes de la présence française en Algérie, mais qui ne se soucie guère de connaître les résultats de leurs travaux…

  • Les médias semblent avoir oublié qu’en 1945, le Parti Communiste, qui participait alors au gouvernement de la France dirigé par le général De Gaulle, a lancé un appel à la répression, comme en témoigne un tract distribué le 12 mai en Algérie, dans lequel il demandait de «passer par les armes les instigateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigé l’émeute. Il ne s’agit pas de vengeance, ni de représailles. Il s’agit de mesures de justice. Il s’agit de mesures de sécurité pour le pays»

La population indigène a été victime d’un guet-apens, ce 8 mai 1945

Les dirigeants espèraient un soulèvement populaire qui ferait tache d’huile, mais finalement, ce fut une insurrection ratée aux conséquences dramatiques que l’on connaît.

  • Une relation détaillée des événements algériens du 8 mai 1945 a été adressée par le professeur Guy Pervillé à des personnalités de l’Elysée et du ministère de la Défense.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

(1)Les services secrets de sa très gracieuse majesté britannique poursuivirent leur soutien logistique aux arabes, dès avant 1954, dans leurs locaux du consulat d’Angleterre à Alger. Ils fournirent renseignements militaires, faux papiers et « couvertures » diverses. Après 1958 ils pourront opérer en « presque » totale impunité puisque la D.S.T. française reçut l’ordre de ne pas bouger. Tel était le désir du général De Gaulle, puisque cela concordait avec sa volonté de lâcher l’Algérie.

SOURCE

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
1 mai 2015 02:37
Le Grand Remplacement de l’Histoire de France
Le Grand Remplacement de l’Histoire de France

Plus un mensonge est gros, plus il passe… Cet adage illustre à merveille la manière dont ont été présentés par le Conseil supérieur des programmes (CSP) les projets de nouveaux programmes d’histoire au collège.

En effet, le préambule des nouveaux programmes dévoilés le 13 avril dernier précise que ce projet ne fait pas « disparaître le cadre national, ni la perspective chronologique propre à l’histoire » et que « dans un ordre chronologique, le programme permet de mieux lire et comprendre le monde d’aujourd’hui en insistant sur des moments forts, des traits marquants des sociétés du passé et des problématiques indispensables à la formation du citoyen ».

Il s’agit là d’un mensonge grossier, d’un véritable déni de la réalité.

Déjà supprimée au lycée (rappelons, pour mémoire, que les élèves de 1re étudient aujourd’hui la Seconde Guerre mondiale avant même d’avoir étudié le totalitarisme nazi et soviétique), l’histoire chronologique parvenait jusqu’à présent à survivre tant bien que mal au collège. Ce temps est révolu. Ainsi en 5e, le programme se divise non pas en période chronologique – comme, par exemple, les Mérovingiens, les Carolingiens, les Capétiens – mais par thèmes – la Méditerranée, un monde d’échange, Sociétés, Église et pouvoir politique dans l’occident chrétien, Nouveaux mondes, nouvelles idées.

Lire aussi : La publicité au service du Grand Remplacement

Mais ce n’est pas tout. Le CSP a décidé qu’environ les 2/3 de l’Histoire de France seraient désormais traités selon « le libre choix des professeurs » en créant une distinction arbitraire entre des thèmes obligatoires et des thèmes facultatifs. Par exemple, en classe de 5e, l’étude de l’islam devient obligatoire mais l’Occident chrétien au Moyen Âge, l’Empire carolingien ou l’Empire byzantin deviennent facultatifs, de même que l’humanisme, la Réforme protestante et les guerres de religion.

En classe de 4e, la traite négrière est obligatoire mais l’étude de la société du XVIIIe siècle, les Lumières et la révolution américaine deviennent facultatives. L’histoire politique du XIXe s’interrompt, quant à elle, à la fin du Premier Empire en 1815 pour reprendre sous la IIIe République ; exit la Restauration, la monarchie de Juillet et le Second Empire.

Enfin, en classe de 3e, la Seconde Guerre mondiale n’est principalement étudiée que sous le prisme du génocide des Juifs et des Tsiganes, des déportations et de l’univers concentrationnaire. Pearl Harbor, Stalingrad et le débarquement de Normandie vont donc rejoindre le catalogue des grandes batailles dont vos enfants n’entendront jamais parler aux côtés de Marathon, Salamine, Actium, les champs Catalauniques, Poitiers, Bouvines, Azincourt, Marignan, Lépante, Fontenoy, Valmy, Trafalgar, Camerone, la Marne, etc.

Ces nouveaux programmes finissent donc de dynamiter les vestiges d’une histoire nationale déjà en partie ruinée par trente années de pédagogisme démagogique. D’un collège à l’autre, les élèves apprendront une Histoire de France différente selon les choix programmatiques du professeur et le socle commun sera largement dominé par une histoire « venue d’ailleurs », marquée par le culte perpétuel de l’excuse et de la repentance.

Alors que l’Histoire fut au XIXe siècle la pierre angulaire de l’élaboration de notre « roman national », elle est aujourd’hui utilisée comme une véritable arme de sabotage pour spolier les jeunes générations de leur identité et de leur droit le plus légitime au « sentiment d’appartenir à une nation ».

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
15 avril 2015 02:20
« Génocide arménien » : l’honneur de François !
« Génocide arménien » : l’honneur de François !

Hier, en la Basilique Saint-Pierre de Rome, le pape François a solennellement accompli le devoir de mémoire de l’immense barbarie exterminatrice appelée « génocide arménien »planifié par le régime Jeune-Turc et déclenché pour sa phase essentielle, il y aura un siècle, le 24 avril 1915.

Avec raison, François a rapproché cette mémoire de l’immense abomination de ce que « l’État islamique », dans les mêmes délires de cruauté sadique que les exterminateurs de 1915, fait subir « à nos frères et sœurs sans défense, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, publiquement et atrocement tués, décapités, crucifiés, brûlés vifs… ».

Hélas, on ne peut que constater la persistance du gouvernement turc dans son total déni de vérité de ce qui fut. On ne s’étonne donc pas de ce que le plus haut responsable du génocide, Talaat Pacha, soit toujours honoré sous son Mausolée à Ankara, tout comme est encore honoré à Moscou, Lénine, l’initiateur des grandes exterminations et génocides perpétrés par les régimes communistes.

Le pape François a évoqué cette continuité dans les exterminations de masse du XX° siècle, citant « le stalinisme et le nazisme ». L’exactitude exige de préciser que les génocides communistes ne se ramènent pas au seul stalinisme : Lénine et Trotski en furent les premiers concepteurs, mais, ainsi que Staline, Mao, Pol Pot, et bien d’autres en furent les exécuteurs.

Dans notre livre à paraître pour le 24 avril « 1915, le génocide arménien », sous-titré « 2015, État islamique, « Daesch », la continuité !» (pré-commande ci-dessous), nous développons ce qui suit :

1) Le génocide dit arménien a été plus exactement le génocide, en plusieurs phases, des chrétiens d’Orient, Arméniens, Grecs et Assyro-Chaldéens, sous gouvernement turc.

2) C’est en étudiant longuement les faits de cette extermination planifiée que le grand magistrat polonais (et juif) Raphaël Lemkin a forgé le mot de « génocide » et parfaitement défini le concept.

3) Le génocide de 1915 avait déjà été précédé d’abord par les massacres exterminateurs de 300 000 arméniens de 1896 à 1898 sur la volonté du monstre sadique le sultan Abdul-Hamid II ; ensuite, en 1909, sous gouvernement Jeune-Turc par ceux de Cilicie constituant une sorte d’exercice préparatoire à l’éradication générale de 1915.

4) Si le mot « génocide » a été forgé et défini en 1928 par Raphaël Lemkin, le modèle initial a été le processus conçu et mis en œuvre pour anéantir « la Vendée » par Robespierre et les montagnards de la Convention. On doit à Maître Gilles-William Goldnadel, dans sa préface au livre de Reynald Secher « Du Génocide au Mémoricide », une remarquable synthèse de la continuité génocidaire des totalitarismes : jacobinisme, panturquisme, nazisme et communisme.

5) Les dirigeants Jeunes-Turcs, souvent formés dans nos universités, furent tous de grands admirateurs de la Révolution française. On ne l’occulte nullement dans l’article consacré à « l’empire ottoman » dans la très maçonniquement correcte « Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie », où l’on rappelle que l’État Jeune-Turc fut en effet un « État maçonnique ».

6) Tout en s’affirmant « laïques », les dirigeants jeunes-turcs voulaient d’une Turquie débarrassée de toute autre religion et de toute autre identité nationale et culturelle que celles de l’islam. Ils furent constamment soutenus par le Grand Mufti ottoman, portant le titre de « cheikh oul islam ».

Le génocide principalement perpétré en 1915-1916 fut achevé de 1918 à 1922 par les exterminations des Assyro-Chaldéens de Mésopotamie, dont les rescapés furent anéantis en 1933 par le nouvel État irakien ; par celui des Grecs de Smyrne et du Pont ; par celui des derniers Arméniens de Cilicie sous mandat français.

La connivence maçonnique entre Mustapha Kemal et Aristide Briand entraîna l’odieux abandon de ces derniers à la constante sauvagerie sadique des bourreaux turcs, dans le mépris du sang versé par des milliers de nos soldats et de volontaires arméniens de notre Légion d’Orient.

Bernard Antony


* Pour commander le livre « 1915, le génocide arménien - 2015, État islamique, "Daesch", la continuité !» (sortie prévue le 24 avril, 20 euros franco de port) : par courriel ou au Centre Charlier, 70 boulevard saint-Germain, 75005 Paris.

vu sur : http://www.bernard-antony.com/2015/04/genocide-armenien-lhonneur-de-francois.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
8 mars 2015 03:38
La destruction de sites archéologiques par Daesh se poursuit

Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite basée en Egypte, a condamné vendredi la destruction par le groupe Etat islamique de la cité antique de Nimroud dans le nord de l'Irak, appelant à "éradiquer" le groupe djihadiste.

