Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie---International Press Review ---- Обзор международной прессы
  • Contact

Rechercher

28 novembre 2014 02:45
Vingt-six vérités sur le groupe État islamique (EI) qu’Obama veut vous cacher

La guerre menée par les États-Unis contre le groupe armé État islamique est un grand mensonge.

Pourchasser les « terroristes islamiques » et mener une guerre préventive dans le monde entier pour « protéger la patrie étasunienne » sont des concepts utilisés pour justifier un programme militaire.

L’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) est une création du renseignement étasunien. Le programme de « lutte contre le terrorisme » de Washington en Irak et en Syrie consiste à appuyer les terroristes.

L’incursion des brigades du groupe État islamique (EI) en Irak ayant débuté en juin 2014 faisait partie d’une opération militaire et du renseignement soigneusement planifiée et soutenue secrètement par les États-Unis, l’OTAN et Israël.

Le mandat de lutte contre le terrorisme est fictif. Les États-Unis sont le « commanditaire numéro un du terrorisme d’État ».

L’État islamique est protégé par les États-Unis et leurs alliés. S’ils avaient voulu éliminer les brigades de l’État islamique, ils auraient pu bombarder intensément leurs convois de camionnettes Toyota lorsqu’ils ont traversé le désert entre la Syrie et l’Irak en juin. 

ISIL-invasion-e1404535165853.jpg

Le désert syro-arabe est un territoire ouvert (voir la carte ci-dessous). D’un point de vue militaire, cette opération aurait pu être effectuée efficacement, rapidement et de manière extrêmement précise avec des chasseurs à la fine pointe de la technologie (F15, F22 Raptor, CF-18).

iraq_climate_map_03.jpg

Dans cet article, nous abordons 26 concepts qui réfutent le grand mensonge. Alors que les médias interprètent cette opération militaire à grande échelle contre la Syrie et l’Irak comme étant une entreprise humanitaire, elle a engendré d’innombrables morts civiles.

Cette opération n’aurait pas pu être entreprise sans l‘appui inflexible des médias occidentaux, lesquels ont maintenu que l’initiative d’Obama représentait une opération de contre-terrorisme.

LES ORIGINES HISTORIQUES D’AL-QAÏDA

1. Les États-Unis appuient Al-Qaïda et ses organisations affiliées depuis presque un demi-siècle, depuis le début de la guerre soviéto-afghane.

2Des camps d’entraînement de la CIA ont été mis en place au Pakistan. Entre 1982 et 1992, la CIA a recruté quelque 35 000 djihadistes venus de 43 pays musulmans pour faire le djihad en Afghanistan.

« Payée par des fonds de la CIA, des annonces publicitaires incitant à se joindre au djihad ont été placées dans les journaux et bulletins d’information à travers le monde. »

3Washington appuie le réseau terroriste islamique depuis l’administration Reagan.

Ronald Reagan a appelé les terroristes des « combattants de la liberté ». Les États-Unis ont fourni des armes aux brigades islamiques. C’était pour « une bonne cause » : la lutte contre l’Union soviétique et un changement de régime ayant mené à la disparition d’un gouvernement laïc en Afghanistan.

Reagan-Mujahedeen-600x399.jpg

Ronald Reagan rencontre les commandants des moudjahidines afghans à la Maison-Blanche en 1985 (Reagan Archives)

4Des manuels djihadistes ont été publiés par l’Université du Nebraska.  « Les États-Unis ont dépensé des millions de dollars pour fournir aux écoliers afghans des manuels remplis d’images violentes et d’enseignements islamiques militants. »

5. Oussama ben Laden, «le demon» (Bogeyman) des États-Unis et fondateur d’Al-Qaïda a été recruté par la CIA en 1979, dès le début du djihad contre l’Afghanistan, appuyé par les États-Unis. Il avait 22 ans et a été formé dans un camp d’entraînement de guérilla soutenu par la CIA.

Al-Qaïda n’était pas derrière les attaques du 11-Septembre. Le 11 septembre 2001 a fourni une justification à la guerre contre l’Afghanistan, basée sur l’idée que l’Afghanistan pratiquait le terrorisme d’État en soutenant Al-Qaïda. Les attaques du 11-Septembre ont contribué à l’élaboration de la « guerre mondiale au terrorisme » (Global War on Terrorism)

L’ÉTAT ISLAMIQUE

6. Le groupe État islamique (EI) était à l’origine une entité liée à Al-Qaïda et créée par le renseignement étasunien avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et du General Intelligence Presidency (GIP) saoudien, Ri’āsat Al-Istikhbarat Al-’Āmah (رئاسة الاستخبارات العامة).

isis_small.jpg

7. Les brigades de l’EI ont participé à l’insurrection en Syrie contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, insurrection appuyée par les États-Unis et l’OTAN.

8. L’OTAN et le Haut commandement turc étaient responsables du recrutement de mercenaires pour l’EI et Al-Nosra dès le début de l’insurrection syrienne en mars 2011. Selon des sources du renseignement israélien, cette initiative consistait en « une campagne visant à enrôler des milliers de volontaires musulmans dans les pays du Moyen-Orient et le monde musulman pour combattre aux côtés des rebelles syriens. L’armée turque logerait ces volontaires, les formerait et assurerait leur passage en Syrie. (DEBKAfile, NATO to give rebels anti-tank weapons, 14 août 2011.)

us-soldier-refuse.jpg

9Il y a des forces spéciales occidentales et des services de renseignement occidentaux dans les rangs de l’EI. Des forces spéciales britanniques et le MI6 ont participé à la formation de rebelles djihadistes en Syrie.

10Des experts militaires occidentaux travaillant à contrat pour le Pentagone ont formé les terroristes pour utiliser des armes chimiques.

« Les États-Unis et certains de leurs alliés européens utilisent des entrepreneurs liés à la Défense pour montrer aux rebelles syriens comment sécuriser les stocks d’armes chimiques en Syrie, ont déclaré dimanche à CNN un haut responsable étasunien et plusieurs diplomates de haut rang. » (CNN Report 9 décembre, 2012)

ISIS-CIA-cooperation.jpg11La pratique de la décapitation de l’EI fait partie des programmes d’entraînement des terroristes appuyés par les États-Unis et mis en œuvre en Arabie Saoudite et au Qatar.

12Un grand nombre de mercenaires de l’EI,recrutés par l’allié des États-Unis, sont des criminels condamnés qui ont été libérés des prisons saoudiennes à condition qu’ils se joignent à l’EIDes condamnés à mort saoudiens ont été recrutés pour rejoindre les brigades terroristes.

13. Israël a soutenu les brigades de l’EI et d’Al-Nosra sur le plateau du Golan.

Des djihadistes ont rencontré des officiers israéliens de Tsahal ainsi que le premier ministre Nétanyahou. Les haut gradés de Tsahal reconnaissent tacitement que « des éléments du jihad mondial en Syrie » [EI et Al-Nosra] sont soutenus par Israël. Voir l’image ci-dessous :

« Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou et le ministre de la Défense Moshe Yaalon,aux côtés d’un mercenaire blessé, à l’hôpital militaire de campagne israélien sur le plateau du Golan occupé à la frontière de la Syrie, le 18 février 2014. »

netanyahu-mercenary-hospital.jpg

LA SYRIE ET L’IRAK

14. Les mercenaires de l’EI sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Leur mandat tacite est de ravager et détruire la Syrie et l’Irak, au nom de ceux qui les appuient, les États-Unis.

mccainidriss-249x300.jpg15. Le sénateur étasunien John McCain a rencontré des chefs terroristes djihadistes en Syrie. (Voir la photo à droite.)

16. La milice de l’État islamique, actuellement la cible présumée d’une campagne de bombardements des États-Unis et de l’OTAN en vertu d’un mandat de « lutte contre le terrorisme », est toujours soutenue clandestinement par les États-Unis. Washington et ses alliés continuent à fournir de l’aide militaire à l’État islamique.

17Les bombardements des États-Unis et de leurs alliés ne visent pas l’EI, ils visent plutôt l’infrastructure économique de l’Irak et la Syrie, dont les usines et les raffineries de pétrole.

18. Le projet de califat de l’EI relève d’un programme de longue date de la politique étrangère des États-Unis, ayant pour but de diviser l’Irak et la Syrie en territoires distincts : un califat islamiste sunnite, une République chiite arabe et une République du Kurdistan.

LA GUERRE MONDIALE AU TERRORISME (GMAT)

19. « La guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) est présentée comme un « choc des civilisations », une guerre entre les valeurs et les religions concurrentes, alors qu’en réalité, elle constitue une véritable guerre de conquête, guidée par des objectifs stratégiques et économiques.

20. Les brigades terroristes d’Al-Qaïda soutenues par les États-Unis (et appuyées secrètement par le renseignement occidental) ont été déployées au Mali, au Niger, au Nigeria, en Centrafrique, en Somalie et au Yémen.

Ces différentes entités affiliées à Al-Qaïda au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne et en Asie sont appuyées par des « atouts du renseignement » soutenus par la CIA. Ils sont utilisés par Washington afin de faire des ravages, créer des conflits internes et déstabiliser des pays souverains.

Guerre-et-mondialisation.jpg

Guerre et mondialisation: La vérité derrière le 11 septembre, Michel Chossudovsky

21. Boko Haram au Nigeria, Al-Shabab en Somalie, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) (soutenu par l’OTAN en 2011), Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI)la Jemaah Islamiyah (JI) en Indonésie, entre autres groupes affiliés à Al-Qaïda, sont soutenus clandestinement par les services de renseignement occidentaux.

22. Les États-Unis appuient également des organisations terroristes affiliées à Al-Qaïda dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang en Chine. L’objectif sous-jacent consiste à déclencher l’instabilité politique en Chine occidentale.

L’on rapporte que des djihadistes chinois auraient reçu « une formation terroriste » de l’État islamique « dans le but de perpétrer des attaques en Chine ». L’objectif déclaré de ces entités djihadistes situées en Chine (servant les intérêts des États-Unis) est d’établir un califat islamique s’étendant jusque dans l’ouest de la Chine. (Michel Chossudovsky,  America’s War on Terrorism, Global Research, Montréal, 2005, chapitre 2).

TERRORISTES D’ORIGINE INTÉRIEURE

23. Les terroristes c’est nous  : Les États-Unis sons les architectes inavoués du groupe armé État islamique et le mandat sacré d’Obama est de protéger l’Amérique contre les attaques de l’EI.

24. La menace terroriste d’origine intérieure est une fabrication. Les gouvernements occidentaux et les médias en font la promotion dans le but d’abroger les libertés civiles et d’instaurer un État policier. Les attaques terroristes perpétrées par de présumés djihadistes et les avertissements d’attentats des terroristes sont invariablement mis en scène. Ils sont utilisés pour créer une atmosphère de peur et d’intimidation.

Les arrestations, les procès et les condamnations de « terroristes islamiques » visent pour leur part à entretenir la légitimité du Homeland Security, l’État sécuritaire des États-Unis, et de l’appareil d’application de la loi, de plus en plus militarisé.

L’objectif ultime est d’inculquer dans l’esprit de millions d’Étasuniens l’idée que l’ennemi est réel et que l’administration étasunienne va protéger la vie de ses citoyens.

25. La campagne de « lutte au terrorisme » contre l’État islamique a contribué à la diabolisation des musulmans, qui, aux yeux de l’opinion publique occidentale, sont de plus en plus associés aux djihadistes.

26. Toute personne qui ose remettre en question la validité de la « guerre mondiale au terrorisme » est accusée d’être un terroriste et soumise aux lois anti-terroristes.

Le but ultime de la « guerre mondiale au terrorisme » est de soumettre les citoyens à l’autorité, de dépolitiser complètement la vie sociale aux États-Unis, d’empêcher les gens de penser et de conceptualiser, d’analyser les faits et de contester la légitimité de l’ordre social inquisitorial qui gouverne le pays.

L’administration Obama a imposé un consensus diabolique avec le soutien de ses alliés, sans compter le rôle complice du Conseil de sécurité des Nations Unies. Les médias occidentaux ont adopté le consensus; ils décrivent le groupe État islamique comme une entité indépendante, un ennemi extérieur qui menace le monde occidental.

Le grand mensonge est devenu vérité.

Dites non au « grand mensonge ».

Passez le mot.

Au bout du compte, la vérité est une arme puissante.

Aidez-nous s’il vous plaît à aller de l’avant. Nous comptons sur l’appui de nos lecteurs.

Pensez à faire un don au Centre de recherche sur la mondialisation.

Pour la paix et la vérité dans les médias.

Michel Chossudovsky

Video: La mondialisation de la guerre

Article original en anglais : Twenty-six Things About the Islamic State (ISIL) that Obama Does Not Want You to Know About

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 

vu sur : http://www.wikistrike.com/2014/11/vingt-six-verites-sur-le-groupe-etat-islamique-ei-qu-obama-veut-vous-cacher.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
28 novembre 2014 01:29

A Yirca, le 9 novembre 2014. Des habitants tentent de replanter des oliviers après l'arrachage, dans la nuit du 6 au 7 novembre de plusieurs centaines d'arbres par la société Kolin, qui prévoit d'y construire une centrale à charbon.

 

Pendant plus de deux semaines, les villageois de Yirca, un village de la région de Manisa, tout près de la mer Egée, ont monté la garde jour et nuit dans leurs champs, bien décidés à empêcher la destruction de leurs oliviers.

