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mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 02:58

Le géographe Christophe Guilluy établit, dans son ouvrage «Fractures françaises», une nouvelle géographie sociale de la France, où les classes populaires sont reléguées dans une France périphérique, fragilisée et invisible aux yeux des politiques et des médias. Il ressort de ce portrait, dressé avec pertinence et sans concession, « une France minée par un séparatisme social et culturel » et « une crise profonde du vivre-ensemble ».

Mantes-la-Jolie

JOL Press : Vous expliquez dans votre livre qu’en plus des logiques économiques et sociales expliquant les nouveaux rapports sociaux, un déterminant culturel apparait. Quelles en sont les conséquences sur le schéma démographique français ?

Christophe Guilluy : [...] Jusqu’à la fin des années 1970, les immigrés allaient là où il y avait du travail et côtoyaient alors les classes populaires d’origine française ou européenne : l’ouvrier français jouait un rôle de prescripteur culturel pour les nouvelles populations.

Aujourd’hui, l’immigration récente est devenue essentiellement familiale. Elle s’installe dans les quartiers sociaux des métropoles et des banlieues, là où se concentrent déjà des populations immigrées.

Ces territoires sont devenus des sas, où on y entre beaucoup et on y sort beaucoup. Les zus accueillent désormais majoritairement une population issue de l’immigration. Les logiques économiques, foncières et in fine d’évitement expliquent que les catégories d’origine francaise et d’immigration ancienne sont désormais minoritaires dans ces quartiers.

JOL Press : En quoi cette distanciation territoriale tue-t-elle ce que vous appelez le « vivre-ensemble » ?

Christophe Guilluy : Or, aujourd’hui, on assiste à un séparatisme qui s’étend à l’ensemble des catégories sociales : des couches supérieures aux classes les plus modestes, en passant par « boboland ».

Comme je l’ai dit précédemment, les classes populaires d’origine française ne vivent plus là où l’immigration récente s’installe. Il en est de même pour les populations aisées installées à l’écart, dans des communes ou quartiers huppés.

Par ailleurs, l’idéal de la ville mixte, où coexistent bobos et nouvelles populations immigrées connait également des limites. L’embourgeoisement des quartiers crée une segmentation sociale et culturelle. Dans les quartiers mixtes et boboïsés, on assiste à des pratiques d’évitement plus subtiles qui se jouent à l’echelle de l’immeuble, et dans les pratiques d’évitement scolaire. Dans les quartiers mixtes, les « fontières invisibles » sont très efficaces.[...]

JOL Press

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Immigration