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1 avril 2014 00:28

ALGER, 26 MARS 1962, rue d’ISLY : UN CRIME D’ETAT !  

De Gaulle/Fouchet : un criminel et son complice.

 

Christian FOUCHET alors Ministre de l’Intérieur lors des évènements de 1968 avouera avoir été l’organisateur du massacre de la rue d’Isly le 26 mars 1962 pendant son mandat de Haut-Commissaire en Algérie. Limogé le 31 mai 1968 par le chef de l’Etat, De Gaulle, il avouera le 28 octobre 1969 :

« J’en ai voulu au Général de m’avoir limogé au lendemain de mai 1968. C’était une faute politique. Il m’a reproché de ne pas avoir maintenu l’ordre »

« Vous n’avez pas osé faire tirer » m’a-t-il dit.

« J’aurais osé s’il l’avait fallu, lui-ai-je répondu. Souvenez-vous de l’Algérie, de la rue d’Isly. Là, j’ai osé et je ne le regrette pas, parce qu’il fallait montrer que l’armée n’était pas complice de la population algéroise. »

Christian FOUCHET avoue donc avoir assassiné ce jour-là des Français innocents et désarmés sur ordre de DE GAULLE.

En 1962, Les accords d’Evian viennent d’être signés.

Le gouvernement français s’est déculotté mais De Gaulle n’est pas pleinement satisfait.

La situation en Algérie n’évolue pas comme il le souhaite.

L’armée française respecte le cessez le feu unilatéral mais les enlèvements et les assassinats se multiplient du côté FLN mais l’OAS s’obstine à défendre cette terre encore française ! Il faut donc provoquer un clash.

Le prétexte sera une embuscade au cours de laquelle six soldats français seront abattus par un commando delta de l’OAS.

**Depuis le 19 mars les militaires remettent leurs armes sur simple demande de l’armée secrète et tout se déroule dans le meilleur esprit jusqu’à cette heure où un coup de feu tiré de l’intérieur d’un véhicule militaire, par un septième homme en treillis non réglementaire, déclenche une riposte immédiate.

Normalement il devrait y avoir des morts mais également des blessés, et bien ce jour-là, il n’y eu que des morts, achevés d’une balle dans la tête après le départ du commando delta. L’on connaît la suite :

**Blocus de tout le quartier de Bab-el-Oued par 10.000 soldats et CRS sous les ordres du général Ailleret et représailles dignes des nazis.

Pour mettre un terme à ce blocus meurtrier une longue marche pacifique fut organisée. Pas d’armes bien entendu, des femmes, des enfants, des civils, protégés par des drapeaux tricolores.

A leur arrivée rue d’Isly, devant la Grande Poste, un coup de feu est tiré d’un toit avoisinant. Qui a tiré ? Ce sera un mystère jusqu’à fin mai 1968.

On a la preuve, par des témoins présents et encore vivants, et par des bandes son, que des soldats arabes, fraîchement débarqués du bled, avaient été placés volontairement aux premiers rangs du service d’ordre, sachant qu’ils paniqueraient et tireraient sur les manifestants.

Bilan : près d’une centaine de morts, entassés nus sur le sol de la morgue de Mustapha, dont les corps ne seront jamais rendus à leurs familles.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
31 mars 2014 00:10

Mirkovic KosovoLe livre de Nikola Mirkovic ne se contente pas de démonter mensonges et mystifications.

Par Jean-Baptiste Noé.

Le Kosovo nous rappelle les guerres balkaniques de ces dernières décennies : Yougoslavie (1992), Serbie (1999), puis indépendance du Kosovo (2010). Si nous en avons connu l’avers du décor, le livre de Nikola Mirkovic nous en présente l’envers.


Ce qu’il nous montre dans ce livre, c’est l’ensemble des mensonges orchestrés par l’OTAN pour organiser une guerre qui n’avait pas lieu d’être.

Comment de faux charniers ont été créés, des massacres inventés de toutes pièces, et comment les forces de l’OTAN, appuyées par des médias moutonniers, ont présenté les Serbes comme des agresseurs, alors qu’ils défendaient leur région contre les attaques albanaises.

 >>> Les mensonges de l’OTAN ont été éventés avec la fameuse fiole d’armes de destruction massive, armes irakiennes qui n’ont jamais été trouvées.

>>> Puis en Libye, de fausses images de liesse tournées aux États-Unis.

>>> Le Kosovo fut le champ d’expérimentation de ces mensonges répétés, qui ont abouti à une guerre funeste pour les populations locales. [...]

Le résultat est que les Serbes, qui représentaient presque 90% de la population du Kosovo au début du XXe siècle, ne sont plus aujourd’hui qu’une poignée, victime d’une épuration ethnique qui tait son nom.

Le Kosovo est un État mafieux, État non reconnu par un grand nombre de pays, plaque tournante de tous les trafics : organes humains, drogues, armes. La mafia albanaise, alliée à la mafia napolitaine, infiltre les grandes villes d’Europe.

D’origine serbe et vivant en France, Nikola Mirkovic travaille dans une association humanitaire qui œuvre pour les habitants du Kosovo. Il connaît donc très bien la région et le sujet, et s’exprime ici en expert. [...]


Nikola Mirkovic, Le martyre du Kosovo, Édition Jean Picollec, 2013, 200 pages.

Blog Histoire

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
30 mars 2014 23:28

Samedi dernier, Résistance républicaine soutenait le combat des paroissiens de Sainte-Rita et, les organisateurs de la manifestation ayant eu la gentillesse de me donner la parole, je me suis d’ailleurs étonnée de l’absence des catholiques, capables d’être un million dans la rue pour s’opposer au mariage homo mais scandaleusement absents lorsqu’une église chrétienne est menacée de destruction.

https://www.youtube.com/watch?v=iu95fIjvoeM

Doit-on comprendre que nombre de catholiques ont oublié le message christique de fraternité au point d’épouser les querelles entre l’Eglise catholique romaine et l’église gallicane dont relève Sainte-Rita ? Doit-on les soupçonner de vouloir danser sur la tombe de la dite église gallicane ?

Pour ceux qui ne connaissent pas ses spécificités, je vous renvoie à l’article correspondant de wikipedia.http://fr.wikipedia.org/wiki/Gallicanisme

Ils y découvriront une Eglise typiquement française, héritière d’une tradition commencée avec Philippe le Bel, qui voulait que l’Eglise de France échappe au pouvoir du pape et soit soumise au pouvoir temporel ; si les Gallicans se reconnaissent comme catholiques romains avec leurs libertés propres, la figure phare de cette Eglise est Bossuet, évêque de Meaux, qui proposa, entre autres, que l’assemblée des évêques et abbés en soit l’organe dirigeant.

On sait un peu moins que c’est cette tradition française qui fut à l’origine de la conception de la révolution française, la Constitution civile du clergé et que le refus du pape de la reconnaître déclencha les poursuites que l’on connaît contre les réfractaires restés fidèles au pape et refusant de prêter serment à la Constitution.

 On avouera qu’en ces temps troublés, dans la France de 2014 qui obéit à Bruxelles, une Eglise qui prétend n’obéir qu’aux fidèles français, ça fait désordre pour nos élites européanisées et mondialisées et sans doute aussi, hélas, pour un certain nombre de catholiques décidés à imposer l’église romaine partout, quitte à faire disparaître les autres courants.

L’Eglise gallicane n’est plus dans l’air du temps qui fleure bon la soumission, l’intervention étrangère et l’obéissance à des élites non choisies par ceux auxquels elles prétendent commander.

J’avoue pourtant que, si j’étais chrétienne, je serais très attirée par une église qui accepte le mariage des prêtres, que les femmes soient diacres, renoncent à la confession obligatoire…

Sans doute que l’immense majorité des gens n’aiment pas la liberté et ne pensent qu’à courber le cou sous un joug quelconque, que ce soit celui de Rome, de Bruxelles, du FMI ou de l’OMC, pour le plus grand malheur et des peuples, et des pays, et de l’homme…

Christine Tasin

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
29 mars 2014 23:31

Collecte d’extraits (articles divers, tous supports). Tous les passages sont sourcés.

  • (…) un quartier où se mélangent comoriens, arabes et niçois de souche (…)  Le Point
  • (…) le ras-le-bol fiscal touche tous les Français, de droite, de gauche, de souche ou issus de l’immigration (…) Aleteia.org
  • (…) la plupart sont des Ukrainiens de souche ou des Tatars (…) Euronews
  • (…) K. Lardjam, metteur en scène et Algérien de souche (…) Journal de Saone
  • (…)  Ce Taïwanais de souche devrait jouer un rôle (…) Le Monde
  • (…) 90 % de la population est han, c’est-à-dire chinoise de souche (…) Jeune Afrique
  •  (…) J. Lebigot, Auxois de souche, a été conseiller municipal (…) République du centre
  • (…) A Kharkiv, on se définit souvent comme d’identité russe ou russe de souche (…) Les Echos
  • (…) Ce restaurateur de souche libanaise réclame (…) L’Express
  • (…) C. Blanchard-Dignac, un bordelais de souche (…) Les Echos
  • (…) Cette Vosgienne de souche a posé son sac (…) Le télégramme
  • (…) l’accès des logements à tous les niçois de souche ou d’adoption (…) Nice-Matin
  • (…) les Catésiens de souche continuent (…) Voix du Nord
  • (…) protéger les Russes de souche vivant dans l’est de l’Ukraine (…) FranceTVinfo
  • (…) « c’est ­impressionnant » a indiqué le Californien de souche. (…) Journal de Montréal

——- ci dessous extraits publiés le 8 février 2014 ———–

  • (…) des millions de colons chinois de souche affluent depuis  (…) Libération
  • (…) commises à l’encontre de personnes de souche maghrébine (…) ML Actu
  • (…) la comédienne de souche ardennaise Julie Gayet (…) L’Union
  • (…)  »A Arras, le communiste de souche Jacques Patris (…) ». Voix du Nord
  • (…) Marie-Jo, bretonne de souche (…) Voix du Nord
  • (…) Le ministre ukrainien :  »Il y a huit millions de Russes de souche dans le pays » Le Point
  • (…)  »elle le compare aux écrivains canadiens de souche » (…)  Alterpresse.org
  • (…) Quand on est polynésien de souche (…) Tahiti Infos
  • (…) plus nombreux que les Québécois de souche (…) Le Devoir
  • (…) André est un Français de souche, chef de chantier Ouest France
  • (…) Qui est Vincent ? (…) Ce Flamand de souche (…) Nord-Eclair
  • (…) Picard de souche, il ne donne cependant pas (…) Courrier Picard
  • (…) la Charte a avivé les tensions entre les communautés culturelles et les Québécois «de souche». Huff Post
  • (…) les terres ont été redistribuées aux Roumains de souche (…) Voix du Nord
  • (…) Véritable rural de souche, homme de terrain, il aime avant tout (…) La Dépêche
  • (…) Jeanne est une Fivoise de souche. Elle se distingue (…) Voix du Nord
  • (…) Concernant la boulangerie, des Gièvrois de souche souhaitent revenir dans la commune (…) Nouvelle République
  • (…) une immigration étant de souche judéo-chrétienne (…) Le fil Québec
  • (…) Arnaud, Béthunois de souche, a investi (…) Voix du Nord
  • (…) Ce vauverdois de souche, médecin pendant près de 40 ans (…) Objectif Gard
  • (…) La liste rassemble des Aubinois de souche (…) Ouest France
  • (…) Ce Tilquois de souche a consacré 24 ans de sa vie (…) Voix du Nord
  • (…) la détermination du ministre est chère aux Québécois de souche (…) Huff Post
  •  (…) les Picards de souche y apprendront (…) Courrier Picard
  • (…) Les Villeneuvois de souche se souviennent sans doute (…) Sud-Ouest
  • (…) «mon épouse, Agathoise de souche, (…) » Heraut-Tribune
  • (…) des quartiers où les Londoniens de souche (…) Economie Matin
  • (…) La liste est composée de Luminois de souche (…) Nantes ma ville
  • (…) Les Parthenaisiens de souche ou d’adoption, issus du monde agricole (…) Courrier de l’Ouest
  • (…) Christophe, chirurgien et villefranchois de souche (…) Nice Premium
  • (…) Il n’y a pas que des Berckois de souche (…) Voix du Nord
  • etc.

——- Ci dessous, article du 21 Octobre 2013 ——–

  • (…) « De plus en plus de non-Coréens viennent chez nous. Certains jours, les Américains de souche sont (…). L’Express
  • (…)  »Les Malaisiens de souche ont plus de droits que les autres mais les immi­grés chi­nois (…) ». Vousnousils
  • (…)  »Mosellan de souche et de langue, Armand(…) ». Republicain  Lorrain
  • (…)  »André Auberger, auvergnat de souche, se dit surtout Clermontois de cœur. (…) » Nouvelle République
  • (…)  »Ce Montalbanais de souche a décidé de créer son entreprise « . La Dépêche
  • (…)  »L’association s’est récemment ouverte aux Argentins de souche »Direct Matin
  • (…)  »L’histoire est arrivée à William, un dominicain noir de souche.Alterpress
  • (…)  »L’Azerbaïdjan est connu pour interdire l’entrée à des Arméniens de souche » (…) Armenews
  • (…)  »Christophe Quentin est un jeune chef talentueux, ardennais de souche« . Le point
  • (…)  »Les tensions entre les Russes de souche et les natifs du Caucause ». Le Devoir
  • (…)  »Durant le match, les joueurs de souche albanophone« . 20 minutes
  • (…)

Complément : relire « Le Français de souche, ca n’existe pas »

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
26 mars 2014 01:05

 

Les changements de frontières ont toujours été monnaie courante en Europe. La preuve en 10 minutes chrono.

Comme toujours, deux camps s’affrontent. D’un côté, ceux qui considèrent que le rattachement de la Crimée à la Russie est légitime et que Vladimir Poutine n’a pas cédé à l’hégémonie américaine, et de l’autre, ceux pour qui cette annexion est un acte de guerre, et qui veulent couper court aux velléités impérialistes russe. Vision manichéenne probablement un peu simpliste, mais véritable aubaine pour les médias et chroniqueurs de tous bords.
 