 

Même si les oliveraies ne leur appartenaient plus, préemptées quelques mois plus tôt par la société Kolin chargée de construire une nouvelle centrale au charbon, il leur était difficile de se résoudre à l’idée que leurs « arbres de vie » – le nom de l’olivier en turc –, source de revenus non négligeables des familles de Yirca depuis des générations, allaient être arrachés. La production d’huile d’olive est la principale ressource de la région avec le charbon.

La petite bourgade est située non loin de la ville de Soma, où 301 mineurs ont péri, victimes d’un incendie le 13 mai.

Le sort des oliviers de Yirca s’est joué en cinq heures, dans la nuit de jeudi 6 au vendredi 7 novembre. Tout a commencé jeudi lorsque les gardes de sécurité de la société Kolin, se substituant aux forces de l’ordre, ont menotté puis enfermé dans un cabanon quatre agriculteurs contestataires. Les gendarmes ont fait le reste, incitant les autres à aller voir ailleurs.

Pollutions multiples

A minuit, six bulldozers sont entrés en action, déracinant 6 000 oliviers. L’opération a suscité la consternation des villageois, irrités par le projet de centrale concocté par le gouvernement et réalisé par Kolin. Cette société du BTP, réputée proche des islamo-conservateurs au pouvoir, est impliquée dans maints chantiers pharaoniques.

Le Monde-Planète

 

vu sur : http://www.gerard-brazon.com/article-la-turquie-islamiste-rase-ses-oliveraies-centenaires-pour-contruire-des-centrales-a-charbon-125053153.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
28 novembre 2014 00:04

L’argent des contribuables anglais est perçu frauduleusement et utilisé par des terroristes dans des pays comme l’Irak et la Syrie, d’après Terri Nicholson, membre de l’unité de lutte contre le terrorisme. [...]

Le système de prestations sociales de la Grande-Bretagne est détourné pour financer le terrorisme met en garde un officier supérieur de la police. [...]

Elle a déclaré qu’il y eu récemment « un certain nombre de cas » de terroristes faisant de fausses déclarations de prêts aux étudiants pour financer leurs activités. [...] «Nous assistons à une fraude qui se diversifie, y compris la fraude en ligne, l’abus du système des prestations sociales, l’abus du système de prêts aux étudiants, afin de financer le terrorisme» [...]

Source

 

vu su : http://www.fdesouche.com/541105-les-jihadistes-finances-largent-prestations-sociales-anglaises

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
28 novembre 2014 00:01

Les services de renseignement danois (PET) ont reconnu jeudi 27 novembre que le Danemark avait payé des allocations chômage à 28 personnes parties combattre en Syrie dans les rangs de l’Etat islamique.
Ces services ont indiqué au quotidien BT qu’il a été enjoint à 15 allocataires sur 28 de rembourser. Huit font encore l’objet d’une enquête, et cinq ont échappé à cette injonction faute de preuves suffisantes.

« C’est incroyablement important que nous ne soyons pas naïfs », a déclaré au quotidien danois la ministre de la justice, Mette Frederiksen, interrogée sur des données provenant du recoupement de fichiers de plusieurs administrations.

Le Danemark est l’un des pays les plus généreux du monde dans l’indemnisation du chômage, qui peut atteindre 801 couronnes (108 euros) par jour pendant deux ans. Il n’a pas été précisé si les bénéficiaires en question touchaient autant, ni s’ils étaient tous danois.


Parmi les pays occidentaux comportant le plus grand nombre de djihadistes, le Danemark se situe derrière la Belgique et la France. Selon le PET, « plus de cent » habitants du pays l’ont quitté dans le but de combattre en Syrie. La Belgique estime à 300 le nombre de ses ressortissants dans les rangs de l’Etat islamique, et la France, à un millier.

Source

 

vu sur : http://www.fdesouche.com/541049-danemark-verse-chomage-combattants-letat-islamique

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
27 novembre 2014 17:48

Poutine déconseille d’entraîner la Russie dans « les intrigues geopolitiques »

© Photo: RIA Novosti/Alexei Druzhinin

Par La Voix de la Russie | Le 26 novembre, lors d’une rencontre avec les dirigeants militaires à Sotchi, le président Vladimir Poutine a une fois de plus nettement défini les positions de la Russie dans la politique internationale.

 

Il a fait comprendre que la Russie ne manifestait aucune agressivité, ne cherchait à défier personne sur le plan militaire mais se tenait prête à défendre par tous les moyens nécessaires sa sécurité et celle de ses amis :

« Nous ne menaçons personne et n’avons par l’intention de nous impliquer dans les jeux, les intrigues géopolitiques de toute nature ou, à plus forte raison, dans des conflits nonobstant des tentatives de nous y entraîner.
En même temps, nous avons le devoir de défendre fermement la souveraineté et l’intégrité de la Russie et la sécurité de nos alliés. J’attire en particulier l’attention sur la nécessité de concertation des efforts de tous les pouvoirs publics en matière de défense. »

Vladimir Poutine a eu à Sotchi une série de conférences importantes avec les militaires consacrées au développement des forces armées et à la planification militaire. Le président a jugé nécessaire de mettre les points sur les « i » à deux semaines de la publication de la doctrine militaire russe mise à jour.

La doctrine existante a été adoptée en 2010 mais l’agressivité accrue de l’OTAN, le bouclier antimissile américain en Europe et les aventures de l’OTAN et de Washington en Ukraine, ont complètement changé la nature des menaces géopolitiques.

Les experts n’ont pas besoin de « déchiffrer » les paroles du président, dit Vladimir Stol, professeur de l’Académie de la fonction publique auprès du président. En effet, les tentatives d’entraîner la Russie tantôt dans la guerre en Afghanistan, tantôt dans la guerre en Libye, tantôt directement dans le conflit en Syrie, se faisaient tout au long des années 2000.

Les États–Unis veulent maintenant pérenniser la crise ukrainienne. La nouvelle doctrine, estime Vladimir Stol, doit donner à Moscou des instruments supplémentaires et des repères plus précis pour manœuvrer dans les conditions géopolitiques changeantes :

« La Russie devra devenir moins dépendante des importations auxquelles doivent se substituer ses propres réalisations scientifiques et techniques. Il faudra également perfectionner le bouclier nucléaire stratégique et assurer la modernisation des armements conventionnels.
Nous ne verront en principe rien de foncièrement nouveau mais le volet militaire de la politique extérieure se verra accorder plus d’importance. »

Après le coup d’État à Kiev orchestré par les États-Unis et une nouvelle expansion de l’OTAN qui se rapproche de plus en plus de nos frontières, les experts russes ont commencé à parler ouvertement du caractère définitivement périmé de la doctrine militaire existante avec ses formulations trop diplomatiques fondées sur les attentes injustifées d’un partenariat avec les États-Unis et l’OTAN. A l’heure actuelle, quand les relations avec l’Occident se sont aggravées à l’extrême, il faut bien définir d’où viennent les menaces et leur nature.

 

vu sur : http://french.ruvr.ru/2014_11_27/Poutine-deconseille-d-entrainer-la-Russie-dans-les-intrigues-geopolitiques-3669/

vu sur 
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_11_27/Poutine-deconseille-d-entrainer-la-Russie-dans-les-intrigues-geopolitiques-3669/


Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_11_27/Poutine-deconseille-d-entrainer-la-Russie-dans-les-intrigues-geopolitiques-3669/

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
27 novembre 2014 12:07

La police anglaise craint une attaque au fusil d’assaut de type de celle de la ville de Bombay en Inde en 2008 (voir vidéos ci-dessous) et a donné des consignes aux citoyens britanniques par un affichage massif d'avertissements dans les transports en commun. Source : daiymail.co.uk


im-copie-56.jpg

 

 

 

vu sur : http://revoltes-en-europe.over-blog.com/article-grande-bretagne-les-conseils-de-la-police-aux-anglais-en-cas-d-attaques-terroristes-en-clair-d-is-125088708.html

 

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
27 novembre 2014 11:29
Le président russe Vladimir Poutine, le 15 novembre 2014 à Brisbane ( Pool/AFP/Archives / Alain Jocard )
Le président russe Vladimir Poutine, le 15 novembre 2014 à Brisbane ( Pool/AFP/Archives / Alain Jocard )

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé mardi la création d'une zone de libre-échange entre l'Union douanière menée par la Russie et le Viet Nam, après une rencontre mardi avec le numéro un vietnamien, Nguyen Phu Trong.

"Les pourparlers sont au stade de finalisation, et le Vietnam pourra devenir le premier pays avec lequel un tel accord sera conclu", a déclaré M. Poutine, à l'issue d'une rencontre avec le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam à Sotchi, au bord de la mer Noire.

Créée en 2010, l'Union douanière entre le Bélarus, le Kazakhstan et la Russie exempte de droits de douane les marchandises circulant entre ces trois États, et permet leur libre circulation au sein de l'Union.

Moscou et Hanoï se sont également mis d'accord sur l'augmentation des livraisons des produits agricoles vietnamiens sur le marché russe, selon M. Poutine.

En août, la Russie avait instauré un embargo sur la plupart des produits alimentaires en provenance des pays de l'Union européenne, en réponse aux sanctions occidentales prises à son encontre.

Par ailleurs, le géant gazier russe Gazprom a annoncé dans un communiqué avoir signé un accord avec le groupe public vietnamien d'hydrocarbures PetroVietnam sur l'exploration commune des gisements dans la région d'Orenbourg et dans le district autonome des Iamalo-Nenets (nord-ouest de Sibérie).

Un autre accord prévoit la livraison du pétrole russe de la marque VSTO (ESPO) au Vietnam par le groupe Gazprom Neft, la branche pétrolière de Gazprom.

Les échanges commerciaux entre la Russie et le Vietnam "peuvent atteindre jusqu’à 10 milliards de dollars d'ici quelques années", s'est félicité Vladimir Poutine.

"Dix-sept projets d'investissements pour un montant de plus de 20 milliards de dollars" sont en cours, selon le président russe.

"La Russie était depuis toujours l'un des principaux partenaires du Vietnam", a rappelé Nguyen Phu Trong, prônant le renforcement de la coopération avec Moscou pour faire passer les relations entre les deux pays à un "nouveau, plus haut niveau".

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
27 novembre 2014 03:17

Porte-hélicoptères de classe Mistral

La France risque de faire l'objet d'une procédure judiciaire en cas de non-exécution du contrat prévoyant la livraison de porte-hélicoptères de classe Mistral à la Russie, a annoncé vendredi l'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan, Alexandre Grouchko.

"A en juger d'après ce que nous lisons dans la presse (…) nous pouvons supposer que la France subit une pression sans précédent en la matière. Mais les contrats doivent être honorés. C'est la réputation de la France en tant que partenaire fiable et acteur international qui est en jeu", a déclaré le diplomate dans une interview à la chaîne de télévision Rossiya 24.

"Si le contrat n'est pas rempli, la France fera face à des conséquences politiques graves et à la perspective d'une procédure judiciaire, car il s'agit d'investissements importants engagés dans ce projet", a souligné l'ambassadeur de Russie auprès de l'Otan.

La livraison de ces navires commandés par la Russie à la France reste en suspens. Les autorités françaises, qui tentent d'amener Moscou à modifier sa position sur la crise ukrainienne, affirment que les "conditions ne sont toujours pas réunies" pour remettre le Vladivostok, premier des deux bâtiments de classe Mistral, à la Russie.

Moscou a fait savoir qu'il attendrait jusqu'à fin novembre avant de réclamer des indemnités pour la non-exécution du contrat et que les montants réclamés seraient rendus publics.

Le chef de l'Etat français a répliqué qu'il prendrait sa décision "en dehors de toute pression, d'où qu'elle vienne".

 

vu sur : http://fr.ria.ru/world/20141121/203046898.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
26 novembre 2014 18:59
Alors que Poroshenko avait choisi Odessa, ville martyre de l'extrémisme du nouveau pouvoir (les événements du 2 mai 2014, voir ici), pour déclarer vouloir anéantir le Donbass, les habitants de la ville ne se rendent pas. Une forme de résistance souterraine s'affirme, malgré les pressions. 


Le 21 novembre au soir, comme l'écrit le blogger Colonel Cassad, les habitants d'Odessa ont, eux aussi, à leur manière, fêter l'unité nationale. Avec un jeu de laser, le drapeau de Novorossia se met à danser sur la façade du bâtiment de l'Administration de la région. Une provocation de taille en plein cœur de la ville.
Mais même avant cela, des prises de position s'affichent sur la ville.
"Odessa, capitale sud de Novorossia"
Sur de simples maisons, Odessa est associée à Novorossia, avec le Donbass:
Le Drapeau de Novorossia est parfois hissé:
Finalement une simple vérité est rappelée aux passants:
"L'Ukraine est morte le 2 mai".
C'est peut-être ce qu'il ne faut pas oublier. Ce crime , qui fut un tournant dans l'horreur quotidienne, a inauguré une longue série. Ce fut un crime gratuit. Contre des gens sans armes. Des dizaines morts, coincés dans le bâtiment de la Maison des Syndicats, gazés, brûlés, torturés. Des gens sautant par les fenêtres et se faisant tirer dessus par la foule en bas. L'inertie complice de la police. Ce jour-là, le nouveau régime a montré son vrai visage, depuis il ne l'a plus quitté. Il a franchi la ligne rouge. Odessa se souvient, même si aucun responsable n'est inquiété. Ce jour-là l'Ukraine, telle que la connaissions est morte. Comment imposer aux populations de vivre ensemble après cela? 
Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
26 novembre 2014 16:47

Recep-Tayyip-Erdogan1[1]

Le despote islamo-conservateur Recep Tayyip Erdoğan a affirmé lundi 23/11/14 que les femmes ne pouvaient pas être naturellement égales aux hommes. Ce personnage mégalomane entraîne toute la Turquie dans une nouvelle ère obscurantiste.

