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3 mars 2013 02:41
jean-François Bernardin a pris cette décision après que le Conseil économique social et environnemental (CESE) a jugé irrecevable sur le fond la pétition des opposants au « mariage pour tous ». Il dénonce « un choix purement politique » du Conseil, alors qu’il s’agit de la « première pétition qui rassemble autant de monde dans notre pays ».

L’ancien patron de l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI), Jean-François Bernardin, a annoncé, mardi 26 février, sa démission du Conseil économique social et environnemental (CESE), après la décision de ce dernier de rendre irrecevable sur le fond la pétition des opposants au « mariage pour tous ».

« On se ridiculise et on insulte les 700 000 pétitionnaires que l’on balaie d’un trait de plume, alors que l’on aurait pu au moins recevoir les représentants en séance plénière.
Au-delà des opinions de chacun, il s’agit de la première pétition qui rassemble autant de monde dans notre pays », affirme à La Croix Jean-François Bernardin.
Il dénonce un « choix purement politique » et la propension « au politiquement correct » des membres de cette institution, « tellement contents d’être là au point de refuser de prendre des décisions qui peuvent déplaire ».

UN REFUS SCANDALEUX, VÉRITABLE DÉNI DE DÉMOCRATIE
La révision constitutionnelle de 2008 a ouvert la possibilité pour les citoyens de saisir le CESE si au moins 500 000 signatures à une pétition sont réunies. 
Le 15 février, des membres de « La Manif pour tous » avaient remis au Conseil 700 000 signatures à leur pétition.
 En vain. « Le bureau a constaté que les conditions de nombre et de forme étaient réunies », souligne, mardi 26 février, le CESE dans un communiqué, en ajoutant que « la saisine du CESE pour avis sur un projet de loi relève exclusivement du premier ministre. Celle-ci ne saurait ainsi être autorisée par voie de pétition citoyenne. »

« Au sein du Conseil économique et social, il y avait autant de pour que de contre. Cela méritait un débat, estime Jean-François Bernardin. 
Le CESE est une excellente idée, mais son mode de fonctionnement est totalement dépassé. Avec de telles décisions, il se déconsidère. C’est pourquoi je préfère partir. »
Avec La Croix (posté par Marino)

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
1 mars 2013 02:08

Après le scandale de la viande de cheval, voici une histoire qui pourrait jeter un nouveau trouble sur l’industrie agro-alimentaire. Un éleveur laitier a en effet constaté que ses bêtes ont été revendues comme vache à viande.
Les abattoirs concernés se défendent de toute tromperie.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
23 février 2013 03:34
SANTE - L'étude montre que les riverains non professionnels présentent cinq fois plus de résidus de pesticides que ceux habitant loin des vignes.

SANTE – L’étude montre que les riverains non professionnels présentent cinq fois plus de résidus de pesticides que ceux habitant loin des vignes.

Une enquête publiée ce mardi démontre, par des analyses capilaires, la forte exposition aux pesticides chez les salariés viticoles mais aussi chez les riverains vivant au coeur ou à proximité des vignes bordelaises.

Pour François Veillerette, porte-parole de Générations Futures, pas de doute: « le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, doit prendre le taureau par les cornes ». Cette association spécialisée dans la question des pesticides a demandé au laboratoire Kudzu Science, localisée à Strasbourg, d’analyser les mèches de cheveux de 25 personnes.

Il s’agissait de comparer le taux d’exposition de 15 salariés viticoles du Médoc avec 10 salariés non viticoles, dont 5 riverains des vignes, et 5 autres témoins vivant loin des vignobles.

Les résultats sont « extrêmement nets ». L’enquête Apache (Analyse de Pesticides Agricoles dans les CHEveux) publiée ce mardi, démontre une présence de pesticides plus élevée chez les salariés viticoles et les riverains vivant au coeur des vignes bordelaises.

Il est urgent d’augmenter la distance séparant les zones cultivées des zones habitées

Tous les salariés viticoles testés ont des résidus de pesticides présents dans les cheveux. 11 fois plus que chez les non professionnels habitants loin des vignes. Chez 4 des 15 salariés viticoles, le laboratoire comptabilise même 10 pesticides différents.

Pire, selon les résultats de cette enquête menée en octobre-novembre 2012, les riverains non professionnels présentent 5 fois plus de résidus de pesticides que ceux habitant loin des vignes.

Un risque de favorisation des cancers

« Une répétition de faibles doses mais sur le long terme, peut favoriser des cancers car 45 % des molécules retrouvées sont classées comme cancérigènes possibles en Europe et aux USA. Et plus de 36% sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens », déplore François Veillerette. Mais les analyses effectuées sur les cheveux sont-elles fiables?

Les vaisseaux sanguins, irrigant la racine, véhiculent les polluants auxquels l’organisme a été exposé et les fixent dans la structure capillaire. « La substance piégée dans les cheveux est identifiable pendant longtemps. Ainsi il a été retrouvé des traces de coca dans des cheveux mayas », explique Vincent Peynet.

« Les cheveux poussent en moyenne d’un centimètre par mois. Avec les trois premiers centimètres, nous retraçons l’exposition de l’individu aux substances toxiques sur les trois derniers mois grâce à un biomonitoring permettant de suivre une molécule dans le temps. On dépose les mèches dans la machine. Et le résultat tombe automatiquement 20 minutes plus tard », explique le directeur du laboratoire alsacien.

« Il est plus facile de retrouver les molécules telles qu’elles ont été utilisées dans les cheveux car dans le sang ou les urines, les molécules chimiques sont métabolisées », affirme le laboratoire qui a recherché 35 molécules différentes, dont 27 sont actuellement autorisées. « La preuve que même les produits autorisés peuvent être dangereux « , dénonce l’ONG commanditaire de cette enquête. Cette dernière espère que les résultats publiés mardi 19, vont déclencher une action publique efficace.

Trois mesures d’urgence

« Nous attendons que le plan Ecophyto, lancé en 2008 et issu du Grenelle de l’Environnement soit enfin mis en oeuvre », explique François Veillerette. La situation est alarmante puisqu’en 2012, l’utilisation des pesticides a augmenté de 2,5%, alors que ce plan prévoyait de diviser par 2 leur usage d’ici 2018.

« Il est également urgent de retirer les polluants les plus dangereux du marché et d’augmenter la distance séparant les zones cultivées des zones habitées », alerte-t-il. « Une véritable agriculture moderne se doit de proposer des produits de qualité sans exposer ses ouvriers », insiste le militant écologiste, à quelques jours du 50e Salon de l’Agriculture.

Si cette étude n’a pas la prétention d’être scientifique, en raison du faible échantillonnage effectué, en revanche « les résultats sont tellement nets qu’une étude scientifique à plus grande échelle dirait la même chose », a assuré le président de Générations Futures.

De son côté, le directeur de Kudzu Science a révélé à L’Express avoir reçu une demande émanant de la région Poitou-Charentes, afin de réaliser le même type d’étude mais, cette fois-ci, sur 250 personnes volontaires. Des résultats à croiser avec ceux de l’enquête Apache.

Source : L’Express

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
23 février 2013 02:23

La décision du Centre Public d’Aide Sociale (CPAS) d’Anvers dirigée par la N-VA de ne plus accorder systématiquement l’aide médicale d’urgente aux clandestins malades du SIDA et aux femmes enceintes dans la même situation provoque une polémique.

«On est dans un fascime soft qui va totalement à l’encontre de toutes les valeurs humanitaires et notre société» a commenté mercredi Yvan Mayeur (PS), qui se demande si la N-VA est encore un parti démocratique.