"Ce que l'organisation terroriste Daech (un acronyme de l'EI en arabe) est en train de faire en détruisant des monuments dans les territoires qu'elle contrôle en Irak, Syrie et Libye est un crime majeur contre le monde entier", a déploré cette institution.

Elle a appelé dans ce contexte à "éradiquer" les djihadistes de ce groupe et à "sauver les nations arabes et islamiques de leurs diables", ajoutant que les destructions de monuments étaient interdites par la charia, la loi islamique.

Après avoir réduit en miettes des trésors archéologiques dans le musée de Mossoul (nord) la semaine dernière et mis le feu à sa bibliothèque, des hommes de l'EI sont entrés jeudi avec des bulldozers dans Nimroud, joyau archéologique inestimable du nord du pays, selon le ministère irakien du Tourisme.

L'Unesco a d'ores et déjà dénoncé "un crime de guerre", selon un communiqué de sa directrice générale Irina Bokova, qui a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU et la Cour pénale internationale.

Source

vu sur : http://www.wikistrike.com/2015/03/la-destruction-de-sites-archelogiques-par-daesh-se-poursuit.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
25 décembre 2014 03:15

Noël en breton se dit « Nedeleg » mais l’on parle généralement de « An Nedeleg » (avec l’article), de la même manière que l’on emploie fréquemment l’ellipse « la Noël » en français. 

La Messe de Minuit se traduit elle par « Oferenn ar Pellgent » (Pellgent signifiant initialement l’aurore) ou simplement « ar Pellgent » tandis que le Réveillon de Noël en Bretagne se dit « Ar Fiskoan » , mot composé de « Fest » (fête) et de « Koan » (repas du soir).

Avant d’être une tradition culinaire glacée, la bûche de Noël était une énorme buche de bois de chêne, de hêtre, d’orme ou d’autres bois dur à combustion lente. Appelée « Kef nedeleg« , « skod an nedeleg« , « an etev nedeleg » ou encore « tos an nedeleg » en Bretagne, cette bûche était aspergée d’eau bénite et de sel avant d’être brûlée et était destinée à chauffer la veillée de Noël après la messe de Minuit.

L’Eglise et la langue bretonne

[...] « Le renouveau de la culture bretonne : un défi pour l’église » affirmait en septembre 2003 Monseigneur Gourvès, alors Évêque de Vannes. Rappelant l’histoire chrétienne de la Bretagne, évangélisée à Nantes et à Rennes dès le 3e siècle puis, à partir du 5e siècle, dans le reste de l’Armorique, Monseigneur Gourvès appelait alors à redonner à la culture et à la langue bretonne sa place dans l’Église et dans la liturgie.

10 ans après, le 10 septembre 2013, le diocèse de Vannes signait la charte « Ya d’ar Brezhoneg » (Oui au breton) de l’Office public de la langue bretonne (Ofis publik ar Brezhoneg), s’engageant à réintroduire la langue bretonne dans la pratique religieuse, le catéchisme et l’information diocésaine. [...] C’est ainsi que depuis 2013 il existe désormais un missel officiel en breton. [...]

Petit à petit, l’Église bretonne redécouvre son patrimoine et redonne voix à ses milliers de cantiques. Et chaque année plus de paroisses proposent à Noël des messes mêlant le breton au français ou au latin, voir même, pour certaines, sont célébrées entièrement en breton.

Plusieurs paroisses remettent ainsi les cantiques bretons au goût du jour favorisant « le maintien du breton dans nos messes avec pour objectif de réapprécier les cantiques. Pour beaucoup de personnes, le cantique breton, c’est la tradition et leur jeunesse ».

Kanamb Noel (Chantons Noël)

Peh trouz zou ar en douar (Quel bruit sur la terre)

Source

 

vu sur : http://www.fdesouche.com/545755-nedeleg-e-breizh-noel-en-bretagne

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
24 décembre 2014 02:58

 

Avec humour et simplicité, voici la reprise de la célèbre chanson de Mariah Carey « All I Want For Christmas is You » pour nous dire que la seule chose dont nous avons réellement besoin dans la nuit de Noël c’est d’accueillir la venue de Jésus.

 

Très chers amis
Dans quelques jours, une fois encore, nous fêterons la naissance de Jésus, notre Messie née d'une Vierge. Tournons nous ensemble vers Marie pour lui dire toute notre gratitude. 

 

 

vu sur : https://www.youtube.com/watch?v=BrkKVbJt5EI&utm_source=Une+minute+avec+Marie+%28fr%29&utm_campaign=b7808648ca-Newsletter_UMM_Edition_speciale_12_19_2014&utm_medium=email&utm_term=0_a9c0165f22-b7808648ca-105204985

 

 

 

 

 

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
14 novembre 2014 02:03

jesus_christ_pantocrator_by_marioim-d3a783h

BREIZATAO – PENNADSTUR (09/11/2014) Notre nation, fondée par sept saints catholiques, est placée depuis l’origine sous la protection du Christ. “Feiz ha Breizh” proclame le slogan, “Foi et Bretagne”. Les deux sont si consubstantiellement liées, que l’on peut dire que l’âme de notre nation a été ontologiquement modifiée à sa naissance, comme lors du baptême d’un homme, par l’Esprit Saint. Notre nation, fait unique, a été créé ex-nihilo par Dieu.

Il n’y pas de nation bretonne qui soit positiviste, athée ou agnostique. Une telle chose n’existe pas. Notre peuple ne procède pas du contrat social rousseauiste que certains singes tentent de plaquer sur le corps de notre pays, avec force arguments progressistes.

Quand la foi triomphe sur la vieille terre celtique bretonne, c’est la nation entière qui s’élève et achève ses plus grandes réalisations. Ainsi en fut-il sous nos rois et ducs. Notre nation est en quelque sorte l’antithèse d’Israël, la nation impie. Elle a été fondée par le Vrai Dieu et sept évêques du Christ, portée par nos rois et nos clans ayant traversé la Mer Celtique. La terre bretonne, choisie par Dieu, est celle qui compte le plus de moments religieux du monde par kilomètre carré.

Il était inévitable que la France républicaine persécuta notre nation. Une France subvertie par les forces de dissolution en 1789, devenue l’instrument de l’esprit du monde, c’est-à-dire de la maçonnerie et de la synagogue. Et plus tard du socialisme et du marxisme. Cet acharnement d’essence diabolique ne s’est jamais démenti.

Et nous avons su répondre avec nos héros, les La Rouërie et Cadoudal. Les Perrot et Lec’hvien. Les Debeauvais et Mordrel. Les Fouéré et Kernaleguen. Toujours avons nous été du parti contre-révolutionnaire et de celui de la liberté de notre pays. Chez nous, le combat contre la religion impie du progrès, contre l’athéisme dissolvant et l’universalisme niveleur va de paire avec celui pour notre indépendance. C’est inné.

“La superstition parle bas-breton” comme le proclama Barère au Comité de Salut Public, en 1794, sous la Terreur, qui savait de quoi il retournait.

C’est toute la Chrétienté européenne qui est désormais éclipsée par le mensonge révolutionnaire. Aussi parlons-nous d’expérience, nous qui en subissons les assauts depuis deux siècles. Et les forces de dissolution, menées par la synagogue de Satan, entendent parachever la destruction de l’empire du Christ sur terre en lançant sur l’Europe les flots immenses, faméliques et barbares du tiers-monde islamique.

Dans ce combat, le socialo-démocratisme et la maçonnerie comme les sectes de tous ordres, se donnent la main. Le brouet apostat, quoique divisé, s’unit naturellement dans une commune aversion pour l’Européen fidèle à sa foi et à la Tradition.

“Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous.  Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, mais que je vous ai choisis dans le monde, c’est pour cela que le monde vous hait.” (Saint Jean 15 : 18-19)

Pour ce qui concerne notre patrie, Breizh, nous sommes arrivés à l’heure décisive. Les renégats livrent notre peuple, privé de chefs légitimes et fidèles, aux loups. Le désespoir s’empare des âmes et refroidit le sang même des plus lucides. Celui qui se dresse contre la destruction de notre pays comme de toutes les nations chrétiennes, et singulièrement dans la France sous direction jacobine, est livré aux tribunaux où on l’abreuve d’injures. Et l’on attend de lui qu’il apostasie, moyennant menaces et châtiments.

Mais pour nous, Bretons, singulièrement nationalistes, un tel choix n’existe pas. Il n’est que la fidélité à notre peuple et à notre foi. Un Breton choisit la mort plutôt que de boire la coupe honteuse du reniement.“Kentoc’h mervel eget bezañ saotret”. “Plutôt la mort que la souillure”. Telle est la devise des monarques bretons.

L’islam avance. Il conquiert sur les ruines des sociétés ploutocratiques, particulièrement aidé dans la république des loges.

C’est le moment d’entendre l’appel à la Croisade que nous lance l’Archange Saint-Michel et Dieu Lui-même. Chaque jeune Breton est désormais appelé à faire son devoir vis-à-vis du Christ, le Roi de l’Univers, et vis-à-vis de sa patrie et de ses ancêtres. Nous connaissons l’ennemi et nous connaissons les renégats.

Il n’y a pas de meilleur moment pour rappeler les mots du Pape Urbain II qui ordonna aux Européens de se croiser :

“Si vous demeuriez encore quelque temps sans rien faire, les fidèles de Dieu seraient encore plus largement victimes de cette invasion. Aussi je vous exhorte et je vous supplie – et ce n’est pas moi qui vous y exhorte, c’est le Seigneur lui-même – vous, les hérauts du Christ, à persuader à tous, à quelque classe de la société qu’ils appartiennent, chevaliers ou piétons, riches ou pauvres, par vos fréquentes prédications, de se rendre à temps au secours des Chrétiens et de repousser ce peuple néfaste loin de nos territoires. Je le dis à ceux qui sont ici, je le mande à ceux qui sont absents : le Christ l’ordonne.

