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  • : CITOYENS ET FRANCAIS
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9 avril 2020 18:14

Dimanche après-midi, un banal contrôle dans le cadre du confinement a viré au pugilat au Cannet. Traverse Sassot, aux alentours de 17 h 30, les policiers municipaux repèrent une dizaine de personnes jouant au football dans la rue. À proximité, une poubelle déborde de canettes de bière, qui jonchent également le sol.

Sans attestations et alcoolisés pour la plupart, les riverains sont priés de rentrer chez eux. Un père et son fils sont ainsi escortés au pied de leur immeuble. Arrivé dans les parties communes, le jeune homme, d’une vingtaine d’années, refuse de regagner l’appartement familial. Insultes, menaces, crachats, etc. La situation dégénère rapidement.

Le père, déjà rentré chez lui et alerté par les cris, ressort. Et frappe un des agents en intervention. Alors que ce dernier est au sol, criant et se débattant, le quadragénaire lui crache… dans la bouche. L’intervention de huit policiers municipaux et l’usage de gazeuses lacrymogènes seront nécessaires pour interpeller père et fils qui continuent de cracher sur les forces de l’ordre une fois dans le véhicule.

Déférés devant le tribunal correctionnel de Grasse à l’issue de leur garde à vue, tous deux ont été condamnés par la justice. Six mois de prison ferme, avec mandat de dépôt immédiat pour le père, 120 heures de travaux d’intérêt général et six mois de prison avec sursis pour le fils.

Nice Matin

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
9 avril 2020 17:58

Le premier adjoint socialiste à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a dressé un triste bilan de la situation dans les Ehpad. Il explique que les patients ne sont souvent «pas pris en charge» et meurent dans leur établissement.

La séquence, diffusée jeudi matin, est poignante. Devant la caméra de BFM TV, Emmanuel Grégoire, le premier adjoint socialiste à la mairie de Paris peine à masquer son émotion quand il évoque la situation dans les Ehpad. […] «Il est arrivé que nous soyons confrontés à des appels qui ne puissent pas être pris en charge et qui ont donc conduit à la mort, en établissement, d’un certain nombre de résidents atteints de Covid-19», raconte Emmanuel Grégoire.

«L’impossibilité d’avoir revu leur famille, l’impossibilité d’avoir des soins dignes d’une fin de vie… Ce sont des drames comme tant de services hospitaliers en connaissent», a regretté le premier adjoint d’Anne Hidalgo avant de s’arrêter, et de reprendre. […]

Emmanuel Grégoire explique que le Samu ne vient plus dans les Ephad car «il n'a pas les capacités» de répondre à tous les cas. «Le Samu ne vient pas, le Samu dit 'je ne peux pas' et les patients restent dans leur chambre. C'est ce qui se passe dans les Ephad en France», a-t-il souligné. «On ne peut pas leur reprocher», souligne-t-il.

«On a toujours su que la difficulté de cette épidémie, c'est la saturation des lits de réanimation», a-t-il rappelé. «Il y a trop de gens gravement malades en même temps et une incapacité matérielle de notre système hospitalier à prendre en charge autant de gens malades en même temps», a-t-il déploré.

Le Figaro

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS HEPADS
9 avril 2020 17:51

Des chercheurs de l’Université de Gand (UGent) pensent que les différences génétiques entre les habitants expliquent pourquoi le nouveau coronavirus fait plus de victimes dans certains pays.

Ce qui expliquerait, selon eux, que les pays scandinaves ou ceux de l’Europe de l’Est semblent moins touchés que d’autres régions du monde.

Le monde entier fait face au Covid-19, mais tous les pays ne sont pas touchés de la même façon. Dans les pays scandinaves, le nombre de morts est bien inférieur à la moyenne, et dans les pays des Balkans, le nombre de décès est également relativement faible.

En revanche, le Covid-19 a frappé durement le nord de l’Italie, l’Espagne et New York, aux Etats-Unis. Le Limbourg et le Hainaut, en Belgique, ont aussi été plus durement touchés. L’impact du coronavirus est déterminé par certaines caractéristiques génétiques, ont conclu les chercheurs de l’UGent.

Ils ont trouvé un lien évident entre un gène (ACE1) et le développement du Covid-19. Selon les chercheurs, plus les citoyens ont le polymorphisme D (le polymorphisme étant la variation entre individus de la séquence de gènes) du gène en question, moins on a dénombré de décès dans ce pays.

« En général, plus on va à l’est de l’Europe, plus le polymorphisme D du gène ACE1 est courant« , explique le professeur Joris Delanghe. « En même temps, vous voyez que la gravité de l’épidémie de Covid-19 diminue à mesure que vous passez de l’Europe occidentale à l’Europe centrale et orientale. » Jusqu’à 41% des différences de contamination entre les pays peuvent s’expliquer par la fréquence de ce polymorphisme particulier.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
9 avril 2020 12:39

Me André Bonnet, avocat marseillais, est à l’origine d’une procédure devant le Conseil d’État pour faire annuler l’interdiction de la prescription de chloroquine pour lutter contre le coronavirus. IL explique sa démarche.

Valeurs actuelles. Le Conseil d’État s’est déjà prononcé une fois sur la question de la généralisation du traitement Chloroquine+ Azithromycine, en rejetant la demande des plaignants. Quels éléments ont changé aujourd’hui et pourraient le pousser à revoir son jugement ?


Me André Bonnet. Attention, le Conseil d'Etat (et en réalité l’un de ses membres, jugeant seul) ne s’est prononcé les 28 mars et 4 avril derniers qu’en tant que juge des référés-liberté, selon une procédure stricte qui exige une atteinte manifeste (et sans incertitude, cela a été précisé le 4 avril) à une liberté ou un droit fondamental, et dans le cadre de laquelle seules peuvent être prises des mesures provisoires et manifestement nécessaires.

En outre, il a statué « en l’état de l’instruction », c’est-à-dire au vu des éléments au dossier le jour de l’audience. Tout changement significatif dans cet « état de l’instruction » peut donc conduire à une modification de la position de la juridiction.
Or, la voie choisie pour la nouvelle procédure est celle du « référé-suspension », qui exige — sauf cas très particulier — en cas à la fois d’urgence et de doute sérieux sur la légalité de la décision, que cette dernière voie son exécution suspendue, le juge pouvant alors même enjoindre à l’Etat de prendre toute mesure permettant de rendre effective cette suspension.

Le cadre juridique n’est donc pas le même et la place de la légalité pure y est nettement prépondérante. Enfin, une ordonnance de référé n’est pas dotée de l’autorité de chose jugée, et le Conseil d'Etat statuant plus tard au fond pourra seul arrêter une position définitive (même si l’on se doute que son juge des référés a « consulté » avant de prendre sa décision).
Cela précisé, trois choses importantes au moins ont changé depuis le 28 mars.

Premier élément nouveau, la publication d’une deuxième étude de IHU à Marseille portant sur 80 patients, puis d’une étude de l’Université d’Albuquerque et également d’une nouvelle étude chinoise le 30 mars, dont les résultat convergent.

Parallèlement, le nombre de patients traités à l’IHU a atteint 29 613 personnes au 7 avril, avec 26 décès seulement, soit un taux de mortalité de 0,7% contre 7,5% (hors EHPAD) au plan national.

Ces résultats et chiffres, rajoutés à la mobilisation de nombreux praticiens faisant autorité dans leur domaine, en faveur du protocole IHU, ont sensiblement changé la donne « théorique », quoiqu’en disent les « opposants ». La « science médicale » ne permet ainsi aucunement, aujourd’hui, d’affirmer de quelque manière que ce soit que ce protocole n’amène rien, ou qu’il est dangereux ou irresponsable, seuls critères possibles d’une éventuelle recommandation médicale négative, le médecin devant donc demeurer libre dans son pouvoir de prescription.


