Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 23:25

 

Maman de deux enfants scolarisés à la maison, je suis en contact régulier avec d’autres familles pratiquant l’ « IEF » (Instruction en famille). L’instruction en famille ou école à la maison est autorisée par la loi française, à condition de satisfaire à certaines obligations de déclaration et de se soumettre à un contrôle annuel dès les six ans de l’enfant, âge à partir duquel l’instruction est obligatoire et non la scolarisation.

Nos motivations sont nombreuses et variées selon les familles : respect des rythmes (rythme biologique, rythme d’apprentissage propre à chaque enfant), choix de pédagogies alternatives, perte de confiance vis à vis de l’école, raisons de santé, de précocité, activité des parents difficile à concilier avec les horaires scolaires…

Lectrice régulière d’une des multiples pages facebook consacrées à l’IEF, je me suis rendue compte depuis un an environ, que les mamans musulmanes y étaient de plus en plus présentes. Sur cette page, qui compte environ 600 membres, j’ai recensé à peu près 100 mamans musulmanes. Vous allez me demander à quoi on reconnaît une maman musulmane. C’est facile : la presque totalité des inscrites musulmanes adjoint « Oum » à son nom (souvent typé d’ailleurs, sauf pour certaines converties) ou à son pseudo. « La madrassa, c’est oummi », phrase qui revient assez souvent sur les blogs des familles concernées.

Face à ce chiffre, dont je ne soupçonnais pas à ce point l’importance, je tentais de comprendre la raison de cet engouement subit, pour la scolarisation à la maison de la part de ces familles.

Mon idée de départ est que cela est un véritable non-sens : l’école fait partie des facteurs d’intégration des populations immigrées, qu’on le veuille ou non, et même si l’école va mal actuellement, des enfants chez qui on ne parle pas français ne peuvent que trouver un bénéfice certain à s’ouvrir quelques heures par jour à leur pays d’accueil par le biais de l’école. Mais il faut se rendre à l’évidence, de plus en plus nombreux, des enfants issus de l’immigration ne passent plus par la case « école ».

A partir de 2004, à la suite de la loi sur le voile, une première vague de déscolarisations a eu lieu, notamment concernant les filles, désormais gardées à la maison lorsque les moyens des parents ne permettent pas l’inscription de l’enfant dans une école catholique autorisant le port du voile, ou dans une école islamique (encore rares et souvent onéreuses).

(Pour l’anecdote, à la suite de ces déscolarisations, les parents de quatre filles voilées ont été condamnés à la prison avec sursis après un contrôle pédagogique annuel ayant révélé que leur aînée de 14 ans n’atteignait pas le niveau CM1 et leur refus de les scolariser à la suite de ce contrôle).

J’ai donc cherché à en savoir plus sur ces familles et même si je me doutais des raisons les poussant à la déscolarisation, je suis tombée de haut lorsque je les ai eues sous les yeux.

D’une part j’ai visité les pages facebook personnelles de ces mamans (en libre accès), et d’autre part j’ai fait une recherche (pas sur googlehalal !) « mamans musulmanes école à la maison », que vous pouvez faire vous-mêmes, c’est une recherche fort instructive…

On peut d’abord dire que la plupart des pages personnelles des mamans se ressemblent : recette de ramadan, vidéos de propagande à l’intention des enfants incitant à pratiquer le jeûne, appels de fonds pour le financement d’écoles islamiques (donc en partie financées par la CAF !), pages de vente de charmants caftans et autres foulards, des versets du coran par kilos, des articles d’actualité présentant les émeutiers de Trappes ou d’ailleurs comme des victimes, des hommages à Merah, des articles scandalisés par le mariage homo… Un profil « type » des mamans, par ailleurs quasiment toutes voilées.

J’ai poussé un peu plus loin mes recherches et je suis tombée sur des morceaux choisis (notamment sur le blog : « mamanief.blogspot.com »). A la question « qu’est-ce qui vous a poussée à instruire vos enfants à la maison ?», voilà ce qu’on peut trouver comme réponses :

-          « Ce qui m’a poussée à faire l’IEF c’est avant tout les fatwas des savants qui interdisent de mettre les enfants chez les kouffars ».

