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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 00:05

Les Etats-Unis et l'Union européenne continuent de faire pression sur les partenaires de Gazprom en Europe pour les amener à renoncer au projet Nord Stream 2 prévoyant la construction d'un deuxième gazoduc censé relier la Russie à l'Allemagne par la mer Baltique.

Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a évoqué trois conditions nécessaires pour réaliser ce projet. La première est que le gazoduc doit être conforme aux normes européennes en vigueur. La deuxième est qu'il n'ait pas d'effet négatif sur le transit de gaz russe via l'Ukraine. Enfin, la troisième condition consiste dans le fait que le nouveau pipeline ne doit pas entraver l'approvisionnement de l'Europe de l'Est en gaz.

 

M. Gabriel a appelé Berlin à considérer le projet Nord Stream 2 en termes de développement économique et non comme une manœuvre politique.

 

Parmi ceux qui tentent de torpiller ce projet, il convient de citer en premier lieu les pays transitaires qui risquent de perdre des milliards de dollars en cas de construction du gazoduc.

L'Allemagne s'est dès le début déclarée intéressée par le nouveau pipeline qui permettrait de réduire de 50% les coûts de transport de gaz russe par rapport aux coûts de son acheminement via l'Ukraine. Cette différence couvrirait facilement les dépenses pour la construction du gazoduc estimées à huit milliards d'euros.

Selon Alexandre Passetchnik, analyste chef de la Fondation nationale pour la sécurité énergétique de Russie, la déclaration de Sigmar Gabriel reflète les divergences entre les autorités allemandes et les responsables de Bruxelles sur ce projet.

"Il est évident que M. Gabriel veut soutenir les entreprises allemandes, mais qu'il souhaite également éviter les tensions politiques avec Bruxelles", a déclaré l'expert au quotidien russe Svobodnaïa Pressa.

D'après M. Passetchnik, Berlin cherche à défendre ses intérêts, mais il ne veut pas se quereller avec Washington et Bruxelles. D'où sa position ambigüe.

Le projet Nord Stream 2 a fait l'objet d'intrigues politiques en Europe, surtout au milieu de la crise ukrainienne.

"Tout cela, c'est de la politique. L'une des raisons consiste dans les sentiments russophobes qui prévalent chez les fonctionnaires européens. Une autre raison, c'est que Bruxelles ne veut pas voir la Russie dominer le marché européen de l'énergie. Mais la Russie n'y aspire pas. Gazprom n'a jamais dit qu'il voulait conquérir 50% ou une part encore plus importante de ce marché", a indiqué M. Passetchnik.

Le projet Nord Stream 2 prévoit la construction de deux conduites sous-marines d'une capacité totale de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an entre la Russie et l'Allemagne.

 

Ce projet constitue une extension du gazoduc Nord Stream déjà opérationnel. L'accord prévoyant la construction du nouveau pipeline a été signé en septembre 2014 lors d'un forum économique à Vladivostok. A cet effet, un nouveau consortium a vu le jour, réunissant Gazprom, E.ON, Shell, BASF/Wintershall, OMV et Engie. Le groupe russe détient 50% du capital, ses partenaires en détiennent 10% chacun.

 

En décembre 2015, il a été décidé de lancer la construction du gazoduc au quatrième trimestre 2019. L'un des principaux objectifs de ce projet est de rendre les livraisons de gaz russe vers l'Europe moins dépendantes de la conjoncture politique et économique en Ukraine. Kiev, pour sa part, fait tout son possible pour bloquer la réalisation de Nord Stream 2.

"Les exigences de l'Ukraine revêtent un caractère politique, car le projet ne va à l'encontre d'aucune loi ni d'aucun règlement en vigueur dans l'Union européenne. En réalité, la question est purement commerciale. Le contrat de transit gazier entre la Russie et l'Ukraine expire en 2020 et Moscou ne veut pas le prolonger", a déclaré Konstantin Simonov, directeur de la Fondation nationale pour la sécurité énergétique.

 

Selon lui, Bruxelles accuse la Russie de vouloir utiliser ses livraisons de gaz pour exercer des pressions politiques, mais en réalité, l'Union européenne faite la même chose.

 

"Si Bruxelles considère le transit de gaz russe via l'Ukraine comme une question politique, il ne doit pas accuser la Russie d'instrumentaliser ce problème, car il s'agit bel et bien d'une question commerciale, et la Russie honore les termes du contrat", a conclu Konstantin Simonov.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS