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6 juillet 2015 01:46

 

 

 

 

 

 

Thierry Mbepgue est activiste patriote et souverainiste camerounais. Il est en outre président fondateur du Mouvement Africain pour la Libération du Continent (MALCON), secrétaire général adjoint du Réseau Mondial des Défenseurs de la Cause Africaine (RMDCA).

 

Il est aussi fondateur du projet UNIRTA, destiné à rassembler les différents mouvements panafricains, aussi bien en Afrique qu'au-delà. Entretien.

 

Sputnik: Comment est la situation politique actuelle au Cameroun? Quel regard portez-vous sur les prochaines élections présidentielles qui auront lieu dans votre pays?

 

Thierry Mbepgue: Le Cameroun est justement à un tournant décisif de son histoire. Mis à part le fléau de la secte Boko Haram et toutes les victimes que cela a causé, ainsi que les projets obscurs dévoilés de certains opposants zélés pro-impérialistes qui continuent de croire que c'est l'Occident qui va les installer au détriment du peuple, on peut dire que la situation politique est relativement stable. Les Camerounais savent où ils vont, nul ne viendra décider à leur place pour ce qui est bon pour eux. Mon pays est non seulement à deux pas de sa libération totale du joug colonial mais également à deux pas d'une recolonisation qui s'annonce farouche si rien n'est fait par les patriotes camerounais. Le chef de l'Etat a déjoué tous les pronostics faits sur sa succession par les opposants et certains de ses collaborateurs. Vu le poids de son âge, sera-t-il candidat aux prochaines élections? Va-t-il céder le fauteuil à quelqu'un d'autre, si oui à qui? Comment va se passer cette transition? Telles sont les questions que plusieurs Camerounais se posent actuellement. Loin des calculs politiciens égoïstes que font les petits esprits, j'ai compris depuis 2013 qu'il ne fallait pas attendre l'approche des prochaines élections pour se préparer, raison pour laquelle mon équipe et moi avions commencé depuis la mobilisation dans tout le pays, et ceci dans le but de mettre sur pied une force démocratique qui va influencer sur les prochaines élections présidentielles. Le mouvement dont je suis le fondateur n'a pas encore les moyens financiers nécessaires pour présenter un candidat, mais il soutiendra le candidat qu'il va juger proche du peuple camerounais.

Sputnik: Qu'en est-il de votre opinion sur les futures élections en Côte d'Ivoire, pays dont la souveraineté a été ouvertement bafouée en avril 2011 par une intervention armée occidentale directe et qui a marqué l'esprit de nombreux panafricanistes?

Thierry Mbepgue: Je ne cesserai de le dire, la date du 11 avril 2011 en Côte d'Ivoire est la date de la mort de la France en Afrique. Nous avons assisté à une intervention honteuse de l'armée française soutenue par les casques bleus de l'ONU qui, après plusieurs jours de bombardement du palais présidentiel de la Côte d'Ivoire, a arrêté le président de la République Laurent Gbagbo pour le remettre aux forces rebelles d'Alassane Ouattara. Mon opinion en ce qui concerne les élections présidentielles prochaines en Côte d'Ivoire est la suivante: tout chien renifleur de l'analyse politique en Afrique sent l'odeur d'un danger qui plane sur ce pays. On n'a pas encore donné les résultats définitifs des élections présidentielles passées de 2010 qu'on veut déjà faire une nouvelle élection. Qui a gagné les élections en 2010? La réponse à cette question résoudra peut-être tous les problèmes de la Côte d'Ivoire et la conduira à la réconciliation. Dans tout cela, il faut aussi se demander quelle est la position de la France qui avait installé le régime actuel? Cela m'amuse quand même de voir certaines personnes ou intellectuels présentés comme étant de grands démocrates africains terrés dans un silence assourdissant lorsqu'il faut parler de respect de la constitution en Côte d'Ivoire. Je crois qu'il risque de ne pas y avoir d'élection en octobre comme prévu.

 

Sputnik: Parlons maintenant des relations BRICS-Afrique. On sait que de plus en plus d'Africains souhaitent vivement le renforcement des relations entre les pays du continent africain et des nations BRICS, d'autant plus qu'un pays africain, la République d'Afrique du Sud, fait partie de l'alliance. Selon vous, qu'est ce qui doit encore être fait pour que cet objectif de renforcement soit atteint?

 

Thierry Mbepgue: La présence des nations BRICS libère peu à peu l'Afrique, c'est une présence salvatrice. Il a fallu que certains pays africains regardent du côté des BRICS pour enfin amorcer leur processus de développement. L'Afrique du Sud qui aujourd'hui fait partie de cette alliance est première productrice d'or, de platine, de chrome, de vanadium et deuxième productrice de manganèse et de titane. Avec tout cela, elle devrait être à mon avis le reflet d'une Afrique qui tire l'essentiel de ses ressources dans les matières premières. Voilà pourquoi je souhaite par conséquent que ce pays soit comme un wagon exemplaire au sein des BRICS. Elle y est depuis 2011, avec quel impact sur les autres pays africains? Qu'elle inspire les autres Etats africains à développer des mécanismes plus intéressants pour capitaliser leurs ressources naturelles. Je pense qu'il faut aller au delà de ce qui lie l'Afrique à ces nations actuellement, en renforçant les relations par les échanges culturels et industriels. Il faut faciliter les voyages et faire en sorte que chacun se sente à l'aise chez l'autre. Je dirai enfin que le renforcement de cet objectif va aussi passer par la capacité des nations du BRICS à maintenir leur politique actuelle basée sur le respect des pays africains en tant qu'Etats indépendants et souverains.

Sputnik: Les élites occidentales sont radicalement opposées à l'alliance des BRICS avec l'Afrique, de peur de voir leurs intérêts néocoloniaux réduits à zéro. Que faire pour barrer la route à leurs plans malsains?

Thierry Mbepgue: L'Afrique est-elle leur propriété privée? Les Occidentaux sont pratiquement les seuls qui se plaignent à tout moment de nos choix de partenaires comme si nous n'étions pas libres de choisir avec qui faire chemin. Connaissant bien ces Occidentaux pour avoir subi leur caprice pendant plus d'un siècle, nous ne pouvons que constater que leurs pleurnichements annoncent la fin de leur hégémonie en Afrique. Tant que les BRICS renforceront leur présence et respecteront les Africains, les Occidentaux ne se sentiront pas à l'aise. Certaines personnes vont certainement me demander pourquoi tant d'espoirs placés en nos nouveaux partenaires. Je les appelle simplement à faire la comparaison entre 100 ans de coopérations avec nos partenaires historiques et 15 ans avec les pays du BRICS. Pour barrer la route à leurs plans malsains, il faut que les pays du BRICS soient prompts à venir au secours des pays, des dirigeants ou même des personnes persécutées par les Occidentaux pour leurs idéaux en Afrique, il faut qu'ils s'imprègnent de la réalité africaine, qu'ils se rapprochent des souverainistes, des panafricanistes et des vrais patriotes africains pour comprendre leur combats.

 

Sputnik: Vous avez déjà dit que grand nombre de problèmes et crises en Afrique sont dus à la mauvaise interprétation des textes de la constitution. Qu'est-ce que cela signifie? Et d'autre part, la longévité au pouvoir est-elle un obstacle à la démocratie? Surtout dans le cas où un leader a réellement le soutien de la majorité de sa population?

 

Thierry Mbepgue: La quasi-totalité des crises politiques en Afrique porte la signature de "non-respect ou mauvaise interprétation de la constitution". Si ce n'est pas un étranger qui veut se présenter comme candidat dans un pays qui n'est pas le sien, ce sera un dirigeant qui refuse de se plier aux exigences de la constitution ou même un dirigeant qui veut modifier la constitution par voie illégale. La longévité au pouvoir n'est en aucun cas un obstacle à la démocratie du moment qu'un leader demeure au pouvoir parce que le peuple le souhaite. Je prends le cas d'un chef d'Etat africain qui décide de modifier la constitution de son pays pour se représenter à sa propre succession, le problème qui se posera ne sera pas celui de savoir s'il en a le droit ou pas, mais plutôt comment va-t-il la modifier? Ladite constitution le plus souvent exige que tel projet soit soumis à un referendum, c'est cela la démocratie, il faut laisser le peuple décider. Les Africains aiment à convoquer le principe traditionnel de règlement de conflit qui est l'arbre à palabre. Avec nos sociétés modernes, on pourrait réactualiser cet arbre à palabre au travers d'un minimum de respect consensuel dégagé autour de la constitution que le professeur Gamberge définit comme le respect des lois du jeu qu'on s'est fixé! Cela nous éviterait des crises.

Sputnik: Les élites occidentales possèdent pourtant une longévité au pouvoir plus qu'évidente (les Clinton et Bush aux USA pour ne citer qu'eux, bien souvent les mêmes visages aussi en Europe occidentale). Pourquoi se mêlent-ils alors constamment des affaires des autres? Et qu'est-ce qu'un pouvoir « légitime et légal » selon les Occidentaux?

 

Thierry Mbepgue: D'après eux, ils sont les maitres du monde. Ce qui est bon c'est pour eux et ce qui est mauvais c'est pour les Africains. Les premiers à ne pas appliquer la démocratie, ce sont les élites occidentales. La preuve regardez tous ces pays où ils sont venus installer la "démocratie" en Afrique. Regardez la Libye, regardez la Côte d'Ivoire, regardez la Centrafrique. Ce sont là des pays désormais "démocratiques" pour eux. Dommage que certains Africains ne comprennent pas jusque là. Un pouvoir légitime et légal selon les Occidentaux est un pouvoir soumis à leur diktat, à la tête duquel est tapis un pantin adoubé d'un potentat dangereux pour son propre peuple. Méfiez-vous de tous les pouvoirs en Afrique dont les élites occidentales chantent tous les jours les louanges et soutenez ceux qui sont persécutés car c'est parce qu'ils refusent de vous vendre qu'on les persécute.

 

Sputnik: On assiste en ce moment à une page fortement intéressante dans les relations russo-camerounaises, y compris sur le plan militaire. Qu'est-ce que cela vous inspire? Quels sont les domaines dans lesquels les deux pays peuvent encore étendre leur coopération?

Thierry Mbepgue: Il était temps pour le Cameroun de se mettre à l'abri d'une invasion militaire comme au Mali (car il faut dire sans faux fuyant que le but final de cette campagne était l'installation d'une base militaire au Mali pour contrôler le nord du pays) ou d'une éventuelle agression comme en Côte d'Ivoire où nous avons vu les chars et avions français bombarder la résidence présidentielle avec à l'intérieur le chef de l'Etat et toute sa famille. Je souhaiterais que cette relation Russie-Cameroun s'étende sur le plan du domaine de la santé, du commerce et de l'industrie, et surtout sur le plan socioculturel. Il faut vraiment que des échanges aient lieu via des journées d'échanges culturels entre les deux pays. Il faut que des investisseurs russes pensent également venir investir au Cameroun et vice-versa.

 


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150702/1016820745.html#ixzz3eqcP9ryT

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
6 juillet 2015 01:40
Wikileaks publie les documents relatifs à l’accord TISA ! (Tous les docs + archives)

L’Accord sur le Commerce des Services (ACS), connu sous son acronyme anglais TiSA (pourTrade in Services Agreement), est un projet de traité actuellement négocié en secret par 23 parties membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont l’Union européenne (représentant 28 États), la Suisse et le Canada, soit un total de 50 États1. Connues des ONG2, ces négociations ont été mises en lumière par les révélations de Wikileaks en avril 2014.