Ce qui est sûr, c’est que cet évènement est loin d’être inédit, extraordinaire ou inhabituel. C’est vrai qu’un pays qui change de frontières, cela n’arrive pas tous les jours. Mais à l'échelle des siècles (cf. vidéo), on constate que la crise ukrainienne n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de l’Histoire. Le rattachement de la Crimée à la Russie s’inscrit en effet dans une longue continuité européenne de bouleversements de frontières. C’est bien simple : en mille ans, lesfrontières européennes n’ont jamais cessé d’évoluer, de changer au gré des guerres, des alliances, des avènements et des chutes des civilisations.

L'Europe en 1437

 
Voilà un des nombreux avantages des technologies modernes : elles nous permettent d’avoir une vision des évènements que nos ancêtres n’ont jamais eue. Grâce à cet habile montage vidéo, on voit l’Histoire se dérouler sous nos yeux. Comme disait Churchill, « un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ». A méditer. 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
20 mars 2014 01:22

La nouvelle n'est pas récente mais les évènements politiques semblent accélérer  les choses... Un séisme a été ressenti à non loin de cette pyramide et les spéculations vont bon train, la plus folle, une bombe atomique. Le tremblement a été mesuré autour de 3.5 sur l'échelle ouverte de Richter. HAARP n'est pas à écarter.

Ce que nous pouvons certifier ce jour, c'est que l'armée russe dépense sans compter et manoeuvre autour ce site exceptionnel. 

A découvrir prochainement sur WikiStrike, les premières photos de l'animal inconnu.

 

Depuis la révélation de cette pyramide en 2001, des chercheurs du monde entier se précipitent en Crimée. Certaines sources plus ou moins fiables évoquent la présence des restes d'un énorme dinosaure. D'autres parlent de la découverte d'une véritable faune sauvage inconnue aujourd'hui sous protection du KGB.

Des écritures cunéiformes ressemblant à Vinca auraient également été découvertes. Depuis ce début 2014, et les évènements qui se déroulent en Ukraine, le site est totalement fermé. Avec Göbekli Tepe, en Turquie, ce site de Simféropol, base russe, qui se dévoile d'année en année confirme la présence d'une incroyable civilisation disparue autour de la mer noire, qui, à l'époque, n'existait pas. Ce pourquoi nous pensons que sous les eaux reste à découvrir le plus extraordinaire. (WikiStrike)


 

Un scientifique Ukrainien a découvert la plus vieille pyramide du monde. Ce qui est le plus intéressant, c’est qu’elle a été découverte dans le coin le plus beau du pays, en Crimée. Telle que la chaine ICTV l’a rapporté, la découverte a été révélée par accident, car le scientifique Ukrainien Vitalii Goh a découvert un objet souterrain inconnu alors qu’il testait des méthodes alternatives de trouver de l’eau, et qui s’avéra être une pyramide de 45 mètres de haut et 72 mètres de long, d’après Aliye Beki

 

Date de la découverte: 2001, mais rajout de détails d’après le rapport de 2014.
Lieu de la découverte: Crimée, Ukraine
Source 1: http://qha.com.ua/world-s-oldest-pyramid-found-in-crimea-116152en.html
Source 2: http://pakobserver.net/detailnews.asp?id=172147
Source 3: http://www.european-pyramids.eu/wb/pages/european-pyramids/ukraine/crimea.php

 


 

Selon Vitalii Goh la pyramide a été bâtie du temps des dinosaures. « La pyramide Criméenne » a un sommet tronqué, comme une pyramide Maya, mais son apparence est plutôt Égyptienne.

Elle est creusée à l’intérieur et la momie d’une créature inconnue est enterrée sous la fondation.« Sous la fondation se trouve un petit corps ayant la forme d’une momie de 1,3 à 1,4 mètres de long avec une couronne sur sa tête. » « Il y a une chambre de résonance des soi-disant Sphinx. Les pyramides ont été construites à l’époque des dinosaures, » a déclaré le scientifique dans une interview avec ICTV.

Nous ne savons pas qui a construit la pyramide. Vitalii Goh a rapporté à Beki que c’est l’unique construction la plus vieille de la planète.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
19 mars 2014 01:11

PIEDS-NOIRS…DEFENDONS NOTRE MÉMOIRE GRACE A NOS VOTES !

Chacun doit voter en fonction de ses idées !

MAIS, au moment où vous déposerez votre bulletin dans l’urne gardez en mémoire que le président de la République, François Hollande, et le Parti Socialiste ont reconnu la date du 19 mars 1962 comme journée officielle du souvenir des morts en Algérie faisant fi des plus de trois mille assassinats, enlèvements et disparitions entre ce 19 mars marquant le cessez le feu de l’armée française (sauf lorsqu’elle tirait sur la population française désarmés le 26 mars, rue d’Isly, exécutant une centaine de civils) et le 5 juillet à Oran.

MAIS AUSSI, Avant de lâcher ce bulletin souvenez-vous que François Hollande :

** A rendu hommage au FLN en affirmant que « Pendant cent trente-deux ans, l’Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal »,

**Que le 20 décembre 2013, à Alger, il reconnaissait « les souffrances que la colonisation avait infligées au peuple algérien »

**Qu’il a rencontré publiquement Zohra Drif pendant sa campagne Présidentielle. La poseuse de bombe du Milk Bar, à Alger, en 1956, massacrant 4 civils et faisant 52 blessés, pour la plupart des enfants et des femmes.

**Je reste sans voix lorsqu’une étude de l’IFOP m’informe que 26% des « Pieds-Noirs » et 31% de leurs descendants auraient voté pour François Hollande au premier tour de la présidentielle et qu’ils ont sans doute contribué à le porter au sommet de l’Etat !

Je ne me sens pas du tout solidaire avec eux.


pied-noir

Notre devoir moral est de voter contre toutes les municipalités qui ont officialisé la date du 19 mars 1962 comme la fin de la guerre d’Algérie et contre toutes les personnalités qui participeront à la commémoration de cette date.

Nous sommes plus de trois millions de Français d’Algérie, Harkis et descendants (7% des inscrits sur les listes électorales) et j’aimerais pouvoir penser que, grâce à nos votes, certains maires perdront leur siège et d’autres échoueront.

Je pense tout particulièrement à M. Roland Riès, maire de Strasbourg mais également à Patrick Mennucci, candidat à Marseille, qui a financé le film « Hors-la-loi ».

Il ne nous reste que notre mémoire à défendre alors défendons-là jusqu’au bout, jusqu’au dernier !

 

merci à Manuel


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
15 mars 2014 01:59

 

Je vous présente aujourd'hui une vidéo sur Gizeh, outre les questions classiques celle-ci aborde les faits troublants constatés par de nombreux mathématiciens, et se concentre sur : Comment-ont il fait ?

Saviez-vous qu'a travers cette pyramide l'on pouvait retrouver PI, le mètre, le nombre d'or et bien plus encore ?

Soyez bien accrochés, vous pourriez être surpris !

 

source

merci à Manon

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
15 mars 2014 01:00

« Merci pour tout, mon colonel, d’avoir vécu en Français et d’être mort en Officier. Car le moment est venu où après un tel exemple, tu vas nous obliger à vaincre… » (Jean de Brem) 

 

            Jean-Marie Bastien-Thiry, dit Jean Bastien-Thiry, né le 19 octobre 1927 à Lunéville, était ingénieur militaire français et l’inventeur de deux missiles antichars, les SS-10 et SS-11. Partisan de l'Algérie française, il percevait la séparation d'avec l'Algérie comme « plus grave encore que celle d'avec l'Alsace-Lorraine ». Pour lui, entre autres choses : « La politique algérienne du général de Gaulle est un crime contre l'humanité, elle n'est qu'ignominie et déshonneur »Révolté par cet abandon et les massacres qui l’accompagnaient, il organisa, le 22 août 1962, l’attentat du Petit-Clamart.

            Arrêté le 17 septembre 1962 à son retour d’une mission scientifique en Grande-Bretagne, il fut inculpé devant la Cour militaire de justice présidée par le général Roger Gardet. Cette Cour militaire de justice avait pourtant été déclarée illégale par l'arrêt du Conseil d'État du 19 octobre 1962, au motif qu'elle portait atteinte aux principes généraux du droit, notamment par l’absence de tout recours contre ses décisions.

            Le 2 février 1963, cinq jours après l'ouverture de son procès, il entreprit une longue allocution qui reste encore un des plus nobles textes de la langue française par lequel il ne chercha pas à se soustraire à la peine qu'il encourait. Son seul but était de faire comprendre à ses concitoyens les motifs de son action. Sans aucune complaisance, et avec une clairvoyance prophétique, il exposa les raisons pour lesquelles il jugeait « qu'il n'était pas bon, il n'était pas moral, il n'était pas légal », que le personnage auquel il s'était attaqué « restât longtemps à la tête de la France » et acheva par ces mots sa déclaration devant ses juges :


« Il n’y a pas de sens de l’Histoire, il n’y a pas de vent de l’Histoire car ce qui fait l’Histoire, selon notre conception occidentale et chrétienne qui est vérifiée par tous les faits historiques, c’est la volonté des hommes, ce sont leurs passions, bonnes ou mauvaises. »

« Nous n’avons pas à nous justifier, devant votre juridiction, d’avoir accompli l’un des devoirs les plus sacrés de l’homme, le devoir de défendre des victimes d’une politique barbare et insensée. »

« Le pouvoir de fait a la possibilité de nous faire condamner; mais il n'en a pas le droit. Les millions d'hommes et de femmes qui ont souffert dans leur chair, dans leur cœur et dans leurs biens, de la politique abominable et souverainement injuste qui a été menée, sont avec nous dans ce prétoire pour dire que nous n'avons fait que notre devoir de Français. Devant l'Histoire, devant nos concitoyens et devant nos enfants, nous proclamons notre innocence, car nous n'avons fait que mettre en pratique la grande et éternelle loi de solidarité entre les hommes. »

« C'est une vérité que l'homme contre lequel nous avons agi est, à tout moment, passible de la Haute Cour, et qu'il suffirait d'un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l'y traduire ; le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d'hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons ».


A ce moment précis, l'accusé n'était plus Bastien-Thiry mais de Gaulle. Cela ne lui fut pas pardonné. Bastien-Thiry venait de signer, là, son arrêt de mort.

Dès lors, les efforts admirables de ses avocats avaient la beauté triste des chants du désespoir. « Que ce soit à Saint-Léon de Bayonne ou à Saint-Jacques de Lunéville, tous les matins, une messe est dite pour que la Divine Providence vous assiste, au moment de votre délibéré… Ne demeurez pas sourds, Messieurs, à l’invocation de l’Esprit qui, tous les matins, renaît à la prime aurore et retenez ces mots que je vous livre avec la plus intense de mon émotion : Et in terra pax hominibus bonæ voluntatis ».

            Ainsi, après trois heures et demie d’une éloquence qui cherchait, en vain mais malgré tout, le cœur des hommes qui peuplaient une cour de justice qui, quelques semaines plus tard, sera de nouveau déclarée illégale, Maître Jean-Louis Tixier-Vignancour livrait, là, un ultime combat. Celui qui avait constamment appelé de Gaulle « le Chef de l’état de fait » ne pouvait espérer aucune clémence. D’ailleurs la voulait-il ? Il était déjà ailleurs, devant le seul Juge qu’il reconnaissait, dans la vie qui ne connaît ni décrépitude, ni trahison, ni compromission. « De sa longue lignée d'ancêtres militaires et juristes, il a hérité le sens du devoir et du sacrifice » a dit de lui, sa fille Agnès. 

Le 4 mars 1963, la Cour se retira pour délibérer à 19h45. Elle reprit son audience à 22h30 pour donner lecture de l’arrêt qui condamnait trois des accusés présents à la peine de mort : Le Colonel Bastien-Thiry, le Lieutenant Bougrenet de La Tocnaye et Prévost qui, en Mai 1954, avait fait partie du dernier contingent de volontaires à être parachuté au-dessus de la cuvette de Dien Bien Phu.

A l’énoncé du verdict, Bastien-Thiry semblait ailleurs, comme absent… Dans son uniforme bleu de l’armée de l’air marqué du rouge de la Légion d’honneur, il ne paraissait pas ses trente-cinq ans. Son visage reflétait une grâce particulière, celle de la jeunesse« Bastien-Thiry est rayé des cadres de la Légion d'honneur ! », ajouta le général Gardet. Un haussement d'épaules lui répondit. Du fond de la salle, soudain, un cri déchira l’atmosphère pesante, celui d'une femme : « Assassins ! Assassins ! Aucun soldat français n'acceptera de les fusiller ! Assassins ! » Cette femme, c'était Mme de La Tocnaye, l'épouse Alain. Une autre femme joignit  sa voix à la sienne : La mère du condamné. D'autres cris se firent entendre : « C'est une honte ! C'est un scandale ! Bourreaux ! » Puis peu à peu, la salle se vida. Les condamnés furent séparés sachant qu'ils ne se verront plus : Bastien Thiry, La Tocnaye, Prévost furent emmenés à Fresnes, les autres à la Santé.

Dès le lendemain, les recours en grâce furent déposés. Le 8 mars dans l’après-midi, les défenseurs furent reçus en audience. À l’aube du 11 mars 1963, le procureur général Gerthoffer (celui qui avait réclamé et obtenu la mort du Lieutenant Roger Degueldre), le séide zélé de de Gaulle, silhouette falote, moulé dans un pardessus gris aux formes démodées accompagné du colonel Reboul substituant le général Gardet, vint annoncer à Bastien-Thiry que la demande de grâce déposée par ses avocats était rejetée par de Gaulle. Il ne manifesta qu’un souci, connaître le sort réservé à ses camarades coaccusés, condamnés à mort comme lui. Quand il apprit qu’ils avaient été graciés, il eut un soupir profond de soulagement. Il écrivit à sa femme et à ses trois filles et demanda à assister à la messe dite par son ami le R.P. Vernet. Il communia en brisant en deux l’hostie que lui tendait le prêtre, lui demandant d’en remettre la moitié à son épouse. Puis, après l’Ite Missa est, il dit « Allons»… et se dirigea vers le couloir de sortie. Pendant ce temps, de Gaulle devait reposer dans sa sinistre morgue…

Alors qu’il se trouvait dans le couloir, on demanda à Bastien-Thiry de regagner sa cellule. Cette attente imprévue dura vingt minutes, vingt affreuses minutes durant lesquelles les avocats tentèrent une démarche désespérée en demandant au procureur général d’ordonner de surseoir à l’exécution en raison du fait nouveau qu’était l’arrestation récente du Colonel Antoine Argoud, l’un des chefs de la défunte OAS. Mais, rien n’y fit ; le procureur refusa tout sursis.