Durant une allocution devant une assemblée composée en majorité de femmes pour un sommet sur « La Justice et les Femmes », Erdoğan a critiqué durement les féministes en les accusant d’être opposées à la maternité. Dans un passage de son discours il a confirmé que « notre religion – l’islam- a défini une place pour les femmes dans la société : la maternité ».

Il joue évidemment sur les différences physiologiques et physiques pour mieux museler l’être humain « femme » et tous les droits qui y sont associés.
De très nombreux observateurs de la Turquie accusent l’actuel président d’une grave dérive autoritaire et de vouloir islamiser la société turque.

Erdoğan prépare progressivement le pays à des changements profonds concernant notamment les femmes. Il est fermement opposé, par exemple, à l’avortement (autorisé depuis 1983), et son gouvernement envisage de présenter un projet de loi au Parlement réduisant la période de grossesse pendant laquelle l’avortement est autorisé en passant de 10 semaines à 4 ou 6 semaines.

Mais le président échafaude un avenir bien plus sombre, il ira beaucoup plus loin. Il est de plus en plus clair qu’à terme les femmes seront confinées à la maison : pour la maternité, pour élever les jeunes enfants, exécuter les tâches ménagères, etc… comme dans d’autres pays proches de la Turquie. Il souhaite que chaque femme mette au monde au moins trois enfants.

N’a-t-il pas déjà fustigé officiellement les femmes qui rient ou qui parlent trop fort en public?
Vous verrez que les droits des femmes vont leur être progressivement retirés.

Et la Turquie veut entrer dans l’Europe ? Si les femmes européennes ne comprennent pas aujourd’hui le danger majeur qui se profile pour leur proche avenir, il est grand temps de s’informer et de se mobiliser pour éviter le rapprochement de la Turquie et de l’U .E.

Par ailleurs les affabulations du président turc commencent à faire beaucoup jaser en Turquie et à l’étranger. Certains médias étrangers plus libres font carrément dans la moquerie.
Très sûr de lui, Erdoğan a affirmé le 15 novembre dernier, au sommet des autorités musulmanes d’Amérique latine, que ce n’était pas Christophe Colomb qui avait découvert le continent américain, mais bien des marins musulmans en 1178.

Et d’ajouter que Christophe Colomb mentionnait l’existence d’une mosquée sur la côte cubaine.

Tout le monde sait bien que les Vikings ont précédé Colomb. Vers l’an 1000, les récits rapportent qu’un certain Leif Erikson (le nom est à confirmer) avec un équipage réduit a navigué depuis le Groenland jusqu’à une terre qu’il aurait appelée Vinland et qui se situerait très au Nord du continent américain. Mais il est encore plus probable que les premiers à avoir abordé les terres américaines étaient les chinois.

Erdoğan se ridiculise complètement. Les historiens et autres chercheurs n’ont jamais vu ou connu de vestiges suggérant une présence musulmane ancienne aux Amériques. Le président turc s’enfonce dans ses fantasmes.

La folie des grandeurs frappe également le président. Il emménage dans un nouveau palais présidentiel. Inaugurée en grande pompe, il y a un mois, jour anniversaire de la fondation de la république turque, cette imposante bâtisse d’une superficie de 200.000 m² a été construite en lisière de la capitale Ankara. Selon la presse turque, ce bâtiment aurait coûté 350 millions de dollars.

Rien n’est trop beau pour le « Grand Calife Turc ».

La Cour Constitutionnelle et les autres institutions turques sont devenues des organes-marionnettes, les médias sont muselés, les étudiants très surveillés, internet verrouillé, des militaires emprisonnés. C’est le triste constat, sur ce qui se passe actuellement en Turquie.

Nous n’oublions pas non plus son comportement inacceptable face à l’Etat islamique, sa haine des Kurdes, son refus de revoir l’histoire arménienne.

Les femmes turques seront donc limitées à des objets fonctionnant pour la reproduction et à des tâches subalternes pour la plus grande gloire d’un homme imbu de son pouvoir sur les corps et les âmes.

Les femmes en Turquie sont à terme condamnées à un silence minéral.
La conclusion s’impose avec force : pas de Turquie en Europe !

JACQUES D’EVILLE

vu sur : http://www.lepeuple.be/erdogan-pas-degalite-homme-femme/25430

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
26 novembre 2014 01:54

 

Vladimir Poutine a accordé en Russie, à Vladivostok le 13 novembre 2014, une interview à la télévision allemande « ARD ». Cette interview est à visionner ici pour les germanophones.

Cette interview porte principalement sur les rapports de la Russie avec l’Allemagne, sur l’OTAN et le déploiement des forces de part et d’autre, sur la Crimée, sur la crise ukrainienne et ses enjeux économiques, et bien sûr la Novorossiya.

__________________

Traduction en français pour Media Presse Info

Les inter-titres ont été ajoutés par la Traduction

Vladimir Poutine a répondu aux questions de Hubert Seipel pour la télévision allemande ARD. L’entrevue a été enregistrée le 13 Novembre à Vladivostok.

HUBERT SEIPEL: Bonjour, Monsieur le Président. Vous êtes le seul président russe qui ait jamais donné un discours au Bundestag. Cela se passait en 2001. Votre discours a été un succès. Vous avez parlé des relations entre la Russie et l’Allemagne, de la coopération de la Russie à la construction de l’Europe, même si vous aviez donné un avertissement. Vous avez dit que les idées de la guerre froide devaient être éradiquées. Donc vous avez noté que nous partagions les mêmes valeurs, encore  que vous ne fassiez pas confiance aux autres. Pourquoi étiez-vous un peu pessimiste à l’époque?

VLADIMIR POUTINE: Tout d’abord, je ne donne aucun avertissement ou remontrance et je ne voulais pas être pessimiste. Je voulais juste analyser la période précédente dans le développement de la situation dans le monde et en Europe, après l’effondrement de l’Union soviétique. Donc je me suis permis de prédire la situation en fonction de différents scénarios de développement. Naturellement, cela  reflète la situation comme nous la voyons, à travers le prisme, à la façon des diplomates, du point de vue de la Russie, mais encore, je pense qu’il s’agissait d’une analyse plutôt objective.

Je réitère: il n’y avait pas de pessimisme que ce soit. Aucun. Au contraire, je voulais être optimiste. Je suppose que, après avoir reconnu tous les problèmes du passé, nous devons aller vers un processus de renforcement des relations beaucoup plus confortables et mutuellement avantageuses dans le futur.

HUBERT SEIPEL: La semaine dernière a marqué le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, qui n’aurait pas été possible sans le consentement de l’Union soviétique. Ce fut ainsi à l’époque. A présent, l’OTAN mène des exercices dans la mer Noire, près des frontières russes, tandis que les bombardiers russes procèdent à des exercices dans l’espace aérien international de l’Europe. Le ministre de la Défense a dit, si je ne me trompe pas, ils ont volé aussi loin que le golfe du Mexique. Tout cela souligne une nouvelle guerre froide.

Et, bien sûr, les partenaires échangent des déclarations virulentes. Il y a quelque temps, le président Obama  a dit que la Russie est une menace équivalente au virus Ebola et aux extrémistes islamiques. Vous avez qualifié  l’Amérique de nouveau riche, qui se considère comme le vainqueur de la guerre froide, et maintenant l’Amérique tente de façonner le monde suivant ses propres idées sur la vie. Tout cela rappelle la guerre froide.

L’OTAN

VLADIMIR POUTINE: Voyons, vous avez dit en 2001 et je vous ai dit que mon point de vue était plutôt optimiste. Nous avons assisté à deux vagues d’élargissement de l’OTAN depuis 2001. Si je me souviens bien, sept pays – la Slovénie, la Slovaquie, la Bulgarie, la Roumanie et trois États baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie – ont rejoint l’OTAN en 2004. Deux autres pays l’ont rejoint en 2009. Cela signifie que le jeu géopolitique change. De plus, le nombre de bases militaires est en accroissement.Est-ce que la Russie possède des bases militaires dans le monde ? L’OTAN et les Etats-Unis ont des bases militaires disséminées dans le monde entier, y compris dans les zones à proximité de nos frontières, et leur nombre est en augmentation.

De plus, tout récemment, il a été décidé de déployer les Special Opérations Forces, de nouveau à proximité de nos frontières.  Vous avez mentionné divers exercices, vols,  mouvements des navires, et ainsi de suite. Oui, c’ est ainsi en effet.  Cependant, tout d’abord, vous avez dit – ou peut-être est-ce une traduction inexacte – qu’ils ont été menés [les exercices ndlr] dans l’espace aérien européen international. Eh bien, c’est soit l’espace international (neutre) soit l’espace européen. Alors, s’il vous plaît notez que nos exercices ont été menées exclusivement dans les eaux internationales et l’espace aérien international.

En 1992, nous avons suspendu les vols stratégiques de nos avions et ils sont restés à leur bases aériennes depuis de nombreuses années. Pendant ce temps, nos partenaires américains ont poursuivi les vols de leurs avions nucléaires dans les mêmes domaines qu’avant, y compris les zones proches de nos frontières. DONC, il y a plusieurs années, ne voyant pas de développements positifs, personne n’étant prêt à nous rencontrer à mi-chemin, nous avons repris les vols de notre aviation stratégique dans des régions éloignées. C’est tout.

HUBERT SEIPEL: Alors, avez-vous pensé que vos intérêts en matière de sécurité n’ont pas été pris en compte?

Permettez-moi de revenir à la crise actuelle et à son déclenchement. La crise actuelle a été déclenchée par l’accord entre l’Union européenne et l’Ukraine. Le titre de cet accord est relativement inoffensif. Il est appelé l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine. Le point clé de cet accord est d’ouvrir le marché ukrainien de l’UE et vice versa. Pourquoi est-il une menace pour la Russie? Pourquoi vous êtes-vous opposé à cet accord?

l’accord d’association entre l’Union européenne et l’Ukraine

VLADIMIR POUTINE: En réalité, l’économie suit presque le même chemin que la sécurité. Nous prêchons le contraire de ce que nous pratiquons. Nous avons dit qu’un seul espace  serait construit et  de nouvelles lignes de division ont été construites à la place.

Penchons-nous sur ce que l’accord UE-Ukraine Association stipule. Je l’ai dit plusieurs fois, mais il semble que je doive le répéter encore une fois: il élimine les droits d’importation pour les produits européens entrant sur le territoire ukrainien, cela leur apporte zéro. Maintenant, comme l’Ukraine est membre d’une zone de libre-échange au sein de la CEI, zéro droits de douane ont été mis en place entre la Russie et l’Ukraine. Qu’est-ce que cela veut dire? Cela signifie que tous les produits européens iront à travers le territoire ukrainien directement sur le territoire douanier de la Fédération de Russie.

Il y a beaucoup d’autres choses qui peuvent ne pas être évidentes pour les personnes qui ne sont pas éclairées concernant ces matières, mais elles existent. Par exemple, Il y a des règlements techniques qui sont différents entre la Russie et l’UE, nous avons des normes différentes. Ce sont les normes de contrôle technique, les normes phytosanitaires et des principes qui déterminent l’origine des marchandises.

A titre d’exemple, je citerai l’assemblage des composants de voitures sur le territoire ukrainien. Selon L’accord d’association, les biens manufacturés sur le territoire de l’Ukraine sont destinés à notre marché dans le cadre de la zone de libre-échange russo-ukrainienne. Vos entreprises ont investi des milliards d’euros dans des usines en Russie (Volkswagen, BMW, Peugeot, Citroën, US Ford, et d’autres) entrées sur notre marché en des termes complètement différents, à condition d’une localisation profonde de la production. Comment pourrions-nous accepter cela? Nous l’avons dit dès le début, « Nous sommes d’accord, mais laissez-nous  procéder étape par étape et prendre en compte les vrais problèmes qui peuvent émerger entre la Russie et l’Ukraine. » Qu’est-ce qu’on nous a répondu? «Ce ne sont pas vos affaires, aussi sortez votre nez  de nos affaires! »

L’enclenchement de la crise ukrainienne

HUBERT SEIPEL: je voudrais revenir sur le passé. Lorsque l’accord d’association UE-Ukraine était discuté. Cela a provoqué des rassemblements sur la place Maidan à Kiev. Je me réfère à des manifestations durant lesquelles les gens demandaient une vie meilleure sans l’Union européenne. Mais Ils protestaient également contre le système ukrainien. En fin de compte tout cela a entraîné une vague de violence.

Après, le président d’alors n’a pas signé l’accord, ça a provoqué au début de la violence, et des gens ont été tués sur le Maidan. Puis le ministre allemand des Affaires étrangères est arrivé et a essayé de trouver un compromis entre les manifestants et le gouvernement, et il a réussi à le faire. Un accord qui prévoyait un gouvernement d’union nationale. Il est resté en vigueur pendant environ 24 heures, puis il a disparu.  Vous avez suivi de près l’évolution du 21 Septembre et vous vous souvenez que vous avez parlé avec M. Obama et Mme Merkel.