Cet accord serait la « tête de pont » du grand marché transatlantique de libre-échange TAFTA(appelé aussi GMT ou PTIC ou TTIP), toujours en discussion depuis juillet 2013 entre les États-Unis et l’Union européenne représentée par un mandataire de sa Commission. « D’ailleurs, TiSA reprend l’une des idées maîtresses de Tafta : le principe de coordination, qui empêche d’imposer une régulation qui porterait tort à l’un des signataires. Autant dire, un moins-disant régulatoire généralisé1 ».

Wikipedia

SOURCE

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
4 juillet 2015 02:42

 

Que sait-on de ces jihadistes venus de l'Est ?
Moscou ne dissimule pas le fait que, actuellement, ses préoccupations principales dans la situation de crise au Moyen-Orient sont directement liées à ces ressortissants russophones qui ont rejoint les insurgés en Syrie et en Irak.

Pendant les deux dernières années, le nombre de ces personnes a augmenté au fur et à mesure. Si, début 2013, il y avait environ 200 ou 250 combattants russophones en Syrie, en 2015 ce chiffre a drastiquement augmenté. En somme, en 2015, ils seraient environ 1 500 ou 2 000 ressortissants russophones du Caucase du Nord, de Russie, de la communauté tchétchène de Géorgie, de Turquie et de l'UE ayant rejoint des groupes islamistes divers (comme l'organisation État islamique, le Front al-Nosra, Ahrar el-Cham et d'autres) en Irak et en Syrie.
Une autre préoccupation de Moscou est liée cette fois au nombre croissant de combattants étrangers du sud du Caucase et d'Asie centrale postsoviétique qui s'engagent volontairement auprès des jihadistes en Syrie et en Irak. En 2015, il y aurait jusqu'à 500 Ouzbeks, 360 Turkmènes, 100 Kirghizes et 190 Tadjiks en Syrie. Selon le gouvernement, des Kazakhs combattraient également aux côtés des insurgés en Syrie.

 

Qu'est-ce qui pousse ces étrangers à venir combattre sur le front syrien ou irakien ?
Il y a plusieurs raisons qui poussent des combattants russophones à partir en Syrie et en Irak. Jusqu'à un certain degré, la situation est semblable à celle des pays européens, dont certains ressortissants ont essayé de rejoindre l'EI et d'autres groupes radicaux pour fuir les problèmes d'ordre socioéconomique, politique ou personnel.

Ainsi, le conflit civil en Syrie a créé des occasions multiples pour l'accomplissement social permettant à de simples citoyens sans perspectives de devenir « quelqu'un », en devenant membres de haut rang dans un mouvement jihadiste. Quelques combattants rejoignent aussi la lutte en raison de leurs croyances « romantiques » quant à une possibilité de changer le monde, en protégeant les opprimés et en créant une société nouvelle.

Représentent-ils une menace sérieuse pour Moscou ?
Des combattants russes sont bien représentés, tant aux côtés d'al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda) qu'aux côtés de son rival, l'EI. Ils se sont avérés être très efficaces sur les champs de bataille et ont même formé leurs propres unités. Cependant, les experts russes sont unanimes dans leur croyance que ces russophones ne voient pas la cause de l'EI ou d'al-Nosra comme la leur.

Pour eux, cette lutte est juste une étape préparatoire avant leur retour en Russie où ils pourront déclencher leur propre bataille. En 2013, sur certains bâtiments ravagés en zone de guerre, en Syrie, il était gravé « Mort à la Russie » ou « Aujourd'hui la Syrie, demain la Russie ».

En 2014, Abou Omar al-Chichani (le jihadiste géorgien, chef militaire de l'EI) avait déjà menacé de libérer le Caucase. Prétendument, la trace syrienne a été trouvée par les autorités russes lors de leur enquête sur l'attaque terroriste à Grozny en décembre 2014.

Les combattants russophones sont-ils unis ?
Dans un sens, la Syrie et l'Irak sont devenus les terrains d'un regroupement entre les différentes factions extrémistes russophones. Auparavant dispersés et séparés, ils sont progressivement apparus comme un front uni. De plus, ils ont établi des liens avec des organisations terroristes internationales et font désormais ainsi partie intégrante du réseau extrémiste mondial. Il semblerait que ce processus est en train de prendre deux directions.

D'une part, les jihadistes russophones créent, voire dans certains cas restaurent, des liens avec des organisations islamistes internationales ainsi qu'avec leurs sponsors, comme le Qatar.

D'autre part, ils profitent de cette situation pour établir un front uni en tissant un réseau de nationalités différentes issues de l'ex Union soviétique. Le fait que, selon certains observateurs des droits de l'homme, tous les combattants russophones soient souvent appelés « combattants tchétchènes », sans prendre en compte les différentes nationalités, car ce sont ces derniers qui prédominent, sert en quelque sorte de symbole pour cette nouvelle émergence jihadiste internationale.

 

Le président tchétchène Ramzan Kadyrov, qui a appelé dans le passé à l'élimination des musulmans radicaux, sert-il d'une certaine manière de rempart contre l'expansion de l'EI ?
Les experts russes aussi bien que les membres du gouvernement n'ont pas de doutes sur le fait que, une fois ces radicaux de retour en Russie ou dans d'autres pays de l'ex-URSS, leurs connexions renforcées, ajoutées à leur expérience sur le terrain, seront utilisées contre les autorités centrales.

Ce sera à ce moment que l'expérience des forces de sécurité russes entrées en Tchétchénie dans les années 1990 – 2000 pourra être extrêmement utile. Cependant, je ne dirais pas que Ramzan Kadirov va être le principal rempart russe contre les jihadistes. La responsabilité de se battre contre les jihadistes revient au gouvernement russe dans son ensemble et aux forces de sécurité.

SOURCE

Pour mémoire
Quand Téhéran et Moscou commencent à changer de politique en Syrie

L'État islamique, hydre polymorphe à quatre têtes

L'Etat islamique menace de "détrôner" Poutine

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4 juillet 2015 01:15

Le Parlement chinois a ratifié la création de la Banque de développement des BRICS. La nouvelle banque de développement a été conçue comme une alternative aux institutions financières occidentales telles que la Banque mondiale.

La nouvelle banque financera des projets d'infrastructure dans les pays des BRICS, tels que le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Chaque nation participera sur un pied d'égalité à la direction de la banque indépendamment de son PIB.

Chaque membre des BRICS est appelé à contribuer à part égale pour constituer un capital de départ de 50 milliards de dollars ayant pour but d’atteindre le taux de capitalisation de 100 milliards de dollars. Le siège de la banque des BRICS sera installé à Shanghai, l’Inde présidera la première année, tandis que la Russie présidera le groupe des représentants.

L’inde et la Russie ont déjà ratifié l’accord.

La création de la banque des BRICS est vue comme une première étape nécessaire pour mettre fin à l'hégémonie du dollar américain dans le commerce international ainsi que dans les institutions soutenues par le dollar, telles que le Fond monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, tous les deux basés aux Etats-Unis.

L’Afrique du Sud doit présenter les documents de ratification en juillet lors d’un sommet des BRICS dans la ville russe d’Oufa.

Les BRICS représentent 42% de la population mondiale et environ 20% de l’économie mondiale en termes de PIB. Les échangent commerciaux entre ses pays s’élèvent à la somme énorme de 6,14 trillions de dollars.

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3 juillet 2015 22:39

Ni Moscou, ni Pékin ne représentent autant de danger pour l’Occident que Washington qui discute la possibilité de la frappe atomique préventive de la Russie, a expliqué l’analyste canadien.
 

Les Etats-Unis étudient la possibilité d’une guerre préventive au niveau du Congrès. Une telle rhétorique est extrêmement dangereuse, car elle pourrait provoquer le glissement vers un scénario réel de guerre mondiale, précise Michel Chossudovsky, économiste canadien, fondateur et directeur du Centre de recherche sur la mondialisation de Montréal.

 

En répondant aux questions de Press TV, une chaîne d'information internationale iranienne, sur l’aide qu’apporte la Russie aux insurgés du Donbass, Chossudovsky a souligné le soutien fournis par les pays de l’Otan à l’Ukraine en matière de livraisons d’armes non létales, de stratégies militaires à adopter, de formation ainsi que du soutien à la Garde nationale ukrainienne.

L’analyste canadien a souligné qu’il n’y a aucune preuve que la Russie soutienne les insurgés. Tandis que l’Otan et les Etats-Unis mènent un jeu dangereux tout près des frontières russes en renforçant sa présence militaire en Europe de l'est ce qui sert à provoquer Moscou.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/opinion/20150629/1016770422.html#ixzz3eUQO1bn4

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3 juillet 2015 21:14
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3 juillet 2015 18:42
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2 juillet 2015 21:02
Le président de chambre basse du parlement russe, Sergueï Narychkine / sergeynaryshkin.ru

Le président de chambre basse du parlement russe, Sergueï Narychkine / sergeynaryshkin.ru

Le président de chambre basse du parlement russe, Sergueï Narychkine, vient de se voir refuser son visa pour la Finlande, où il comptait participer à la prochaine session de l’assemblée parlementaire de l’OSCE, qui se tiendra à Helsinki, du 5 au 9 juillet 2015.

L’incident a provoqué une vive réaction au Kremlin : « Nous trouvons ça révoltant et inadmissible », a notamment commenté l’attaché de presse du président russe, Dmitriï Peskov, soulignant que M. Narychkine devait aller en Finlande afin de participer à la réunion d’une organisation internationale dont la Russie fait partie. Le représentant du ministère finlandais des affaires étrangères, Vesa Hakkinen, a précisé à l’agence TASS qu’avant de refuser son visa à M. Narychkine, des consultations avaient été menées « avec les autres pays-membres de l’UE, les dirigeants de l’UE et de l’OSCE ».

Face à cette décision, M. Narychkine a annoncé que la Russie ne serait tout simplement pas présente à Helsinki. « Notre délégation n’ira pas en Finlande, nous ne pouvons pas réduire ainsi notre niveau de participation », a-t-il déclaré. La prochaine session de l’OSCE doit avoir lieu à Oulan-Bator, en Mongolie, du 16 au 18 septembre 2015. « Je suis persuadé que le gouvernement mongol respectera entièrement ses obligations et accueillera les délégations de tous les pays membres de l’OSCE, a commenté M. Narychkine. Et j’interviendrai sans aucun doute lors de la session d’Oulan-Bator », a-t-il ajouté.

Sergueï Narychkine fait partie depuis mars 2014 des personnalités russes tombées sous le coup dessanctions de l’Union européenne pour leur participation présumée dans le rattachement de la Crimée à la Russie et le conflit en Ukraine. Néanmoins, le président de la Douma a entre temps été autorisé à se rendre en France : en janvier 2015, il est allé à Strasbourg pour intervenir face à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

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2 juillet 2015 21:02

La Russie renforce ses positions sur le marché mondial du pétrole en obtenant un des principaux débouchés – la Chine.

 

La Russie a doublé l'Arabie saoudite en termes de volume d'exportations de pétrole vers la Chine. Qui plus est, le paiement pour les livraisons russes est réalisé en yuans. Cela pourrait changer cardinalement la donne sur le marché pétrolier, estime le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

 

Les importations de pétrole russe de la Chine ont atteint 3,92 millions de tonnes, tandis que des exportations en provenance d'Arabie saoudite ont baissé de 42% et constituent actuellement 3,05 millions de tonnes. Même l'Angola livre des volumes supérieurs, fait remarquer le journal.

 

A présent, la Chine représente un marché clé pour les exportations mondiales de pétrole. Et si le gouvernement saoudien veut regagner sa position dominante sur ce marché, il devra accepter le yuan en tant que monnaie de paiement, estiment des experts.

 

Le succès enregistré par la Russie sur le marché chinois est dû au fait que Moscou a conclu des accords de livraison de pétrole avec Pékin en échange de crédits, ce qui est profitable aux deux partenaires. Ainsi, la Chine cherche à transformer ses réserves monétaires de plusieurs milliards de yuans en investissements, ce qui tombe bien, car des compagnies russes éprouvent un besoin pressant de crédits à des conditions avantageuses. 
L'Arabie saoudite, quant à elle, a ses propres réserves monétaires non négligeables et n'a donc pas besoin d'emprunts.

 

L'augmentation de la demande pour le pétrole russe s'explique également par la politique tarifaire de Riyad. Avant la chute des prix du baril, les pays asiatiques bénéficiaient des remises considérables, mais à présent la situation a changé, et la Russie a su en profiter.

"Le marché est instable, il n'est pas donc exclu que l'Arabie saoudite retrouve sa part sur le marché chinois. Mais la situation actuelle démontre que la Russie ne cesse de renforcer ses positions", conclut le quotidien.

 


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150702/1016810263.html#ixzz3elb4sn5I

 

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2 juillet 2015 02:45

L'Europe ne doit pas se définir comme un contrepoids à la Russie, mais comme un partenaire naturel de cette dernière dans la lutte contre le terrorisme, a affirmé le premier ministre italien en visite à Berlin.

Considérer l'Europe comme un contrepoids à la Russie est une erreur politique et un crime culturel, a déclaré mercredi le président du conseil italien Matteo Renzi dans son discours prononcé à l'université de Berlin dans le cadre d'une visite d'une journée dans la capitale allemande.

"La Russie doit respecter la souveraineté et l'indépendance de l'Ukraine, mais considérer l'Europe comme un contrepoids à la Russie est une erreur politique et un crime culturel ("un errore politico e un crimine culturale"). La Russie est notre plus grand voisin, et elle devrait bien sûr respecter les règles en Ukraine, mais elle doit aussi redevenir notre partenaire naturel dans la lutte contre le terrorisme", a indiqué le premier ministre italien.

 

"Voir dans l'Europe un contrepoids clé à la Russie signifie ne connaître ni la Russie ni l'Europe qui ne s'est pas formée en tant qu'union dirigée contre quelqu'un", a ajouté Matteo Renzi.

 

Selon lui, l'UE ne doit pas se penser qu'en termes d'avantages économiques. "L'Europe doit avoir une âme", a conclu le président du conseil italien.

Les autorités officielles et les milieux d'affaires russes et italiens sont disposés à élargir leur coopération bilatérale sans attendre la levée des sanctions, a annoncé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

 

Il a notamment rappelé que la conférence de presse conjointe tenue par le président Vladimir Poutine et le premier ministre Matteo Renzi lors de la visite du chef de l'Etat russe à l'Expo de Milan le 11 juin 2015, avait été suivie d'un "dialogue élargi" entre les représentants des gouvernements et des milieux d'affaires des deux pays.

 

Les participants à cette réunion ont évoqué les paramètres concrets de la coopération économique bilatérale. "Ils ont exprimé leur désir de poursuivre et d'élargir cette coopération dans les domaines où les technologies actuelles permettent de le faire, et ce sans attendre la levée des sanctions", a conclu Dmitri Peskov.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150701/1016801780.html#ixzz3eefsGLKN

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2 juillet 2015 02:32

Sur le plan juridique, le talon d'Achille du nouveau pouvoir ukrainien est son manque de fondement légal. L'ancien Président V. Yanukovitch n'a toujours pas juridiquement perdu son statut de Président ukrainien et le nouveau Président a élu suite à l'annonce d'élections faites par un Parlement révolutionnaire dans le cadre d'une législation révolutionnaire en en appelant sélectivement à l'ancienne Constitution, toujours unique texte en vigueur.

Or selon ce texte, soit Yanukovitch meurt, soit il démissionne soit il est soumis à une procédure d'impeachment. Et il semblerait bien que les conseillers des politiques de Kiev aient lancé une tentative de rachat de Yanukovitch, voulant par la même refonder l'unité territoriale, telle qu'elle était avant le coup d'Etat en reposant une continuité constitutionnelle post factum. Pourtant tout n'est pas aussi simple.

Reprenons les évènements dans l'ordre.

 

Il s'agit d'une opération à double volet. Le premier concerne la légitimation a posteriori du pouvoir ukrainien, en le faisant sauter par-dessus le coup d'Etat pour le rattacher directement à Yanukovitch et à l'ancienne/actuelle Constitution ukrainienne. Le second volet serait la reconstitution de l'intégrité territoriale ukrainienne telle que vue depuis Kiev, c'est-à-dire avec la Crimée, sans le Maîdan. Le problème est que ce Maïdan a eu lieu et qu'il est difficile de plier la réalité constitutionnelle à sa volonté politique.

 

La dernière tentative de légitimation du pouvoir révolutionnaire

 

On ne gouverne pas en mode révolutionnaire. En tout cas pas longtemps. La législation révolutionnaire et ses organes n'ont de sens qu'un temps limité, celui nécessaire pour faire table rase du passé. Cette phase étant pratiquement menée à son terme, l'Ukraine a besoin de passer au stade suivant: celui de la légitimation.

 

Il serait possible de s'appuyer sur la population, mais la politique tant économique que sociale ne font que provoquer le mécontentement d'une population qui se voit appauvrir quand ses gouvernants continuent à s'enrichir. Bref, les promesses du Maïdan ont été oubliées. Et la légitimation d'une grande vague populaire demandant et soutenant un autre système n'est pas possible, puisque le système administrativement n'a pas changé, la corruption est de plus en plus prospère, pendant que tout s'écroule.

 

Il devient donc impossible pour le pouvoir actuel de fonder sa légitimité sur la Révolution du Maïdan. A l'inverse, il lui faut sauter par dessus ce Maïdan, le faire un peu oublier, pour revenir aux fondamentaux: à la Constitution qui est toujours en vigueur, même si elle est violée par la législation révolutionnaire.

 

Ainsi, le 4 février 2015, la Rada adopte une loi retirant le titre et les attributs présidentiels à Yanukovitch. En principe un tel procédé n'a strictement aucune valeur juridique, car n'est pas conforme à la Constitution ukrainienne (toujours en vigueur) qui prévoit comme fin anticipée au mandat présidentiel l'impeachment, la mort ou la démission. Après quelques temps, le Président Poroshenko dont la légitimité est intrinsèquement liée à celle de ce régime révolutionnaire vacillante, signe la loi qui est publiée par le journal La Voix de l'Ukraine le 17 juin et elle entre en vigueur le lendemain.

 

Le 20 juin, Poroshenko saisit la Cour constitutionnelle pour contester la constitutionnalité de cette loi ( qu'il vient donc de signer). De cette manière assez inattendue, l'actuel Président Poroshenko reconnait l'illégitimité du pouvoir politique ukrainien résultant du coup d'Etat.

 

Le deuxième acte de cette étrange tragédie est l'apparition sur la scène médiatique main stream de l'ancien - mais toujours en vigueur - Président ukrainien Yanukovitch. La BBC, qui ne s'était plus intéressée à lui depuis sa fuite précipitée pour sauver sa vie tout d'abord dans l'Est du pays, puis grâce à l'opération de sauvetage réalisée par la Russie, dans le sud de la Russie; non loin de la frontière ukrainienne.

 

Ainsi, dans un grand interview d'une vingtaine de minutes la parole lui est laissée. Plutôt respectueusement. Presque comme à un Président. Est-ce une coïncidence? Pourquoi pas, mais elle tombe bien.

 

Il y aurait donc un réel retour potentiel de Yanukovich sur la scène politique, peut être même en Ukraine. Alors quelle sera la suite? Cela dépendra du prix de Yanukovitch. Il peut soit accepter le marché et passer le flambeau, revenir en Ukraine se retirer légalement. Soit il ne jouera pas le jeu et dans ce cas une procédure d'impeachment peut être mise en place. Il y aura eu ainsi une rupture constitutionnelle de deux ans, après une crise majeure. Rien de grave, dans dix ans, tout le monde aura oublié. Le système politique sera rétabli. Formellement. Il lui faudra ensuite gagner la confiance populaire, mais ça c'est vraiment une autre question ...

 

L'on peut se demander si tout ce spectacle n'est joué que dans l'intérêt de légitimer post factum un pouvoir révolutionnaire qui a besoin de gouverner. On peut largement en douter. L'enjeu réel est ailleurs: la Crimée

 

Une tentative de légaliser le retour de la Crimée en Ukraine

 

Le but de toute cette manœuvre semble être la tentative de légitimer le retour de la Crimée en Ukraine en discréditant le fondement ayant légitimé le recours à son droit à l'autodétermination.

 

La Crimée et Sébastopol furent en droit de recourir au droit des peuples à l'autodétermination puisque l'Ukraine était sous l'emprise d'une révolution totale qui a mis en suspend tous les pouvoirs publics, en commençant par la suspension de la Cour constitutionnelle, en passant par la "lustration" du Parlement et la nomination d'un Président qui dirigeait également le Parlement. Bref, confusion des pouvoirs, législation d'exception liberticide, violences et répressions politiques. Dans ce contexte, les populations de Crimée et de Sébastopol étaient en droit de déterminer leur avenir pour - au minimum - garantir leur sécurité.

 

Mais, justement, en voulant restaurer la légalité constitutionnelle, en tout cas la continuation constitutionnelle, parallèlement au processus de réforme constitutionnelle qui ne se passe pas très bien, le pouvoir à Kiev veut contester a posterio la légitimité des populations de Crimée et de Sébastopol de sortir du cadre étatique ukrainien.

 

Pour faire court. Elles avaient décidé de sortir du cadre étatique ukrainien, quand ce cadre étatique n'existait plus. Maintenant que nous le resterons, leur démarche n'est pas fondée, ces territoires restent des territoires ukrainiens. Ils sont donc illégalement occupés par la Russie qui doit les rendre.

 

Cela semble en effet séduisant, mais légèrement infantile. Tout d'abord, le droit constitutionnel n'apprécie pas la situation rétroactivement ou en faisant une projection hypothétique de l'avenir. Il qualifie juridiquement la situation telle qu'elle est. Lorsque la Crimée et Sébastopol organisent leur referendum et prennent la décision de demander l'entrer dans la Fédération de Russie, quand la Russie prend officiellement la décision de les faire entrer dans la Fédération, le cadre étatique ukrainien n'existe pas. Et contre cela, ni le pouvoir ukrainien actuel, ni leurs conseillers ne peuvent rien. Les exigences ne peuvent toujours se plier au bon vouloirs des conseillers. Les faits dictent le droit.

 

Or si alors l'Etat était en faillite, cela implique que la Crimée et Sébastopol sont légalement aujourd'hui dans le cadre étatique fédéral russe. C'était alors qu'il fallait penser à l'intégrité territoriale ukrainienne, trouver un moyen légal politique de changer le système politique, de prendre le pouvoir. Tout a un prix. Le prix de la révolution du Maïdan est au moins aujourd'hui la Crimée et Sébastopol.

 

Et contre cela le retour de Yanukovitch ne pourra rien. Les faits sont têtus. En revanche, il peut permettre de sortir formellement de la situation révolutionnaire dans laquelle s'empêtre le pouvoir à Kiev. Mais cela n'aurait de toute manière de sens que si ce pouvoir était prêt à réellement suivre le droit, également lorsque cela contrevient à sa volonté absolument souveraine. Bref, pour reprendre une petite phrase déjà devenue célèbre: on aimerait bien voir des adultes autour de la table.