Enfin, le départ pour le Fort d’Ivry où devait avoir lieu l’exécution, fut donné sous une pluie battante et une escorte digne d’un chef d’Etat. Oui, c’était bien celle d’un chef d’Etat, dans son triomphe… La gendarmerie, chargée de livrer le condamné au peloton d’exécution avait fait grandement les choses : Une escorte de trente motos, trois petits cars bourrés d’effectifs armés pour s’intercaler entre les divers véhicules du cortège et celui chargé de transporter le condamné avec une garde de huit gendarmes. Comme en Algérie lors de la lutte contre l’OAS, la gendarmerie demeurait toujours le pilier du régime gaulliste…

Oui, ce condamné qui, au procès, avait traité de Gaulle d’égal à égal et l’avait assigné au Tribunal de Dieu et de l’histoire, comme renégat à la parole donnée, aux serments les plus solennels et sacrés, ce condamné, là, était bien un chef d’Etat.

Arrivé sur les lieux de son exécution, Bastien-Thiry marcha vers le poteau en égrenant son chapelet, le visage calme et serein, même joyeux. « Il semblait enveloppé d’une auréole  » diront les témoins oculaires. Puis, comme le Lieutenant Degueldre, il refusa qu’on lui bande les yeux, voulant regarder la mort « en face » avant de pouvoir contempler ensuite la Vie Eternelle.

Avant la salve, il ne cria pas « Vive la France ! »  mais pria pour elle et pour ceux qui allaient le tuer. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir, et, tout haut, dans le ciel écrasant de cette solitude, sa voix qui s’élevait, s’élevait, répétait ces mots éternels de la mort : « Geneviève, Hélène, Odile, Agnès… au revoir… au revoir dans le ciel ! ». Les témoins le virent alors se transformer au point que son visage, où ne subsistait aucune trace des passions du monde, se modifia. Et lorsqu’il fut mort, après que la salve eut déchiré l’aube naissante, son visage était « celui d’un enfant, doux et généreux », rapporta, bouleversé, Maître Bernard Le Corroller, en ajoutant : « Bastien-Thiry a vécu pour Dieu, pour sa patrie : Il est mort au service de Dieu et de sa patrie. C’est désormais un martyr ».

De Gaulle, une fois de plus, confirmait qu'il n'avait de l'homme que l'apparence, et qu'en fait tout ce qui était humain lui était indifférent.

Ainsi mourut pour son idéal, le Rosaire au poignet, le Colonel de l’Armée de l’air, Jean Bastien-Thiry, trente cinq ans,polytechnicien, ingénieur de l’aviation militaire, père de trois petites filles. Il fut inhumé au cimetière de Thiais, « carré des suppliciés », à la sauvette (comme ces voleurs pendus jadis à Montfaucon que l'on entassait dans les fosses communes), dans un trou hâtivement creusé dans la glaise, entouré d’arbustes dénudés, frêles et désolés, comme le fut ce 11 mars 1962. A 6h42, la pluie cessa et un brouillard épais s’insinua jusque dans les tombes et le cœur de bon nombre d’exilés était triste, triste cette aube d’hiver, aube sans bruit, sans chant, sans lune et sans étoiles.

            Jean Bastien-Thiry repose aujourd’hui au cimetière de Bourg la Reine (92340). 

« Je suis persuadé que notre mort si elle avait lieu, secouerait la torpeur du peuple français » (Alain Bougrenet de la Tocnaye)

                                                                                                                                                                                                                                                                          José CASTANO

Le carré des suppliciés du cimetière de Thiais        Aujourd’hui, au cimetière de Bourg la Rein 

« Nous ne souffrons pas en vain. Nous souffrons pour tous les lâches qui ne risquent rien. Que Dieu ait pitié de nous » (Georges Bernanos) 
Pour tout savoir sur Jean Bastien-Thiry, cliquez sur : www.bastien-thiry.fr 

Cercle Jean BASTIEN-THIRY – B.P.70 – 78170 La Celle St Cloud 

 

Courriel : basthiry@aol.com et contact@bastien-thiry.fr

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
12 mars 2014 02:30

famille-francaise

Aristide Leucate, Docteur en droit, journaliste et essayiste, défend la notion de français de souche.

Empêcher de penser, de dire et donc de vivre cette réalité revient à faire de la France, non point ce jardin agrémenté de mille et une espèces enracinées dont la sève se nourrit de l’humus de la terre ensemencée par les anciens, mais un supermarché de monades déboussolées.

(Henri Jules Jean Geoffroy. La classe des enfants)

Il y en a assez, de ces théologiens de l’aberration cosmopolite, transgenre et transfrontière, qui prodiguent, du haut de leur chaire subventionnée, des leçons de rééducation morale aux «déviants» populistes et forcément racistes. Le nouvel oukase sémantique tient, désormais, dans l’impérative proscription de se réclamer de souche française.

Français de souche. Voilà un syntagme qui, aussi longtemps que l’auteur de ces lignes s’en souvienne, ne faisait guère débat, ni polémique, il y a encore quinze ou vingt ans. L’on pouvait se dire Breton, Périgourdin ou Vosgien de souche, sans que de sournois Torquemada aux petits pieds balancent l’épuré à la vindicte politico-médiatique. D’ailleurs, quoi de plus naturel que de revendiquer une appartenance à un territoire déterminé, surtout lorsque ses aïeux s’y sont fixés depuis des lustres au point, précisément d’y faire souche ? […]

Pourtant, au fond, qu’est-ce qu’un Français de souche, si ce n’est une personne dont les origines familiales, géographiques et historiques sont suffisamment anciennes et lointaines pour qu’avec le temps, l’on ait fini par en oublier la provenance initiale ? Bien plus, si certaines vieilles familles françaises, grâce au carbone 14 d’une généalogie bien tenue et suivie de génération en génération, sont à même de dater leur implantation dans telle ou telle région ou terroir, d’autres, par l’effet d’un lent processus d’assimilation, ont pu se forger les mythes fondateurs nécessaires à leur enracinement. […]

Français de souche ? Présent !

Bvoltaire

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
10 mars 2014 13:49

je rends hommage à ces 4 militaires dont je connaissais en particulier le lieutenant Damien Boiteux mort le 11 janvier 2013 je m en souviens car j'étais en manif le 13 janvier 2013 à Paris pour le mariage pour tous.

 
citoyens Hollande et Sarko oui vous êtes des citoyens et comme le dit la constitution vu que vous etes citoyen jai le droit de vous interpeller.
Je profite du 8 mars 2014 journée de la femme pour vous interpellez.
Ne me dites pas que ces hommes sont morts pour sauver des femmes non pas du tout mais pour votre prestige et redorer votre blason ils sont morts pour rien pour moi sinon pour votre orgueil.
 
 



Qu’est-il de plus indigne qu’un politicien français ? Deux politiciens français. L’actuel président de la République et son prédécesseur viennent une nouvelle fois de le montrer, en se querellant à propos de l’intervention française au Mali.

--->  Dans le dernier numéro de Valeurs actuellesNicolas Sarkozy interroge : « Que fait-on là-bas ? Sinon soutenir des putschistes et tenter de contrôler un territoire trois fois grand comme la France avec 4 000 hommes ? »

 ----> L’ancien président semble oublier qu’il a lui-même engagé la France en Libye pour des motifs encore plus difficiles à cerner, et que l’intervention française au Mali n’est qu’une conséquence de la précédente, qui a déstabilisé de la région.

Le lendemain, François Hollande, inaugurant la journée internationale des droits des femmes à La Villette, lui répond indirectement : « Si certains s’interrogent pour savoir pourquoi la France est au Mali, c’est parce qu’il y avait des femmes qui étaient victimes de l’oppression et de la barbarie. Si certains s’interrogent, c’est qu’il y avait des femmes à qui l’on mettait le voile sans qu’elles l’aient elles-mêmes demandé, qu’il y avait des femmes qui n’osaient plus sortir de chez elles, qu’il y avait des femmes qui étaient battues parce qu’elles voulaient être libres. » 

 Il faut espérer que le président français avait des raisons plus solides d’engager l’Armée française au Mali. Car à ce compte, on pourrait aussi l’envoyer libérer les femmes dans les banlieues françaises…

Ces querelles politiciennes sont particulièrement indignes à l’heure où des soldats français risquent leur vie au Mali. Rappelons que quatre d’entre eux y ont déjà été tués au combat :

- le lieutenant Damien Boiteux, 41 ans, appartenant au 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces spéciales, mort pour la France le 11 janvier 2013 ;

- le sergent-chef Harold Vormezeele, 33 ans, appartenant au 2ème Régiment Etranger de Parachutiste, mort pour la France le 19 février ;

- le caporal Cédric Charenton, 26 ans, appartenant au 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes, mort pour la France le 2 mars ;

- le maréchal des logis Wilfried Pingaud, 36 ans, appartenant au 68ème Régiment d’Artillerie d’Afrique, mort pour la France le 6 mars.

Morts pour la France – et non pour la conception que les socialistes se font du droit des femmes maliennes.

Manon

 
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7 mars 2014 01:54

Deux chercheurs américains en économie politique ont analysé la façon dont le catholicisme a freiné la progression électorale du parti nazi pendant la République de Weimar.


« Celui qui vote pour Hitler devra le justifier le jour du Jugement dernier. Il n’y a pire péché que voter pour lui ! », avait déclaré jadis le curé de Waldsee, en Rhénanie. 

Entre 1928 et 1933, année de la nomination d'Hitler à la chancellerie, le NSDAP est passé de 2,6% à 43,9% des voix aux élections législatives allemandes. Mais il est resté comparativement plus faible dans les régions à prédominance catholique. Tel est le résultat de l'étude approfondie publiée en février 2014 par deux chercheurs en économie politique, Jörg L. Spenkuch (Northwestern University) et Philipp Tillmann (Université de Chicago).

Les deux chercheurs ont voulu vérifier si ce rejet était dû au catholicisme en soi, ou au fait que les catholiques allemands présentaient un profil économique et géographique différent de celui des protestants : davantage de paysans, et davantage présents dans le sud et loin des grandes villes.
Finalement, selon leur étude intitulée "Religion, Economics, and the Rise of the Nazi", 
« la religion est le facteur prédictif le plus important du vote nazi. Plus spécifiquement, la composition religieuse des circonscriptions explique un peu plus de 40% de la variation du résultat du NSDAP au niveau d’un comté. […] Toutes choses égales par ailleurs, les protestants étaient alors au moins deux fois et demi plus enclins à voter pour les nazis que les catholiques.»

Les chercheurs se sont notamment concentrés sur l’attitude de la hiérarchie catholique, alors très liée au Zentrum, le parti de centre-droit catholique. Ce parti avait pris à l’époque, contrairement à son homologue protestant, des positions clairement hostiles aux nazis, interdisant même à ses adhérents et fidèles d’adhérer au parti. À l'inverse, Jörg L. Spenkuch et Philipp Tillmann ont observé un taux de vote pour les nazis nettement supérieur dans les villages dont les curés se montraient leur « sympathie » envers le parti hitlérien.

 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
3 mars 2014 00:04

Pétain et MitterrandManuel Valls attaque Claude Goasguen, le taxe d’extrême-droite ? Alors que Mitterrand c’est pire  !

Il ferait mieux de se la fermer Valls que de remuer la boue !  explications :

Retour à 1942 : François Mitterrand éprouve de l’admiration pour le maréchal Pétain et collabore à une revue de Vichy : “France, revue de l’Etat nouveau“.

Mitterrand est donc pétainiste.

Dans une lettre, François Mitterrand fait même l’éloge du SOL (Service d’Ordre Légionnaire), une organisation militaire de choc du régime de Vichy. 

Pendant la collaboration, Mitterrand est donc à Vichy et fait la connaissance de René Bousquet, secrétaire général de la police.

En juin 1942, René Bousquet avec le chef de la police allemande les modalités de collaboration de la police française pour participer aux rafles des juifs.

René Bousquet, radical-socialiste, prépara et organisa la rafle du Vel dHiv du Vélodrome d’Hiver du 16 juillet 1942.

13 152 juifs dont 4 115 enfants déportés. Moins de 100 personnes et aucun enfant survécurent à la déportation.

L’opération Anton pour l’invasion de la zone libre française le 10 novembre 1942.

Puis le débarquement en Afrique du Nord de Novembre 1942… Autant de signes de la future défaite Nazie ( pour un stratège ordinaire).

François Mitterrand reçoit l’Ordre de la Francisque Pétain en mars ou avril 1943, pour services rendus ! (4-5 mois plus tard donc)

François Mitterrand “expliquera”  qu’il n’était pas au courant de ce qui se passait pour les Juifs (??).

François Mitterrand n’est pas crédible de l’été 1942 à Avril 1943 !

Pas en étant à Vichy, au pouvoir officiel !

François Mitterrand se fera passer pour un agent “double” , un “faux collabo” et ensuite résistant au Printemps 1943.

Cela n’excuse pas son passage à Vichy et ses actes de l’époque.

… Donc Monsieur VALLS avant de donner des leçons aux autres balayez devant votre porte.

De plus selon le livre “François Mitterrand et la guerre d’Algérie” dévoile aussi le passé trouble de l’ancien président lorsqu’il était Garde des Sceaux pendant la guerre d’Algérie.

François Mitterrandau ministère de la Justice de Guy Mollet, pendant la guerre d’Algérie, aurait refusé la grâce de 45 nationalistes algériens, qui ont tous été guillotinés qu’ils aient ou non du sang sur les mains.

 

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1 mars 2014 01:30

En 1975, quatre hommes cagoulés et armés pénètrent dans la mairie de Saint Laurent des arbres, dans le département du Gard. Sous la menace de tout faire sauter à la dynamite, ils obtiennent après 24 heures de négociations la dissolution du camp de harkis proche du village.

A l'époque, depuis 13 ans, ce camp de Saint Maurice l'Ardoise, ceinturé de barbelés et de miradors, accueillait 1200 harkis et leurs familles. Une discipline militaire, des conditions hygiéniques minimales, violence et répression, 40 malades mentaux qui errent désoeuvrés et l' isolement total de la société française. Sur les quatre membres du commando anonyme des cagoulés, un seul aujourd'hui se décide à parler.