-          «  Les mamans doivent mettre dans un coin de leur tête qu’elles n’aimeraient pas passer 6 heures par jour avec des non-musulmans, à vivre comme eux »…

-          « En premier lieu ce sont des raisons religieuses qui me poussent à instruire mes enfants moi-même à la maison. J’ai l’intime conviction que l’école française laïque est totalement incompatible avec ma religion, l’Islam et ses valeurs ».

Sur un autre site : « L’enfant à l’école est amené surtout à fréquenter des non-musulmans alors que le Prophète (…) a mis en garde contre lesmauvaises fréquentations »… « donc suivre un enseignement de ce type amène les jeunes enfants à prendre pour amis des mécréants et à les imiter dans leurs manières ou pire à éprouver de l’amour pour eux »…

Voilà, cela a au moins le mérite d’être clair, on navigue allègrement entre racisme et apartheid… Que peut-on attendre de « jeunes » élevés dans un tel esprit ?

On peut ajouter à ces raisons qui motivent l’IEF musulmane le refus de l’enseignement des théories darwiniennes, le refus de la mixité dès 7 ans, le refus de l’apprentissage de la musique (entre autres matières), le refus des mesures de lutte contre l’homophobie, le refus de la théorie du genre (là je suis plutôt d’accord, mais cela est-il suffisant pour rejeter l’école laïque en bloc ?), la peur des « mauvaises fréquentations » (peur des mécréants ou peur des racailles ?)

Un élément inquiétant de cette déscolarisation est le prosélytisme exercé par certaines, en général titulaires d’un niveau d’études relativement élevé, auprès d’autres mamans dont l’expression écrite seule suffit à comprendre qu’elles n’ont pas passé bien longtemps à l’école. On rencontre parfois des dialogues surréalistes, des échanges tels que : « J’ai envie de faire l’école à mes enfants, mais j’ai peur de ne pas en être capable », et la réponse arrive : « Ne t’inquiète pas, aie confiance en toi et en Allah, ce n’est pas difficile d’instruire ses enfants, mashallah etc »…

Les conséquences de cette désaffection pour l’école Républicaine ? Elles sont nombreuses et pas tellement réjouissantes :

-          Aucune intégration n’est possible dans ces conditions, l’idée même d’intégration est clairement rejetée.

-          Les conséquences au niveau des enfants : aux dires de certaines mamans, elles vont « en faire des élites ». De quoi ? De qui ? Sachant que le temps consacré aux apprentissages fondamentaux dans le cadre de l’IEF est réduit (pas besoin d’attendre la mise en place et l’attention de 25 à 30 élèves ; l’enfant instruit à la maison est souvent demandeur et très motivé…), en une ou deux heures dans la journée à la maison, on fait la même chose qu’en une journée entière d’école.

Il reste donc énormément de temps pour se consacrer à l’étude de la religion. Alors en effet, certains garçons risquent de devenir de grands savants religieux et pourquoi pas des futurs meneurs politiques ? Quant aux filles (souvent voilées, on les imagine mal passer du temps à la piscine, au poney-club, à la danse ou au centre aéré), sans doute de parfaites femmes soumises, sachant juste lire, écrire, compter, très savantes religieusement, prêtes à être mariées dès leurs 16 ans (âge auquel cesse l’obligation d’instruction), bref la femme musulmane idéale.

-          Autre conséquence pour les famille IEF non musulmanes : les contrôles pédagogiques* deviennent draconiens (on se demande pourquoi et à cause de qui ?), nous subissons de plus en plus  fréquemment des contraintes allant au-delà de celles prescrites par la loi (multiplication illégale des « tests », auxquels se refusent certaines familles, ce qui peut les mener au tribunal).

De là à supprimer cette liberté fondamentale qu’est la liberté des modalités d’instruction, déjà précaire, il n’y a qu’un pas…

Marie-Adeline Duverdier

* Le contrôle pédagogique annuel, mené par un Inspecteur d’Académie souvent accompagné par un Conseiller pédagogique, a été instauré en vue de lutter contre les dérives sectaires…

 

source

Partager cet article

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Religions