Publié par Karine Bechet-Golovko

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1 juillet 2015 01:38
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30 juin 2015 14:45
Des survivants affirment au «Daily Mail» :Il y avait un 2ème tireur

Des survivants affirment au «Daily Mail» :Il y avait un 2ème tireur

Y avait-il un second tireur sur la plage? Une survivante britannique blessée aux deux jambes affirme qu'elle a été blessée par un tireur autre que le terroriste abattu, Seifeddine Rezqui, et qui se servait d’une arme de poing.

Kirsty Murray, 25 ans, a été touchée aux deux jambes à la piscine de l'hôtel à Sousse. La puéricultrice a affirmé que ce tireur n’est pas l’extrémiste Seifeddine Rezgui, et que les blessures ont été causées par une arme de petit calibre et non par la kalachnikov AK-47.

D'autres touristes séjournant l'hôtel Imperial Marhaba disent aux aussi qu’il y avait un autre tireur.

Ainsi la Britannique blessée aux jambes pendant le massacre de vendredi à Sousse est convaincue qu'il y avait deux assaillants.

Kirsty Murray, 25 ans, a été blessée par un homme avec une arme de poing quelle ne croit pas être Seifeddine Rezgui, qui a été abattu par la police. Livrant son témoignage au quotidien londonien « Daily Mail », la survivante se trouvait à la piscine de l’Hôtel Marhaba avec son fiancé Radley Ruszkiewicz, 29, lorsque Rezgui a ouvert le feu sur la plage voisine.

La puéricultrice, de Braintree, Essex, précise que ses blessures ont été causées par une arme de petit calibre et non par l’AK-47 de Seifeddine Rezgui.

Dans l'hôpital où elle a été admise, son père Neil a dit: «Elle se baignait dans la piscine et elle a dit qu'elle a entendu le bruit d’une fusillade. Elle était en compagnie de Radley et ils ont commencé à courir vers l'hôtel.

«Ils couraient tous les deux sur le même couloir, puis une grenade a explosé dans un espace vraiment confiné.

'Radley a été atteint par la majeure partie des éclats de la grenade aux jambes, et elle en a reçu seulement une petite partie ce qui lui a permis de continuer à courir. Plus loin, elle s’est retrouvée dans une impasse et c’est à ce moment qu’il lui a été tiré sur les jambes presqu’à bout portant. Le tireur s’est mis ensuite à tirer sur d'autres personnes visant la tête et les jambes.

«Il tirait sur les femmes dans les jambes et sur les hommes dans la tête ; il a reculé à plusieurs reprises de l’endroit où elle se trouvait et où elle faisait le mort.

« Elle croit qu'il y avait au moins deux hommes armés parce qu'elle a été blessée à bout portant avec une arme de poing.

«Les deux, elle et son fiancé ont dit qu'il n'y avait plus d'un tireur. Une seule personne n'est pas capable de faire autant de dégâts, de toutes les façons ».

Le père a souligné que sa fille et M. Ruszkiewicz craignaient, une fois transférés dans différents hôpitaux, que l’un et l’autre aient été tués. Ils sont maintenant réunis et sont en convalescence à la clinique les Oliviers à Sousse.

Jean, une grand-mère de trois petits-enfants qui ne veut pas dévoiler son nom entier, a dit que beaucoup de touristes britanniques résidant au Marhaba étaient convaincus qu'il y avait un autre tireur qui a fait irruption dans la réception et a commencé à tirer au plus fort du carnage.

 

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29 juin 2015 01:58

Les Français prennent très au sérieux – et même avec une particulière gravité – la « menace terroriste » qui pèse aujourd’hui sur la France.

Interrogés par l’Ifop pour le JDD, 85 % d’entre eux jugent que cette menace est « très ou plutôt élevée » .

Fait exceptionnel : les sympathisants du PS ( 89 %), des Républicains ( 90 %) et du Front national ( 89 %) sont pour une fois du même avis : oui, la menace djihadiste est grave.

Seuls les sympathisants du Front de gauche se situent un cran au- dessous : 75 % d’entre eux estiment tout de même que la menace est « élevée » ou « très élevée » .

Screen Shot 2015-06-28 at 9.22.33 AM

La première fois que l’Ifop avait posé cette question – c’était en septembre 2010 – 52 % des Français jugeaient alors la menace terroriste « élevée ou très élevée » . Au lendemain des attentats de janvier, ils étaient 93 %.

Les plus inquiets aujourd’hui sont les cadres supérieurs et les professions libérales ( 87 %). Les moins inquiets, toutes proportions gardées, sont les 18- 24 ans. Parmi eux, 28 % jugent la menace « plutôt faible » ou « très faible »

Ne pouvant faire de statistiques ethniques, il est impossible de savoir ce que les musulmans français pensent de ce danger…

Par Bruno-François Petit-Bucheron – JSSNews

 

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29 juin 2015 01:47

Selon Andreï Pourguine, l'Europe n'a aucune chance d'entendre Porochenko appeler les Ukrainiens au combat.

 

Les déclarations du président ukrainien Piotr Porochenko étant divisées en celles destinées à l'intérieur de l'Ukraine et en celles adressées aux pays étrangers, l'Europe n'a aucune chance d'entendre ce qu'il dit aux Ukrainiens, a estimé le président du Conseil populaire de la république populaire autoproclamé de Donetsk (RPD) Andreï Pourguine.

"Les déclarations de Porochenko sont divisées en déclarations intérieures et extérieures. Vous ne verrez jamais publier par la BBC et la CNN celles destinées à l'intérieur. Il s'agit de déclarations belliqueuses annonçant le début prochain des combats. Pa contre, les déclarations sur le respect par Kiev des accords de Minsk sont largement publiées par les médias occidentaux", a indiqué le responsable.

Kiev mène depuis le 15 avril 2014 une opération militaire d'envergure en vue de réprimer la révolte qui a éclaté dans le Donbass suite au renversement du président ukrainien Viktor Ianoukovitch en février 2014.

Selon un rapport de l'Onu, le conflit ukrainien a fait au moins 6.417 morts et 15.962 blessés. Près de 5 millions d'habitants de la région sont touchés par le conflit.

 


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150628/1016756214.html#ixzz3eOMUQqfB

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29 juin 2015 01:41

Le président russe Vladimir Poutine est persuadé que la mise sur écoute des responsables politiques français va être étouffée

 

"Comment va se terminer ce scandale?", a demandé M. Poutine à Sergueï Lavrov, son ministre des Affaires étrangères. "A vrai dire, je crois que l'exemple allemand apporte déjà la réponse: les deux parties vont essayer de l'étouffer et de l'oublier le plus vite possible", a répondu le ministre. "Tout à fait d'accord", a répondu le président.

 

Rappelons, que contacté par téléphone par François Hollande, Barack Obama a "réitéré sans ambiguïté", mercredi 24 juin, "son engagement ferme" contre tout espionnage de pays allié, a annoncé l'Élysée dans un communiqué.

 

De son côté, d'après l’Elysée, "des responsables français du renseignement se rendront très prochainement à Washington pour approfondir la coopération", a-t-il annoncé dans un communiqué.

 

Il s'avère alors que même si l’ambassadrice des Etats-Unis a été convoquée par le président à l’issue d’un conseil de défense exceptionnel, la France ne peut se permettre de se brouiller avec l’allié américain, vu le nombre d’opérations extérieures dans lesquelles l’armée française est engagée (Mali, Centrafrique, Sahel) et la situation politique et économique en général.

 

De 2006 à 2012, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été régulièrement espionnés par l'Agence nationale de sécurité US (NSA), d'après des documents publiés mardi par Libération et Mediapart en collaboration avec WikiLeaks.

 


Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150625/1016717872.html#ixzz3eOKhftyy

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27 juin 2015 15:19
 
La photo des plages avec les morts

La photo des plages 

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Un étudiant tunisien armé à ouvert le feu sur la plage d'un hôtel à Sousse en Tunisie, 

21h15. Un avion du voyagiste Jetair a fait demi-tour

Le voyagiste belge Jetair (groupe TUI) a indiqué avoir demandé à un vol parti de Bruxelles pour la Tunisie de faire demi-tour au dessus de la Méditérranée après l'attentat qui a frappé la station de Sousse. La décision de faire revenir ce vol parti de Bruxelles-Zaventem avec 170 personnes à bord a été prise par le centre de crise de Jetair activé après l'annonce de l'attentat. L'avion a atterri sur son aéroport de départ dans l'après-midi.

Une porte-parole du voyagiste, Florence Bruyère a ajouté que Jetair, qui compte actuellement 2.300 clients belges en Tunisie, voulait leur donner la possibilité de rentrer, et avait pour cela décidé de faire partir au total neuf avions à vide d'ici samedi. Les vacanciers subissant les annulations pourront se faire rembourser ou choisir une autre destination proposée par Jetair, selon Mme Bruyère.

20h16. Probablement un nombre "élevé" de victimes britanniques

Au moins cinq Britanniques figurent parmi les 37 personnes tuées, a annoncé le ministre britannique des Affaires étrangères. Philip Hammond a souligné que ce bilan pourrait s'alourdir et qu'il s'attendait à un nombre "élevé" de victimes britanniques à cause de la popularité de la station balnéaire auprès des touristes du Royaume-Uni.

19h04: le dernier bilan fait état de 37 morts et 36 blessés. 

Trente-sept personnes sont mortes et 36 autres ont été blessées dans l'attaque menée par un homme armé contre les clients de l'hôtel Riu Imperial Marhaba près de ville tunisienne de Sousse, a indiqué le ministère de la Santé.

"Nous avons 37 tués et 36 blessés. Quelques blessés sont dans un état critique", a indiqué le chargé de communication du ministère, Chokri Nafti, qui n'était pas en mesure de préciser la nationalité des morts. Un précédent bilan faisait état de 28 morts.

19h03: Ban Ki-Moon condamne les attentats de ce vendredi

Le secrétaire général de l'ONU a qualifié de "terroristes" et d'"effroyables" les attaques perpétrées le même jour en France, en Tunisie et au Koweït, en exigeant que leurs responsables soient jugés. Ban a condamné "dans les termes les plus fermes les attaques terroristes en Tunisie, au Koweït et en France aujourd'hui", selon un communiqué transmis par son porte-parole. 

"Les responsables de ces actes de violence effroyables doivent être rapidement traduits devant la justice", a-t-il ajouté. Ban a promis que ces "attaques abominables" n'affaibliraient pas la détermination de la communauté internationale à combattre la violence mais renforceraient son engagement à vaincre "ceux qui se livrent aux meurtres, à la destruction et à l'anéantissement de la culture et du développement humain".

19h01: la Maison blanche exprime sa solidarité

La Maison Blanche a condamné les attaques "odieuses" survenues vendredi en France, en Tunisie et au Koweït, et exprimé la solidarité des Etats-Unis ainsi que leur volonté de "combattre le fléau du terrorisme".

"Nous nous tenons aux côtés de ces nations pendant qu'elles font face à des attaques sur leur sol aujourd'hui, et nous avons été en contact (...) avec ces trois pays pour offrir toute l'aide nécessaire", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

18h29: une Irlandaise parmi les morts

Une Irlandaise figure parmi les 37 personnes, dont des touristes étrangers, tuées lorsqu'un homme armé a ouvert le feu dans un hôtel d'une station balnéaire à Sousse en Tunisie, a annoncé le ministre irlandais des Affaires étrangères.

Le chef de la diplomatie irlandaise, Charlie Flanagan, a ajouté qu'il n'était pas en mesure d'exclure la possibilité d'autres victimes irlandaises dans le pire attentat de l'histoire récente de la Tunisie.