35 ans après Hocine raconte comment il a risqué sa vie pour faire raser le camp de la honte. Nous sommes retournés avec lui sur les lieux, ce 14 juillet 2011. Anne Gromaire, Jean-Claude Honnorat.

Sur radio-alpes.net - Audio -France-Algérie : Le combat de ma vie (2012-03-26 17:55:13) - Ecoutez: Hocine Louanchi joint au téléphone...émotions et voile de censure levé ! Les Accords d'Evian n'effacent pas le passé, mais l'avenir pourra apaiser les blessures. (H.Louanchi)



HARKIS, Les Camps de la HONTE (HOCINE Le... par CROACLUB

 

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27 février 2014 02:13

Jean-Pierre Rosnay dans la Résistance

FRANCE

Ils disaient tous Ma France ou la France éternelle
Et chacun te prenait un peu de plume à l'aile
Mais quand l'ennemi arriva
Les guérites étaient là
Mais plus les sentinelles

Ils disaient tous Ma France ou la France éternelle
Moi je t'aimais et je ne disais rien,
Je n'avais pas seize ans, France, tu t'en souviens
Ils disaient tous ma France ou la France éternelle

Je n'ai rien dit, moi, j'étais trop enfant
J'ai pris le fusil de la sentinelle
Et puis c'est fini maintenant
France, pardonne-moi si je te le rappelle
Je me sens si seul par moment.

Jean-Pierre Rosnay, alias bébé

Ecoutez ce poème interprété par l'auteur: 
France, extrait du CD "Un soir au Club des Poètes"

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27 février 2014 01:54
GMP
Aujourd’hui le président de la République s’est rendu à
la Grande Mosquée de Paris pour rendre hommage aux
soldats musulmans morts pour la France lors des deux
guerres mondiales.
 
 
Cet hommage  qui "s’adresse à leurs descendants pour qu’ils soient fiers de leurs parents et conscients que la République a une dette à leur égard [...] à celles et ceux qui s’interrogent sur leur destin, leur place et même parfois sur leur identité, aux descendants de ces soldats, je dis ma gratitude" serait être le gage pour le président de sa lutte contre les discriminations, les inégalités, le racisme ainsi que des actes antimusulmans.
 Ce gros gloubiboulga mélangeant tout et son contraire étant, selon François Hollande, "parfaitement compatible avec les valeurs de la République".
 Or, c’est non seulement faux, insupportable, démagogique mais aussi dangereux pour la République.
Certains diront que c’est encore du Hollande Bashing mais je rappelle que :
  • Selon l’article de 2 de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’Etat, " la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ". Il n’y a donc pas eu de combattants musulmans morts pour la France, comme il n’y a pas eu de combattants catholiques, juifs ou athées. Il y’a eu des soldats français, des soldats des anciennes colonies d’Afrique du nord ou subsaharienne qui sont morts pour la France. Ils pouvaient avoir une confession ou non mais celle-ci ne regarde en rien l’Etat.
  • L’amalgame selon lequel les combattants des anciennes colonies seraient par nature des musulmans est tout simplement insupportable à entendre. Si un certain nombre d’anciens combattants étaient de confessions musulmanes, il y’avait aussi des athées, des juifs et des catholiques notamment chez les tirailleurs sénégalais. C’est une insulte faite à tous les soldats morts pour la France : ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Les combattants des anciennes colonies méritent mieux que cela.
  • L’intégration républicaine voulue et défendue par le président de la République n’est qu’un vain mot. Ce n’est pas en renvoyant constamment les français de confession musulmane à leur identité, à leur origine, à leur religion qu’ils deviendront des citoyens à part entière mais bien des "français de la diversité" versus le terme malheureux de "français de souche".  Encore une fois, ce n’est en jouant avec les extrême-droites qu’on en devient nécessairement par opposition un républicain (de gauche).
D’un point de vue optimiste, cet hommage sous couvert de lutte contre tous les mots tarte-à-la-crème du moment (discrimination, identité, vivre-ensemble…) n’est que du communautarisme à la petite semaine ; François Hollande pensant surement qu’une plaque sur une mosquée lui permettra de ne pas perdre le vote musulman de 2012  aux prochaines élections.

 D’un point de vue pessimiste, François Hollande ne fait que répondre parfaitement à la vision du gouvernement, qui comme le disait Laurent Bouvet dans une interview au Figaro,  "ne vise plus à construire un monde commun et à faire vivre ensemble les différences, mais à les exacerber en les mettant sans cesse en avant dans l’espace public, et finalement à satisfaire la revendication infinie de nouveaux droits liés aux situations identitaires de chacun. " 
PS : Je connais déjà les réponses qui consisteront à mettre en parallèle le fait que seul le Front national se soit opposé à cet hommage et ce, pour disqualifier un propos républicain devrait être celui tenu par la gauche.

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27 février 2014 01:31

Paris et Washington ont entamé des négociations sur d’éventuelles indemnisations des familles des victimes américaines de l’holocauste transportées par la SNCF entre 1942 et 1944, dossier sensible qui menace de priver le groupe ferroviaire français de contrats aux Etats-Unis.

Après plusieurs rencontres informelles en 2013, des diplomates des deux pays ont entamé ces négociations le 6 février à Paris, ont indiqué vendredi à l’AFP l’avocat des familles des victimes, Stuart Eizenstat et l’ambassade de France à Washington, confirmant une information du Washington Post.

Refusant de divulguer le contenu des discussions, M. Eizenstat, qui est également conseiller du secrétaire d’Etat américain John Kerry sur les questions d’holocauste, a tenu à rendre hommage au gouvernement français ‘qui, plus de sept décennies après la fin de la Seconde Guerre mondiale, a initié une démarche visant à (…) rendre justice aux Américains déportés vers des camps de concentration par la SNCF ».

Cet avocat, qui a déjà obtenu des compensations pour des victimes de la Shoah en Allemagne, en Autriche et en Suisse, a juste précisé que les deux parties « étaient en train de définir le nombre » de victimes concernées.

Réquisitionnée par le régime de Vichy, la SNCF, entreprise publique, a déporté au total 76.000 Juifs dans des wagons de marchandises à travers le pays et vers les camps d’extermination entre 1942 et 1944. Environ 3.000 d’entre eux seulement ont survécu.

En 2011, le groupe avait reconnu avoir été un « rouage de la machine nazie d’extermination ».

« On est dans une discussion avec les autorités américaines pour nous assurer qu’on ne laisse pas des gens de côté », faire en sorte que les mécanismes de compensation « puissent aussi s’appliquer à d’autres victimes qui ne rentraient pas dans les critères initiaux », a expliqué une porte-parole de l’ambassade de France aux Etats-Unis.

Le mécanisme français de compensation des victimes de la déportation couvre tous les citoyens français, y compris les binationaux, et les résidents qui étaient en France au 1er septembre 1939.

L’ambassade de France a aussi fait valoir que « l’Etat français a reconnu très tôt sa responsabilité, en 1948″, dans la Shoah, y compris pour les entités publiques comme la SNCF, alors que plusieurs élus américains et d’anciens déportés demandent des comptes directement à la SNCF.

Sollicité par l’AFP, le président de SNCF America, Alain Leray, n’a pas voulu commenter des discussions « entre Etats », rappelant que « les compensations liées à la déportation étaient de la responsabilité de l’Etat » français…

Direct matin

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27 février 2014 01:10

La propagande désigne la stratégie de communication, dont use un pouvoir (ou un parti) politique ou militaire pour changer la perception d'événements, de personnes (propagande politique, propagande militaire). Elle est à la puissance civile ou martiale ce que la publicité est au secteur privé à cette différence qu'elle ne vise pas à produire un seul acte de portée limitée (acheter le produit X) mais qu'elle cherche à convaincre d'un ensembled'idées et de valeurs, à mobiliser, parfois à convertir.

D'une manière plus générale, la propagande est l'art de propager à grande échelle des informations, fausses ou non, mais toujours partiales. Les techniques de propagande moderne exploitent les connaissances accumulées en psychologie et en communication. Elle se concentre sur la manipulation des émotions, au détriment des facultés de raisonnement et de jugement.

Histoire du terme propagande

En latin (médiéval),propaganda est l'adjectif verbal du verbe " propager " désignant les choses à propager (à rapprocher par exemple du delenda de l'expression Carthago delenda est , littéralement Carthage est devant être détruite ou il faut détruire Carthage).

En 1622, peu de temps après le début de la Guerre de Trente Ans, le pape Grégoire XV fonda la Congregatio de Propaganda Fide (" Congrégation pour la propagation de la foi "), un comité de cardinaux chargé d'observer la propagation du christianisme par les missionnaires envoyés dans les pays non-chrétiens. À l'origine le terme n'évoquait pas la propagation d'une information déformée. Antérieurement et notamment lorsque la personnalisation est forte, on utilise le terme " gloire ".

Le sens politique moderne date de la Première Guerre mondiale, il est généralement péjoratif, mais pas toujours (par exemple, c'est le terme officiel pour les programmes et profession de foi dans les opérations pré-électorales).

Types de propagandes

Certains considèrent la publicité comme un type de propagande.

Cependant, la propagande est habituellement politique (nationaliste, fasciste, nazie stalinienne, militariste, etc.). Elle est multiforme (utilisation des différents médias) et peut être insidieuse. Dans le langage commun, la propagande équivaut à la désinformation mise au service d'une cause politique d'intérêts privés.

Les propagandistes cherchent à altérer l'opinion publique en faveur de leurs intérêts propres. Cette imposition d'une nouvelle perspective a pour objectif de modifier les actions et les espérances de la cible. La propagande complète les dispositifs de censure. Celle-ci opère dans le même but, mais de façon négative, par la sélection intéressée des informations favorables à l'interprétation voulue. La propagande procède par excès d'informations, alors que la censure joue d'un manque délibéré d'informations. Ce sont les deux faces d'une même stratégie de domination mentale, surtout utilisée dans les contextes de guerre. Ces deux types de manipulation sont interdépendants : la censure crée un besoin que la propagande s'empresse de combler, tandis que la propagande passe mieux en l'absence d'éléments. Ce qui distingue la propagande des autres formes de recommandation est la volonté du propagandiste de changer la compréhension des personnes par diversion ou confusion au lieu de convaincre et d'expliquer.

Les chefs d'un groupe peuvent savoir que l'information est partiale, voire erronée, tout en maintenant les membres du groupe et les relais de l'information dans l'ignorance.

La propagande est une arme puissante lors d'une guerre. Dans ce cas-ci, son but est habituellement de déshumaniser l'ennemi et de susciter la haine contre un certain groupe, en altérant la représentation que s'en fait l'opinion manipulée. Les procédés de propagande vont de l'omission à l'imputation mensongère.

La propagande a beaucoup évolué avec la naissance de la guerre psychologique. On parle aussi de "propagande religieuse" pour désigner le prosélytisme religieux.

La tour hertzienne de Gliwice est la plus haute structure de bois d'Europe ; l'incident à la veille de l'invasion de la Pologne fut un coup d'éclat délibéré pour déclencher la guerre.
La tour hertzienne de Gliwice est la plus haute structure de bois d'Europe ; l'incident à la veille de l'invasion de la Pologne fut un coup d'éclat délibéré pour déclencher la guerre.

Exemples de propagande politique :

  • La propagande anglaise contre l'Allemagne pendant la Première Guerre mondiale, voir le Lusitania.
  • Les actions de propagande nazie comme la journée de Potsdam (21 mars 1933), qui précéda de deux jours le vote par le Reichstag de la loi des pleins pouvoirs (23 mars 1933), début de la dictature de Hitler.
  • L'Allemagne nazie contre la république de Pologne pour amorcer la Seconde Guerre mondiale, voir l'attaque de l'émetteur radiode Gleiwitz.

En d'autres termes, la propagande se réfère aussi à l'information fausse censée rassurer les personnes qui y croient déjà. En effet, si des individus croient à une information fausse, ils seront constamment envahis par des doutes. Puisque ces doutes sont désagréables (voir dissonance cognitive), ils désirent les faire disparaître, et sont donc particulièrement réceptifs aux messages manipulateurs. Pour cette raison, la propagande s'adresse en priorité à ceux qui sont déjà bien disposés à l'assimiler.

La propagande peut être classée selon la source :

  • La propagande blanche provient d'une source ouvertement identifiée.
  • La propagande noire provient d'une source soi-disant amicale, mais en réalité hostile.
  • La propagande grise provient d'une source soi-disant neutre, mais en réalité hostile.

Voir aussi : propagande noire, marketing, publicité

Histoire de la propagande

La propagande est une activité humaine, qui laisse délibérément peu de traces. Les textes latins comme ceux de Tite-Live ou de Jules César, sont des chefs-d'œuvre de propagande romaine.

Napoléon fut le premier à user de la propagande moderne pour conquérir le pouvoir puis le consolider. Dès sa campagne d'Italie, alors qu'il n'était que le général Bonaparte, il usa de l'influence des Bulletins de l'Armée d'Italie. Par exemple, il se fit représenter lors de la bataille du Pont d'Arcole tenant un drapeau à la main (thème reproduit à des milliers d'exemplaires), alors qu'en réalité, il avait fait une chute dans un marécage. Il étendit ensuite ce système de propagande une fois qu'il eut conquis le pouvoir, avec les "Bulletins de la Grande Armée". Les tableaux de Gros et de David, les affiches de l'époque, et le Mémorial de Sainte-Hélène ont aussi participé à l'élaboration de la légende dorée de Bonaparte.

Des techniques de propagande ont été codifiées et appliquées la première fois d'une façonscientifique par le journaliste Walter Lippmann et le psychologue Edward Bernays (neveu de Sigmund Freud) au début du XXe siècle. Pendant la Première Guerre mondiale, Lippman et Bernays furent engagés par le président des États-Unis Woodrow Wilson pour faire basculer une opinion américaine traditionnellement isolationniste vers l'interventionnisme. Pour cela, il fit aux appels aux Comités pour l'information du public (Comitee for Public Information) dirigés par le journaliste George Creel, "privatisant" ainsi la propagande de guerre.

