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1 juillet 2020 15:22

Suite à la fermeture de la centrale de Fessenheim, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, se voulait hier rassurant. À en croire ses propos, il ne serait pas question de se désengager du nucléaire. Pourtant, la France semble commettre les mêmes erreurs que son voisin allemand en la matière.

Nous avons tous en tête la décision germanique de fermer les centrales nucléaires et sa conséquence, la réouverture des mines et des centrales à charbon. Le mouvement « anti-nucléaire » allemand prétendait remplacer l’énergie manquante par l’énergie solaire et les éoliennes. Ça n’a pas marché.

Car le solaire et l’éolien sont des énergies intermittentes, aléatoires, et beaucoup trop diffuses pour remplacer les centrales.

Les Français, soumis à la même propagande, font la même erreur, et y engouffrent les milliards de façon ahurissante : les chiffres de la Cour des comptes sont terribles à cet égard.

En mars 2018, pour la seconde fois, la Cour des comptes a alerté nos dirigeants d’une part sur le coût faramineux des énergies solaires et éoliennes, et d’autre part sur leur production insignifiante (1).
Car en ne comptant que les subventions que l’État s'est engagé à verser aux producteurs d'électricité éolienne ou voltaïque, la dépense atteint le montant stupéfiant de 121 milliards d'euros. Par exemple 5,6 milliards en 2020, 7,2 milliards en 2025, etc... Et ceci jusqu’en 2044.

La Cour souligne que les seuls contrats voltaïques signés avant 2010, pèseront 38,4 milliards pour ne fournir que 0,7% de l’électricité française.

Or 38 Milliards, c’est ce que couterait la remise à neuf complète de tous les réacteurs nucléaires actuels, qui fournissent 75% de notre électricité : 75% au lieu de 0,7% !

De même, selon la Cour, les contrats éoliens vont peser 40,7 milliards en 20 ans, pour 2% de la production française d’électricité.

Ces 121 milliards sont complètement inutiles, puisque le système électrique français repose à 95% sur le nucléaire et l'hydroélectricité, 2 énergies qui n'émettent aucun gaz à effet de serre, et qui sont pilotables (2), ce qui est un point essentiel.
Autrement dit, cet argent n'aura aucun effet sur le ralentissement climatique.

En revanche la moitié de ces 121 milliards suffirait pour, d’une part supprimer toutes les chaudières au fuel ou au gaz (en subventionnant le passage à l’électricité), et pour d’autre part électrifier la totalité du parc des voitures de l’administration. Une telle opération entraînerait une décarbonation réelle et massive.

Mais alors ces milliards imposés aux Français, qui les récupère ? D’autres Français ? Non, car la Chine possède le quasi monopole de la fabrication de panneaux voltaïques, et est en train de s’emparer du marché des éoliennes, son industrie disposant d’une énergie très bon marché, le charbon, hélas.

Donc le gaspillage français sert à faire brûler du charbon chinois, et obère notre balance commerciale. Le matériel solaire et éolien acquis ainsi, a entraîné à lui seul 3 milliards € de déficit en 2010, et 9 milliards jusqu'en 2017. Et cela va continuer jusqu’en 2044 ! C’est de la contre-écologie.

Dites-vous que quand vous achetez chinois vous faites fonctionner à plein les centrales à charbon du plus gros pollueur de la planète. L’énergie chinoise n’est pas du tout décarbonnée, ce pays est une punition pour le climat !

Et remercions surtout socialistes et écologistes. Car ces orientations mortifères en matière de politique énergétique ont été décidées sous le quinquennat de François Hollande. Comme dit le philosophe : « Si on donnait le Sahara aux socialistes, dans cinq ans il faudrait qu’ils achètent du sable ailleurs ».

(1) Cour des comptes : Le Soutien aux énergies renouvelables, communication à la commission des finances du sénat, 117 pages, Mars 2018. Disponible sur internet.

(2) Pilotable : se dit d’une énergie dont la production varie selon la demande, et non selon la vitesse du vent ou l’épaisseur des nuages.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans NUCLEAIRE
11 mai 2020 13:07

Entériné par la nouvelle feuille de route énergétique du gouvernement, le désengagement du nucléaire ne répond à aucune logique financière ni écologique, mais politique. A son plus bas niveau de production depuis trente ans, l’énergie, pourtant la plus verte disponible, pourrait ne jamais sortir de cette mauvaise passe. Enquête.