Le député PS et président du CPAS de Bruxelles Yvan Mayeur a rappelé mercredi que c’est le médecin et non d’administration ou le politique qui doit décider en matière d’aide médicale urgente. Pour lui, «les masques tombent à Anvers» après les décisions du CPAS de la ville dirigée par la N-VA. Il se demande s’il ne faudrait pas mettre ce CPAS sous tutelle. […]

Laurette Onkelinx, vice-Première ministre et ministre des Affaires sociales et de la Santé publique. (PS, a réagi mercredi sur Facebook à la décision du CPAS d’Anvers, dirigé par la N-VA, de ne plus accorder l’aide médicale d’urgence à certaines personnes. «La qualité d’une démocratie se mesure à la manière dont elle prend en charge les personnes les plus vulnérables. Faire un tri parmi ces personnes, en fonction de leur statut social, économique ou de leurs conditions de séjour, est un réel scandale», dit la ministre. […]

RTBF

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
18 février 2013 03:49

Dans le cadre de la propagande sur le thème cher au Planning familial "il est aujourd'hui difficile d'avorter en France" (alors que plus de 200 000 enfants sont avortés chaque année), Rue 89 publie le témoignage d'une jeune femme qui cherche à éliminer l'enfant qu'elle porte en elle. Et l'on peut lire que la loi naturelle est bien inscrite au coeur de chaque personne :

A"Je fais le test de grossesse qui m’affiche deux barres roses aussitôt. Paf, le résultat est clair, immédiat, pas d’appel. Je sais que je ne veux pas le garder, cet enfant, et que je ne peux pas, mais je me sens contente, je n’y peux rien.

Je me rends compte que ça ne va pas être simple, il y a un enfant dans mon ventre et je l’aime déjà. Me voilà partie pour une semaine de pleurs…

J’en parle au coresponsable de la situation. Il est à l’écoute, il est présent. Rapidement, il me dit qu’il ne veut pas de cet enfant. Moi non plus, mais maintenant qu’il est là, j’ai du mal à comprendre pourquoi je ne le garderai pas."

Mais l'article reste un plaidoyer pour accroître encore l'avortement en France :

"Je commence à mieux comprendre les dénonciations récurrentes du manque de moyens pour avorter en France."

Et les coupables sont désignés :

"Tous les dysfonctionnements sont-ils le résultats des pressions des anti-IVG ? Sinon comment expliquer le manque d’informations accessibles et claires sur l’IVG ?"

C'est donner beaucoup d'importance au mouvement pro-vie français. De fait, les pressions anti-avortement ne viennent pas vraiment du mouvement pro-vie, mais simplement... de la loi naturelle. Loi naturelle que cette mère ressent au sein de sa conscience ("J’ai eu moi-même beaucoup de mal à accepter qu’au vu de ma situation personnelle, professionnelle et amoureuse, je devais avorter. J’étais trop fascinée par la magie de cette création et j’ai ressenti un amour immédiat pour l’enfant."). Et cela, tous les moyens financiers, toutes les lois n'y pourront rien.

Et il en va de même pour les personnes homosexuelles : leur frustration ne vient pas d'une pseudo homophobie ambiante ou d'un manque de reconnaissance légale de leurs relations. Elle vient de ce que le don de soi entre amoureux ne peut s'accomplir qu'entre personnes de sexe différents.

La loi Taubira ne rendra pas les personnes homosexuelles plus heureuses. Et c'est pourquoi, comme pour le lobby de l'avortement, les révisionnistes du mariage demanderont toujours plus (PMA, GPA, droit de se marier à l'église...).

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
14 février 2013 12:02

Un nouveau satellite d'observation Landsat a été lancé lundi 11 février.

Un nouveau satellite d'observation Landsat a été lancé lundi. Il va poursuivre la surveillance de la planète afin d'étudier les modifications dues au réchauffement climatique.

L'aventure a commencé le 23 juillet 1972 lorsque  le premier satellite Landsat est lancé par la NASA. Son objectif : évaluer les volumes de récoltes céréalières en URSS et aux Etats-Unis afin d'anticiper l'évolution des cours. Depuis, six autres satellites ont été lancés, et les objectifs ont bien évolué.

Le huitième a quitté la Terre lundi, lancé par une fusée Atlas 5 depuis une base californienne. Les satellites font le tour de la Terre en 99 minutes, prenant des images avec des détails gros comme un demi-terrain de football. Ces images sont distribuées gratuitement et utilisées par les gouvernements du monde entier ainsi que les ONG afin de surveiller les récoltes, le dégât provoqué par des incendies, les inondations et les catastrophes naturelles, de même que de surveiller les littoraux, les glaciers et les autres zones touchées par le réchauffement climatique.

Par exemple, dès ses premiers jours en orbite, Landsat 1 a commencé par photographier la forêt amazonienne et la progression de la déforestation, comme autour du barrage Samuel, au Brésil. Entre 1984 (à gauche) et 2011 (à droite), la construction du barrage s'est achevée (cf réservoir au centre) et la forêt a énormément reculé (zones vertes devenues grisées).

 

Au total, ce sont des millions de photos qui ont été prises. Loin de se contenter des récoltes, elles ont permis l'étude des changements climatiques, de la géologie, de l'agriculture... et de l'utilisation des sols. Car en 40 ans, la population mondiale est passée de 3,85 à 7 milliards d'individus et le monde a changé radicalement de visage, à l'image de la baie de Binhai, en Chine.

 

Symbole du gigantisme des projets immobiliers touristiques, Dubai a aussi évolué sous les caméras de Landsat. En 1990 (à gauche), la ville (en gris) a déjà commencé son développement, entamé après la découverte d'importantes réserves de pétrole, en 1970. La famille royale décida ensuite de se tourner vers le tourisme, après 1995. En témoigne la construction de Palm Islands, presqu'île artificielle en forme de palmier achevée en 2007, ou The World, archipel artificiel qui reproduit la carte du monde, dont la construction s'est arrêtée du fait de la crise financière.

 

L'urbanisation pourrait bien avoir un impact là où on ne l'attend pas. Au Groenland, le plus grand glacier du monde a perdu 40 km de longueur depuis 1850...

 

Autre espace à l'évolution tourmentée : la mer Caspienne, la plus grande étendue enclavée du monde. En 1972 (à gauche), elle est à son niveau normal. En 1987 (photo du centre), la baisse du niveau de l'eau a laissé la place à un immense desert de sel... désert submergé par le retour de grosses masses d'eau (photo de 2010, à droite).

Mais au-delà des belles photos, Landsat permet surtout d'organiser l'aide humanitaire après les désastres naturels.


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14 février 2013 02:29

Peut-on boire sans crainte l’eau du robinet ? C’est ce qu”affirme Janez Potocnik, commissaire européen en charge de l’environnement. Mais les scientifiques qui analysent les substances rejetées dans nos eaux se montrent plus réservés. En effet, ils observent chez les poissons et les amphibiens des troubles de la masculinisation, des hypertrophies du foie et des branchies… Chez l’homme, les phénomènes d’allergies et de résistance aux antibiotiques progressent.

Dans les pays en voie de développement, la situation est plus dramatique encore : en Inde, où l’industrie pharmaceutique européenne a délocalisé une partie de sa production, le chercheur Joakim Larsson a mesuré des concentrations en antibiotiques un million de fois supérieures à la normale. Maladies chroniques, fausses couches, naissance de nourrissons handicapés se multiplient.

(Arte – 07 février 2013)

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6 février 2013 00:01

Reportage où l’on se rend compte que la situation réelle des banlieues est de plus en plus difficile : départs de médecins, agressions de personnel médical lors des visites à domicile, propagation de la tuberculose,etc :

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
5 février 2013 03:30

 

Les derniers chiffres de l’Institut de recherches publiques France Agrimer, dépendant directement du Ministère de l’Agriculture, sont effarants. Plus de 1.000 colonies d’abeilles sont décimées… chaque jour ! En seulement 6 ans, le nombre d’apiculteurs aurait chuté de plus de 40 % ! Et ce serait « directement corrélé à la disparition des abeilles ».

C’est une véritable révolution silencieuse et tragique que nous sommes en train de vivre. La majeure partie de ce que nous cultivons aujourd’hui et consommons au quotidien est en danger : tomates, courgettes, melon, pastèque, fraises, pommes, abricots, cassis, mûres, choux, oignons, poivrons, poireaux, persil, tournesol…

Les abeilles ne font pas uniquement du miel. Elles sont une humble et gigantesque force de travail, pollinisant 80 % des plantes à fleurs sur terre, et près de 90 % des plantes que nous cultivons. Il n’existe aucune alternative, ni technique, ni scientifique, pour les remplacer.