À tous ceux qui y partiront et qui mourront en route, que ce soit sur terre ou sur mer, ou qui perdront la vie en combattant les païens, la rémission de leurs péchés sera accordée. Et je l’accorde à ceux qui participeront à ce voyage, en vertu de l’autorité que je tiens de Dieu.”

Ce que l’Eglise de toujours et son Vicaire, et donc le Christ Lui-Même, ont commandé jadis pour la Terre Sainte est à plus forte raison valide alors que la bannière de l’islam s’étend chaque jour un peu plus sur nos terres.
Comme hier les chevaliers prirent part à la libération du Tombeau du Christ, aujourd’hui doivent-ils répondre à ce même appel pour libérer leur pays. Qu’on se souvienne du monarque Alan IV qui commanda, en 1098 lors de la Première Croisade, l’attaque au nord de la ville de Jérusalem et que c’est lui hissa la Croix au sommet de la mosquée du Mont du Temple.

Mes chers Bretons, voici l’exemple de votre monarque pour rappeler de qui vous descendez et quelles responsabilités reposent sur vos épaules.

Quelque soit le nombre actuel de ceux qui refusent de se soumettre à cette mise à mort voulue ou consentie par les chefs illégitimes, ce qui importe est de poser un choix clair et définitif, devant l’éternité et devant les nôtres.

Quelque soit l’action des traîtres présente, ceux-ci seront récompensés le moment venu.

Chaque Breton doit désormais choisir en conscience pour lui-même et sa patrie, face à Dieu. Et s’il ne croit pas, face à ce que lui commande l’honneur.

About the Author

 - Boris Le Lay est éditorialiste pour BREIZ ATAO. L'Etat Français a lancé un mandat d'arrêt contre lui pour avoir dénoncé l'invasion de l'Europe par les masses afro-musulmanes.

 

vu sur : http://breizatao.com/2014/11/09/pour-le-christ-et-breizh-lheure-de-la-croisade-contre-la-conquete-islamique-est-venue/

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
6 novembre 2014 02:26

Philippe de Villiers publie dans quelques jours Le roman de Jeanne d’Arc aux éditions Albin Michel.

 Formidable trait d’union entre le ciel et la terre, Jeanne demeure aux yeux de tous les Français une héroïne extraordinaire.

Interrogé par Famille Chrétienne, le fondateur du Puy-du-Fou estime que Jeanne est aussi une figure politique très actuelle, qui sut tenir bon face aux élites qui trahissaient la France.

« La France aurait besoin de plusieurs Jeanne d’Arc ! » affirme en souriant l’ancien Ministre : « elle nous explique qu’il faut aimer la France », l’aimer envers et contre tout.

« Les élites doivent retrouver l’idée de France et les Français doivent croire en la France. »

« Ce qu’un pays ne fait pas pour lui même, personne ne le fera à sa place, voila la grande leçon de Jeanne d’Arc », conclut-il.

 

 

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/28-10-2014/philippe-villiers-la-france-aurait-besoin-de-plusieurs-jeanne-darc?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29#.VFDOTfmG9kg

 

 

 

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
1 novembre 2014 06:04

Mondial: l’Algérie qualifiée, les supporters font la fête – 27/06 - YouTube thumbnail

1er novembre 1954, premier jour (déjà sanglant) de l’insurrection algérienne, premier jour de la guerre d’Algérie, jour de deuil pour la France.

1er novembre 2014, une municipalité socialiste de Seine-Saint-Denis commémore le « soulèvement du peuple algérien » : jour de fête à Bagnolet !
Notre ami Manuel Gomez n’est pas d’accord…
B.V.

 
Le 1er novembre 1954, le peuple algérien se soulève.

À l’initiative de la Bourse du Travail, Bagnolet « fête » ce soulèvement et commémore ainsi l’insurrection du peuple algérien en compagnie des « Amis de l’Humanité » et des PCF, PG, PRG, PS, CGT, etc.

Ceux qui sont morts ce 1er novembre 1954, assassinés par les terroristes du FLN, remercient Bagnolet et sa municipalité à titre posthume :

– le jeune instituteur Guy Monnerot (sa femme grièvement blessée survivra) ;
– le caïd de M’Chounèche, Ben Hadj Saddok ;
– Laurent François, 22 ans, à peine libéré du service militaire ;
– lieutenant Darnault plus deux spahis à Kenchela ;
– le garde forestier François Braun près de Saint-Denis-du-Sig ;
– le brigadier-chef Eugène Cohet ;
– le soldat Pierre Audat, du 9e régiment des chasseurs d’Afrique ;
– le policier Hamed Harouk de Draâ-el-Mizan.

Le 1er novembre 1954 ne fut pas une journée très glorieuse pour les terroristes du FLN : dix morts à son actif et trois bombes qui explosent, sur les vingt posées, sans faire de gros dégâts ni de victimes… quel dommage !

Mais si les élus de Bagnolet souhaitent « fêter » des victoires du FLN, le choix est grand, bien d’autres dates sont à sa disposition. Voici quelques exemples parmi bien d’autres  :

– El Halia, le 20 août 1955, 71 bébés, enfants, femmes, vieillards violés, dépecés vivants, égorgés, écrasés contre les murs ;
– Palestro, le 18 mai 1956, 21 jeunes « appelés » du contingent, tous de la région parisienne (peut-être même de Bagnolet ; ce serait drôle, non ?), massacrés et retrouvés mutilés et les testicules dans la bouche ;
– Melouza, le 28 mai 1957, 301 Arabes assassinés par le FLN.

Et, enfin, le 5 juillet 1962 à Oran, près de 3.000 victimes au palmarès de l’ALN et du FLN.

 

Autant de dates qu’on se fera certainement un plaisir de commémorer à Bagnolet. Les occasions de faire la fête sont si rares.


vu sur : http://www.bvoltaire.fr/manuelgomez/bagnolet-on-ose-feter-soulevement-du-peuple-algerien,134794?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=e3774c3195-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-e3774c3195-30494613&mc_cid=e3774c3195&mc_eid=3bbbfa4636

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
30 octobre 2014 18:15

unnamed

Il est devenu impossible en France désormais de débattre sérieusement de l’islam.

Rares sont ceux qui osent remettre en cause le dogme régnant. Ceux qui le font sont immédiatement traités d’ « islamophobes », sommés de s’expliquer, et tenus éloignés des micros et des salles de rédaction. Un simple écart de langage peut être suffisant pour se trouver trainé devant un tribunal, et condamné à une lourde amende.

 

Pendant tout l’été, les criminels du Hamas ont été présentés comme des « résistants », ou des « combattants », mais les qualifier de « terroristes islamiques » et d' »assassins » est resté très politiquement incorrect.
Depuis que l’Etat Islamique tue, viole et décapite à n’en plus finir, les contorsions pour éviter de lui associer le mot « islam » ne cessent pas.
Le multiculturalisme ambiant, les peurs, les lâchetés impliquent de dire obligatoirement que toutes les civilisations se valent, voire que la civilisation occidentale est, dans un contexte d’égalitarisme forcené, un peu moins égale que les autres.

 

Il me semble judicieux en ce contexte de poser une question très simple. Qu’est-ce que la civilisation islamique a apporté à l’humanité?

 

Si on observe l’histoire de celle-ci, on voit qu’elle regorge de massacres et de pillages, qu’elle s’est bâtie par la prédation et la conquête. On voit qu’elle s’est pendant plus de dix siècles alimentée en esclaves en Afrique subsaharienne, ce qui réduit le commerce triangulaire occidental à fort peu de choses en comparaison, quand bien même, lorsqu’on parle d’esclavage, c’est presque uniquement le commerce triangulaire qui se trouve évoqué. On voit que s’il y a eu une période, assez brève, d’opulence dans le monde musulman, due à la captation et non à la création de richesse, et quelques penseurs musulmans de qualité pendant cette même période (Ibn Sina, Ibn Rushd, Ibn Khaldun), cette période est achevée depuis sept siècles 

On voit que les réponses à cet effondrement nées dans le monde islamique ont été généralement effroyables, et ont pris la forme d’un nationalisme qui, dans les années 1920-1930 s’est teinté de fascisme et de national-socialisme, celles d’un fondamentalisme régressif ( le wahhabisme et les autres formes de salafisme), et celles de l’islam radical, né avec les Frères musulmans, continué avec al Qaida et les diverses hordes qui en ont découlé.

 

les Musulmans qui cherchent à concilier islam et modernité sont minoritaires, voire marginaux

 

On voit que les Musulmans qui cherchent à concilier islam et modernité sont minoritaires, voire marginaux, et on comprend le sentiment d’humiliation de tant de ceux qui veulent rester fidèles à la parole du Coran, et ne peuvent que mesurer l’étendue du désastre.

On comprend aussi que, le Coran leur disant que la parole d’Allah est infaillible, ils ne peuvent que voir dans le désastre le fruit d’actions contre l’islam, et non le fruit de l’islam lui-même, ce qui les conduit vers le ressentiment mortifère.

• L’islam n’a apporté où que ce soit ni la démocratie, ni le droit naturel des êtres humains. Ce n’était pas sa finalité, et il est au contraire porteur d’inégalités de droit essentielles à ce qu’il est.

• Il a apporté quelques techniques, ou, plus précisément, les a transmis, mais les apports de la civilisation islamique aux techniques et aux sciences sont, depuis très longtemps, égales à zéro.

• Il s’est écarté depuis longtemps de ce qui a conduit à l’économie de marché moderne, et la civilisation islamique est une civilisation qui n’a cessé de se montrer très infertile pour l’esprit d’entreprise.

 

En dehors du pétrole et du gaz, le monde musulman aujourd’hui ne produit rien

 

• En dehors du pétrole et du gaz, qui ne sont devenus source d’énergie et de richesse que parce que des Occidentaux ont inventé ce qui en a fait des sources d’énergie et ce qui a permis de les extraire des entrailles de la terre, le monde musulman aujourd’hui ne produit rien. Rien sinon de la violence, de la destruction, du meurtre, du terrorisme, des menaces.

Qu’on ne puisse en débattre et qu’on ne puisse le dire en France sans courir de multiples risques montre que nous sommes vraiment tombés très bas, et que ceux qui ont en main les leviers des médias, de la culture, de la politique, sont tombés plus bas encore, et ne cessent de nous faire chuter.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.

http://www.dreuz.info/2014/10/qua-apporte-la-civilisation-islamique-a-lhumanite/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
12 octobre 2014 00:11

Screen Shot 2014-10-08 at 10.57.11 AM

Connaissez-vous Malika Mezzane ?

C’est une poétesse et une militante des droits de l’homme.

Elle est marocaine. Elle est Amazigh.

Et elle vient de provoquez les pires sentiments de l’homme maghrébin moyen en expliquant que le sionisme à ceux qui ne le comprennent pas et en ajoutant que les arabes ne veulent que voler des terres qui, historiquement, appartiennent aux juifs.

L’Institut de Recherche Médiatique du Moyen-Orient (MEMRI) a traduit une interview télévisée fascinante de Mezzane dans laquelle elle explique pourquoi, à son avis, «les Arabes sont plus« sioniste »que les Juifs », et insiste sur le fait que le nationalisme arabe a été créé au détriment de toutes les autres nations du Moyen-Orient – y compris les juifs et les Amazighs.

Voilà qui donne vraiment envie d’en savoir un peu plus sur ses ouvrages…

Par Christian Lèglise – JSSNews 

http://jssnews.com/2014/10/08/video-une-poetesse-marocaine-amazigh-explique-le-sionisme-a-la-television/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+JSSNews+%28JSS+News%29

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
1 octobre 2014 00:15

traites-negrieres2

Le dernier fleuron des ventes « halal » à CARREFOUR, le pavé d’intoxication islamique nommé « La voie du musulman », a fait récemment quelque bruit pour cause de propos « djihadistes ».

 

http://resistancerepublicaine.eu/2014/numero-vert-anti-jihad-contacte-sur-les-livres-jihadistes-chez-carrefour-on-ne-prend-pas-parti/

 

 

A la fin de cet ouvrage figure en outre un historique de l’esclavage, à la sauce islamique. A la lecture de ces mensonges diamétralement opposés à la réalité, le lecteur naïf sera persuadé qu’il y avait la traite des nègres sur les marchés d’Europe. Extrait du dernier chapitre (Livre cinq Rapports sociaux, Chapitre XIII L'esclavage) :

razziasbarbaresques

 

« Origines de l’esclavage

 

… Rapt par banditisme et piraterie :

De puissantes organisations européennes pénétraient en Afrique, kidnappaient les noirs et faisaient la traite des nègres sur les marchés d’Europe. D'autre part, les corsaires européens interceptaient au large les navires et attaquaient  les passagers qu’ils acheminaient vers les marchés européens et les vendaient.

christine-Tasin.JPG  

L'Islam, religion de justice, par bonté pour le genre humain, n'a autorisé de toutes ces sources (d’esclaves) qu'une seule : celle de la guerre sainte.

Généralement, par instinct de vengeance, les vainqueurs assouvissaient leur haine pour les vaincus en exterminant femmes et enfants.

L‘Islam a autorisé l'esclavage des femmes et des enfants, d'abord pour sauver leur vie, ensuite pour leur donner la chance d'obtenir la grâce de Dieu et les affranchir.

Quant aux guerriers, l'Islam a donné libre décision à l’Imam de les relâcher gracieusement, ou moyennant contre rançon, ou les échanger contre des prisonniers de guerre ou armes. »

Fin de citation (Traduc. Moktar Chakroun- Edition de 1992, 570 pages, Dumas, Saint-Etienne).

 

Quels énormes mensonges ! Et comment des gens peuvent-ils se convertir à un tel culte où l’on ment de façon aussi systématique et abjecte, de A à Z, quel que soit le sujet ?

Seule une Taubira-qui-réécrit-l’histoire peut être contente à la lecture de cette saloperie, voir sa loi de 2001 sur l’esclavage, ainsi commentée par elle-même : « Il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes » (L’Express 4 avril 2006). Pas moins !

Revoir aussi :

http://resistancerepublicaine.eu/2013/taubira-hollande-commemorent-la-fin-de-lesclavage-pendant-que-des-musulmans-assassinent-leurs-esclaves/

http://resistancerepublicaine.eu/2013/taubira-hollande-commemorent-la-fin-de-lesclavage-pendant-que-des-musulmans-assassinent-leurs-esclaves/

http://resistancerepublicaine.eu/2014/soutien-a-thierry-mariani-oui-lesclavagisme-est-lie-au-monde-arabo-musulman/

Philippe Jallade

 

http://christinetasin.over-blog.fr/article-esclavage-les-mensonges-de-l-islam-nous-insultent-cazeneuve-et-taubira-laissent-faire-par-phili-124632674.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
27 septembre 2014 01:56

smyrne1922

Extrait du 4ème chapitre du livre de E. Dourmoussis, La vérité sur un drame historique, 
la catastrophe de Smyrne
, Septembre 1922, Paris, Caffin, 1928

Sources :  http://www.imprescriptible.fr/documents/smyrne1922.htm

Quelles paroles pourraient dépeindre cette nuit de massacre et ces funérailles? Quelles larmes répondraient à nos malheurs : une ville antique s'écroule dont l'empire avait duré tant d'années, des milliers de cadavres jonchent ses rues, ses demeures, les saints parvis des Dieux. Partout la cruelle désolation, partout l'épouvante et toutes les faces de ta mort. 
Aeneid II, 361-369.

Nous sommes au début du mois de septembre 1922 à Smyrne, capitale de l'Ionie grecque, dont l'éclat de culture et de civilisation rayonnait autrefois dans toute l'Asie Mineure occidentale à travers de toutes les côtes de l'Egée.

On ne voit plus les belles églises grecques dont les clochers annonçaient aux fidèles, sur un son plaintif, le commencement de la messe et les invitaient à un rassemblement pieux pour faire leur prière à Dieu.

On ne voit plus les belles écoles grecques comme l'Ecole évangélique et autres où depuis des siècles tant de générations sont passées pour recevoir une instruction solide, fondée sur les humanités, où l'étude du grand Homère se confondait avec celle du grand Virgile, où le caractère se formait sur les enseignements d'une culture classique sévère tempérée par la douceur du milieu ionien dont le beau soleil avait une influence si bienveillante sur la finesse du coeur de la race grecque le long des côtes de l'Egée1

SMYRNE

On ne voit plus les belles et douces femmes de Smyrne se promener fraîches et pimpantes sur le quai de cette ville où le soir de tous les jours du printemps éternel se donnaient rendez-vous dans les cafés et les clubs mondains en rivalisant en élégance, grâce et beauté avec celles du Cordelio de l'autre côté du port.

On n'entend plus l'animation du port où mille bateaux entraient et sortaient tous les jours, venant de tous les coins du monde, depuis le Japon jusqu'à New-York et la, Nouvelle-Zélande, pour apporter tous les produits de manufactures de grands pays industriels et emporter dans toutes les directions, à Londres, à Marseille, à Gênes, partout, les produits de la fertile agriculture d'Anatolie : raisins, figues, coton, opium, olives, sésame, etc., de ce port dont l'importance commerciale rivalisait autrefois avec celle de Gênes, Fiume, Naples, Trieste et Marseille.

Le Turc a passé par là.

Il a volé, pillé, violé, massacré. Il a semé la mort et la dévastation.

N'est-il pas là du reste un travail où il a toujours excellé depuis son apparition au monde à travers toutes les phases de sa sanglante histoire, toutes les fois qu'il a trouvé sur son chemin les chrétiens désireux de conquérir l'indépendance et la liberté.

19-Carte des 7 villesDans quelques jours la ville antique de Smyrne* s'est écroulée, dont la prospérité avait duré tant d'années et comme dit le poète, des milliers de cadavres jonchent les rues, ses demeures, et les saints parvis de Dieu. Partout la cruelle désolation, partout l'épouvante et toutes les faces de la mort.

Nous allons voir comment les Turcs s'y sont pris à ce travail abominable de la mort et à qui incombe la responsabilité de cette effroyable tuerie.

Leur premier moyen fut la ruse dont sont habitués les plus abjects criminels.

Moustafa Kemal a fait placarder, à l'arrivée des premiers détachements turcs, le samedi matin 9 septembre 1922, des affiches signées par lui proclamant que le meurtre des chrétiens serait puni de la peine capitale.

Quelle ironie!

Quelle ruse!

Quel mensonge! Le lundi, soit deux jours après, les chrétiens, que cette proclamation avait relativement rassurés, eurent la surprise de voir que les mots « peine capitale » avaient été remplacés par la simple formule « punition » (voir M. René Puaux. La Mort de Smyrne, page 9.)

Dès lors tous les actes criminels et horribles, si chers aux Turcs, soit pillage, massacre, incendie, étaient autorisés.

Ils ont commencé par le pillage et le massacre de rues, ils ont continué par l'incendie de la ville, et ils ont fini leur effroyable besogne par le massacre des prisonniers civils.

[...]

Voir les sources ci-dessus pour la suite du texte.

Les massacres de Chrétiens jonchent l’histoire de l’Etat colonial turc…

J’avais trouvé ce très beau texte sur la Smyrne orthodoxe , héritière de tant et tant de choses qui nous font vibrer,  sombrant en quelques heures dans l’enfer de l’Islam et voulais vous le faire partager...  

Pourquoi subissons nous les délires des Musulmans sur la pseudo-Palestine et qu’il n’y ait PERSONNE, en Europe, pour pleurer sur Smyrne ?

C’est pourtant pas vieux 1922 …

J’enrage quand je pense que les mille fois traîtres européistes arrosent les barbares d’Erdogan à coup des milliards qu’ils nous extorquent …

*La ville d’Izmir de nos jours, connue autrefois sous le nom de Smyrne, est une ville méditerranéenne, située en Turquie sur la mer Égée, autour d’un port naturel et dans une région fertile. 

 

http://christinetasin.over-blog.fr/article-les-massacres-de-chretiens-jonchent-l-histoire-de-l-etat-colonial-turc-qui-se-souvient-de-smyrne-124602345.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
14 septembre 2014 00:50

Le-realisateur-d-un-film-sur-le-genocide-armenien-mena.png

C’est sous le califat turc – il ne fut aboli qu’en 1924 – que se déroula le génocide des chrétiens arméniens.

C’est sous le nouveau califat de l’État Islamique, qu’un nouveau génocide des chrétiens est en cours…

D’un califat à l’autre et d’un siècle à l’autre, toujours les mêmes horreurs. D’origine turque mais de nationalité allemande, le réalisateur Fatih Akim vient de réaliser un long métrage sur le génocide des chrétiens Arméniens de 1915. Il est menacé de mort en Turquie par « l’extrême droite et les nationalistes » écrit le magazine Première avec une rhétorique de bien-pensant. Commode « extrême droite » et commodes « nationalistes »… N’y aurait-il pas un autre mot à leur substituer ? J’ai ma petite idée là-dessus… Pas vous ?

 

Présenté à la Mostra de Venise, The Cut raconte l’odyssée de Nazareth, un Arménien rescapé du massacre des siens par l’armée turque en 1915, qui va parcourir toute la planète à la recherche de ses filles disparues. Réalisé par l’Allemand d’origine turque Fatih Akim, le film fait partie de la sélection officielle de la Mostra de Venise (qui se déroule jusqu’au 14 septembre) et promet de créer la polémique en Turquie.

Comme l’a déclaré Akin en conférence de presse à Venise (…), l’extrême droite et les nationalistes turcs n’ont pas apprécié son traitement de l’Histoire et The Cut – qui n’a pour l’instant été projeté qu’au public des festivaliers de la Mostra – lui a valu des menaces de mort de la part d’extrémistes.

Si The Cut est projeté en Turquie, des nationalistes l’ont prévenu qu’il pourrait subir le même sort que Hrant Dink, journaliste abattu en 2007 par un jeune nationaliste. « J’ai passé sept ou huit ans de ma vie à travailler sur ce film, j’avais le temps de mesurer les conséquences », a déclaré Akin, sûr de lui, à la presse. Le génocide arménien, qui s’est déroulé à partir d’avril 1915 en pleine Première Guerre mondiale, a fait plus d’un million de morts, et n’a toujours pas été reconnu par la Turquie. The Cutsortira en salles françaises le 14 janvier 2015 (…).

En attendant, voici la bande annonce…

Source : Première (31 août)

 

- See more at: http://www.christianophobie.fr/la-une/le-realisateur-dun-film-sur-le-genocide-armenien-menace-de-mort-en-turquie?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Christianophobie+%28Observatoire+de+la+christianophobie
%29#sthash.rxQ2ar3t.dpuf

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
11 septembre 2014 00:56

PIEDS-NOIRS.jpg

C'est Alain, un abonné de Minurne qui nous a fait parvenir ce document. Nous l'avons trouvé tout simplement superbe. Tout ou presque y est dit, sans haine, presque sans colère, avec le recul du temps et de la sagesse acquise par les années. Mais c'est aussi un message à peine subliminal pour les Français d'aujourd'hui... 
Il y a un demi-siècle, des centaines de milliers de familles furent chassées du pays qui était le leur depuis des générations. Ces hommes et ces femmes n'étaient pas à la charge de l'Algérie, bien au contraire, ils l'avaient construite, ils la développaient avec passion. Ils l'aimaient, comme une seconde patrie. 
Que les générations actuelles, qui refusent de voir ce qui pourtant nous crève les yeux, lisent simplement ce poême. Ils comprendront un peu mieux l'histoire qu'on leur cache, qu'on ne leur apprend plus, ou si mal. 
Ils comprendront peut-être aussi, pourvu qu'ils soient dotés d'un peu d'intelligence, qu'il est des peuples qui mordent sans vergogne la main qui les nourrit...


MLS

 

(Si l'auteur de ce poême se reconnait, qu'il se manifeste, c'est bien volontiers que nous le citerons).

 

REQUIEM POUR UN PIED NOIR


Jadis j’ai dû m’enfuir de mon pays

Quand la France décida de lâcher l’Algérie

Et si avec le temps les plaies se sont fermées

Leurs cicatrices, elles, ne sauraient s’effacer.

 

00 - Pieds noirs.jpg

 

Aussi pour mes enfants, je demande au Messie

Que jamais ils ne vivent pareille tragédie.

Pourtant, lorsque je vois ces hordes de Maghrébins

Envahir notre sol par n’importe quel moyen

Pour venir y chercher toute cette assistance

Qu'on ne trouve plus chez eux depuis l’indépendance,

Quand je vois qu’ils acquièrent cette nationalité

Qu’ils ont pourtant reniée il y a bien des années

Je me pose une question qui me met mal à l’aise,

Combien de temps encore la France sera Française ?

Ils occupent tour à tour l’ensemble des quartiers

Où la police alors n’a plus le simple droit d’entrer,

Bien vite ils les transforment en horribles ghettos

Où ils pillent les commerces et brûlent les autos.

Marseille est devenu une base d’Al-Quaïda

Et notre Canebière un souk de la casbah.

La banlieue parisienne n’est pas plus épargnée

Partout règnent racket et insécurité.

Les seuls européens qui s’obstinent à rester

Doivent se barricader sitôt la nuit tombée.

Des cités toutes entières leurs sont abandonnées

Dans l’attente d'obtenir les clefs de l’Élysée.

Et quand le Président, en quête de bulletins

Va leur rendre visite, la veille des scrutins

Ils bousculent sa voiture et déchirent son costume

L’obligeant à partir plus vite que de coutume.

Ils sifflent la Marseillaise au match de l’amitié

Et brandissent les drapeaux du pays invité.

Puisqu’ils peuvent posséder deux nationalités

Ils en changent à leur guise, suivant leurs intérêts

Pour les allocations, ce sont de vrais français,

Pour les obligations ils restent étrangers.

Ils respectent une seule loi, celle des islamistes

Et suivent assidument les consignes intégristes,

Elles coiffent le foulard, ils portent la barbouze

Et pavoisent leur maisons aux couleurs des fellouzes.

Depuis quelques années ils sembleraient vouloir

Que la France se décide à réécrire l’histoire.

On enseigne pour ce faire à notre descendance

Que les Pieds-Noirs étaient les colons de la France

Qu’ils n’avaient pas de cœur et usaient d’un gourdin

Pour payer les salaires de chaque Maghrébin.

Aujourd’hui les médias demandent aux élus

Qu’une enquête soit faite sur ces moments vécus

Pour voir si notre armée a commis des bavures

Et condamner ceux qui pratiquaient la torture

Pour que ces terroristes veuillent bien leur avouer

Les lieux des attentats qu’ils allaient perpétrer.

Vouloir faire des victimes de nos ex-assassins

C’est en sorte approuver les crimes et les larcins

Qu’ils ont commis jadis sur ces gens innocents

Qui voulaient conserver la terre de leurs parents.

Sommes-nous tous amnésiques pour avoir oublié

Combien les F.L.N. ont fait d’atrocités ?

Serions-nous insensibles à tous ces attentats ?

Qui ont été commis par ces vils fellaghas

Et devons-nous ce jour, pour des raisons d’Etat

Pardonner les tueries de leur chef Ben Bella !

La bombe de la Corniche, ou celle du Milk Bar

Et ces assassinats empreints d’actes barbares

Ces femmes étripées aux ventres empierrés

Tout près de leur fœtus qui était empalé.

Ces milliers de Harkis qui furent assassinés

Sur la place publique sans le moindre procès

Trahis et délaissés par le chef de la France.

Ils ont subi la mort dans d’atroces souffrances.

Ils furent même désarmés avant l’indépendance

Afin de n'opposer la moindre résistance

Aux couteaux des tueurs qui étaient impatients

De pouvoir leur donner le suprême châtiment.

Aurions-nous oublié la date du 5 Juillet 1962

Et les massacres commis après le cessez-le-feu ?

Ces centaines d’Oranais qui furent exécutés

Devant l’armée française restée les bras croisés !

En France, dans nos écoles, aucun livre d’histoire

Relate ces évènements vécus par les Pieds Noirs

On transforme le passé à la gloire des vainqueurs

Qui deviennent des martyrs à la place des tueurs.

Oublier le passé ou pire le transformer

Serait une grave erreur qu’on pourrait regretter

Ne baissons pas la garde, redoublons de méfiance

Si nous ne voulons pas connaitre un jour en France

Une prochaine débâcle vers d’autres horizons

A défaut d'accepter de changer de religion.

Ben Bella l’avait dit, après la prise d’Alger

« Nous devons remonter en France jusqu’à Poitiers ».

Hélas cette latitude est maintenant dépassée

Puisqu’aucun coin d’Europe ne se trouve épargné !

A moins d’un revirement rapide et énergique

La France deviendra république islamique

Par le nombre des naissances ils auront l’avantage

Qui leur fera gagner l’ensemble des suffrages

Ainsi sera mis fin à la démocratie

Et la France à son tour deviendra colonie.

Alors sera troqué l’angélus des clochers

Par l’appel des imams du haut des minarets.

Dès lors, pour survivre, comme l'ont fait nos aïeuls,

Nous aurons à choisir = la valise ou l’cercueil.

Les exemples sont nombreux et faciles à citer

Sur toute la planète, nombreux sont les foyers

Où des familles entières furent exterminées

Pour le simple prétexte qu’elles avaient refusé

D’accepter les contraintes de ces jeunes républiques

Qui instaurent par la force la charia islamique.

Aussi la prochaine fois, lorsque vous serez appelés

Pour vous rendre aux urnes afin d’aller voter

Devenez l’électeur d’un second Charles Martel

Qui renverra chez eux, au fond de leur djébel

Ceux qui viennent chez nous pour y défier la France

En réclamant sans cesse encore plus d’assistance

Afin que vos enfants ne subissent jamais

La débâcle vécue par les Pieds Noirs Français

Le livre est aujourd'hui fermé, mais son histoire

Est restée à jamais gravée dans nos mémoires.


Un Français déraciné..

 

 

 

SOURCE : http://www.minurne.fr/requiem-pour-un-pied-noir-auteur-inconnu?&trck=nl-886311-1079380-880vH

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
11 septembre 2014 00:06

url

On se souvient du fameux débat qui a tourné court au sein de l’Union européenne : fallait-il ou non signaler dans la Constitution de l’Europe les fondements spirituels de la civilisation occidentale ?

Sous la pression de certains courants laïcistes, surtout hollandais et français, les politiciens de l’Union ont évidemment décidé de passer sous silence cette réalité historique au nom du politiquement correct qui sévit en ce début de troisième millénaire.

Pourtant, ce sont bel et bien la révélation biblique et l’histoire des Eglises chrétiennes qui ont constitué la matrice de la modernité démocratique et des valeurs de civilisation qui guident encore aujourd’hui le monde occidental.

Cette amnésie européenne qui confine à l’acharnement autodestructeur 

Il suffit de constater ce qui différencie les grandes civilisations pour mettre en relief cette originalité et on ne peut que s’interroger sur cette amnésie européenne qui confine à l’acharnement autodestructeur : et cela, alors même que la société chinoise, propulsée par un essor technologique fulgurant, cherche à renouer avec son confucianisme ancestral. Que la société indienne recentre avec vigueur ses références d’avenir sur l’hindouisme et le bouddhisme qui l’ont façonnée. Que les pays arabes et même asiatiques où domine l’islam font de plus en plus résonner de véhémentes revendications au nom de leur tradition coranique.

Il n’y a objectivement aucun antagonisme entre héritage judéo-chrétien et défense des droits humains

Ainsi, l’humanisme occidental et sa philosophie des droits de l’homme sont les seuls à se détourner de leur source ! Malgré une propagande se prévalant abusivement des « Lumières », il n’y a objectivement aucun antagonisme entre héritage judéo-chrétien et défense des droits humains, ni entre spiritualité et expression laïque des valeurs.

Petit rappel historique :

La notion moderne de droits de l’homme, élaborée par étapes, s’est imposée dès la fin du 18ème siècle dans des pays de tradition judéo-chrétienne. En 1776, la Virginie, en Amérique du nord, promulgue une Déclaration, qui sera signée peu après par d’autres états voisins. La Déclaration la plus célèbre, version française, ne sera proclamée qu’en 1789, lors de la Révolution.

C’est en principe à ces textes que l’on se réfère lorsqu’on parle de droits de l’homme, sans oublier la Déclaration universelle, reformulée par les Nations Unies en 1948.

Lors de leur promulgation, ces trois versions, d’inspiration identique, sont toutefois situées idéologiquement : en Amérique, on s’émancipe d’un statut colonial. En France, on rejette l’ancien régime.

Quant à l’ONU, la déclaration de 1948 fait référence aux deux guerres mondiales et au nazisme dévastateur. Mais à mi-vingtième siècle, il était encore trop tôt pour stigmatiser le communisme et ses exactions.

Contrairement à la Tradition biblique avec son Dieu du libre arbitre, la tradition coranique considère les humains comme prédestinés par Allah

En 1981, les musulmans publient leur Déclaration des droits de l’homme islamique. Le Conseil islamique d’Europe, ayant son siège à Londres, exprime par là son total décalage avec la Déclaration universelle, non reconnue par l’islam parce qu’elle ne correspond pas à ses visées spécifiques inspirées de la sharia.

Dernière tentative de réajustement en 1990 : la déclaration du Caire, dont on n’arrive toujours pas à savoir si elle est cosmétique ou réellement adoptée par les pays musulmans. Le problème est philosophique : contrairement à la Tradition biblique avec son Dieu du libre arbitre, la tradition coranique considère les humains comme prédestinés par Allah, et la notion biblique d’une contribution active à l’histoire en est absente. Le mektoub s’impose aux croyants, dépossédés de toute initiative, et cette vision d’un autocrate céleste inconnaissable élimine d’office les infidèles.

On vérifie à quel point l’anthropologie biblique centrée sur la personne et prenant en compte l’histoire qui se construit est aux antipodes de la conception passive du message islamique. Revenons aux sources originelles de la Déclaration, issue de pays où le judéo-christianisme a longtemps ensemencé la liberté de pensée et la promotion de valeurs humaines.

Le Dieu libérateur de la Bible :

Le Dieu de l’Alliance est un Dieu qui – contrairement aux divinités mythologiques antiques – est bienveillant envers l’homme et sa destinée. Les anciens le dénommaient à ce titre « le Dieu ami des hommes ».

Le livre de l’Exode nous dévoile le visage du Dieu des opprimés et des souffrants : initié à cette alliance indéfectible depuis Abraham, Israël en fait l’expérience salvatrice lors de la sortie d’Egypte.

Le Décalogue reçu par Moïse sur le Sinaï est un code autant social que religieux, basé essentiellement sur le respect de l’autre et la prise en compte des plus faibles. Il est plus perfectionné que le code d’Hamourabi des anciens Mésopotamiens.

Cette expérience pascale, libératrice, d’Israël est une entrée dans une géographie, la Terre promise, mais aussi dans une histoire, et donc une espérance. « Voici que je mets devant toi le bonheur et le malheur, la vie et la mort…Choisis donc la vie pour que tu vives ! »(Deutéronome).

Ce long apprentissage qui consiste à se libérer des servitudes de toutes sortes ne va pas quitter Israël, dont l’alliance avec Dieu sur sa « terre de sainteté » en est l’inspiration permanente. Même la prière des psaumes relie la fidélité au Dieu de l’alliance avec les comportements éthiques quotidiens les plus concrets.

Le respect dû à toute personne se fonde sur le fait que l’être humain est créé à l’image de Dieu, et les prophètes d’Israël protestent énergiquement lorsque d’une manière ou de l’autre cette dignité originelle est bafouée. Dès lors, impossible de respecter Dieu si l’on ne respecte pas l’homme, reflet de son image.

« Dieu rend justice aux opprimés, donne aux affamés du pain, protège l’étranger, soutient la veuve et l’orphelin » (Psaume 146).

Jésus n’abolit rien, il poursuit dans la même ligne :

Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus reprend les dix commandements comme voie privilégiée des Béatitudes qui en sont la prolongation résistante. C’est bien pourquoi l’évangéliste Matthieu le présente comme un nouveau Moïse qui actualise le salut du peuple et récapitule l’alliance dans le don de sa personne. Son « jugement dernier », (Mt 25/31-48), montre combien, par son enseignement, Jésus a voulu identifier aux justes dont les droits fondamentaux ne sont pas respectés : les affamés, ceux qui sont démunis, les prisonniers, les persécutés… « Tout ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites ! » « Les miens » ne s’applique évidemment qu’à ceux et celles qui partagent les mêmes valeurs de vie que le rabbi nazaréen.

Devant le spectacle de Jésus humilié, torturé, devant ce « serviteur souffrant » de la vérité en qui – comme d’innombrables victimes de la violence – l’image de Dieu est bafouée, Pilate s’exclame : « Voici l’Homme ! »

Lorsque les disciples de l’Innocent mis à mort puis ressuscité luttent pour la dignité de la personne, ils contribuent à faire advenir ce monde plus humain d’où émergera le royaume de Dieu. Jésus a inauguré des temps messianiques où tous vont avoir « la vie en abondance ».

Selon cette perspective, et dans le sillage de ce message libérateur greffé sur l’héritage spirituel d’Israël, Jésus a restauré l’image de Dieu en l’homme, il a ouvert une ère nouvelle et des chemins d’humanité.

Comme le dit l’apôtre Paul, les clivages réducteurs de la société de l’époque vont disparaître : « Il n’y a plus d’un côté le Juif et de l’autre le Grec, d’un côté l’esclave et de l’autre l’homme libre, il n’y a plus d’un côté l’homme et de l’autre la femme ; car tous sont UN dans le Christ. » (Gal 3/28).

Aux côtés d’Israël, l’Eglise poursuit la mission de faciliter, de concrétiser l’émergence de cette Terre nouvelle esquissée par les Ecrits de la Bible, prenant en compte les deux dimensions de la diversité et de l’unité, du particulier et de l’universel.

C’est une tâche actuelle que de défendre simultanément à la suite de Jésus la cause de Dieu et la cause de l’Homme, ce qui implique, évidemment des droits mais aussi des devoirs.

Les militants des droits de l’homme pratiquent quotidiennement des valeurs judéo-chrétiennes et bibliques sans s’en rendre compte

Le christianisme, qui – à la différence de l’islam – distingue entre Dieu et César, recelait en lui le processus de la laïcité véritable, ce qui fait que – comme Monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir – les militants des droits de l’homme, tout comme nos contemporains des démocraties occidentales, pratiquent quotidiennement des valeurs judéo-chrétiennes et bibliques sans s’en rendre compte, même lorsqu’ils les rejettent par inféodation idéologique.

Mais jusqu’à quand cela sera-t-il encore possible?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour Dreuz.info.

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
10 septembre 2014 00:42

Photo: Brendan Coyle.