VLADIMIR POUTINE: Oui. En effet, le 21 février, non seulement le ministre allemand des Affaires étrangères, mais aussi ses homologues de Pologne et de France sont arrivés à Kiev pour agir en tant que garants de l’accord conclu entre le Président de l’Ukraine Viktor Ianoukovitch et l’opposition.L’accord stipule que le seul chemin que prendrait le processus serait pacifique.

En tant que garants, ils ont signé un accord entre les autorités officielles et l’Opposition. Et la forme assurait qu’il serait  observé.   Il est vrai que j’ai parlé par téléphone avec le président des États-Unis ce jour même, et cela était le contexte de notre conversation. Cependant, le jours suivant, en dépit de toutes les garanties prévues par nos partenaires de l’Ouest, un coup d’État est arrivé et l’administration présidentielle et le siège du gouvernement ont été occupés.

Je voudrais dire à cet égard la chose suivante: soit les ministres des Affaires étrangères d’Allemagne, de Pologne et de France n’ont pas signé l’accord entre les autorités et l’opposition comme garants, soit, car ils l’ont  signé après tout, ils auraient du insister sur sa mise en œuvre au lieu de se dissocier de cet accord. Qui plus est, ils préfèrent maintenant ne pas le mentionner du tout, comme si l’accord n’avait jamais existé. C’est de mon point de vue, absolument faux et contre-productif.

La Crimée et le Kosovo

HUBERT SEIPEL: vous avez agi rapidement. Vous avez, pour ainsi dire, annexé la Crimée et justifié cela sur le moment  par le fait que 60 % de la population de Crimée était Russe, que la Crimée a été russe sur une longue partie de son histoire et, enfin, du fait que sa flotte est stationnée là-bas. L’ Ouest a a prétendu qu’il s’agissait d’une violation du droit international.

VLADIMIR POUTINE: Quelle est votre question exactement?

HUBERT SEIPEL: Avez-vous sous-estimé la réaction de l’Occident et les sanctions possibles, qui furent imposées la Russie?

VLADIMIR POUTINE: Nous croyons que ces sortes de réaction sont totalement disproportionnées par rapport à ce qui s’est passé.

Chaque fois que j’entends des plaintes concernant le viol par la Russie du droit international je suis tout simplement amusé.

Qu’est-ce que le droit international? C’est tout d’abord la Charte des Nations Unies, la pratique internationale et son interprétation par les institutions internationales pertinentes.

De plus, nous avons un précédent clair récent – le Kosovo.

HUBERT SEIPEL: Vous voulez parler de la décision de la Cour internationale de Justice sur le Kosovo? Celui dans lequel elle avait déclaré que le Kosovo a le droit à l’autodétermination et que les Kosovars avaient le droit à se déterminer sur l’avenir de leur État ?

VLADIMIR POUTINE: (En allemand.) Exactement. (Suite en russe.) Mais pas seulement. Le point principal était le procédé à prendre concernant leur autodétermination suivant lequel  les personnes vivant dans un territoire ne sont pas tenues de demander l’avis des autorités centrales de l’État où elles vivent. Cela ne nécessite pas l’approbation par les autorités centrales, par le gouvernement, de prendre les mesures nécessaires pour l’auto-détermination. Tel est le point central.

Et ce qui a été fait en Crimée n’est en aucune manière différent de ce qui a été fait au Kosovo.

Je suis profondément convaincu que la  Russie n’a pas commis de violation du droit international. Oui, ce n’est pas un secret, c’est un fait et nous n’avons jamais caché nos forces armées, soyons clairs, ni bloqué les forces armées ukrainiennes stationnées en Crimée, ni forcé quelqu’un à voter, ce qui aurait été impossible, mais [nous avons agi] pour éviter une effusion de sang, pour donner aux gens la possibilité d’exprimer leur avis sur la façon dont ils voulaient façonner  leur avenir et celui de leurs enfants.

Le Kosovo, dont vous avez parlé, n’a déclaré son indépendance que par voie parlementaire seulement. En Crimée, les gens n’ont pas seulement pris une décision parlementaire, ils ont tenu un référendum, et ses résultats ont été tout simplement magnifiques.

Qu’est-ce que la démocratie? Vous et moi connaissons bien la réponse. Que signifie Démos? Demos c’est le peuple, et la démocratie est le droit des peuples. Dans ce cas particulier, c’ est le droit à l’autodétermination.

La Novorossiya

HUBERT SEIPEL: Cela montre immédiatement que vous êtes un avocat.

Mais vous connaissez aussi bien les arguments de l’Ouest. L’Occident dit que les élections ont eu lieu sous  contrôle de l’armée russe. Tel est le raisonnement de l’Occident.

Permettez-moi d’aborder la question suivante. Aujourd’hui, l’Ukraine est plus ou moins divisé. Quatre mille personnes sont mortes, des centaines de milliers sont réfugiées et se sont enfuies, entre autres lieux, en Russie. Dans l’est du pays, les séparatistes russophones réclament une large autonomie, certains veulent se joindre à la Russie. Conformément à l’accord de Minsk, un cessez-le-feu a été déclaré, mais les gens meurent tous les jours. Le pays est en faillite. Fondamentalement tout le monde est perdant dans ce conflit. L’Ukraine semble avoir perdu le plus, mais l’Europe et la Russie aussi. Comment voyez-vous l’avenir de l’Ukraine?

VLADIMIR POUTINE: L’Ukraine est un pays complexe, et pas seulement en raison de sa composition ethnique, c’est ainsi, mais aussi du point de vue de sa formation tel qu’elle est aujourd’hui.

Y a t-il un avenir et comment sera-t-il? Je pense qu’il y en aura un certainement. C’est un grand pays, une grande nation avec une population de 43 à 44 millions de personnes. C’est un grand pays européen avec une culture européenne.

Vous savez, il ne manque qu’une seule chose. Je crois que, ce qui manque c’est la compréhension que pour réussir, être stable et prospère, les gens qui vivent sur ce territoire, quelle que soit la langue qu’ils parlent (hongrois, russe, ukrainien ou polonais), doivent sentir que ce territoire est leur patrie. Pour parvenir à cela ils doivent sentir qu’ils peuvent réaliser leur potentiel ici aussi bien que dans tous les autres territoires et peut-être même mieux dans une certaine mesure. Voilà pourquoi je ne comprends pas la réticence de certaines forces politiques en Ukraine à entendre parler de la possibilité de fédéralisation.

Nous avons entendu récemment que la question qui se pose n’est pas la fédéralisation mais la décentralisation. Il s’agit d’un jeu de mots. Il est important de comprendre ce que ces notions signifient: décentralisation, fédéralisation, régionalisation. Vous pouvez reprendre une douzaine d’autres termes. Les personnes qui vivent dans ce territoire doivent RÉALISER qu’elles ont droit à quelque chose, qu’elles peuvent décider quelque chose pour elles-mêmes dans leur vie.

HUBERT SEIPEL: La question centrale dans l’Ouest est la suivante: l’Ukraine veut-elle rester un Etat indépendant? C’est la question centrale aujourd’hui à l’ordre du jour. La deuxième question est de savoir ce que la Russie peut faire de plus? Peut-être que la Russie a plus de possibilités pour accélérer ce processus en Ukraine, particulièrement en ce qui concerne les accords de Minsk?

Les accords de Minsk

VLADIMIR POUTINE: Vous savez, quand quelqu’un nous dit que nous avons des occasions spéciales pour résoudre tel ou tel crise, cela me trouble et m’alarme toujours. Nous avons entendu à plusieurs reprises que la Russie dispose d’une clé pour la solution du problème syrien, que nous avons des possibilités spéciales pour résoudre un autre problème ou la crise ukrainienne. Je commence toujours à soupçonner une intention de nous mettre la responsabilité sur le dos et de nous faire payer pour quelque chose. Nous ne voulons pas cela. L’Ukraine est un Etat indépendant, libre et souverain.

Pour parler franchement, nous sommes très préoccupés par de possibles nettoyages ethniques et la possibilité que l’Ukraine se retrouve un État néo-nazi. Que sommes-nous censés penser si les gens portent des croix gammées sur leurs manches? Ou que dire des emblèmes SS que nous voyons sur les casques de certaines unités militaires combattant maintenant dans l’est de l’Ukraine? Si c’est un état civilisé, que recherchent les autorités? Au moins, ils pourraient se débarrasser de cet uniforme, ils pourraient faire supprimer ces emblèmes des nationalistes. Voilà pourquoi nous avons peur que tout cela puisse finir de cette façon. Si cela se produisait, ce serait une catastrophe pour l’Ukraine et les Ukrainiens.

Les accords de Minsk ont surgi seulement parce que la Russie a participé activement à cet effort; nous avons travaillé avec les milices du Donbass, les combattants du sud-Ukraine, et nous les avons convaincus qu’ils devraient se contenter de certains accords. Si nous ne l’avions pas fait, cela n’aurait tout simplement pas eu lieu. Il y a quelques problèmes avec la mise en œuvre de ces accords, c’est vrai.

Quels sont ces problèmes? En effet, les défenseurs, par exemple, devaient laisser quelques-unes des villes qu’ils avaient encerclées, ils ne les ont pas quitté. Savez-vous pourquoi? Je vous le dis tout net, ce n’est pas un secret: parce que les gens qui se battent contre l’armée ukrainienne disent, « Ce sont nos villages, nous venons de là, nos familles et nos proches vivent ici. Si nous partons, les bataillons nationalistes vont venir.. tuer tout le monde. nous ne partirons pas, vous pouvez nous tuer vous-mêmes. » Vous savez, c’est un difficile problème. Bien sûr, nous essayons de les convaincre, nous parlons, mais quand ils disent des choses comme ça, vous savez, il n’y a pas grand chose à répondre.

Et l’armée ukrainienne  non plus n’a pas laissé quelques-unes des villes qu’elle était censée quitter. Les miliciens sont des gens qui se battent pour leurs droits, pour leurs intérêts. Mais si les autorités ukrainiennes centrales choisissent tout simplement de ne pas déterminer la ligne de démarcation, qui est très importante aujourd’hui pour arrêter les bombardements et les meurtres, mais si elles veulent préserver l’intégrité territoriale de leur pays, chaque village ou ville en particulier ne sont pas significatifs ; ce qui est important est d’arrêter immédiatement l’effusion de sang et les bombardements et de créer les conditions pour entamer un dialogue politique. Voilà ce qui est important. Si elle ne le font pas, il n’y aura pas de dialogue politique.

Je suis désolé pour ce long monologue, mais vous me faites revenir à l’essence du problème.

Quelle est l’essence? Le coup d’Etat a eu lieu à Kiev. Une partie considérable du pays l’a supporté, et ils étaient heureux en partie parce qu’ils croyaient que, après la signature de, disons, l’accord d’association, il y aurait l’ouverture des frontières, des possibilités d’emploi, le droit de travailler dans l’Union européenne, y compris en Allemagne. Ils pensaient que ce serait ainsi. En fait, ils n’ont rien eu de semblable.

L’autre partie du pays, le sud-est, ne l’a pas supporté et a dit: «Nous ne vous reconnaissons pas. » Et au lieu d’entamer un dialogue, au lieu d’expliquer aux gens que les autorités centrales de Kiev ne vont pas faire quelque chose de mal, et qu’au contraire, elles allaient proposer différentes formes de coexistence et le développement d’un Etat commun, qu’ils seraient  prêts à leur accorder leurs droits; au lieu de cela, ils ont commencé à faire des arrestations de nuit. Une fois que les arrestations de nuit ont commencé, les gens du sud-est ont pris les armes. Une fois qu’ils ont pris les armes, au lieu d’arrêter (les autorités devraient avoir la sagesse de le faire) et à la place du dialogue ils ont envoyé l’armée, l’armée de l’air, tanks et lance-roquettes multiples. Est-ce un moyen de résoudre les problèmes? Et finalement on est arrivé à une impasse. Est-il possible de sortir de cela? Je suis sûr que c’est possible.

La Russie ne laissera pas anéantir la population du Donbass

HUBERT SEIPEL: La question ou, plus exactement, le reproche fait par Kiev aujourd’hui est que la Russie fournit des armes aux séparatistes et envoie ses militaires là-bas.

VLADIMIR POUTINE: Où ont-ils vu les véhicules blindés et les systèmes d’artillerie? Aujourd’hui, les gens qui luttent et considèrent que cela est juste obtiendront toujours des armes. Ceci est le premier point.

Mais je tiens à souligner que ce n’est pas le problème. La question elle-même est tout à fait différente. Le problème est que nous ne pouvons pas avoir une vision unilatérale du problème.

Aujourd’hui il y a des combats dans l’est de l’Ukraine. Les autorités centrales ukrainiennes ont envoyé les forces armées là-bas et ils utilisent même des missiles balistiques. Est-ce que quelqu’un en parle? Pas un seul mot. Et qu’est-ce que cela signifie? Qu’est-ce que cela nous dit? Cela souligne le fait que les autorités centrales ukrainiennes veulent anéantir tout le monde là-bas, tous leurs ennemis et opposants politiques. Est-ce ce que c’est ce que vous voulez? Nous certainement pas. Et nous ne laisserons pas cela se produire.