Sans elles, c’est l’alimentation de toute la population qui est menacée ! Sans parler de millions d’espèces d’insectes, d’oiseaux et de mammifères qui dépendent directement de ces plantes pour se nourrir.
 
Ce déclin catastrophique des abeilles est un phénomène complexe. Mais parmi les multiples facteurs qui joueraient un rôle dans cette hécatombe, il y en a un – majeur, décisif – qui est aujourd’hui clairement identifié et dénoncé par plus d’une quarantaine d’études scientifiques menées à travers le monde depuis plus de dix ans.

Il s’agit d’un groupe d’insecticides utilisés massivement sur les cultures : les néonicotinoïdes.

Ce sont des variétés de pesticides systémiques, c’est-à-dire qu’ils sont mis sur la graine de la plante, et lorsque celle-ci poussera, elle suintera des composants chimiques à forte dose qui ne laissent aucune chance aux insectes quels qu’ils soient.

Les hécatombes ont commencé, et progressivement augmenté dans les années qui ont suivi l’apparition de ces nouveaux pesticides sur le marché, dans les années 1990. Et les populations d’abeilles augmentent là où ces produits ont été interdits. Les preuves à charge contre ces pesticides ultra-nocifs sont accablantes, et pourtant…

Sous la pression des grands groupes agrochimiques, Bayer, Syngenta, Dow Chemical ou Monsanto, ils continuent à être autorisés, commercialisés et utilisés massivement dans les champs, – tuant ainsi des millions d’abeilles chaque année.

C’est pour couper court à cette situation dramatique que la députée Laurence Abeille (la bien-nommée !) a déposé une proposition de résolution pour interdire immédiatement les pesticides néonicotinoïdes dangereux pour les abeilles.

Si cette résolution était adoptée par l’Assemblée Nationale, des millions d’abeilles seraient sauvées, permettant ainsi la préservation de l’écosystème et de l’alimentation des générations futures.

De leur côté, les lobbys de l’industrie des pesticides sentent l’étau se resserrer. Et ils font des pieds et des mains pour que leurs produits continuent à être vendus : ils brandissent de pseudos arguments scientifiques pour prouver qu’on n’a pas d’autre choix que d’utiliser leurs poisons, ils prédisent des licenciements massifs si leurs produits étaient interdits…

Ils sont en passe de bloquer la proposition de Laurence Abeille à l’Assemblée Nationale.

Pour mémoire…

Extrait du film “Le silence des abeilles” de Doug Shultz (2007) diffusé sur “National Géographic” (2008)

Dans une région de Chine ou, conséquence d’un usage intensif de pesticides, les abeilles ont disparu, des centaines d’ouvriers agricoles fécondent eux-mêmes les fleurs des poiriers.

Pollinis via le blog Les Moutons Enragés

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30 janvier 2013 02:39

– Depuis 2010, une enquête concernant des trafics d’organes d’êtres humains est en cours au Kosovo. Une enquête que l’Union européenne semble vouloir freiner… Cette semaine, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a dénoncé l’attitude de l’Union Européenne qui a confié l’enquête sur ce dossier à ses propres services et qui fait trainer l’affaire depuis plus de deux ans. Lavrov a ainsi déclaré «Nous nous heurtons à la position non constructive de l’Union européenne qui s’est arrogé l’enquête et en empêche le bon déroulement ». Une enquête qui suscite l’attention toute particulière de la Russie, étant donné le nombre des victimes russes.

 

Origine de cette enquête

En 2010, un rapport avait été publié, rédigé pour l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) par le rapporteur suisse Dick Marty, dénonçant un trafic d’organes humains au Kosovo. Le rapport mentionnait environ 300 Serbes kosovars enlevés en 1999 et transportés en Albanie pour subir des prélèvements d’organes. Le rapport Marty soulignait également l’implication de personnes proches du premier ministre kosovar Hashim Thaçi (photo en Une) dans des enlèvements et le trafic d’organes humains.

Trafics d’organes au Kosovo, l’UE semble freiner l'enquête

La Traque, les criminels de guerre et moi (éd. Héloïse d’Ormesson, 2009

Dans un livre retentissant (couverture ci-contre) publié en 2009, le procureur général du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, la Suissesse Carla Del Ponte, reconnaissait l’existence d’un trafic d’organes pratiqué et couvert par l’UCK au Kosovo.

En mai dernier, la police israélienne a procédé à l’arrestation de Moshe Harel, l’un des principaux suspects de “l’affaire Medicus”, du nom de la clinique de Pristina tristement célèbre pour ses pratiques médicales. Harel a été arrêté avec plusieurs autres personnes, également de nationalité israélienne. Autre figure impliquée dans l’affaire Medicus : le médecin turc Yusuf Sonmez, surnommé docteur Frankenstein, appréhendé à Istanbul le 11 janvier 2012.

Plusieurs médias serbes ont accusés Bernard Kouchner d’avoir couvert le scandale des trafics d’organes pendant qu’il était Haut représentant des Nations unies au Kosovo entre 1999 et 2001

En 2010 – malgré la reconnaissance du trafic d’organes par Carla Del Ponte et malgré l’enquête alors en cours de Dick Marty, voir ci-dessus – lors d’une conférence de presse improvisée Bernard Kouchner, à l’époque ministre des affaires étrangères, interrogé par un journalisme de Voice of America, nie en bloc l’existence d’un trafic d’organes au Kosovo. Chose curieuse, il ricane, puis explose littéralement de colère, traitant ceux qui dénoncent l’ignoble trafic de « salauds et d’assassins » (sic) et le journaliste de “fou”..

 

Un ignoble trafic qui est pourtant en plein essor en Europe…

L’APCE a de nouveau cette semaine demandé au Conseil de l’Europe de concevoir sans délai une convention contre le trafic d’organes humains. L’assemblée souligne l’actualité du phénomène et met en avant la mise en place d’un réel « tourisme de transplantation » en Europe, qui encourage le trafic d’organes. Au vu de ses actions, l’Union Européenne semble davantage encline à étouffer l’affaire qu’à mener une lutte active contre les criminels.


Certains pays pauvres d'Europe vont servir de réservoir d'organes au profits des gens riches qui acheterons pour quelques centaines, un rein, un foie a des pauvres qui mourront parfois quelques temps après l'opérations. Ce dont ne se soucient pas l'UE. Formule qui plaira surement aux couples qui par leur tendance homosexuelle iront s'aceter un enfant à bon prix. Rien d'extraordinaire puisque certains le font déjà en Ukraine et en hongrie.[cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
28 janvier 2013 00:39

Sans-papiers, sans ressources, des tuberculeux venus de l’Est sont pris en charge gratuitement à l’hôpital. Un phénomène nouveau et inquiétant. Interview.

Le Figaro du jour contient une petite bombe. En page 2, le quotidien affirme que de plus en plus de personnes en provenance de pays de l’Est, Russie, Géorgie, Tchétchénie, arrivent à l’hôpital atteintes d’une forme sévère et très résistante de la tuberculose, la XDR (extensively drug resistant). Cette maladie nécessite une prise en charge très lourde et coûteuse : l’article avance le chiffre de 1.050 euros par jour pour un lit dans une chambre à pression négative pour éviter la contagion.

Les autorités sanitaires et le Quai d’Orsay prendraient très au sérieux l’hypothèse d’une nouvelle filière d’immigration clandestine qui orienterait ces malades vers la France, le seul pays à offrir une aide médicale gratuite et sans condition à tout malade dont le pronostic vital est engagé.

En première ligne face à ce phénomène inédit et inquiétant, les services des maladies infectieuses des grands hôpitaux parisiens, et notamment celui de la Pitié-Salpêtrière, dirigé par le Pr François Bricaire. Son service accueille actuellement six malades dans ce cas, dont deux arrivés récemment.