Sortie des bureaux du ministère de la Transition écologique et solidaire le 23 avril, la nouvelle trajectoire énergétique du gouvernement, dite PPE (Programmation Pluriannuelle de l’énergie), enfonce un clou supplémentaire sur le cercueil d’un fleuron de l’industrie française : le nucléaire civil.

D’ici à 2035, 14 réacteurs, parmi les 57 opérationnels dans l’Hexagone, seront retirés du service, afin d’abaisser à 50% la part du nucléaire dans la production d’énergie, contre 70% aujourd’hui. En juin prochain, quatre mois après l’arrêt du premier, ce sera au tour du second réacteur de la centrale de Fessenheim de s’arrêter.

Une hérésie pour les experts, qui dénoncent la conséquence d’une décision très politique, celle de la fermeture de la centrale la plus vieille de France mais toujours fonctionnelle, prise en 2011 par François Hollande pour des accords d’appareil avec les Verts.

Pour le réacteur alsacien comme pour les prochains en sursis, « il n’y a aucune raison technique qui justifie leur fermeture. Le gouvernement n’en a même pas le droit, a priori, car seuls l’ASN (Autorité de sureté nucléaire, ndlr) et EDF (dont il est certes actionnaire majoritaire) peuvent le décider pour des raisons liées à la sûreté » dénonce Jacques Percebois, expert du parc nucléaire français et professeur émérite à l’Université de Montpellier.

3000 éoliennes pour remplacer Fessenheim

Adoptée, en dépit de la crise, « pour montrer qu’on maintient le cap et envoyer un signal aux écologistes », selon M. Percebois, la nouvelle feuille de route fixe, en outre, pour la prochaine décennie, une multiplication par 2,25 de la puissance installée du parc éolien terrestre.

De 7000 aujourd’hui, le nombre d’éoliennes – toujours plus massives – devrait ainsi passer à 25 000 en 2028, pour un bilan carbone quasi identique. Pour une production électrique équivalente à la centrale de Fessenheim, géographiquement dense, 3000 éoliennes – dont l’étalement et l’impact environnemental paraît évident – seraient nécessaires.

Avec un coût supérieur au nucléaire (10g de CO2 produit par kWh contre 6g), l’énergie souffre en outre de son intermittence : seule 24% des capacités d’une éolienne sont en moyenne utilisées, tandis qu’une centrale est mobilisable à 100% pour de très longues durées.

« L’éolien et le solaire sont encore subventionnés pour rester compétitifs » poursuit Jacques Percebois, qui rappelle le coût prohibitif de ces énergies renouvelables, « surtout financées par la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, ndlr), dont les recettes reposent essentiellement (et ironiquement, ndlr) sur les produits pétroliers ».

En réponse à l’apparition programmée de 18 000 de ces monstres d’acier sur le territoire, de nombreuses personnalités scientifiques et défenseurs du patrimoine, au premier rang desquels Stéphane Bern, ont publié une tribune dans Le Figaro, le 6 mai dernier.

Désinformation de l’opinion et mésinformation du pouvoir

« Notre président et son gouvernement ne donnent aucune preuve qu’ils disposent d’une vision structurée et cohérente sur ce sujet. A part faire des grands discours sur le ‘défi climatique’, il n’a pas mieux compris les réels enjeux que ses prédécesseurs ». La charge est signée, dans Le Point, du polytechnicien spécialiste de l’énergie, Jean-Marc Jancovici, qui ne décolère pas à l’annonce de la poursuite du gouvernement dans une voie qu’il dénonce depuis des années. « La réalité, c’est que remplacer le tiers du nucléaire par de l’électricité renouvelable ne nous fera rien gagner en CO2, et mobilisera des centaines de milliards d’euros que, du coup, nous n’utiliserons pas pour rénover les logements, changer les chaudières, construire des infrastructures pour vélos, électrifier une partie des transports, modifier le paysage agricole, etc. Dans ces domaines, on ne fait quasiment rien de sérieux, on balbutie » assène le membre du Haut conseil pour le climat, pour qui le recours à l’énergie nucléaire reste la plus vertueuse des solutions à ce jour disponible, sur les plans écologique et financier.

D’après lui, une centrale nucléaire nécessite jusqu’à une centaine de fois moins de quantité de matériaux que pour les renouvelables, dont le photovoltaïque reste le pire exemple. Une centrale solaire nécessite 500 fois la surface d’une installation nucléaire pour une production équivalente.

Enclenché sous le poids d’une opinion manipulée par les lobbies écologistes (69% des Français pensent que le nucléaire contribue à l’émission de gaz à effet de serre), le désengagement du nucléaire tombe au plus mal pour la filière. Avec une faiblesse jamais observée depuis trente ans (300 TWh seront produits en 2020 contre 375 à 390 l’an dernier), la production pourrait ne retrouver son niveau d’avant crise qu’en 2022.

A cause des mesures de restriction sanitaires, la consommation énergétique du pays a en effet diminué de 15 à 20%, entrainant une mise au repos forcée, mais partielle, du parc nucléaire d’EDF. « Pour contribuer, en liaison avec RTE, à la sécurisation de l’approvisionnement en électricité pendant l’hiver 2020-2021, la production de plusieurs réacteurs nucléaires pourrait être suspendue cet été et cet automne, afin d’économiser le combustible de ces unités » a d’ailleurs informé l’opérateur, qui redoute un risque accru de pénurie lors du prochain pic de la demande, l’hiver prochain.

Sous-traitance illégale et confinement à haut risque

D’un désamour croissant et, semble-t-il, irrémédiable, le nucléaire doit assumer les conséquences, pas toujours anodines. Confinés chez eux comme la majeure partie du pays, les salariés des centrales d’EDF ne sont plus qu’une poignée, depuis le début de la crise, à assurer les fonctions vitales des installations sur place. Face au télétravail généralisé, le recours au personnel sous-traitant, déjà massif en temps normal, explose. 75% des effectifs seraient indisponibles, malgré la mise en place par l’entreprise publique, au début des années 2000, d’un « plan de continuité de l’activité », installé en cas de pandémie, comme il était craint à l’époque du Sars et du H1N1.

Ainsi, 80% de la maintenance du parc nucléaire français serait assurée par des sous-traitants, d’après l’enseignant-chercheur en droit de l’environnement, Olivier Soria. « Dans une période où les mesures de sécurité doivent être renforcées – du fait d’un nombre d’agents moins important et d’un confinement nécessitant des mesures de protection plus important – c’est, hélas, tout l’inverse qui se produit » se désole celui qui dénonce, en outre, un recours illégal à la sous-traitance, lorsque celle-ci est trop massive dans le cadre d’opérations à risques, comme stipulé dans l’article L.1252-10 du Code du Travail.

[…]

Le crépuscule de la plus verte des énergies

Corollaire d’un recours de plus en plus fréquent à des tiers de moins en moins qualifiés, la « perte de compétence et la faiblesse du tissu industriel » nucléaire français s’accélèrent, de l’aveu même du président de l’ASN. Frappant est, en l’occurrence, l’exemple du chantier de l’EPR de Flamanville. Démarré en 2007, pour un coût initial de 3,3 milliards d’euros, passé à 10,9 milliards, le fiasco n’est pas seulement financier, il est surtout technologique. Les problèmes de soudures, à l’origine du surcoût et du retard, sont à l’image de la déliquescence de l’excellence des compétences françaises, calquée sur celle de son parc nucléaire vieillissant, privé d’investissements humains et financiers depuis des décennies.

Peu suspecte des tâtonnements propres à l’Occident, la Chine s’apprête quant à elle à mettre en service le 2ème réacteur EPR au monde, baptisé Taishan 2, deux ans après la mise en route du premier du genre, sur le même site.

Avec une rentabilité énergétique d’environ 22% supérieure, pour la même quantité de combustible utilisée, l’EPR est le nom de la promesse ratée du renouveau du nucléaire français.

En août 2019, le CEA (Commissariat à l’énergie atomique), annonçait l’avortement du projet Astrid, ayant déjà coûté 738 millions d’euros, en raison d’une « absence d’appui politique ». Le prototype de réacteur à neutrons rapides promettait une rentabilité décuplée, de part notamment la réutilisation des déchets radioactifs si décriés. Sur les 447 réacteurs actuellement opérationnels dans le monde, 200 seront fermés d’ici 20 ans, tandis que 53 nouveaux seront ouverts.

Plus à une contradiction près, dans une Macronie qui a fait de l’avalement de couleuvres une spécialité, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, signait en avril 2017, alors qu’elle était patronne de la RATP, une « Charte pour décarboner l’Europe », aux côtés de dizaines de représentants du monde de l’entreprise.

La missive, dressée par le think tank de Jean-Marc Jancovici, « The Shift Project », adoubait alors le nucléaire comme la meilleure solution à l’objectif affiché dans son titre. Habitué à prêcher dans le désert – intellectuel – des profanes, mais aussi dans la jungle d’un public averti, Jean-Marc Jancovici ne décroche pas du cas, si symbolique, de Fessenheim : « dire que sa fermeture vise à faire du Haut-Rhin un territoire de référence à l’échelle européenne en matière d’économie bas carbone est tout simplement un mensonge. Et comme il figure sur le site du gouvernement, on peut parler de mensonge d’État ».

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans nucléaire
7 août 2019 17:32

Le groupe américain, désormais chargé de l'entretien des turbines Alstom qui font tourner nos centrales atomiques, veut réduire sa responsabilité financière en cas d'incident. Quitte à engager une épreuve de force avec EDF.

Quand General Electric a racheté Alstom en novembre dernier, le gouvernement français s'était assuré, disait-il, que la souveraineté nucléaire française serait préservée. 

Las ! Depuis quelques mois, General Electric a engagé un bras de fer avec EDF pour modifier le contrat d'entretien des 58 turbines Arabelle d'Alstom qui font tourner nos centrales atomiques. Le groupe américain voudrait réduire sa responsabilité financière en cas d'incident.

Pour tordre le bras à EDF, General Electric est allé jusqu'à suspendre, pendant quelques jours de février, le travail de ses équipes dans les centrales françaises. Enorme colère de Jean-Bernard Lévy, le patron d'EDF, qui a envoyé, le 3 mars, une lettre furibarde au patron de General Electric, Jeffrey Immelt, qu'il connaît personnellement : "EDF a été forcé de mettre en œuvre des mesures d'urgence dépassant notre plan de secours (habituel). Cette attitude, venant d'un partenaire historique, est inacceptable."

"Grève de la maintenance"

Cette "grève de la maintenance" aurait été sans conséquence sur la sécurité des centrales, d'après un expert que nous avons interrogé. La direction de la communication de General Electric assure :

"Nous confirmons qu'à aucun moment il n'y a eu de risque au niveau de la sécurité dans la maintenance ou l'entretien de nos turbines à vapeur et équipements associés au sein de leurs centrales nucléaires."

Mais dans une lettre du 8 mars, le directeur monde de General Electric Power, Stephen Bolze, a donné à EDF jusqu'au 15 juin pour accepter ses conditions. En réponse, l'électricien est allé jusqu'à menacer de stopper toutes les relations commerciales avec General Electric jusqu'à nouvel ordre. Côté EDF, on estime cependant que "le dialogue est désormais réouvert".

"General Electric est arrivé avec une approche standardisée qui n'était pas la nôtre. Nous ne nous sommes pas laissé faire. Maintenant, ils sont entrés dans une phase de coopération."

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans nucléaire
28 mai 2019 17:43

Confrontés au contexte de vieillissement du parc nucléaire mondial, les Etats choisiront-ils d'opter pour un sursaut, qui impliquerait un «effort extraordinaire» ? L'AIE plaide pour une extension de vie des centrales.

L’Agence internationale de l’énergie a plaidé le 28 mai pour des mesures de soutien à l’énergie nucléaire. L'AIE s’inquiète des conséquences du déclin de cette énergie sur les émissions de gaz à effet de serre, notamment dans le contexte du vieillissement du parc nucléaire mondial.

Le directeur exécutif de l'agence, Fatih Birol, qui a écrit un rapport dans ce domaine, alerte : «Si les gouvernements ne modifient pas leurs politiques actuelles, les économies avancées seront en chemin pour perdre les deux tiers de leur flotte nucléaire, risquant une énorme augmentation des émissions de CO2.»

En ligne de mire, l'AIE vise la transition énergétique, mais prévient que pour faire baisser la part de nucléaire, il faudra un «effort extraordinaire» impliquant un coût élevé : «Sans investissements dans le nucléaire, il serait beaucoup plus difficile d’atteindre un système énergétique durable.»

L’AIE prône donc une extension de la durée de vie des centrales nucléaires tant que la sûreté le permet. L'agence propose aussi la création d’un cadre financier attractif ou le soutien à la construction de nouveaux réacteurs avec un processus réglementaire qui limiterait les retards et surcoûts.

La France veut moins de centrales nucléaires

Lors d'une prise de parole destinée à répondre à la crise sociale des Gilets jaunes le 27 novembre 2018, Emmanuel Macron avait plaidé pour l'accroissement de l'énergie hydraulique et du domaine éolien en mer, ainsi que pour une baisse du secteur nucléaire en France. Il avait par ailleurs annoncé la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et ajouté que 14 réacteurs français seraient arrêtés d'ici 2035, dont quatre à six d'ici 2030.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans nucléaire