17h54: une personne succombe à ses blessures: le bilan de l'attaque passe à 28 morts

Le bilan s'est alourdi à 28 morts, une personne ayant succombé à ses blessures, a déclaré à l'AFP Naoufel Somrani, directeur des services d'urgences du ministère de la Santé, sans pouvoir préciser leur nationalité sans l'immédiat. 36 personnes, notamment de nationalité britannique, belge, allemande et norvégienne, ont aussi été blessées, a-t-il ajouté. Des touristes figurent parmi les morts mais le ministère de l'Intérieur n'était pas en mesure de dire combien.

17h45: le tourisme va-t-il se relever après l'attaque de Sousse?

Francine Rivaud, journaliste à Challenges spécialisée dans le tourisme décrypte la situation du tourisme en Tunisie, déjà fortement impacté par l'attentat du palais du Bardo en mars dernier. 

>> Lire: Tunisie: comment le tourisme tunisien peut s'en sortir

17h39: le niveau d'alerte antiterroriste relevé en Espagne

Le niveau d'alerte antiterroriste a été rehaussé en Espagne, à quatre sur cinq, a annoncé le ministre de l'Intérieur après les attentats en Tunisie, en France et au Koweït. "De manière provisoire (...) l'activation du niveau quatre sur cinq, un niveau élevé, a été décidée", a déclaré le ministre Jorge Fernandez Diaz, évoquant la "proximité" des lieux de ces attentats et de l'anniversaire de la proclamation du califat par le groupe Etat islamique (EI).

17h38: le président tunisien reconnaît que son pays ne peut pas faire face "seul" aux djihadistes

La Tunisie ne peut faire face seule à la menace jihadiste et une stratégie "globale" doit être mise en oeuvre, a déclaré à l'AFP le président tunisien Béji Caïd Essebsi sur les lieux de l'attaque meurtrière contre un hôtel près de Sousse.

"On s'est aperçu aujourd'hui que la Tunisie est face à un mouvement international. Elle ne peut répondre toute seule à cela. Pour preuve, le même jour à la même heure la France a été la cible d'une opération pareille, le Koweït aussi, une opération pareille. C'est la preuve qu'il faut une stratégie globale et que tous les pays actuellement démocratiques doivent unir leurs forces", a-t-il dit.

17h21: message de soutien de Nicolas Sarkozy

Le président du parti Les Républicains a exprimé  sa "très vive émotion" après l'attentat de Sousse, en T

Il faut y ajouter une quarantaine de blessés : un coup terrible pour le tourisme tunisien dont El Kantaoui est l'un des fleurons, entre Sousse et Monastir.

15h45 : un  coup terrible pour le tourisme

Le tourisme, durement frappé après l'attaque du Bardo, a accusé une chute de 21% depuis le début de l'année. Cette attaque directement mené contre un hôtel touristique all inclusive vise à abattre l'économie de la Tunisie qui repose sur l'agriculture, le phosphate et le tourisme principalement. Dans la zone touristique entre Sousse et Monastir, une vingtaine d'hôtels à fermé ces derniers mois. Et rares sont ceux qui parviennent à remplir un tiers de leurs nuitées.

Addendum 14h40

Au moins 27 personnes ont été tuées vendredi dans une attaque contre deux hôtels à Sousse, ville touristique du centre-est de la Tunisie, a annoncé le ministère de l’Intérieur. Un assaillant a été abattu.

« C’est une attaque terroriste contre l’hôtel (…) Marhaba à Sousse. Le bilan a augmenté il y a peu, et il est de 27 morts et 6 blessés. L’assaillant a été abattu », a déclaré à la télévision nationale le porte-parole du ministère, Mohamed Ali Aroui. Un bilan précédent faisait état de 19 morts.

lesoir.be

14 H 50: Une cellule de crise a été ouverte au Quai d'Orsay pour renseigner les familles

14 H 45: Les deux tireurs sont arrivés par la mer

Précision: ces hôtels sont habituellement occupés par une majorité d'espagnols.

14 H 34: Il y aurait 28 morts, sûrement plus.

14 H 23: La télé tunisienne évoque désormais 27 morts et 20 blessés, confirmé par le Ministère de l'Intérieur

14 h 22: Hormis les 19 morts, 14 blessés, 2 graves dont 1 en arrêt cardiaque. (Jawhra FM)

14 H 12: Le porte parole du Ministère de l'Intérieur parle de 19 morts et de 6 blessés. L'attaque est toujours en cours

 

14 H 10: D'autres victimes à craindre dans les hôtels.

14 H 08: Les terroristes ont ouvert le feu avec des fusils de type AK-47. Echanges de tirs avec les forces de l'odre.

14 H 00: L'autre attentat a visé l'hôtel Sévi à Sousse. Le bilan est encore incertain: entre 7 et 15 morts.

13 touristes morts dans une fusillade contre 2 hotels dont l'hôtel Imperial Marhaba à al Kantaoui près de sousse en Tunisie selon la radio jawhara. 2 terroristes aurait été tués par la police. (Source gouvernementale).

 

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26 juin 2015 02:31

  Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov rencontrent Alexis Sipras. Crédits : MID

Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov rencontrent Alexis Tsipras. Crédits : MID

Le ton pacifique et pragmatique adopté lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg n’a pas fait forte impression auprès des fonctionnaires européens qui ont prolongé le 22 juin les sanctions économiques contre la Russie,  jusqu’au 31 janvier 2016. Vladimir Poutine a en retour ordonné mercredi 24 juin la prolongation jusqu’en juin 2016 de l’embargo sur la plupart des produits alimentaires en provenance de pays européens.

On s’habitue à tout

Ce sont précisément ces restrictions sectorielles qui portent le plus préjudice à l’économie russe. Ce n’est pas un hasard si l’ancien ministre russe des finances Alexeï Koudrine estime que les sanctions limitent considérablement les possibilités des entreprises russes.

Toutefois, German Gref, président de Sberbank – laquelle figure d’ailleurs dans la liste noire de l’UE – parle d’adaptation au régime des sanctions. « Même si l’on ne peut pas qualifier cette vie d’agréable, il est de toute évidence possible de vivre dans ces conditions. Le coup a été dur pour nous. Ces sept à huit derniers mois ont été très difficiles. Mais je ne m’attends pas à ce que la prolongation des sanctions ait des conséquences dramatiques », a confié le président de la banque dans les couloirs du forum de Saint-Pétersbourg.

Du côté du gouvernement, les avis sont similaires. Le ministre du développement économique Alexeï Oulioukaïev pense également que le pays « s’est habitué » aux sanctions. Le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch n’est pour sa part pas du tout disposé à qualifier l’impact global des sanctions de « considérable ». D’après lui, la chute des prix du pétrole a porté un coup bien plus fort à l’économie russe. Le premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov évoque quant à lui les pertes des États « qui sont eux-mêmes à l’origine de ces sanctions ».

Par ailleurs, le fait que la Russie ne soit pas la seule à se trouver dans une confrontation économique avec l’Union européenne encourage les personnalités politiques russes. La Russie peut ainsi trouver des alliés parmi les autres « bad boys » de l’Europe.

Compagnons d’infortune

En lien avec ce qui vient d’être dit, tant la participation du Premier ministre grec Alexis Tsipras au forum économique que son discours sur le cercle vicieux des sanctions, sont remarquables. LaGrèce n’est en aucun cas une initiatrice des restrictions sectorielles à l’encontre de la Russie. Mais ses exportations agricoles, cruciales pour elle, souffrent fortement de l’embargo alimentaire imposé par Moscou en réaction aux sanctions européennes.

Lors de leurs négociations, Alexis Tsipras et Vladimir Poutine ont mis l’accent précisément sur les livraisons agricoles, selon Dmitri Peskov, attaché de presse du président russe.

Autrement dit, le thème des sanctions, lié dans la forme aux événements survenus en Ukraine et dans le Donbass, rejoint dans les faits un autre sujet extrêmement sensible pour l’Europe : la situation financière de la Grèce. Il est évident qu’une levée de l’embargo russe relancerait les exportations grecques et rendrait Athènes plus solvable qu’elle ne l’est aujourd’hui.

À l’inverse, le maintien du statu quo en matière de sanctions et de contre-sanctions augmenterait la probabilité d’un défaut de paiement de la Grèce. Par ailleurs, selon le Sunday Times, Berlin a adressé un ultimatum à la Grèce, l’enjoignant d’atteindre un accord avec ses créanciers, sans quoi elle devra quitter la zone euro. Le président du Conseil européen Donald Tusk a soutenu cet ultimatum en déclarant que « ce n’[était] plus le moment de jouer à qui pliera le premier et de chercher un coupable ».

Paris n’est pas aussi catégorique – François Hollande affirme qu’un tel développement des événements ne serait ni dans l’intérêt des Grecs eux-mêmes, ni dans celui des autres Européens.

Cette perspective ne réjouit pas non plus Washington. Aux dires de l’ancien ministre américain des finances Lawrence Summers, « si la Grèce fait faillite, l’Europe recevra bien moins de remboursements que si elle procède à une restructuration méthodique ». En outre, avertit l’ancien ministre, un défaut de paiement de la Grèce entraînerait une émigration massive de ses citoyens, ce qui aurait un impact sur les budgets des pays européens. Pour l’économiste américain, un rapprochement plus étroit entre Athènes et Moscou est inévitable.

Ce rapprochement est d’ailleurs déjà en cours. Il semblerait que ce soit précisément ce que Vladimir Poutine avait en tête quand il a déclaré, lors du forum, que l’Union européenne devrait applaudir la Russie pour son aide à la Grèce. « Si l’Union européenne souhaite que la Grèce s’acquitte de ses dettes, elle doit s’intéresser à la croissance économique grecque… Quel mal y a-t-il à créer des emplois en Grèce ? », a commenté le président russe.

L’entraide des pays offensés par Bruxelles ne servira peut-être qu’à atténuer le coup qu’ils ont subi, sans toutefois résoudre complètement leurs problèmes. Et même l’UE, qui s’est approprié le rôle de professeur sévère, ne sortira pas gagnante.

Jeu sans gagnants

En prolongeant les sanctions contre la Russie, les autorités européennes sont contraintes de faire des concessions financières à la Grèce. Ce sont les citoyens des pays relativement prospères du Vieux Continent qui devront ainsi payer pour le mauvais élève de l’économie européenne. Si l’on tient en plus compte des frais que doivent assumer les agriculteurs européens, le prix, notamment politique, de ces mesures augmente sensiblement.

Vu l’effet boomerang des sanctions et le besoin pour l’économie russe de s’adapter, on ne peut parler d’un quelconque gain pour la Russie. Cela n’empêche pourtant pas le ministre russe de l’agriculture Alexandre Tkatchev de faire preuve d’optimisme : « En décidant de reconduire les sanctions d’une année et demie, l’Union européenne crée les conditions propices au développement du complexe agro-industriel russe. À condition d’un soutien étatique sans précédent, le ressort des sanctions jouera en faveur de la Russie. »

Mais le soutien étatique évoqué par M. Tkatchev, c’est aussi l’argent des contribuables, qui pourrait servir à répondre à d’autres besoins. Rien qu’en 2016, par exemple, le Fonds de pension russe aura besoin d’au moins 1 700 milliards de roubles (environ 28 milliards d’euros) pour remplir ses engagements actuels.

Par ailleurs, l’absence de concurrence occidentale nuira à un rapport qualité-prix optimal en Russie. Ce qui augmentera à son tour la probabilité que quantité de produits chers et de qualité contestable se retrouvent dans l’assiette des consommateurs russes.

