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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 02:22

Pendant des années, les pouvoirs publics se sont ingéniés à minimiser l’insécurité qui n’a pourtant cessé de s’aggraver à Paris depuis la prise de pouvoir de la gauche en 2001. Incivilités, agressions, vandalisme, pickpockets, camps de migrants, certains quartiers ont des allures de cour des miracles, d’autres n’ont pas encore tout à fait basculé, mais c’est pour bientôt.

Comme l’avait fait remarquer l’ex-directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, il y a un peu plus d’un an : « Paris commence à ressembler au Bronx. ». Une impression confirmée par le feu d’artifice de voitures flambées durant le pont du 14 Juillet dernier, aussi bien dans les arrondissements populaires que bourgeois.

Dès 2013, le très influent Comité Colbert, regroupant 80 enseignes de luxe, avait adressé une mise en garde au gouvernement : « Les clients fuient Paris, par crainte des agressions, et la situation menace des emplois dans la capitale. Paris est en train d’acquérir une réputation d’insécurité absolue. Il faut vraiment une prise de conscience. » 

Quelques semaines plus tôt, l’ambassade de Chine s’était agacée des actes de délinquance croissants visant ses ressortissants, tandis que les agents de sécurité du Louvre s’étaient mis en grève pour protester contre les jeunes voleurs roumains qui sévissaient en nombre dans l’enceinte du musée. Deux ans plus tard, les employés de la tour Eiffel faisaient jouer leur droit de retrait pour les mêmes motifs : les abords du monument étaient envahis de pickpockets, qui se montraient menaçants quand on tentait de les déloger.

Pas question de laisser fuir une manne financière aussi juteuse : « Le ministre nous a demandé de faire revenir les touristes chinois », avoue carrément un haut fonctionnaire de police.

Et pour ce faire, on n’hésite pas à employer les grands moyens. 26.000 policiers et agents de la ville sont répartis tout l’été sur les zones touristiques les plus exposées. Déjà testée l’année dernière, l’opération avait entraîné une baisse des délits, en particulier vols à la tire, de 26 %.

Encore mieux : à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, une équipe de la BAC escorte les bus emplis de précieux touristes jusqu’à leur hôtel lorsqu’ils séjournent en banlieue.

Au Campanile du Blanc-Mesnil, la clientèle asiatique est passée de 30 à 12 % en raison des vols et des agressions à répétition. La direction confie au site 20 Minutes avoir dû investir dans de la vidéosurveillance et des postes de vigiles pour limiter les dégâts. Caméras ou pas, faut quand même aimer vivre dangereusement pour aller dormir dans ce genre d’endroit.

Et si, malgré ces impressionnants dispositifs, les touristes se font dépouiller, ils pourront déposer plainte en toute simplicité dans l’un des commissariats mobiles en camion, dispatchés à travers la capitale – l’an dernier, 104 plaintes avaient été engrangées en 62 jours.

On ne peut que se réjouir de voir avec quelle promptitude et quelle efficacité l’État s’est emparé des problèmes d’insécurité qui empoisonnent la vie des touristes. Comme les Franciliens aimeraient pouvoir bénéficier de la même attention !

Eux qui se font tabasser pour une cigarette, qui se font intimider par des racailles, qui se font incendier leur véhicule, qui se font arracher leur sac, et qui doivent parfois batailler pour que la police, débordée, enregistre leur plainte. Tout est affaire de volonté politique. Paris attend son Giuliani. D’ici là…

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Société