Les sanctions contre la Russie

HUBERT SEIPEL: Après que la Crimée eut rejoint la Russie, l’Ouest a expulsé la Russie du Groupe des Huit, ce club exclusif des pays industrialisés. Dans le même temps les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont imposé des sanctions contre la Russie. A présent, vous partez pour le sommet du G20 des pays industriels les plus importants de la planète. L’accent y sera mis sur la croissance économique et l’emploi. Ils disent qu’il n’y a plus de croissance et que le chômage devrait augmenter; que les sanctions commencent à avoir un effet; qu’à la fois le rouble et le prix du pétrole ont connu des records de baisse. Les prévisions pour parvenir à une croissance de 2 pour cent en Russie sont impossibles. D’autres pays sont dans la même situation. Cette crise a un caractère contre-productif, y compris pour le prochain sommet, vous ne trouvez pas?

VLADIMIR POUTINE: Vous voulez dire la crise ukrainienne?

HUBERT SEIPEL: Oui.

VLADIMIR POUTINE: Bien sûr, qui pourrait en bénéficier? Vous voulez savoir comment la situation évolue et quelles sont nos attentes ? Nous attendons, bien sûr, que la situation change pour le mieux. Bien sûr, nous attendons que la crise ukrainienne prenne fin. Bien sûr, nous voulons avoir des relations normales avec nos partenaires, y compris aux États-Unis et en Europe. Bien sûr, la situation avec les soi-disant sanctions est dommageable pour l’économie mondiale (elle est dommageable pour nous et pour l’économie mondiale de la même façon.) et elle est dommageable par-dessus tout pour les relations UE-Russie.

Cependant, il y a certains avantages: les restrictions imposées à certaines entreprises russes sur l’achat de certains produits en provenance des pays occidentaux, d’Europe et des États-Unis, nous ont incité à produire ces marchandises nous-mêmes. La durée de vie confortable, quand tout ce que nous avions à faire était de produire plus de pétrole et de gaz, et d’acheter tout le reste, fait partie du passé.    En ce qui concerne la croissance, il convient de noter que cette croissance a été modeste sur l’année, mais elle était néanmoins d’ environ 0,5-0,6 pour cent. L’année prochaine, nous prévoyons d’atteindre une croissance de 1,2 pour cent, l’année après de 2,3 pour cent et 3 pour cent en trois ans. Habituellement, ce ne sont pas les chiffres que nous aimerions avoir, mais c’est  néanmoins de la croissance et nous sommes confiants que nous allons atteindre ces chiffres.

« ont-ils quelque chose de déconnecté dans leurs cerveaux »?

HUBERT SEIPEL: Un autre thème qui sera discuté à Brisbane sera la stabilité financière. La situation en Russie peut également se compliquer parce que les banques russes ne peuvent plus se refinancer sur les marchés mondiaux. En outre, il est prévu de fermer pour la Russie le système des paiements internationaux.

VLADIMIR POUTINE: les banques russes ont actuellement étendu un prêt de 25 milliards de dollars à l’économie ukrainienne. Si nos partenaires européens et américains veulent aider l’Ukraine, comment peuvent-ils saper la base financière et limiter l’accès de nos institutions financières sur les marchés de capitaux mondiaux? Veulent-ils la faillite de nos banques? Dans ce cas, ils mettront en faillite l’Ukraine. Ont-ils pensé à ce qu’ils font à tous ou pas? Ou bien, leurs politiques sont-ils aveugles? Comme nous le savons les yeux constituent une partie périphérique du cerveau. Ont-ils  quelque chose de déconnecté dans leurs cerveaux?

La banque que j’ai mentionnée est Gazprombank, qui cette année seulement, cette année civile, a accordé un prêt de 1,4 plus 1,8 milliards de dollars au secteur énergétique ukrainien. Combien est-ce au total? 3,2 milliards. Ceci est la somme qu’elle a allouée. Dans un cas, elle a émis un emprunt à l’ukrainien Naftogaz, qui est une entreprise publique; dans l’autre cas, elle a alloué 1,4 milliard de dollars à une entreprise privée afin de soutenir l’industrie chimique de l’Ukraine. Dans les deux cas, aujourd’hui, cette banque a le droit de demander le remboursement anticipé parce que les partenaires ukrainiens ont violé leur accord de prêt.

HUBERT SEIPEL: La question est de savoir s’ils paieront ou pas?

VLADIMIR POUTINE: (En allemand.) Pour le moment Ils paient. (Repris en russe.) Ils honorent le prêt. Naftogaz honore l’un des prêts. Cependant, il y a certaines conditions qui sont violées. Par conséquent, la banque a le droit formel d’exiger le remboursement anticipé.    Mais si nous le faisions, l’ensemble du système financier ukrainien s’effondrerait. Et si nous ne le faisions pas, notre banque peut s’effondrer. Que devrions-nous faire?

De plus, lorsque nous avons prolongé un prêt de 3 milliards de dollars il y a un an, il y avait pour condition que si la dette totale de l’Ukraine venait à dépassé 60 pour cent du PIB, nous, le ministère russe des Finances, serait en droit d’exiger un remboursement anticipé. Encore une fois, si nous le faisons, l’ensemble du système financier va s’effondrer. Nous avons déjà décidé que nous ne le ferons pas. Nous ne voulons pas aggraver la situation. Nous voulons que l’Ukraine se remettre sur pied à la fin.

HUBERT SEIPEL: Avez-vous l’intention de proposer des solutions pour résoudre la crise en Ukraine?

VLADIMIR POUTINE: Madame la Chancelière est très consciente de toutes les nuances de ce conflit. Quant au problème de l’énergie, elle a fait beaucoup pour sa solution. [En effet, ce sont les Français et les Allemands qui payent pour l'Ukraine! ndlt]

En ce qui concerne les questions de sécurité, je dirais que dans ce domaine nos points de vue et approches ne coïncident pas toujours. Ce qui est clair est que la Russie et la République fédérale d’Allemagne veulent que la situation dans cette région soit réglée. Nous sommes intéressés dans ce domaine et nous allons travailler pour l’observation des accords de Minsk. Il y a juste une chose à laquelle je porte toujours attention. On nous dit encore et encore: les séparatistes pro-russes doivent faire ceci et cela, vous devez les influencer de cette façon, vous devez agir de la sorte. Alors je demande toujours: « Qu’avez-vous fait pour influencer vos clients à Kiev? Qu’est-ce que vous faites pour lutter contre les sentiments russophobes? »Cela est une voie très dangereuse. Une catastrophe se produira si quelqu’un soutient subrepticement la russophobie en Ukraine. Ce sera une véritable catastrophe! Ou bien, allons-nous chercher une solution commune? Pour cela, nous allons aider les positions des parties à se rapprocher. Je vais vous dire quelque chose que certaines personnes dans ce pays peuvent ne pas aimer. Essayer de réaliser un seul espace politique dans ces territoires. Nous sommes prêts à aller dans cette direction, mais seulement ensemble.

HUBERT SEIPEL: Il est très difficile de corriger les erreurs commises par d’autres. Parfois, il est seulement possible de corriger ses propres erreurs. Je voudrais vous demander: avez-vous commis des erreurs?

Les relations Russie-Allemagne

VLADIMIR POUTINE: Les gens font toujours des erreurs. Chaque personne fait des erreurs dans les affaires, dans la vie privée. Est-ce vraiment important? La question est que nous devrions donner une réponse rapide, efficace et opportune pour réparer les conséquences de ces erreurs. Nous devons les analyser et nous rendre compte qu’elles sont des erreurs. Nous devons les comprendre,  les corriger et progresser vers la solution du problèmes plutôt que rester dans une impasse.    Il me semble que c’est la façon dont nous avons agi dans nos relations avec l’Europe dans son ensemble et la République fédérale d’Allemagne en particulier, au cours de la dernière décennie. Regardez l’amitié qui a été établie entre la Russie et l’Allemagne au cours des 10-15 dernières années. Je ne sais pas si nous avions jamais joui de telles relations avant. Je ne pense pas. Je vois cela comme une très bonne base, une bonne base pour le développement des relations non seulement entre nos deux Etats, mais aussi entre la Russie et l’Europe dans son ensemble, pour l’harmonisation des relations dans le monde. Il serait dommage que nous laissions perdre cela.

HUBERT SEIPEL: Monsieur le Président, je vous remercie pour l’interview.

Traduction pour Medias Presse Info à partir de la traduction anglaise : Emilie Defresne 

P.S. vous pouvez comparer le journaliste allemand avec la qualité des journalistes français sur l’interview TF1 / Europe 1 (transcriptionvidéo avec les coupes) – contrairement à nous, les Allemands ont au moins eu la vision de Poutine sur la Crimée…

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
25 novembre 2014 20:01
F. Hollande estime, comme Président d'un pays souverain qui prend seul ses décisions, que la situation dans l'Est de l'Ukraine ne permet pas de livrer le premier Mistral à la Russie. Ce n'est pas une grande surprise, Obama et l'OTAN l'avaient déjà annoncés avant lui, mais il l'a répété. Seul le lien de cause à effet laisse à désirer. Sans oublier les obligations contractuelles, les clauses de résiliation, les frais liés à la non exécution ... 
Et la Russie n'est pas dupe, elle va s'adresser à la justice si la France continue. Bref, la Russie va suivre les règles de droit. Et elle a une chance de gagner. Et nous de payer, dans tous les sens du terme.
Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
25 novembre 2014 19:41
Les 10 pays les plus aidés financièrement par les USA pratiquent tous la torture

Le recueil Censored 2015 vient tout juste d’être publié aux États-Unis. Ses 500 pages contiennent les 25 nouvelles les plus importantes au niveau international, mais qui ont été censurées par la presse nord-américaine entre 2013 et 2014.

Cette édition – la 38e – a été élaborée par les professeurs universitaires Mickey Huff et Andy Lee Roth, respectivement professeur de sciences sociales et d’histoire à l’université Diablo Valley, et professeur de sociologie à l’université d’État de Sonoma.

Le choix des nouvelles les plus censurées de l’année est cependant effectué par un jury international, dont font partie quelques personnalités de renom, comme Noam Chomsky, Howard Zinn, et Oliver Stone. Traduction : ilfattoquotidiano.fr

Les dix nations qui ont reçu la plus importante aide financière de la part des USA en 2014 font usage de la torture et sont responsables des plus graves atteintes aux droits de l’homme, selon Daniel Wickham. Ce journaliste a bâti ses conclusions à partir à la fois d’un rapport de janvier 2013 duCongressional Research Service(Service de recherches du Congrès US) comportant les chiffres des projets d’aide financière de pays étrangers, et des études sur la torture dans le monde menées indépendamment par Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres importantes organisations de surveillance des droits de l’homme.

Un rapport du Congressional Research Service élaboré pour les membres et les commissions du Congrès indiquait les prévisions par pays de l’aide financière octroyée par les États-Unis à des pays étrangers dans le cadre du budget de l’année fiscale 2014. D’après ce rapport, le top-ten de ces pays et de l’assistance financière qui leur a été allouée (en millions de dollars actuels) est le suivant :

. Israël  3100

. Afghanistan 2200

. Egypte  1600

. Pakistan 1200

. Nigéria 693

. Jordanie 671

. Irak 573

. Kenya 564

. Tanzanie 553

. Ouganda 456

Wickham a écrit que d’après Amnesty International, Human Rights Watch, et d’autres importantes organisations de surveillance des droits de l’homme, chacun de ces pays a été accusé d’actes de torture durant l’année écoulée, et qu’une bonne moitié d’entre eux le feraient sur une vaste échelle.

Par exemple, Israël, le principal bénéficiaire de l’aide financière US, a été accusé de graves atteintes aux droits de l’homme au cours de l’année écoulée, y compris des actes de torture d’enfants palestiniens. Un récent rapport diffusé par le Public Committee Against Torture in Israël (Comité public contre la torture en Israël) a décrit comment des enfants prisonniers « suspectés de crimes mineurs » avaient été agressés sexuellement par des membres des forces de sécurité israéliennes, et enfermés dans des cages à l’extérieur en plein hiver. Ce même rapport a révélé que « 74% des enfants palestiniens prisonniers ont subi des violences physiques lors de leur arrestation, et de leur transfert pour interrogatoire. »

Un rapport des Nations Unies indique qu’en Afghanistan la torture est « généralisée », tandis qu’Amnesty International qualifie la torture en Irak de « pratique courante », et la situation des droits de l’homme en Égypte d’ »abyssale ». L’organisation Human Rights Watch rapporte quant à elle que la torture est pratiquée en « quasi totale impunité » en Jordanie.

Comme l’écrit Wickham, l’aide financière de tels gouvernements pourraient bien violer les lois existant aux États-Unis, qui exigent de limiter voire, de mettre fin aux financements de pays « coupables de violations graves des droits de l’homme internationalement reconnus, comme la torture. » Les États-Unis sont signataires de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiée en octobre 1994. Le fait que les 10 pays bénéficiant le plus de l’aide financière des États-Unis «  pratiquent tous la torture, soulève de sérieuses questions, selon Wickham,sur la position de l’administration Obama vis-à-vis des droits de l’homme… Si les États-Unis veulent être pris au sérieux sur cette question, il va falloir réévaluer drastiquement leur programme d’aide financière aux autres pays.  »

Traduction  : ilfattoquotidiano.fr

Article original : http://www.projectcensored.org/2-top-ten-us-aid-recipients-practice-torture/

Source de l’auteur : Daniel Wickham, “Top 10 US Aid Recipients All Practice Torture,” Left Foot Forward, 30 janvier 2014

Student Researcher : Alyssa Tufaro (Florida Atlantic University)

Faculty Evaluator : James F. Tracy (Florida Atlantic University)

Source : Agoravox

vu sur : http://www.wikistrike.com/2014/11/les-10-pays-les-plus-aides-financierement-par-les-usa-pratiquent-tous-la-torture.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
25 novembre 2014 14:05
L'Etat Islamique débarque en Libye

L'idéologie extrême du groupe Etat Islamique (EI) attire des sympathisants dans les milieux radicaux en Libye, où la ville de Derna (est), transformée en "émirat islamique", est devenue le fief des partisans de l'EI, selon des experts.