La campagne de propagande de Creel, Lippman et Bernays effectuée pendant six mois fut si intense que l'hystérie anti-allemande générée a impressionné l'industrie américaine, qui découvrait tout à coup les immenses ressources que l'on pouvait déployer pour influencer l'opinion publique d'un pays entier. Bernays a inventé les termes d’esprit de groupe et d’ingénierie du consentement, des concepts importants en propagande appliquée.

Lord Ponsonby, un aristocrate anglais, socialiste et pacifiste, résuma ainsi les méthodes utilisées pendant le conflit (y compris par son propre pays) :

Il faut faire croire

  1. que notre camp ne veut pas la guerre
  2. que l’adversaire en est responsable
  3. qu’il est moralement condamnable
  4. que la guerre a de nobles buts
  5. que l’ennemi commet des atrocités délibérées (pas nous)
  6. qu’il subit bien plus de pertes que nous
  7. que Dieu est avec nous
  8. que le monde de l’art et de la culture approuve notre combat
  9. que l’ennemi utilise des armes illicites (pas nous)
  10. que ceux qui doutent des neuf premiers points sont soit des traîtres, soit des victimes des mensonges adverses (car l’ennemi, contrairement à nous qui informons, fait de la propagande).

L'historienne Anne Morelli a démontré que cette grille pouvait s'appliquer encore aux conflits de la fin du XXe siècle. Certains soulignent aussi leur adéquations avec des conflits très actuels (voir plus bas).

Les relations publiques, dont usent les États et les entreprises, s'inspirent directement des travaux de Lippman et Bernays. Dans la première moitié du XXe siècle, Bernays et Lippman ont eux-mêmes dirigé une société florissante de relations publiques.

Les nazis ont largement employé des techniques de propagande pour la prise de pouvoir de Hitler (journée de Potsdam qui précéda de peu la loi des pleins pouvoirs). Le futur dictateur fut appuyé en ce sens par Joseph Goebbels.

La Seconde Guerre mondiale a été le théâtre d'une propagande constante, utilisée comme arme de guerre, par les nazis, mais aussi par les Alliés. Mussolini avait avant eux compris son importance dès les années 1920 ; ainsi il avait crée le Minculpop (ministère de laCulture populaire) qui fonctionna comme outil de propagande à partir de 1925.

La propagande soviétique

L'URSS, surtout sous Staline (1924-1953), régime totalitaire, a utilisé tous les moyens de propagande disponibles à l'époque :

  • Les affiches et le photomontage vantant l'industrialisation, la planification et la collectivisation des terres. Publicités et affiches de recrutement dans l'Armée rouge.
  • Statistiques de productions de céréales truquées durant la famine des années 1930.
  • Manifestations " spontanées " et grandes parades comme celles de 1935 à Moscou, la parade des " pionniers " en 1930, les défilés sur la Place Rouge à Moscou le 1er mai et le 7 novembre...
  • Les retouches des photographies (éliminations de Léon Trotski, Khalatov, Kamenev...), ainsi que des falsifications de faits dans les encyclopédies, les publications ou les manuels scolaires. L'histoire était fréquemment réécrite, les événements du passémodifiés de telle sorte que les actions des autorités soviétiques soient toujours dépeintes positivement.
  • Endoctrinement de la jeunesse dans les écoles et les organisations (les Octobriens (jeunes de 8 à 10 ans), les Pionniers (de 10 à 14-15 ans), les Komsomols (de 14 à 25 ans)).
  • Utilisation de la presse, de la radio et de la télévision.
  • Les poèmes panégyriques de Rashimov dans la presse (Gazette rouge de Léningrad, Pravda...)
  • Le cinéma, en influençant les films du grand cinéaste Sergueï Eisenstein : Octobre, qui relate les évènements d'octobre 1917, dont le scénario fut modifié sur ordre de Staline.
  • La peinture officielle du réalisme soviétique avec Plastov, Romas, Toidze, Guerassimov, Boris Vladimirski.
  • La vénération du stakhanovisme.
  • Gravures d'affiches de l'entre-deux-guerres des années trente avec des artistes tels V.Deni, A.Deineka, G. Kluktis, N.Vatolina ou après guerre avec Kukryniksy.

La guerre froide

Les États-Unis et l'Union soviétique ont tous deux utilisé intensivement la propagande pendant la guerre froide. Les deux camps ont employé les médias de masse (cinéma, télévision et radio) pour influencer leurs propres citoyens et les nations du Tiers-Monde.

Le gouvernement américain a ainsi lancé la station de radio Voice of America (voix de l'Amérique). Celle-ci pratique ce que les Américains appellent de la "diplomatie publique", une communication destinée aux populations et destinée à donner une image favorable des USA et de leur système (une idée qui fut redécouverte après le 11 septembre [réf. nécessaire]). Des radios soutenues en partie par la CIA, ont diffusé de la propagande " grise " dans les nouvelles et les programmes de divertissement en Europe de l'Est et en Union soviétique. La radio officielle du gouvernement de l'Union soviétique, quant à elle, a diffusé de la propagande " blanche ". Les deux camps ont également diffusé de la propagande " noire " aux heures de crise.

Un des écrivains qui a le mieux décrit les mécanisme de propagande fut George Orwell. Bien que ne vivant pas en Union soviétique, les personnages évoluent dans des régimes totalitaires où le langage est constamment corrompu par des manipulations politiques. Ces romans ont été employés explicitement pour la propagande. La CIA a, par exemple, secrètement commandé un film d'animation adaptant la Ferme des animaux dans les années 1950. C'était aller à l'encontre de la volonté de George Orwell qui dénonçait clairement la propagande dans son livre 1984.

Propagandes lors des guerres en Afghanistan et Irak

Le sauvetage de Jessica Lynch, mené par les forces spéciales U.S. en pleine couverture médiatique de l'Opération libération de l'Irak, fut décrié comme un show hollywoodien visant à atteindre l'opinion publique via le télespectateur ; voir les articles sur le cinéma de sécurité nationale et le cliché de la demoiselle en détresse. Cette photo émane des services de presse de l'USCENTCOM.
Le sauvetage de Jessica Lynch, mené par les forces spéciales U.S. en pleine couverture médiatique de l'Opération libération de l'Irak, fut décrié comme un show hollywoodien visant à atteindre l'opinion publique via le télespectateur ; voir les articles sur le cinéma de sécurité nationale et le cliché de la demoiselle en détresse.
Cette photo émane des services de presse de l'USCENTCOM.

Dans l'invasion de l'Afghanistan par les États-Unis en 2001, la tactique psychologique d'opérations a été utilisée pour démoraliser les Talibans et pour gagner les sympathies de la population afghane. Au moins 6 avions commando EC-130E ont été utilisés pour bloquer les transmissions par radio locales et pour transmettre des messages de propagande de remplacement. Des feuillets ont été également lâchés dans l'ensemble de l'Afghanistan, offrant des récompenses pour Oussama Ben Laden et d'autres individus, dépeignant les Américains comme amis de l'Afghanistan et soulignant divers aspects négatifs du Taliban. Un autre montre une image de Mohammed Omar à travers un viseur de fusil avec les mots " Nous vous regardons ".

Durant l'invasion de l'Irak en 2003, le ministre de l'information irakien Mohammed Saeed al-Sahaf a à plusieurs reprises clamé que les forces irakiennes gagneraient décisivement chaque bataille. Même lors du renversement du gouvernement irakien à Bagdad, il a maintenu que les Etats-Unis seraient bientôt défaits, en contradiction avec les médias internationaux. En raison de ceci, il est rapidement devenu une figure tournée en ridicule.

En novembre 2005, divers médias, y compris le Chicago Tribune et le Los Angeles Times rapportèrent que les Forces armées des Etats-Unis avaient manipulés des nouvelles rapportées dans des médias irakiens dans un effort de jeter une lumière favorable sur ses actions tout en démoralisant l'insurrection. Le Lieutenant Col. Barry Johnson, un porte-parole militaire en Irak, déclara que le programme était "une partie important dans la mission de rapporter de fausses nouvelles aux insurgés", alors qu'un porte-parole du secrétaire à la défense Donald H. Rumsfeld disait que les allégations de la manipulation étaient préoccupantes si elles se révélaient vraies. Le département de la défense a depuis confirmé l'existence du programme. Plus récemment, le New York Times a publié un article[réf. nécessaire] concernant la façon dont le Pentagone a commencé à employer des entrepreneurs avec peu d'expérience dans le journalisme ou les relations publiques pour écrire des articles dans la presse irakienne. Ces articles sont habituellement écrits par des soldats des USA sans attribution ou sont attribués à une organisation inexistante appelée "le centre international de l'information." L’implantation d’histoires de propagande dans les journaux avait déjà été faite par les alliés et les puissances centrales durant la première guerre mondiale et par l'Axe et les alliés durant la seconde.

Propagande et démocratie

Satire électorale : la propagande politique - peinture de style rococo, de William Hogarth. Angleterre, années 1750
Satire électorale : la propagande politique - peinture de style rococo, de William Hogarth. Angleterre, années 1750

Selon des intellectuels critiques, les techniques de propagande ont toujours cours dans les démocraties, sous le nom decommunication politique. Dans une dictature, la conservation du pouvoir est assurée par des moyens coercitifs ; dans une démocratie, les moyens de conquête ou de conservation du pouvoir sont fondés sur la persuasion. L'art officiel, s'il est "décrété" ouvertement sous des régimes totalitaires, se manifeste subtilement en démocratie. Le pouvoir médiatique prime alors le pouvoir militaire.

D'après un paradoxe formulé par Hume, dans une démocratie, l'armée est beaucoup moins puissante que dans une dictature. Pour éviter toute contestation populaire, les dirigeants élus auraient donc encore plus besoin d'une propagande efficace qu'un pouvoir dictatorial. En effet, une répression policière excessive conduirait à une défaite électorale.

Edward S. Herman et Noam Chomsky ont proposé un modèle de propagande, qu'ils ont testé empiriquement aux États-Unis. Leur méthode consistait, sur un grand nombred'articles de presse d'origine diverses mais portant sur des sujets comparables, à quantifier l'influence de quatre facteurs pouvant modifier l'information : le groupe de presse, les annonceurs publicitaires, les fournisseurs d'information (agences gouvernementales) et l'idéologie dominante.

Les principaux aspects de la propagande dans une démocratie seraient les suivants :

  • influence médiatique (radio, télévision, presse, publicité, internet, téléphone).
  • confusion volontaire : justification de la vente d'un produit par des principes éthiques, ou inversement, promotion d'une opération humanitaire en usant des techniques de communication des entreprises privées.
  • valorisation sémantique : " mondialisation " par exemple.
  • manipulation de l'opinion publique à l'aide de statistiques ou de sondages biaisés.
  • falsification de l'image : retouches vidéo, fausses images.
  • auto-censure des rédactions.
  • informations partiales : traitement de la guerre en Irak par Fox News par exemple.

Dans les pays démocratiques, la propagande reste diffuse et variée, alors que les régimes totalitaires déploient une propagande centralisée. C'est pourquoi il serait sans doute plus juste de parler de "techniques de propagande".

Techniques de propagande

Les propagandistes emploient des arguments qui, bien que parfois convaincants, ne sont pas nécessairement justes. Un certain nombre de méthodes, inspirées notamment de la psychologie sociale, sont employées pour créer des messages persuasifs, mais faux. Plusieurs de ces techniques de manipulation rhétorique relèvent du sophisme.

Il a fallu beaucoup de temps pour analyser les canaux par lesquels les messages de propagande font leur effet. Si ce travail est important, il est clair que les stratégies dediffusion de l'information ne deviennent des stratégies de propagande qu'à partir du moment où elles diffusent effectivement des messages de propagande. L'identification de ces messages de propagande est donc un prérequis nécessaire. Nous proposons ci-dessous quelques techniques classiques, dont la plupart reposent sur une bonne utilisation de l'émotivité de l'auditoire.

La peur : un public qui a peur est en situation de réceptivité passive, et admet plus facilement l'idée qu'on veut lui inculquer. Par exemple, Joseph Goebbels a exploité la phrase de Théodore Kaufman, " l'Allemagne doit périr !", pour affirmer que les Alliés ont pour but l'extermination du peuple allemand.

Appel à l'autorité : l'appel à l'autorité consiste à citer des personnages importants pour soutenir une idée, un argument, ou une ligne de conduite.

Témoignage : les témoignages sont des mentions, dans ou hors du contexte, particulièrement cités pour soutenir ou rejeter une politique, une action, un programme, ou une personnalité donnée. La réputation (ou le rôle : expert, figure publique respectée, etc.) de l'individu est aussi exploitée. Les témoignages marquent du sceau de la respectabilité le message de propagande.

Effet moutonnier : cet appel tente de persuader l'auditoire d'adopter une idée en insinuant qu'un mouvement de masse irrésistible est déjà engagé ailleurs pour cette idée. Comme tout le monde préfère être dans le camp des vainqueurs que dans la minorité qui sera écrasée, cette technique permet de préparer l'auditoire à suivre le propagandiste.

Redéfinitionrévisionnisme : consiste à redéfinir des mots ou à falsifier l'histoire de façon partisane.

Obtenir la désapprobation : cette technique consiste à suggérer qu'une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l'auditoire désapprouve cette idée ou cette action sans vraiment l'étudier. Ainsi, si un groupe qui soutient une politique est mené à croire que les personnes indésirables, subversives, ou méprisables la soutiennent également, les membres du groupe sont plus enclins à changer d'avis.

Généralités éblouissantes et mots vertueux : les généralités peuvent provoquer une émotion intense dans l'auditoire. Par exemple, faire appel à l'amour de la patrie, au désir de paix, à la liberté, à la gloire, à la justice, à l'honneur, à la pureté, etc., permet de tuer l'esprit critique de l'auditoire. Même si ces mots et ces expressions sont des concepts dont les définitions varient selon les individus, leur connotation est toujours favorable. De sorte que, par association, les concepts et les programmes du propagandiste seront perçus comme tout aussi grandioses, bons, souhaitables et vertueux.

Imprécision intentionnelle : il s'agit de rapporter des faits en les déformant ou de citer des statistiques sans en indiquer les sources. L'intention est de donner au discours un contenu d'apparence scientifique, sans permettre d'analyser sa validité ou son applicabilité. Ces imprécisions peuvent se glisser dans le système juridique, sous forme d'un droit mou, poussant à la communication en vue d'obtenir des informations, tout en influençant l'opinion publique.