L'île de Kiska, qui se situe dans l'arc des Aléoutiennes à l'ouest de l'Alaska, n'est pas un endroit hospitalier. Il y fait froid. Elle est dominée par un volcan. Elle se situe à 1.600 kilomètres de toute aide médicale. Personne n'y vit et si vous êtes assez courageux pour vous y rendre, vous serez accueilli par une épave dans son port.

Kiska est aussi le site d'une bataille sanglante de la Seconde Guerre mondiale entre l'armée américaine et... l'armée américaine. En voici l'histoire.

Le 7 juin 1942 au petit matin, 1.200 soldats japonais prenaient d'assaut l'île. Ils n'eurent pas à faire preuve de beaucoup de force: seuls dix Américains vivaient sur l'île, où ils géraient une station météo.

Après avoir tué deux des Américains et avoir envoyé les huit autres au Japon en tant que prisonniers de guerre, les Japonais se sont installés sur Kiska et y sont resté plus d'un an. Ils y ont creusé des tunnels, construit des bunkers abritant des mitrailleuses et même planté des jardins.

Comme il n'y avait plus d'Américain sur l'île, l'armée des Etats-Unis n'avait pas à s'inquiéter des pertes civiles. Deux semaines après l'occupation japonaise, le pays a lancé une série de campagnes de frappes aériennes.

 

 

Des navires japonais brûlent dans le port de Kiska après un bombardement américain en 1942 ou 1943. Musée national de l'US Air Force, domaine public

Quelques navires et sous-marins ont été détruits et le Japon a perdu des centaines de soldats, mais les Américains ont attendu le 15 août 1943 pour lancer leur grande offensive sur l'île.

L'épave du Borneo Maru, un navire de transport militaire japonais endommagé par les bombardements américains. Brendan Coyle

Ce jour-là, près de 35.000 soldats alliés ont débarqué sur Kiska pour renverser les Japonais. Après avoir pris d'assaut les plages et s'être préparés à d'importantes pertes, ils se sont rendus compte de quelque chose d'inattendu: personne ne les attaquait. 

Après avoir appris que les Etats-Unis avaient attaqué la base japonaise voisine de l'île d'Attu, le Japon avait ordonné à ses 5.400 soldats de quitter Kiska. Ils sont tous partis le 28 juillet 1943, plus de deux semaines avant le débarquement allié.

Méfiants face aux plaines silencieuses et aux pièces d'artillerie abandonnées, les troupes alliées ont fouillé les 277 km² de l'île pendant plus d'une semaine. Kiska était assaillie par un épais brouillard, et des soldats sur les nerfs se sont tirés dessus par accident à plusieurs reprises. Des pièges laissés par les Japonais ont également fait des victimes. Au total, une centaine de soldats alliés sont morts, soit sous les balles de leurs camarades, soit en marchant sur des mines.

L'île est toujours polluée par les objets que les Japonais ont laissés en fuyant à la hâte ce jour de 1943. Mais à cause de son emplacement reculé et de ses difficiles conditions climatiques, Kiska n'est pas une étape populaire pour les touristes qui font le tour des vestiges de la Seconde Guerre mondiale. En fait, vous n'avez pas le droit de mettre le pied sur l'île à moins de mener des travaux de recherche, pour lesquels vous aurez besoin d'une permission du Maritime National Wildlife Refuge de l'Alaska et du Fish et Wildlife Service américain.

Si les autorités estiment que vos travaux sont valides, il ne vous reste plus qu'à prendre un avion pour Anchorage, puis un des deux vols hebdomadaires vers l'île d'Adak, puis de vous incruster sur un bateau de recherche du Fish and Wildlife Service. Vous devrez apporter votre propre nourriture, de l'eau et tout ce dont vous pourriez avoir besoin pour passer un été sur une île aride pleine de vestiges de guerre.

Photo: Brendan Coyle

Brendan Coyle, auteur du livre à paraître Kiska: The Japanese Occupation of an Alaska Island, a récemment passé un été sur l'île en tant qu'assistant d'un professeur de biologie. Leur mission était de documenter les effets des rats de Norvège sur la population d'oiseaux indigènes de l'île (les rats ont été introduits sur Kiska au XVIIIe siècle quand des bateaux de pêche y ont fait escale).

Même si le sujet des effets destructeurs des rats sur l'écosystème d'une île ne le rebutait pas totalement, Coyle avait pour but principal de documenter les vestiges, pour la plupart intacts, laissés par les Japonais. Pour cette raison, il souligne que le professeur de biologie qu'il a assisté souhaite rester anonyme. «Le National Science Council a en partie financé ses travaux, il ne veut pas leur donner l'impression qu'il a cherché des objets de la Seconde Guerre mondiale alors qu'il était censé observer des oiseaux», explique-t-il.

Au cours de ses 51 jours à Kiska, Coyle a pris en photo des armes à feu rouillées, des tunnels en voie d'effondrement, des masques à gaz dont les tubes s'enroulent dans des flaques de boue, des chaussures tabi abandonnées et des sous-marins bombardés à moitié submergés par de l'herbe.

Entre les photos et les expéditions de recherche, Coyle et le professeur passaient le temps dans leur tente installée au bord de la plage à cuisiner des repas avec une cuisinière à propane, mettre à jour leur journal de bord et râler contre les orages fréquents. RegarderDr. House sur un ordinateur portable branché à un générateur était leur divertissement de choix les jours de mauvais temps. Il n'y avait pas Internet. 

Certaines des magnifiques photos de Coyle sont ci-dessous. Vous trouverez beaucoup d'autres images et l'histoire de son été à Kiska dans son livre, qui sera publié en octobre aux Etats-Unis.

Photo: Brendan Coyle.

Photo: Brendan Coyle.

Photo: Brendan Coyle.

Photo: Brendan Coyle.

Photo: Brendan Coyle.

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
1 septembre 2014 00:47

Les origines de l’islam : loin des falsifications historiques

HeliosL’histoire des débuts de l’islam présente des difficultés en apparence insurmontables, elles découlent en grande partie de ce qu’il convient d’appeler l’histoire officielle des origines de l’islam telle qu’elle a été définitivement établie au neuvième et au dixième siècles par les califes abbassides. Ces derniers, bien assis sur l’immense empire que leur ont légué les omeyades, se sont montrés particulièrement soucieux d’en assurer la stabilité interne.

Les millions de sujets assujettis à leur pouvoir n’étaient pas tous musulmans, ils étaient même majoritairement chrétiens zoroastriens et juifs. Contrairement à l’islam, leurs religions, anciennes et  intimement liées aux grandes civilisations du monde antique, bénéficiaient d’un avantage intellectuel majeur. Bien qu’ils fussent soumis et humiliés par les conquérants arabes, les vaincus ne se privaient pas de polémiquer avec les vainqueurs, leur démontrant le caractère primitif et l’indigence intellectuelle de l’islam.

 

 

L’échec des moutazilites

Les vaincus sans le savoir ont bien failli conquérir leurs conquérants, le mouvement des moutazilites est venu à un cheveu de changer le cours de l’histoire. Professant un coran créé et nullement éternel ou immuable comme Allah, ces arabes, plutôt sceptiques et curieux, se sont laissés imprégner par la philosophie classique, celle de Platon et d’Aristote et ont placé la raison et le libre arbitre au même rang que la foi. Le mouvement des moutazilites n’aurait pas vu le jour n’eût été la pauvreté de l’islam sur le plan doctrinal et l’emprise intellectuelle exercée par les chrétiens. Pour les tenants du pouvoir, il était évident que l’islam en tant que croyance courait à sa perte s’il persistait à déclarer forfait dans l’arène des idées.

 

MutazilitesDe la même façon que le néant sur le plan juridique a été comblé par le corpus de lois islamiques, le vide sur le plan doctrinal se devait d’être rempli, la stabilité de l’empire l’exigeait. Les moutazilites avaient quelques raisons de croire à un coran créé, donc contingent et soumis comme les humains au besoin de s’adapter. Contemporains de son élaboration, témoins de ses innombrables versions ou écritures et tout à fait conscients de ses déficiences, ils ne pouvaient soutenir en toute honnêteté une  longue argumentation avec leurs interlocuteurs juifs et chrétiens.

Ils prirent donc acte de la faiblesse de leurs textes sacrés et, faisant preuve de courage intellectuel, ils décidèrent de dépasser la lettre du coran et de permettre à la raison humaine de compléter la parole divine. Mais le mouvement des moutazilites, bien que d’avant-garde, restait par l’action violente intimement lié à l’islam; au pouvoir durant un bon moment sous des califes acquis à sa cause, il entreprit une répression violente des tenants de l’islam traditionnel. Il a donc suffi qu’un nouveau calife hostile au mouvement prenne le pouvoir pour que les moutazilites se retrouvent à leur tour victimes de persécution religieuse violente. Leurs idées ne leur ont malheureusement pas survécus.

 

 

La critique des chrétiens

Les polémiques ont débuté au huitième siècle, soit cent ans après Mahomet. Jusque là les nombreux manuscrits chrétiens traitant de la religion des nouveaux conquérants ne faisaient référence à aucun texte sacré. L’islam à ses débuts n’avait aucune assise scripturaire, le contenu de la foi n’était pas défini, il comprenait essentiellement des éléments empruntés au judaïsme auxquels se mêlaient des traditions arabes païennes.

Al-KindiAbd el Masih al Kindi, (à ne pas confondre avec le philosophe mutazilite Abou Youssuf al Kindi) est un arabe du royaume de Kinda, il est le mieux connu des polémistes chrétiens; vers 820 sa critique a porté sur la façon dont le texte du coran a été fixé et sur son contenu. Elle se résume ainsi : après la mort de Mahomet, les querelles entre Abu Bakr et Ali ont amené ce dernier à défendre son droit à la succession, pour asseoir sa légitimité, il entreprit d’assembler les nombreux fragments de la révélation en un seul codex. Cependant d’autres compagnons de Mahomet avaient, chacun de son côté, assemblé sa propre version du coran.