Certains observateurs occidentaux considèrent déjà cette ville de 150.000 habitants, place forte historique des islamistes radicaux dans l'est libyen, comme la troisième franchise d'EI en Afrique du Nord, après Jund al-Khilafa, en Algérie, et Ansar Bayt al-Maqdiss en Egypte. 

Le dirigeant de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi a récemment vanté dans un enregistrement audio l'expansion du "califat" annonçant avoir accepté les serments d'allégeance émis par des jihadistes de Libye, d'Egypte, du Yémen, d'Arabie saoudite et d'Algérie. 

L'EI est bien à Derna. Ceci est bien documenté. Il n'y a plus de doute", a souligné l'homme politique Othman Ben Sassi. Ce groupe "profite de l'absence de toute autorité de l'Etat et des frontières poreuses" dans ce pays en proie au chaos, où deux parlements et deux gouvernements se disputent le pouvoir sur fonds de violences meurtrières, regrette cet ancien membre du Conseil national de transition (CNT), l'ex-bras politique de la rébellion contre Kadhafi. 

Depuis quelques semaines, des communiqués et photos circulent sur les forums jihadistes, faisant état du ralliement des "jihadistes de la Libye" à l'EI. Cependant, ces documents ne sont signés par aucun groupe et portent la vague signature de "Etat Islamique, Wilayat Barqa" (province de la Cyrénaïque, région est).

 

Source

 

vu su : http://www.wikistrike.com/2014/11/l-etat-islamique-debarque-en-libye.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
25 novembre 2014 13:33
La livraison du premier Mistral repoussée jusqu'à nouvel ordre (Hollande)

Par La Voix de la Russie | La France a annoncé mardi le report "jusqu'à nouvel ordre" de la livraison du premier navire de combat Mistral commandé par la Russie, suspendue par Paris à le règlement de la crise en Ukraine.

Le Président de la République considère que la situation actuelle dans l’est de l’Ukraine ne permet toujours pas la livraison du premier BPC. Il a donc estimé qu’il convenait de surseoir, jusqu’à nouvel ordre, à l’examen de la demande d’autorisation nécessaire à l’exportation du premier BPC à la Fédération de Russie, rapporte l'Élysée.

A cette occasion, le vice-ministre russe de la Défense Youri Borissov a déclaré mardi que Moscou s'abstiendrait pour le moment de formuler des réclamations à l'encontre de Paris.

"Nous respecterons le contrat à la lettre, comme le font les gens civilisés", a conclu le vice-ministre.

Le BPC Vladivostok, premier des deux porte-hélicoptères construits en France pour la Russie, devait être livré à la Marine russe le 14 novembre. Toutefois, il ne l'a pas été et jusqu'à présent, la date de sa livraison reste inconnue.

Les Etats-Unis sont hostiles à la remise de ces navires à la Russie. Les autorités françaises, qui tentent d'amener Moscou à modifier sa position sur la crise ukrainienne, affirment que les "conditions ne sont toujours pas réunies" pour remettre le Vladivostok, premier des deux bâtiments de classe Mistral, à la Russie.

Moscou a fait savoir qu'il attendrait jusqu'à fin novembre avant de réclamer des indemnités pour la non-exécution du contrat et que les montants réclamés seraient rendus publics.

 

vu sur : http://french.ruvr.ru/news/2014_11_25/La-livraison-du-premier-Mistral-repoussee-jusqua-nouvel-ordre-3848/

vu sur : http://french.ruvr.ru/news/2014_11_25/La-livraison-du-premier-Mistral-repoussee-jusqua-nouvel-ordre-3848/
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_11_25/La-livraison-du-premier-Mistral-repoussee-jusqua-nouvel-ordre-3848/

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
25 novembre 2014 02:22
Dé-dollarisation accelérée : panique sur le pétrodollar ?

Un bille de 100 renminbi (alias yuan)

Le phénomène de dé-dollarisation continue à s'étendre, et cela au profit de la monnaie chinoise, le renminbi (ou yuan, alias RMB).
Les accords d'échanges de devises directs avec la Chine se multiplient partout dans le monde : Canada, Qatar, Corée du Sud, etc., précipitant la fin du dollar US comme monnaie de référence pour les échanges commerciaux.
 


La Chine signe un accord avec le Canada... 

Au cours des derniers jours, la Chine a signé des accords monétaires directs avec le Canada, qui devient ainsi le premier centre de Renminbi [alias yuan] offshore [1] en Amérique du Nord, comme le relatent les analystes de CBC [2], qui suggèrent que « cela pourrait doubler, voire tripler le niveau du commerce canadien avec la Chine », diminuant la nécessité d'utiliser le dollar. 

 

 

© Inconnu
Le Canada et la Chine signent un accord d’échange des devises qui va booster les échanges commerciaux
Selon CBC [3], « autorisée par la Banque centrale de Chine, la transaction permettra de faire des affaires, directement, entre le dollar canadien et le renminbi chinois, court-circuitant l'élément intermédiaire (dans la plupart des cas, le dollar américain). Les exportateurs canadiens, forcés d'utiliser la devise américaine pour faire des affaires en Chine, sont confrontés à la hausse des coûts de change et à des délais plus longs pour conclure des affaires.
C'est quelque chose dont le Premier ministre a parlé. Il veut que les entreprises canadiennes, en particulier les petites et moyennes entreprises, fassent de plus en plus d'affaires en Chine, en y vendant des biens et des services », a déclaré depuis Pékin Catherine Cullen deCBC. » 

 

 

© Inconnu
Simon Black, du site sovereignman.com, émet des pensées inquiétantes concernant la décision du Canada... [4] : 

« Ça arrive. Avec une augmentation de la vitesse et de la fréquence. Samedi [8 novembre 2014], la Banque populaire de Chine et le bureau du Premier ministre du Canada ont publié une déclaration indiquant que le Canada établira à Toronto le premier centre offshore d'Amérique du Nord pour le commerce en remimbi.
La Chine et le Canada ont convenu d'un certain nombre de mesures visant à accroître l'utilisation de renminbi dans le commerce, les affaires et l'investissement. Et ils ont signé en outre un contrat bilatéral de swap de 200 milliards de renminbi. 

De plus, juste aujourd'hui, tout chaud sorti des presses, les banques centrales de Chine et de Malaisie ont annoncé la mise en place de mécanismes de swap en renminbi à Kuala Lumpur, ce qui contribuera à accroître l'utilisation du renminbi en Asie du Sud-Est.
Cela vient tout juste deux semaines après que le principal centre financier de l'Asie, Singapour, est devenu une plaque tournante majeure du renminbi, avec la convertibilité directe établie entre le dollar de Singapour et le renminbi. » 


... le Qatar... 

Mais ce n'est pas la nouvelle la plus importante de la semaine à propos de la précarité du pétrodollar. Ainsi, The Examiner [5] relate que, le 3 novembre 2014, la Chine a ouvert une nouvelle brèche dans le système des pétrodollars en signant un accord avec le Qatar.
Selon cet accord, le Qatar peut utiliser le renminbi pour réaliser des échanges directs de devises avec la Chine, ce qui établit les fondations d'un nouveau commerce direct entre la Chine et ce pays membre de l'Opep, et cela au cœur même du système des pétrodollars. Comme nous en avertit Simon Black, « Ça se passe... avec une vitesse et une fréquence croissantes ». 

 

 

 

© Inconnu
Lundi 3 novembre, l’émir qatari Cheikh Tamim Bin Hamad al-Thani et le président chinois Xi Jinping se serrent la main lors de la cérémonie de signature au Grand Palais du Peuple à Beijing
Cet accord avec un producteur de pétrole aussi controversé que le Qatar pourrait déclencher la panique sur des pétrodollars... (comme le relate The Examiner) :
« La Banque centrale chinoise a annoncé lundi 3 novembre qu'elle a signé un accord d'échange de monnaie d'une valeur de 35 milliards de yuans (environ 5,7 milliards de dollars) avec la banque centrale du Qatar. Le contrat de trois ans pourrait être prolongé en cas d'accord par les deux parties, indique un communiqué sur le site Web de la Banque populaire de Chine (banque centrale). 

Bien que ce nouvel accord entre la Chine et le Qatar ne représente que 5,7 milliards de dollars sur les trois prochaines années, le Qatar devient ainsi le 24e pays à ouvrir son marché Forex à la monnaie chinoise, et consolide l'acceptation du renminbi/yuan comme une option viable pour l'avenir au Moyen-Orient. 

Le 3 novembre également, les deux parties ont signé un protocole d'accord sur le règlement de compensation en renminbis à Doha. La Chine a accepté d'étendre le système « RMB Qualified Foreign Institutionnal Investor » au Qatar, avec un quota initial de 30 milliards de yuans. 

L'accord marque une nouvelle étape dans la coopération financière entre les deux pays, pour faciliter le commerce et les investissements bilatéraux pour aider à maintenir la stabilité financière régionale, indique le communiqué de China Daily. 

Ce n'est peut-être pas un hasard si le terme de la nouvelle convention est fixé à trois ans, et tombe dans le laps de temps exact prévu par le directeur de l'Institut des finances dans le cadre du Centre de recherches pour le développement du Conseil d'État, Zhang Chenghui, pour rendre le renminbi pleinement convertible dans le système financier mondial. 

Le système des pétrodollars est le cœur et l'âme de la domination de l'Amérique sur la monnaie de réserve mondiale, et leur droit d'obliger toutes les nations à acheter des dollars américains si elles veulent être en mesure d'acheter du pétrole sur le marché libre. Lié par un accord avec l'Arabie saoudite et l'OPEP en 1973, cette norme de facto a duré plus de 41 ans et a été la force motrice derrière la puissance économique, politique et militaire de l'Amérique. 

Le besoin de nouveaux marchés et d'un commerce plus stable au Qatar pourrait être lié à un nouveau rapport publié la semaine dernière par la banque française BNP Paribas, qui a montré que le recyclage des pétrodollars est tombé à son plus bas niveau en 18 ans [6].
Cela signifie que même les nations productrices de pétrole du Moyen-Orient trouvent difficile de faire confiance au dollar américain et de faciliter son utilisation dans le commerce, en raison de sa dépréciation, depuis les massifs programmes d'assouplissement quantitatif (Quantitative Easing) [7] lancés par la Réserve fédérale.

 

 

... et de nombreux autres pays 

 

 

© Inconnu

Et comme Black le note, le monde entier surfe sur cette vague. Partout dans le monde, le renminbi devient rapidement la monnaie pour le commerce, l'investissement, et même pour le stockage de valeur. 

« En Corée du Sud, par exemple, les dépôts en renminbis ont été multipliés par 55 en une seule année. C'est étonnant. Le gouvernement du Royaume-Uni vient juste de publier une obligation en renminbis, devenant ainsi le premier gouvernement étranger à proposer de la dette libellée en renminbis.
Même la Banque centrale européenne est en train de débattre en vue d'inclure le renminbi dans ses réserves officielles, tandis que les politiciens du monde entier tirent la sonnette d'avertissements de façon pas si subtile qu'un nouveau système monétaire hors du dollar est nécessaire. 

Rien ne va vers le haut ou vers le bas en ligne droite. Et comme les économies européennes et mondiale continuent à être volatiles, le dollar risque fort de subir des à-coups dans les prochains mois. Mais, sur le long terme, on voit bien où cette tendance nous mène : le reste du monde ne veut plus compter sur le dollar américain, et ça va devenir une réalité, que les États-Unis le veuillent ou non. » 

Pour terminer, revenons à The Examiner : « presque chaque semaine maintenant, la Chine, la Russie ou l'un des nations des BRICS finalisent des accords qui remplacent l'ancien système du commerce en dollar ou ayant recours au système des pétrodollars. Et de nombreux pays commencent à rejeter le dollar, en raison de l'inflation exportée qui se développe dans les pays qui sont contraints de les détenir pour des achats de pétrole sur le marché mondial.


Ainsi des alternatives telles que le renminbi chinois deviendront une option plus viable, surtout maintenant que la puissance asiatique a pris la première place en tant que plus grande économie du monde. » 

Notes : 

[1] Le Renminbi offshore est la variante de la monnaie chinoise utilisée pour les transactions internationales, comme l'explique cet article : 
The Difference Between The Confusing Onshore And Offshore Renminbi Market (businessinsider.com, anglais, 27-02-2013) 

[2] 
Canada, China sign currency deal aimed at boosting trade (cbc.ca, anglais, 08-11-2014) 

[3] 
Canada, China sign currency deal aimed at boosting trade (cbca.com, anglais, 08-11-2014) 

[4] 
Still happening: Canada just became North America's first offshore renminbi hub(sovereignman.com, anglais, 10-11-2014) 

[5] 
China signs currency swap deal with Qatar in the heart of petro-dollar system(examiner.com, anglais, 04-11-2014) 

[6] 
How The Petrodollar Quietly Died, And Nobody Noticed (zerohedge.com, 03-11-2014) 

[7] 
L'assouplissement quantitatif est l'équivalent moderne de la planche à billet, en plus sophistiqué dans ses modalités toutefois. Ainsi la Banque Centrale se met à acheter des bons du trésor (ce qui revient à prêter à l'État) et d'autres titres financiers : elle met donc de l'argent en circulation dans l'économie et augmente ainsi les réserves du secteur bancaire. (Wikipédia, français)

 

Traduction : Hervé pour vineyardsaker.fr 

Zeohedge

 

vu sur : http://www.wikistrike.com/2014/11/de-dollarisation-acceleree-panique-sur-le-petrodollar.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
24 novembre 2014 22:58

      Débat diffusé sur France24 le 22/11/2014 avec Zyad LIMAM, Directeur d’Afrique Magazine, Ivan RIOUFOL, Éditorialiste, Le Figaro, Marc SÉMO, Rédacteur en chef du service monde à Libération, Anne-Elisabeth MOUTET, Éditorialiste, The Sunday Telegraph.


vu sur : http://www.fdesouche.com/540289-les-filieres-jihadistes-en-france

 

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
24 novembre 2014 02:01

 

Alors, on se fait des bouffes avec l'EI

Alors, on se fait des bouffes avec l'EI

Plusieurs médias, notamment aux États-Unis et en France, ont vivement contesté l’article de Thierry Meyssan sur les liens entre John McCain et l’Émirat islamique (« Daesh ») [1].
Chacun a expliqué avoir identifié, et parfois bien connaître, la personne apparaissant sur la photographie de la rencontre du sénateur avec l’état-major de l’ASL en mai 2013, de sorte qu’il puisse infirmer qu’il s’agisse du calife Ibrahim.

Nous ne discuterons pas les articles de nos confrères qui ne sont pas vérifiables et nous bornerons à faire remarquer que chacun d’entre eux a identifié différemment l’interlocuteur de John McCain, mais avec autant d’assurance.

Au demeurant, cette polémique n’a plus de raison d’être, car son seul intérêt est de savoir si oui ou non John McCain a rencontré des dirigeants de groupes classés « terroristes » par les Nations unies et par son propre pays, y compris des dirigeants de Daesh. Or, il a déjà répondu à cette question.

Nous reproduisons en premier lieu une interview de John McCain, par Greta Van Susteren sur Fox News, dans laquelle il déclare :

« Hillary Clinton a déjà décrit une réunion à la Maison-Blanche il y a deux ans. Chaque membre de l’équipe de Sécurité nationale recommandait d’armer l’Émirat islamique. Le président s’y est lui-même opposé, comme il s’est opposé et a décidé de ne pas bombarder la Syrie après qu’il ait dit qu’elle avait franchi la ligne rouge » [2].

Puis nous reproduisons un extrait d’un entretien accordé par John McCain au Sean Hannity’s Show, toujours sur Fox News, le 16 septembre 2014, pour s’opposer au plan du président Obama contre l’Émirat islamique. Son contenu clôt le débat puisque le sénateur y reconnaît lui-même connaître les dirigeants de l’Émirat islamique.

Au début de l’entretien, il critique un article relatant la précarité d’un cessez-le-feu entre groupes « modérés » et groupes « extrémistes ». Puis il affirme connaître la situation sur le terrain et, se référant à son expérience au Vietnam, il défend l’idée de s’appuyer sur tous les « rebelles » pour renverser la République arabe syrienne. Pour ce faire, il révèle avoir rencontrés les leaders de Daesh (au contraire de Ron Paul), et être en contact permanent avec eux.

Ces deux entretiens ont été enregistrés après l’attaque de l’Irak par l’Émirat islamique, le nettoyage ethnique et les massacres qui l’ont accompagnés, mais avant la décapitation de ressortissants états-uniens.

Réseau Voltaire

[1] « John McCain, le chef d’orchestre du « printemps arabe », et le Calife », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 août 2014.

[2] “Hillary Clinton has described already the meeting in the White House over 2 years ago, everyone in the National Security Team recommended arming ISIS, and the President, by himself turned it down, just like by himself, he decided not to strike Syria after he said that they’d crossed the red line”.


 

vu sur : http://www.wikistrike.com/2014/11/john-mccain-a-admis-etre-en-contact-permanent-avec-l-emirat-islamique.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
23 novembre 2014 12:48

 

 

vu sur : http://revoltes-en-europe.over-blog.com/article-chine-des-musulmans-ouighours-veulent-rejoindre-la-turquie-islamiste-125061674.html

 

 

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
23 novembre 2014 03:18

Le discours de P. Poroshenko devient de plus en plus émotionnel, au fur et à mersure que sa popularité baisse au profit de Yatséniuk et qu'il n'arrive pas à mettre en place un Gouvernement contrôlable.

Le dernier discours en date annonce la volonté de détruire par tous les moyens les habitants du Donbass. "Nos enfants iront dans les maternelles, les leurs seront dans les caves". La guerre est donc totale, personnelle. Il ne s'agit pas de se battre contre des résistants armés. Mêmes les enfants doivent être détruits.

Donc l'avenir de la région doit être détruit. La terre ne peut être reprise que brûlée? Soit, elle le sera. Un blocus socio-économique est décrété, qui n'a rien à voir avec une régulation politique et pacifique du conflit. Il doit forcer les gens à faire leur choix de survie: soit partir et vivre, soit rester et mourir. Toutefois, Poroshenko semble être allé trop loin et le Président russe déclare que la Russie, si tel doit être le plan du pouvoir ukrainien, ne laissera pas faire.


Le 14 novembre, lors du discours de P. Poroshenko devant les forces de l'ordre, il est tout d'abord question de règlement politique de la situation dans le Donbass. Rien d'inhabituel. Jusqu'à ce que le Président ukrainien ne se prenne les pieds dans le tapis glissant de l'émotion grand public. A Odessa. A Odessa oser dire qu'il s'agit d'une ville de Bandera. Et que c'est un compliment que de le déclarer. Le dire après lemassacre.

Remarquez, il est vrai que les Occidentaux, américains et européens, n'ont pas vraiment voulu en parler, donc cela est permis. Les responsables, depuis le mois de mai, ne sont toujours pas inquiétés. Les enquêtes tournent en rond. Alors pourquoi pas le Donbass?

 

Et Poroshenko s'emballe. "Nous aurons du travail, eux pas. Nous aurons des pensions de retraite, eux pas. Nous soutiendrons les gens - les enfants et les retraités, mais pas eux. Chez nous les enfants iront à l'école et dans les maternelles, chez eux ils resteront assis dans les caves. Parce qu'ils ne savent rien faire! C'est comme ça, c'est exactement comme ça que nous gagnerons la guerre!"

 

Autrement dit, Poroshenko ne reconnait pas les habitants du Donbass comme des citoyens ukrainiens. Ils les considèrent à peine comme des hommes en fait, "eux" ceux "qui ne savent rien faire". Car il s'agit là d'une rhétorique de haine digne du nazisme contre les juifs. Poroshenko veut faire du Donbass un ghetto géant qu'il veut affamer. Pour cela , lesmécanismes juridiques se mettent en place.

 

Poroshenko a fait annuler la loi sur le statut spécial des régions ukrainiennes de Lugansk et Donetsk, qui n'a jamais fonctionné. Donc,de facto, il reconnait que ces régions ne font plus partie de l'Ukraine.
Mais il ne veut pas le reconnaître juridiquement, il veut les reprendre. Donc il place les gens devant un choix: soit vous restez et mourrez (car maintenant ils ne peuvent même plus aller chercher l'argent sur leur compte en zone ukrainienne), soit vous partez et vivrez selon nos conditions. Un choix qui, sur le plan juridique, manque totalement de fondement.

 

La Banque centrale n'a plus le droit d'accréditer les comptes des personnes résidant dans les zones qui ne sont pas militairement contrôlées par Kiev. Les services publics sont interrompus, les pensions de retraite ne sont plus payées, les aides sociales non plus. 

 

Soit, c'est la guerre. Et non une simple opération anti-terroriste. Mais ces gens sont toujours formellement citoyens ukrainiens. Kiev ne les a pas déchu de leur nationalité. Ils ont travaillés toute leur vie, leur pension est conforme au droit ukrainien. Kiev doit choisir: soit ils sont citoyens ukrainiens et doivent continuer à recevoir leurs pensions de retraite, soit ils sont déchus de leur nationalité - ce que l'Ukraine ne peut se permettre de faire - et dans ce cas, chaque situation individuelle doit être analysée, en fonction du lieu de travail, de l'entreprise etc.

Aucune décision en bloc n'est valablement fondée en droit. Et pourquoi ne peuvent-ils plus avoir accès à leur compte en banque? En raison de leur lieu de résidence? C'est illégal. Leur argent n'a pas été gagné en violation de la loi ukrainienne, ou alors il faut le prouver, il faut une décision de justice individuelle. La provenance de l'argent de chaque compte doit être vérifiée.

 

En ce qui concerne la fermeture des services publics. Un Etat assure, et est obligé d'assurer, le fonctionnement des services publics sur son territoire. C'est d'ailleurs un des critères d'existence de l'Etat en tant que tel. Un Etat qui n'assure pas le fonctionnement normal et régulier des services publics est inexistant. Donc, soit Kiev reconnait la faillite de l'Etat ukrainien en tant que tel, et il nous faut en tirer les conséquences, notamment en ce qui concerne le droit irréfutable des régions de sortir d'un Etat inexistant.

Soit Kiev reconnait l'autonomie, l'indépendance, des régions du Donbass et donc n'a plus de raison d'y assurer le fonctionnement des services publics, cela revient de droit à la nouvelle structure étatique. Mais il n'a plus alors non plus de fondements juridiques pour maintenir l'opération anti-terroriste, car ne n'est plus son territoire.

Toutefois, V. Poutine, de manière préventive et très explicite, a rappelé que la Russie ne laissera pas Kiev détruire ses opposants politiques. Il rappelle que ce jeu est extrêmement dangereux, pour l'Ukraine elle-même. Même lors du conflit avec en Tchétchénie contre les extrémistes islamistes que l'on voit fleurir un peu partout aujourd'hui, la Russie a continué à payer les pensions de retraite, n'a pas coupé le système bancaire. Car elle estimait que les habitants de Tchétchénie étaient des citoyens russes et non un groupe consolidé de terroristes. 

 

Cette réaction de la Russie montre que les risques de destruction massive de la population ne sont pas inimaginables. Il faut dire que l'Histoire l'a déjà tristement montré. Rappelons-nous le massacre de l'enclave serbe en Croatie, le 4 août 1995. 200 000 soldats croates, avec chars et soutien aérien de l'OTAN ont attaqué l'enclave serbe et ses 15 000 soldats mal armés. En 5 jours, la région et sa population furent rayées de la carte. La Croatie a repris le contrôle du territoire, vide, mais peu importe. Et aucun responsable du massacre n'a été inquiété.

 

C'est un précédent intéressant pour Poroshenko. Autrement dit, si l'Occident lui donne le droit au génocide, la Russie a fermement prévenu qu'elle s'y opposera.

 

vu sur : http://russiepolitics.blogspot.fr/2014/11/poutine-c-poroshenko-le-genocide-de-trop.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+RussiePolitics+(Russie+politics)

 

 

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
22 novembre 2014 18:33
Et la Turquie n'est(-elle pas dans l'OTAN ? Bien si...

Et la Turquie n'est(-elle pas dans l'OTAN ? Bien si...

Le député d’Antioche Dr. Mehmet Ali Ediboğlu (Parti républicain du Peuple - CHP) a révélé que, le 19 novembre 2014, un cargo états-unien est entré au port d’Iskanderun transportant illégalement des armes.

La police anti-émeutes a protégé le port durant le déchargement de la cargaison, laquelle comprenait notamment des missiles et des lanceurs lourds. Le matériel a été chargé dans deux convois de douze véhicules qui se sont dirigés vers le camp d’Al-Qaïda situé à Osmaniye [1].

JPEG - 38.5 ko

L’administration Erdoğan soutient activement les groupes armés en Syrie en général, y compris l’Émirat islamique. La Justice turque a établi qu’il avait reçu secrètement le banquier d’Al-Qaïda au moins 12 fois depuis le début de la guerre contre la Syrie [2]. Depuis la mi-octobre, le CHP l’accuse de soutenir secrètement l’Émirat islamique [3].

[1] “Israeli general says al Qaeda’s Syria fighters set up in Turkey”, par Dan Williams, Reuters, 29 janvier 2014.

[2] « Erdoğan recevait secrètement le banquier d’Al-Qaida », Réseau Voltaire, 2 janvier 2014.

[3] « Kılıçdaroğlu accuse Erdoğan de soutenir activement l’Émirat islamique », Réseau Voltaire, 15 octobre 2014.

 

Réseau Voltaire

 

vu sur : http://www.wikistrike.com/2014/11/l-administration-erdogan-organise-un-transfert-d-armes-pour-l-emirat-islamique.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
21 novembre 2014 23:40
Ukraine Kiev Donbass

Le président ukrainien Petro Porochenk. Crédits : president.gov.ua

Le président ukrainien Petro Porochenko a signé le 14 novembre un décret gouvernemental ordonnant l’interruption du fonctionnement de toutes les institutions étatiques dans les républiques de Donetsk et Lougansk. Une décision accueillie avec stupeur par Moscou et effroi par les populations de ces deux régions.