Deuxième élément nouveau, il apparaît que les tests mis en avant par le gouvernement pour justifier son interdiction du protocole ne déboucheront sur de véritables résultats concrets que d’ici 30 à 45 jours, au plus tôt.
Le CHU d’Angers l’indique lui-même, et le directeur de l’INSERM a admis ce lundi sur BFMTV que l’opération Discovery n’avait pas même encore inclus tous les patients attendus (seulement 514 sur 800 en France) et que le seul résultat tangible pour l’instant était que « ce protocole avance bien ». Or le Conseil d’Etat s’est fondé sur l’imminence annoncée de ces résultats pour rejeter la requête dont il était saisi.
Ces tests, en outre, ne portent que sur l’hydroxychloroquine (à la marge d’ailleurs pour Discovery), sans aucune étude de l’association avec l’azithromycine, alors que cette association est centrale dans le protocole IHU (et pour l’Université d’Albuquerque).

Et le CHU d’Angers ne vise que des personnes âgées, déjà atteintes, en estimant possible d’étendre ensuite aux plus jeunes les conclusions des tests, ce qui est pour le moins sujet à caution sur le plan de la méthode scientifique.


Troisième élément nouveau, la contradiction dans laquelle s’est enfermé le gouvernement en autorisant par décret du 28 mars la prescription du RIVOTRIL hors AMM, pour des patients atteints du COVID 19 en EPADH, alors que ce produit antiépileptique à effet sédatif est contre indiqué en cas d’affection respiratoire sévère !

Cette décision contraire au droit (article L. 5121-12-1 du code de la santé publique) vient démontrer à quel point l’invocation par ce même Etat de l’absence d’indication COVID 19 dans l’AMM du PLAQUENIL est fallacieuse, sachant que cette molécule est parfaitement connue dans ses effets secondaires potentiels depuis plusieurs dizaines d’années et qu’aucun d’entre eux ne porte sur la capacité respiratoire. Or, là encore, cet argument du danger prétendu d’une prescription hors AMM avait été retenu par le Conseil d'Etat, sur la foi des éléments dont il disposait.
Concrètement, donc, les trois fondements factuels des ordonnances des 28 mars et 4 avril 2020 ont disparu à ce jour, ou en tout cas ont été substantiellement délités. On ajoutera que l’accélération du nombre des décès met encore davantage en lumière le caractère inexplicable de l’interdiction d’un protocole qui vise justement à éviter l’évolution des patients contaminés vers des cas graves.

Toutes les études menées jusqu’à présent sur ce traitement, que leurs conclusions aillent dans un sens ou dans l’autre, ont fait l’objet de critiques nombreuses. Les résultats publiés sont-ils suffisants pour permettre au juge de se décider ?
Ce que je viens de dire répond en partie à la question. Mais il faut aller bien plus loin : il faut éviter à tout prix que le juge et/ou le fonctionnaire se substituent au médecin !

L’interdiction que nous combattons est purement et simplement du jamais vu, car elle porte atteinte à une liberté que l’on pourrait qualifier d’imprescriptible, la liberté de prescription du médecin. Celui-ci ne doit être « limité » dans cette liberté que par la prise en compte des alternatives médicales existantes, et par les contre-indications avérées selon la science médicale, et le décret du 26 mars est à cet égard sans précédent.
C’est à cet égard que la distinction faite à l’instant entre le référé liberté et le référé suspension (le nôtre aujourd’hui) est capitale : dans la procédure de référé suspension, le juge peut suspendre toute exécution de la décision attaquée simplement lorsqu’il existe un « doute sérieux quant à sa légalité ».

Or, l’interdiction absolue faite aux médecins de ville de prescrire du PLAQUENIL est contraire à tous les principes en la matière, y compris tels qu’exposés dans le code de la santé publique.

Du coup, il va de soi qu’il faut, pour la justifier, y compris au titre de l’urgence sanitaire, apporter des arguments très forts liés à cette urgence exceptionnelle, faute de quoi le « doute sérieux » sera… manifeste.
Or, d’une part l’Ordonnance sur l’urgence sanitaire du 23 mars 2020 autorise les mesures exceptionnelles « permettant la mise à disposition des patients de médicaments appropriés pour l’éradication de la catastrophe sanitaire », et non leur interdiction (!), d’autre part la science médicale à ce jour, ne permet aucunement d’affirmer que le PLAQUENIL ne serait pas « approprié ». En d’autres termes, même si on en reste au doute, ce doute suffit pour faire tomber l’interdiction, qui ne peut découler légalement que d’une nécessité constatée ou pour le moins (et encore) largement consensuelle. Et là se trouve le pouvoir du juge, qui ne peut aller au-delà.

 

Dans l’hypothèse où ce référé n’aboutirait pas, quelles pourraient être les alternatives pour généraliser le traitement ?
Un rejet est évidemment possible, du moins dans l’attente d’une décision au fond du Conseil d'Etat, mais je n’ose y penser, au regard des morts que cela pourrait entraîner (près d’un millier chaque jour !), et qui sans doute auraient pu être évitées.

Il faut également être clair : la situation actuelle est proprement sidérante, car on assiste à une négation par l’Etat politique, sans raison scientifique concrète, des résultats obtenus par l’un de ses propres IHU de très haute technicité, spécialisé dans les maladies infectieuses, Institut qu’il a lui-même financé largement (notamment via l’INSERM), et dont les statuts sont approuvés par décret !

Et il faut se garder de tout focaliser sur le nom du Pr RAOULT, aussi prestigieux que soit cet éminent praticien, car cela fait oublier ce contexte institutionnel frappant, sans précédent là encore, de l’Etat luttant contre ses propres institutions alors même que la vie de milliers de citoyens et l’économie du pays tout entier sont en jeu !
Alors, que se passera-t-il si cette interdiction du protocole « IHU » perdure ? Ce qui est certain, c’est que le risque existe d’une sorte de révolte des médecins, qu’on voit déjà se dessiner, surtout si les courbes des guérisons à Marseille et des décès sur le reste du territoire national gardent la même tragique similitude qu’aujourd’hui. Et la question de l’approvisionnement se posera ensuite immédiatement.
Mais l’avenir n’est jamais écrit d’avance. Certes, on sait qu’une trentaine de laboratoires sont d’ores et déjà lancés dans une course effrénée au vaccin, avec des investissements à la clé de plusieurs centaines de millions d’euros, dont la presse commence à rendre compte - et des revenus futurs escomptés vertigineux. Mais, de son côté, la boîte de PLAQUENIL, dont la molécule est dans le domaine public, coûte moins de 5 euros.
En conséquence, si le protocole marseillais continue de démontrer sur le moyen terme des effets positifs, sans autres victimes « collatérales » que marginales et si, dans le même temps, les recherches en laboratoire piétinent, on peut espérer que la raison et l’exigence de service public finissent par prendre définitivement le dessus sur toute autre préoccupation.

C’est du moins ce que peut souhaiter le juriste, sachant qu’au-delà c’est à la politique (au sens noble de ce terme) de reprendre ses droits et qu’il faudra bien plus tard élucider les raisons profondes des blocages actuels.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
8 avril 2020 17:45

Membre fondateur du Fonds de Recherche Amitié Politique, François Martin analyse les ressorts du déclassement de la France par rapport à l'Allemagne. La crise sanitaire en est un cas d'école.

Dans tous les domaines, l’Allemagne nous dame le pion, c’est bien connu. Sur le plan économique, ça fait longtemps : 4ème puissance économique du monde, avec un PIB de 3400 milliards d’euros en 2018, 3ème exportateur mondial derrière les USA et la Chine, première puissance commerciale au monde par son dynamisme rapporté à sa population, et son excédent commercial de 230 milliards d’euros en 2018. Un tissu industriel très riche, 12000 entreprises de taille intermédiaire…

A côté de ça, nous faisons pâle figure. C’est surtout dans le domaine du commerce extérieur que nous accumulons du retard, avec près de 60 milliards d’euros de déficit du commerce extérieur en 2019. Nos exportations ne sont pas le résultat de notre dynamisme, avec seulement 5000 entreprises de taille intermédiaire, mais surtout de la rente de nos industries “fossiles” : luxe, mode, tourisme, gastronomie. La moyenne d’âge des entreprises du CAC 40 est de 105 ans. 

Mais ce n’est pas seulement en économie que nous sommes battus à plate couture. La crise du coronavirus nous le montre une fois de plus. Le mercredi 1er avril, le nombre de morts en France atteignait 4032 personnes. La veille, l’Allemagne dénombrait seulement 732 décès, soit un taux de mortalité beaucoup plus bas

L'art de l'impréparation

Tests systématiques et précoces (avec 500 000 tests pratiqués par semaine, au lieu de 35 000 en France), pratiqués par les médecins de ville,  disponibilité, du fait de leur tissu industriel, de masques et de respirateurs en quantité, disponibilité suffisante de lits, tout montre que là-bas, l’épidémie est maîtrisée, alors que chez nous, le spectacle de l’impréparation est manifeste, quand ce ne sont pas les scandales qui ressortent.

Premièrement, celui des lits des hôpitaux privés que l’on n’utilise pas. En revanche, on n’hésite pas à mettre en scène les déplacements à grands frais des malades d’un côté de la France à l’autre afin de montrer que le gouvernement fait quelque chose. Deuxièmement, la mise au jour des liens incestueux entre les membres du Conseil Scientifique et du CARE, et les laboratoires pharmaceutiques,  une collusion que tous, dans le milieu médical, connaissent évidemment, mais dont personne n’osait jusqu’ici parler ; expliquant évidemment les “réticences” vis-à-vis de l’hydroxychloroquine…

Cette différence flagrante entre la France et l’Allemagne est une question qui me préoccupe personnellement depuis fort longtemps. Après avoir beaucoup cherché, je pense en avoir trouvé l’explication dans un entrefilet d’un journal alsacien. Celui-ci y relate un événement assez peu médiatisé, une joute nautique internationale qui oppose chaque année, depuis 40 ans, autour du 1er avril, les équipes de la France et d’Allemagne.

Le clou de cette manifestation, le dernier jour, est une compétition d’aviron de huit avec barreur : l’épreuve reine qui détermine la suprématie de l’un des pays sur l’autre. Elle se déroule sur le Rhin.

Le goût de la défaite

Or, chaque année, depuis 40 ans, le huit avec barreur allemand écrabouille le bateau français. Il lui met une trempe magistrale. Evidemment, si cet événement n’est pas très ébruité au niveau de la presse régionale ou même nationale (on comprend pourquoi), il est scruté de très près par les politiques des deux pays, en particulier au niveau des gouvernements français successifs.

J’ai entendu dire, par une indiscrétion, qu’après chaque présidentielle, le premier Conseil des ministres y est intégralement consacré. Evidemment, cette affaire a fait l’objet de rapports très détaillés et très secrets, demandés à de grands cabinets d’audit. Or au fil du temps, ceux-ci ont montré que les défaites successives de la France avaient toujours eu la même cause : sur le bateau allemand, il y a huit rameurs et un barreur, alors que sur le bateau français, il y a huit barreurs et un seul rameur…

Chaque année, après la défaite française, d’après ce qu’on m’a dit, le gouvernement se réunit en présence du chef de l’Etat. Et chaque année, depuis 40 ans, la décision, prise à l’unanimité, a toujours été la même : « Virez-moi ce minable rameur ! Et si vous ne pouvez pas le virer, taxez-le ! ». Toute analogie avec le traitement actuel de la crise du coronavirus par la France ne pourrait cependant relever que de la pure fiction….

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
8 avril 2020 15:10

Des scientifiques ont créé un virus qui pourrait être utilisé comme un vaccin contre les infections à coronavirus, dont le Covid-19, selon une étude publiée dans la revue scientifique mBio.

Un virus génétiquement modifié qui peut bloquer les coronavirus comme MERS, SARS ou le nouveau SARS-CoV-2 qui provoque la maladie Covid-19, a été créé par un groupe de chercheurs américains, ressort-il d’une étude publiée dans la revue mBio de l’American Microbiology Society (ASM).

Le nouveau virus artificiel a été conçu sur la base d’un virus canin, le parainfluenza 5 (PIV5) qui est inoffensif pour les humains. Les chercheurs y ont ajouté un gène poussant les cellules infectées à produire de la glycoprotéine Spike (S), pareille à celle contenue dans les pointes des coronavirus.

Cette glycoprotéine se lie à la glycoprotéine membranaire DPP4 (dipeptidyl peptidase 4) à la surface des cellules cibles.

Le nouveau virus s’est déjà montré efficace contre le MERS

Le virus MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) n'infecte pas les souris parce que sa protéine virale Spike est incapable de se fixer au récepteur DPP4 murin. Pour tester leur virus expérimental sur les souris, les scientifiques ont obtenu des lignées de souris avec une protéine DPP4 interagissant efficacement avec les virus.

Les tests ont montré qu'une dose du vaccin viral, administrée par le nez aux souris génétiquement modifiées, faisait que les cellules infectées produisaient la protéine Spike, qui à son tour a déclenché des réponses immunitaires contre cette protéine chez l'animal.

Quatre semaines après avoir administré le vaccin, les chercheurs ont exposé les souris à une souche de virus MERS. Le MERS a également été transmis à deux autres groupes de souris. Le premier groupe avait précédemment reçu un vaccin intranasal sur la base du PIV5 sans protéine S et le deuxième avait reçu un vaccin intramusculaire contenant le virus MERS inactivé.

 

Toutes les souris immunisées avec le virus PIV5 modifié ont survécu au MERS, alors que celles immunisées avec PIV5 sans protéine S sont décédées. Le vaccin MERS inactivé n'a quant à lui protégé que 25% des souris contre cette infection mortelle. De plus, les rongeurs présentaient des signes d’infection et d’inflammation, selon l’étude.

«L'étude démontre que le vaccin intranasal à base de PIV5 est efficace contre le MERS chez la souris et devrait être testé contre d'autres coronavirus dangereux, y compris le SARS-CoV-2. Nous sommes très intéressés à utiliser des virus comme vecteurs de transmission de gènes», a indiqué l'un des responsables de l'étude, l’expert en coronavirus Paul McCray, cité dans un communiqué de l'American Society of Microbiology.

Trouver un vaccin contre le Covid-19

Après les tests réussis du vaccin viral contre le MERS, les chercheurs se sont maintenant consacrés à la création d'un virus modifié qui protège contre le SRAS-CoV-2.

À ce jour, il n’existe pas de vaccins qui protègent les humains contre les infections causées par des coronavirus, tels que Covid-19 ou ses prédécesseurs SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) et MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient).

Mais selon M.McCray, «trouver un vaccin efficace contre le coronavirus qui cause le Covid-19 est une question de temps».
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
8 avril 2020 14:52

Estimant qu’il est impossible de lutter seul contre le Covid-19, Moscou a mis des tests de dépistage à la disposition de plus de 30 pays, a annoncé le Premier ministre russe.

La Russie a envoyé des tests de dépistage du nouveau coronavirus à une trentaine de pays, a annoncé ce mercredi 8 avril le Premier ministre russe, Mikhaïl Michoustine.

«La quasi-totalité des pays entame actuellement chaque journée par l’examen d’informations sur la situation concernant la propagation du coronavirus. C’est une menace réellement universelle et il est impossible de la combattre seul. La Russie a envoyé ses tests de dépistage dans plus de 30 pays», a-t-il déclaré lors d’une réunion de la présidence du Conseil de coordination pour la lutte contre le coronavirus auprès du gouvernement.

Il a précisé qu’il s’agissait avant tout de pays de l’Union économique eurasiatique et de la Communauté des États indépendants (CEI).

«Ces mesures sont indispensables avant tout pour réduire au minimum le danger de pénétration de l’infection dans notre pays», a-t-il ajouté.

C’est le 11 mars que l’OMS a qualifié de pandémie l’affection causée par le coronavirus, baptisée depuis Covid-19.

La propagation de l’épidémie

La pandémie a touché plus de 1,4 million de personnes et fait au moins 82.721 morts dans 192 pays depuis ses prémices en décembre en Chine, selon un comptage réalisé par l’AFP à partir de sources officielles ce 8 avril vers 10h00 GMT.

 

L'Italie compte au moins 17.127 décès, l'Espagne 14.555, les États-Unis 12.911, la France 10.328, le Royaume-Uni 6.159.

Pour la Russie, le bilan se monte au total à 63 morts et 8.672 cas de contamination, dont 1.175 au cours des dernières 24 heures.

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8 avril 2020 13:46

Elle travaillait au 4e étage. Elle n’avait pas de surblouse et n’avait qu’un masque chirurgical pour se protéger », explique Nadine*, porte-parole de plusieurs aides-soignantes de l’Ehpad Korian La Filature, à Mulhouse.

En ce début de semaine, une collègue de l'Ehpad est décédée des suites du Covid-19. « Pour le 1er et le 2e étage, là où soi-disant, il y a les Covid, on a une surblouse pour la journée et deux masques FFP2.

Mais le souci, c’est que les résidents contaminés du 3e, 4e et 5e étages, ils attendent d’abord qu’ils aient 38-39 de fièvre avant de les descendre. Les filles qui sont dans les étages, elles sont confrontées au Covid sans équipement.

Quand on demande à la directrice pourquoi, elle nous dit qu’elle n’en a pas suffisamment et qu’il faut en garder pour les filles du 1er et du 2e. Toute la maison est infectée.

Même si la majorité des cas sont rassemblés au 1er et au 2e. Tous les personnels devraient être équipés à tous les étages. La situation est terrible et personne ne nous écoute. »

Selon elle, la direction serait peu réactive aux demandes du personnel. « La soignante décédée avait demandé un FFP2. Plusieurs d’entre nous ne veulent pas continuer dans les conditions dans lesquelles on travaille. On envisage de changer de métier. C’est sûr qu’il y aura un avant et un après pour nous. »

Cet Ehpad compte habituellement 100 places, pas forcément toutes occupées. Toujours d’après Nadine, qui prévient toutefois ne pas avoir accès aux autres étages que celui où elle travaille, il n’y aurait plus actuellement que « 70 ou 75 personnes ».

« Nous respectons les règles »

Contactée, la direction de l’Ehpad a répondu par l’intermédiaire du responsable de communication de plusieurs établissements, notamment du réseau Korian. À la question du manque d’équipement, sa réponse est claire : « Non, ce n’est pas du tout le cas. Le matériel n'a jamais manqué. Ce qui est fait dans l’établissement est parfaitement en ligne et en respect de la demande des autorités de tutelle que sont l’ARS, la DGS et le ministère de la Santé. »

Concernant la répartition des malades dans l’établissement, le responsable de communication poursuit : « L'Ehpad de la Filature a respecté, de façon très stricte, les recommandations des autorités de tutelle dans l’application des consignes, que ce soit pour les masques ou tous les équipements de protection. Et non, il n’a jamais manqué de matériel dans l’établissement. Je peux le confirmer. »

Quant au fait que tous les personnels ne sont pas équipés de la même façon, la réponse est toujours la même : « Nous respectons les règles qui nous sont indiquées. »

Interrogé sur le nombre de décès dans l’Ehpad, le responsable de communication explique que « les chiffres sont remontés au niveau de l’ARS. Il n’y a aucun commentaire. »

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
8 avril 2020 11:49

Selon le bilan de l’épidémie de Coronavirus en France, donné ce mardi par le directeur général de la Santé, le pays a dépassé la barre symbolique des 10.000 morts.

Il y a eu 7.091 décès à l’hôpital (dont 607 décès en 24 heures), chiffre quotidien le plus important depuis le début de l’épidémie, et 3.237 décès dans les Ehpad et maisons de retraites depuis le 1er mars, soit un total de 10.328 morts, a précisé Jérôme Salomon lors d’un point quotidien.

[…]

Quelque 30.000 personnes sont actuellement hospitalisées. 7.131 sont en situation grave et nécessitent des soins lourds en réanimation. Ce sont 518 nouveaux cas graves en réanimation « ce qui est un indicateur qui montre que l’épidémie continue sa progression »

[…]

France Bleu

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
5 avril 2020 21:43

Dans une interview accordée au Figaro, le directeur de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, Didier Raoult, affirme toujours l’efficacité de la chloroquine et dénonce une perte de temps de toutes études sur le médicament.

Que ce soit les chercheurs ou le gouvernement français, Didier Raoult, directeur de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille, juge les études sur la molécule chloroquine inutiles : « Si le médicament tuait le microbe, c’est que ça marchait. »

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Il affirme dans une interview accordée au Figaro vendredi 3 avril que, lorsque les études scientifiques sont devenues des « normes de vérification de plus en plus lourdes », l’évaluation s’est « éloignée du terrain pour devenir une activité à part ». Pour lui, « 90% des traitements qu’on a inventés en maladies infectieuses n’ont jamais donné lieu à de telles études ». Didier Raoult nomme d’ailleurs le prix Nobel de médecine Françoise Barré-Sinoussi, qui « n’est pas médecin » mais « chercheuse. » Il estime qu’ils ne sont pas « sur les mêmes planètes ».

De même pour le gouvernement, l’exécutif devrait se garder « de faire de la médecine à notre place », estime-t-il. L’État serait d’ailleurs majoritairement responsable du taux de décès dans le pays : « Nous n’avons pas pu, ou voulu, tester le maximum de malades pour les isoler et les traiter. Le bilan est là : nous faisons partie des quatre pays dans lesquels il y a le plus de morts par million d’habitants, avec l’Italie, l’Espagne et les Pays-Bas. Ça pose quelques questions, tout de même. » La première chose qu’il fallait faire, c’était « doter les hôpitaux d’infectiopôles, et notamment d’unités de fabrication de tests » pour repérer le plus rapidement les malades du coronavirus. 

1 003 patients guéris du coronavirus grâce à la chloroquine

« Pourquoi m’empêcherait-on de donner des médicaments qui sont les seuls qui nous semblent produire un résultat ici et maintenant ? On pourra ensuite conduire une étude rétrospective », clame Didier Raoult au Figaro. Le résultat est là : « 1 003 patients soignés à l’IHU Méditerranée, et un seul est mort. » L’établissement a publié il y a plusieurs jours une seconde étude « sur 80 patients, dont la charge virale a été à chaque fois diminuée par l’administration de chloroquine », explique l’infectiologue. 

Le confinement, inutile ? 

Didier Raoult se réfère aux épidémies qui ont eu lieu dans le passé, notamment le choléra en 1884 : « On a confiné pour arrêter le choléra. Et cela n’a pas marché du tout. » Pour la fièvre jaune, des patients avaient été mis en quarantaine, mais la maladie n’était « pas contagieuse d’homme à homme ». Cependant, le médecin estime que la quarantaine biologique est, elle, efficace. « Bien sûr qu’il faut séparer les gens qui sont infectés de ceux qui ne le sont pas. Mais confiner des gens infectés, qui ne le savent pas, avec d’autres qui ne le sont pas, c’est une curieuse méthode. »

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
5 avril 2020 21:34

Des scientifiques américains ont établi un lien entre le tabagisme et la vulnérabilité élevée des fumeurs face à la nouvelle maladie Covid-19, rapporte le site MedicalXpress.

Les chercheurs de la fédération hospitalo-universitaire et de recherche américaine, la Mayo Clinic, ont calculé l'impact du tabagisme sur la probabilité de contracter le Covid-19, publie le site spécialisé MedicalXpress.

Pour ces médecins, le tabagisme a un impact sur le risque d'infection, et le fait de se débarrasser de cette mauvaise habitude augmente considérablement les chances de pouvoir résister au virus. En outre, d’après leurs études, ce facteur nuit à la protection naturelle de l'organisme contre certaines bactéries et virus.

En se référant aux chiffres de la Chine, tandis que le taux de mortalité causée par le Covid-19 dans la population en général était d'environ 2 %, pour les personnes atteintes de maladies pulmonaires souvent liées au tabagisme, ce taux augmente à 6 %. Les experts ont expliqué que le tabagisme n'est pas le seul facteur qui réduit la capacité de préservation de l’organisme.

Parmi les autres facteurs qui réduisent la possibilité de résister au coronavirus, ont été les maladies cardiovasculaires, l’hypertension et le diabète. Les taux de mortalité pour les gens qui ont atteints ces maladies étaient respectivement de 10 %, 6 % et 7 %.

Les scientifiques ont conseillé de réduire au maximum le risque d'infection  par exemple, en respectant la distanciation sociale, en se lavant les mains régulièrement, en ne se touchant pas les yeux, le nez, ni la bouche avec les mains.

La pandémie

Depuis le début de l’épidémie, ce qui remonte à décembre 2019 avec le premier cas enregistré dans la ville chinoise de Wuhan, plus d’un million de personnes ont été touchées par la maladie dans le monde entier, pour près de 54.000 décès.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
5 avril 2020 17:55

L’Italie est le pays le plus endeuillé au monde avec plus de 15 300 décès liés au Covid-19. L’Italie a enregistré aujourd’hui 525 nouveaux décès. Il s’agit du bilan le plus bas depuis plus de deux semaines, selon des sources officielles.

Une mesure entre en vigueur dès le dimanche 5 avril en Lombardie, la région de Milan, la plus touchée par le virus : tous les habitants devront porter un masque pour sortir de chez eux.

La place de la Cathédrale déserte, et pas grand monde non plus dans le centre-ville de Milan, d’habitude très animé. La Lombardie a adopté, dimanche 5 avril, de nouvelles règles de confinement encore plus draconiennes.

En sortant de chez eux, les habitants devront porter un masque dans les commerces et même dans les rues.

Décision expliquée hier soir par le président de la région, depuis son domicile : « Si vous devez sortir de chez vous, vous avez obligation de vous couvrir le visage, la bouche, le nez, avec tous les moyens possibles. » […]

francetvinfo ; bfmtv

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
5 avril 2020 17:39

En pleine pandémie de Covid-19, le directeur de l'ARS Grand Est a confirmé le projet visant à supprimer des postes et des lits d'ici à 2025 au CHRU à Nancy. Des personnalités locales sont montées au créneau, poussant le ministre de la Santé à réagir.

A l'heure où le personnel médical est en première ligne dans la lutte contre la pandémie de Covid-19, les propos tenus par le directeur de l'Agence régionale de Santé (ARS) Grand Est, Christophe Lannelongue, dans un entretien avec le quotidien régional L'Est Républicain en date du 4 avril, ont suscité l'ire du maire de Nancy, Laurent Hénart, et du président de la commission médicale du CHRU (centre hospitalier régional universitaire) de Nancy, Christian Rabaud.

Interrogé sur l'avenir de l'établissement après la crise sanitaire due au Covid-19, Christophe Lannelongue a confirmé les orientations du Copermo (le comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins) qui avait prévu, en juillet 2019, la suppression de 598 postes et 174 lits d'ici 2025. «Il n'y a pas de raison de remettre en cause le Copermo pour le CHRU de Nancy. Le dossier devrait être examiné début juin […]

La trajectoire reste la même», avait-il affirmé lors de l'entretien avec L'Est Républicain.«C'est inacceptable et indécent»

Profondément indigné par les paroles du directeur de l'ARS Grand Est, le maire de Nancy, également président du conseil de surveillance du CHRU de la ville, s'était exprimé auprès du quotidien régional : «C'est inacceptable et indécent.

Venir parler du Copermo et des suppressions de lits en pleine crise du coronavirus est insultant. C'est blessant pour tout le personnel soignant de dire, pendant qu'il mène le combat, que l'on va compter les munitions !»Véran annonce la suspension des «projets de réorganisation»

«En soutien aux équipes [du] CHRU de Nancy mobilisées contre l'épidémie [de] Covid19 et en réponse à certains propos parus dans la presse», Laurent Hénart et Christian Rabaud se sont alors empressés de rédiger un courrier, publié sur Twitter, adressé au Premier ministre, Edouard Philippe, ainsi qu'au ministre de la Santé, Olivier Véran.

En savoir plus sur RT France 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Hôpitaux
5 avril 2020 10:22

En plus de ses conséquences sanitaires, la pandémie de coronavirus affecte durement l’économie française et mondiale, faisant peser des risques importants sur les populations. Estimations à l’appui, l’économiste Jacques Sapir redoute une crise majeure d’une ampleur inédite, et appelle à une action forte du gouvernement.

L’épidémie du coronavirus frappe l’imagination: les médias sont remplis d’images d’hôpitaux en détresse, et une grande partie du monde fait l’expérience inédite d’un confinement soit partiel, soit total. Au-delà de l’aspect humain, avec ses drames, sa douleur, se pose aussi la question du coût économique de cette épidémie, et surtout des mesures de confinement.

Un impact économique important

Il est clair aujourd’hui que l’impact de l’épidémie du coronavirus sera important. Le confinement de la population française a mis à l’arrêt une grande part de la production. Une autre partie de la production a été touchée par le ralentissement de la production dans les pays avec lesquels nous avons beaucoup d’échanges économiques, ainsi que par le manque de pièces détachées. Le télétravail, souvent présenté comme une solution miracle, n’est pas applicable dans de nombreux secteurs, et il se fait avec une forte baisse de la productivité. Enfin, la fin du confinement ne signifiera pas immédiatement un retour à la normale. La fin du confinement sera progressive, et il en sera de même pour le retour à un rythme normal d’activité.

Cet impact peut donc être estimé. Nous savons ainsi que, d’ores et déjà, il y a plus de 4 millions de salariés en chômage partiel. Aussi, l’Insee a fait des estimations qui ont été publiées le 26 mars. Très clairement, les secteurs les plus touchés seront l’industrie et la construction. L’institut de statistique évalue la perte d’activité à -52% pour l’industrie et -89% pour la construction.

 
Tableau 1

Ces chiffres sont probablement en deçà de la réalité. Les pertes de production dans l’agriculture et les services sont sous-estimées. Certains services, ceux qui sont liés au tourisme, à l’hôtellerie et à la restauration vont être durablement touchés. Ajoutons que l’impact de ce choc sera différent selon que l’on pense aux grandes entreprises ou aux petites, moyennes et très petites entreprises. Les pertes de revenu pour les PME et les TPE sont dramatiques. Or on a tendance à oublier qu’elles sont les premiers employeurs du pays.

Toujours d’après ces estimations, sur l’ensemble de l’année 2020, la perte de production pourrait atteindre -6,5% du PIB pour une durée de confinement de six semaines et -8% pour huit semaines.

 
Tableau 2

Comme on l’a dit, ces estimations sont probablement encore trop optimistes, si l’on inclut les pertes de production qui viennent de l’efficacité moindre du télétravail sur celle du travail «direct», du fait que l’agro-alimentaire va manquer de main d’œuvre, que le retour à l’activité ne pourra être que progressif, et que plus la durée du confinement sera longue, plus les pertes par semaine seront importantes. Les estimations faites au Centre d’études des modes d’industrialisation (CEMI) de l’EHESS font apparaître des hypothèses plus pessimistes. On a ajouté dans ces hypothèses, tout comme dans celles de l’Insee, les pertes de production inévitables dans la période de déconfinement.

 
Tableau 3

On peut donc estimer que les pertes sur l’année 2020 pourrait aller de -7,6% pour six semaines à -10,3 pour huit semaines. Un tel choc, qui est sans équivalent pour l’économie française depuis 1945, aura des conséquences désastreuses sur l’emploi.

La hausse du chômage pourrait atteindre entre 500.000 et 1 million de personnes, suivant la nature des mesures prises pour éviter une catastrophe dans les PME et TPE. Le risque est donc réel, compte tenu des mesures modifiant l’accès aux assurances chômages, entrées en vigueur au 1er janvier 2020, que l’économie française entame un cycle de récession-dépression.

Les questions sur la sortie du confinement

Ici, deux questions sont importantes. La récupération de l’offre prend une double dimension, interne et externe. D’un point de vue interne, et en supposant que la levée du confinement se fasse à la même date sur l’ensemble du territoire métropolitain, la principale question résidera dans la capacité des PME et TPE à reprendre leur activité, après être restées entre six semaines et huit semaines sans rentrées d’argent. D’un point de vue externe, une grande partie des pays qui exportent vers la France connaissent les mêmes problèmes que nous.

La question de la demande a, elle aussi, un volet interne et un volet externe. Pour ce qui est du volet interne, la question de la psychologie des consommateurs pèsera lourd. Or cette psychologie n’est pas la même suivant les différents milieux sociaux, les conditions de confinement, le niveau d’éducation. Si l’on peut raisonnablement anticiper une bouffée de consommation dans l’immédiat post-déconfinement, comme on le vit dans l’après-guerre, il est loin d’être sûr qu’elle soit durable.

[…] Il faudra donc au minimum deux mois, peut-être six, pour que l’économie française retrouve, si elle doit le retrouver, son niveau normal d’activité. Car il existe un risque réel, qui pourrait être aggravé si le gouvernement met en œuvre une politique macroéconomique inadaptée: que l’économie s’enferme dans un équilibre dépressif, se situant de manière stable à un niveau inférieur de 1 à 2% à celui atteint en 2019. Les chiffres que l’on peut estimer à l’heure actuelle risquent donc d’être majorés.

Il est donc important que le gouvernement réserve une partie de la consommation des administrations publiques aux PME et TPE, pour leur assurer les conditions d’un bon redémarrage. À l’image de ce qui se fait aux États-Unis, environ 30% des commandes publiques devraient être réservées aux PME et TPE travaillant en France. Le gouvernement doit ensuite s’assurer qu’aucune grande entreprise ne fera faillite.

En effet, le montant des dettes est aujourd’hui tel qu’il est exclu, sauf à provoquer une nouvelle dépression avec ses conséquences politiques, de faire payer ces dettes par les ménages.

L’idée avancée par Christine Lagarde et le FMI en 2013 d’un prélèvement autoritaire de 10% de l’épargne aurait aussi des effets dépressifs importants, car les ménages voudraient reconstituer leur épargne au plus vite et limiteraient fortement leur consommation.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Economie
5 avril 2020 00:35

Le spécialiste de géopolitique, François Heisbourg, conseiller à la Fondation pour la Recherche stratégique, propose deux scénarios pour les mois et les années à venir, en fonction de l’évolution de la pandémie du coronavirus et de notre capacité à la juguler. Pas très réjouissant…

1/Le scénario favorable. On a tous les tests possibles, on peut mettre au point des procédures de confinement raisonnées et on aura un vaccin qui fonctionne disons dans un an.

Que se passe-t-il entre-temps ? Il faut tenir jusqu’en avril 2021. La levée du confinement sera progressive. Ce sera le cas partout en Europe, mais à des rythmes et des moments différents. Si les Européens ne se concertent pas parfaitement, s’ils ne commencent pas tout de suite, il y a un risque élevé de tension intereuropéenne très forte à venir.

Regardez ce qui se passe en Asie. Les Coréens et les Japonais, au fur et à mesure qu’ils relâchent leur confinement, ferment leurs frontières de façon de plus en plus hermétique. […]
Avec sa culture technocratique, la Commission saura bien faire cela, pour peu que les gouvernements, abandonnant les dogmes passés, le lui ordonnent. Mais si ce déconfinement se fait en ordre dispersé, il pourrait y avoir un déferlement de haine à l’intérieur de l’UE. […]

Au total, ce premier scénario ressemblerait beaucoup aux années 1930, avec un chômage très fort et une démondialisation rapide. […] 

2/Le scénario catastrophe. Le vaccin tarde beaucoup. Cela est improbable, même si, souvenez-vous, nous n’avons toujours pas, quarante ans après le déclenchement de l’épidémie, de vaccin contre le sida et même si, tous les chercheurs le reconnaissent, on connaît mal ce type de nouveau coronavirus.

Nous serons alors dans un univers totalement inconnu, qui ressemblera peut-être, non pas aux années 1930, mais plus ou moins au XIVe siècle, au Moyen Age.

Le virus fait de très nombreux de morts, attaque de nouvelles populations, et surtout s’il mute. Comment vivre alors avec des pandémies à répétition ?

L’être humain s’en accommodera. Il l’a déjà fait. Sera comme avec la peste jusqu’au XVIIIe siècle. […]

Nouvel Obs

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS Déconfinement
4 avril 2020 22:27

L’adjudant qui avait la mission de veiller sur le fameux stock stratégique de masque partis en fumées réfute les explications de notre ministre de la Santé, Maggie De Block, et ça vaut vraiment le détour…

« Deux hangars de 30 mètres sur 50, remplis à ras bord avec environ 1.200 palettes contenant des dizaines de milliers de boîtes. C’était le stock stratégique de masques sur lequel j’étais chargé de veiller à la caserne de Belgrade », se souvient l’adjudant, qui a pris sa pension, Marc Caekebeke, témoin de choc dans cette sombre affaire de destruction de notre stock stratégique de masques !

(…)Et de développer : « Les hangars étaient secs et fermés. Les boîtes n’étaient pas endommagées. Il y avait juste une seule fois une martre qui a mordu dans deux boîtes, mais c’est tout ! Le reste était en excellent état et il me semble donc que la raison principale qui a pu justifier la destruction de ce stock stratégique est le manque de place !

En 2015, le gouvernement avait décidé que la Croix-Rouge allait utiliser une partie de ces hangars pour accueillir des réfugiés et il fallait faire de la place ». « Je me souviens que le médecin chef du SPF Santé Publique de l’époque, nous a dit lors de l’une des phases de destruction : « Pourquoi ne donnerions-nous pas ces masques à l’Afrique ?

Là-bas, ils pourront toujours les utiliser ». Ce dernier n’était d’ailleurs pas vraiment convaincu de l’utilité de cette opération de destruction pourtant décidée par son SPF ou au niveau politique.

Personnellement, je suis convaincu que ces masques auraient actuellement été d’une grande utilité pour les caissières des supermarchés ou les policiers qui sont maintenant sans rien », s’indigne-t-il.

« Plusieurs chauffeurs, qui ont convoyé les masques à brûler, ont pris quelques boîtes pour leur propre usage.

D’autres boîtes sont arrivées jusque dans une association carnavalesque et j’en ai pris quelques-unes pour mes hommes. On était un service d’entretien au sein de l’armée et on faisait beaucoup de petits travaux qui faisaient beaucoup de poussière. Ces masques tombaient donc à pic ».

La Capitale.be via Belgicanews

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
4 avril 2020 14:59

Selon le directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’OMS, la possibilité de la transmission aérienne du nouveau coronavirus existe. Mais il estime que ce sont la toux, les éternuements et les surfaces infectées qui font progresser la pandémie.

Il existe une possibilité de transmission du nouveau coronavirus par voie aérienne et par des porteurs asymptomatiques. Mais la plupart des contaminations proviennent de personnes qui présentent des symptômes, a déclaré Michael Ryan, directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l'OMS, lors d’un briefing vendredi 3 avril à Genève.

 

M.Ryan a cité une étude réalisée à Singapour selon laquelle environ 6% des contagions proviennent de personnes asymptomatiques.

«Je ne contesterai pas cela, mais il est clair que 94% des contaminations proviennent de personnes symptomatiques. Il faut donc chercher ce qui est le propulseur de cette épidémie», a-t-il indiqué.

Il a estimé que ce sont la toux, les éternuements et les surfaces infectées qui font se propager la pandémie.

De plus, Michael Ryan a ajouté qu’une équipe d’experts de l’OMS étudiait tous les matériaux possibles pour évaluer l’efficacité de l’utilisation de masques de protection par des personnes saines.

Il a précisé que les masques chirurgicaux devaient être réservés aux personnels de santé, qui sont actuellement en première ligne de la lutte contre le coronavirus.

Situation pandémique

Le 11 mars, l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que le coronavirus avait un caractère pandémique.

Depuis sa détection en décembre dernier en Chine, le Covid-19 a touché plus d’un million de personnes dans le monde et en a tuées plus de 59.000.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
4 avril 2020 11:14

Au sommet de l’Etat, on craint une accentuation des divisions entre les Français. Certains redoutent même des mouvements de désobéissance civile.

C’est un indicateur, relève un proche d’Emmanuel Macron, « que tout le monde regarde au gouvernement » : le taux d’acceptabilité du confinement. Pour l’heure, la quasi-totalité des Français le juge nécessaire.

(…) Ce même ministre y perçoit des ressorts identiques à ceux de la crise des Gilets jaunes. « Elle n’est pas finie l’histoire… »

(…) Un proche du président s’inquiète en revanche pour la suite. « Le déconfinement, ce sera une autre paire de manches », souffle le même. Beaucoup redoutent de vifs débats sur les questions sanitaires, politiques, économiques ou de libertés publiques.

Lors d’une récente réunion place Beauvau, l’attention a même été portée sur « de forts enjeux de maintien de l’ordre » à cette échéance, sur fond de revendications sociales. « Il y a les germes du pire, la division, et du meilleur, la solidarité. Tout dépend de la façon dont ça va tourner. Mais on manque un peu de recul », observe un ministre.

(…) Le Parisien

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS déconfinement
3 avril 2020 15:09

Alors que le monde scientifique tente de trouver un remède au coronavirus qui a déjà fait plus d’un million de contaminations et au moins 52.000 morts, des chercheurs américains et néerlandais ont présenté un vaccin éventuel. Testé sur des souris et administré par un patch de la taille d'un doigt, il a présenté de bons résultats.

Des chercheurs de l’Université de Pittsburg et du centre médical Érasme de Rotterdam ont publié le 2 avril dans The Lancet les premiers résultats d'essais précliniques d'un vaccin contre un nouveau type de coronavirus SARS-CoV-2.

«Nous avions une expérience antérieure sur le SRAS-CoV en 2003 et le MERS-CoV en 2014. Ces deux virus, qui sont étroitement liés au SRAS-CoV-2, nous apprennent qu'une protéine particulière, appelée protéine spike, est importante pour induire l'immunité contre le virus. Nous savions exactement où combattre ce nouveau virus », a déclaré Andrea Gambotto, l’un des chercheurs de l’Université de Pittsburg.

Ainsi, ils ont créé le vaccin à partir d’éléments de la protéine spike (S) du coronavirus, et non à partir de ceux de l'acide ribonucléique (ARN). C'est à travers la protéine S que le SRAS-CoV-2 pénètre dans l’organisme.

En outre, les chercheurs ont mis au point un système original de pénétration du vaccin dans le corps: un patch recouvert de micro-aiguilles grâce auxquelles le médicament pénètre à la profondeur souhaitée pour interagir avec le système immunitaire.

Des expériences sur des souris

Leurs expériences menées sur des souris ont montré que deux semaines après la vaccination, l'immunité des rongeurs a commencé à activement développer des anticorps luttant contre le coronavirus.

 

Les scientifiques soulignent qu’en 2014, les souris qui ont reçu le vaccin contre le MERS-CoV ont produit un niveau suffisant d'anticorps pour neutraliser le virus pendant au moins un an. Et cette nouvelle expérience montre que les niveaux d'anticorps des animaux vaccinés contre le SRAS-CoV-2 semblent suivre la même tendance.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
3 avril 2020 12:52
Un nouvel espoir vient de s'envoler pour les salariés de Luxfer de Gerzat (Puy-de-Dôme). Alors que l'usine pourrait préserver la France d'une pénurie de bouteilles d'oxygène, le ministre de l'Economie vient d'écarter l'hypothèse d'une nationalisation du site. Une déception pour le député André Chassaigne.

C'est une déception de plus dans le triste feuilleton que vivent les salariés de Luxfer depuis le 26 novembre 2018 et la fermeture de l'usine basée à Gerzat (Puy-de-Dôme). Ces dernières semaines, une nouvelle lueur s'était allumée avec l'espoir de relocaliser en France la fabrication de bouteilles d'oxygène. La nationalisation du site devenait donc une piste notamment défendue par le député André Chassaigne.

Un fin de non-recevoir notifiée ce jeudi matin

L'élu du Puy-de-Dôme ne cache pas sa déception. Car ce jeudi 2 avril, durant la visioconférence organisée par le Premier ministre avec les dirigeants de partis et les présidents de groupe, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a répondu par une fin de non-recevoir à la demande de nationalisation de l’entreprise Luxfer de Gerzat.

Production impossible ?

« Alors que nous rappelions l’exigence de réquisitionner cette entreprise pour répondre à l’urgence de fabriquer en Europe des bouteilles d’oxygène médical, le ministre a exprimé le refus de l’Etat en affirmant que " ni les salariés, ni les machines ne sont disponibles pour reprendre l’activité, interrompue depuis fin 2019, ce qui rend la production impossible ", tout en rappelant que son ministère travaillait à trouver une solution à long terme si le besoin était confirmé ».

Des arguments que réfute André Chassaigne qui estime que la réalité est tout autre : « le plan de relance de l’activité, élaboré par la CGT et les salariés, garantit que l’outil de travail, maintenu en état pendant l’occupation des locaux, peut être immédiatement réactivé avec la livraison des premiers produits dans un délai de deux mois. »

Ce délai comprendrait la remise en route des machines, l’approvisionnement en matières premières et la fabrication des bouteilles.

De plus en plus besoin de bouteilles à oxygène

Le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale constate que le contexte amplifie l'usage des bouteilles à oxygène :          « Contrairement aux propos de Bruno Le Maire, notre pays court le risque d'être confronté à des difficultés d'approvisionnement de ce matériel indispensable aux patients en déficience respiratoire. »

Le député exige des moyens exceptionnels

André Chassaigne réclame donc des moyens exceptionnels pour faire face à cette situation exceptionnelle : « La réquisition par l’Etat de l’entreprise Luxfer reste une exigence que nous renouvelons. C’est une priorité de santé publique. Nous attendons de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités et mette tout en œuvre pour endiguer cette pandémie et en limiter les conséquences humaines. »

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
2 avril 2020 15:25

Au cours des prochains jours, un bâtiment du Marché d'intérêt national (MIN) de Rungis va être transformé en morgue, selon Le Parisien.
Nos confrères indiquent que sa société gestionnaire annonce qu'un de ses entrepôts "a été réquisitionné par la préfecture" hier. Cette décision a été prise afin de soulager les services funéraires régionaux face à la surmortalité causée par le coronavirus.

En plus de Rungis, d'autres initiatives ont été mises en place en Ile-de-France en raison de la situation sanitaire en France. Des conteneurs réfrigérés ont notamment été vus devant les centres hospitaliers de Créteil et de Villeneuve-Saint-Georges.

Le Parisien rappelle que ce n'est pas la première fois qu'un bâtiment de Rungis est réquisitionné par la préfecture pour être transformé en morgue. A l'été 2003, en pleine canicule, un entrepôt de 4.000 m2 avait été préparé pour accueillir 700 "lits".

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
2 avril 2020 12:47

Le décret réservant l'usage de la chloroquine à la phase aiguë de la maladie engendre l'incompréhension de grands spécialistes de médecine.

Même le président du HCSP reconnait son inutilité médicale et évoque une décision prise sous la «pression».

La décision du gouvernement de réserver l'utilisation de la chloroquine aux seuls cas sévères de la maladie suscite une grande incompréhension de «nombreux pontes de la médecine – qui se montrent pourtant très dubitatifs à propos du médicament fétiche de Didier Raoult», le chef de l’Institut hospitalo-Universitaire (IHU) Méditerranée infection. C'est ce que rapporte le Canard enchaîné dans son numéro du 1er avril, publié pour la première fois de son histoire en ligne.

Ainsi, de l'avis de nombreux experts cet antipaludique ne serait efficace, s'il l'était pour traiter le coronavirus, qu'au début de la maladie.
En effet, lorsque les patients atteignent la phase aiguë de détresse respiratoire, leur charge virale deviendrait quasi nulle, et par conséquent la chloroquine serait inefficace à les soulager, ce médicament servant principalement à diminuer la charge virale.

En découvrant la mesure gouvernementale qui reprenait «scrupuleusement les préconisations du Haut Conseil de la santé publique», les membres des académies de médecine et de pharmacie «sont tombés de l'armoire», assure le Canard.

Et pour cause, dans un avis publié le 25 mars, l’Académie nationale de Médecine considérait en effet que «la libération par les pouvoirs publics de l’hydroxychloroquine pour les malades hospitalisés en détresse respiratoire ne saurait être une réponse adaptée pour des patients dont la charge virale est, à ce stade, le plus souvent inexistante et dont la maladie n’est plus une virose stricto sensu mais une défaillance pulmonaire (syndrome de détresse respiratoire aigu) liée à l’inflammation induite par le SarsCoV-2 [coronavirus]».

Une décision sous pression ?

Cet usage tardif de la chloroquine serait même «la décision la plus bête du monde !» selon le professeur Willy Rozenbaum, spécialiste du sida, dont les propos sont rapportés par le Canard enchaîné.
«A supposer que ce produit ait une activité antivirale, il faudrait l'administrer le plus tôt possible comme tous les médicaments de cette catégorie», plaide-t-il, avant de rappeler que, comme pour les antiviraux utilisés contre la grippe, «le délai est de 48h, après cela ne sert plus à rien».

Encore plus gênant pour le gouvernement, le professeur Franck Chauvin, président du Haut Conseil de la santé publique, cette autorité scientifique à laquelle se réfère le décret gouvernemental sur la chloroquine, joint par le Canard, reconnait qu'une prescription aussi tardive de chloroquine n'a aucune utilité médicale.
 


En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/73499-reserver-chloroquine-cas-severes-serait-elle-decision-plus-bete-monde

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
2 avril 2020 10:57

Les pays occidentaux ont-ils manqué de modestie face à la pandémie ? Un Français résidant au Vietnam, pays aux premières loges de la crise sanitaire mais où l’on ne déplore à ce jour aucun décès, témoigne. Michael Sibony, 33 ans, est consultant indépendant en investissement immobilier, est en mission longue durée à Hanoï, la capitale du pays.

«Vue d’Extrême-Orient, la situation européenne face à la pandémie ferait presque sourire si elle n’était pas si tragique. Les pays progressistes imposent à leur population de se confiner et, en France, on enrobe cette privation de libertés d’un champ lexical martial et guerrier anachronique. C’est en observant de loin mon pays se débattre qu’un constat s’impose.

Au Vietnam, pays “en voie de développement”, en guerre il y a cinquante ans, on ne compte à ce jour aucun mort [212 cas confirmés selon le décompte de l’université Johns-Hopkins, dont le suivi fait référence, NDLR]. Plus petit — sa surface équivaut à la moitié de celle de la France — et plus peuplé avec 93 millions d’habitants — soit presque 40 % de plus qu’en France —, le Vietnam gère d’une tout autre manière la non-prolifération du virus, sans appeler à la guerre ni créer de psychose dans les chaumières.

Simplement, en confinant les personnes contaminées, en les testant et en identifiant les personnes risquant de l’être. Ces dernières sont isolées quatorze jours dans des hôtels d’Etat ou des bases militaires. Pas les autres. Quelques milliers de confinés au Vietnam, par rapport aux millions en France. Quant au reste de la population, les personnes sont incitées à rester chez elles, mais sans privation de libertés, sans ticket à imprimer pour sortir, comme si elles étaient rationnées [un “confinement renforcé” est entré en vigueur ce mercredi 1er avril, pour quinze jours, afin de freiner la propagation du virus]. […]

Comme les expats qui ramènent leurs denrées préférées lorsqu’ils reviennent de leur pays d’origine, je me suis retrouvé, au moment de rentrer en France, à remplir ma valise de plusieurs litres de gel hydroalcoolique et de dizaines de masques, achetés dans une pharmacie quelconque de Hanoï.

La pharmacienne a eu l’air surprise de me voir embarquer son stock. J’ai eu du mal à lui expliquer que nous savons fabriquer des TGV, mais que produire du savon, c’est trop compliqué. Et que lorsque les stocks manquent, au lieu d’avoir l’honnêteté intellectuelle d’assumer la non-préparation, on préfère expliquer que les masques sont inutiles voire dangereux. […]

Cette crise sanitaire majeure met en lumière non pas la force d’un virus, mais la faiblesse et l’orgueil de notre pays supposé développé. […] »

Nouvel obs

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
2 avril 2020 10:42

Alors que le confinement dû au coronavirus dure depuis plus de deux semaines, le président du conseil national des appellations d'origine laitières alerte sur la situation catastrophique des producteurs. Il en appelle aux consommateurs et à l'Etat pour sauver le patrimoine fromager national.

Les producteurs de fromage souffrent du confinement. En pleine crise sanitaire due au coronavirus, le président du conseil national des Appellations d'origine laitières (fromages AOP, crème beurre) alerte sur la situation économique catastrophique du secteur, en Normandie et en France. La baisse des ventes peut représenter 80% voire 100 % de la production pour certaines PME et les producteurs fermiers.

Selon Michel Lacoste, cette chute des ventes s'explique par deux phénomènes : "Le premier phénomène, c'est que nos consommateurs qui prennent nos produits d'habitude pour le plaisir et le goût se sont orientés vers les produits de premières nécessités, analyse-t-il. La deuxième raison, c'est que les principaux lieux de vente de nos produits, que sont à la fois les marchés ouverts et les rayons à la coupe, et qui représentent 50% des ventes de nos AOP, sont fermés pour la plupart."

Nos consommateurs se sont orientés vers les produits de premières nécessités.

La situation est dramatique pour les PME, les TPE et les producteurs fermiers qui n'ont pas la capacité de réorienter leur lait vers d'autres fabrications. Dans cette situation, les fromages de la Normandie sont tous touchés à des degrés différents, suivant leur appellation. "Le Neufchâtel, qui a une production fermière très importante, est extrêmement touché, alors qu'un camembert, qui est un produit dans une boîte, est un produit rassurant pour le consommateur. Mais même dans le camembert, nombre de producteurs fermiers n'ont pas vendu un seul fromage de la semaine et sont dans une situation catastrophique, avec une exploitation et des salariés présents. Il n'y a aucune appellation épargnée", s'inquiète Michel Lacoste. 

J'en appelle à tous les consommateurs pour avoir une solidarité. Le coronavirus ne peut pas détruire notre patrimoine.

Le principal problème est de trouver des débouchés pour la production laitière et éviter de jeter. Michel Lacoste en appelle donc à l'Etat pour trouver un accompagnement financier. Il en appelle également aux consommateurs. "Derrière les AOP, c'est une attaque à notre culture et à notre territoire, parce que les Appellations d'origine protégées ne sont pas que de l'alimentaire. C'est du sens, de l'Histoire millénaire dans certains cas.

Ce sont des savoir-faire, rappelle le président du conseil national des Appellations d'origine laitières. On ne peut pas laisser la crise détruire cette histoire de la France. J'en appelle à tous les consommateurs pour avoir une solidarité. Le coronavirus ne peut pas détruire notre patrimoine".

Il en appelle aux consommateurs "pour avoir un sursaut" et consommer des produits d'appellation d'origine protégées. "Derrière ces AOP, il y a des hommes et des femmes qui travaillent sur des territoires difficiles, avec des savoir-faire particuliers, qui perpétuent des traditions. Nous ne pouvons pas laisser perdre ces valeurs qui sont les valeurs de la France."

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS
1 avril 2020 21:03

Conséquence du confinement, la fréquentation du réseau de la RATP n’est que de l’ordre de 5%. Et pourtant, certaines rames de métro sont toujours bondées, en particulier sur la ligne 13 (Saint-Denis – Université/Châtillon – Montrouge).

Difficile, donc, de respecter les mesures de distanciation sociale.

Benoît emprunte cette ligne tous les jours. S’il rencontre peu de monde lors des trajets aller, les rames sont davantage remplies au retour. « Quand je suis arrivé, il y avait 20 minutes d’attente, explique-t-il. Ça laisse le temps à tout le monde de venir sur le quai et au wagon de se charger. » Sur cette ligne, environ 30% des rames circulaient en moyenne ces derniers jours.

« Je pense qu’il faudrait plus de contrôles à l’entrée du métro« , estime un usager portant un masque. Pour que les personnes qui n’ont pas vraiment l’utilité de le prendre ne le prennent pas. »

bfmtv.

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