Le Point.fr : Quelle est, pour vous, la première source d’inquiétude ?

Pr François Bricaire : Il s’agit d’abord d’un problème médical. Ce sont des malades multirésistants - certains disent même « totorésistants » puisque les bacilles dont ils sont porteurs résistent à tous les traitements actuels -, ce qui nous oblige à faire des cocktails thérapeutiques très compliqués et dont l’efficacité reste, malgré tout, incertaine. Heureusement nous n’avons pas eu de mortalité, car nous nous battons de toutes nos forces, soit avec des médicaments classiques, soit avec de vieux produits que nous réutilisons. Nous en donnons plusieurs simultanément, jusqu’à huit d’un coup. Parfois même nous prescrivons de nouveaux médicaments qui ne sont pas encore totalement validés. Mais soyons clairs, il n’y a pas de problème de décès parce qu’ils sont en France. Sinon ils seraient déjà morts.

Quel est le prix de ces traitements ?

Il est élevé. Il y a celui de l’hospitalisation, celui des antituberculeux et celui de la chirurgie, qui est souvent nécessaire. Elle consiste à retirer une partie du poumon, quand il y a trop de dégâts liés à une très grande concentration en bacilles. L’intervention accélère la guérison, mais elle transforme ces malades tuberculeux en insuffisants respiratoires. L’hospitalisation de ces personnes dure en général plusieurs mois.

Et que se passerait-il en cas de grosse épidémie de grippe, par exemple, nécessitant des lits pour de nombreux malades ? Les Français auraient-ils à en pâtir ?

Je ne le crois pas. On pourra toujours s’arranger, mon service étant spécialisé dans tout ce qui est émergent, il peut s’adapter aux nécessités et gérer les accueils. En cas de besoin, on a à la Pitié-Salpêtrière un plan de libération d’un certain nombre de lits pour faire face aux problèmes infectieux épidémiques, quitte à déplacer des patients et à les transférer dans d’autres services. On peut s’organiser pour que les malades les plus infectés soient accueillis dans le service de maladies infectieuses et que les moins contagieux soient hébergés dans d’autres secteurs de l’hôpital.

Croyez-vous qu’il y ait une filière organisée pour amener ces malades en France ?

En tout cas, les patients se donnent le mot. Dans leur pays d’origine, on leur dit que la France est le seul pays où ils pourront être traités.

Le dernier problème concerne la santé publique. Vous dites que ces malades ne respectent pas la mise à l’isolement, qu’ils sortent et risquent donc de contaminer d’autres personnes...

C’est vrai qu’ils ne sont pas très faciles. Mais il faut se mettre à la place de types qui ont été maltraités dans leur pays d’origine, dans tous les sens du terme, qui arrivent sans parler français ni anglais, et que l’on colle dans une chambre en leur demandant de rester avec un masque. C’est difficile pour eux. Alors nous sommes obligés de sévir.

Par l’intermédiaire de l’interprète russe, il m’est arrivé de leur dire : si vous ne voulez pas respecter les consignes, je vais être obligé de prévenir mes autorités de tutelle. Ça veut dire que vous allez passer sous l’autorité du ministère de l’Intérieur. Ce qui ne sera sans doute pas l’idéal dans votre situation. Donc mieux vaut accepter nos consignes légères, d’être nourris, logés, blanchis et traités, plutôt que d’être reconduits à la frontière. C’est évidemment un discours qu’ils comprennent...

Par Anne JeanblancLe Point

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
24 janvier 2013 03:05

Les femmes sur le point d’accoucher sont détournées des maternités proches de chez elles car les sages-femmes sont submergées par un nombre record de naissances.

Avec des taux de natalité record dus à l’immigration qui ont poussé vers leur plus haut niveau le taux des naissances en Angleterre depuis 40 ans, plus de la moitié des maternités admettent devoir fermer leurs portes environ sept fois par an lorsque la pression exercée sur les sages-femmes devient trop grande.

Les femmes enceintes qui se présentent sont renvoyées vers d’autres hôpitaux.

Les recherches menées par le Collège royal des sages-femmes révèlent que des milliers de nouvelles sages-femmes sont nécessaires si l’on veut combler le «fossé énorme» entre leur nombre actuel et la «montée inexorable du nombre de naissances« et et pour donner des soins de qualité aux mères et aux bébés.

Hier, Cathy Warwick, directrice générale de la MRC, a averti que les services des sages-femmes sont « usés jusqu’à la corde » et que les sages-femmes sont « lessivées ». Les maternités sont mises à rude épreuve, les sages-femmes sont vraiment au bout du rouleau. Nous arrivons à un point hautement critique pour les services de maternité.

Le rapport du RCM’s State Of Maternity Services, qui sera lu lors d’une manifestation demain au Parlement, reconnaît que bien qu’il y ait eu des tentatives pour augmenter le nombre de sages-femmes, la seule Angleterre en a encore besoin de 5.000 autres – soit une augmentation de près d’un quart de son niveau actuel.

Le Bureau des chiffres nationaux de la statistique montre que 688.120 bébés sont nés en Angleterre en 2011, du jamais vu depuis 1971.

Daily Mail

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23 janvier 2013 02:25

Les Hôpitaux français ne connaîtront pas en 2013 une amélioration de leur situation ni de la qualité de leurs soins

1.7% de baisse des tarifs

Réélu mercredi dernier à la tête de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux est déjà obligé de monter au front. Dans une lettre adressée à Marisol Touraine, ministre de la santé, il fait part «de sa consternation devant les intentions du gouvernement». En effet, dès le lendemain de sa réélection, la FHF s’est vue signifier que les tarifs des hôpitaux publics diminueraient «de l’ordre de 1,71%» au 1er mars prochainIl s’agit des tarifs des actes médicaux facturés par les établissements de santé à la Sécurité sociale et qui évoluent chaque année en fonction de l’activité réalisée («T2A»). Cette décision serait liée au surcroît d’activité constaté et à une perspective de «progression significative» (quand l’activité dépasse la prévision ou qu’elle s’apprête à être forte, le gouvernement baisse les prix, c’est la régulation «prix-volume»).

La FHF est très en colère

Une réduction de 1.71% ajoutée à l’augmentation du coût de l’ordre de 2% (certains soins comme la radiothérapie ont augmenté de 4.7%), cela représente une baisse de 3.7% en Euro constant. Une vraie catastrophe pour un secteur qui fait face à une augmentation de 4% de ses volumes. La FHF est d’autant plus furieuse que la baisse des tarifs des cliniques privées serait moindre (0,53%) au motif que leur activité serait stable. «Ceci est incompréhensible», fustige Frédéric Valletoux qui affirme qu’une telle décision «serait intolérable pour les hospitaliers publics».

Le motif de cette jalousie vient de ce que le gouvernement s’était engagé à diminuer les tarifs des cliniques parce qu’elles vont bénéficier du crédit d’impôt compétitivité (à la différence des hôpitaux), afin d’éviter qu’elles ne bénéficient d’un avantage concurrentiel. Sur ce plan, le Président de la FHF, mais c’est son rôle, est parfaitement partial, puisqu’il a accès aux canaux institutionnels de financement et aux crédits MIGAC, ce qui n’est pas le cas de ses concurrents privés. La FHF réclame désormais une baisse «identique» ainsi qu’une hausse importante de l’enveloppe forfaitaire réservée aux missions de service public.

Une gestion idéologique du budget de la santé

La FHF devrait néanmoins connaitre un fort développement de l’activité « avortement » de ses établissements, puisque cet acte (médical?) est désormais remboursé à 100% depuis le 1ier janvier par la Sécurité Sociale et, alors que tous les remboursements maladie et soins sont en baisse, bénéficiera d’une revalorisation de 50% à compter du 1ier mars.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
22 janvier 2013 03:17

Leïla, une jeune mère de famille, habitante de Billère en Pyrénées-Atlantiques, a fait une découverte peu ragoutante dans un magret de canard fumé halal qu’elle avait consommé deux jours après le nouvel an. En pleine dégustation, alors qu’elle se coupait une nouvelle tranche, elle a découvert dans le magret des asticots, rapporte La République des Pyrénées.

Ecoeurée et paniquée par cette découverte, la femme enceinte avait alors décidé de saisir la justice. Les résultats d’analyses du magret, que son mari avait acheté dans leur boucherie habituelle sont, à présent, tombés. Il n’y avait pas de Listeria mais une présence d’Escherichia coli «largement au-dessus de la norme», ont fait savoir dernièrement les services sanitaires des Pyrénées-Atlantiques. […]

En attendant, la mésaventure de Leïla risque aussi de conforter dans leur choix ceux qui restent réfractaires au foie gras et autres produits issus de canard gavés comme le magret.

saphirnews

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
21 janvier 2013 02:22

L’enquête de 60 millions de consommateurs et de France Libertés, lancée en juillet dernier, a conduit les associations à mettre le doigt sur l’étendue des dérogations accordées en France par rapport aux seuils physico-chimiques normalement autorisés. Et la réalité pourrait encore dépasser ces premiers résultats…

La transparence sur la qualité de l’eau potable apparaît comme une quête sans fin. Les associations France Libertés et 60 millions de consommateurs viennent d’y apporter leur contribution, en publiant, ce 17 janvier, une carte des dérogations dont bénéficient plus de 400 communes.

Soit autant de permis de polluer puisque ces collectivités dépassent en effet les seuils limites en nitrates, arsenic, atrazine, glyphosate et autres polluants. Et livrent une eau non conforme aux consommateurs.

Cette publication a été réalisée à partir des données transmises par la Direction générale de la Santé. Les associations ont demandé une vérification auprès des agences régionales de la santé (ARS) (1). Le résultat est impressionnant : plus d’un millier de dérogations, réparties sur 419 communes, étaient recensées à l’automne 2012. Elles sont accordées par les préfets pour trois ans, et peuvent être renouvelées deux fois, précise le communiqué de France Libertés.

Comme souvent, la réalité pourrait dépasser ces chiffres. La Bretagne ou l’Oise n’ont ainsi aucune dérogation recensée. C’est d’ailleurs le cas d’une cinquantaine de départements en tout. Au contraire, la Seine-et-Marne concentre à elle seule près d’un tiers des mesures. Derrière elle, le Val d’Oise et l’Orne disposent d’entre 5 et 30 dérogations.

Il faut dire que la procédure de dérogation s’avère assez souple. Dès qu’un dépassement des seuils physico-chimiques est constaté localement, le responsable de la distribution d’eau prévient aussitôt les responsables de l’Agence régionale de santé (ARS) ainsi que les maires des communes concernées. C’est aussi lui qui formule la demande de dérogation auprès du préfet. Trois conditions, fixées par un arrêté du 25 novembre 2003 (2), précise seulement que la santé des personnes ne doit pas être en danger, qu’il n’existe pas d’autres alternatives pour distribuer l’eau et qu’un plan d’action doit être mis en place pour rétablir la situation «à moyen terme».

C’est le 3 juillet dernier que France Libertés et 60 millions de consommateurs ont décidé de lancer une opération transparence sur la qualité de l’eau potable (voir JDLE), Les associations déploraient alors l’opacité intense entourant les données françaises sur la qualité de l’eau.

Un exemple parmi d’autres: une commune a diffusé pendant 35 jours une eau affichant des taux de bentazone (la molécule d’un pesticide) trois fois plus élevé que la dose journalière acceptable, en raison d’une dérogation. Le consommateur, lui, n’a pas été prévenu. Il pensait au contraire boire une eau conforme à la réglementation.

Aujourd’hui, France Libertés et 60 millions de consommateurs remontrent le chemin vers plus de transparence. Ils invitent tous les particuliers à interpeller leurs élus pour préciser, partout en France, l’état réel des dérogations.






Pour voir la liste des ces dérogations c'est ici
http://www.france-libertes.org/IMG/pdf/tableau_derogations_eau_potable_en_france.pdf

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
10 janvier 2013 01:21

L’extension des méthodes de procréation artificielle aux couples homosexuels n’a, si elle est votée, aucune raison d’être financée par le contribuable par le biais de la Sécurité sociale, ces cas de stérilité ne pouvant, par définition, être qualifiés de pathologiques.

Le projet de loi sur la modification du mariage présenté par le gouvernement devient chaque jour qui passe plus obscur.

Alors que le président de la République, le Premier ministre et le ministre de la Justice avaient présenté en novembre une mouture qui prévoyait seulement une modification du code civil en faveur de l’union matrimoniale de deux personnes du même sexe, impliquant nécessairement la capacité d’adoption, le groupe socialiste de l’Assemblée nationale projette aujourd’hui de soumettre au vote un amendement sur la procréation médicalement assistée (PMA).

Cet amendement devait être inclus dans le projet de loi sur le mariage et l’adoption des homosexuels qui sera débattu à l’assemblée à partir du 29 janvier.

Ce week-end, Bruno Le Roux, président du groupe socialiste de l’Assemblée nationale et Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole du gouvernement ont évoqué la possibilité de le faire figurer dans un projet de loi sur la famille qui sera présenté au mois de mars.

Les techniques de Fécondation In Vitro (FIV) ou d’insémination artificielle que l’on regroupe sous le nom de PMA n’étaient jusque là autorisées et mises en oeuvre que dans certains cas précis : il s’agissait de traiter des cas de stérilité de couples de sexes opposés.

Ainsi, selon la loi française, «l’assistance médicale à la procréation a pour objet de remédier à l’infertilité d’un couple ou d’éviter la transmission à l’enfant ou à un membre du couple d’une maladie d’une particulière gravité. Le caractère pathologique de l’infertilité doit être médicalement diagnostiqué. L’homme et la femme formant le couple doivent être vivants, en âge de procréer. »

Cette technique s’adresse uniquement aux couples mariés ou apportant une preuve de vie commune d’au moins 2 ans, et les deux membres du couple – composé d’un homme et d’une femme – doivent être vivants et consentants.

Comme son nom l’indique, la PMA relève actuellement de la médecine et est considérée comme un soin devant être entièrement pris en charge par la collectivité.

En conséquence, les tentatives de PMA sont remboursées à 100% par la Sécurité sociale dans les limites suivantes : la femme doit être âgée de moins de 43 ans ; le nombre maximum d’inséminations remboursées est de 6 ; et les tentatives de FIV sont remboursées au maximum de 4.

D’après l’Association FivFrance, le coût d’une PMA varie de 3 000 à 4 500 euros suivant la nature de l’acte, selon des chiffres datant de 2007.

Selon le Docteur Yvon Kuhn, gynécologue-accoucheur, dans Les 4 vérités hebdole coût moyen en France d’une Procréation Médicale Assistée (PMA) serait d’environ 5 000 euros par tentative.

Le taux de réussite d’une PMA étant de l’ordre de 30 à 35%, on peut estimer que chaque couple tente au moins trois opérations. Le coût moyen par nouveau-né obtenu par PMA s’élèverait donc à 15 000 euros pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale.

Actuellement, seuls les couples pouvant prouver une stérilité réelle sont pris en charge par la collectivité.

 Les célibataires et les couples homosexuels bénéficiant d’une PMA à l’étranger payent cette prestation sur leurs deniers, tout en trichant en se faisant prescrire les médicaments et les investigations (laboratoire, radios, échographies) par leur médecin en France – investigations et traitements pris alors en charge par la Sécurité sociale.

On comprend l’intérêt pécuniaire qu’il y a pour les duos homosexuels à demander une « égalité des droits » (au mariage et à la PMA). Le surcoût pour la Sécurité sociale serait alors de plusieurs millions d’euros par an.

Or, d’après ce que l’on comprend de l’amendement socialiste, au nom de « l’égalité des droits », la PMA serait désormais ouverte à tout le monde, perdant de ce fait son caractère médical.