Couper les ponts

La réponse de Kiev à la tenue d’élections dans les républiques autoproclamées de Donetsk (RPD) et Lougansk (RPL) le 2 novembre dernier ne s’est pas faite attendre. Dès le 4, le Conseil de sécurité national ukrainien (SNBO) proposait au gouvernement un plan de « mesures immédiates pour la stabilisation de la situation socio-économique » dans ces régions. Celui-ci, entériné par Petro Porochenko le 14 novembre, prévoit notamment « la suspension du fonctionnement des entreprises, institutions, représentations, filiales et organisations de l’État dans les villes situées dans la zone antiterroriste des régions de Donetsk et Lougansk, ainsi que l’évacuation des membres de leur personnel (avec leur consentement) et le rapatriement des biens mobiliers et des documents. »

Le texte demande également au ministère de la justice ukrainien de transférer de cette zone vers d’autres villes les tribunaux, les condamnés et les détenus, ainsi que de prévoir un plan d’amnistie des individus inculpés pour des délits mineurs. La Banque centrale ukrainienne, quant à elle, est invitée à suspendre la gestion des comptes bancaires des sociétés et citoyens des régions de Donetsk et Lougansk dans le courant du mois.

Le gouvernement encourage enfin le ministère de l’énergie à remettre en état les centrales électriques et de chauffage de ces régions.

Un « génocide »

La nouvelle a été très mal accueillie par le président russe, qui assistait au sommet du G20 à Brisbane les 15 et 16 novembre. « Je pense qu’il s’agit d’une grave erreur. Les Ukrainiens se coupent eux-mêmes de ces régions ! Pourquoi ? », a-t-il interrogé, rappelant que la Russie n’était jamais allée jusque-là en Tchétchénie.

« Même lors des plus fortes tensions de la guerre en Tchétchénie, nous n’avons jamais cessé de payer les retraites et les allocations des habitants de la république tchétchène, a-t-il martelé face aux journalistes russes. Nous avons même continué de verser à la région les subventions du budget fédéral. Alors que cela semblait un peu idiot, vu que les gens qui contrôlaient la situation sur place volaient cet argent et pouvaient aussi l’utiliser à des fins peu nobles… Mais au bout du compte, c’était la seule chose à faire : la population a estimé notre soutien. »

« Pourquoi, aujourd’hui, le pouvoir à Kiev se coupe-t-il de ces territoires ? Je ne le comprends pas. Enfin si, on peut le comprendre – c’est probablement pour faire des économies budgétaires. Mais le moment est très mal choisi pour ce genre de préoccupations », a déclaré le président russe.

Le Premier ministre de la république de Lougansk, Igor Plotnitski, n’a pas mâché ses mots : il ne voit dans cette décision ni plus ni moins qu’un « acte de génocide et la perte de notre peuple ». « Il est révoltant de voir que ce nouveau riche, arrivé au pouvoir sur les cadavres de Maïdan, est soutenu par l’Union européenne et les États-Unis, alors qu’il agit selon les pires traditions nazies et veut transformer le Donbass en un vaste camp de concentration » a-t-il asséné publiquement.

Plus serein, le dirigeant de la république voisine de Donetsk Alexandre Zakhartchenko a interprété cette mesure comme un signe de faiblesse de la part de Kiev. « Ce blocus économique ne nous fait pas peur. Nous vivons dans cet isolement depuis deux mois déjà. Cette décision signifie simplement que Kiev nous reconnaîtra très prochainement », a-t-il affirmé, cité par RIA Novosti.

Le 19 novembre, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a évoqué la possibilité qu’en se retirant du Donbass, Kiev se prépare en réalité à mener une nouvelle opération militaire dans cette région. « Il existe une école de pensée qui soutient que derrière ce décret du 14 novembre, il y a une volonté de préparer le terrain pour une nouvelle intervention militaire et une nouvelle tentative de résoudre le problème par la force », a-t-il déclaré.

Suite en page 2

 

vu sur : http://www.lecourrierderussie.com/2014/11/kiev-donbass/?utm_source=Le%20Courrier%20de%20Russie%20-%20Newsletter&utm_campaign=d5958fea8e-Newsletter11_21_2014&utm_medium=email&utm_term=0_76a16a0a15-d5958fea8e-167605677

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
21 novembre 2014 17:06

Addendum du 20/11/2014 : ces jihadistes qui dévoilent leur visage

EI a diffusé mercredi une vidéo dans laquelle trois membres français du groupe demandent à leurs compatriotes d’attaquer la France par tous les moyens possibles, dans des termes similaires à d’autres vidéos du groupe déjà rendues publiques.

« Si vous ne pouvez nous rejoindre, vous pouvez y travailler en France, le pays de la mécréance. Laissez-les dans le stress, l’insécurité. Il y a des armes, il y a des voitures, écrasez-les avec. Utilisez le poison dans leur nourriture et leurs boissons. »

vu sur : http://www.fdesouche.com/539001-trois-djihadistes-francais-brulent-passeport

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
21 novembre 2014 00:00
Citation d’Obama : « Les USA soutiennent des principes internationaux… et notamment qu’on ne doit pas envahir un autre pays »

On croit rêver

« Brisbane,  – Dimanche, le président Obama a annoncé qu’il a confirmé en réunion au Président Vladimir V. le week-end dernier que les  et leurs alliés continueraient d’imposer des  à la Russie suite à son comportement en , qu’Obama a pratiquement qualifié d’.

Les USA, a dit monsieur Obama, tiennent « fermement au maintien de principes fondamentaux dans les , et l’un de ces principes est que l’on n’envahit pas un autre pays ». Il a également affirmé que les russes fournissaient des armes lourdes et un soutien financier aux séparatistes en Ukraine. »

SACREDIEU !!! Si vous faites sécher cette citation, vous avez assez de fertilisant pour toute la pelouse sud de la Maison Blanche.

Nous avons bien compris que nous vivons dans un monde post-post-moderne, où la vérité n’a plus à exister, et dans lequel l’objectivité n’est qu’une forme patriarcale d’oppression subjective. Mais tout de même, les amis, tout cela devient ridicule !

Votre correspondant s’apprêtait à rédiger une longue et désolante liste de tous les pays que les USA ont bombardé, envahi, torturé, ruiné à jamais durant les seules vingt dernières années, mais pourquoi s’en donner la peine ? Nous préférons laisser la parole [2] à Ivan Eland, un membre reconnu à The Independent Institute :

« Durant la période qui a suivi la Seconde  mondiale, on a pu constater de façon empirique que les États-Unis ont été le pays le plus agressif au monde, en terme de nombre d’actions  entreprises, et la grande majorité de celles-ci n’ayant rien eu à voir avec la diffusion de la liberté, certaines d’entre elles la détruisant bien au contraire ».

C’est la traduction en langage hippie d’un « les États-Unis tiennent fermement au maintien de principes fondamentaux dans les relations internationales, et l’un de ces principes est que l’on n’envahit pas un autre pays ».

Vivons-nous maintenant dans une zone crépusculaire digne d’un Escher sous stéroïdes ? On a dû oublier de nous prévenir.

Riley Waggaman
Traduit par Etienne pour vineyardsaker.fr

[1] Obama Says Russia’s Arming of Separatists Breaks Pact With Ukraine (nytimes.com, anglais, 16-11-2014)

[2] Why Is the United States So Hypocritical in Foreign Policy? (huffingtonpost.com, anglais, 03-11-2014)

Source : Obama: US « Upholds Core International Principles…You Don’t Invade Other Countries. » Is This Real Life?(russia-insider.com, anglais, 16-10-2014)

Selon Vanity Fair, Riley Waggaman est le « petit reporter le plus écouté aux États-Unis ».

 

http://www.vineyardsaker.fr/2014/11/18/citation-dobama-les-usa-soutiennent-principes-internationaux-notamment-quon-pas-envahir-autre-pays-on-croit-rever/

 

vu sur : http://www.wikistrike.com/2014/11/citation-d-obama-les-usa-soutiennent-des-principes-internationaux-et-notamment-qu-on-ne-doit-pas-envahir-un-autre-pays.html

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
20 novembre 2014 01:03

Devenu bourreau jihadiste, Maxime Hauchard jeune Normand ordinaire


 
L’horreur monte, angoissante, prégnante, totale. Ame sensible s’abstenir…
  

Au regard des images que je me refuse de voir étant de nature extrêmement impressionnable, une question me hante.
 Cet assassin qu’est Maxime Hauchard alias je ne sais qui a une famille, des parents, peut-être des frères et soeurs, peut-être des oncles, des tantes etc..
 Comment cette famille vit les abominations commises par ce fils, ce frère, ce neveu que sais-je..?

J’entends les commentateurs se perdre en conjectures. 
Manipulation, isolation, caractère influençable.. 
Visiblement il était sans histoire. 
Comment se passe un tel basculement ? 
La dernière en date serait qu’il aurait été obligé ! 
Obligé d’égorger un homme ? 
Méthode des islamiste parait-il pour plonger leur recrue dans une dépendance sans espoir de retour. 
 Et si le problème ne venait pas aussi de l’occident.

 Parce que si nous reprenons la Genèse de l’histoire, tout a commencé en Afghanistan avec l’armement par les américains d’Al Quaida, comme d’habitude l’Amérique a joué les apprentis sorciers. 

Ben Laden n’aurait jamais existé sans les finances et l’armement américain. 
Ensuite Ben Laden s’en est pris aux américains, le 11 septembre en fut l’aboutissement macabre. Ensuite il y eut Guantanamo, qui a fabriqué des terroristes encore plus puissants et encore plus haineux..

 Les conditions de détention n’ont pas aidé.
Ben Laden mort, des petits malins islamistes ont pensé qu’ils étaient encore plus forts, et qu’ils pouvaient aller plus loin.
 Naissance de Daesh enfant infernal d’Al Quaïda ..
Non contents d’avoir mis le feu au bidon d’essence, nous avons continué à craquer les allumettes en renversant des chefs d’état qui étaient, certes de sinistres dictateurs mais qui avaient au moins le mérite de tenir éloignés du pouvoir, les salafistes, les luttes entre factions religieuses sunnites et chiites.
 Dehors Saddam, dehors Kaddafi, je répète, ils étaient des dictateurs. 
A mon humble avis il vaut mieux un dictateur laïque qu’un fou islamiste !
 Mais ne fallait-il pas plutôt nous occuper de notre soupe ? 
Pourquoi n’avons nous pas laissé ces durs de durs régler leur problème dans leur pays ?
 J’ai la faiblesse de penser que leur pauvre peuple ne s’en serait pas plus mal porté. 
Il n’était pas très vaillant, maintenant il est proprement laminé. 
Femmes violées, asservies, hommes mutilés au mieux, égorgés au pire…

Je ne suis pas une spécialiste de géopolitique, mais mon petit cerveau fonctionne parfois,  à mon grand étonnement et je maintiens que nous avons joué avec le feu et que nous sommes en train de salement nous brûler.
Et par ailleurs, nous continuons à ne pas maîtriser nos flux migratoires.
 Folie !
 Plus il y aura de ressortissants musulmans sur notre territoire, ce qui ne signifie pas loin de là que tous soient des terroristes en puissance, certains même cherchent la paix et la sérénité dans un état de droit n’en ayant jamais connu, mais cela signifie que la surveillance d’éléments hautement dangereux va devenir de plus en plus difficile, voire impossible.

Le dernier point est la Syrie, au-delà de ce que l’on peut penser de Bachar El Assad, celui-ci doit être soutenu, car il est, même imparfaitement, même avec beaucoup de pincettes un rempart contre la montée de l’abomination, de la violence et tout simplement de l’abjection de ces groupuscules qui n’ont plus rien d’humain. 
N’en déplaise aux pseudo philosophe et je pense particulièrement à BHL qui, si, on le suit nous conduirait à un désastre plus que planétaire.
 Je pense également à Hollande, qui a reconnu le premier les opposants à Bachar …
 Belle action, une de plus, est-il heureux à ce jour de cette imbécilité de plus ?

Il nous arrive fréquemment à RL de comparer le terrorisme islamiste aux nazis, même Dounia Bouzar entendue ce soir a osé prononcer le mot « nazi ».
 Le mot est juste, car les nazis se sont largement déshonorés dans leurs crimes contre l’humanité. 

Maxime Hauchard devrait être jugé pour crime contre l’humanité, si toutefois on arrive à mettre la main sur lui, comme ses « confrères » dans l’horreur.
 Un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui. 
En tant que citoyenne, je pense qu’il faudrait remettre à l’ordre du jour, en modifiant nos lois, les tribunaux d’exception.
 Sans la peine de mort, je suis contre définitivement. 

Mais une peine incompressible, sans espoir de sortie.

 Il rentrerait en prison mais n’en sortirait jamais. 

Histoire de lui permettre de se repasser en boucle les actes immondes qu’une idéologie abjecte lui a fait commettre. 

Il faudrait pour cela des prisons spéciales, ou seraient concentrés tous les fous d’allah qui tourneraient en rond pendant 10,20,30,40 ans ce qui leur donnerait peut-être l’occasion de se remettre, trop tard, le cerveau dans le bon sens si toutefois c’est possible.

 En cas de radicalisation de plus en plus forte, ils n’auraient que les murs à égorger…

Mes pensées ce soir, vont aux parents de ce fou qui doivent être plongés dans un abîme sans fond de désespoir et d’incompréhension.

Alexandra DOUGARY

 

vu sur : http://by-jipp.blogspot.fr/2014/11/maxime-hauchard-egorgeur-converti-au.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/ojiPR+(Ma+France)

Repost0
CITOYENS ET FRANCAIS - dans International