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29 septembre 2021 12:31
Une délégation russe vaccinée avec le Spoutnik V, non reconnu dans l’UE, qui devait arriver à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) à Strasbourg, a fait l’objet de restrictions qui ont été jugées discriminatoires par le ministère russe des Affaires étrangères.
La diplomatie russe a jugé discriminatoire l’interdiction de circuler librement imposée à sa délégation à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) à Strasbourg. Ses membres sont immunisés avec le vaccin Spoutnik V non reconnu en Europe.
Interrogée par Sputnik, l’institution a indiqué "avoir toujours fait preuve de compréhension envers les restrictions sanitaires que des pays ont été contraints de mettre en place pour endiguer la propagation du coronavirus".
 
"Toutefois, il est impossible de considérer que les modalités d’entrée et de séjour des délégations officielles russes ne sont pas discriminatoires", a martelé la diplomatie russe.

Déplacements limités

La procédure d’obtention d’un droit d’entrée pour les délégations russes est "extrêmement difficile". En plus de cela, les représentants officiels russes ne sont autorisés à se déplacer qu’entre l’hôtel et les lieux de réunion, toute sortie en ville est interdite, a ajouté Moscou.
 
Les délégations russes sont forcées de travailler à distance, "ce qui les met dans une position notablement inégale à l’encontre des représentants des autres pays", poursuit le ministère russe.
L’institution a estimé que cette démarche française était liée au fait que les membres des délégations russes sont immunisés avec des vaccins russes et non pas avec ceux reconnus au sein de l’UE.
 
"Nous ne sommes pas convaincus par les explications sur la mise en place de ces mesures, laquelle est motivée par le souci de protéger la santé des citoyens, alors que les vaccins russes ne sont pas encore autorisés par l’Agence européenne des médicaments (EMA)". Le ministère russe a également ajouté qu’"aucun autre pays de l’Union européenne ne nous impose de telles restrictions".
"Nous y voyons plutôt une tentative de créer des avantages compétitifs pour les vaccins et les entreprises pharmaceutiques de l’Occident", conclut la diplomatie russe.
 
"À l’approche de l’ouverture de la session de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe à Strasbourg, la partie russe a été prévenue que, n’ayant pas reçu de vaccin autorisé en Europe et provenant de la zone rouge, elle ne pourra se déplacer qu’entre l’hôtel et le bâtiment de l’Assemblée parlementaire", a déclaré le 23 septembre Vladimir Krougliï, membre du Conseil de la Fédération (chambre haute de Parlement russe) et médecin émérite, au cours du Congrès international sur le tourisme sanitaire.
Le parlementaire a également mis en avant que la délégation turque, qui vient elle aussi de la zone rouge, mais est vaccinée avec le Pfizer, n’est soumise à aucune restriction, de même pour la délégation ukrainienne.

La question de l’autorisation du vaccin russe

Approuvé dans 70 pays, pour une population totale de plus de quatre milliards d’habitants, soit plus de la moitié de la population mondiale, le Spoutnik V présente une efficacité de 97,6% selon l’analyse des données de 3,8 millions de Russes vaccinés avec les deux doses présentée par le Fonds russe d’investissements directs (RFPI). Elle était de 91,6% selon les résultats publiés par l’institut Gamaleïa dans la revue médicale The Lancet.
Le processus d’examen du vaccin en vue d’une éventuelle autorisation dans l’UE dure depuis le 4 mars. Intervenant pendant une réunion de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Vladimir Krougliï a précisé que l’expertise durait depuis six mois, une "période indûment allongée". Le processus d’autorisation du vaccin de Pfizer dans l’Union européenne avait pris un peu plus de deux mois et celui de Moderna avait pris "encore moins de temps", a-t-il rappelé.
Cependant, le 2 août, la Commission européenne a décidé de reconnaître les certificats de vaccination délivrés à Saint-Marin, où le vaccin russe est utilisé.
 
SOURCE

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