En ce qui concerne l’économie russe dans son ensemble, les prévisions des experts sont également peu réjouissantes. La décision de l’UE entraînera, déjà cette année, une diminution de près de 5 % du PIB russe, d’après l’ancien premier vice-président de la Banque de Russie, Sergueï Aleksachenko. Mais ce dernier parle uniquement de l’effet du maintien des sanctions européennes.

Avec de nouvelles frappes visant l’économie européenne – et la sienne par la même occasion – la Russie ne sera pas en reste. En réaction à la prolongation des sanctions européennes, le Premier ministre Dmitri Medvedev a chargé le gouvernement russe de préparer des propositions d’introduction de mesures de rétorsion. Combien de pour cent ces mesures coûteront-elles au PIB russe ? Une chose est sûre : leur effet sur la croissance économique sera négatif.

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Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov rencontrent Alexis Sipras. Crédits : MID

Vladimir Poutine et Sergueï Lavrov rencontrent Alexis Tsipras. Crédits : MID

On s’habitue à tout

Ce sont précisément ces restrictions sectorielles qui portent le plus préjudice à l’économie russe. Ce n’est pas un hasard si l’ancien ministre russe des finances Alexeï Koudrine estime que les sanctions limitent considérablement les possibilités des entreprises russes.

Toutefois, German Gref, président de Sberbank – laquelle figure d’ailleurs dans la liste noire de l’UE – parle d’adaptation au régime des sanctions. « Même si l’on ne peut pas qualifier cette vie d’agréable, il est de toute évidence possible de vivre dans ces conditions. Le coup a été dur pour nous. Ces sept à huit derniers mois ont été très difficiles. Mais je ne m’attends pas à ce que la prolongation des sanctions ait des conséquences dramatiques », a confié le président de la banque dans les couloirs du forum de Saint-Pétersbourg.

Du côté du gouvernement, les avis sont similaires. Le ministre du développement économique Alexeï Oulioukaïev pense également que le pays « s’est habitué » aux sanctions. Le vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch n’est pour sa part pas du tout disposé à qualifier l’impact global des sanctions de « considérable ». D’après lui, la chute des prix du pétrole a porté un coup bien plus fort à l’économie russe. Le premier vice-Premier ministre Igor Chouvalov évoque quant à lui les pertes des États « qui sont eux-mêmes à l’origine de ces sanctions ».

Par ailleurs, le fait que la Russie ne soit pas la seule à se trouver dans une confrontation économique avec l’Union européenne encourage les personnalités politiques russes. La Russie peut ainsi trouver des alliés parmi les autres « bad boys » de l’Europe.

Compagnons d’infortune

En lien avec ce qui vient d’être dit, tant la participation du Premier ministre grec Alexis Tsipras au forum économique que son discours sur le cercle vicieux des sanctions, sont remarquables. LaGrèce n’est en aucun cas une initiatrice des restrictions sectorielles à l’encontre de la Russie. Mais ses exportations agricoles, cruciales pour elle, souffrent fortement de l’embargo alimentaire imposé par Moscou en réaction aux sanctions européennes.

Lors de leurs négociations, Alexis Tsipras et Vladimir Poutine ont mis l’accent précisément sur les livraisons agricoles, selon Dmitri Peskov, attaché de presse du président russe.

Autrement dit, le thème des sanctions, lié dans la forme aux événements survenus en Ukraine et dans le Donbass, rejoint dans les faits un autre sujet extrêmement sensible pour l’Europe : la situation financière de la Grèce. Il est évident qu’une levée de l’embargo russe relancerait les exportations grecques et rendrait Athènes plus solvable qu’elle ne l’est aujourd’hui.

À l’inverse, le maintien du statu quo en matière de sanctions et de contre-sanctions augmenterait la probabilité d’un défaut de paiement de la Grèce. Par ailleurs, selon le Sunday Times, Berlin a adressé un ultimatum à la Grèce, l’enjoignant d’atteindre un accord avec ses créanciers, sans quoi elle devra quitter la zone euro. Le président du Conseil européen Donald Tusk a soutenu cet ultimatum en déclarant que « ce n’[était] plus le moment de jouer à qui pliera le premier et de chercher un coupable ».

Paris n’est pas aussi catégorique – François Hollande affirme qu’un tel développement des événements ne serait ni dans l’intérêt des Grecs eux-mêmes, ni dans celui des autres Européens.

Cette perspective ne réjouit pas non plus Washington. Aux dires de l’ancien ministre américain des finances Lawrence Summers, « si la Grèce fait faillite, l’Europe recevra bien moins de remboursements que si elle procède à une restructuration méthodique ». En outre, avertit l’ancien ministre, un défaut de paiement de la Grèce entraînerait une émigration massive de ses citoyens, ce qui aurait un impact sur les budgets des pays européens. Pour l’économiste américain, un rapprochement plus étroit entre Athènes et Moscou est inévitable.

Ce rapprochement est d’ailleurs déjà en cours. Il semblerait que ce soit précisément ce que Vladimir Poutine avait en tête quand il a déclaré, lors du forum, que l’Union européenne devrait applaudir la Russie pour son aide à la Grèce. « Si l’Union européenne souhaite que la Grèce s’acquitte de ses dettes, elle doit s’intéresser à la croissance économique grecque… Quel mal y a-t-il à créer des emplois en Grèce ? », a commenté le président russe.

L’entraide des pays offensés par Bruxelles ne servira peut-être qu’à atténuer le coup qu’ils ont subi, sans toutefois résoudre complètement leurs problèmes. Et même l’UE, qui s’est approprié le rôle de professeur sévère, ne sortira pas gagnante.

Jeu sans gagnants

En prolongeant les sanctions contre la Russie, les autorités européennes sont contraintes de faire des concessions financières à la Grèce. Ce sont les citoyens des pays relativement prospères du Vieux Continent qui devront ainsi payer pour le mauvais élève de l’économie européenne. Si l’on tient en plus compte des frais que doivent assumer les agriculteurs européens, le prix, notamment politique, de ces mesures augmente sensiblement.

Vu l’effet boomerang des sanctions et le besoin pour l’économie russe de s’adapter, on ne peut parler d’un quelconque gain pour la Russie. Cela n’empêche pourtant pas le ministre russe de l’agriculture Alexandre Tkatchev de faire preuve d’optimisme : « En décidant de reconduire les sanctions d’une année et demie, l’Union européenne crée les conditions propices au développement du complexe agro-industriel russe. À condition d’un soutien étatique sans précédent, le ressort des sanctions jouera en faveur de la Russie. »

Mais le soutien étatique évoqué par M. Tkatchev, c’est aussi l’argent des contribuables, qui pourrait servir à répondre à d’autres besoins. Rien qu’en 2016, par exemple, le Fonds de pension russe aura besoin d’au moins 1 700 milliards de roubles (environ 28 milliards d’euros) pour remplir ses engagements actuels.

Par ailleurs, l’absence de concurrence occidentale nuira à un rapport qualité-prix optimal en Russie. Ce qui augmentera à son tour la probabilité que quantité de produits chers et de qualité contestable se retrouvent dans l’assiette des consommateurs russes.

En ce qui concerne l’économie russe dans son ensemble, les prévisions des experts sont également peu réjouissantes. La décision de l’UE entraînera, déjà cette année, une diminution de près de 5 % du PIB russe, d’après l’ancien premier vice-président de la Banque de Russie, Sergueï Aleksachenko. Mais ce dernier parle uniquement de l’effet du maintien des sanctions européennes.

Avec de nouvelles frappes visant l’économie européenne – et la sienne par la même occasion – la Russie ne sera pas en reste. En réaction à la prolongation des sanctions européennes, le Premier ministre Dmitri Medvedev a chargé le gouvernement russe de préparer des propositions d’introduction de mesures de rétorsion. Combien de pour cent ces mesures coûteront-elles au PIB russe ? Une chose est sûre : leur effet sur la croissance économique sera négatif.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
25 juin 2015 03:40

VU sur : wikistrike.com

L'Etat Islamique frappe sa propre monnaie. Voici les premières pièces
Des pièces en or, en argent et en cuivre sont désormais utilisées par l'EI sur les territoires irakiens et syriens qu'il contrôle. Le groupe terroriste Etat islamique a mis en circulation sa propre monnaie, le "dinar islamique", qui vaudrait environ 139 dollars, rapporte le quotidien britannique The Telegraph. Les premières photos de cette monnaie ont été diffusées sur Twitter par un activiste hostile à l'Etat islamique demeurant dans la ville syrienne de Raqqa, occupée par les djihadistes.

On ne voit aucun billet mais des pièces en or, en argent et en bronze sur lesquelles figurent les inscriptions «Etat islamique» et «Califat», ainsi que le poids et la valeur de la monnaie.
L'EI a déclaré son intention de frapper ses propres pièces encore en novembre dernier. Selon Daech, cette monnaie vise à remplacer «le système monétaire tyrannique imposé aux musulmans» et à les libérer du «mercantilisme et de l'oppression économique satanique», autrement dit, s'affranchir du dollar américain.

Créé en 2006 en Irak, l'EI a proclamé en juillet 2014 un califat islamique sur les territoires irakiens et syriens sous son contrôle. Ce groupe qui compterait près de 30.000 combattants selon la CIA, poursuit son offensive.

L'Etat islamique rejette la notion de frontières et n'a pas de véritables institutions. Pourtant, il tente de s'imposer comme une entité musulmane légitime avec un hymne, un drapeau, une armée et désormais une monnaie.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
25 juin 2015 02:46

Le 1er juin 2015, la société médiatique de l’Etat islamique (EI), Al-Hayat, spécialisée dans la production de contenu non-arabe, a publié le quatrième numéro du magazine en français de l’organisation, Dar Al-Islam. Le numéro de 40 pages est distribué via Twitter et archivé sur Archive.org. Il contient à la fois des textes originaux en français et des contenus de l’EI traduits de l’arabe et de l’anglais, accompagnés de nombreuses photos.

Les principaux articles justifient le combat de l’EI contre ceux qu’il considère comme des apostats, à savoir les chiites, les alaouites et les rebelles laïcs, mais aussi les groupes islamiques rivaux, tels que le Front islamique et Jabhat Al-Nosra (JN), longuement évoqué.

Un long article d’un transfuge Al-Qaïda, publié dans le magazine en anglais de l’EI Dabiq, s’en prend aux dirigeants d’Al-Qaïda, les accusant d’adopter une politique souple et de ne pas appliquer la charia. Un autre article justifie la lapidation pour adultère et homosexualité, affirmant que l’EI est le seul groupe qui applique réellement la charia et demeure fidèle à la méthodologie prophétique. Le magazine commémore en outre l’attentat perpétré au Texas (Garland) et ses auteurs. Tour d’horizon : 

Introduction du magazine

L’introduction consiste en un rappel du credo de l’EI et de sa méthodologie religieuse. Citant le hadith et le Coran, le texte présente la vision orthodoxe de l’EI de la doctrine du tawhid [concept islamique de monothéisme], conforme notamment aux enseignements du savant médiéval de l’islam Ibn Taymiyya.

Il apporte également une interprétation des événements récents et de la progression de l’EI du point de vue de l’eschatologie islamique, considérant le califat de l’EI comme une renaissance de l’islam primitif et une réalisation des prophéties : « Les événements se succèdent et la marche vers les grandes batailles de la fin des temps court à grande vitesse. Le Coran s’applique sous nos yeux et les histoires des Prophètes, des Compagnons et des pieux se répètent. Sur les terres du califat, ce que nous lisions dans le Coran et les livres de hadith prend corps… »

« Dans les termes de l’ennemi »

Cet article d’une page reprend un extrait d’une déclaration de Jean-Charles Brisard, directeur d’une société de renseignement privée française, sur l’étendue du pouvoir économique de l’EI. Il entend prouver que même les ennemis de l’EI reconnaissent sa puissance économique.

 « Reportage-photos : La vie à Mossoul à l’ombre du califat »

La dernière section de la revue, constituée principalement de photographies, présente Mossoul sous la domination de l’État islamique. On y voit les différentes parties de la ville et ses environs, ainsi que les lieux fréquentés par les résidents : le centre-ville et le marché, les institutions publiques, les activités de loisirs et la campagne environnante. Le but est clairement de montrer que la ville est pacifique, prospère et moderne. Le texte d’introduction dit : « L’équipe de Dar Al-Islam a le plaisir de vous offrir un reportage exclusif sur la vie à Mossoul à l’ombre du califat, afin de montrer aux yeux de tous son niveau économique, mais aussi le train de vie de ses habitants vivant sous les lois légiférées par Allah le Très-Haut… »

SOURCEhttp://www.memri.fr/2015/06/24/le-4e-numero-du-magazine-de-lei-en-francais-justifie-la-lapidation-pour-adultere-le-massacre-des-apostats-y-compris-des-membres-de-la-branche-syrienne-dal-qaida/

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
24 juin 2015 19:50

 

SOURCE

La Bavière va réintroduire des contrôles à sa frontière avec l’Autriche et appelle les autres lands allemands à faire de même. L’initiative fait grincer des dents puisqu’elle est contraire aux accords de Schengen. En cette période de crise des migrants, ce genre d’initiative fleurit à tout va.

Près de 500 hommes supplémentaires vont être mobilisés aux frontières pour assurer davantage de contrôles. Dans un contexte de crise des migrants, Joachim Herrmann, le ministre président de la Bavière trouve que c’est une mesure appropriée.

« L’Europe doit sortir de sa léthargie et enfin résoudre les vrais problèmes plutôt que de se mêler de nos taxes ». Le président est membre du CSU, un parti politique allemand de centre-droit conservateur. »

Des contrôles « à l’ancienne » aux frontières avaient déjà été réintroduits lors du dernier G7 qui avait eu pour cadre les vertes montagnes de la Bavière. Le constat de cette mesure, qui se voulait alors temporaire, a été quelque peu édifiant. Dans près de 6000 cas, on a constaté une infraction aux droits de séjours allemands et des dizaines de criminels, parmi lesquels des trafiquants de drogues et d’humains ont été arrêtés. De quoi donner des arguments pour renforcer de manière structurelle les frontières, trouve Herrmann.

La Bavière n’en est pas à sa première initiative du genre. (…)

Le mur en Hongrie

La semaine dernière la Hongrie, une des portes d’entrée de l’espace Shengen, et son président Orban, avait déjà fait grincer de nombreuses dents en annonçant la construction d’un mur de 175 km le long de sa frontière avec la Serbie pour empêcher les migrants d’entrer dans le pays. (…)

A l’extrême est de l’UE, la Bulgarie prévoit également cette année de prolonger de 82 km sa clôture barbelée de 30 km érigée fin 2013 sur sa frontière avec la Turquie, selon l’Express. Mais aussi l’Espagne qui a construit ce genre de constructions dans ses enclaves nord-africaines que sont Ceuta et Melilla. Il y a aussi la Grèce qui a commencé la construction d’un mur de barbelés en 2012 à sa frontière avec la Turquie.

Et avec la crise des migrants qui a vu le nombre de migrants augmenter de + 870 % entre avril 2014 et avril 2015, il est à craindre que ce genre d’initiatives gagnent en ampleur.
Source

Merci à Puigforcat

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La Hongrie veut clôturer sa frontière avec la Serbie

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
24 juin 2015 02:59

Pour le moment, tout se passe comme prévu, ou plus précisément comme il était prévisible que cela se passe.

Imaginez que vous soyez un pays européen endetté jusqu’au cou et sans espoir, malgré tous les efforts que vous pourrez consentir, de parvenir à rembourser ne serait-ce que la moitié de vos dettes. Que faites-vous ?

Dans un premier temps, vous gagnez du temps avec la complicité de vos partenaires et de vos créanciers car finalement, cela arrange bien tout le monde de ne pas avoir à constater de faillite et d’obliger tout le monde à prendre ses pertes.

Gagner du temps !

Pour gagner du temps, il faut évidemment faire croire que l’on va faire quelque chose d’utile. Alors pendant des années, nous avons assisté à la ruine consciencieuse du peuple grec et au transfert hallucinant de l’ensemble des dettes de la Grèce du secteur privé bancaire vers le secteur public et les États européens.

Évidemment, ce hold-up à presque 400 milliards d’euros a été habillé sous les atours séduisants de « plan de sauvetage », de « mécanisme européen de stabilité » et autre pieux mensonge. La réalité c’est qu’au bout du compte, nous allons payer.

Nous, les peuples d’Europe, les « con-tribuables », et nous paierons soit par l’impôt, soit par la baisse de notre monnaie si nous devions en imprimer beaucoup. Nous paierons bien sûr tout en sachant que les Grecs, eux, paient déjà depuis 7 ans de calvaire et de souffrance.

Seuls les idéologues et les « manipulés » veulent croire que les Grecs sont coupables. Vous sentez-vous coupable de la dette de la France ? Moi non. Mais cela n’empêche pas le système de m’en rendre redevable. Pour paraphraser le célèbre « responsable mais pas coupable » de Fabius lors de l’affaire du sang contaminé, nous pourrions dire de la dette que nous sommes « redevables mais pas coupables ».

Bref, dans cette tragédie grecque évidemment, tout le monde est perdant, tout le monde sauf… les banques, et en particulier les banques allemandes.

La crise économique devient une crise politique

Puis, il arrive un stade de souffrances enduré par les peuples qui amène au point de non-retour, ou plus exactement au point de rupture lié à la « non-peur ». Cela peut se résumer par « nous n’avons plus rien à perdre ».

Il faut toujours attendre ce point-là avant de voir les lignes bouger de façon significative. Peu ou prou tant que la majorité des gens et d’un peuple pensent qu’ils « ont encore à perdre », la stabilité sociale est globalement assurée. Lorsque vous les ruinez, lorsque vous les humiliez et que vous les affamez, la tentation d’actes impossibles auparavant apparaît.

Se rapprocher de la Russie, faire défaut, rester dans l’euro…

Alors mettons-nous à la place du gouvernement grec. Il n’a pas tellement d’options, et la plus élégante et la plus évidente consiste à aller chercher de l’aide auprès de Moscou et de la Chine pour « diversifier » ses partenaires et ses bailleurs de fonds.

Pour la Russie, c’est assez facile. En pleine crise avec l’Europe et les États-Unis, sous embargo, la Russie a besoin de desserrer l’étau des sanctions. Réussir à désunir l’Europe est donc une bien meilleure idée que de se lancer dans une guerre nucléaire apocalyptique. Logiquement, la Russie est donc bienveillante naturellement à l’égard d’Athènes parfaitement en mesure de provoquer une crise grave en Europe et en particulier dans l’eurozone, ou encore de bloquer certains processus de décision au niveau de Bruxelles.

Finalement, tout ça tombe encore mieux car la Russie, en pleine crise ouverte avec l’Ukraine, cherche un nouveau chemin pour approvisionner l’Europe avec ses gazoducs. Pourquoi donc ne pas passer par la Grèce moyennant finances…

C’est évidemment l’accord qui a été trouvé ce week-end, lors du sommet économique en Russie et qui permet à l’équipe de Tsipras d’augmenter les enchères pour les nouvelles « négociations de la dernière chance ».

Il ne faut pas oublier que désormais, la Grèce est en excédent primaire. Cela veut dire que si la Grèce ne rembourse pas ses dettes, eh bien figurez-vous qu’elle est en excédent budgétaire et qu’elle dépense tous les jours un peu moins qu’elle ne rentre d’impôts… Eh oui… les vilains Grecs qui ne payent rien payent suffisamment désormais pour que leur État dépense moins qu’il ne gagne. L’inverse de la France, vous l’aurez compris. Cela veut dire que la Grèce n’a pas besoin d’emprunter (en dehors du fait de rembourser ses dettes).

Le fait de faire défaut serait donc certainement beaucoup moins gênant que beaucoup ne le disent…

À partir du moment où la Grèce dit « je ne paye plus », ce n’est plus la Grèce qui a un problème mais ses créanciers, c’est-à-dire nous, en autres les Français, et avec les 68 milliards de dettes moisies grecques que Sarkozy et Hollande se sont précipités à racheter à nos banques pour les débarrasser de cette épée de Damoclès (encore bien un grec celui-là sans doute), c’est bien Bercy qui va devoir constater une perte de 68 milliards…

Et pour ne pas constater 68 milliards de pertes (et donc augmenter les impôts d’autant), on sera nettement plus susceptible d’accepter un accord où on efface la moitié de la dette grecque, genre 34 milliards d’euros, mais… sur 10 ans, genre 3,8 milliards de remise de dette chaque année…

Comme ça Bercy ne doit trouver « QUE » moins de 4 milliards par an, ce qui n’est pas du tout la même chose que 68 milliards là, maintenant, tout de suite…

Et finalement, s’il y a un accord sur la dette grecque, alors il n’y a plus défaut… et comme il n’y a jamais vraiment eu défaut mais « négociations », alors la Grèce peut rester dans l’euro….

En restant dans l’euro, la Grèce évite de réintroduire sa propre monnaie et de voir cette dernière se dévaluer très fortement. Oui, qui voudrait vendre un produit à la Grèce en étant payé en futurs nouvelles « drachmes » ? Personne.

Donc la monnaie grecque s’effondrerait et la crise sociale pourrait empirer. Dans un premier temps, rester dans l’euro permettrait, comme lors de la faillite des banques chypriotes, de sauver une partie de la monnaie des gens (même si ces derniers ont été largement ruinés).

Puis, dans un deuxième temps, la Grèce pourrait sortir de l’euro une fois un large accord trouvé avec ses créanciers sur l’allègement de la dette pour rendre cette dernière soutenable et remboursable.

Ce que je viens de vous expliquer, c’est la stratégie que j’appliquerais si j’étais au gouvernement grec, que je n’étais pas corrompue par l’Europe et par les banques… et si évidemment je n’avais pas peur de me faire assassiner…

De purement économique le dossier grec devient géopolitique !

Pour le moment, c’est en tout point la stratégie appliquée par Tsipras. La question est jusqu’où ira-t-il ?

Car au moment où j’écris ces lignes, Tsipras et Varoufakis, qu’il est de bon ton de prendre pour des abrutis et des imbéciles, ont réussi à transformer le dossier grec qui était purement économique en un dossier totalement géopolitique en faisant rentrer la Russie et prochainement la Chine dans l’équation.

La diplomatie grecque n’est pas restée inactive et l’équipe de Tsipras, à défaut d’opter pour une stratégie qui sera forcément gagnante, a pour le moment réussi à réorienter l’avenir de la Grèce.

L’Europe peut-elle aller au clash avec la Grèce ? L’Europe préfère-t-elle prendre ses pertes ? L’un des problèmes est la sortie de la Grèce de la zone euro. En effet, si la Grèce sortait, cela serait la preuve que l’euro n’est pas irréversible et ce serait le début officiel de la monnaie unique.

Alors finalement, dans tout cela, je me demande si au-delà des postures, la Grèce comme ses partenaires européens ne partagent pas un point d’accord essentiel à savoir, paradoxalement, la sauvegarde de l’euro.

Et pour les pays européens, sauver l’euro, combien ça vaut ? Si Paris valait bien une messe, l’euro vaut sans doute bien une Grèce…

Il est déjà trop tard, préparez-vous.

Charles SANNAT

http://www.lecontrarien.com/la-strategie-secrete-de-la-grece-21-06-2015-edito

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
23 juin 2015 03:30

 

Alors que les foyers de guerre se multiplient dans le monde, dont certains en Europe, l’allocution de Vladimir Poutine sur la Défense de la Russie (le plus grand pays d’Europe),  mérite d’être connu dans son intégralité.
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– La Russie ne fait que renforcer ses défenses sur son propre sol, contrairement à l’Empire guerrier des USA qui ne cesse de pousser toujours plus loin ses implantations.
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– Aprés avoir rompu unilatéralement l’ accord de désarmement qui le liait à la Russie, l’Empire guerrier US a ouvertement relancé la course aux armements.
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Suite à l’annonce par les USA, la semaine dernière,  de leur intention de stocker aux frontières immédiates de la Russie de nouvelles armes lourdes, et l’envoi de nouvelles et importantes troupes par-delà les océans, le Forum International Militaro-Technique ARMEE-2015, a été l’occasion pour Vladimir Poutine de montrer que la Russie relève le défi qui lui est lancé et qu’elle a même pris une certaine avance tant en matière d’armement, que dans la modernisation de son armée. Les sanctions occidentales contre la Russie n’y sont pas pour rien.
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Before the opening of the International Military-Technical Forum ARMY-2015. With Defence Minister Sergei Shoigu.
Vladimir Poutine à l’ouverture du forum international militaro-technique: Armée-2015 avec le ministre de la Défense Sergei Shoigu.
 
 ____________________

Discours intégral de Vladimir Poutine, au Forum ARMÉE-2015 à Moscou le 16 juin 2015:

« Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux de vous accueillir à l’ouverture du Forum international militaro-technique ARMEE-2015. Il se déroule dans  un nouveau parc que nous avons appelé: Patriote. Cet endroit deviendra un important centre culturel, et d’expositions du ministère russe de la Défense. Après sa mise en service complète, ce complexe et son infrastructure ouvriront de larges possibilités aux visiteurs.

Ici, vous serez en mesure de voir des reconstitutions de batailles célèbres, légendaires, apprendre à connaître l’histoire de l’aviation militaire, de la marine et de l’armée et prendre part à des compétitions de sports militaires et techniquesextrêmes. Je suis certain que le nouveau parc deviendra un élément majeur dans le système de l’éducation militaire et patriotique de la jeune génération.

Ceci est également un endroit idéal pour démontrer les derniers développements du matériel militaire qui font la notoriété de ce pays.  les réalisations de l’industrie de défense du pays motivent la première grande exposition de la Russie pour démontrer son potentiel scientifique et technique ici au parc Patriote.

Contrairement à d’autres expositions spécialisées, celle-ci mettra en vedette la plus large gamme de produits militaires, y compris les armes légères et les véhicules blindés, les robots de combat et les systèmes de contrôle qui permettent de déterminer l’état actuel et l’avenir de nos forces armées; les équiper avec des armes technologiques modernes et avancées demeure une tâche clé de notre développement des capacités militaires. 

Nous avons toujours accordé une attention particulière à la mise en œuvre du Programme d’armement et à la modernisation du complexe militaro-industriel et nous continuerons de le faire à l’avenir.

Ainsi, cette année, nous allons fournir plus de 40 nouveaux missiles balistiques intercontinentaux à notre force nucléaireIls seront capables de surmonter tous les systèmes de défense anti-missiles les plus techniquement avancés.

En Avril, nous avons lancé des travaux à grande échelle sur la station radar à Armavir. Dans les prochains mois, nous voulons tester une nouvelle unité de radar pour la détection de cible aérienne tous-horizons. Elle est destinée à contrôler la zone stratégique occidentale. Nous allons commencer à construire une unité similaire cette année pour la zone orientale.

At the opening of the International Military-Technical Forum ARMY-2015.

A l’ouverture du Forum International Militaro-Technique ARMEE-2015.

Les troupes sont équipées de nouveaux véhicules blindés basés sur l’ universel Armata ; des plate-formes Kurganets et Boomerang ainsi que des unités automotrices de Koalitsiya-SV .

les capacités de combat de ces machines sont incomparablesElles ont d’abord été présentées lors du défilé militaire le 9 mai, lorsque nous avons célébré le 70e anniversaire de la Victoire de la Grande Guerre patriotique.

Nous améliorons activement le potentiel de combat de nos forces aériennes et navales. Cette année, un nouveau sous-marin stratégique cruiser Vladimir Monomaque ira en mission de combat. Nous allons augmenter notre flotte de surface et sa composante d’aviation.

Nous prévoyons que notre industrie de défense montrera une plus grande efficacité et une productivité supérieure, tout à la fois, en termes de renforcement de la sécurité de la Russie et de son économie, et en termes de développement des bases scientifiques et technologiques de la Russie.

Je voudrais vous rappeler qu’à la suite de la mise en œuvre du Programme d’armement, la part des armes modernes devrait augmenter jusqu’à 70 pour cent et dans certains cas jusqu’à 100 pour cent d’ici à 2020. 

Ceci est un objectif ambitieux. Nous nous attendons à des installations de l’industrie de la défense et de centres de recherche et de conception. Nous allons mobiliser tous nos efforts pour mettre en œuvre ces programmes de qualité.

De toute évidence, une industrie de défense efficace est une ressource importante pour la croissance de l’ensemble de l’économie. En outre, l’industrie de la défense impacte de nombreux aspects technologiques et productifs et reste la force motrice pour le développement d’innovations, y compris à double usage, ayant des répercussions civiles dans les branches de l’économie, de l’énergie, l’ingénierie, les communications, la microélectronique etc.

 
At the opening of the International Military-Technical Forum ARMY-2015. Front row, left to right: Chief of the General Staff of Russia’s Armed Forces and First Deputy Defence Minister Valery Gerasimov, Defence Minister Sergei Shoigu, Deputy Defence Minister Tatyana Shevtsova.

De gauche à droite: le général en chef des Forces Armées de Russie et délégué de la Défense auprès du Premier ministre, Valery Gerasimov, le Ministre de la Défense Sergei Shoigu, et la déléguée au ministère de la Defense, Tatyana Shevtsova.

Il est important d’améliorer les mécanismes de partenariat public-privé dans ce domaine, répandre l’expérience positive des sociétés privées qui offrent des pièces et composantes pour la production militaire et, bien sûr, de faire participer plus activement les sociétés civiles, les universités et centres de recherche dans la mise en œuvre de l’ordre de défense de l’Etat.

Je tiens à souligner que nos armes et équipements militaires demeurent en forte demande sur le marché mondial des armes. Tout au long des dernières années, il y a eu une demande stable, tandis que le portefeuille de commandes a été élaboré pour les années à venir.

les délégations de 59 pays participent à ce Forum. Lors de cette cérémonie d’ouverture il y a également des visiteurs d’autres pays encore. Nous nous attendons que dans le cadre des présentations prévues, vous soyez en mesure d’obtenir une preuve supplémentaire de l’efficacité et de la fiabilité élevée des produits militaires russes et que vous découvrirez de nouvelles opportunités pour des contacts à long terme.

Aujourd’hui, les entreprises russes peuvent offrir toute la gamme de services – fourniture d’armes et d’équipement, services d’entretien après-vente, l’entretien et la formation du personnel. Et bien sûr, les entreprises russes désirent élargir les domaines de coopération avec des partenaires étrangers.

Je tiens à souligner que nous sommes ouverts à la coopération, au travail en commun, au développement conjoint d’armes prometteuses, et au lancement de nouveaux projets innovants.

Amis,

Je voudrais souhaiter aux participants et aux invités du forum Armée 2015 un fructueux travail, des contacts et des rencontres intéressantes, et de bons résultats pour votre travail commun.

Merci de votre attention. »  (source du discours:  le Kremlin )  Traduit par E. Defresne

SOURCE

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
23 juin 2015 03:02

Ce court extrait d’un quart d’heure de la conférence de presse, fait un tour quasi-exhaustif de la question des relations tendues USA/Russie.
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Conférence de presse en pleine actualité. Bien qu’elle date du mois d’avril, elle n’avait pas encore été diffusée en vidéo avec traduction orale instantanée.
Cette conférence répond aux dernières et toutes récentes accusations de l’Occident à propos du renforcement de la Défense de la Russie.
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A ce sujet lire l’ Important et bref discours INTÉGRAL de Vladimir Poutine, le 16 juin dernier, sur le renforcement de la Défense de la Russie. – Traduction exclusive E. Defresne pour MPI

 

SOURCE

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
22 juin 2015 02:36

Les anciens actionnaires de l’ex-compagnie pétrolière Ioukos ont obtenu la saisie d’actifs russes en Belgique et en France, a officiellement confirmé le conseiller du président russe Andreï Belooussov.

« Nous allons contester cette décision aussi bien en France qu’en Belgique, dans tous les pays. Nous allons évidemment contester tout ce qui a trait à l’exécution de la décision prise par la cour d’arbitrage de La Haye – nous estimons qu’une série de manquements juridiques ont été commis », a commenté le conseiller du président, avant d’ajouter que la situation en France et en Belgique est « fortement politisée » mais qu’il espère que « le bon sens l’emportera ».

Andreï Kostine, président de la banque VTB, a déclaré que, le 17 juin, les comptes d’entreprises russes aussi bien que ceux des missions diplomatiques ont été gelés dans la filiale française de la banque d’État russe. « Les comptes des missions diplomatiques ont par la suite été dégelés, mais ceux des sociétés restent bloqués. Nous sommes en train de résoudre ce problème avec des juristes », a ainsi annoncé le président de la banque.

Le soir du 17 juin, les instances judiciaires belges ont informé les organisations russes présentes en Belgique du gel de leurs avoirs pour un montant de 1,65 milliard d’euros dans le cadre d’une plainte déposée par Ioukos Universal Limited. Les autorités intiment aux entreprises et aux banques du pays de dresser sous quinze jours la liste des actifs russes en leur possession.

La liste des établissements russes visés par la procédure judiciaire comprend pratiquement toutes les grandes banques enregistrées en Belgique et même des organisations telles qu’Eurocontrol, qui réglemente la navigation aérienne en Europe, selon Interfax.

L’ordonnance a également été envoyée à toutes les représentations russes, y compris l’Archevêché orthodoxe russe de Bruxelles et de Belgique ainsi que des ONG et des médias, comme les agences Rossia Segodnia et Itar Tass.

Mikhaïl Khodorkovski, l’ancien PDG de Ioukos, s’est pour sa part dit « heureux que les biens de la bureaucratie russe en Belgique aient été saisis ». « Je m’attends à ce que les bénéfices de ces confiscations profitent à des projets bénéfiques à la société russe », a-t-il écrit sur son compteTwitter, le 18 juin.

En juillet 2014, la Cour européenne des droits de l’homme enjoignait la Russie de rembourser 1,86 milliard d’euros aux anciens actionnaires de Ioukos. Ce même mois, la cour d’arbitrage de La Haye condamnait la Russie à rembourser plus de 50 milliards de dollars aux actionnaires de la société pétrolière. La Russie conteste ces deux décisions, qu’elle considère comme illégales.

En mai dernier, Tim Osborne, directeur de l’entreprise Group Menatep Limited (GML), annonçait que les actionnaires spoliés avaient déposé plainte auprès des autorités judiciaires britanniques, françaises et américaines, et étaient prêts à faire de même en Belgique et aux Pays-Bas. À la suite de quoi le ministre russe de la justice Alexandre Konovalov n’excluait pas le gel des actifs russes à l’étranger.

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