Pour faire échec à la concurrence, Ali s’adressa à Osman, son prédécesseur au califat, avec l’espoir que le calife ferait disparaître les versions des autres compagnons. Osman alla plus loin, il demanda qu’une version définitive du coran soit produite en quatre exemplaires et brûla tous les versions originales incluant celle d’Ali. À la fin du septième siècle, sous le règne du calife omeyade Abd-el-Malik, le gouverneur de l’Irak, Hajjaj ibn Yousuf, homme puissant et sanguinaire, voulant mettre fin aux querelles doctrinales entre musulmans, choisit de retirer toutes les copies du coran et les brûla, non sans avoir au préalable changé à son gré de nombreux passages, produisant ainsi une nouvelle version dont il fit six copies. Comment dans ces conditions faire la différence entre le contenu original et les ajouts subséquents, et comment retracer le contenu original qui a été détruit ?

 

Mais la critique d’al Kindi ne s’arrêta pas là. Le contenu du coran ne fut pas épargné, écoutons les propos qu’il a tenus au calife Al Maamoun, un mutazilite :

« Tout ce que j’ai dit (au sujet du coran) est conforme aux faits et à l’évidence tels qu’ils sont admis par vous. Pour preuve nous nous référons au texte du coran lequel porte à confusion par absence d’ordre et de logique.

Les différents  passages se contredisent et bien souvent n’ont aucun sens. Comment, sans trahir son ignorance, peut-on présenter un tel écrit comme un message à l’appui d’une mission prophétique et le placer à égalité avec les miracles de Moïse et de Jésus ? Assurément aucune personne ayant un grain de bon sens ne pourrait penser une telle chose, encore moins nous-mêmes qui, versés en histoire et en philosophie, ne pouvons nous laisser émouvoir par un raisonnement aussi trompeur. »

Presque douze siècles plus tard, la critique d’al Kindi n’a pas pris une ride.

L’histoire du coran

Al Kindi ne croyait pas si bien dire, le coran dont le texte définitif n’a été fixé que bien après sa mort était alors illisible. Dans les faits, il pouvait être lus de quatorze manières différentes et pour cause, l’arabe s’écrivait alors sans voyelles et certaines consonnes n’étaient pas définies. En effet, il est pratiquement impossible de distinguer des lettres telles que le R et le Z, le T le B le TH et le N, le S le SH, les formes gutturales du T et du Z, du S et du D, du H du G et du KH. Les voyelles dites courtes modifiant profondément le sens étaient également absentes.

On peut imaginer le défi que représentait la lecture du coran et des disputes que les différentes lectures pouvaient engendrer même sans altération du texte. Dans les faits, différentes versions du coran  sont utilisées par les musulmans jusqu’à nos jours. Il n’y a donc pas eu de véritable fixation du texte coranique et il s’est avéré impossible d’établir définitivement le texte sans engendrer des disputes sans fin. Il n’existe par ailleurs aucun critère permettant de donner la préférence à une lecture par rapport aux autres. Face au dilemme, les savants musulmans se sont donnés une échappatoire commode, ils ont fait dire à Mahomet que toutes les lectures étaient valables, même celles qui conduisent à des divergences et à des contresens.

Coran-sanaaLes corans les plus anciens datent du dixième siècle, ils sont à quelques variantes près semblables au texte actuel. Dans les années 70, lors de réparations dans les combles d’une ancienne mosquée de Sanaa au Yémen, les ouvriers découvrirent des manuscrits anciens du coran datant de la fin du septième siècle ou du début du huitième. Il a été possible pour des experts allemands de microfilmer ces manuscrits qui à bien des endroits ressemblent à des palimpsestes, le texte original ayant été effacé et remplacé par un autre. Les résultats de l’examen de ces textes est attendu mais d’ores et déjà les spécialistes disent avoir affaire à un coran très différent par le contenu et par l’ordre des chapitres et des versets.

Les spécialistes occidentaux du coran marchent sur des œufs, il faut dire qu’ils tiennent à la vie et qu’ils cherchent à préserver leurs relations avec les cercles académiques musulmans. Plusieurs d’entre eux voient leurs travaux soutenus financièrement par des fonds musulmans et cherchent par conséquent à maintenir leurs sources de financement. Dans le contexte actuel, toute hypothèse ou conclusion scientifique qui va à l’encontre du dogme établi provoque une levée de boucliers de la part des savants musulmans et des pressions d’ordre diplomatique de la part de certains gouvernements islamiques.

En l’an 2000, un savant allemand spécialiste des langues orientales anciennes a publié sous le pseudonyme de Christoph Luxenberg  le résultat de ses travaux sous forme d’un ouvrage intitulé : lecture syro-araméenne du coran : une contribution au décodage de la langue du coran. Les passages obscurs du coran, en particulier ceux où l’on trouve des mots d’origine étrangère, ont été comparés à des passages d’écrits chrétiens en langue syriaque. Des correspondances troublantes ont été identifiées qui ont permis à l’auteur de donner une interprétation radicalement différente de celles des docteurs musulmans du dixième siècle dont l’autorité est demeurée incontestée jusqu’à nos jours. Aux plagiats avérés de la bible, du talmud, des légendes perses et des évangiles apocryphes s’ajoutent des plagiats d’écrits liturgiques chrétiens, ce qui a fait dire à certains qu’Allah le créateur manquait de créativité !

La fabrication de l’islam

L’échec du mouvement moutazilite fut l’échec de la raison face au dogme, mais le dogme à cette époque n’était pas définitivement établi, l’empire islamique était alors un colosse dont les pieds doctrinaux étaient d’argile. Il a donc fallu renforcer les assises religieuses du pouvoir et « démontrer » à la majorité des sujets non-musulmans la supériorité de l’islam sur les autres religions. Cette « mission impossible » a été confiée aux savants religieux dont certains étaient des convertis de fraîche date ou des fils de convertis ; ils eurent la délicate tâche de fabriquer l’image de la nouvelle religion et lui donner un contenu.

Pour soutenir la comparaison avec le judaïsme et le christianisme, les savants musulmans se devaient de donner à l’islam des assises et des caractéristiques similaires, Mahomet, dont l’image était largement négative, a été élevé au rang de Moïse. La Hijra (l’émigration de Mahomet et de ses compagnons de la Mecque à Médine) est devenue l’équivalent de l’exode des hébreux, le mont Hira où Mahomet a été visité par l’ange Gabriel est devenu le pendant du mont Sinaï où Moïse a reçu les tables de la loi, le sanctuaire de la Mecque est devenu l’équivalent du temple de Jérusalem, le coran a été confirmé comme la parole incréée d’Allah à l’égal et encore plus que la Torah.

À l’égal de l’hébreu, la langue arabe s’est vu octroyer le statut de langue sacrée. De la même façon que les juifs furent le peuple choisi, les musulmans sont devenus le meilleur de l’humanité. Pour ce qui est des chrétiens qui croient en Jésus en tant que Verbe incarné, les savants musulmans ont opposé le coran, soit le verbe d’Allah, existant de tout temps, inaltérable et inaltéré depuis qu’il a été révélé. En guise de contre-attaque contre les polémistes des autres religions, les savants musulmans ont prétendu que juifs et chrétiens avaient intentionnellement corrompu la Torah et l’Évangile. Et afin d’assurer la suprématie de l’islam, les patriarches et les prophètes d’Abraham à Jésus ont été récupérés et qualifiés de musulmans. Quant à Mahomet, son statut d’homme parfait et de sceau des prophètes a autorisé les savants à l’associer à Allah dans la shahada, soit la profession de foi musulmane.

À défaut d’un concept original, l’islam s’est approprié des éléments tirés des autres religions pour les mettre au service de l’empire et ainsi assurer sa stabilité. Le dogme une fois établi, tous les sujets de l’empire devaient s’y soumettre sans discussion. Le temps des débats et des polémiques était révolu, les hérétiques et les contestataires devaient rentrer dans le rang ou se tenir tranquilles.

Les ressorts politiques de l’islam

Les savants musulmans du neuvième et du dixième siècle se sont fait l’instrument du pouvoir politique. Pour soutenir l’arbitraire et le despotisme, ils ont conçu une religion où l’arbitraire et le despotisme de la divinité sont sacralisés. Pour assurer la stabilité et la pérennité de l’empire, Allah et Mahomet ont été mis à contribution, en retour l’empire devait assurer la pérennité et la suprématie de la religion.

Ces savants musulmans savaient ce qu’ils faisaient, ce n’est pas la foi islamique qui les animait mais le besoin de consolider les bases juridiques et religieuses de l’empire. Ils étaient conscients de la fragilité de l’islam en tant que système de croyance, c’est pourquoi ils ont choisi d’écarter le libre arbitre et la conscience individuelle en tant qu’éléments constitutifs de la vraie foi, lui substituant la notion de soumission à l’arbitraire divin. En plagiant les anciennes religions, ils en ont délibérément éliminé l’esprit et déformé le message pour les délégitimer et justifier l’asservissement de leurs adeptes.

Mais les choix politiques de ces savants sont à l’origine du déclin de l’islam et de son ossification ultime. L’élimination du mouvement moutazilite a sonné le glas du progrès, douze siècles plus tard le monde musulman continue à en subir les conséquences.

Le puzzle historique

L’histoire officielle des origines de l’islam est une fabrication cohérente servant les intérêts de l’empire abbasside. Que s’est-il vraiment passé au temps de Mahomet et de ses successeurs et comment faire le tri entre le vrai, le vraisemblable et le faux dans ce qui est communément rapporté à leur sujet ? Quel rôle ont joué les arabes de la Mecque et de Médine dans la genèse de l’islam et son expansion ?  L’islam a-t-il joué un rôle déterminant dans les conquêtes ? Dans la troisième partie de cette chronique je tenterai de répondre à ces questions.

 

http://www.dreuz.info/2014/08/les-vraies-origines-de-lislam-partie-2/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+drzz%2FPxvu+%28Dreuz%29

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire