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20 septembre 2021 12:16

Un projet de loi de prolongation du pass sanitaire au-délà du 15 novembre sera présenté le 13 octobre en Conseil des ministres, a indiqué Franceinfo en se référant à l’entourage de Jean Castex. Cette information a été ensuite confirmée par une source à Matignon interrogée par l’AFP.

Alors que le pass sanitaire pourrait devenir local, selon Gabriel Attal, un projet de loi de prolongation sera présenté le 13 octobre en Conseil des ministres, a indiqué Franceinfo en se référant à l’entourage de Jean Castex.

Cette information a été ensuite confirmée par une source de Matignon interrogée par l’AFP. Ce projet «est en cours d’élaboration et sera présenté le 13 octobre en Conseil des ministres».

Ce projet devrait être évoqué lors d’une discussion entre le Premier ministre et le président du Sénat Gérard Larcher ce 20 septembre.

La situation sanitaire s'améliore

Le 16 septembre, Emmanuel Macron s’est déclaré prêt à «lever certaines contraintes» dans les «territoires où le virus circule moins vite» sur fond d’amélioration de la situation sanitaire. Il n’a toutefois donné aucun calendrier.

Cet éventuel allègement progressif a été évoqué par Olivier Véran dans une interview accordée le 19 septembre au Parisien. Cependant, «il n’y a pas de concertation au sein du gouvernement en ce sens», a noté le ministre de la Santé.

«Lorsque vous êtes dans une période de décroissance d'une vague épidémique, que le virus circule moins, nous respectons ce pricnipe de proportionnalité et de territoralisation des mesures, c'est à dire que nous devons être capables de dire 'cette mesure-là n'est plus indispensable dans ce territoire à ce moment-là'. C'est notre philosophie depuis le début», a confirmé ce 20 septembre le ministre de la Santé auprès de BFM TV.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a pointé l'amélioration de la situation épidémique et évoqué une «réflexion» pour «adapter les règles» à «la situation locale et à l'évolution de la situation locale». Un Conseil de défense sur le sujet pourrait se tenir le 22 septembre.

Ayant débuté à la mi-juillet, la mobilisation anti-pass sanitaire semble avoir atteint son pic début août, avec 237.000 manifestants recensés le 7 août par le ministère de l’Intérieur au niveau national. Depuis, la tendance à la baisse du mouvement s'accentue, avec 80.000 personnes dont 6.100 à Paris décomptées par l’institution le 18 septembre, lors du 10e samedi de mobilisation.

Situation sanitaire

Le nombre de malades atteints du Covid-19 et hospitalisés continue de reculer, alors que le seuil des 50 millions de primovaccinés a été franchi le 18 septembre, soit 74,2% de la population totale. Plus de 47,5 millions d’habitants (70,5 % de la population totale) ont suivi un schéma vaccinal complet.

Selon les chiffres de Santé publique France, 5.814 nouveaux cas ont été recensés le 19 septembre et 28 décès. Au total, 8.887 patients sont à l'hôpital, contre 8.912 samedi, avec 113 nouvelles admissions, selon ces données.

 

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30 juin 2020 10:59
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
19 juin 2020 10:40

Le Professeur Christian Perronne, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Garches, auteur de “Il y a t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise” (éditions Albin Michel) était l’invité d’André Bercoff mardi 16 juin sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Le Professeur Perronne invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Le Professeur Perronne "était dans le système", il l'assume lui-même, il a même conseillé "beaucoup de gouvernements sur toutes les crises sanitaires". C'est donc un médecin qui sait de quoi il parle mais qui affirme "ne pas comprendre comment toutes ces institutions ont été manipulées pour nous conduire dans cette impasse terrible". Il nous fait part de ses doutes et de son indignation, notamment sur l'interdiction de l'utilisation du traitement de Didier Raoult.

 

 

 

Un taux de létalité supérieur en France

Le Professeur Christian Perronne compare les chiffres de mortalité et les différences de traitement entre les pays ayant utilisé le traitement à base de chloroquine et ceux l'ayant refusé. Aux États-Unis, le taux de létalité est de 6%, tout comme au Brésil, pays ayant utilisé le traitement défendu par le professeur Didier Raoult.

En France, le taux est de 20%. "Ils l'ont attaqué alors qu'on a eu de bons résultats", se révolte le Professeur qui juge "hallucinant ce déni du succès du traitement de Raoult". 

Le communiqué publié par l'équivalent de l'Agence du médicaments aux États-Unis a fait "mourir de rire" le Professeur Perronne. "Je pensais qu'ils allaient le dire depuis plusieurs jours, parce qu'Antony Foncci, est à fond anti-chloroquine, il est très lié à toute l'industrie pharmaceutique", confie le médecin. Prenant exemple de la volonté de Donald Trump de donner de la chloroquine à tous les Américains. 

"Grâce à cela, la létalité, soit le nombre de morts sur le nombre d'infectés, aux États-Unis et au Brésil sont à 6%, contre 20% en France", note le Professeur. Au Portugal, le taux "est à moins de 5%", au Maroc "à 3%". "On voit qu'on nous a menti sur les taux de létalité", regrette-t-il.

Le succès du traitement du Professeur Raoult

Au-delà des problèmes de fonctionnement dans l'hôpital, le Professeur Perronne souhaite évoquer la gestion de la santé publique. "J'étais ahuri", confie-t-il. "Depuis le début de cette crise, la gestion de la France était lamentable", estime le médecin. "La France était championne du monde du désastre", regrette-t-il. "En France, la létalité est proche de 20% alors que dans les autres pays du monde, elle est beaucoup plus faible", souligne le professeur, qui dans son hôpital, "en voyant les résultats préliminaires en Chine, la chloroquine marchait".

Preuve en est, "on a des statistiques significatives sur des malades, c'est beaucoup plus puissant sur un petit nombre de malades que sur des milliers de malades", note-t-il.

Les tests présentés par le Professeur marseillais Didier Raoult ont été contestés dès le début, lorsqu'ils se basaient sur les 24 premiers malades de son hôpital. "Puis ce fut 80, puis 1.200, maintenant 3.700 malades", souligne le Professeur Perronne, qui rapporte que "l'article du Professeur est accepté et va être publié prochainement".

"On sent que ça marche, je ne comprends pas cet intelligentsia qui dit que tout ça c'est des bêtises", confie le médecin. "C'est une honte totale de continuer à dire que l'étude de Raoult ne montre rien", estime-t-il, pour qui "les canaux de la science ont été respectés". Selon lui, "tous les experts qui disent ça sont achetés par l'industrie pharmaceutique".  

Cliquez ici pour écouter l’invité d’André Bercoff dans son intégralité en podcast.

Retrouvez André Bercoff et ses invités du lundi au vendredi sur Sud Radio, à partir de midi. Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
10 juin 2020 17:32

Entre 4 et 5% des enseignants n’ont tout simplement pas travaillé durant le confinement, selon une enquête.

Le confinement, une période de congés déguisés pour certains profs français ? Si de nombreux professeurs n’ont pas compté leurs heures pour transmettre chaque jour leçons et devoirs à leurs élèves, d’autres ont visiblement profité de ces huit semaines autrement…
Ce mardi 9 juin, une enquête de France 2 a ainsi dévoilé que, parmi les 800 000 enseignants, 40 000 n’auraient pas travaillé durant ces mois où les Français étaient appelés à rester chez eux. 

« Certains n’envoyaient pas de cours »

Ces chiffres, la chaîne du service public les a fait confirmer par le ministère de l'Éducation lui-même. Et l’information est aussi affirmée par les élèves : « Il y en avait certains qui n’envoyaient pas de cours ou ne donnaient pas de nouvelles » raconte une élève du collège public à la chaîne de télévision.

Elle n’est pas seule : dans un lycée francilien, 71 parents ont dénoncé l’absence de profs de mathématique ou de sciences économiques.

Philippe Vincent, secrétaire général du syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN-UNSA) le confirme également : « Il y a eu de vraies difficultés effectivement. Il y avait de temps en temps, (…) une forme de mauvaise foi ».

Le principal syndicat des enseignants en collèges-lycées assure de son côté que les professeurs absents l’étaient sans doute pour de bonnes raisons. 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
31 mai 2020 11:10

Un nouveau virus qui sera «100 fois pire» quand il arrivera a été prédit par un scientifique américain qui pointe des zoonoses qui apporteront à l’humanité de nouvelles pandémies, tout en mettant l’accent sur les poules comme principal coupable du nouveau virus.

Le scientifique américain Michael Greger met en lumière le fait que les zoonoses, les maladies dont les agents se transmettent naturellement des animaux à l'Homme, sont les clés de tous les malheurs en termes de virus et que le coronavirus n’est pas le dernier à une telle échelle qui frappera l’humanité. Dans son dernier livre «Comment survivre à une pandémie», le docteur explique qu’un nouveau virus apocalyptique frappera bientôt à la porte de l’humanité si rien ne change.

D’après lui, ce virus apocalyptique sera «100 fois pire» quand il arrivera. Michael Greger fait savoir que le nouveau porteur du virus H5N1 est une poule dont la viande est consommée à grande échelle. Le corps humain devient de plus en plus vulnérable au virus en raison des conditions de fabrication non stériles et des produits chimiques qui font grandir les volailles.

«Avec les pandémies qui propagent de manière explosive un virus de l’humain à l’humain, il n’est jamais question de savoir si, mais quand», a-t-il écrit.

Le scientifique a également rappelé que les porteurs du Covid-19 étaient des chauves-souris, alors que ce virus a été transféré à l'Homme par la viande des pangolins, qui est considérée comme une spécialité dans les pays asiatiques.

«Un nouvel incubateur pour le virus»

Selon le spécialiste en maladies infectieuses Michael Osterholm, le virus H5N1 ressemble à son «cousin le virus de 1918» et pourrait conduire à la répétition de l'épidémie de grippe espagnole du siècle dernier. Il a déclaré que «tous les poulets nés sont un nouvel incubateur pour le virus».

Le scientifique a raconté qu'en 1997 il y avait une nouvelle souche de grippe connue sous le nom de H5N1. Il est indiqué que la première personne infectée a été un garçon de trois ans à Hong Kong, qui a eu des douleurs à la gorge et à l'abdomen, et a succombé à une insuffisance respiratoire aiguë. Heureusement, la propagation a été contenue et seulement 18 personnes ont été infectées, dont trois sont décédées

L’auteur du livre a fait remarquer qu'il était important de commencer à élever les poules non dans des usines immenses, mais dans de petites fermes et avec moins d'oiseaux dans des conditions plus hygiéniques, pour éviter une nouvelle épidémie.

Pour rappel, la tuberculose et la rougeole proviennent des moutons et des chèvres, la variole des chameaux, la coqueluche des porcs, la fièvre typhoïde des poulets et le virus du rhume des bovins et des chevaux.

Ces zoonoses sont transmises à l'homme par la viande d'un animal infecté. Ces virus, pour la plupart, ne sont pas dangereux aujourd’hui, mais peuvent muter et commencer à affaiblir le système immunitaire humain, ce qui peut provoquer la mort.

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28 mai 2020 14:16

Dans le sillage de British Airways, Ryanair ou Virgin Atlantic, la compagnie EasyJet a annoncé, jeudi, le licenciement de 4 500 collaborateurs afin de faire face au choc de la pandémie de coronavirus.

C'est l'hécatombe pour le personnel d'EasyJet. La compagnie aérienne britannique a annoncé, jeudi 28 mai, la suppression de 4 500 postes, soit près d'un tiers de ses effectifs, afin de faire face au choc de la pandémie de coronavirus.

EasyJet, dont l'activité est à l'arrêt depuis des semaines, entend préserver ses finances et s'adapter à un trafic aérien plus faible sur une longue période.

L'Association internationale du transport aérien (Iata) a chiffré à 286 milliards d'euros l'impact de la pandémie sur le chiffre d'affaires des compagnies aériennes en 2020, soit une chute de 55 % par rapport à 2019. Et le transport aérien ne devrait pas retrouver son niveau de trafic d'avant-pandémie avant 2023, selon l'association.