A qui serait-elle remboursée encore ? Il est difficile de le prévoir, puisqu’en toute logique, il serait impossible de faire financer par la collectivité des palliatifs médicaux à des cas de stérilité qui, par définition, ne peuvent être qualifiés de pathologiques.

De plus, l’amendement provient de l’Assemblée et non du gouvernement, et à ce sujet la Constitution française est très claire : « Les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique ».

L’extension de ces méthodes de procréation artificielle n’a donc, si elle est votée, aucune raison d’être financée par le contribuable par le biais de la Sécurité sociale. Cependant il est prévisible, que contre toute logique, le gouvernement et l’Assemblée décideront de leur remboursement, pour un montant total que personne ne sait encore évaluer.

 

Le Cri du Contribuable

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
6 janvier 2013 02:18

PARIS (NOVOpress) – Deux organisations environnementalistes remettent lourdement en cause les statistiques européennes sur la présence de pesticides dans les fruits et légumes qui prétendent montrer que les taux de pesticides dans l’alimentation humaine sont actuellement « en baisse ».

Les deux associations dénoncent le mode de calcul des institutions européennes qui admet une incertitude équivalente à 50 % de la mesure. Ainsi le chiffre obtenu et comparé aux limites légales n’est pas la valeur mesurée elle-même, mais la limite basse de la fourchette d’incertitude, c’est-à-dire la moitié de la valeur effectivement mesurée.

 

« Il faut donc que les résidus de pesticides atteignent deux fois la limite autorisée pour qu’ils soient considérés comme dépassant effectivement la limite autorisée ! », s’insurge donc François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

Crédit photo : C.G.P Grey via Flickr (CC)

[cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
30 décembre 2012 02:40

Gabrielle Cluzel dénonce les intox du lobby de l'euthanasie :

"Il y a tout d’abord « l’association pour le droit à mourir dignement ». Parce que les autres, ceux qui vont jusqu’au bout du chemin sans crier pouce, ils ne meurent pas dignement peut-être ? Jean-Paul II, avec ses souffrances et sa déchéance physique, n’est pas mort dignement, c’est bien connu.

Il y a ensuite le rapport Sicard, remis à François Hollande il y a quelques jours, qui ne parle pas « d’euthanasie » mais d’une« accélération de la survenue de la mort ». Cela glisse mieux, c’est plus gouleyant en bouche.

Le vieux truc de l’euphémisme lénifiant qui écarte les ondes négatives, on nous le fait à chaque fois, (confère l’Interruption Volontaire de Grossesse), et cela fonctionne toujours aussi bien. Etméf’ à l’avenir si vous persistez à utiliser ce vieux gros mot d’euthanasie aussi piégé que celui d’avortement, on aura tôt fait de vous démasquer : « On t’a reconnu, sale réac, veux-tu bien sortir de là ! »

Mais quand on y réfléchit, Petiot et Landru, dans leur genre, n’ont rien fait de plus qu’accélérer la survenue de la mort.

[...] Les derniers mois de vie, c’est prouvé, sont ceux qui coûtent le plus cher. À la Sécu en particulier. Et franchement, si l’on rapporte l’utilité marginale en termes de bonheur de ces six derniers de mois à l’investissement financier, c’est peanuts. Même un auditeur junior de Ernst & Young vous le confirmerait : pas rentable, ligne de crédit à supprimer. [...]"

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
28 décembre 2012 03:19

Depuis leur évacuation début décembre par les forces de l’ordre de l’église réformée de Fives, les sans-papiers grévistes de la faim se sont tournés vers l’hôpital. Pas question de leur fermer les portes, explique Patrick Goldstein, chef du pôles des urgences au CHRU.

« Nous assurons les examens pour ces personnes se disant grévistes de la faim, ils sont des patients comme les autres ».
Mais le problème est « qu’ils viennent tous aux urgences au même moment, amenés en voiture chaque soir à 19 ou 20 h. » Soit une vingtaine aux urgences de Salengro au CHRU, et autant à Saint-Vincent. Ils restent en général jusqu’à 1 à 2 h du matin le lendemain, une fois les examens réalisés et leur sortie autorisée. Un travail énorme, renouvelé chaque soir.
D’où le cri d’alarme du Dr Goldstein :

« Injecter volontairement autant de personnes dans des services d’urgence au moment des périodes de gardes (à partir de 19 h) met en danger ces services et les autres patients, qui, du coup, doivent attendre plus longtemps pour être pris en charge. On risque de passer à côté d’une personne en grande détresse. On est à la limite de la mise en danger de la vie d’autrui.

Pourquoi les grévistes de la faim ne viennent-ils pas à tour de rôle durant la journée ? Ils peuvent aussi consulter un médecin généraliste qui dira si il est nécessaire qu’ils soient admis aux urgences ».
Patrick Goldstein dénonce donc une « stratégie agressive, une volonté de déstabilisation des urgences. » « Ceux qui organisent cela se servent de l’hôpital comme d’un levier pour peser contre les pouvoirs publics » (dans le cadre du conflit entre les sans-papiers et la préfecture). Et il appelle l’entourage des grévistes de la faim à faire preuve de « bon sens ».

Polemia

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
25 décembre 2012 02:56

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
21 décembre 2012 02:15

La boucherie, l'une des plus importantes de Marseille, emploie aujourd'hui une quinzaine de salariés.

« L’ordre public économique doit pour une fois s’effacer devant l’ordre public sanitaire. » L’hypothèse d’une mise au chômage de la quinzaine de salariés de King Halal, une grande surface de boucherie n’a pas échappé au procureur Jean-Luc Blachon. Mais « le cheptel d’infractions » reprochées à ses gérants, le risque sanitaire encouru par une clientèle nombreuse sont tels que « cet établissement n’a pas de légitimité à fonctionner à Marseille. » Jean-Luc Blachon requiert donc contre la personne morale, la Société générale des viandes, une amende de 200 000 € et la fermeture de l’établissement durant trois années. Et contre l’ancienne gérante dix-huit mois de prison dont dix avec sursis et 50 000 € d’amende.

Provoquées par des clients préoccupés de la qualité de la viande vendue, les inspections des services vétérinaires d'octobre 2009 et juillet 2010 s'étaient soldées par un recensement d'infractions dont l'énumération couvre trois pages du rôle de l'audience. Les plus graves sont celles de tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé comme l'importation de Grande-Bretagne de têtes de moutons, interdite depuis des années par les autorités sanitaires nationales dans le but de protéger les consommateurs de l'encéphalopathie spongiforme bovine (le prion de la vache folle).

Erreurs d'étiquetage indiquant une provenance "France" sur des viandes d'origine belge ou espagnole, hachage opéré à l'avance sans l'agrément nécessaire, dates limites de consommation dépassées, matériel malpropre présentant un risque de souillure, "sols couverts de déchets et de sang séché", températures de conservation non respectées... La liste est interminable. Les mises en demeure de la Direction départementale de la protection des populations sont restées lettre morte.

L'ancienne gérante, absente à l'audience, ne s'en était que mollement défendu : "Nous allions faire le nécessaire, nous allions demander les autorisations, nous allions installer des lave-mains. Nous ne nous sommes pas mis en conformité". L'actuelle gérante, une ancienne caissière, s'étonne des poursuites. "Je ne vois pas l'intérêt de vendre des produits périmés et à ma connaissance, il n'y a jamais eu de plaintes de clients."

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
18 décembre 2012 02:40

Les conditions ne sont pas réunies pour lever l'interdiction de don de sang par les homosexuels, a estimé vendredi le ministre de la Santé Marisol Touraine.

En juin, elle avait dit que le don de sang par les hommes homosexuels ne serait bientôt plus interdit en France. Mais le danger est grand, alors elle avoue :

"Je ne trouve pas normal qu'il y ait un élément de discrimination, pour autant je ne peux lever l'interdiction qui existe que si on me donne une garantie absolue que cela n'apportera pas plus de risques pour les transfusés". "Aujourd'hui, je ne peux pas lever cette interdiction".

Quel est ce risque ? La plus grande prévalence du virus du sida dans la communauté homosexuelle. Et pourquoi y a-t-il cette plus grande prévalence ? Ils n'osent pas l'avouer.

 

"Alors même que le gouvernement avance vers l'égalité des droits avec l'ouverture du mariage pour tous les couples, c'est une véritable discrimination d'Etat que vient d'entériner la ministre de la Santé", déploré Sergio Coronado, député d'Europe Ecologie-Les Verts.

"Il est temps de cesser ces discriminations nocives pour la santé publique et le vivre-ensemble", ajoute-t-il dans un communiqué, soulignant qu'il s'agissait d'une promesse de campagne de François Hollande.

 

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Ha si c'est une promesse de campagne ! alors on ne peut déroger...

Au fait toutes les taxes ? c'était aussi des promesses de campagnes ?

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
16 décembre 2012 02:41

Sur France Inter, ce matin à 8 h 53, il a déclaré à propos de la dénaturation du mariage :

"Je suis très ouvert et très favorable. C'est mettre la loi en conformité avec les mœurs."

Mettons la loi en conformité avec toutes les moeurs dissolues, avec toutes les pratiques destructrices de l'environnement...

Dans son pacte écologiste, Nicolas Hulot demandait :

"Intégrer la préservation du patrimoine naturel dans la stratégie globale de développement durable".

Sauf pour la famille.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
15 décembre 2012 02:10

La Sécurité Sociale se substitue au praticien

Passant outre à tous les principes de choix du patient et de qualité des soins, la Sécurité Sociale a mis en place un « contrat d’amélioration des pratiques individuelles » (CAPI) qui instaure une rémunération sur objectifs des médecins (sachez que désormais votre médecin ne déterminera plus les examens ou les médicaments en fonction de vos besoins mais en fonction de sa situation statistique par rapport aux objectifs de prescriptions établis par la SS). Elle a aussi procédé au déremboursement de médicaments « à service médical rendu insuffisant ». Et enfin, arme absolue, quintessence de la médecine à deux vitesses, l’opération « tiers payant contre génériques » qui fait que désormais seuls les patients disposant de moyens suffisants leur permettant d’avancer l’intégralité du coût de leurs médicaments ont accès aux princeps, les autres devant se contenter des génériques, seuls médicaments pouvant encore bénéficier du tiers payant.

le terrorisme semble être « payant ».

Aujourd’hui, la Sécu est contente. Elle a enfin de bonnes nouvelles à annoncer. Les Français sont ils de mieux en mieux soignés ? Non, au contraire, une étude vient de paraître dont nous parlerons dans un autre article qui établit que le nombre de Français qui n’ont pas accès aux soins augmente considérablement; que le nombre de Français qui renoncent à se faire soigner est exponentiel (1 Français sur trois aurait renoncé ou repoussé des soins en 2012 pour des raisons économiques), mais ces données n’intéressent que peu notre Sécu Nationale. Non, ce qu’elle est fière de nous annoncer, c’est que la substitution du médicament de marque (princeps) par le générique est passée de 71% en début 2012 à 82,4% fin novembre!

Le pire, c’est qu’elle nous annonce par la même occasion que tout cela n’était pas vraiment nécessaire, puisque les dépenses de médicaments se sont stabilisées pour la première fois en 2011. Les montants remboursés s’élèvent à 22,84 Md€ (+0,2%) pour 2,64 milliards de boîtes (- 0,8%)! Autrement dit, en excluant les médicaments délivrés par les pharmacies des hôpitaux aux patients non hébergés, les dépenses baissent de 0,2% en 2011, contre +2% en 2009 et 2010. Tout cela avant les mesures citées plus haut!

Que les Français soient en meilleure ou en plus mauvaise santé importe peu à notre administration centrale. Cette donnée n’est pas intégrée dans les objectifs de son « plan »

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Santé - Science
9 décembre 2012 02:01

Christine Meyer, conseillère municipale de Nantes et conseillère régionale des Pays de la Loire, était professeur de philosophie dans un lycée de Nantes. Elle est aussi secrétaire nationale du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC), chargée de la citoyenneté et des droits des femmes. C’est à ce titre qu’elle avait écrit un premier texte* concernant le projet de loi intitulé « Mariage pour tous ».

Elle a récidivé, disant avoir organisé sa réflexion plus rigoureusement. La voici :

"Cette nouvelle contribution s’inscrit pour moi, comme la précédente, dans le cadre d’une réflexion sur la citoyenneté. Ce qui est en jeu, pour nous, MRC, c’est l’articulation entre le principe de citoyenneté et la proposition officielle d’un mariage dit « pour tous ». Cette question de la citoyenneté renvoie plus profondément à une certaine idée de l’humanité. Il faut donc éviter deux « mauvaises » questions :

  • pour ou contre le « mariage pour tous » (question qui en elle-même n’a aucun sens)
  • le combat entre « progressistes » et « réactionnaires »

Et replacer le débat dans le cadre politique des principes républicains que nous défendons et des questions anthropologiques sur le propre des sociétés humaines.

1)     le principe républicain d’égalité

C’est un des arguments avancés. Je voudrais ici dans un 1er temps dénoncer ce que j’appellerai une « hypocrisie sémantique ». En effet,  cette appellation de « mariage pour tous » laisse entendre que, jusqu’à maintenant, certains individus étaient exclus ou interdits de mariage. Et on voit immédiatement qu’il s’agit  de dire que les « homosexuels » étaient discriminés par rapport aux autres. On voudrait clairement placer le débat sous l’angle de la discrimination et du non respect du principe d’égalité. Or, rappelons quelques évidences, même si, je reconnais, elles laissent des problèmes de fond non résolus. Tout le monde a le droit de se mariermais pas avec n’importe quiQuatre limites ou interdits :

  • avec un mineur,
  • avec un membre de ma famille proche (ascendant, descendant, frère, sœur),
  • avec une personne de même sexe,
  • avec une personne déjà mariée, ou bien sûr, si je suis déjà marié.

Il faut donc déplacer le problème et le replacer dans le cadre des limites d’undroit universel. Cela peut paraître aujourd’hui difficile à entendre, mais il n’y a aucune discrimination a priori des homosexuels. Ceci renvoie à deux questions : le statut des « homosexuels » et le statut du mariage : 


Statut des « homosexuels »
 : je précise que je n’aime pas du tout le terme « homosexuel » que je vais essayer d’employer le moins possible, pour les raisons que je vais évoquer (…). Cette digression historique avait pour but de montrer que la notion d’homosexualité est récente, donc pas évidente (je sais aussi jouer le relativisme culturel), et surtout que, en passant de « pratiques » ou comportements à des  êtres, on essentialise ces individus et par là même on contredit le principe d’égalité. Pour dire les choses autrement,  je conteste aussi le terme car, d’une part on peut être « bi » et on peut surtout évoluer au cours d’une vie et, enfin, on n’a surtout pas envie d’être identifié comme « homo » ou « hétéro ». Bientôt, il faudra présenter son identité en précisant cette « qualité ».

 

Ma conclusion est simple. L’humanité n’est pas séparée en « homo «  et « hétéro », comme  le sous-entend l’argumentation de certains défenseurs du projet, mais en hommes et femmes, d’une part nécessaires à l’engendrement, d’autre part qui peuvent avoir soit des pratiques sexuelles diverses, soit, il faut le reconnaître, des inclinations plutôt vers un sexe ou un autre. Quand je dis que l’humanité est séparée en hommes et femmes, je n’essentialise pas ces deux catégories (et encore moins je les sacralise) ; je ne fais que reconnaître un fait auquel je n’attribue pas de valeur, mais que je ne peux nier; et, aujourd’hui, avec toutes les méthodes de PMA possibles, il faut toujours une cellule mâle et femelle pour engendrer.