Transfert : cette technique sert à projeter les qualités positives ou négatives d'une personne, d'une entité, d'un objet ou d'une valeur (un individu, un groupe, une organisation, une nation, un patriotisme, etc.) sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) acceptable. Cette technique est utilisée, par exemple, pour transférer le blâme d'un camp à l'autre, lors d'un conflit. Elle évoque une réponse émotive qui stimule la cible pour qu'elle s'identifie avec l'autorité reconnue.

Simplification exagérée : ce sont des généralités employées pour fournir des réponses simples à des problèmes sociaux, politiques, économiques, ou militaires complexes.

Quidam : pour gagner la confiance de son auditoire, le propagandiste emploie le niveau de langage et les manières (vêtements, gestes) d'une personne ordinaire. Par projection, l'auditoire est aussitôt plus enclin à accepter les positions du propagandiste, puisque celui-ci lui ressemble.

Stéréotyper ou étiqueter : cette technique utilise les préjugés et les stéréotypes de l'auditoire pour le pousser à rejeter l'objet de la campagne de propagande.

Bouc émissaire : en jetant l'anathème sur un individu ou un groupe d'individus, accusés à tort d'être responsables d'un problème réel (ou supposé), le propagandiste peut éviter de parler des vrais responsables, et n'a pas à approfondir le problème lui-même.

Slogans : un slogan est une brève expression, facile à mémoriser et donc à reconnaître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits.

Glissement sémantique : technique consistant à remplacer une expression par une autre afin de la décharger de tout contenu émotionnel et de la vider de son sens (euphémisme). Le glissement sémantique peut à l'inverse renforcer la force expressive pour mieux émouvoir l'auditoire. Exemples : "frappe aérienne" à la place de "bombardement", "dommages collatéraux" à la place de "victimes civiles", "libéralisme" à la place de "capitalisme", "loi de la jungle" à la place de "libéralisme", "solidarité" à la place d'"impôt", "pédagogie préventive" à la place de "répression policière", "intervention humanitaire préventive" à la place d'" intervention militaire ".

Ces méthodes ont été analysée entre deux guerres par un groupe de scientifiques américains regroupés autour de l'Institut pour l'analyse de la propagande (Institute for Propaganda Analysis) afin d'apprendre au public à déceler les techniques de la propagande en temps de guerre ou en temps de paix et à s'en préserver. Un des membres de l’Ipa, Clyde Miller synthétisait en parlant de quatre leviers :

1. Levier d’adhésion (virtue device) faire accepter une personne, une idée ou un parti comme " bon " en l’associant à des mots ou symboles "bons "

2. Levier de rejet (poison device) : l’opération inverse avec des symboles du mal ou de valeurs détestées.

3. Levier d’autorité (testimonial device) : récupérer le prestige d’un homme ou d’une institution ou exagérer la valeur exemplaire d’un cas pour faire approuver ou rejeter.

4. Levier de conformité (together device) qui fait appel au poids de la masse des partisans ou à l’appartenance à une entité supérieure, Nation, Église pour obtenir l’adhésion.

Ce schéma théorique n’est pas d’un raffinement extrême, mais il décrit assez bien une pratique quotidienne.

Là aussi on comparera avec intérêt avec une grille des années 50 exposée par J.M. Domenach. Pour lui, la propagande suppose :

1) la simplification et le choix d’un ennemi unique

2) le grossissement et la défiguration des faits (ce qui ne signifie pas le mensonge systématique : moins la propagande risque d’être démentie et le trucage démontré, plus elle est efficace)

3) l’orchestration dans la répétition des thèmes principaux,

4) la "transfusion " qui est l’emploi des mythes préexistants et affects collectifs mobilisés au service de la cause

5) Le principe d’unanimité et de contagion : la pression conformiste du groupe sur l’individu

Source: Wikipédia publiée sous licenceCC-BY-SA 3.0.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
25 février 2014 01:08

« Reste à comprendre pourquoi Jean-Marc Ayrault a cru bon d’ouvrir 
ce dossier miné. »

♦ Notre Premier ministre vient de rappeler son souhait de voir la France ratifier
 la Charte européenne des langues régionales. Si la chose se faisait, on doterait les 
communautés linguistiques de droitsspécifiques, tandis que les langues vernaculaires
 de notre pays deviendraient des langues de justiceet d’administration locales.

 

Seulement, pour l’instant, la Constitution ne connaît que le peuple français. Et la seule langue commune à tous les Français est naturellement la seule langue officielle de la République, de son administration et de ses services publics. La justice en France n’est rendue qu’au nom du peuple français, donc dans sa langue. Les choses sont bien faites…

Mais non, il nous faut la Charte. Halte à l’oppression jacobine ! L’itinérance en France ressemblera, demain, à un voyage initiatique où le dépaysement sera linguistique, du guichet de la gare à la salle du tribunal. On s’amusera bien quand chacun pourra exiger que le fisc lui réclame son dû dans le dialecte de son choix ou crier à l’injustice si un policier lui réclame ses papiers en français.

D’aucuns s’interrogeront sur les difficultés de communication qui ne manqueront pas de naître entre les sociétés locales ressuscitées. Esprits chagrins ! Il suffira d’être polyglotte, ou de recourir à un nouveau service public de traduction, qui se chargera de traduire l’occitan en alsacien, le picard en créole, ou le breton en corse.
Le même traitement pourra être étendu aux divers idiomes parlés couramment au-delà du périphérique et aussi au franglish qui a cours dans certains cercles de la capitale. Certes, il est bon de préserver le patrimoine linguistique de nos régions, par l’enseignement notamment – et d’ailleurs on le fait –, mais il n’est pas moins indispensable de défendre l’unité de la République, en évitant de réactiver les « ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même », comme disait le Général.

Il est piquant de constater que la diversité linguistique de notre pays préoccupe tant le Conseil de l’Europe quand l’Union européenne, de son côté, marche à grands pas vers l’unilinguisme anglophone. Décidément, quelque chose ne tourne pas rond sur ce continent.

Reste à comprendre pourquoi Jean-Marc Ayrault a cru bon d’ouvrir ce dossier miné, nul n’ignorant que cette réforme absurde n’aura pas lieu. On voit mal François Hollande lancer une révision constitutionnelle qui aurait toutes les chances d’échouer. Après tout, si nos gouvernants disent des bêtises plutôt que d’en faire, on ne va pas se plaindre.

 Alexis Jouhannet

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
24 février 2014 01:14

harkis

Le président de la République s’est rendu à la Mosquée de Paris afin d’honorer les 80.000 soldats musulmans morts lors des deux guerres mondiales.

Le mardi 18 février, deux événements d’importance ont retenus notre attention, même si, apparemment, il n’existe aucun lien entre eux… Et pourtant ?

Le président de la République s’est rendu à la Grande Mosquée de Paris afin d’honorer les 80.000 soldats musulmans morts lors des deux guerres mondiales et, s’adressant directement à leurs descendants, il a souligné que « la France avait une dette à leur égard et qu’ils devraient être fiers de leurs parents ».

« La France n’oubliera jamais le prix du sang versé », a-t-il conclu en inaugurant un monument en mémoire de ces soldats musulmans dans l’enceinte même de la Grande Mosquée.

Alors, je me pose la question… et je la pose surtout au président de la République, et à M. Dalil Boubakeur, recteur de cette Grande Mosquée et président du Conseil français du culte musulman : Il ne me semble pas qu’on ait fait allusion, lors de cette cérémonie – et pourtant ils sont bien plus présents à nos mémoires que ceux qui sont tombés en 1914-18 ou 1939-45 –, à ces soldats musulmans morts pour la France au cours de la guerre d’Algérie, de 1954 à 1962 et aux plus de 60.000 harkis et supplétifs que la France a livrés, désarmés, après le 19 mars 1962, à la vengeance sanguinaire du FLN et de l’ALN.

Ont-ils également leur place sur ce monument ? Est-ce que la France n’a pas une dette à leur égard ? Est-ce que leurs descendants peuvent être fiers de leurs parents ?

L’autre événement concerne celui des 1.600 enfants réunionnais que le député Michel Debré, ex-Premier ministre de De Gaulle, a fait « transférer » en métropole à partir de 1963, avec la caution de l’État et la bénédiction du ministre de la Santé de l’époque, Raymond Marcellin, sous le prétexte de repeupler les départements vieillissants de la Creuse, du Tarn et du Cantal. Il s’agissait, selon Michel Debré, d’intégrer ces enfants à la République en leur offrant une seconde chance.

De nouveau, je pose la question : n’aurait-il pas été plus judicieux, afin de repeupler ces trois départements, et même quelques autres, de permettre le rapatriement de ces quelque 60.000 harkis et supplétifs ainsi que leurs familles, plutôt que de les laisser se faire massacrer en Algérie ?

Il est vrai qu’en 1962, le terme « rapatriés » ne s’appliquait pas aux musulmans qui s’étaient battus pour la France.

Ces harkis musulmans n’étaient alors qu’un « magma qui ne servait à rien et dont il fallait se débarrasser sans délai » (propos qu’aurait tenus de Gaulle en Conseil des ministres le 3 avril 1962, cités par Georges-Marc Benamou dans son livre Un mensonge français).

N’aurait-on pas pu leur offrir, à eux aussi, une seconde chance : celle de vivre ? « Personne ne s’est attaché à faire rentrer dans l’histoire de France cet épisode grave et brutal. Il faut arrêter de cacher une partie de notre mémoire », a déclaré la députée réunionnaise Ericka Bareigts. N’en est-il pas de même pour le massacre de plus de 60.000 harkis et supplétifs musulmans ? Qui a certainement été plus grave et plus brutal. Et ne s’agit-il pas, comme l’indique le sociologue Philippe Vitale, d’un manque d’intérêt pour ce « détail » de l’histoire de la colonisation ?

SOURCE

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
9 février 2014 12:27

Gaspard Koenig est écrivain et directeur du think-tank libéral GenerationLibre. Normalien et agrégé de philosophie, Gaspard a été pendant deux ans la plume de Christine Lagarde à Bercy, puis conseiller en stratégie à la BERD à Londres. Il propose que la mariage devienne une affaire privée et soit un contrat comme les autres que l’État se doit de garantir.

On pourrait imaginer signer son contrat de mariage au troquet du coin, ou en haut de la tour Eiffel, ou, pour les plus fous, chez sa belle-mère, devant un notaire ou même un avocat. 

Chaque couple y définirait ses propres clauses : partage des biens, héritage, conditions du divorce, voire durée du mariage, que l’on pourrait définir à sa convenance, pour un nombre d’années renouvelables… ou non…

Dimanche dernier, des dizaines, voire des centaines, de milliers de personnes ont manifesté en France contre le démantèlement de la famille, brandissant des petits drapeaux sur lesquels enfants et parents se tiennent par la main. Le gouvernement a-t-il arraché les uns aux autres, empêché des couples de se marier, confisqué les héritages ? S’est-il emparé des nouveau-nés, comme l’imaginait Platon ? […]

Aujourd’hui, en l’absence de victimes, pourquoi donc tant de passion ? En Angleterre, c’est un gouvernement conservateur qui a étendu le mariage aux couples de même sexe, sans que personne s’en offusque. En Afrique du Sud, au Canada, en Espagne, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, bientôt en Thaïlande et au Vietnam, bref, sur les cinq continents, le « mariage gay » est une réalité. Nul doute d’ailleurs que, si la droite avait été au pouvoir en France, elle aurait fait de même, comme Nicolas Sarkozy l’avait laissé entendre en 2007, pour suivre une tendance mondiale et adapter la loi aux évolutions de la société. […]

La France serait-elle alors un pays plus conservateur que d’autres ? Trop marqué par son héritage catholique ? Je veux croire que non. En mettant de côté les homophobes, probablement minoritaires chez les partisans de la Manif pour tous, je me demande si ces crispations inouïes ne traduisent pas surtout le fait qu’en France, à la différence d’autres pays, c’est l’État qui définit la famille et scelle les liens du mariage, héritage obsolète de la Révolution et du Code civil. […]

Certains maires refusent de marier les homos ? Refusons de nous marier devant le maire ! Cela épargnera du temps à nos élus, et le ridicule à la République.

Le Point

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
6 février 2014 01:33

« On peut se demander ce que connaîtront nos petits-enfants de l’Histoire de France, et surtout comment ils comprendront qu’un homme qui a signé, non pas la capitulation, mais un armistice devant une armée ennemie victorieuse, peut être un traître... et qu’un autre, tel De Gaulle, put accepter la défaite en Algérie, alors que son armée avait gagné la guerre, livrer aux couteaux des égorgeurs des dizaines de milliers de civils, près de cent mille de ses soldats, et être quand même placé au Panthéon des Héros ! » (Roger HOLEINDRE, 8ème RPC, Président du Cercle National des Combattants)

 

« Lorsque la pierre tombale de l’Algerie Française aura été scellée par la volonté acharnée d’un homme épaulé par la lâcheté de tout un peuple, je n’abandonnerai jamais l’idée de pouvoir débarrasser mon pays du personnage qui a corrompu l’âme de la France »(Colonel Antoine Argoud)Ces mots du brillant officier que fut le Colonel Argoud ne cessent, depuis des années, de résonner à ma mémoire et je console mon amertume en me disant que s’il existe vraiment une justice, de Gaulle devrait aujourd’hui s’y trouver. En effet, mon éducation chrétienne m’incite à penser que toute œuvre humaine passe en revue devant Dieu pour être classée comme acte de fidélité ou comme acte d’infidélité. En face de chaque nom, dans les registres du ciel, sont couchés avec une redoutable exactitude toute action mauvaise, tout despotisme, toute trahison, tout parjure et la loi de Dieu sera sans appel pour ceux qui auront contrevenu à ses commandements. Par conséquent, si le paradis est accordé à De Gaulle, alors il n’y a plus de raison de craindre la Justice Divine… tout le monde y aura accès… et cela ne se peut !

Quand l’Histoire et la postérité jugeront Charles de Gaulle, elle dira : « Il a demandé son succès à l’astuce et au mensonge ; il l’a déshonoré par ces milliers de morts qui ont cru à ses paroles. Et ses crimes d’avoir appelé les Musulmans à servir la France pour ensuite les abandonner au massacre, d’avoir trompé ses soldats, d’avoir abusé de cette candeur sublime sans laquelle il n’y a pas de héros, d’avoir privé du rayonnement de leur Patrie plus d’un million d’êtres après les avoir livrés à la hache des bourreaux, d’avoir couvert les enlèvements et laissé mourir dans d’indescriptibles souffrances des milliers d’êtres humains innocents… sont inexpiables ».