Suppressions d'emplois en cascade

EasyJet rejoint ainsi ses concurrentes. Air Canada va licencier plus de la moitié de ses effectifs (au moins 19 000 employés), British Airways prévoit 12 000 suppressions d'emplois (30 % de ses effectifs), l'américain Delta Air Lines 10 000 départs volontaires (11 %) et le scandinave SAS 5 000 suppressions de postes (40 %).

Des coupes d'effectifs ont aussi été annoncées par l'américain United Airlines (3 450 emplois de cadres), le britannique Virgin Atlantic (3 150 emplois), les irlandais Ryanair (3 000) et Aer Lingus (900), Icelandair (2 000), Brussels Airlines (1 000), le hongrois Wizz Air (1 000) et Fiji Airways (758).

Les compagnies ne sont pas les seules touchées. Le constructeur américain Boeing a annoncé la suppression de 16 000 emplois, soit 10 % de ses effectifs dans les avions civils, tandis que les fabricants de moteurs américain General Electric et britannique Rolls-Royce ont respectivement sabré 12 600 et 9 000 postes

Avec AFP

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27 mai 2020 11:24

Le gouvernement a abrogé les dispositions dérogatoires autorisant la prescription d'hydroxychloroquine contre le Covid-19 à l'hôpital en France, hors essais cliniques, à la suite d'un avis défavorable du Haut conseil de la santé publique.

Via un décret paru dans le journal officiel ce 27 mai, le gouvernement a mis fin aux dispositions dérogatoires autorisant la prescription d'hydroxychloroquine contre le Covid-19 à l'hôpital en France, hors essais cliniques.

Dans la foulée d'une étude publiée le 22 mai par la revue médicale The Lancet, très critique à l'égard de l'efficacité de l'hydroxychloroquine face à l'actuelle pandémie, le Haut conseil de la santé publique (HCSP), saisi par le ministre de la Santé Olivier Véran, avait recommandé de «ne pas utiliser l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19» hors essais cliniques, que ce soit seule ou associée à un antibiotique.

Simultanément, l'Agence du médicament (ANSM) avait annoncé avoir «lancé» la procédure de suspension «par précaution» des essais cliniques évaluant l'hydroxychloroquine chez les patients atteints de Covid-19.

Comme le rapporte l'AFP, la publication de cette étude a aussi incité l'OMS (Organisation mondiale de la santé) à suspendre les essais cliniques qu'elle mène avec l'hydroxychloroquine dans plusieurs pays, par précaution.«Données faussées» ?

Didier Raoult contre-attaqueFervent partisan d'un traitement à base d'hydroxychloroquine dans la lutte contre le nouveau coronavirus en France, le professeur marseillais Didier Raoult a de son côté critiqué l'étude publiée par The Lancet, affirmant qu'il n'était «pas possible qu'il y ait une telle homogénéité entre des patients de cinq continents différents».

Evoquant des données potentiellement faussées, l'infectiologue met en avant la possibilité d'«une manipulation préalable, non mentionnée dans le matériel et méthodes».

 

Le médicament, commercialisé sous le nom de Plaquénil en France, fait partie des nombreux traitements testés depuis le début de l'épidémie de coronavirus. Il est par ailleurs prescrit pour lutter contre des maladies auto-immunes, le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde.

 RT France

 

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16 mai 2020 12:45

Alors que de nombreuses écoles primaires et maternelles ont à peine rouvert leurs portes, des médias font état de possibles cas de contamination au coronavirus détectés en leur sein et de fermetures forcées.

Quelques jours seulement après la réouverture des écoles, des suspicions de coronavirus ont été révélées dans certains établissements, lesquels se retrouvent même confrontés à des fermetures forcées.

Ainsi, des suspicions de contamination par le Covid-19 ont été signalées dans six écoles sarthoises. Celles-ci ont fermé dès que l’information a été connue, rapporte Ouest-France.

Le journal indique que plusieurs établissements du Finistère sont fermés pour les mêmes raisons et la rentrée, qui devait y avoir lieu cette semaine, a été reportée.

À Douarnenez, un agent municipal avait été en contact avec une personne exposée au coronavirus et la rentrée, prévue pour le jeudi 14 mai, a été repoussée dans l’ensemble des écoles publiques et privées par précaution en attentant le résultat de son test.

Des symptômes présentés par des adultes

- À Brest, deux écoles qui avaient rouvert leurs portes mercredi ont dû les refermer pour jeudi et vendredi après qu’une enseignante a présenté de la fièvre.

- En Mayenne, deux écoles privées ne peuvent plus accueillir les élèves depuis vendredi. France Bleu rapporte que deux enseignantes et une assistante de vie scolaire y présentent des symptômes du coronavirus.

- Dans la Loire, un établissement a dû refermer dès le lendemain de sa réouverture car un adulte semblait malade, indique France 3.

- Dans les Yvelines, le fonctionnement de deux écoles a été perturbé vendredi 15 mai suite à la suspicion de cas de coronavirus chez deux enfants de la même fratrie, selon Le Parisien.

- En Indre-et-Loire, en Haute-Garonne et dans l’Hérault, plusieurs ouvertures sont retardées en raison de cas suspects d’adultes, selon Midi Libre et Valeurs actuelles.

Ces informations n’empêchent pas le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, d’annoncer qu’«au moins 150.000 collégiens de la 6e et 5e» vont reprendre le chemin des cours la semaine prochaine dans les zones vertes, ce qui représente «environ 4.000 collèges».

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15 mai 2020 18:06

En pleine crise sanitaire, les plaintes se multiplient contre des membres du gouvernement ou des responsables de la Santé, accusés d'infractions graves mettant en danger la vie d'autrui. Analyse par Pierre Debuisson, avocat pénaliste à la Cour.

En période difficile, l’inclination humaine pousse systématiquement la société à trouver un bouc-émissaire sur lequel faire rejaillir l’entière responsabilité du marasme qu’elle traverse

.La crise sanitaire du Covid n’échappera pas à cette règle.

Et cela d’autant plus que, s’il est évident que l’on ne peut reprocher au gouvernement français l’apparition et la prolifération de ce virus, il apparaît en revanche que sa gestion de cette épidémie suscite déjà le courroux d’une nation consternée par l’accumulation inacceptable de lourdes défaillances.

D’aucuns s’interrogent sur la nature des manquements qui ont accompagné l’action gouvernementale : s’agit-il d’erreurs, susceptibles d’être plus facilement acceptées, ou de fautes, appelées à déchaîner une forte répression ?

Si les premières peuvent susciter davantage de compréhension et entraîner une responsabilité atténuée, en revanche les secondes ne pourront pas se départir de la sanction pénale qui en constitue la conséquence légitime.

D’ailleurs de nombreuses plaintes ont déjà été déposées contre plusieurs ministres, contre le directeur général de la Santé ou des directeurs d’Ehpad…

Les faits visés sont constitutifs d’infractions graves :

- Délit d’abstention volontaire de prendre ou de provoquer les mesures permettant de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes,

- Homicide involontaire,

- Mise en danger de la vie d’autrui, etc.

Et sont punis d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement.

En effet, pour beaucoup de Français, la progression exponentielle du virus a mis à jour l’impréparation des autorités françaises et les insuffisances d’un système politique qui semble à bout de souffle.

Refusant de lire la chronique d’une catastrophe sanitaire et financière annoncée, et balayant d’un revers de main tous les signes avant-coureurs de l’épidémie, le gouvernement a non seulement été incapable d’anticiper, d’analyser et de décider dans l’intérêt des Français, mais a également attendu qu’il soit trop tard pour agir.

La débâcle que nous avons dû subir est aussi le résultat de nombreuses années de choix politiques calamiteux qui ont conduit à affaiblir notre souveraineté nationale en matière médicale, comme à de nombreux autres niveaux : quasi-disparition de stocks de masques, nombre restreint de lits médicaux, de tests de dépistage, etc.

De surcroît, il doit être précisé que face au risque d’épidémie, des recommandations sanitaires avaient pourtant été établies à titre préventif dans le cadre de nombreux documents officiels, qui révèlent d’ailleurs que la menace de pandémie était connue des autorités et prise au sérieux.

Ces documents préconisaient tous la constitution de réserves de matériel de protection : rapport parlementaire sur le risque épidémique de 2005, plans nationaux de lutte contre les pandémies, livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, avis de Santé publique France de 2019 recommandant la constitution d’un stock préventif d’un milliard de masques, alerte auprès de la Direction générale de la santé concernant les stocks en 2018, etc.

Par ailleurs, au début de l’épidémie, les manquements ont été nombreux et pourraient être sanctionnés par la justice :

- Fermeture tardive des frontières,

- Non-suspension des vols avec la Chine,

- Retard dans le contrôle des voyageurs internationaux arrivés à Charles de Gaulle,

- Retard dans l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes,

- Maintien des élections municipales,

- Énorme retard de dépistage : les premiers tests sont intervenus – selon les données de Santé publique France – un mois après l’arrivée du virus en France !

- Mensonge du gouvernement sur l’inutilité des masques, contredit par l’Académie de médecine !

- Aucune commande ou presque de tests de dépistage, de machines PCR, de masques… lesquels ont d’ailleurs été envoyés en Chine !

En outre, l’action du gouvernement et de la Direction générale de la Santé a mis en lumière tout au long de cette crise deux graves irrégularités qui ne pourront pas ne pas être sanctionnées :

- Le droit à la santé, qui implique une protection de tous, première obligation qui incombe à l’Etat, a été ignoré, voire bafoué.

Cette réalité s’est notamment concrétisée par l’absence de masques respiratoires à destination de la population.

- Par ailleurs, le droit à être dépisté, droit essentiel, n’a pas été reconnu (ce qui est d’ailleurs revendiqué par le ministère de la Santé).
À cela s’est ajoutéeune pénurie de matériels de protection, de gels hydroalcooliques, de blouses, de charlottes…et un retard considérable dans les commandes de tests et de masques.

En outre, l’absence de dépistage massif hautement recommandé par l’OMS n’a donc pas permis d’isoler les malades infectés et d’enrayer plus vite les chaînes de contamination.

Enfin, le dépistage partiel – réservé aux personnes symptomatiques, depuis le déconfinement – semble représenter une aberration en matière épidémiologique : puisqu’il conviendrait évidemment de dépister tout le monde, y compris les personnes infectées mais asymptomatiques, celles-ci demeurant tout aussi contagieuses…

Et ces fautes, qui ont empêché d’endiguer l’épidémie, ont entraîné de très nombreuses victimes qui sont en droit de demander des comptes, de telle sorte que les plaintes pénales et les actions en responsabilité contre l’Etat vont se multiplier.

Les premières actions, de nature pénale, ont une double vocation : celle d’obtenir une sanction vis-à-vis des responsables mais aussi de faire la lumière sur les chaînes de responsabilité.
Si la démarche qui les accompagne revêt surtout un aspect symbolique, destiné à obtenir justice, il n’en demeure pas moins que les conséquences pourraient s’avérer particulièrement lourdes pour ceux qui seraient jugés responsables.

Les secondes, de nature administrative, auront surtout pour objectif d’obtenir une juste indemnisation des divers dommages subis.

À ce titre, l’action en indemnisation des divers préjudices (moral, physique, économique) auprès du Tribunal administratif repose sur le constat qu’une politique sanitaire lacunaire et fautive a été menée par le gouvernement et notamment le ministère de la Santé (et s’appuie notamment sur les dispositions de l’article L. 3131-1 du Code de la santé publique).

Cette action sera utilisée par une myriade de victimes : familles endeuillées par la perte d’un proche, non traité, qui a subi une perte de chance de vivre plus longtemps, personnes infectées ayant souffert de dommages corporels, personnels exposés et laissés en première ligne sans protection et donc confrontés à un préjudice d’angoisse récurrent, restaurateurs et propriétaires d’hôtels et de cafés, obligés de rester fermés si longtemps et subissant une perte d’exploitation massive…

À telle enseigne que le pays doit s’attendre à un véritable raz-de-marée judiciaire à l’encontre du gouvernement et de l’Etat.

Si certains sont encore hantés par le spectre de l’affaire du sang contaminé, la prolifération des procédures judiciaires et administratives à venir n’aura à l’évidence rien de commun avec les scandales qui ont pu émailler la deuxième partie du XXe siècle.

Il convient ainsi légitimement de s’attendre à une abondance de jugements dont le retentissement inouï sera à la hauteur des conséquences désastreuses de ces scandales d’État.

Car, si les Français doivent bien être conscients que les difficultés présentes et à venir nécessitent un mouvement d’unité nationale pour faire face et tenir bon, en revanche l’on ne saurait leur reprocher de condamner la gestion calamiteuse de cette crise, dont les stigmates impacteront profondément et durablement leur vie et celle de leurs proches.

Après tout, la Justice n’est-elle pas rendue au nom du peuple français ?

Pierre Debuisson


En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/opinions/75092-apres-covid-19-gouvernement-etat-devront-faire-face-epidemie-plaintes

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
15 mai 2020 01:47

Dans un entretien filmé, le professeur Didier Raoult critique vertement les carences en matière de soins et d’hospitalisation des malades durant la crise sanitaire. Il pointe en particulier du doigt l’absence de tests systématiques et les essais thérapeutiques sur des substances qui auraient retardé les soins.

Le professeur Didier Raoult a dénoncé le manque de soins prodigués lors de l’épidémie, dans un entretien filmé par l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée, où il exerce. 

Selon lui, la crise sanitaire a mis en lumière que certains patients ont parfois été livrés à eux-mêmes.

 

À ce sujet, la décision des autorités de ne pas autoriser immédiatement l’hydroxychloroquine, traitement dont il vante l’efficacité contre le Covid-19, le laisse perplexe.

«Il ne faut pas que cette peur de l’épidémie, qui semble avoir tout envahi, finisse par remplacer ce qu’est la médecine habituelle. Il faut soigner les gens, il ne faut pas les laisser à la maison. […] Il s’est mis en place quelque chose de très étonnant. On ne soigne pas les gens, ensuite on interdit de prescrire les médicaments qui pourraient marcher. Ces épidémies ne doivent pas faire perdre les nerfs au point où en oublie la médecine elle-même», explique-t-il dans cet entretien.

Attendre les essais thérapeutiques

Selon le professeur Raoult, les autorités sanitaires ont eu tendance à trop vouloir se reposer sur les essais thérapeutiques et la recherche de molécules, dans l’attente d’un hypothétique traitement miracle.

Il pointe en particulier du doigt les recherches sur le Remdesivir des laboratoires Gilead. Cette attitude a freiné d’après lui la prise en charge effective des malades.

 

«Tout ça a été rendu confus, car il y a un grand projet d’évaluation scientifique. C’est peut-être la raison pour laquelle on n’a pas voulu soigner les gens, en attendant qu’il y ait un essai thérapeutique qui arrive. Essai dont on connaîtra les résultats quand il n’y aura plus personne de malade […]», déclare-t-il dans cette vidéo.

Absence de tests systématiques

Le professeur Raoult a également souligné l’échec des autorités à mettre en place une politique de tests systématiques pour dépister les malades. Il y voit le signe d’une attitude «profondément antimédicale».

«Nous avons été incapables de développer les stratégies de tests systématiques, qui ont été mis en place dans la plupart des pays. Pourtant c’est banal, il y a plein de gens volontaires pour les faire. Il y a eu une tentative de monopoliser la capacité à diagnostiquer les gens, qui est profondément antimédicale», affirme-t-il.

À propos du cours que prend aujourd’hui l’épidémie, le professeur Didier Raoult met en garde contre la possible présence de séquelles chez les malades guéris du Covid-19. Il alerte en particulier sur des cas de fibrose, qu’il est préférable de prendre en charge «au stade précoce».

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14 mai 2020 23:06

Encensé durant le pic de la crise du Covid-19, le personnel soignant des hôpitaux publics français est en colère. Devant l’hôpital Robert-Debré, ce jeudi 14 mai, des manifestants ont dénoncé leurs mauvaises conditions de travail et en ont profité pour rappeler à l’exécutif les promesses faites, mais non tenues. Sputnik était sur place.

«Fumer l’hôpital nuit gravement à la santé», «La colère des hospitalières ne sera pas confinée», tels sont les slogans qui ornent les murs de l’hôpital Robert-Debré à Paris. Ce jeudi 14 mai, le personnel soignant a manifesté afin de dénoncer le manque de moyens. Une revendication loin d’être nouvelle.

«On nous a dit que ça va changer, rien n’a changé. On nous parle de partenariat public/privé, on nous parle de charité, mais on ne nous parle pas d’ouverture de lits, pas d’embauche de personnel, pas de revalorisation salariale», déplore Cherine Benzouid, cardiologue à l’hôpital Robert-Debré, au micro de Sputnik.

Une déception d’autant plus grande pour la cardiologue qu’Emmanuel Macron l’avait dit: «Le jour d’après ne ressemblera pas au jour d’avant.» Sur le terrain, «il n’y a rien, au contraire, on a l’impression que c’est en train d’empirer», fustige Cherine Benzouid.

Des promesses d’investissement

Pourtant, lors de son déplacement à l’hôpital militaire de Mulhouse, en mars dernier, Emmanuel Macron avait annoncé qu’«un plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières sera construit pour notre hôpital», sans détailler les modalités ni les montants alloués. Selon le chef de l’État, «cette réponse sera profonde et dans la durée», garantissant notamment de «majorer les heures supplémentaires effectuées sous la forme d’une prime exceptionnelle». Durant cette visite, il a rendu hommage au «courage exceptionnel» des soignants et expliqué que «la nation tout entière est derrière, reconnaissante».

 

Pour exprimer cette gratitude, Emmanuel Macron souhaite d’ailleurs que la fête nationale du 14-juillet soit «une occasion supplémentaire de manifester l'hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19».

Conditions de travail déplorables

En outre, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a déclaré, mercredi 13 mai, qu’une «médaille de l’engagement face aux épidémies» serait remise à certains personnels. Un geste symbolique qui amuse beaucoup Cherine Benzouid.

 

«C’est toujours la même chose, il faut arrêter. On a besoin de moyens, pas de médaille, on n’est pas des héros. On est juste des travailleurs du service public hospitalier. On veut des moyens humains, voire des moyens techniques.»

Et de poursuivre:

«On parle de donner une prime, des chèques cadeaux, mais c’est du bricolage, ça n’a pas de sens, ce n’est pas ce que nous demandons […] Le salaire de l’infirmière française est presque à la dernière place des pays de l’OCDE

Un constat amer partagé par un manifestant. «La crise a été gérée parce qu’il y a des personnels soignants qui sont de qualité et qui ont leur travail chevillé au corps. Ce n’est pas les administrateurs, les directeurs et ce n’est pas le gouvernement qui a fait le travail, c’est les soignants. On nous a fait des promesses, qu’on les tienne», demande-t-il.

«On est venu travailler en flux tendu, sans masques, sans blouses, sans matériel. On est allé au feu et en fait, il n’y a aucune gratification. C’est juste des conditions inadmissibles de travail. Derrière, il y a la prise en charge des patients dans les hôpitaux publics et votre santé», conclut-il.
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Hôpitaux
14 mai 2020 10:51

Le syndicat de police VIGI-MI porte plainte contre Edouard Philippe, Christophe Castaner et Laurent Nunez pour mise en danger délibérée de la vie d'autrui mais également contre les responsables de la réquisition des moyens de protection.

Dans le contexte des tensions entre les organisations syndicales de police et le ministère de l'Intérieur en raison du manque de protection des fonctionnaires face au Covid-19, le syndicat de police VIGI-MI a décidé d'aller plus loin que les autres partenaires sociaux du secteur en initiant trois actions en justice.

Le syndicat policier a formulé une demande de référé auprès du Conseil d'Etat pour permettre aux fonctionnaires de police de reconditionner et réutiliser des masques usagés.

Le partenaire social a également déposé une plainte auprès de la Cour de justice de la République (CJR) à l'encontre du Premier ministre, du ministre de l'Intérieur et du secrétaire d'Etat à l'Intérieur pour «mise en danger délibérée de la vie d'autrui» et «entrave aux mesures d'assistance».

Enfin, le syndicat a annoncé à RT France son intention de poursuivre la haute hiérarchie policière qui a organisé la réquisition des masques FFP2 qui étaient encore disponibles en police nationale, à destination des agences régionales de santé.

Contacté par RT France, le secrétaire général de VIGI, Alexandre Langlois a détaillé : «Nous avons écrit au ministre de l'Intérieur pour dénoncer la situation sur le terrain et la mise en danger de la vie de nos collègues envoyés réaliser des contrôles confinement sans l'équipement approprié.

Le ministère a choisi de ne pas nous répondre. Alors notre syndicat, en tant que personne morale, a décidé de porter plainte contre le Premier ministre Edouard Philippe, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat à l'Intérieur, Laurent Nunez.»

Alexandre Langlois va plus loin : «Entre temps, le bureau de communication de la police a même fait savoir aux éditions juridiques Dalloz que si le droit de retrait devait être utilisé par nos collègues de terrain, le conflit serait tranché devant le tribunal administratif.

Or, la plupart des stocks de masques de protection qui restaient aux policiers ont été réquisitionnés pour les agences régionales de santé.»Christophe Castaner avait tenu un langage similaire le 19 mars lors d'une interview accordée à Europe 1 et avait assuré que les fonctionnaires n'étaient «pas en risque» en les comparant au personnel soignant. Il avait par la suite précisé que le droit de retrait ne s'appliquait pas, selon lui.

On demande aux policiers de faire leur travail sans protection contre cet ennemi invisible qu'est le virus. Notre arme, c'est le masque à présent !

En savoir plus sur RT France

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
13 mai 2020 14:02

Depuis plusieurs semaines et alors que les Français savourent le plaisir de pouvoir à nouveau sortir, le gouvernement martèle ses « 3 piliers de déconfinement » : tester, tracer, isoler. Dans le cadre de la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet, la loi votée samedi propose d’élargir le cadre juridique et les mesures pouvant être prises par le Premier ministre dans la perspective du déconfinement.

S‘il a peu fait débat au départ, l’article 6 de ce texte divise de plus en plus le corps médical. Il porte en effet sur la mise en place de fichiers informatiques contenant des informations sur les patients Covid ainsi que sur les personnes ayant été en contact avec eux.

Qu’est-ce que le « contact tracing » ?

Selon le site gouvernemental vie-publique.fr, « pour faciliter le suivi des malades, le traçage des chaînes de contamination du covid-19 (traçage des contacts ou contact tracing) et le travail des brigades sanitaires annoncées par le gouvernement, la loi permet le déploiement d’outils informatiques. Le ministre de la santé est autorisé à mettre en œuvre, via un système d’information qui sera créé par décret, le traitement et le partage des données de santé des personnes malades et des personnes ayant été au contact avec elles » et ce, comme le précise le texte de loi, « sans le consentement des personnes intéressées« .

« Ces données seront accessibles à un certain nombre d’intervenants, y compris à des professionnels non médicaux. En outre, le ministre de la santé, l’Agence nationale de santé publique, l’assurance maladie et les agences régionales de santé sont autorisés à adapter dans le même but des systèmes existants. »

Plusieurs niveaux doivent constituer cette chaîne d’information. Un premier fichier, Sidep, regroupe « les données des laboratoires de biologie médicale lorsqu’un patient aura été testé positif au coronavirus« , comme l’a expliqué le ministre de la santé Olivier Veran lors d’un point presse le 2 mai, à l’issue du Conseil des ministres.

Vient ensuite Contact Covid, nouveau téléservice de l’Assurance Maladie. Ce fichier pourra être alimenté par différents intervenants, au premier rang desquels les médecins de ville ou à l’hôpital (puis des enquêteurs de l’Assurance Maladie et les ARS).
Lorsqu’un patient sera testé positif au Covid, les médecins sont donc « invités à s’engager fortement dans la recherche de leurs contacts afin d’aider à leur identification« , comme expliqué sur le site Ameli.fr. Ils seront en fait plus qu’invités, car, comme précisé plus loin, « le médecin devra systématiquement recueillir les informations des personnes vivant dans le même domicile (nom, numéro de sécurité sociale, date de naissance et coordonnées) » et « aura le choix d’assurer lui-même » le recueil des informations des autres contacts, collègues de travail par exemple.
Et c’est là que le bât blesse. Sur ce travail de recherche de cas contacts et de saisie des informations dans un fichier national, les médecins ne sont pas d’accord entre eux sur la conduite à adopter.

« C’est notre rôle »

Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), est favorable à l’idée d’alimenter Contact Covid avec les informations du patient initial et de sa famille proche, car il s’agit « de mettre en place des mesures de protection de santé publique. C’est le cas également des maladies à déclaration obligatoire et selon l’article 12 du code de déontologie, c’est notre rôle« . En revanche, selon le médecin, « mon travail s’arrête là. Je ne renseignerai pas sur Améli l’ensemble des personnes contacts de mon patient. Ce n’est pas au médecin de le faire, c’est un travail de secrétariat« .

« Nous sommes ulcérés par la notion d’obligation »

Au sein de l’Union Généraliste, l’une des trois branches de la Fédération des Médecins de France, « les opinions sont très diverses » selon le président Claude Bronner.  « Nous sommes d’accord pour se donner les moyens de repérer une résurgence de l’épidémie, c’est normal et nécessaire d’avoir un outil pour cela. Mais nous sommes ulcérés par la notion d’obligation de remplir ce fichier ! Ce qui est important ce n’est pas d’avoir tous les patients de manière exhaustive, c’est de voir si l’épidémie revient ou non. L’obligation est d’autant plus gênante que si un patient a peur de ce système de déclaration, il risque de renoncer à aller voir son médecin et à se faire soigner. »

De plus, toujours selon le médecin, « il arrive souvent que des résultats au test soient de faux négatifs et nous ne pouvons pas entrer un patient dans ce fichier si le test n’est pas positif. Or, on sait parfois qu’un patient est atteint du Covid au vu de ses symptômes mais on ne nous fait pas confiance sur ce point. Et ça, ça nous embête, tous les médecins le disent« .

« Ce n’est pas aux médecins de fliquer les gens »

Patrick Gasser est président du syndicat des médecins spécialistes Avenir Spé. Inquiet du manque de réaction du corps médical sur ce sujet, le gastro-entérologue s’est fendu d’un communiqué de presse afin d’alerter sur cette méthode du gouvernement qui n’est, selon lui, « pas la bonne. Il faudrait que ce soit volontaire, que l’inscription se fasse par les patients eux-mêmes. Avec notre aide s’ils le souhaitent. Mais on ne peut pas demander aux médecins de faire des inscriptions nominatives. La plupart des maladies à déclaration obligatoire ne sont pas nominatives. Et là ça va encore plus loin car, lorsqu’un patient nous donne les identités de ses contacts, ces gens ne savent pas qu’ils vont avoir leur nom sur un site. Je suis persuadé que l’on peut faire autrement. Ce n’est pas aux médecins de fliquer les gens !«

La gestion par l’Assurance Maladie, autre point de doute

Une fois les renseignements inscrits dans Contact Covid par les médecins, « le tracing de niveau 2 est assuré par l’Assurance Maladie, en vue d’enrichir la liste des contacts potentiels au-delà du premier cercle, de vérifier qu’aucune personne potentiellement malade n’ait pu échapper au premier tracing ».

Pour cela, 4000 enquêteurs seront déployés dès le 11 mai dans toutes les caisses primaires du territoire. Comme l’explique Nicolas Revel, directeur général de la CNAM, dans une interview accordée au journal Les Echos le 4 mai, plusieurs compétences seront ainsi mobilisées : « médecins conseil, infirmiers, soignants, administratifs des centres d’examen de santé, agents d’accueil, … »

Pas uniquement de soignants, donc, mais ce n’est pas un problème pour Jean-Paul Ortiz, car « ce personnel a l’habitude et est dans une logique de secret médical partagé. C’est fondamental dans ce type d’enquête. » « Et puis on parle du Covid, ce n’est pas la syphillis ou le VIH », ajoute Claude Bronner. « Le personnel de l’Assurance Maladie le sait si vous avez une ALD, ce n’est pas différent ici. » Pour Patrick Gasser, en revanche, c’est un problème que ce ne soit « pas des soignants, l’accompagnement devrait être fait par du personnel médico-social, qui est formé et a l’habitude. Le secret médical pour nous relève du pénal. »

Des infos contre quelques euros

Des mesures tarifaires sont mises en place par l’Assurance Maladie « pour accompagner et reconnaître l’engagement des médecins libéraux« . 30 euros sont ainsi ajoutés au prix d’une consultation classique lorsqu’un patient est testé positif au Covid. « Il s’agit d’une consultation complexe, précise Jean-Paul Ortiz, puisqu’en plus de la prise en charge du patient, il y a les démarches à faire sur Améli et les prescriptions à établir pour toute la famille« . En effet, jusque-là, rien de choquant.

En revanche, initialement si le médecin acceptait de faire lui-même le contact tracing au-delà de la cellule familiale, un petit supplément lui sera accordé : 2 euros pour chaque contact avec les éléments de base et 4 euros s’il fait preuve de zèle et apporte des données plus complètes. « Comment comprendre que l’on va rémunérer des médecins sous la seule condition qu’ils inscrivent des patients sur Contact Covid ? s’étonne Patrick Gasser.

Si un jour j’ai à le faire, je ne le ferai pas. La relation médecin/patient doit être une relation de confiance et là on nous propose 4 euros pour plus d’infos ?! C’est très choquant ! J’espère que mes collègues n’iront pas courir après cette prime…

Les patients risquent de devenir méfiants envers nous. » Et d’ajouter « Sur le plan éthique, il y a un vrai problème et je tire la sonnette d’alarme. On devrait réfléchir avant de mettre en place ce fichier car il pose un problème de fond.

On est en train de lever le secret médical et si on le fait pour ça, alors pourquoi pas pour autre chose ? Il s’agit là d’un problème philosophique et d’un choix de société. » L’incitation financière, trop polémique, a finalement été supprimée du texte final par la commission paritaire mixte.

Le texte de loi précise que toutes les informations recueillies n’ont pas vocation à être gardées plus longtemps que la crise du Covid ou, à défaut, au-delà d’un an. Mais nous sommes en droit de nous demander si ce type d’événement justifie un tel fichage des individus.

Comme lors des attentats qu’a connu notre pays, des lois restreignant les libertés individuelles voient le jour avec très peu de protestation des citoyens. La question est donc, en effet, plus large que le fichier Contact Covid, il s’agit bien là d’un choix de société dont nous portons tous la responsabilité.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
9 mai 2020 22:33

Alors que le mécontentement à l’encontre du gouvernement ne cesse de grandir, 43 victimes ou proches de victime ont engagé un recours administratif en justice contre l’État pour sa gestion de la crise sanitaire.

Comme le révélait dernièrement l’étude réalisée par YouGov pour Le HuffPost, 60% des Français interrogés estiment que l’exécutif gère mal la pandémie de Covid-19.

Une tendance qui se confirme également devant les tribunaux. Comme le relaye en effet franceinfo, 43 victimes ou proches de victime ont engagé un recours administratif en justice contre l’État.

Ils réclament un fond d’indemnisation sur le modèle de ce qui a été fait pour l’amiante. « Il n’y avait pas le matériel nécessaire, ni les médicaments nécessaires. Ils ont fait une demande de respirateur qu’ils n’ont jamais eu.

On nous a empêché de l’envoyer en réanimation alors que son état le nécessitait. Il en est mort », témoigne auprès de Franceinfo Géraldine qui a perdu son père Jean-François, 69 ans, décédé du Covid-19 le 7 avril dernier, dans un hôpital parisien.

« Je pense que l’État a une grande part de responsabilité »

Et d’ajouter : « Avec cette action (en justice), je veux faire en sorte que ça ne se reproduise plus et je pense que l’État a une grande part de responsabilité.

Il n’y a pas eu d’anticipation dans cette crise : pas de masque, pas de test, pas de confinement au début ». Son avocat, Loris Palumbo, explique le dessein de ces recours. « Notre but n’est pas de clouer au pilori telle ou telle personne.

On a conscience qu’une crise est difficile à gérer. Pour autant, ce n’est pas parce qu’une crise est difficile a gérer qu’on ne peut pas pointer du doigt, tel ou tel manquement.

Dans l’affaire du sang contaminé, on s’est aperçu que les procédures pénales avaient toutes échouées donc on considère que cette voie est plus adaptée. » Comme le précise France info, le premier recours, adressé au Premier ministre Édouard Philippe, a été déposé le 21 avril dernier. Si aucun retour n’est fait dans les deux mois, le tribunal sera saisi du cas de Géraldine et des 42 autres pour lesquels la demande a été adressée. 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
7 mai 2020 12:19

Emmanuel Macron avait été alerté dès décembre 2019 des dangers du coronavirus par l’ambassadeur de France à Pékin, selon les informations du Canard enchaîné. Un avertissement qui s’ajoute à celui d’Agnès Buzyn en janvier et à celui de l’actuel DGS, qui mettait en garde le candidat Macron sur l’impréparation du pays face à une épidémie.

Agnès Buzyn était-elle la seule au courant du «tsunami» qui «était devant nous»?

Visiblement non. Selon le Canard enchaîné du 6 mai, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian, son ministre des Affaires étrangères, avaient été avertis de la menace que représentait le coronavirus SARS-CoV-2 bien avant son arrivée en Europe.

Le Palmipède révèle ainsi que dès le mois de décembre, le quai d’Orsay et le palais présidentiel avaient «reçu des informations alarmantes dont ils n’ont tenu aucun compte», lorsque Laurent Bili, ambassadeur de France en Chine, avait averti le sommet de l’exécutif de l’apparition d’un dangereux virus à Wuhan. Nous étions alors plusieurs semaines, avant le premier décès en France –et en Europe–, celui d’un touriste chinois de 80 ans, hospitalisé depuis le 25 janvier à Bichat dans le XVIIIe arrondissement de la capitale.

«Macron n’a pas trouvé le temps d’y penser»

«Ne serait-ce que pour la protection nécessaire des Français séjournant et travaillant à Wuhan, les informations venues de Pékin, via l’ambassade, méritaient mieux qu’une lecture rapide», assène le «Canard», qui rappelle les liens particuliers qu’entretient la France avec la ville de Wuhan.

À la décharge du Président, l’hebdomadaire satirique énumère des précédents en matière de mise en sourdine d’alertes sanitaires adressées aux chefs d’État français successifs. 2005, 2008, 2009 ou encore 2013 marquent ces différentes «alertes au virus», depuis la crise du SRAS, adressées sans grand succès par des services de sécurité –parfois étrangers– au sommet de l’exécutif tricolore.

«Quand sont parvenues à Paris, en décembre 2019, les informations relatives à l’apparition d’un nouveau virus, il était encore possible, pour un Président conscient de ses responsabilités, de constituer un bon stock de masques, de tests et de respirateurs. Mais Macron n’a pas trouvé le temps d’y penser», conclut le Canard enchaîné.

Des révélations qui plantent une nouvelle épine dans le pied de la défense adoptée par le gouvernement depuis le début de l’épidémie: la crise était imprévisible, répète-t-il à l’envi.

Une ligne adoptée notamment face aux critiques concernant la fonte, ces dernières années, du stock stratégique de masques de protection respiratoire. Si aujourd’hui, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, vante les mérites de l’administration dans la gestion de la crise et claironne que «c’est nous qui avons poussé l’ensemble des entreprises à s’équiper en masques», cette même Secrétaire d’État appelait les Français à «sortir de ce fantasme autour des masques».

Nous étions le 19 mars, le jour où la France aurait passé sa première commande de masques à la Chine.

«Si le Covid-19 est imprévisible dans le moment où il se manifeste, c’était en revanche tout à fait possible qu’une crise se manifeste», jugeait fin mars, auprès de nos confrères de France24, Aurélien Rouquet, professeur de logistique à la Neoma Business School. Auteur quelques jours plus tôt d’une tribune publiée dans le journal Le Monde, il revenait sur la succession de «décisions aberrantes» ayant mené à la disparition des masques.

Il fustigeait une «faillite logistique» en France, le manque de tests et de lits de réanimation qui manquaient alors également à l’appel ne faisant à ses yeux que «confirmer le déficit structurel de vision logistique qui existe au sommet de l’État».

Jérôme Salomon, auteur en 2016 d’une note à Macron

D’ailleurs, en mai 2019, un rapport de Santé Publique France avertissait que si sa «survenue ne peut être datée», le risque de pandémie «doit être considéré comme important», recommandant d’entretenir le stock de masques de protection, «une assurance, que l’on souhaite, malgré la dépense, ne jamais avoir besoin d’utiliser», précisait le rapport. Ce dernier avait été commandé en novembre 2016 par la Direction Générale de la Santé (DGS).

 

Hasard du calendrier? En septembre 2016, le chef de pôle adjoint à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), un certain Jérôme Salomon –que les Français ont appris à connaître ces dernières semaines sous sa casquette de patron de la DGS, poste auquel il a été nommé début 2018 par Agnès Buzyn– avait averti l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron de l’impréparation de la France face à la survenue d’une «catastrophe majeure» telle qu’une pandémie.

Dans cette note confidentielle datant de septembre 2016, et rendue publique quelques mois plus tard à l’occasion des «Macron Leaks», Jérôme Salomon appelait ainsi à une «révision en profondeur» de la «réponse nationale face aux risques majeurs de catastrophe, d’acte terroriste avec tuerie de masse, d’afflux de victimes et/ou d’usage d’armes NRBC [nucléaires, radiologiques, biologiques, chimiques, ndlr]», rappelait CheckNews dans l’un de ses articles. La rubrique de «vérification des faits» de Libération soulignait au passage que l’on retrouvait alors, dans le «groupe Santé» de la campagne de Macron, au côté Jérôme Salomon, l’actuel ministre de la Santé, Olivier Véran.

En somme, difficile de prétendre que le risque et l’importance des masques n’étaient pas connus de l’équipe dirigeante actuelle.

«Il va falloir qu’il s’en explique. Les homicides et blessures involontaires, ce sont des actes de négligence, d’abstention», s’emportait au micro de Sputnik l’avocat Régis de Castelnau, à l’encontre de Jérôme Salomon. «On ne fait pas ce qu’on devrait faire alors qu’on a la connaissance de la situation: eh bien, c’est une faute pénale!», avertissait-il.

Au-delà du fait que le pouvoir savait que ce risque épidémiologique, pandémique, pouvait un jour survenir, la menace que représentait singulièrement le coronavirus SARS-CoV-2 était connue au sommet de l’État, à en croire les aveux de l’ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

«J’ai envoyé un message au Président sur la situation»

Souvenez-vous, nous étions mi-mars, alors que l’on se questionnait sur le bien-fondé d’avoir maintenu le premier tour des élections municipales.

La toute fraîche candidate LREM, éliminée sans surprise la course à la mairie de Paris, à l’issue de ce premier tour qu’elle qualifia de «mascarade», se lâchait dans une interview accordée au quotidien Le Monde. S’apitoyant sur son sort, elle déclarait notamment:

«Je pense que j’ai vu la première ce qui se passait en Chine: le 20 décembre, un blog anglophone détaillait des pneumopathies étranges. J’ai alerté le directeur général de la santé. Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au Président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Édouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. Je rongeais mon frein.»

«Quand j’ai quitté le ministère […], je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu», se justifiait une Agnès Buzyn qui, au cours de l’interview, laissait transparaître une certaine attention à l’égard sa «réputation». «Fallait-il abandonner son poste en pleine tempête, alors qu’elle devinait le drame à venir?» s’interrogeait alors la journaliste du Monde.

Des aveux qui ont motivé la plainte d’un collectif de soignants à l’encontre de l’ex-ministre, également intéressé par la véracité de la date des commandes de masques passées à la Chine.

«Je ne l’appelle plus. Ça ne sert à rien, c’est même contre-productif. Il n’écoute personne!», déclarait au Parisien un fidèle d’Emmanuel Macron, dans une formule qui a depuis fait florès. Nous étions dans un tout autre contexte, celui des grèves contre la réforme des retraites, nous étions en décembre 2019.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
5 mai 2020 20:00

Depuis le début de la propagation du virus, tous les secteurs économiques ont été touchés. Il en est de même sur le marché du vin, qui a commencé à se détériorer à l'annonce de l'annulation de certains événements locaux, nationaux ou internationaux majeurs.

Parmi ces événements, Divinum Switzerland, dont j'ai l'honneur d'être l'ambassadeur, et au plan international, Vinexpo et Prowein par exemple, où sont prises d'importantes décisions économiques, ont été eux aussi annulés. Ceci ajouté aux mesures renforcées des autorités depuis le 16 mars 2020, qui interdisent tous les événements publics et privés, y compris les restaurants, les bars, les installations sportives et les espaces culturels. En tant que sommelier, je suis entre le client et le fournisseur / vigneron, il n'est pas agréable de recueillir les nouvelles d'une situation actuelle qui les affecte tous.

Effondrement de la demande : les importateurs en première ligne

Il existe plusieurs structures commerciales dans le domaine de la vente de vin. L'une d'entre elles est constituée d'importateurs qui existent depuis longtemps et qui ont développé un sérieux portefeuille de clients. Ces importateurs ont une offre très diversifiée et couvrent plusieurs types de demandes : vins locaux, vins français, vins du Nouveau Monde, ainsi que des vins de niche particuliers. Si l'impact du Covid-19 sur les différents importateurs n'est pas le même, ce que les leaders de l'importation ont en commun est leur relation privilégiée avec les restaurants et les hôtels. Leur stratégie commerciale étant fortement axée sur le secteur de l'hôtellerie et de la restauration, le volume et la fréquence des ventes de vin sont devenus critiques dans les circonstances actuelles.

Les mesures gouvernementales drastiques prises dans le monde entier ont eu un impact non seulement sur la demande mais aussi sur la production de vin. 20% des établissements vinicoles ont arrêté la production et ont anticipé une baisse de 75% des ventes en avril 2020. À ce jour, toutes les parties concernées réfléchissent aux moyens de développer l'offre aux particuliers afin de générer des ventes rapides. Mais certaines maisons de vin sont comme de grands vaisseaux, ayant longtemps navigué dans une direction, il leur est difficile de changer de bord…

Avec l'arrivée en cours de l'offre de vin de l'an dernier, la situation a également un impact important sur les stocks de produits existants des viticulteurs, qui cherchent à vendre les réserves de 2018. Toutefois, en raison des mesures d'État récemment appliquées, les plus grands pays producteurs de vin - l'Italie, la France, l'Espagne et les États-Unis - voient leurs ventes fortement chuter.

Des moyens originaux de rester à flot

Certains employeurs ont mis leur personnel en congé anticipé, tandis que d'autres, dans le but d'augmenter les ventes, ont recours à divers outils tels que des newsletters clients ou des réductions de prix en ligne, afin de poursuivre la relation avec les personnes confinées chez elles. Pour minimiser le contact physique, les viticulteurs ont également recours au service à domicile.

Malgré la situation critique, de nombreux négociants en vins réussissent à rester en contact avec leurs clients de manière créative, par exemple en s'associant à d'autres entreprises indépendantes proches. Au Royaume-Uni, le négociant en vins, Wine Therapy, s'est associé à des entreprises indépendantes locales, comme les boucheries et boulangeries, pour livrer des colis de nourriture et de vin à la communauté.

L'idée de faciliter la consommation alors que les repas au restaurant sont devenus impossibles a également stimulé les services de livraison à domicile. Non seulement les frais de livraison ont été supprimés par de nombreux établissements vinicoles et commerçants, mais des services en ligne à valeur ajoutée ont également été proposés aux clients. Aux États-Unis, La Compagnie des Vins Surnaturels de New York a développé un "camp d'entraînement" - une série de vidéos sur YouTube proposant des dégustations de vin virtuelles, tandis que le restaurant Morris de San Francisco a mis en place un service de consultation de sommeliers par courrier électronique.

La solidarité, c'est aussi dans le domaine du vin

L'impact du virus a permis l'émergence d'un fort sentiment de solidarité entre les acteurs du secteur. Un certain nombre de caves ont fait don d'une partie de leurs bénéfices aux hôpitaux. En Italie, Inserrata, une ferme biologique familiale de Toscane, a fait don à la Croix-Rouge italienne de tous les bénéfices générés par la vente de son rosé de Sangiovese "Inebriante". De plus, lors de la livraison du vin, les clients sont invités à se joindre aux influenceurs de la gastronomie et du vin italiens pour un apéritif virtuel où des aliments typiques sont présentés en accompagnement. La chaîne Instagram Cantina Social a lancé le hashtag #iorestoincantina pour mettre en relation les consommateurs avec les domaines, en faisant don de 10% des revenus à l’hôpital local et à la protection civile.

En raison de l'incertitude quant à l'évolution de la propagation du virus, il est encore trop tôt pour prédire l'avenir de l'industrie viticole. Saviez-vous que les importateurs ont déjà pré-réservé et commandé des quantités de vins rosés pour l'été ? Espérons que le rosé n'aura pas un arrière-goût trop aigre...

sourcce

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Economie
4 mai 2020 16:42

Dans une lettre lue ce lundi matin à la radio, l'écrivain écarte l'idée d'un « nouveau monde » après l'épidémie de coronavirus qui frappe le monde.

Les plus idéalistes, ceux qui voyaient dans la crise sanitaire actuelle l'aube d'un changement imminent, seront probablement découragés par l'analyse de Michel Houellebecq. Le romancier explique, lundi 4 mai, dans une lettre lue sur France Inter, ne pas croire à l'avènement d'un « nouveau monde » après l'épidémie de coronavirus.

« Je ne crois pas une demi-seconde aux déclarations du genre “rien ne sera plus jamais comme avant”. Au contraire, tout restera exactement pareil », affirme l'auteur de La Carte et le Territoire.

« Nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire », insiste l'écrivain français contemporain le plus lu à l'étranger.

 L'épidémie de coronavirus, estime le romancier, « devrait avoir pour principal résultat d'accélérer certaines mutations en cours », dont, notamment, « la diminution des contacts humains ». « L'épidémie de coronavirus offre une magnifique raison d'être à cette tendance lourde : une certaine obsolescence qui semble frapper les relations humaines », affirme ainsi Michel Houellebecq.

« Une tranquille impudeur »

« Il serait tout aussi faux d'affirmer que nous avons redécouvert le tragique, la mort, la finitude, etc. », poursuit l'écrivain, qui égratigne dans sa lettre quelques écrivains confinés dans leur résidence secondaire. Alors que l'épidémie de Covid-19 a causé la mort de près de 25 000 personnes en France, l'écrivain affirme que « jamais la mort n'aura été aussi discrète qu'en ces dernières semaines ».

« Les victimes se résument à une unité dans la statistique des morts quotidiennes, et l'angoisse qui se répand dans la population à mesure que le total augmente a quelque chose d'étrangement abstrait », souligne-t-il.

« Un autre chiffre aura pris beaucoup d'importance en ces semaines, celui de l'âge des malades. Jusqu'à quand convient-il de les réanimer et de les soigner ? 70, 75, 80 ans ? » s'interroge le romancier. « Jamais en tout cas, on n'avait exprimé avec une aussi tranquille impudeur le fait que la vie de tous n'a pas la même valeur », constate l'auteur de Soumission.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Déconfinement
2 mai 2020 14:06

Le ministre de la Santé a annoncé l'approbation par le gouvernement français du projet de loi prévoyant de proroger l'état d'urgence sanitaire jusqu'à fin juillet.

Le gouvernement a décidé samedi 2 mai, au cours d'un Conseil des ministres, la prolongation pour deux mois, jusqu'au 24 juillet, de l'état d'urgence sanitaire en France pour lutter contre la pandémie de coronavirus, a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran.

Entré en vigueur le 24 mars, l'état d'urgence sanitaire est prorogé car sa levée le 23 mai «serait prématurée», «les risques de reprise épidémique» étant «avérés en cas d'interruption soudaine des mesures en cours», indique le projet de loi qui va être examiné à partir de lundi par le Parlement.

«Apprendre à vivre avec le virus»

Le texte, qui comporte sept articles, vise à «conforter le cadre juridique» et l'«élargir» pour «y intégrer les enjeux du déconfinement», qui doit débuter le 11 mai, a précisé M.Véran, cité par l'AFP.

«Nous allons devoir vivre pour un temps avec le virus», a-t-il souligné. «Apprendre à vivre avec le virus, voilà l'enjeu des prochains mois», a renchéri le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, à l'issue du Conseil des ministres qui s'est tenu durant plus de deux heures à l’Élysée.

Le texte précise notamment les conditions de quarantaine des personnes arrivant en France et atteintes du virus. Il porte aussi sur la mise en œuvre d'un «système d'information» concernant les personnes malades et leur entourage pour une durée maximale d'un an.

Le projet de loi devrait être discuté par les sénateurs à partir de lundi après-midi, puis par les députés, probablement à partir du lendemain, a précisé la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

Détails à suivre

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Déconfinement
30 avril 2020 21:47

Une semaine après de premières révélations sur des recommandations des autorités sanitaires de «limiter fortement» l’admission en réanimation des «personnes les plus fragiles», le Canard enchaîné revient à la charge après le démenti du ministère. Le document en question existe bel et bien et Sputnik l’a analysé: il laisse peu de place au doute.

«Dans un hôpital public d’Île-de-France –des documents en possession du “Canard” en attestent–, aucun patient de plus de 70 ans n’a été admis en réa durant les six jours les plus critiques de la crise. Un “tri” que personne ne semble prêt à assumer aujourd’hui…»

Le constat dressé par le Canard enchaîné est sans appel. Une semaine après ses révélations concernant l’existence d’une «circulaire» en date du 19 mars qui «suggérait de limiter fortement l’admission en réanimation des personnes les plus fragiles», le palmipède en remet une couche dans son édition du 29 avril, en réponse au démenti du ministère de la Santé.

«Il n’y a pas de circulaire concernant la prise en charge des résidents d’Ehpad publiée à cette date. Nous ne savons pas de quel document il est question», répondait au Figaro le ministère de la Santé, dans un article paru le 23 avril.
Olivier Véran et son administration espéraient-ils s’en tirer à si bon compte? La veille de la publication cette réaction officielle dans les colonnes du Figaro, l’hebdomadaire satirique s’interrogeait quant à l’impact de cette fameuse «circulaire» sur une possible «aggravation du bilan de l’épidémie pour les patients les plus âgés».

 

Chiffres de l’Assistance publique de Paris à l’appui, l’auteur du papier soulignait ainsi qu’en une quinzaine de jours– à compter du 21 mars –, la part des patients de plus de 75 ans et de plus de 80 ans dans les services de réanimation avait fondu, passant respectivement de 19% à 7% et de 9% à 2%, alors qu’au même moment, l’épidémie «a explosé dans ces tranches d’âges élevées.»

«Son cabinet [d’Olivier Véran, ndlr.] joue sur les mots. Le Palmipède a improprement qualifié de circulaire un texte de recommandations régionales», répond cette semaine le «Canard», qui cette fois-ci, lâche les références exactes du fameux document, publié par l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Île-de-France «avec le visa du ministère, évidemment».

«Échelle de fragilité clinique»

Fort de ces informations, ce document disponible en ligne, qui «s’adresse particulièrement aux médecins», vise à apporter «un soutien conceptuel» aux équipes soignantes «sursollicitées» confrontées –dans le «contexte d’exception» d’une crise sanitaire où «les ressources humaines, thérapeutiques et matérielles pourraient être ou devenir immédiatement limitées»– à «des choix difficiles et des priorisations dans l’urgence concernant l’accès à la réanimation» et qui «ne sont pas nécessairement habituées à la démarche réflexive des limitations des traitements.»

Six puces détaillent les «principes d’une décision d’admission en unité de soins critiques» [services de soins intensifs, de réanimation, ndlr]. Le document commence par la collégialité de la procédure, «définie par voie réglementaire au décours de la loi Clayes-Leonetti», et rappelle «la garantie d’un accompagnement et de soins pour tous, respectueux de la personne et de sa dignité». Le «respect des volontés et valeurs» du patient, «l’évaluation du nombre de défaillances d’organes au moment de la prise de décision», ainsi que la «prise en compte de l’état antérieur» de ce dernier figurent parmi les critères énumérés.

Afin d’éclairer les médecins sur l’évaluation de ce point particulier, le document de l’ARS suggère «au minimum» la prise en compte des comorbidités, de l’état des fonctions cognitives du patient, mais surtout «de son âge (à prendre particulièrement en compte pour les patients COVID)» et de sa «fragilité». À cette fin, il reprend l’«échelle de fragilité clinique» d’une étude canadienne sur la santé du Geriatric Medicine Research de l’université de Dalhousie (Halifax).

 

Silhouettes de personnes voûtées équipées de canne ou de déambulateur à l’appui, cette «échelle» illustrée classe les individus en neuf catégories, allant des «très en forme», à savoir des personnes «actives et motivées» à celles en «phase terminale», en passant par le stade «vulnérable», qui concerne les personnes non dépendantes, mais qui «se plaignent souvent d’être au ralenti ou fatiguées durant la journée», ainsi que les «très sévèrement fragiles» qui «habituellement, ne se remettraient pas même d’une maladie bénigne.» À partir du stade 5, tous sont dépeints comme étant des individus plus ou moins «fragiles».

 

ARS RECOMMANDATIONS RÉGIONALES COVID 19

«Démarche réflexive des limitations des traitements»

Le document canadien repris par l’ARS dresse un récapitulatif complémentaire, celui des «scores de fragilité» concernant les patients souffrant de troubles cognitifs. «Démence légère» pour ceux qui «oublient des détails d’un évènement récent» sans avoir oublié l’évènement lui-même, «modérée» pour une mémoire à court terme «très altérée» et un troisième et dernier niveau, qualifié de «sévère» pour les personnes nécessitant une aide pour effectuer leurs soins personnels. Un panel d’éléments censé aider les soignants à prendre leur décision d’accepter ou non de patients d’un certain âge en réanimation, dans le cas où ils ne refuseraient pas d’eux-mêmes d’y rentrer ou si l’absence de signe de gravité de la maladie justifierait un tel refus.

«Une telle admission risquerait aussi de priver un autre patient d’une prise en charge en réanimation, alors qu’elle/il aurait plus de chance d’en bénéficier. Ainsi, nous considérons licite de ne pas admettre un patient en réanimation dès lors qu’il s’agit d’une obstination déraisonnable, y compris si une place de réanimation est disponible», souligne le document de l’ARS d’Île-de-France.
Pour ces patients refoulés des services de soins intensifs, le document laisse peu de doute sur leur sort: «Chez ces patients non admis en soins critiques, les soins ne sont pas interrompus, mais s’intègrent dans le cadre d’un accompagnement en collaboration avec les spécialistes d’une telle prise en charge palliative afin d’assurer une absence de souffrance et une fin de vie digne et apaisée, en présence de leurs proches», développe la note.

 

En somme, les malades sont mis sur une voie de garage pour laquelle la mort semble être la seule issue envisagée.

«Un "tri" que personne ne semble prêt à assumer aujourd’hui»

Des malades refusés en réanimation pour lesquels un décret publié le 29 mars autorisait jusqu’à la mi-avril le recours au Rivotril (un puissant anxiolytique habituellement utilisé dans le traitement de l’épilepsie) afin de prodiguer des soins palliatifs. D’ailleurs, le tableau méthodologique concluant la note de l’ARS, qui évoque la nécessité pour les familles «d’anticiper» avec les médecins un éventuel recours à des soins palliatifs pour leurs proches en Ephad et en USLD (unités de soins de longue durée), rappelle ceux des fiches de «recommandations» adressées au personnel soignant vers lesquelles renvoyait le fameux décret du 29 mars.

Document qui fut dénoncé en son temps par plusieurs députés, l’un d’eux fustigeant un «passeport pour la mort douce», un autre s’interrogeant: «ne risque-t-on pas de passer de la sélection des patients à une euthanasie massive qui ne dit pas son nom?»

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
30 avril 2020 12:49

Le gouvernement, incapable à ce jour de connaître les capacités des laboratoires sur son territoire à réaliser des tests, s’est tourné vers un cabinet privé pour réaliser un audit. Enquête sur le désastreux pilotage des tests Covid-19.

Un dernier rapport de l’OCDE montre qu’au 28 avril avec un taux de 9,1 personnes testées pour mille, la France se situe toujours très loin de la moyenne des pays de l’OCDE (23,1 personnes testées pour mille). Depuis des mois, la France gère en réalité la pénurie.

Si le gouvernement a mis en avant les difficultés d’approvisionnement en matériel pour réaliser les tests – difficultés qui sont d’ailleurs à relativiser, expliquent les laboratoires que Mediapart a contactés – c’est surtout pour masquer son incurie à gérer depuis le mois de janvier le dossier des tests. Car le crash actuel est d’abord et avant tout lié à un pilotage politique totalement hasardeux.

 

Proportion de tests réalisés sur la population © OCDE      Proportion de tests réalisés sur la population © OCDE

 

Fin mars, le gouvernement doit se rendre à l’évidence : rien n’est en place pour mener une stratégie ambitieuse de dépistage de la population. « La Direction générale de la santé (DGS) pédalait complètement dans le yaourt. Rien n’avançait », raconte un haut fonctionnaire qui a suivi le dossier depuis le début. « L’Élysée a décidé de créer une “Cellule tests” pour piloter tout ça. »

Un premier groupe informel, sous la responsabilité de l’Élysée, est animé, selon les documents à notre disposition, par l’inspecteur des finances Vincent Lidsky, qui connaît bien les acteurs de la santé. Il est chargé fin mars de commencer à identifier les laboratoires susceptibles de réaliser des tests. Il est grand temps. Le nombre de morts en France est sur une courbe exponentielle et sur le terrain, la situation est des plus chaotiques. Des centaines de laboratoires publics comme privés, capables de réaliser ces tests PCR, s’impatientent devant l’inertie du gouvernement.

Le 29 mars, Mediapart révèle que les pouvoirs publics laissent sans réponse l’offre de service des laboratoires vétérinaires départementaux qui peuvent réaliser massivement des tests pour le Covid-19, ayant non seulement les machines nécessaires mais des moyens propres d’approvisionnement en réactifs. Malgré des alertes multiples, notamment de quatre présidents de région, rien ne se passe.

Les laboratoires de recherche publique, comme l’a révélé Le Monde, sont tout autant tenus à l’écart, alors qu’ils ont d’importantes capacités pour contribuer à l’effort de dépistage. Eux aussi ont les compétences et les machines nécessaires et s’indignent de voir leurs laboratoires à l’arrêt dans une telle situation d’urgence. Nathalie Bontoux, qui travaille dans le secteur du diagnostic privé, propose avec la chercheuse au CNRS Marie-Claude Potier, de l’Institut du cerveau, et le biologiste Jean Rossier, membre de l’Académie des sciences, un projet d’alliance de labos entre public et privé… Leur demande reste lettre morte.

Bloqués par certaines agences régionales de santé (ARS), des laboratoires privés doivent mener une bagarre judiciaire pour se voir reconnaître le droit de réaliser des tests Covid – alors qu’ils ont, là encore, les équipements et les ressources humaines pour les faire. Comble de l’absurdité, ce n’est qu’après l’intervention des avocats du Syndicat des jeunes biologistes médicaux qui ont saisi le ministère de la santé qu’une autorisation explicite leur est délivrée le 27 mars.

Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on pointe les défaillances de la DGS et de son réseau d’ARS.

Quels sont les stocks de réactifs disponibles sur le territoire ? Quelles sont les capacités des laboratoires à s’approvisionner ? Fin mars, le gouvernement est toujours dans l’incapacité d’avoir ces informations.

« La DGS n’était absolument pas outillée pour gérer ce type de crise. Au ministère de la santé, la vraie direction politique c’est la DSS (Direction de la Sécurité sociale) alors que la DGS, composée de médecins de santé publique, est accusée de ne pas servir à grand-chose. C’est une direction très mal vue par les hauts fonctionnaires et aucun énarque ne veut y aller », affirme un jeune énarque familier du ministère d’Olivier Véran.

Concernant les laboratoires vétérinaires, un énarque du ministère de la santé, travaillant habituellement à la DSS (la branche budgétaire du ministère), est dépêché pour débrouiller la situation. Il faut en effet rédiger un arrêté autorisant leur réquisition. « La DGS a imposé que tout le monde soit consulté : le ministère de l’agriculture, l’Agence nationale de sécurité du médicament, la Haute Autorité de santé… Cela a été des “conf-calls” non stop pendant deux semaines et chacun a joué sa petite partition débile pour montrer qu’il était indispensable… », rapporte le même haut fonctionnaire. Constatant le fiasco, le jeune énarque a dès lors multiplié les notes pour se couvrir en vue des procès. « Tout le monde fait ça en ce moment, ils ne pensent plus qu’au tribunal », se désole la même source…

Création d'une « task force »… le 1er avril

Pour renforcer le dispositif interministériel existant, une « cellule tests » placée sous la direction du directeur de cabinet de Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, est officiellement créée, selon des mails consultés par Mediapart, le mercredi… 1er avril.

Elle est dirigée par le directeur de cabinet de Frédérique Vidal, Nicolas Castoldi, agrégé de philosophie et Johanna Michielin, directrice de CNRS Innovation, juriste de formation. « Les profils idéaux », cingle une scientifique spécialiste des tests interrogée par Mediapart.

Un inspecteur des finances, formé à HEC, Thomas Cargill, est « chargé du sourcing », c’est-à-dire de trouver des fournisseurs. La partie « expertise scientifique » est confiée au professeur de médecine à Paris-Diderot André Andremont.

Une trentaine de personnes détachées du ministère de la santé, de l’IGAS ou de l’Inspection générale des finances composent cette task force, censée être enfin opérationnelle. Selon nos informations, confirmées par la DGS , c’est la direction interministérielle à la transformation publique, assistée du cabinet de conseil McKinsey, qui préside à la mise en place de ce Meccano.

Au sein de la DGS, certains voient d’un mauvais œil cette nouvelle structure. « C’est un choix compliqué, car déposséder une direction est toujours très mal vécu », souligne un haut fonctionnaire du ministère de la santé. Le tweet d’Olivier Véran affirmant le 3 avril que tous les labos publics, privés, vétérinaires allaient être réquisitionnés a été vécu comme un camouflet par l’administration. Sans que l’on puisse faire de lien, le directeur chargé de la gestion des crises sanitaires à la DGS était en tout cas en arrêt maladie lorsque nous avons tenté de le joindre.

Un peu plus d’une semaine après avoir été officiellement créée, et alors que la France confinée depuis déjà trois semaines compte déjà près de 15 000 morts du Covid-19, la cellule tests a une idée de génie : mandater le cabinet de conseil Bain pour réaliser un audit sur les capacités des laboratoires à réaliser des tests en France.

« Quand j’ai appris ça, les bras m’en sont tombés, raconte un haut fonctionnaire qui suit le dossier depuis le début. Quatre mois après le début de la crise, on n’est donc pas capable d’avoir cette information ? Et il faut se retourner vers un cabinet privé qui va encore mettre des semaines pour rendre ses travaux ? C’est délirant. »

La lettre de mission en date du 9 avril, signée conjointement par Frédérique Vidal et la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher, que nous nous sommes procurée, et que cite également Le Canard enchaîné aujourd'hui, stipule que le cabinet Bain assistera le gouvernement « dans le développement des capacités de production nationales » de tests, avec l’objectif de « garantir une capacité de production française, tant pour des raisons de sécurité sanitaire […] que de souveraineté ».

Lettre décrivant le mandat de Bain signée par Frédérique Vidal © LD Lettre décrivant le mandat de Bain signée par Frédérique Vidal © LD

 

Mi-avril, la « souveraineté » de la France en matière de production de tests est donc confiée à un cabinet de conseil privé. « Cette mission s’effectue pro bono dans le cadre d’une prestation de conseil industriel. Bain n’est donc pas en charge de la stratégie, mais fournit un appui opérationnel », nous a précisé, au bout de dix jours, la DGS. Le conseil serait donc gratuit et « sans contrepartie », ajoute l’institution qui n’a pas voulu nous préciser à quelle date seraient rendus les travaux du cabinet.

Ironie de l’histoire, si la France a tant de mal à évaluer aujourd’hui les capacités des labos à réaliser des tests Covid-19 sur son territoire, c’est qu’elle a sciemment décidé de fermer les capteurs qu’elle avait dans les départements à savoir les pôles « 3 E » pour « Entreprises, Économie, Emploi », au sein des DIRECCTE (Les Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi ).

Une « modernisation » de l’État, en forme de coupe drastique dans les effectifs, décidée par le gouvernement d’Édouard Philippe à l’été 2018, avec, en appui, des cabinets de conseils comme McKinsey. La boucle est bouclée et l’État, qui a organisé sa propre défaillance, doit aujourd’hui recourir au privé face à l’une des plus graves crises sanitaires jamais connues.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
29 avril 2020 23:20

Didier Raoult a accordé une interview à Paris Match dans laquelle il critique le conseil scientifique qu’il a quitté brutalement en mars dernier et croit plus que jamais en l’usage de la chloroquine pour lutter contre l’épidémie de coronavirus.

Si l’anti-inflammatoire, le tocilizumab, montre en ce moment des signes encourageants pour lutter contre le coronavirus, Didier Raoult, lui, a toujours bon espoir en la chloroquine. Le sulfureux directeur de l'institut hospitalo-universitaire de Marseille a accordé une interview à Paris Match ce mercredi 29 avril.

Il revient sur le conformisme de ses confrères du conseil scientifique, formé autour d'Emmanuel Macron pour conseiller le gouvernement en cette période épidémique et dont il a quitté le siège fin mars : « Chacun poussait ses billes en avant. Il fallait faire plaisir, représenter l’Institut Pasteur, l’Inserm, etc. Il n’y a rien de fiable scientifiquement là-dedans. » 

« Le consensus, c’est Pétain » 

Claquer la porte du conseil scientifique, mis en place pour aider l’exécutif, était comme une évidence. En dernier recours, l’infectiologue a ouvert dans la foulée son établissement au dépistage massif du Covid-19 et au traitement à l’hydo-chloroquine pour les cas graves.

Le conseil scientifique ne correspondait pas à ses attentes. Il estime qu’on ne « peut pas mener une guerre avec des gens consensuels », avant de poursuivre : « le consensus, c’est Pétain » et c’est « insupportable ».

Pour lui il n’est pas envisageable de « décider de cette manière » puisque « ces personnes ne savaient pas de quoi elles parlaient ». Didier Raoult poursuit dans les colonnes de Paris Match et se dit « prêt et organisé » face à l’épidémie de coronavirus.

« En 2003, j’ai écrit un rapport sur les risques épidémiques, tiré de mes observations sur la réaction chinoise face à l’épidémie du SRAS. » Pendant ce temps, les autres scientifiques du conseil n’auraient « rien appris » ; en « vingt ans ». Pour lui, le résultat est criant : « Personne ne sait tester le coronavirus. » Didier Raoult est certain que le président de la République Emmanuel Macron « le sait très bien ». 

La chloroquine efficace en laboratoire

Le professeur promeut plus que jamais l’usage de la chloroquine pour éradiquer le coronavirus. Il estime que c’est un « traitement de référence pour les pneumopathies [infections du système respiratoire] ». Son utilisation est d’ailleurs fréquente aux États-Unis puisqu’un Américain sur huit « en prend une fois par an », déclare le Pr Raoult.

Il n’hésite pas à annoncer la sortie prochaine d’une « étude internationale sur la sécurité du traitement hydroxychloroquine » qui va démontrer « la fiabilité de cette molécule ». 

« Quant à l’azithromycine [l'autre molécule de son traitement, ndlr], il est le médicament le plus prescrit au monde après l’aspirine… Ce traitement est bête comme chou, c’est pour ça qu’il irrite.

On part d’un fait : une maladie sans remède. La réflexion ensuite est banale. Quel médicament déjà actif pourrait fonctionner ? », explique-t-il à Paris Match. La chloroquine est « efficace in vitro », (en laboratoire) et l’azithromycine est « testé et étudié ». Or, ses tests révèlent donc « leur efficacité sur le virus » lorsque les deux molécules sont combinées, rappelle l’infectiologue. 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
29 avril 2020 20:24

Les démarches judiciaires à l’encontre de membres du gouvernement se multiplient, au grand dam de l’exécutif. Les avocats des plaignants affirment pallier l’absence d’opposition parlementaire. En entretien avec Sputnik, l’avocat Régis de Castelnau admet «la défaillance totale du contrôle parlementaire» et évoque les «fautes pénales» du pouvoir.

«Quand les plaideurs en sont arrivés à devoir saisir le juge pour contrôler l’action du gouvernement, ça pose un autre problème, qui est: où est l’opposition?» déclarait le 16 avril au micro de Sputnik Fabrice Di Vizio, avocat spécialiste représentant un collectif de professionnels de la santé (C-19), qui a porté plainte contre Olivier Véran, Édouard Philippe et Agnès Buzyn.
Bien qu’elles ne fassent pas la Une des médias, les procédures judiciaires à l’encontre du gouvernement se multiplient. Près d’une trentaine, à en croire nos confrères du Point, qui leur ont accordé un dossier dans leur édition papier du 23 avril. Couvre-feux municipaux, commandes de masques, maintien du premier tour des législatives ou encore les aveux d’Agnès Buzyn: nos confrères dépeignent un Conseil d’État en «surchauffe», avec un nombre de recours (référés-liberté) multiplié par trois. Un «opportunisme judiciaire tout à fait délétère», tranche auprès du Point l’avocat pénaliste Hervé Temime.

 

Des poursuites à la volée, un «juriscovirus» particulièrement contagieux, dont la crainte paralyserait l’exécutif, n’aidant ainsi en rien à la résolution de la crise sanitaire en France. Des procédures judiciaires qui agacent au plus haut sommet de l’État: selon Le Canard enchaîné (ici repris par nos confrères de Gala), «Emmanuel Macron a été ulcéré par les plaintes déposées à la Cour de justice de la République».

«Les avocats des plaignants font feu de tout bois, puisant dans toute la gamme des “infractions d’omission” indexées au Code pénal, pas toujours avec discernement», développe Le Point, qui plus tard évoquera un «populisme pénal».

«Pourquoi pas “complotisme judiciaire”?» réagit à notre micro Régis de Castelnau, avocat spécialiste en droit public, fondateur du Syndicat des avocats de France (SAF) et animateur du blogue vu du droit. L’avocat estime «inadmissible» la «disqualification des procédures pénales» via l’emploi de ce type de propos. «Je ne vois pas pourquoi on interdirait aux gens d’utiliser les voies de droit qui sont à leur disposition», estime-t-il encore.

Me de Castelnau tient toutefois à rappeler que le rôle des instances judiciaires n’est pas le même que celui des commissions d’enquête parlementaires, craignant une confusion des rôles. «Le juge pénal ne va pas juger l’action du gouvernement, il va juger les actes commis par les membres de celui-ci et par l’administration qui est sous sa responsabilité», précise-t-il, marquant une divergence avec son confrère à l’origine de plaintes à l’encontre de plusieurs ministres.

 

Le jugement d’une politique revient aux parlementaires, le jugement des actes individuels, aux juges. En somme, les «deux modes de contrôle s’articulent», mais ne se remplacent pas. «Il ne faut pas les confondre et il ne faut pas prétendre que le contrôle du juge pénal […] serait une façon détournée de violer la séparation des pouvoirs», résume-t-il. Pour autant, Me de Castelnau concède un point important à son confrère:

«Ce qui me semble évident, c’est la défaillance totale du contrôle parlementaire, surtout depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, où l’on a une Assemblée croupion –qui ne fait pas un véritable contrôle–, qui est devenue une chambre d’enregistrement totalement caporalisée, fait qu’on va se tourner vers le système pénal pour qu’il ordonne aux politiques de rendre des comptes.»

Du côté de l’Assemblée, pour l’heure, seule une «mission d’information» a été créée, sous la houlette de Richard Ferrand et où seuls les présidents de commission permanente ont droit au chapitre en tant que co-rapporteurs. On n’y retrouve ainsi qu’Éric Woerth, président de la commission des finances du Palais Bourbon, pour représenter l’opposition dans cette mission qui durera «jusqu’au retour à la normale». À ce moment-là seulement, cette commission, où la majorité est surreprésentée, «pourra demander à bénéficier, pour une durée n’excédant pas six mois, des prérogatives d’une commission d’enquête».

«Le contrôle parlementaire n’existe pas»

Peu de chances donc, aux yeux de Castelnau, que cet outil de contrôle politique de l’action du gouvernement que constituent normalement les commissions d’enquête dans les démocraties parlementaires ne vienne apporter un semblant de réponse aux multiples interrogations des Français. «Toutes ces circonvolutions montrent bien que l’on est dans la suite de la pantalonnade de la commission d’enquête parlementaire [de l’Assemblée nationale, ndlr] sur l’affaire Benalla», estime le spécialiste en droit public, rappelant les casseroles que traîne l’actuel président de l’Assemblée nationale et pilier de la macronie.

 

«Cela nous montre bien que le contrôle parlementaire n’existe pas», assène Me de Castelnau au micro de Sputnik.

Il faut dire que pour l’heure, seuls les Républicains début mars et les communistes un mois plus tard ont brandi la menace de constituer un tel organe de contrôle. De son côté, le gouvernement dit avoir «besoin de temps», «d’un peu de recul» et appelle à l’unité nationale face à cette crise qui tue en France depuis le 14 février. Une inaction des élus d’opposition qui exaspérait Me di Vizio, qui dans les appels à l’unité nationale voyait les conséquences d’«alliances et petits arrangements» politiciens:

«C’est le cœur de la démocratie: si vous voulez que ça fonctionne, que la minorité s’oppose! Or, c’est exactement ce qu’elle n’a pas fait», s’emportait l’avocat dans l’entretien avec Sputnik du 16 avril.

 

Plus récemment à notre micro, le politologue Guillaume Bernard soulignait qu’il était peu probable que des élus d’opposition aient envie de se retrouver aux commandes. «À l’exception de Manuel Valls», plaisante Régis de Castelnau, qui rejoint le politologue sur ce point. Autre différence entre le Parlement et les instances judiciaires que le juriste tient à mettre en lumière, les pouvoirs d’investigation dont ces dernières disposent.

«C’est ça qui leur fait peur: si le juge pénal est saisi, on va avoir le pointage précis des erreurs commises.»

Un procès au pénal aurait donc un rôle «pédagogique»: en somme, au-delà de «juger et punir ceux qui le méritent», il pourrait «apporter des réponses quant à des fautes précises, ponctuelles», notamment afin qu’elles ne se reproduisent pas, développe l’avocat, qui s’attarde sur le cas Jérôme Salomon, directeur général de la Santé (DGS).

Punir et prévenir

Régis de Castelnau rappelle ainsi que le patron de la santé «a fait une note en 2017 pour le candidat Macron, au moment de l’élection présidentielle, dans laquelle il a dit que la France n’était pas prête pour une pandémie».

 

À la rédaction de cette note s’ajoute, en 2018, un rapport d’experts peu optimiste sur la capacité du pays à encaisser une vague épidémiologique. Deux documents qui, aux yeux de l’avocat, «anéantissent complètement le motif qui nous a été donné de l’impréparation, que c’était imprévisible.»

«Quand l’épidémie est partie, il [Jérôme Salomon, ndlr] n’a pas pris les mesures. Il va falloir qu’il s’en explique. Les homicides et blessures involontaires, ce sont des actes de négligence, d’abstention, on ne fait pas ce qu’on devrait faire alors qu’on a la connaissance de la situation: eh bien, c’est une faute pénale!»

Un outil judiciaire d’autant plus sollicité que la crise sanitaire est sans précédent. Au-delà des diverses polémiques qui agitent les médias, le décompte des victimes se chiffre déjà en dizaines de milliers en France. «Vu l’ampleur de la crise, s’imaginer que l’on va échapper à la mise en cause devant le juge pénal, c’était une illusion», tranche Me de Castelnau. «Au plus haut sommet de l’État, je crois savoir qu’on est très inquiet sur cette question», ajoute-t-il, «parce que l’on sait bien qu’il y a une mécanique institutionnelle judiciaire qui va se mettre en route et que ces procédures auront lieu.»

«Lorsque madame Sibeth Ndiaye vient dire à la télévision que les masques ne servent à rien, elle commet une faute. C’est un mensonge, ça, c’est sûr, une faute morale, mais elle commet aussi une faute juridique, parce qu’elle expose des gens qui vont l’écouter, qui vont lui faire confiance et qui ne vont pas se protéger alors qu’il faut se protéger. Si des gens ensuite attrapent la maladie, décèdent ou ont des séquelles, il faudra qu’elle nous explique pourquoi elle est venue mentir comme ça.»
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Justice
28 avril 2020 20:58

Le professeur Didier Raoult ne croit pas que le déconfinement puisse entraîner un rebond de l’épidémie. Selon lui, les dates choisies par le gouvernement pour sortir du confinement ont du sens.

Le professeur Didier Raoult est revenu sur les mesures de déconfinement envisagées par le gouvernement et les possibilités d’un rebond de l’épidémie, dans une vidéo diffusée par l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée, où il officie.

Alors que certains s’inquiètent d’une éventuelle seconde vague de la maladie, en cas de mauvaise gestion du déconfinement, le professeur Raoult s’inscrit en faux sur cette question. Selon lui, les données scientifiques récoltées jusqu’à présent esquissent plutôt le scénario d’une «courbe en cloche». Un cycle classique d’épidémie, qui exclut la perspective d’un rebond.

«L’histoire de rebond est une fantaisie qui a été inventée à partir de la grippe espagnole, qui avait commencé en été et qui n’a rien à voir. […] Les épidémies commencent, s’accélèrent, culminent puis diminuent et disparaissent», explique-t-il dans cet entretien filmé.

En accord avec les dates proposées par le gouvernement

Le professeur Raoult a également donné son opinion sur l’agenda du déconfinement avancé par le gouvernement. Selon lui, la date du 11 mai annoncée par le chef de l’État pour amorcer une sortie de crise se justifie.

«Les dates qui ont été fournies par le Président ne sont pas extravagantes. 97% des cas auront eu lieu aux alentours du 7 mai et 99% aux alentours du 19 mai. C’est le moment où l’on devrait pouvoir faire du déconfinement et isoler les gens positifs, sachant qu’à ce moment-là la transmissibilité du virus sera devenue beaucoup plus faible», a-t-il affirmé.

Dans une précédente vidéo datée du 14 avril, le professeur Raoult avait déjà déclaré croire en une fin prochaine de l’épidémie. Selon lui, l’infection était «en train de disparaître». Des propos qui avaient entraîné la réaction de l'agence régionale de santé PACA, pour qui ce pronostic était «tout à fait prématuré»

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Déconfinement
28 avril 2020 16:28

Le déconfinement prévu le 11 mai se fera dans les départements différenciés en «vert» et en «rouge» en fonction de trois critères, notamment la circulation du virus, les capacités hospitalières en réanimation et la disponibilité des tests et des moyens de détection des cas, a déclaré ce 28 avril le Premier ministre.

Présentant le projet gouvernemental de déconfinement, Édouard Philippe a annoncé ce mardi 28 avril que les départements seraient différenciés en «vert» ou «rouge» pour le 11 mai, date prévue du début de la levée du confinement.

Cette levée devra être adaptée en fonction des territoires et des circonstances. Les départements «verts» pourront appliquer le déconfinement de manière large, contrairement aux «rouges» où le processus sera plus strict. Entre-temps, le gouvernement souhaite réduire les déplacements entre  les départements et les régions aux seuls motifs professionnels ou familiaux impérieux.

 

Le gouvernement souhaite doter les autorités locales, notamment les maires et les préfets, de la possibilité d’appliquer la stratégie nationale en fonction de l’évolution de l’épidémie, a-t-il ajouté.

L’ouverture des collèges à partir du 18 mai pourrait être envisagée seulement dans les départements où la circulation du virus est très faible, a déclaré M.Philippe.

Les critères du déconfinement

Pour cela, trois critères seront étudiés le 7 mai pour déterminer dans quel département «la circulation du virus reste active», «les capacités hospitalières en réanimation restent tendues» et «le système local de tests et de détection des cas contacts ne soit pas suffisamment prêt», a expliqué le Premier ministre devant les députés.

Cependant, la date pourrait être reportée si le nombre quotidien de nouveaux cas augmente de nouveau, a prévenu le chef du gouvernement. 

Si le nombre de nouveaux cas n’augmente pas d’ici le 11 mai, une deuxième étape du déconfinement s’ouvrira à partir du 2 juin. Ainsi, il a appelé tous les Français «à la plus grande discipline» pour «lutter contre les risques de relâchement que nous sentons monter dans le pays». Dans le cas contraire, la France restera confinée après le 11 mai. 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Déconfinement
28 avril 2020 11:23

Quel est le taux de mortalité des patients malades du Covid-19 en réanimation ? Selon le ministère de la santé, il serait de 10 %. Ce chiffre a été annoncé par Jérôme Salomon, le directeur général de la santé, lors de sa conférence de presse du 17 avril. Selon les informations du Monde, il est largement sous-estimé.

Aujourd’hui, il serait en effet de l’ordre de 30 % à 40 %. Dimanche 26 avril, 4 682 patients atteints du Covid-19 étaient en réanimation.

« Il y a encore des données à analyser en provenance de certains centres pour affiner ce chiffre, mais on sera sur cette tendance, représentative de l’ensemble des réanimations de France », précise le docteur Schmidt, coordinateur du Réseau européen de recherche en ventilation artificielle. Il ne s’attendait pas à avoir des chiffres aussi élevés lorsqu’il a lancé l’étude : « On n’a jamais vu de tels taux de mortalité. Avec le H1N1, même avec les formes les plus graves, on était à 25 %. » […]

Pour le docteur Schmidt, l’explication tient à la gravité et au caractère protéiforme de la maladie : « On n’est pas seulement sur une pneumonie, sur une simple défaillance des organes pulmonaires, mais sur une pathologie grave qui a aussi une grande composante inflammatoire, vasculaire, ou qui peut également atteindre les reins.». […]

Le Monde

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