 

Pour revenir au principe républicain d’égalité et le traiter sous un autre angle, on peut dire aussi que le fait d’avoir une « préférence » pour un sexe plutôt qu’un autre relève d’une inclination personnelle, et que les institutions ne sont pas là pour valider des inclinations, des goûts personnels. Les institutions républicaines doivent permettre toutes les relations privées entre individus, protéger ceux qui sont en situation de faiblesse, sous réserve de l’intérêt général. Pour dire les choses crûment, ce n’est pas la différence de sexualité, mais la différence des sexes qui détermine l’engendrement et le mariage. Cette dernière remarque renvoie au statut du mariage (mariage civil, bien sûr).

 

2) Statut du mariage

Remarque préalable : le mariage est une institution, c'est-à-dire ni un service public, ni un contrat. Ce n’est pas un service public, car ce n’est pas un service tout court : il n’est pas indispensable à l’existence humaine; on peut très bien vivre sans, et ce n’est pas non plus un « guichet » auquel on demande un ticket. Ce n’est pas un contratni au sens juridique, ni au sens moral :

 

  • Sens juridique : un contrat est un accord passé entre deux partenaires (individus ou groupes) en vue essentiellement de l’intérêt de chacun; je ne passe un contrat que si j’estime que j’y ai un intérêt; et celui-ci est en général limité à un aspect de ma vie. Le contrat reste un acte privé, validé au mieux par un notaire. Rappelons qu’il existe des contrats de mariage, qui ont en général pour but de protéger les biens d’un des conjoints ou des deux, et qui sont passés devant notaire : ils sont parfaitement légitimes en eux-mêmes, mais le contrat de mariage n’est pas le mariage. Le mariage a besoin de témoins et est validé par l’Officier d’Etat-civil. 

  • Sens moral : le mariage est un engagement global, et si je puis me permettre cet anachronisme, pour « la vie », ce qui évidemment n’exclut pas la possibilité de changer d’avis, mais personne ne peut, au moment où il se marie, envisager que, dans un jour ou dans vingt ans, il ne sera pas dans les mêmes dispositions.

 

Quelle est alors la finalité du mariage ?

Je rencontre là les arguments du rabbin Bernheim et les contre arguments de Catherine Kinzler. Pour le rabbin, le mariage est l’alliance de l’homme et de la femme avec succession des générations. C’est ce que conteste Catherine Kinzler en y voyant un aspect religieux et en essayant de penser un mariage civil totalement distinct du mariage religieux, tout en reconnaissant et affirmant que le mariage n’est pas un contrat. Sa marge de manœuvre est étroite, intéressante, mais pas convaincante, à mon sens. Son argument repose principalement sur l’idée que le mariage civil n’a pas pour but la procréation et que le mariage peut être dissous par volonté des conjoints. Sur le 2ème point, certes le divorce est possible et profondément civil, mais il ne peut pas non plus être considéré comme un « élément » du mariage; c’est une conséquence possible, mais pas dans « l’essence » du mariage; on ne se marie pas pour pouvoir divorcer; la simple expérience psychologique (et les constats des avocats) le montre.

En ce qui concerne les enfants, elle a raison, et c’est la grandeur des institutions républicaines de ne donner aucune norme de vie intime entre les époux, on ne les oblige pas à avoir des enfants et les raisons pour lesquelles ils se marient restent privées. Mais si le mariage civil et républicain n’oblige pas à faire des enfants, d’une part il y est fortement lié, et surtout il règle l’importante question de la présomption de paternité. Si un enfant naît, il a « automatiquement » une mère et un père.


Et je crois que c’est cette inscription de l’enfant dans une lignée que garantit et ordonne en même temps le mariage. Et c’est, bien sûr, cette question que l’on va retrouver (comme un pavé dans la mare) dans le projet de mariage « homo ». Enfin, je crois que le lien entre homme et femme et l’engendrement se retrouvent dans toutes les cultures, y compris les cultures « pré-monothéistes » en tous cas. Il renvoie à une double finitude humaine :

  • D’une  part, la finitude sexuée : je nais garçon ou fille et jamais je ne serai « les deux », les cas très limites de changement de sexe ne renvoyant même pas à cette complétude.
  • D’autre part, finitude générationnelle : je suis toujours l’enfant de quelqu’un, un élément d’une lignée, quel que soit l’appréciation que je porte sur mes ascendants. Je ne suis pas à moi-même ma propre origine.

Or, toute société a articulé ces deux finitudes, et ceci n’a rien à voir avec les relations personnelles (et encore moins affectives) existant entre les individus. Et c’est cette double articulation de la finitude humaine que remettent  en cause les défenseurs du « mariage pour tous ». C’est donc une certaine idée de l’humanité qui est en jeu. 

3)     une certaine idée de l’humanité

Il me semble que les « porte drapeaux » de ce nouveau combat se situent dans la perspective d’une humanité à la fois totalement désincarnée et prométhéenne, dépassant, voire niant toutes les données de fait de notre condition pour créer un « nouvel homme, issu de nulle part, et choisissant son sexe à partir de ses inclinations ou affinités (théorie du genre), et choisissant ses enfants non pas à partir de la dissymétrie originelle, dissymétrie renvoyant à la bilatéralité de la filiation, mais à partir de désirs, soit purement personnels, soit liés à une pure relation affective. Le fait d’aimer quelqu’un et ce de façon à la fois, sincère, authentique et même enrichissante sur plusieurs plans n’implique pas que le droit de l’épouser ou de faire des enfants.


Le désir est un élément essentiel de l’existence humaine, mais ce désir justement ne devient humain, ne constitue le sujet humain, que lorsqu’il rencontre son « autre », à savoir le réel, naturel ou symbolique; c’est dans la rencontre (ou confrontation) du désir et des faits, ou de la loi, que je me construis ; sinon je reste dans l’imaginaire de la toute puissance infantile.

Le concept de « parents » qui se substitue à celui de père et mère renvoie à la dimension de désincarnation. Le fait de vouloir avoir des enfants alors que la nature ne peut les donner (femme ou homme seul ou couple homo) renvoie à la figure prométhéenne et la transformation de la naissance en une productiond’enfant; l’enfant est un « projet » comme un autre, éventuellement un droit.

Ceci pose d’énormes problèmes, psychologiques, bien sûr, mais aussi juridiques et philosophiques :

  • Psychologiquement, l’enfant a besoin de « fantasmer » son origine  (peut-être est-ce l’origine de tout questionnement humain). Or, ici, c’est un mur qui se dresse devant son imaginaire : contrairement aux discours des bisounours, on n’a pas besoin de savoir qu’on est un enfant de l’amour entre deux êtres, mais qui sont ces deux êtres qui nous ont engendrés. Or je ne peux être l’enfant ni d’un homme seul ou de deux hommes de même sexe, en y mettant tout l’amour du monde. Il y a quelque chose entre le monde des bisounours et un christianisme réduit à sa dimension la plus mièvre dans le discours sur l’amour qui se substituerait à toutes les dimensions fondamentales de la condition humaine. 
  • Juridiquement, quel statut attribuer au « donneur », au « troisième homme » (ou femme) dans un couple homo pour engendrer l’enfant ? Pour le moment, il est purement et simplement nié. C’est la bilatéralité de la filiation qui est niée au profit d’un amour « pur et désincarné ». 
  • Philosophiquement, on est entré dans le projet non seulement d’une domination de la nature, mais quasiment d’une création d’une seconde nature. La médecine n’a plus pour rôle de palier les insuffisances de la nature, mais de produire des objets ou des êtres selon les désirs d’un sujet omnipotent. Or, je suis atterrée de constater que ce sont les écologistes qui sont bien sûr le fer de lance de ce projet, eux qui ne cessent de combattre cette conception de l’homme maître et dominateur de la nature et dénoncent chaque jour les méfaits (sur la nature) de cette conception.

Cette contradiction monumentale doit être relevée. On se bat pour sauver une espèce de batracien en voie de disparition et on manipule sans état d’âme ovules et spermatozoïdes.

Toutes ces analyses me conduisent, bien sûr, à une position plus que réservée vis-à-vis du projet et même à le combattre. Je crois qu’on faitfausse route. Le mariage pour tous n’est pas la bonne solution. Les bonnes intentions ne font pas les bonnes politiques et cachent souvent un défaut de pensée (…)."

 

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