C’est cela que l’Histoire ne lui pardonnera pas ! C’est d’avoir souillé d’astuce, de mensonges et de cruauté la grande œuvre d’unité que des générations précédentes avaient entreprise ; d’avoir taché indélébilement l’histoire de la France. « Les mensonges écrits avec de l'encre ne sauraient obscurcir la vérité écrite avec du sang ».

Dès 1944, il s’affirmait en fossoyeur de l’Algérie française en confiant à André Philip, ministre socialiste : « Tout cela finira par l’indépendance, mais il y aura de la casse, beaucoup de casse » et en 1957, bien avant sa prise de pouvoir, il laissait entrevoir à un autre ministre socialiste, Christian Pineau, sa conception de la politique algérienne basée essentiellement sur le mensonge, les palinodies et la trahison, qu’il comptait mener :

- Il n’y a qu’une solution en Algérie, c’est l’indépendance !

- Mais, mon général, pourquoi ne pas le dire maintenant ?

- Non, Pineau, ce n’est pas le moment !

            Elu Président, lors d’un entretien avec André Passeron, journaliste au quotidien « Le Monde », de Gaulle confirmera la préméditation de sa trahison en indiquant que ses intentions, avant 1958, étaient bel et bien d’abandonner l’Algérie. Dans son livre, « De Gaulle 1958–1969 », page 314, on peut lire : « Tenez, par exemple, pour l’Algérie de tout temps, avant que je revienne au pouvoir et lorsque j’y suis revenu, après avoir étudié le problème, j’ai toujours su et décidé qu’il faudrait donner à l’Algérie son indépendance. Mais imaginez qu’en 1958, quand je suis revenu au pouvoir et que je suis allé à Alger, que je dise sur le forum qu’il fallait que les Algériens prennent eux-mêmes leur gouvernement, mais il n’y aurait plus eu de De Gaulle dans la minute même. Alors il a fallu que je prenne des précautions, que j’y aille progressivement et, comme ça, on y est arrivé. Mais l’idée simple, l’idée conductrice, je l’avais depuis le début ».

Ainsi, fit-il connaître au monde entier la duplicité à base de manipulations diverses dont il fit preuve tout au long de sa vie pour mener à bien ses ambitions politiques…

Et pourtant. Pour la majorité de la presse française et pour le peuple français par trop naïf et crédule, de Gaulle, cet instrument de braderie qui jamais durant la guerre d’Algérie ne fit preuve d’amour, de générosité et de dignité humaine, fut un objet d’admiration et d’enthousiasme. « Il était grand ! » Et voilà, ici, cette notion de grandeur qui sauve tout : « De Gaulle, ce grand homme ! »… Grand par la taille, oui, (1m96) quant au reste !...

Sous le vocable de grandeur on exclut tout d’un coup le critère du bien et du mal. Pour celui qui est grand il n’est pas de mal. Il n’est aucune horreur qui puisse être imputée à crime à celui qui est grand ! Ce qui est « grand » est bien ; ce qui n’est pas « grand » est mal. Et pourtant, parmi sa génération de soldats, il y eut de grands hommes, de vrais, ceux-là : Leclerc, De Lattre de Tassigny, Juin, Montsabert, Salan… mais lui, de Gaulle, était d’une autre race, brutal, cynique, ambitieux, assoiffé d’honneurs, hautain, méprisant, discourtois, cassant, sans rien d’aimable dans l’insolence… craint de ses propres ministres.

Alain Peyrefitte, en évoquant l’Algérie, écrira dans ses mémoires : « Dans cette affaire, le général a fait preuve d'une inutile cruauté » et rapportera ces mots méprisants qu’il eut à l’égard des harkis lors du Conseil des Ministres du 4 mai 1962 : « Les harkis, ce magma dont il faut se débarrasser sans attendre ! » Que de cynisme de la part d’un Chef d’Etat ! Et quand ce même Peyrefitte, pris de remords à la vue du désastre humain que représentait l’exode des Français d’Algérie exposera au « général Président », le 22 Octobre 1962, « le spectacle de ces rapatriés hagards, de ces enfants dont les yeux reflètent encore l’épouvante des violences auxquelles ils ont assisté, de ces vieilles personnes qui ont perdu leurs repères, de ces harkis agglomérés sous des tentes, qui restent hébétés… », De Gaulle répondra sèchement avec ce cynisme qu’on lui connaissait : « N’essayez pas de m’apitoyer ! »… On était bien loin du « C’est beau, c’est grand, c’est généreux la France ! »…

Cependant, ce qui est incompréhensible, c’est que tout le monde connaissait le personnage ; tout le monde savait cela, oui, mais voila : « Il était grand ! »… C’était suffisant. Sur la « grandeur », de ce « général micro », Churchill –qui l’a bien connu- dira avec sévérité : « De Gaulle, un grand homme ! Il est arrogant, il est égoïste, il se considère comme le centre de l’univers… il est… vous avez raison, c’est un grand homme… »

Pour bon nombre de journalistes et d’historiens, être grand c’est le propre de ces êtres d’exception qu’ils appellent des héros. Et de Gaulle se retranchant derrière l’Histoire, en abandonnant à leur perte non seulement ses anciens compagnons d’armes, ses soldats qu’il avait entraînés dans « son » aventure (que l’on se souvienne de Mai 1958 !) mais encore, plus d’un million de Français à qui il devait tout et autant de fidèles Musulmans engagés politiquement et militairement parlant… sentait « que c’était grand » et son âme était en paix. Et il ne vient à l’idée de personne que reconnaître pour grand ce qui échappe à la mesure du bien et du mal, c’est seulement reconnaître son propre néant et son incommensurable petitesse. Du sublime au ridicule, il n’y a qu’un pas. Aux yeux du monde, de Gaulle l’a franchi…

Quelle responsabilité pour celui qui se déclarait le « sauveur de la France », pour celui qui avait « ramené la liberté », celui qui invoquait la grandeur morale, nationale et intellectuelle ! Rarement autant d’indifférence, d’immoralité politique et de vilénie furent mises au service d’une politique que l’on voulait faire passer pour pragmatique et généreuse. C’est là toute l’imposture gaulliste.

Le 19 janvier 1960, recevant exceptionnellement les élus d’Algérie, il les sidéra en déclarant d’une certaine hauteur : « L’intégration est une connerie, d’ailleurs, l’armée ne fait que des conneries ! » Et, toisant insolemment le député musulman M’hamed Laradji, il ajouta avec un mépris glacial : « Les Musulmans ne seront jamais des Français ! ». Laradji qui eut dix membres de sa famille assassinés par le FLN soutint le cynisme de De Gaulle en insistant sur le fait que la politique menée par le Chef de l’Etat allait faire souffrir les Algériens pro-français… ce à quoi, la « grandeur gaullienne » répondit sèchement : « Eh bien, vous souffrirez ! ».

… Et c’est ainsi que la guerre continua encore durant deux ans et six mois, couverte par les mensonges, les palinodies, les reniements, la trahison et tant pis pour ceux qui se firent tuer durant ce laps de temps : Soldats du contingent, militaires d’active, civils Musulmans, Chrétiens et Juifs, enlevés, torturés, égorgés, émasculés, ébouillantés, découpés en morceaux, femmes livrées à la prostitution…

Dans son livre « Les damnés de la terre », Alexis Arette (qui tenait l’information de Georges Bidault, l’ancien Président du ConseilNational de la Résistance sous l’occupation allemande), rapporte l’anecdote suivante :

« Lors de la conférence de Casablanca qui se tint du 14 au 24 janvier 1943 afin de préparer la stratégie des alliés après la guerre à l’égard de l’Europe, Churchill parvint à réunir non sans mal Giraud et De Gaulle en face de Roosevelt. Giraud était indispensable dans l’élaboration de cette stratégie. Général de grande valeur, à la tête de l'armée d'Afrique, il ne devait aucune de ses étoiles aux « arrangements politiques du temps » et jouissait d'un grand prestige aux yeux des Américains depuis son évasion, l'opération Torch et la prise d'Alger.

Ces derniers le considérant, sans la moindre équivoque, comme le chef militaire de la France combattante envisageaient très sérieusement une coopération unifiée où tout naturellement sur le plan strictement militaire de Gaulle était placé hiérarchiquement sous ses ordres… ce que le « général micro » n’appréciait guère. Les deux hommes se détestaient... Tout les opposait : le sens du devoir, la fidélité à la parole et à l'Etat, la valeur militaire, etc... Mais les Américains comprenant que le ralliement de l'Afrique dans sa globalité était nécessaire et que dans ce contexte Giraud qui restait loyal à Pétain - mais qu'ils considéraient comme infiniment plus fiable et d’une envergure supérieure à De Gaulle- était absolument incontournable.

Churchill allait donc œuvrer pour mettre les deux hommes en face de Roosevelt et obtenir la fameuse poignée de main de circonstance dont la photo fera le tour du monde... Cependant Roosevelt, toujours frileux pour entrer en guerre en Europe, posa clairement la question aux deux officiers Français : « Les Etats Unis seraient susceptibles de débarquer en France à la condition que la France accepte d'ouvrir son empire au commerce américain et prenne l'engagement de décoloniser dans les trente ans ». Giraud eut un haut de cœur et claqua la porte... De gaulle resta. On connaît la suite... »

Peu de choses ont été dites officiellement sur le marchandage de cette entrevue et le refus de Giraud d'accepter les conditions honteuses du démantèlement de l'Empire Colonial Français, conditions auxquelles de Gaulle souscrivit sans le moindre scrupule...

Si Roosevelt n’estimait pas De Gaulle, Winston Churchill ne l’estimait pas davantage et dira du personnage : « De toutes les croix que j’ai portées, la plus lourde a été la Croix de Lorraine ». Un jour, il fit à de Gaulle cette remarque qui le glaça : « Votre pire ennemi, c’est vous-même. Vous avez semé le désordre partout où vous êtes passé ! »

Je me suis souvent demandé quel aurait été le sort de l’Algérie s’il n’y avait pas eu de Gaulle. L’Histoire aurait, assurément, été écrite différemment. A l’ordinaire, l’Histoire n’est qu’une résultante d’infiniment petites forces où chaque individu n’a que la part d’une composante élémentaire. Mais à certaines heures naissent des hommes qui résument en eux une force capable d’intégrer, d’orienter toutes les autres forces élémentaires de la nation.

Ceux-là changent vraiment le destin des peuples et du monde. Ou plutôt ces hommes sont le destin… et de Gaulle en fait partie. Ainsi, concernant la guerre d’Algérie, l’Histoire, sous de Gaulle, nous a démontré qu’elle n’était jamais qu’un rocher imaginaire de gloire et de boue entraîné par des torrents de sang vers des absences de rivages… Et cette Histoire là, comme le sable, a bu les rêves et le sang de milliers d’hommes sans en être fécondée.

 

José CASTANO

e-mail : joseph.castano0508@orange.fr

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
6 février 2014 01:08

C'est pourtant notre histoire !  

 ALGERIE.gif

Les musulmans sont entrés pour la première fois en 714 dans ce qui était  la France de l'époque. Ils se sont emparés de Narbonne, qui est devenue leur base pour les 40 années suivantes, et ont pratiqué des razzias méthodiques.

 Ils ont ravagé le Languedoc de 714 à 725, détruit Nîmes en 725 et ravagé la rive droite du Rhône jusqu'à Sens. 
   
En 721, une armée musulmane de 100.000 soldats mit le siège devant Toulouse, défendue par Eudes, le duc d'Aquitaine. 

Charles Martel envoya des troupes pour aider Eudes.

Après six mois de siège, ce dernier fit une sortie et écrasa l'armée musulmane, qui se replia en désordre sur l'Espagne et perdit 80.000 soldats dans la campagne.     

     BATAILLE.jpg
      
On parle peu de cette bataille de Toulouse parce qu'Eudes était mérovingien.

Les Capétiens étaient en train de devenir rois de France    et n'avaient pas envie de reconnaître une victoire  mérovingienne.    
Les musulmans ont conclu alors qu'il était dangereux d'attaquer la France en contournant les Pyrénées par l'est, et ils ont mené leurs nouvelles attaques en passant à l'ouest des Pyrénées.

 15.000 cavaliers musulmans ont pris et détruit Bordeaux, puis les Pays de la Loire, et mis le siège devant Poitierspour être finalement arrêtés par Charles Martel et Eudes à vingt kilomètres au nord de Poitiers, en 732. 

Les musulmans survivants se sont dispersés en petites bandes et ont continué à ravager l'Aquitaine.MARTEL.gif

De nouveaux soldats les rejoignaient de temps en temps pour participer aux pillages.

 (Ces bandes n'ont finalement été éliminées qu'en 808, par Charlemagne)  
Les ravages à l'est ont continué jusqu'à ce qu'en 737 Charles Martel descend, au sud, avec une armée puissante, et reprenne successivement AvignonNîmes,
 
Maguelone, Agde, Béziers et mette le siège devant Narbonne. 

Cependant, une attaque des Saxons sur le nord de la France 
obligea Charles Martel à quitter la région. 
    
 
En 759 enfin, Pépin le Bref reprit Narbonne et écrasa définitivement les envahisseurs musulmans.

 Ces derniers se dispersèrent en petites bandes, comme à l'ouest, et continuèrent à ravager le pays, notamment en déportant les hommes pour en faire des esclaves castrés,  et les femmes pour les introduire dans les harems d'Afrique du Nord, où elles étaient utilisées pour engendrer des musulmans. 

La place forte des bandes se situait à Fraxinetum, l'actuelle Garde-Freinet (le massif des maures).

Une zone d'environ 10.000 kilomètres carrés, dans les Maures, fut totalement dépeuplée. 
          
En 972, les bandes musulmanes capturèrent Mayeul, Abbé de Cluny, sur la route du Mont Genèvre.

 Le retentissement fut immense. 

 Guillaume II, comte de Provence, passa 9 ans à faire une sorte de campagne électorale pour motiver tous les Provençaux, puis, à partir de 983, chassa méthodiquement toutes les bandes musulmanes, petites ou grandes. 

En 990, les dernières furent détruites. Elles avaient ravagé la France pendant deux siècles…… 
La pression musulmane ne cessa pas pour autant.

 Elle s'exerça pendant les 250 années suivantes par des razzias effectuées à partir de la mer.

 Les hommes capturés étaient emmenés dans des camps de castration en Corse, puis déportés dans les bagnes du Dâr al islam, et les femmes d'âge nubile dans les harems. Les repaires des pirates musulmans se trouvaient en Corse, Sardaigne, Sicile, sur les côtes d'Espagne et celles de l'Afrique du Nord. 

Toulon a été totalement détruite par les musulmans en 1178 et 1197, les populations massacrées ou déportées, la ville laissée déserte. 
 
Finalement, les musulmans ayant été expulsés de Corse, Sicile, Sardaigne, du sud de l'Italie et de la partie nord de l'Espagne,

Les attaques sur les terres françaises cessèrent mais elles continuèrent sur mer par des actions de pirateries. 

 Ce n'est qu'en 1830 que la France, exaspérée par ces exactions, se décida à frapper le serpent à la têteet à aller en Algérie détruire
 
définitivement les dernières bases des pirates musulmans.

Vous savez ce qu'est devenue ensuite l'Algérie, et l'histoire ne s'est pas figée…… 

  
Ce qu'il y a de frappant, c'est qu'entre 714, la première entrée, et 1830, l'écrasement définitif des pirates barbaresques,

il s'est écoulé plus d'un millénaire, ce qui montre qu'ils ne renoncent jamais............................ 
 
Et aujourd'hui, effectivement, ils reviennent en masse, par le biais "pacifique" d'une immigration de peuplement,  qui exploite à fond les failles de nos lois, de nos principes démocratiques, et de nos avancées sociales...!    

Un jour ils seront assez nombreux pour prendre démocratiquement le pouvoir  dans les villages, les banlieues, les villes, les régions, les pays d'Europe !     

 Il ne faut pas croire ceux qui les décrivent comme "modérés" ! 

Car les exemples des"printemps arabes" qui se déroulent sous nos yeux en Tunisie, Lybie, Egypte, montrent s'il en était besoin que les "modérés" se font toujours évincer par les enragés ! 

 Qui ne cherchent qu'une chose : appliquer la charia et  transformer nos pays d'Europe en un "Dar al Islam", une terre d'islam. 
    
Il suffit de voir les exactions actuelles contre les chrétiens d'Afrique du Nord, d'Egypte, d'Indonésie, du Nigéria, etc, pour imaginer quel serait le sort réservé à nos familles, à nos peuples européens de souche judéo-chrétienne !      

La France est le pays européen avec la plus importante population musulmane qui augmente très rapidement  avec l’ immigration de peuplement et la natalité.

 Il faut réagir très rapidement pour que la France ne devienne un nouveau Kosovo ;

 pays originairement chrétien où les quelques chrétiens subsistants sont martyrises.

TEXTE DE rEGINE

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
6 février 2014 01:01

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« La France a jeté les harkis dans les basses-fosses de l’Histoire. Il y a eu 80.000 morts. Paris a systématiquement entravé leur sauvetage. De Gaulle est bel et bien complice d’un crime contre l’humanité. » Georges-Marc BENAMOU (Paris-Match – N° 2841 – 30/10- 5/11/2003)

« De Gaulle a abandonné les harkis c’est son crime et le nôtre ». Jean DANIEL (Le Nouvel Observateur - 17 septembre 2009)

"L'acte de trahison le plus retentissant de la Ve: République ? Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d'Algérie." – Alain DUHAMEL dans HISTORIA,  nov-déc 2009 - page 54

harkis.jpg
En 1962, pour faire aboutir sa nouvelle politique algérienne, radicalement opposée à celle qui lui avait permis de revenir au pouvoir en juin 1958, de Gaulle a-t-il été conduit à concevoir et mettre en œuvre un « crime d'Etat », c'est-à-dire une action préméditée conduisant au sacrifice de nationaux français qui n'entraient pas dans le cadre de sa nouvelle politique ou qui s'y opposaient ?

Les archives officielles et privées, les témoignages des acteurs et des victimes permettent de démontrer scientifiquement que de Gaulle est bien l'auteur d'un crime contre l'humanité dont il porte la principale responsabilité.

Si cette affirmation s’était avérée fausse, les personnalités qui ont publiquement relaté cette vérité historique auraient été poursuivies en diffamation par la famille, les proches ou les défenseurs de la mémoire de l’homme de Colombey. Plus de 10 ans se sont écoulés depuis la parution de cet article dans Paris-Match ;Georges-Marc Benhamou n'a jamais été inquiété en quoi que ce soit… et aucun intellectuel, aucun historien, aucun homme politique n'est venu démentir ses propos.

Alors que les « gogos de service » commémorent toujours « l’appel du 18 juin », il est bon de rappeler les ordres criminels donnés par de Gaulle lors des séances du Comité des Affaires Algériennes, qu'il présida de 1959 à 1962.

Ceux-ci furent rapportés par son conseiller, Raymond Aron, dans ses mémoires « 50 ans de réflexion politique » (p.388 – Julliard) : « les harkis, pour la plupart, furent livrés à la vengeance des vainqueurs sur l'ordre peut-être du général de Gaulle lui-même qui par, le verbe, transfigura la défaite et camoufla les horreurs... ». 

Cette action criminelle fut dénoncée au Parlement dès mai 1962 par le Bachaga Saïd Boualam, Vice-président de l'Assemblée Nationale, et par le Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d'Economie, dans son ouvrage « L'Algérie d'Evian » (L'Esprit Nouveau - mai 1962).

Le président algérien Abdelhaziz Bouteflika a reconnu ce massacre en déclarant sur Radio-Beur FM, en octobre 1999, parlant de la répression contre le GIA : « Nous ne faisons pas les mêmes erreurs qu’en 1962 où, pour un harki, on a éliminé des familles et parfois des villages entiers »(« La Croix » du 17 juin 2000).

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- Administrateur du site para (Jean-Pierre) : beajp08@sfr.fr

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« Que les Français en grande majorité aient, par référendum, confirmé, approuvé l'abandon de l'Algérie, ce morceau de la France, trahie et livrée à l'ennemi, qu'ils aient été ainsi complices du pillage, de la ruine et du massacre des Français d'Algérie, de leurs familles, de nos frères musulmans, de nos anciens soldats qui avaient une confiance totale en nous et ont été torturés, égorgés, dans des conditions abominables, sans que rien n'ait été fait pour les protéger, cela je ne le pardonnerai jamais à mes compatriotes : la France est en état de péché mortel. Elle connaîtra un jour le châtiment » (Maréchal Alphonse JUIN – 2 Juillet 1962)

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Ma biographie, cliquer sur : - Ma Biographie 

 

Mes ouvrages, cliquez sur : -Ma Bibliographie –

Roger Holeindre: Brahim

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
5 février 2014 01:49

 

 

Madame TEUMA Marie-Claude (22.04.1944/) née à Alger (Algérie française)  -Fille unique de Paul-Marie-Hubert, directeur des établissements Montserrat (Orangina), lui-même fils unique de François Teuma, directeur de l'hôtel Quentin, rue Ampère à Oran. Epouse de Elie Barbagelata. Etudes à Oran jusqu'en seconde. Epouse Didier, fils du docteur A. Laborde. Dès le 02.07.1962, elle est seule en attente d'un départ de l’aérodrome de La Sénia à Oran, pour rejoindre sa mère à Marseille.

Dans une lettre datée du 27.09.? (année illisible), le secrétaire d'Etat chargé des Affaires algériennes, Jean de Broglie, il est stipulé: «...J'avais aussitôt demandé à la Croix-Rouge internationale de procéder à une enquête extrêmement poussée sur cette disparition, dont les résultats viennent aujourd'hui de me parvenir. Ceux-ci sont malheureusement négatifs et j'ai le pénible devoir de vous informer que, d'après les recherches effectuées par cet organisme, il nous faut conclure au décès de Monsieur Teuma et de ses compagnons.

D'après un témoignage qui paraît digne de foi, il semble que M. Teuma et ses compagnons aient subi le même sort que toutes les personnes disparues lors de l'émeute des 4 et 5 juillet à Oran. Arrêtés à un barrage sur la route de La Sénia, ils ont été abattus alors que l'un d'eux tentait de s'enfuir...». Dans la lettre destinée à l'auteur, datée du 30.10.2004, elle précise: «Le 5 juillet 1962, j'étais depuis trois jours à l'aéroport de la Sénia à Oran, en partance pour la France. Mon père venait me voir tous les jours, je dormais au poste Météo. Ce 5 juillet, il n'est pas venu..., je devais rejoindre ma mère à Marseille, j'ai embarqué pour Paris et j'ai atterri à Lyon. J'avais 18 ans...».

 

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Le 05.06.2006 à Marseille, elle participe à la marche silencieuse en mémoire des disparus en Algérie. Le 18.09.2008, elle adresse une lettre au Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants qui, le 22.07.2008, répondait par la négative à la question du député socialiste radical, Kléber Mesquida, concernant la reconnaissance de la qualité de «mort pour la France» aux victimes civiles de la guerre d'Algérie. Le 14.03.2009 à Valence, elle manifeste contre la célébration du 19 mars.

Le 05.11.2009, une lettre du ministère de la Défense lui apprend que son père, Paul Marie Hubert Teuma, est reconnu comme «Mort pour la France» jugeant que les circonstances du décès: «résultent d'actes de violence constituant une suite directe de faits de guerre et permettent l'apposition de la mention «Mort pour la France».


Le 21.12.2009, la directrice du même service lui signifie, par simple lettre, que l'avis favorable lui était retiré car il était «entaché d'illégalité. La fin de la guerre d'Algérie ayant été déclarée le 2 juillet» ainsi son père «n'est pas décédé à la suite d'actes de violence constituant une suite directe de faits de guerre.». Psychanalyste Psychothérapeute à l'institut de Psychanalyse nîmois. Présidente du «Collectif de Défense des Familles de Disparus». Le 28.01.2010, aux côtés de H. Troupel et de C. Perrotet, elle participe à l'assemblée constitutive du cercle algérianiste de Nîmes.


 Le 26.12.2013, enfin, un acte d’acquiescement signé par Madame Le Procureur général près la Cour d’appel de Rennes : « Déclare par le présent acte acquiescer purement et simplement l’arrêt rendu par la 6ème chambre de la Cour d’appel de Rennes le 15.10.2013 réformant la décision du tribunal de Grande instance de Nantes, en date du 24.05.2012 et, ordonnant l’adjonction de la mention « mort pour la France » sur l’acte de décès de M. Paul Teuma, né le 30.07.1918 à Carces (Var) et décédé le 05.07.1962 à Lartigues (Algérie). Renonçant à attaquer le dit arrêté par toute voie de recours ordinaire ou extraordinaire, voulant et entendant qu’il soit désormais définitif. Fait à Rennes, le 26.12.2013. Pour le Procureur général, Olivier Bonhomme, substitut général. ». L’auteur précise que cet acte fera jurisprudence.

 

 

 

19mars1962Mensonge.jpg

 

 

Dans un message daté du 24.01.2014 et diffusé via Internet, adressé aux « Chers compatriotes, chers amis », Mme. Marie-Claude Teuma, rappelant succinctement les termes de l’ « acte d’acquiescement » du 26.12.2013, note : « Voilà, après de nombreuses péripéties qui, durent depuis le 05.11.2009, les enlevés/disparus après l’indépendance de l’Algérie sont enfin reconnus comme victimes « d’acte de violence constituant une suite directe de faits de guerre » (Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de la guerre : Article L488 de la loi n° 2005-1719 du 30.12.2005).

J’espère que les familles de disparus Pieds-Noirs et Harkis n’hésiteront pas à faire la demande de la mention « Mort pour la France » auprès de l’ONAC pour honorer la mémoire de leurs disparus mais aussi pour que notre histoire soit reconnue et respectée et, que leur sacrifice au nom de « l’intérêt supérieur de l’Etat » soit célébré par tous, civils et militaires. Ils ont existé. J’espère que toutes les places, rues et squares de France célébrant le 19 mars seront débaptisés, car le reconnaissance des « morts pour la France » après l’indépendance est bien la preuve que les « Accords d’Evian » n’ont pas été respectés et ne symbolisent en aucun cas la fin de la guerre.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont témoigné pour mon procès et toutes celles qui m’ont soutenue et conseillée. Soyez-en remerciés très sincèrement du fond du cœur. Je dois également remercier mes avocates, Maître Fanny Velay et Maître Karline Gaborit qui ont adhéré sans hésitation à notre cause et qui ont su plaider avec conviction. Je me tiens à la disposition de toute personne qui désirerait avoir un complément d’information. »

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A la lecture de la lettre de Marie-Claude, transparaît certes un soulagement, après un long combat serein et déterminé pour la reconnaissance de la disparition de son père, mais aussi beaucoup d’altruisme envers ceux des Pieds-Noirs et des Harkis qui ont subi le même horrible sort.

L’auteur l’avait rencontré deux fois, seulement, mais avait été très vite touché par son empathie et par cette force intrinsèque qu’elle dégage toujours. Elle est en droit, aujourd’hui, de passer le témoin, en rappelant aux relayeurs cette précaution de Gustave Le Bon : « Les volontés précaires se traduisent par des discours, les volontés fortes par des actes. ».

 

Delenclos Michel
Chercheur en histoire
Auteur de "19 mars 1962 ? Waterloo !", Ed. L' Harmattan, 2013

 

Bibliographie :

De Claude Micheletti "Fors l'honneur", Ed. Curutchet, 2002.

De Raphaël Delpard "Les oubliés de l'histoire", Ed. M. Lafon, 2003.

De Guy Pujante "De l'Algérie de papa à l'Oas", Ed. G. de Bouillon, 2004.

De Michel Delenclos «Les Mots des uns...Les Maux des autres. La France et l'Algérie», Ed. G. de Bouillon, 2008.

De M. Delenclos « 19 mars 1962 ? Waterloo ! »,  Ed. L »Harmattan, 2013

 

Voir «Mort pour la France» et «Disparus», 2009. Supplément à l'Algérianiste n° 130 de 06/2010. 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire