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12 août 2013 01:55


L’État a décidé de laisser courir la prescription quinquennale de la dette minière de la Nouvelle-Calédonie d’un montant de 289,4 millions d’euros, l’effaçant de fait, a-t-on appris mardi de source proche du haut-commissariat de la République.

«Compte tenu de l’engagement constant de l’État aux côtés de la Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre a décidé de régler favorablement, avant l’échéance de 2014, la dette constituée entre 1975 et 1984».

En l’absence de toute demande de reversement, la créance de l’État a été prescrite le 18 juin 2013. La Nouvelle-Calédonie avait contracté cette dette par le biais de deux protocoles signés en 1975 et en 1984 dans le cadre de la Caisse de stabilisation des recettes fiscales provenant des activités de la métallurgie des minerais de nickel.

Pour garantir à la Nouvelle-Calédonie un niveau minimum de recettes provenant des activités minières et métallurgiques, l’État s’était engagé à compenser les variations du cours du nickel.
 

Dans le cadre du projet de loi de Finances 2012, les sénateurs avaient suggéré la définition d’un «échéancier de remboursement compatible avec les capacités financières de la Nouvelle-Calédonie». Mais depuis, le sujet n’avait plus été évoqué. Et c’est en toute discrétion que Jean-Marc Ayrault a décidé de laisser courir l’échéance, éteignant de fait la créance.

«C’est une surprise totale. Nous n’avions pas abordé le sujet lors du comité des signataires du 6 décembre dernier et le Premier ministre n’en avait parlé à personne», a déclaré un proche de Paul Néaoutyine, le président de la province Nord.

«Jean-Marc Ayrault a probablement voulu mettre ses pas dans ceux de Michel Rocard et Lionel Jospin», respectivement signataires des accords de Matignon en 1988 et de Nouméa en 1998, a estimé un observateur.

Au cours de la visite qu’il a effectué en Nouvelle-Calédonie du 26 au 28 juillet, M. Ayrault a réaffirmé sa détermination à accompagner l’archipel sur le chemin de la décolonisation tracé par l’accord de Nouméa.

Il avait visité l’usine métallurgique de Koniambo, gérée par les indépendantistes de la province Nord en partenariat avec la multinationale Glencore-Xstrata et il s’était rendu à Ouvéa pour un hommage aux gendarmes et aux indépendantistes tués pendant l’assaut de la grotte en mai 1988.

Libération

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
11 août 2013 01:46


defi-desendettement-soutenable-afrique-subsaharienne-au-dela-ppte109

 

Prenant les devants en octobre 2007, en décidant à l’époque d’émettre un eurobond de 750 millions $ à un taux d’intérêt nominal de 8,5%, le Ghana s’est démarqué comme le premier État subsaharien – si l’on écarte l’Afrique du Sud – à émettre des obligations sur une période de 30 ans.

Cette première initiative subsaharienne d’émission de telles obligations, plus de quatre fois sursouscrites, a déclenché une frénésie d’emprunts souverains dans la région. Neuf autres États – Gabon, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Sénégal, Angola, Nigeria, Namibie, Zambie, and Tanzanie – ont emboîté le pas au Ghana. Dès février 2013, ces dix économies africaines avaient collectivement levé 8,1 milliards $ à partir de leurs toutes jeunes émissions d’obligations souveraines, leur échéance moyenne s’élevant à 11,2 ans, et leur taux d’intérêt nominal à 6,2%. La dette extérieure de ces États présentait en revanche un taux d’intérêt moyen d’1,6%, accompagné d’une échéance moyenne de 28,7 ans.

 

Nul n’ignore que les obligations souveraines emportent un coût d’emprunt significativement plus élevé que celui de la dette concessionnelle. Pourquoi alors de plus en plus de pays en voie de développement recourent-ils aux émissions d’obligations souveraines ? Et pourquoi les prêteurs se sont-ils soudainement pris d’attirance pour ces États ?

 

Les politiques d’assouplissement quantitatif ayant abaissé les taux d’intérêt à des niveaux plus bas que jamais, l’une des explications consisterait à considérer qu’il ne s’agit là que d’une nouvelle manifestation encore plus obscure de l’appétit des investisseurs pour le rendement. Par ailleurs, un certain nombre d’analyses récentes, menées parallèlement à la nouvelle banque des BRICS, ont révélé le caractère dramatiquement inadéquat de l’aide publique et des prêts concessionnels dans la réponse aux besoins en infrastructure de l’Afrique, et encore moins pour atteindre les niveaux de croissance soutenue nécessaires à la réduction significative de la pauvreté.

Les conditions et l’étroite surveillance habituellement associées aux institutions multilatérales en font par ailleurs des sources de financement moins attractives. Quel responsable politique ne préférerait pas bénéficier de sommes d’argent lui octroyant davantage de liberté pour faire ce qu’il lui plaît ? Il faudra des années pour qu’un certain nombre de problèmes se manifestent – des difficultés qu’il appartiendra alors aux dirigeants futurs de résoudre.

Dans la mesure où ces nouveaux prêts reposent sur le renforcement des fondamentaux économiques de l’Afrique, la récente série d’émissions d’obligations souveraines constitue un signe de bienvenue. Mais ici, comme ailleurs, l’expérience des évaluations du crédit du secteur privé devrait susciter la prudence. Ainsi, l’existence de marchés financiers dénués de vision à long terme, travaillant auprès de gouvernements tout aussi myopes, est-elle en train de semer les graines de la prochaine crise mondiale de la dette ?

Les risques augmenteront indubitablement si les autorités infranationales et les entités du secteur privé bénéficient d’un accès similaire au marché des capitaux internationaux, ce qui pourrait résulter en un emprunt excessif. Les banques commerciales nigérianes ont d’ores et déjà émis des obligations internationales ; en Zambie, le service public de l’électricité, l’opérateur ferroviaire et le constructeur routier ont prévu d’émettre quelque 4,5 milliards $ d’obligations internationales.

Les signes d’une exubérance irrationnelle ou encore d’une attente d’un sauvetage de la part des marchés se font d’ores et déjà sentir. Comment expliquer autrement cette possibilité pour la Zambie de bénéficier d’un taux inférieur au rendement de l’émission d’obligations espagnoles alors même que la notation de ce crédit espagnol est quatre fois plus favorable ? L’ensemble de ces émetteurs subsahariens d’obligations souveraines, à l’exception de la Namibie, présentent en effet une notation de crédit s’inscrivant dans la fourchette « spéculatif, » ce qui place leurs émissions dans la catégorie « obligations à haut risque, » indice d’un risque significatif de défaut.


Les manifestations de ce risque de défaut sont d’ores et déjà visibles. En mars 2009 – moins de deux ans après leur émission – les obligations congolaises se négociaient pour 20 centimes sur le dollar – augmentant le rendement jusqu’à un niveau record. En janvier 2011, la Côte d’Ivoire est devenu le premier pays, depuis la Jamaïque en janvier 2010, à faire défaut sur sa dette souveraine.

En juin 2012, le Gabon a reporté le paiement de coupon sur son obligation d’1 milliard $, dans l’attente du dénouement d’un litige juridique, et n’est pas passé loin du défaut. Si les prix du pétrole et du cuivre venaient à s’effondrer, l’Angola, le Gabon, le Congo et la Zambie pourraient se heurter à des difficultés dans le remboursement de leurs obligations souveraines.

Afin de s’assurer que leurs émissions d’obligations souveraines ne se changent pas en désastre financier, il est nécessaire que ces États mettent en place une structure saine et globale de gestion de la dette, tournée vers l’avenir. Il leur appartient non seulement d’investir leurs recettes dans le bon type de projets à haut rendement, mais également de faire en sorte qu’ils n’aient pas à emprunter davantage pour rembourser leur dette.

 

Ces États pourraient sans doute tirer un certain nombre d’enseignements de la triste expérience de Détroit, qui émit en 2005 des obligations municipales pour un montant d’1,4 milliard $ afin de parer à l’imminence de la crise financière. Depuis, la ville n’a cessé d’emprunter, principalement dans le but de rembourser ses obligations en circulation. Au passage, les quatre banques de Wall Street qui avaient permis à Détroit d’émettre quelque 3,7 milliards $ en obligations depuis 2005 ont récolté pour 474 millions $ de frais de souscription, primes d’assurance, et autres swaps.

Afin de pleinement comprendre les risques que présentent l’emprunt excessif dans le secteur privé, l’inadéquation des évaluations du crédit des prêteurs privés, ainsi que les conflits d’intérêt qui imprègnent les banques de manière endémique, les États subsahariens devraient imposer des conditions à un tel emprunt, notamment en présence de taux de change significatifs et d’asymétrie importante des échéances.

Quant aux États désireux de se joindre aux rangs des émetteurs d’obligations souveraines, ils feraient bien de tirer les leçons des multiples crises de la dette qui ont marqué ces trente dernières années. La situation pourrait par ailleurs encore s’aggraver à l’avenir, les fameux fonds « vautours » étant devenus maîtres dans l’art de tirer profit des États en difficulté. Les récentes décisions de justice aux États-Unis ont permis aux fonds vautours de prendre le dessus, et pourraient bien compliquer encore la restructuration de la dette, l’enthousiasme suscité par les plans de sauvetage s’érodant par ailleurs clairement.

La communauté internationale pourrait à juste titre considérer qu’emprunteurs et prêteurs étaient avertis.

Il n’existe aucun chemin aisé, aucun chemin sans risque, vers le développement et la prospérité. Il n’en demeure pas moins que l’emprunt de sommes sur les marchés financiers internationaux constitue une stratégie qui présente des risques considérables à la baisse – pour un potentiel à la hausse seulement limité – excepté pour les banques, qui perçoivent leurs frais à l’avance.

On ne peut qu’espérer que les économies de l’Afrique subsaharienne ne répéteront pas les erreurs coûteuses qui ont été commises par d’autres pays en voie de développement au cours des trente dernières années.

Les points de vue ici exprimés ne sauraient refléter les opinions des Nations Unies ou de leurs États membres.

 

 

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Par Joseph E. Stiglitz et Hamid Rashid sur Le Cercle Les Echos

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
8 août 2013 23:05

 

Ce 1er août 2013, le livret A est passé à 1,25% (celui du LDD également)

Ainsi à partir d’aujourd’hui le plafond de votre livret A (22.950 euros) qui vous « offrait » 401,60 E ne vous rapportera plus que 286,90 E.

Le motif invoqué par le ‘’voleur’’ est la baisse de l’inflation.

Rappelons qu’en janvier 2013 il était à 2,25% avant de chuter à 1,75% le 1er fevrier.

Ce nouveau vol de « Rapetout » va passer comme une lettre à la Poste parce que les 63 millions de possesseurs de Livret A ne peuvent placer leurs économies en toute sécurité nulle part ailleurs !!!!!

Or, l’inflation, qui était de 2% en 2012, sera de 1,50% en 2013. Cela veut dire que chaque fois que vous croyez percevoir une économie vous perdez effectivement 0,25% de votre capital placé.

Si cette ridicule économie servait à redresser notre pays, la France, nous l’accepterions bien volontiers mais ce n’est pas le cas. Elle bénéficiera en tout premier lieu à la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) qui perçoit 65% du montant total de nos livrets A, ce qui  lui permettra :

**D’une part de prêter moins cher (2,25%) aux collectivités locales afin de financer les logements sociaux. Prêts que nous rembourserons nous-mêmes par des hausses de la fiscalité locale.

**Et d’autre part permettra également à la CDC de se rembourser une partie des 4 milliards qu’elle a perdu dans la faillite douteuse de la banque DEXIA, dont 1 milliard provenait de « nos » livrets A.

Nous serons ainsi volés deux fois.

Les 35% restant, soit environ 50 milliards, iront vers les banques de dépôts et leur permettront d’augmenter les rendements de leurs autres produits à court terme et ainsi de se « refinancer » à nos frais.

Les banques vont donc gagner de l’argent en nous prêtant notre argent, qui ne leur coûtera rien.

Bravo les pickpockets !

Est-ce que ce ne serait pas du « vol en bande organisée » ?

  

Il ne nous reste plus qu’à attendre la prochaine décision des pickpockets qui nous gouvernent en espérant que ce ne sera pas, comme en Argentine il y a dix ans, la confiscation pure et simple de nos « Livrets A ».

 

Manuel Gomez

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
3 août 2013 11:33
L’ancien ministre de l’Economie d’Angela Merkel, Rainer Brüderle - AFP
L’ancien ministre de l’Economie d’Angela Merkel, Rainer Brüderle - AFP

 

Les libéraux allemands du FDP, membres de la coalition conduite par la chancelière Angela Merkel, s’inquiètent de la situation économique de la France et mettent en garde contre les graves conséquences qu’aurait une absence de reprise de l’économie française.

Rainer Brüderle , qui conduit le FDP lors des élections législatives du 22 septembre, estime dans le quotidien Handelsblatt que la décision du gouvernement français d’accentuer la pression fiscale était « fondamentalement erronnée ». « Je suis très inquiet pour la France », affirme Brüderle. « La crise dans d’autres Etats est d’une manière ou d’une autre supportable, mais si la France ne retrouve pas son équilibre, cela sera tragique. On ne peut pas faire sans la France », estime l’ancien ministre allemand de l’Economie d’Angela Merkel.

 

Deuxième économie de la zone euro, la France qui est entrée en légère récession lors du premier trimestre de 2013 a perdu son triple A auprès de la troisième agence de notation Fitch Ratings le 12 juillet.

 

Source : Reuters

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
31 juillet 2013 01:40

L’information a fait la une de la grande presse : les chiffres du chômage en juin sont moins catastrophiques que ce à quoi « on » s’attendait !
 
Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Pôle emploiL’escroquerie à la « com »

Arrêtons nous sur l’aspect purement « com » de cette information qui n’en est pas une. C’est une nouvelle technique de communication pour faire passer les mauvaises nouvelles. On laisse fuiter un chiffre, des données, voire on publie même des chiffres partiels qui annoncent des lendemains noirs sans toutefois les confirmer, puis, lorsque les chiffres définitifs sont publiés, on les compare non pas aux chiffres définitifs précédents, mais aux estimations manipulées. Dès lors, 14 900 chômeurs de plus deviennent une bonne nouvelle, puisque les estimations étaient supérieures… Dormez en paix, braves gens, puisqu’on vous dit que tout va bien.

 

L'équivalent de la ville de Trappes au chômage le mois dernier

N’empêche, 14 900 chômeurs de plus, c’est, avec l’incidence sur les familles, une ville de la taille d’Alençon, de Périgueux ou de Trappes, tiens, pour rester dans l’actualité, qui se retrouve du jour au lendemain sans travail, c’est-à-dire qui passe du statut de producteur de richesses à celui de consommateur de richesses.

Évidemment, présenté comme cela, ça n’a pas tout à fait la même figure que ce que vous avez pu lire dans votre journal préféré. N’empêche, c’est la stricte vérité et la triste réalité.

 

Mais que sont les contrats aidés ? 75% de leur coût est pris en charge par la collectivité, c’est-à-dire par les prélèvements fiscaux. Il vaut mieux les payer à faire quelque chose qu’à ne rien faire, me direz-vous. Mais si on part du principe qu’en « aidant » les employeurs, ceux-ci peuvent embaucher, n’est-ce pas la reconnaissance d’un coût prohibitif du travail ?

Je n’arrive toujours pas à comprendre, après plus de trente ans d’emplois aidés en tous genres, ce raisonnement qui consiste à augmenter en permanence le coût du travail pour ensuite « accorder » généreusement des dégrèvements afin de maintenir le nombre des chômeurs au dessous d’un seuil subjectif.

 

Mais que sont les contrats aidés ? 75% de leur coût est pris en charge par la collectivité, c’est-à-dire par les prélèvements fiscaux. Il vaut mieux les payer à faire quelque chose qu’à ne rien faire, me direz-vous.

Mais si on part du principe qu’en « aidant » les employeurs, ceux-ci peuvent embaucher, n’est-ce pas la reconnaissance d’un coût prohibitif du travail ? Je n’arrive toujours pas à comprendre, après plus de trente ans d’emplois aidés en tous genres, ce raisonnement qui consiste à augmenter en permanence le coût du travail pour ensuite « accorder » généreusement des dégrèvements afin de maintenir le nombre des chômeurs au dessous d’un seuil subjectif.

 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
29 juillet 2013 01:07

Voilà une information qui ne va pas améliorer la réputation fiscale de l’Hexagone… et qui risque d’agacer plus d’un Français: le salarié moyen travaille jusqu’au 26 juillet pour financer les dépenses publiques.

Ce «jour de libération fiscale et sociale», calculé par Ernst & Young et l’Institut économique Molinari (un think-tank libéral basé à Bruxelles), confirme à quel point la France est peu compétitive dans ce domaine…

Comme l’an passé, les «champions de la fiscalisation» – l’étude prend en compte les charges sociales patronales, les charges sociales salariales, l’impôt sur le revenu et la TVA, comparés dans 27 pays – sont la Belgique et la France. Les taux de prélèvements obligatoires y sont respectivement de 60,3 % et 56,6 %.

Suivent ensuite l’Autriche, la Hongrie, l’Allemagne et l’Italie. Les taux de prélèvements obligatoires y varient entre 55,77 % et 52,12 % et les jours de libération fiscale et sociale s’y échelonnent entre les 10 et 23 juillet. «Dans ces six pays, plus de la moitié des revenus liés au travail sont prélevés au titre des impôts et taxes», souligne le document. A contrario, le pays où la taxation du salarié est la plus légère est Chypre, où l’on est «libéré» le 14 mars.

2014 s’annonce encore «plus austère»
 
L’étude constate que le salarié français est en théorie «un des mieux payés» (53 647 euros). Mais c’est aussi celui dont le niveau de vie est le plus pénalisé par la fiscalité. Impôts, charges et TVA s’élèvent à 30.371 euros. Et, à elles seules, les charges sociales (26.583 euros) représentent plus que le pouvoir d’achat (23.276 euros). «La France est le seul pays en Europe dans une telle situation!», souligne Nicolas Marques, chercheur à l’Institut Molinari.

L’importance des prélèvements obligatoires pesant sur le salarié français pourrait s’expliquer par une gestion rigoureuse des finances publiques, «permettant d’éviter des impasses budgétaires conduisant à reporter à plus tard une partie des dépenses publiques», souligne l’étude, avant de constater que… «ce n’est malheureusement pas le cas». Au point d’en déduire que la France a un «profil atypique et peu enviable».

Non seulement le niveau de prélèvements ne conduit pas à des comptes sociaux équilibrés. Mais l’étude souligne aussi qu’aucun autre pays ne pratiquait l’an dernier «une fiscalité plus importante et n’avait des finances publiques aussi déséquilibrées».

Bref, le gouvernement va devoir maintenant faire preuve de la plus grande pédagogie pour justifier que la loi de finances qu’il prépare pour 2014 comporte encore des hausses d’impôts! Et dans ce contexte – et notamment parce que la TVA doit augmenter au 1er janvier prochain -, «il est à craindre que l’édition 2014 du classement soit encore plus austère pour le salarié français», conclut l’étude.

Lefigaro.fr

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
28 juillet 2013 02:08

10829_trappes

Ce qui s’est passé ces derniers jours à Trappes suit de près ce qui s’est passé à Brétigny sur Orge. Voici quelques semaines, c’était le quartier du Trocadéro qui s’embrasait.

Au cours des dix dernières années, il n’y a quasiment pas une ville de France qui n’ait été touchée par des émeutes.

Les viols, les meurtres, les vols avec effraction, les actes de pillage sont trop nombreux pour être énumérés et font l’objet de livres tels queFrance Orange mécanique.


 

La police tente de faire son travail, mais reçoit des ordres, et se voit demander d’agir avec « parcimonie », et, souvent, de se tourner vers d’autres objectifs, plus rémunérateurs et plus politiquement corrects, tels que la « délinquance routière ».

La justice, elle, n’a plus à recevoir d’ordre : le travail d’infiltration du Syndicat de la magistrature a joué son rôle. Un autre livre dit à ce sujet ce qui doit l’être : Quand la justice crée l’insécurité, de Xavier Bébin.

Le gouvernement actuel est à incriminer, bien sûr, et il a montré qu’il avait des priorités : le mariage homosexuel et la répression sans merci contre ceux qui défendent le mariage hétérosexuel, l’aggravation de la pression fiscale.


Mais, je l’ai dit, c’était à peine mieux sous Nicolas Sarkozy.

La réalité est que la France est en plein délabrement. Les institutions censées y maintenir le droit et la sécurité et garantir la liberté sont totalement dévoyées.

Les zones de non droit sont en réalité aujourd’hui des zones autonomes où règne la loi des bandes et de la horde. Des groupes islamiques y font régner ici ou là la règle de la umma, et considèrent la moindre présence française comme une insulte pour eux.

Les décisions politiques dans un nombre croissant de domaines sont les otages des zones autonomes et des groupes islamiques, tout comme elles sont de plus en plus prisonnières des financements venus de pays musulmans qui comblent des fins de mois difficiles et achètent des politiciens pour un prix désormais pas très élevé.

 

J’avais dit que je ferais un bilan économique du pays aujourd’hui : ce bilan, en ce contexte, devrait ressembler à un dépôt de bilan. La fiscalité fait désormais fuir entrepreneurs et entreprises. La redistribution fait vivre des dizaines de milliers de bureaucrates, et une part importante des neuf millions de pauvres que compte le pays, et elle assure l’essentiel ou une part notable des revenus de trois personnes sur quatre. Les données observées depuis l’étranger montrent que si la France a une natalité moyenne de 1,9 enfants par femme, celle-ci inclut une sous-représentation des familles juives ou chrétiennes et une surreprésentation des familles musulmanes, ce qui indique un changement de peuple, comme l’a noté Renaud Camus.

Les flux migratoires montrent, en supplément, un départ des gens porteurs de capital humain et intellectuel ----  et une arrivée continue de gens sans capital humain et intellectuel.

L’endettement augmente de façon telle que désormais, aucune des grandes agences de notation ne maintient la France au niveau du triple A, et ce n’est sans doute que le début de la dégringolade.

Non seulement, et j’y reviendra, aucun parti politique ne propose des mesures à même de sortir de l’ornière, mais, et c’est bien plus dramatique encore, aucun parti politique qui proposerait des mesures à même de sortir le pays de l’ornière n’est en mesure de l’emporter dans quelque élections que ce soit.


D’une part, parce que les populations sans capital humain et intellectuel ou avec peu de capital humain et intellectuel constituent une part importante de l’électorat, et votent pour continuer à recevoir.
D’autre part parce qu’une part importante des populations ayant encore un capital humain et intellectuel pensent comme on leur dit de penser à l’école, à l’université, dans les grands médias, et vivent le cerveau essoré.


Une majorité des jeunes Français (cinquante deux pour cent) veut désormais quitter le pays, et je le comprends : qui veut rester à bord d’un bateau qui coule ?

La France risque fort dans quelques années de ressembler au portrait que j’en avais, avec tristesse, tracé dans des livres tels que Un goût de cendres et Pourquoi la France ne fait plus rêver, publiés il y a douze ans pour le premier, cinq ans pour le deuxième : un pays perforé de quartiers délabrés, revenus à l’état sauvage, où subsisteront des zones de richesse comme il en existe en Afrique subsaharienne ou en Amérique du Sud, avec une population faite de jeunes frustrés et ressentimentaux détestant la France et l’Occident, souvent musulmans, de gens plus âgés, crispés sur ce qui reste de leurs « avantages acquis » et de leurs droits de propriété, et quelques riches se protégeant comme ils le peuvent, et ayant déjà un pied à l’extérieur.

A mesure que le temps passe, le portrait que j’avais tracé se fait, hélas, de plus en plus rassemblant.

Dans l’Index of Economic Freedom publié chaque année par le Wall Street Journal et la Heritage Foundation, la France est tombée au soixante deuxième rang mondial, entre la Thaïlande et le Rwanda.

Et je réponds à ceux qui me disent parfois que les social-démocraties européennes s’en sortent mieux, que celles-ci sont elles-mêmes dans une très mauvaise passe, mais sont moins sclérosées que la France, qui est derrière, loin derrière les autres pays d’Europe. Dans le même classement, le Danemark est au neuvième rang, la Finlande est seizième, les Pays Bas dix septièmes, la Suède dix-huitième, l’Allemagne dix-neuvième, la Norvège trente et unième. Le Royaume Uni est quatorzième, la Hongrie, la République tchèque, la Pologne, la Slovaquie, Israël, sont mieux classés que la France, bien mieux.

L’Index of Economic Freedom ne prend en compte que les données économiques, si on y ajoute les autres données, je crains qu’il faille placer la France plus bas encore.

Comme l’a dit François Hollande le 14 juillet, tout va de mieux en mieux.

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
28 juillet 2013 01:59

François Hollande (La Rochelle – 2002)

Tandis que la France est plongée cette année dans la récession et connait un déclin économique structurel important, François Hollande a déclaré dans son interview du 14 juillet : « la reprise est là ».

Ce que François Hollande ignore sans doute, c’est qu’il a tristement paraphrasé le Président américain républicain Herbet Hoover qui avait déclaré en 1930 : « la reprise est au coin de la rue ».

La reprise de Hoover n’arriva jamais, et la crise s’est prolongée plusieurs années après la fin du mandat de Hoover. Il fallut attendre la défaite de Hoover et l’élection de Franklin Roosevelt pour que soit mise en place une politique permettant une véritable reprise.

Attentisme

Les États-Unis avaient en effet renoué avec la croissance grâce à la politique économique volontariste de Franklin Roosevelt, le « New Deal », inspirée des théories économiques de John Keynes.

En se murant dans un déni de réalité, François Hollande rejoue le même attentisme qui régnait avant Keynes, poussant l’imitation dans la même conception économique et l’emploi de même phrase.

Il est en effet illusoire de croire que les capitaux vont revenir tout seul en France, que le décrochage industriel français va subitement s’inverser, que les milliers de talents qui ont émigré vont d’un coup de baguette magique revenir en France, que la mauvaise gestion des dépenses publiques va s’améliorer d’un claquement de doigts et que les impôts reviendront par eux-mêmes à un niveau efficace pour l’ensemble de l’économie.

François Hollande, comme Herbert Hoover en 1930, est resté sur une conception ancienne et dépassée des facteurs de croissance. C’est pour cela que malgré ses engagements de campagne sur la croissance, sa politique économique a apporté la récession en France.

Il faut une grande politique de compétitivité

Dans les années 1930, il a fallu toute la conviction et le volontarisme de Franklin Roosevelt pour appliquer les théories de Keynes sur l’efficacité pour la production d’une politique de relance. La théorie keynésienne de la relance est d’ailleurs toujours valable, mais elle précise bien qu’elle perd d’efficacité lorsque l’économie est ouverte, ce qui est le cas de la France aujourd’hui.


Les nouveaux facteurs de croissance sont abondamment partagés par les économistes, au même titre que le triste constat que la France en possède de moins en moins.

Ainsi, si nous prenons comme exemple le capital humain, considéré comme l’un des facteurs les plus importants de croissance, il connaît ces derniers mois une grande fuite vers les pays étrangers, notamment parce qu’il est plus taxé en France que partout ailleurs.

Les autres facteurs de croissance comme le capital ou le travail sont également défaillants et rien dans la politique menée par François Hollande ne permettra de les améliorer à moyen terme.

Au même titre qu’il fallait de grands investissements industriels pour relancer la croissance aux États-Unis dans les années 1930; il faut de toute urgence une grande politique de compétitivité pour sortir la France de la récession, en attirant les capitaux et libérant le travail, tout deux prisonniers d’une fiscalité improductive.

La reprise passe obligatoirement par une politique volontariste pour réinsérer la France dans la croissance mondiale, et ne reviendra pas tel le cycle des saisons.

EconomieMatin.fr

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28 juillet 2013 01:52

Après une légère pause en mai, le chômage est bel et bien reparti à la hausse. Fin juin, 3.279.400 demandeurs d’emploi pour la seule catégorie A (sans activité) étaient inscrits à Pôle emploi, en France métropolitaine. Soit 14.900 chômeurs de plus qu’en mai (+0,5%) et 11,2% de plus qu’il y a un an. [...]

Le nombre de demandeurs d'emplois de catégories B et C (en activité) est lui en baisse, respectivement de 1,2% et 0,4% sur un mois. Mais en comptabilisant les trois catégories, le nombre total d'inscrits à Pôle emploi monte à 4.799.700 en France métropolitaine. Un nombre en hausse de 0,1% sur un mois, et de 9,1 % sur un an. 

INFOGRAPHIE. La courbe du chomâge sous François Hollande

Le Parisien

source

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28 juillet 2013 01:12

Thierry Mariani, député aux Français de l'Etranger et vice-président de l'UMP, propose d'appliquer la baisse des allocations familiales aux immigrés récemment installés en France plutôt qu'aux foyers aux plus hauts revenus.

Thierry Mariani, le chef de file de la Droite populaire, a très vivement réagi aux déclarations de Jean-Marc Ayrault sur l'épineuse question des allocations familiales. Le député des Français de l'étranger (Europe de l'Est, Asie, Océanie) regrette que le gouvernement "n'explore qu'une piste" alors qu'il y en a "d'autres".

Mercredi 17 avril, le Premier ministre avait annoncé que 15% des Français seraient concernés par la baisse de ces allocations, actant la proposition du député socialiste Gérard Bapt pour renflouer les comptes de la Sécurité sociale.

Mariani et l'exemple britannique

"Un étranger installé en France depuis un certain temps, qui a une carte de dix ans, cela ne me choque pas qu'il touche des prestations familiales, mais un étranger qui vient d'arriver, qui a une carte d'un an, ça me choque", a expliqué Thierry Mariani, soulignant que cette idée était inspirée par la Grande-Bretagne. Le pays qui a récemment décidé de durcir sa politique en matière d'allocations sociales, jugée trop  laxiste :  "Nous voulons des gens qui s'intéressent à ce qu'ils peuvent offrir à la Grande-Bretagne", avait notamment expliqué David Cameron.

Thierry Mariani aimerait que la France prenne exemple sur cette politique britannique. "Quand vous regardez les propos de M.Cameron, vous vous rendez compte que l’immigration a changé de nature et aujourd'hui, il faut se poser réellement des questions", estime-t-il, ajoutant que "quand on a une carte d'un an, cela veut dire que l'on n'est pas là de manière durable".

C'est quand même hallucinant que l'on puisse bénéficier immédiatement de prestations familiales. C'est une piste que l'on refuse d'examiner par idéologie.Thierry Mariani

Gérard Bapt dénonce les "thèses défendues" par le FN

Gérard Bapt, à l'origine de cette proposition, a rapidement répondu au vice-président UMP.  "Il rejoint les thèses défendues par le Front National, accuse le rapporteur de la mission santé à la commission des finances et rapporteur du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée.

On va s'attaquer en premier lieu, non pas aux familles aisées pour qui c'est de l'argent de poche, mais aux étrangers . Les économies attendues seraient marginales puisque toutes les autorisations de séjour sur notre territoire ne sont pas concernées par l'ouverture des droits sociaux." 

L'objectif affichée de la réforme des allocations familiales est de faire des économies pour ramener à l'équilibre la branche famille de la sécurité sociale, dont le besoin de financement est évalué à 2,2 milliards d'euros à l'horizon 2016.

Les allocations familiales restent versées à tous les foyers, sans condition de ressources, à partir du deuxième enfant, un principe auquel la droite et les associations familiales sont particulièrement attachées. 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
25 juillet 2013 00:02

 

"La dette publique moyenne dans la zone euro est passée de 88,2% du PIB à la fin de l’année 2012, à 92,2% à la fin du premier trimestre 2013.

La dette publique de l’UE tout entière est passée de 83,3 à 85,9% du PIB.

Elle ne doit pas dépasser 60% du PIB selon les critères de Maastricht, qui sont censés être respectés par tous les pays, tout particulièrement ceux de la zone euro. Or on constate que parmi les 13 pays (sur 27) qui ont une dette inférieure à 60% du PIB, 5 seulement font partie de l’eurozone (et que 9 de ces 13 pays sont d’anciens « pays de l’Est »).

Cinq pays ont une dette qui dépasse les 100% du PIB (Grèce, Italie, Portugal, Irlande, Belgique). La France est dans la moyenne de la zone euro : 91,9%.

En un an, seuls trois pays ont réduit leur dette. Ces trois pays étaient déjà en dessous des 60%..."

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
22 juillet 2013 23:12

Nouvelles pressions européennes sur la HongrieLe gouvernement conservateur hongrois dirigé par Viktor Orbán (photo ci-contre) a annoncé qu’il rembourserait avant la fin de l’année, avec un trimestre d’avance, la dernière tranche de 2,2 milliards d’euros du prêt de 20 milliards accordé par le FMI au gouvernement de la coalition socialiste-libérale en 2008.

La Hongrie avait alors été le premier pays de l’Union européenne à obtenir un prêt du FMI. En 2011, après des négociations infructueuses entre le gouvernement du Fidesz et le FMI, la Hongrie avait décidé de ne pas renouveler ce prêt et de se débrouiller seule pour remonter la pente après la gestion désastreuse de ses prédécesseurs.

Viktor Orbán avait ouvertement critiqué les conditions que le FMI voulait imposer à la Hongrie et il s’en était pris à l’institution internationale pour sa politique en Grèce, à Chypre et en Espagne.

Aujourd’hui, la Hongrie a renoué avec une croissance modeste, le chômage y est en légère baisse, à 10,5%, et la Commission européenne a abandonné en juin sa procédure pour déficits excessifs puisque le déficit des finances publiques a été ramené par le gouvernement du Fidesz en dessous de la barre des 3% du PIB. Le FMI a d’ailleurs reconnu lui-même récemment que ses politiques menées de concert avec l’Union européenne avaient contribué à aggraver la situation dans les pays d’Europe qui ont eu recours à son « aide », notamment en Grèce.

Les résultats économiques positifs obtenus par le Fidesz en Hongrie devraient inciter les gouvernements européens à la réflexion plutôt qu’à la critique car ils ont été accompagné d’une baisse drastique de l’impôt sur le revenu ramené à 16% quel que soit le niveau de revenu (principe de l’impôt linéaire, non progressif), d’un allégement de la fiscalité sur les PME et de la mise en place d’une politique familiale de grande ampleur : allègements fiscaux importants dès le premier enfant, et dont l’importance s’accroît en proportion du nombre d’enfants quel que soit le niveau de revenus, et également de nombreuses aides financières et matérielles.

Par ses mesures en faveur des familles introduites successivement depuis l’arrivée au pouvoir du Fidesz en 2010, le gouvernement conservateur hongrois souhaite réagir au désastre démographique auquel fait face le pays, avec un taux de fécondité de 1,21 enfant par femme en 2011 !

Pour compenser les pertes du budget, le Fidesz a accru la fiscalité de crise sur les grosses multinationales et notamment sur le secteur bancaire, le secteur des télécommunications, le secteur énergétique et la grande distribution. Le secteur bancaire en Hongrie, qui est aux mains des grandes banques internationales, est l’un des plus lourdement imposés en Europe. En dépit des cris d’alarme lancés par la gauche hongroise et européenne, la fuite des investisseurs n’a pas eu lieu après ces mesures de crise. Le constructeur automobile allemand Mercedes-Benz y a même inauguré une nouvelle usine l’année dernière, sa première nouvelle usine depuis 15 ans. La Hongrie se finance aujourd’hui seule sur les marchés et peut donc se payer le luxe de remercier le FMI et de lui faire savoir que son bureau de Budapest n’a plus lieu d’être.

Conscient que sa révolution fiscale et sa politique familiale ne peuvent être efficaces qu’en garantissant stabilité et visibilité sur le long terme, le Fidesz a mis à profit sa majorité des deux tiers au Parlement hongrois pour changer la constitution héritée du régime communiste et pour inscrire sa nouvelle fiscalité et ses mesures de soutien aux familles dans des lois « cardinales » rendues possibles par la nouvelle constitution, c’est-à-dire des lois qui ne pourront à l’avenir être amendées ou révoquées qu’à la majorité des deux tiers.

Si c’est un des reproches faits à la Hongrie dans le « rapport Tavares » adopté début juillet par le Parlement européen (voir l’article), les premiers signes du redressement économique et même démographique sont déjà au rendez-vous. Les traités européens ne permettent de toute façon pas à l’Union européenne d’imposer aux États membres leur politique fiscale et familiale ni de leur dire quelles sont les lois qui nécessitent une majorité simple et quelles sont celles qui requièrent une majorité qualifiée des deux tiers. Les gesticulations d’eurodéputés qui cherchent à se rendre intéressants aux yeux de leurs électeurs et celles de commissaires européens qui se rêvent ministres d’un gouvernement fédéral n’y changeront rien.

À titre de comparaison, en Pologne, autre pays d’Europe centrale dont la transition du communisme à la démocratie et à l’économie de marché s’est faite de manière incomplète et qui fait donc face au même genre de difficultés que la Hongrie, le gouvernement polonais libéral deDonald Tusk, qui a pris récemment un virage libertaire pro-LGBT et fédéraliste vanté par les grands médias et les institutions de l’Union européenne, vient d’annoncer qu’il lui fallait accroître son déficit budgétaire 2013 de plus du tiers, et faire passer ainsi le déficit des finances publics cette année de 3,9% à 4,4% du PIB.

Autre comparaison frappante : alors qu’en Pologne c’est désormais l’opposition conservatrice du PiS, dirigée par Jarosław Kaczyński, qui est en tête dans les sondages et que Donald Tusk est de plus en plus impopulaire, en Hongrie les enquêtes d’opinion donnent toujours au Fidesz une large avance sur tous les partis d’opposition. Le parti conservateur PiS se met même à croire à une majorité absolue au parlement polonais après les prochaines élections, ce qui n’est pas évident dans un pays où les élections législatives se font à la proportionnelle et où aucun parti n’a jamais obtenu la majorité absolue depuis la chute du communisme en 1990.

Une telle majorité permettrait au PiS polonais de suivre la voie des réformes politiques et économiques engagées par le Fidesz hongrois. Et aussi d’enrager encore plus la gauche européenne post-soixante-huitarde (à l’Ouest) et post-communiste (à l’Est) et ses alliés.

Du même auteur :
La Hongrie de Viktor Orbán pour exemple
Pologne : la tragédie de Smolensk et le scénario hongrois (interview avec le député du PiS Antoni Macierewicz, président de la Commission parlementaire polonaise qui enquête sur le crash de l’avion du président Lech Kaczyński à Smolensk)

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
21 juillet 2013 01:55
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 C'est peut-être à l'étranger la région qui comprend et suit le mieux ce qui se passe en France. Mais on peut  lire aussi ce type d'analyse journalistique dans bien d'autres journaux anglophones en Amérique du Nord. Il n'y a plus aucun respect de la France comme nation phare et encore moins de respect pour son président actuel insipide sinon incompétent et dangereux pour la France!

Le Québec analyse Hollande !
merci à Régine 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
20 juillet 2013 01:30

 

 

Patrimoine. Ce sont des ventes d’actifs dans les entreprises qui financeront le plan d’investissements d’avenir de l’État. EDF, GDF Suez, Aéroports de Paris, France Télécom ou Renault pourraient être concernées. Photo © AFP

 

Jean-Marc Ayrault a confirmé le 9 juillet que le plan d’investissements d’avenir du gouvernement de 12 milliards d’euros — sur dix ans — serait financé par la vente de participations de l’État dans certaines entreprises. Le premier ministre avait déjà évoqué cette hypothèse le 6 mai sur TF1, précisant qu’il s’agirait « d’entreprises publiques où le taux de participation de l’État est très important ». Une annonce qui intervient après la cession, en mars, de 3,12 % du capital de l’équipementier aéronautique Safran, pour un montant de 450 millions d’euros, et de 2,1 % d’EADS, en avril, pour 707 millions. Bercy a également annoncé, le 30 juin, la vente de 9,5 % du capital d’Aéroports de Paris.

L’opération a été menée conjointement avec le Fonds stratégique d’investissement et a permis de dégager 738 millions. L’État conserve la majorité dans le capital (50,63 %). S’il veut descendre au-dessous de la barre des 50 %, la loi de privatisation de 1986 lui imposera de passer devant le Parlement.

De 1986 à 2012, 92,5 milliards d’euros de participations ont déjà été cédés et l’État détient encore 62,5 milliards dans les entreprises cotées. Quelles pourraient être les prochaines ventes ?

EDF (84,4 % des parts) représente la principale participation de l’État dans une entreprise cotée. Mais le moment n’est pas opportun pour vendre. L’action, malgré sa récente remontée, vaut un peu moins de 20 euros, est bien loin de son niveau de 2007, où elle avait dépassé 85 euros. La cession de 1 % rapporterait environ 350 millions. En descendant au seuil minimal autorisé par la loi (70 %), l’État pourrait vendre 14,4 % de ses parts. Soit un peu plus de 5 milliards.

Les yeux se tournent également vers GDF Suez, détenue à hauteur de 36,7 % par l’État ; 3,4 % peuvent être cédés pour conserver la minorité de blocage (33,3 % plus une voix), ce qui lui permettrait, au cours actuel, d’obtenir 1,2 milliard. Ici encore, la période n’est pas idéale : le cours de l’action a été divisé par 2,5 depuis mai 2008.

L’État se priverait par ailleurs de 120 millions de dividendes annuels. Il pourrait encore se séparer d’une partie de ses 13,4 % d’actifs détenus dans France Télécom. Mais l’action a perdu 65 % en cinq ans et procure 270 euros de dividendes.

Vendre 5 % de participation rapporterait néanmoins un milliard. Renault constituerait aussi une cession intéressante. L’action a retrouvé son niveau de mi-2008 et les 15 % de ses titres valent 2,2 milliards. Il y a encore les 27 % d’actions de Safran restant à l’État, qui pèsent 4,2 milliards.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
19 juillet 2013 01:54
La Commission de surveillance de la Caisse des dépôts examine ce mercredi un projet de décret du gouvernement, qui prévoit de réallouer 25 milliards d'euros aux banques, sur le total de la collecte de l'épargne réglementée centralisée auprès de la Caisse.

Ce n’est pas ce qu’elles espéraient, mais c’est toujours ça de pris… Les banques françaises pourraient récupérer 25 milliards d’euros sur les sommes placées sur les livrets d’épargne réglementée (Livret A, Livret de Développement Durable (LDD) et Livret d’Epargne Populaire (LEP)) et centralisées auprès de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

C’est ce que prévoit un projet de décret du gouvernement qui doit être étudié ce mercredi 17 juillet par la Commission de surveillance de la CDC, et qui s’inscrit dans le cadre de

la réforme de l’épargne réglementée, annoncée il y a un an. La Commission de surveillance de la CDC rendra un avis consultatif, à la suite de quoi le projet de décret sera soumis au Conseil d’Etat, et sa publication pourrait intervenir dès le début du mois d’août.

Les banques veulent garder dans leur bilan une part plus importante de la collecte des livrets réglementés

Pour mémoire, si les banques distribuent le Livret A et le LDD, elles sont en revanche contraintes de rediriger 65% des sommes collectées vers le fonds d’épargne de la CDC, afin de permettre à cette dernière de financer les logements sociaux, la politique de la ville, les collectivités locales et autres missions d’intérêt général. Une proportion qui se monte à 70% dans le cas du LEP.

La réglementation dite de Bâle III – qui imposera aux banques de détenir davantage de fonds propres en face de leurs engagements les plus risqués – devant entrer en vigueur début 2014, les banques réclament la possibilité de garder dans leur bilan une part plus importante de la collecte des livrets réglementés. Surtout depuis que le relèvement des plafonds du Livret A et du LDD, en octobre 2012 puis début 2013, a poussé les Français à privilégier encore davantage ces supports, au détriment des livrets ordinaires et des dépôts à vue des banques.

Autre argument mis en avant par ces dernières : la CDC a de l’argent à ne plus savoir qu’en faire. De fait, alors que les fonds de l’épargne réglementée centralisés par la CDC s’élevaient à 255,5 milliards d’euros fin 2012, l’encours des crédits accordés par le fonds d’épargne de la Caisse n’excédait pas 147,1 milliards. Soit un excédent disponible de près de 110 milliards d’euros.

Les banques verront la commission que leur verse la CDC ramenée de 0,5% à 0,4%.

Les banques espéraient récupérer 50 milliards d’euros, sur les 234 milliards de collecte du Livret A et du LDD centralisés à la CDC. De son côté, la CDC n’entendait lâcher du lest que sur les 35 milliards du LEP, sa rémunération plus élevée (2,25% contre 1,75%) rendant les dépôts trop onéreux pour être utilisés sous forme de prêt.

Désireux de ménager la chèvre et le chou, le projet de décret du gouvernement prévoit de réorienter 25 milliards d’euros vers les banques, dont 15 milliards en provenance du Livret A et du LDD, et 10 milliards en provenance du LEP. En contrepartie, les banques verront la commission que leur verse la CDC pour la collecte ramenée de 0,5% (de la collecte) à 0,4%.

Enfin, le projet de décret prévoit un système « d’élastique » : si les dépôts centralisés à la CDC tombent à 135% - ou moins – de ses prêts (contre 173% aujourd’hui), la manne de 25 milliards d’euros consentie aux banques remontera automatiquement à… la CDC. 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
18 juillet 2013 02:56
bureaucratie

©-Franck-Boston Fotolia.com

Témoignage d’un internaute niçoise sur sur l’absurde et coûteuse complexité administrative.

Dans le cadre de recherches généalogique que je mène de concert avec des cousins, j’ai adressé une demande de copie d’acte de naissance de mon grand oncle Aramis né à Wattreloo en 1898. En effet son acte de décès (Courbevoie 1986) est partiellement faux, puisqu’il ne fait pas apparaître son premier mariage.

Je rentre sur le site de la mairie, service état civil, demande en ligne.

Le service ne marche pas.

Donc je téléphone et on me dit qu’il faut passer par internet, mais le service est en maintenance.

Quand le serveur fonctionne quelques jours après, il apparait que les actes datant de plus de 100 ans ne sont pas demandables en ligne.

Donc re-téléphone au service de l’état civil.

La femme qui m’a répondu a compris le problème, apparemment très dynamique.

Elle a enregistré et transmis ma demande au service des archives.

Une semaine plus tard, je reçois un email de ce dernier, me réclamant un chèque de 0,80 centimes !!! pour m’envoyer copie de l’acte.

Donc en passant par internet, c’est gratuit, mais le même acte demandé par une autre voie, devient payant.

Il n’est pas mentionné que les actes de plus de cent ans sont payants.

Le coût du timbre plus celui de l’enveloppe, cela représente quasiment le montant du chèque (sans compter son coût)

Les frais de traitement du chèque pour la mairie vont être bien supérieur aux 0,80 centimes réclamés.

Donc l’employé du service des archives a vérifié l’existence de l’acte de naissance.

Plutôt que d’en faire une copie et envoyer ça…en tarif groupé, il a refermé les archives, prit le temps de me répondre un email, assez long.

Après il faut que j’envoie le chèque, qui devra être traité par le service courrier, enregistré, puis déposé à la banque, entré en comptabilité, vérifié comme crédité.

L’information devra être transmise au service archives, qui devra réouvrir le dossier, faire la copie, et envoyer.

L’ensemble du processus coutera forcément bien plus cher que 0,80cm à la mairie.

En plus normalement, la copie des acte de naissance est gratuit.

Tout ceci est grotesque.

J’ai demandé à mon correspondant de me transmettre un RIB pour un virement: pas de réponse.

Il est bien évidemment pour moi hors de question d’envoyer un chèque de cette somme grotesque étant donné ce que nous rackette l’Etat avec les hausses d’impôts et prélèvements de toutes sortes.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
17 juillet 2013 02:35

 

La hausse des prix de l'électricité n'est pas inéluctable : permettre enfin une véritable concurrence et instaurer la transparence peuvent faire baisser les prix.

 

La hausse de 10% des tarifs EDF (5% au 1er août 2013, 5% en 2014) s'annonce douloureuse pour le portefeuille des Français. Sans même permettre de financer les besoins de notre parc nucléaire, ce renchérissement ne découle que de l’arbitraire politico-administratif. Les prix de l'électricité fixés par l’État sont absurdes dans un marché qui se prétend concurrentiel.

Pour commencer, notre facture d’électricité pourrait être diminuée d’environ 12% immédiatement : 1% tombe directement dans l’escarcelle du Comité d'Entreprises d’EDF administré par la CGT, soit 8 fois la dotation moyenne des CE de droit commun.

  Et 11 % de la facture vont à la CSPE, taxe à l’intérêt discutable destinée « à la cogénération et au développement des énergies renouvelables » (mais aussi la solidarité avec les territoires d'outre-mer dits "systèmes électriques insulaires"). L'Allemagne, qui a quelques années d'avance sur nous dans cette direction, fait face à un renchérissement brutal de l'électricité qui plonge plus de 600.000 familles dans la détresse énergétique. Pour une fois, ne pas suivre l'exemple allemand serait sage !

La majorité socialiste-écologiste veut augmenter le coût de l’énergie au travers de taxes pour forcer les Français à changer leurs comportements. Paradoxalement, élections obligent, le pouvoir souhaite limiter la hausse du prix de l’électricité qu’exigeraient les réalités économiques, l'évolution du prix des matières premières et la fin de vie de nos centrales nucléaires vieillissantes (100 à 120 milliards dans les 10 prochaines années) : quelle incohérence ! Au final, le prix de l’énergie relève d’un arbitraire préjudiciable aux ménages mais aussi aux entreprises qui ne peuvent anticiper les décisions politiques futures, instables et opaques, autour de l’énergie.

Le PLD souhaite rendre le prix de l’électricité transparent dans un marché concurrentiel offrant une énergie au meilleur prix. Le CE d’EDF doit s’aligner sur l’ensemble des CE. Nous demandons l’abandon de la CSPE, ruineuse et à l’utilité contestable.

Nous proposons de libérer totalement le prix de l’électricité sur un marché réellement concurrentiel en soulageant immédiatement, en compensation, la facture des consommateurs de ces 12% injustifiables.

À lire aussi :

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
16 juillet 2013 23:57

La publication du rapport de la Cour des comptes ce matin sonne comme un dépôt de bilan pour la gestion socialiste. Les magistrats de la rue Cambon déplorent que le déficit public soit plus élevé que ce qui était prévu, mettant clairement au jour les mensonges du Gouvernement qui ne fait rien pour rétablir des finances publiques saines. Ils dénoncent l'incurie des collectivités locales – socialistes elles aussi – qui dépensent de manière irresponsable.

Surtout, la Cour des comptes s'inquiète de l'avenir et insiste, dans un appel à la raison, pour que le Gouvernement cesse d'augmenter les impôts et s'attaque enfin à la réduction de la dépense publique.

Le rapport de la Cour des comptes est rendu public alors que l'Europe entière fait des efforts. Le Gouvernement britannique a annoncé hier la suppression de 144 000 postes dans la fonction publique. Au même moment, à Paris, notre Ministre de l'Education nationale annonçait lui la création de 10 000 postes supplémentaires, sans autre justification qu'un électoralisme effronté !

On savait que les comptes publics n'étaient pas gérés et ne suivaient aucun cap, le Ministre du budget ayant récemment changé et ses collègues se livrant à un concours de dépenses. La publication de ce rapport de la Cour des comptes résonne comme un désaveu de la politique de François Hollande.

 
La publication du rapport de la Cour des comptes doit surtout être un sursaut. Il doit enfin susciter une prise de conscience parmi nos dirigeants : il faut réduire la taille de l'Etat qui étouffe l'économie, il faut réduire la dépense publique qui évince l'initiative privée, il faut soulager la fiscalité qui assomme les contribuables.

Il est temps que les élus réalisent que l'argent public n'est pas une manne magique, mais qu'il a été gagné par le travail des contribuables et que c'est à eux qu'il appartient ! Il est temps qu'en France, la collectivité nationale et les collectivités locales se serrent la ceinture au lieu d'accabler les Français : il faut enfin avoir le courage de baisser le budget de l'Etat, de supprimer des postes de fonctionnaires, d'imposer des critères d'efficacité au service public, de réduire les impôts !

La Cour des comptes vient de lancer un pavé dans le débat public, il faut le saisir pour faire la révolution économique et entamer la rupture dont la France a besoin.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
15 juillet 2013 01:10

Ce dimanche 7 juillet, lors des "Rencontres d’Aix-en-Provence", organisées par le think-tank "Le Cercle des Économistes", le Ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, s'est fait huer par un amphi rempli d'économistes distingués.

 
Par Charles Sannat.

À Aix-en-Provence se réunit tous les ans un tas d’économistes très sérieux qui font partie des grands médias, des grandes banques, des grandes universités et tout le tintouin. Des vrais sérieux. Bref, je ne sais pas si vous avez remarqué mais en général sérieux, langue de bois et politiquement correct sont des notions qui marchent ensemble, surtout si vous souhaitez garder votre place et votre fiche de paie bien grasse de la fin du mois. Mieux vaut savoir se taire et brosser nos élites dans le sens du poil.

C’est la première fois de ma vie que je vois et j’entends le Ministre de l’Économie se faire huer de la sorte par l’élite économique de notre pays.

C’est évidemment une très bonne chose mais cela révèle surtout le fossé immense, béant qui existe désormais entre un gouvernement d’une incompétence crasse et fondamentalement idéologue, subissant la situation sans aucune politique et les corps intermédiaires qui font tourner notre pays et les classes moyennes qui s’effondrent sous la double pression du chômage et des augmentations d’impôts.

Alors nous avons eu droit à un Moscovici pathétique expliquant sans convaincre que les hommes politiques et les économistes ne font pas le même métier…

Cette phrase, qui a provoqué également un petit moment d’hilarité dans la salle, prouve s’il en était encore besoin la bêtise de nos ministres qui décidément n’ont strictement rien compris au film qui se déroule sous leurs yeux.

Car Monsieur Moscovici, sachez que désormais, et depuis maintenant quelques années, c’est bien le poids d’une économie hypertrophiée et dans tous ses domaines qui conditionne fondamentalement tout acte politique. Sachez Monsieur le « ministre » avec un tout petit « m » que toute politique ne peut plus se définir par essence même que par rapport à l’économie. Nous pouvons mener une politique avec, une politique contre, une politique pour des systèmes économiques.

Depuis plus de 10 ans, ce gouvernement, comme ceux qui l’ont précédé, accompagne le développement d’un système économique et d’intérêts financiers privés en ayant abdiqué totalement toutes les prérogatives politiques, démocratiques et de souveraineté attachées aux mandats électifs confiés par les peuples.

Comment pouvez-vous dire que politiques et économistes ne font pas le même métier alors que tous les faits prouvent et montrent indubitablement que notre classe politique ne fait plus que servir la soupe à des groupes de pressions organisés sous forme de lobbies dans l’opacité la plus totale en étant, dans bien trop d’exemples, soumis à des conflits d’intérêt, dont le dernier en date touche ni plus ni moins que le Président Hollande, parfaitement "normal" dans ce monde d’argent et d’appât du gain dans la mesure où l’une de ses plus proches collaboratrices serait l’épouse du patron d’un très grand groupe français qui fabrique des tubes pour l’exploitation gazière et pétrolière… D’où la sortie de Madame Batho sur l’exploitation des gaz de schiste dans notre pays.

Nous n’envoyons presque plus de jeunes gens mourir dans des tranchées (ce qui constitue un progrès) mais comme le disait Mitterrand, la guerre est devenue économique et ses victimes sont les chômeurs et les peuples qui s’appauvrissent chaque jour qui passe pour conforter les bénéfices d’une petite caste de moins en moins nombreuse.

Aujourd’hui, plus que jamais dans l’histoire de humanité, la politique est devenue économique. Les politiques doivent reprendre en main l’économie et ne pas céder la politique et la démocratie à des intérêts privés. C’est pourtant ce qui se passe depuis trop longtemps. C’est ce qui explique notre incapacité collective à apporter des réponses à cette crise qui non seulement n’en finit pas (n’en déplaise à François Hollande) mais qui, on peut le prévoir sans se tromper, va s’aggraver, avec des conséquences sociales et sociétales dont nos concitoyens bercés d’illusions n’imaginent pas un seul instant l’ampleur des conséquences qu’ils devront affronter… et des drames qu’ils risquent de subir.

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Sur le web.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
15 juillet 2013 00:53


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La rémunération de ce placement devrait passer de 1,75 % à 1 % ou 1,25 %. Du jamais-vu.

Les épargnants connaîtront vraisemblablement ce jeudi le nouveau taux du livret A. Nombre d’entre eux risquent d’être déçus, car, pour la deuxième fois cette année, la rémunération du placement qu’ils plébiscitent diminuera le 1er août.

 

Cette fois, la baisse risque d’être au moins aussi forte qu’en février, lorsque le taux des livrets d’épargne réglementée (livret A, LDD, livret Bleu) est passé de 2,25 % à 1,75 %. Depuis deux semaines, les pouvoirs publics préparent les esprits, en multipliant les déclarations sur le sujet. Jean-Pierre Jouyet, le directeur général de la Caisse des dépôts, affirmait dimanche dans les colonnes du Journal du dimanche que «si l’on raisonne de façon mécanique, on devrait descendre entre 1 % et 1,25 %». Le lendemain, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, lui emboîtait le pas: «Le taux du livret A devrait se situer dans le bas d’une fourchette de 1 % à 1,25 %, voire un peu plus bas», si l’on applique la formule de calcul. La règle prévoit en effet que le rendement du livret A doit être calculé en fonction de l’inflation (hors tabac), majorée d’un quart de point.

Inflation très basse

Or, les prix à la consommation (hors tabac) sont restés très sages en juin. Ce jeudi, les chiffres de l’inflation ont été publiés par l’Insee. Hors tabac, l’inflation atteint 0,8% sur un an. La formule inscrite dans l’arrêté du 29 janvier 2008 prévoit que le rendement du Livret A doit être calculé soit en intégrant à la fois les taux des prêts entre banques (marché interbancaire) et l’inflation, soit en ne retenant que la seule inflation, selon la solution qui offre le meilleur taux. Les taux des prêts entre banques étant à leurs plus bas niveaux historiques, l’utilisation du seul chiffre de l’inflation majoré d’un quart de point, comme le prévoit l’arrêté, donne 1,05%. Le texte prévoit d’arrondir au quart de point le plus proche, ce qui amène à 1,0%, soit bien loin des 1,75% actuels. Si le gouverneur de la Banque de France décide d’appliquer à la lettre la formule, sa décision s’impose. S’il souhaite y déroger, la décision sera alors tranchée par le ministre de l’Economie.

La rémunération de ce placement presque bicentenaire (créé en 1818) serait alors historiquement faible. En 2009, elle avait pour la première fois touché un plancher à 1,25 %. Le gouverneur de la Banque de France a indiqué que la recommandation qu’il ferait au ministre de l’Économie serait inspirée par deux considérations: «La première, c’est de faire ce qu’il faut pour avoir un impact significatif sur la croissance et sur l’emploi. L’autre objectif, c’est celui d’assurer le maintien du pouvoir d’achat de l’épargne.»

Mais la fixation des taux des livrets d’épargne réglementée dépasse traditionnellement la stricte arithmétique. Bercy devrait donc décider d’amortir le choc de cette baisse, en n’appliquant pas à la lettre la formule. Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a ainsi assuré qu’il veillerait à ce que «le pouvoir d’achat du livret A soit préservé». Mais sa marge de manœuvre reste limitée. In fine, le livret A pourrait donc rapporter 1 % ou plus vraisemblablement 1,25 %. «Les autorités craignent peut-être qu’un taux de rendement trop faible provoque un choc de confiance important chez les épargnants», avance Cyril Blesson.

D’autant que les ménages ont largement profité de la hausse du plafond de versement du livret A (22.950 euros) et du LDD (12.000 euros). L’an dernier, ils ont placé 55,3 milliards sur leur livret A et LDD, dont 37,3 milliards sur le seul dernier trimestre. La baisse des taux de rémunération de l’assurance-vie ou des OPCVM monétaires dans un environnement de taux de marché très bas, de même que la hausse de la fiscalité sur les autres produits d’épargne a contribué à la flambée de la collecte, note l’Observatoire de l’épargne réglementée. Mais les épargnants pourraient à l’avenir placer moins d’argent sur leur livret A ou de LDD. «Ils ne devraient pas pour autant retirer leur épargne, car les autres placements de trésorerie rapporteront toujours moins que le livret A», estime Cyril Blesson.

 

 

 

 

Source : Le Figaro / Le Huffington Post

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
12 juillet 2013 02:50

La baisse des dépenses de 28 milliards en deux ans ne suffira pas à tenir le déficit.

Alors qu'a eu lieu mardi le débat d'orientation sur les finances publiques de 2014 à l'Assemblée, le gouvernement se défend de toute irresponsabilité budgétaire. S'il fait le choix de ne pas colmater les brèches apparues en 2013 par rapport à ses prévisions, c'est pour «ne pas ajouter l'austérité à la récession», selon l'expression favorite du ministre de l'Économie, Pierre Moscovici. Dit autrement, les moins-values de recettes liées à la mauvaise conjoncture ne seront pas compensées cette année par un tour de vis fiscal, comme l'a confirmé François Hollande lundi à Ouest France.

L'effort à fournir -par hausse d'impôt ou coupe de dépenses- aurait en effet été conséquent: 13 milliards d'euros, selon les récentes évaluations de la Cour des comptes. Voire même 20 milliards, selon l'estimation des députés de l'opposition dévoilée il y a une semaine. En outre, le ballon d'oxygène offert par la Commission européenne, donnant à Paris jusqu'à 2015 pour ramener son déficit public sous la barre des 3%, permet d'éviter un tel effort.

Reste que ce report accroît l'intensité des efforts qu'il va falloir faire en 2014 pour tenir les engagements. C'est «reculer pour mieux sauter», tonnent déjà certains dans l'opposition. L'exécutif ne rentre pas pour l'instant dans cette subtilité, se contentant de répéter que «la première année, nous avons baissé le déficit avec deux tiers de prélèvements et un tiers d'économies; l'année prochaine, nous ferons un tiers de prélèvements et deux tiers d'économies». Soit un total de 14 milliards d'économies à dégager en 2014, puis en 2015, a précisé hier Pierre Moscovici. Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a de son côté indiqué que les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales réunies) augmenteraient parallèlement de 6 milliards d'euros l'an prochain.

Hausse de la TVA

Mais il va falloir aussi compenser les mesures fiscales dont les effets budgétaires disparaissent ou se réduisent dès 2014. Le choc s'annonce donc rude, d'autant qu'il intervient après une hausse de prélèvements de 22 milliards en 2012 et de 33 en 2013. Ce sont donc en réalité, toujours d'après la Bernard Cazeneuve, 12 milliards de recettes que Bercy va devoir trouver en 2014 pour bâtir les budgets de l'État et de la Sécurité sociale. Les ménages sont déjà certains de subir une hausse d'au moins 6,6 milliards de la TVA. Fin 2012, le Parlement a décidé que, pour financer un tiers du crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), le taux normal passerait de 19,6% à 20%, le taux intermédiaire de 7% à 10%, tandis que le taux réduit baisserait de 5,5% à 5%. Aujourd'hui, certains députés, comme le rapporteur PS du budget Christian Eckert, plaident pour que la potion soit alourdie.

Autres prélèvements déjà annoncés, qui rapporteront un milliard chacun: la baisse de 2000 à 1500 euros du plafond du quotient familial et la hausse des cotisations aux régimes complémentaires de retraite. Et ce, sans compter un relèvement des cotisations retraite de base qui pourrait être décidé à l'automne dans le cadre de la réforme à venir… Mais en plus de cette facture, les ménages peuvent aussi s'attendre à un nouveau rognage des avantages de l'assurance-vie et à des coups de canif dans les niches fiscales et sociales.

Les entreprises bénéficieront certes en 2014 de la ristourne due au CICE. Mais le gouvernement veut que ce soient elles qui colmatent le trou de 6 milliards lié à la baisse des rendements de certaines mesures. Les grandes entreprises, qui utilisent davantage certains dispositifs, sont particulièrement dans le collimateur. Comme l'a annoncé Bernard Cazeneuve, le budget 2014 comportera également des mesures de fiscalité écologique. Enfin, le gouvernement compte récolter 2,5 milliards de plus grâce à la lutte contre la fraude fiscale. Pas vraiment le grand soir fiscal réclamé par la gauche de la gauche mais une nouvelle potion amère pour les ménages et les entreprises…

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
12 juillet 2013 02:36

Les députés et l’ensemble du personnel du Parlement européen, à Strasbourg et à Bruxelles, ont découvert récemment que l’ensemble du système de téléphonie de l’institution avait été remplacé par du matériel ultramoderne… de fabrication américaine.Une nouveauté qui serait sans doute passée inaperçue si les révélations du consultant Edward Snowden n’avaient confirmé que les institutions européennes étaient particulièrement ciblées par l’Agence nationale de sécurité américaine (NSA), au travers de géants de l’Internet.

L’appel d’offres du Parlement – Telsis lot 2 – publié le 9 avril 2011 a été remporté par la filiale belge de British Telecom (BT) et « il a été démontré que la solution la plus avantageuse » pour l’équipement était celle de l’entreprise californienne Cisco, l’un des leaders mondiaux sur le marché de la téléphonie sur réseaux IP.

Certains députés s’étonneront d’abord qu’une institution européenne se soit dotée de matériel « made in USA ». « Conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce, le Parlement ne pouvait utiliser comme critère de choix le pays d’origine du matériel dans l’appel d’offres », réplique l’administration.

Le 7 juin, le quotidien britannique The Guardian avait cité Cisco comme l’un des fournisseurs de routeurs du trafic de données immédiatement exploitables par les services de renseignement.

Article complet sur LeMonde

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
11 juillet 2013 02:00

François Hollande avait promis, pour mobiliser la gauche, de taxer les contribuables les plus riches à hauteur de 75%. Mais, à la différence du mariage homosexuel, cette promesse a fait long feu.
Par contre, F. Hollande est bien devenu Monsieur 75%… d’opinions défavorables ! Une première sous la Ve République. M.G.

 

Plus de 75% des Français inquiets pour leur avenir

79% : c’est le mauvais moral des Français mesuré par l’indicateur synthétique de confiance des ménages de l’INSEE, soit son plus bas historique depuis la création de l’indicateur en 1972 (Les Echos du 29 mai 2013).

77% des personnes interrogées se disent « moins confiantes » concernant l’avenir économique de la France (baromètre de l’économie BVA/Axys Consultants des 28 et 29 mars 2013).

66% des personnes interrogées estiment que la France ne sortira pas de la crise avant 2015 (sondage CSA/BFM TV des 23 et 24 avril 2013).

72% des personnes interrogées estiment que leurs enfants à leur âge vivront moins bienqu’elles (sondage européen Ipsos/CGI/Publicis du 14 mars au 7 avril 2013).

76% des personnes interrogées disent ne pas faire confiance « au gouvernement pour assurer l’avenir des retraites » et 71% se déclarent inquiètes pour leur niveau de vie (sondage Ipsos /Union mutualiste retraite /Liaisons sociales des 12 et 13 avril 2013) ; 83% des personnes interrogées et 76% des 18 à 24 ans se déclarent inquiets pour leur retraite (institut CSA /L’HumanitéLes Echos du 21 juin 2013).

Une défiance croissante vis-à-vis du Système institutionnel

77% des personnes interrogées estiment que le personnel politique est corrompu ; le sentiment de « dégoût » vis-à-vis de la classe politique a progressé de 13 points en 3 ans(sondage Opinion Way/LCI/Le Figaro des 4 et 5 avril 2013).

75% des personnes interrogées jugent l’Union européenne inefficace (enquête BVA/Le Parisien/IRIS des 14 et 15 février 2013).

Seules 29% des personnes interrogées trouvent F. Hollande « compétent » mais 54% ne regrettent pas N. Sarkozy pour autant (sondage CSA/RTL des 26 et 27 mars 2013).

84% des personnes interrogées sont opposées au port du voile ou du foulard islamique en travaillant dans des lieux privés accueillant du public (sondage Ifop/Dimanche Ouest Francedes 19 et 21 mars 2013, soit après l’annulation par la Cour de cassation du licenciement d’une employée voilée de la crèche Baby Loup).

François Hollande, le second tant pire

74% des personnes interrogées sont « mécontentes » de l’action de F. Hollande (enquête Opinion Way/Le Figaro/LCI des 16 et 17 avril 2013).

26% seulement des personnes interrogées se déclarent satisfaites de F. Hollande (baromètre Ipsos/Le Point des 5 et 6 avril 2013) ; 24% selon le baromètre TNS Sofres/Le Figaro Magazine du 24 au 27 avril 2013soit un record de faiblesse au bout d’un an de mandat ; 26% selon le baromètre Ifop/Le Journal du dimanche du 14 au 22 juin 2013.

73% des personnes interrogées ne perçoivent pas de changement en France depuis l’élection de F. Hollande (baromètre Clai-Métro-LCI /Opinion Way du 2 au 7 mai 2013).

67% des personnes interrogées déclarent ne pas faire confiance à F. Hollande pour « affronter efficacement les principaux problèmes » (baromètre CSA/Les Echos des 2 et 3 avril 2013). Dans le même baromètre sa cote de confiance s’établit à 29%, soit un score inférieur au plus mauvais de N. Sarkozy en mars 2011.

Seules 15% des personnes interrogées se déclarent favorables à une augmentation de 10% des impôts et taxes (sondage Ipsos/CGI Business consulting du 15 au 20 mars 2013).

Michel Geoffroy

Voir ou revoir :
Et si l’on donnait la parole aux Français ? (I)
Et si l’on donnait la parole aux Français ? (II)
Et si l’on donnait la parole aux Français ? (III)
Et si l’on donnait encore une fois la parole aux Français ? (IV)
Et si l’on donnait encore une fois la parole aux Français ? (V)
Et si l’on donnait la parole aux Français (VI)
Et si l’on donnait la parole aux Français (VII)

Source : Polémia.

Crédit photo : Parti socialiste, via Flickr (cc).

[cc] Novopress.info, 2013. Les dépêches de Novopress sont libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d'origine. La licence creative commons ne s'applique pas aux articles repris depuis d'autres sites [http://fr.novopress.info/]

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
10 juillet 2013 01:40

Le marché du travail est un marché qui est fortement réglementé partout dans le monde. L’ampleur de cette réglementation varie d’un pays à l’autre, mais en général on y retrouve certains des éléments suivants :

  • Salaire minimum
  • Nécessité d’obtenir un permis de travail
  • Avantages sociaux obligatoires
  • Indemnités de licenciement
  • Restrictions sur les mises à pied et délais d’avis
  • Adhésion forcée à un syndicat
  • Limitations des heures d’ouvertures des commerces
  • Assurance-chômage et autres indemnités.

Sans nécessairement m’opposer à ces lois, il faut réaliser que celles-ci augmentent considérablement le coût de la main d’oeuvre. Si on prend le Brésil par exemple, un pays qui se situe en milieu de peloton quant à la flexibilité de son marché du travail, les avantages sociaux atteignent en moyenne 66% du salaire. Lorsque le coût de quelque chose augmente, la demande diminue. Le travail n’échappe pas à cette loi, c’est pourquoi ces mesures contribuent au chômage.

 L’effet pervers du salaire minimum

Par exemple, le salaire minimum agit comme un prix plancher; c’est-à-dire qu’il force un certain type de travailleurs, en l’occurrence ceux ayant un faible niveau de compétence, à demander un salaire plus élevé que ce qu’on serait prêt à leur payer pour leur travail.

Les prix planchers font en sorte de faire augmenter l’offre et de faire réduire la demande, créant ainsi un surplus. Étant plus élevé que le salaire du marché pour un travailleur sans compétence ni expérience, le salaire minimum fait en sorte d’attirer certaines personnes sur le marché du travail (par exemple des décrocheurs scolaires), mais il fait aussi en sorte de faire augmenter les coûts des entreprises qui emploient ces travailleurs, qui par conséquent en embaucheront moins. Donc, le salaire minimum augmente l’offre de travailleurs de ce type, tout en en réduisant la demande. Cette situation crée un surplus; et sur le marché du travail, un surplus se traduit par une augmentation du chômage. Le salaire minimum peut donc faire augmenter le chômage.

À l’été 2007, le salaire minimum a augmenté de $0.70 aux États-Unis pour atteindre $5.85/heure. L’été suivant, il a augmenté à $6.55 and et en juillet 2010 à $7.25. Je ne m’oppose pas à ce que ces gens puissent avoir de meilleurs revenus et un niveau de vie plus décent (bien que j’aimerais qu’ils le fassent en suivant de la formation, en améliorant leurs compétences et en acquérant de l’expérience), il n’en demeure pas moins que le prix de la main d’oeuvre non-qualifiée a augmenté de +41% en deux ans. Le taux de chômage total a presque atteint 20% par la suite. Un part de cette augmentation est attribuable au marasme économique qui prévalait à l’époque, mais il n’en demeure pas moins que ces augmentations ont nuit à l’emploi.

Lorsque le prix de quelque chose augmente autant, il est normal qu’on en utilise moins, surtout durant une récession. Lorsque le prix demandé pour un bien est plus élevé que ce que vous pouvez vous permettre, vous ne l’achetez pas. Le salaire minimum a donc forcé ces gens à augmenter le prix auquel ils offrent leur travail et les employeurs n’ont pas pu suivre. Devrions-nous êtres surpris du taux de chômage élevé qui a prévalut par la suite aux États-Unis?

D’ailleurs, le salaire minimum, réservé aux emplois à faible compétence, n’est généralement qu’une situation temporaire dans la vie d’un individu. Aux États-Unis, environ 66% des travailleurs au salaire minimum en vienne à gagner plus que le salaire minimum après un an. Environ 38% des travailleurs au salaire minimum sont des adolescents vivant chez leurs parents. Plus de 97% de tous les travailleurs américains gagnent plus que le salaire minimum dès l’âge de 30 ans.

Il y a des études qui tentent de démontrer que le salaire minimum n’a pas d’effet négatifs sur l’emploi, voire même qu’il a des effets positifs. Étrangement, ces études concluent qu’une hausse du salaire minimum attire plus de gens sur le marché du travail ce qui permet aux entreprises de combler des pénuries de main d’oeuvre et permet aux entreprises de réduire leurs coûts en abaissant leur taux de roulement de personnel.

Cette hypothèse impliquerait que le salaire optimal pour les profits serait parfois plus élevé que le salaire minimum, mais que l’employeur préfère s’en tenir au salaire minimum, qui crée une sorte de balise ou d’ancre (« anchor bias »). L’employeur se retrouve donc à sous-payer ses employés comparativement à ce qu’ils valent sur le marché ce qui lui cause des manques de main d’oeuvre et un taux de roulement élevé. Ce biais est un phénomène souvent attribué au salaire minimum et aux contrôles de prix en général. Donc, dans ce cas, la hausse du salaire minimum vient en quelque sorte atténuer ce biais en rapprochant le salaire minimum du salaire de marché… Autrement dit, cet ajustement corrige une faille causée par l’existence même du salaire minimum! Sans le salaire minimum, les employeurs offriraient des salaires plus élevés qui leur permettraient de combler tous les postes vacants et d’obtenir un taux de roulement satisfaisant, sans être influencés par cette balise et sans s’imaginer (faussement) que cela diminuerait leur compétitivité.

En général, il n’est pas surprenant de voir que le salaire minimum a un effet limité sur l’emploi dans la mesure où il est suffisamment bas. La plupart des gens seront d’accord pour dire que si le salaire minimum était relevé à $50/heure au Québec, les effets sur l’emploi seraient significativement négatifs. Mais augmenter le salaire minimum de $9.50 à $10.45 par exemple, soit 10%, ne changerait pas grand chose aux coûts d’opération de la plupart des entreprises et donc n’aurait pas de conséquences significatives sur l’emploi. Pour une entreprise dont 40% des coûts sont de la main d’œuvre et dont 30% de la main d’œuvre est au salaire minimum, cela représente une hausse de seulement 1.2% des coûts totaux…pas de quoi déclencher une restructuration.

Il y a cependant deux questions importantes à considérer quant au salaire minimum qui ne sont couvertes par aucune étude à ce jour :

1) Est-ce qu’un salaire minimum plus élevé favorise le décrochage scolaire plus hâtif?

2) Est-ce que l’abolition ou la baisse du salaire minimum permettrait à certains emplois d’exister ou de sortir du marché noir?

… mais il est pratiquement impossible de le mesurer à défaut d’avoir accès à un univers parallèle.

L’effet pervers des indemnités de licenciement

Dans le même ordre d’idée, les indemnités de licenciement élevées et les longs délais d’avis requis avant les mises à pied rendent le congédiement d’un employé plus difficile et plus coûteux. Dans ce contexte, l’employeur est réticent à embaucher de nouveaux employés puisqu’il sait que si les affaires prennent une mauvaise tournure, il aura de la difficulté à licencier des employés pour éviter la faillite. Il utilisera davantage d’employés temporaires et à temps partiel. Ces règlements contribuent donc aussi au chômage. Cette réticence à embaucher sera d’autant plus accentuée si les coûts d’embauche sont élevés.

Dans la plupart des pays industrialisés, une assurance-santé est offerte par l’employeur et constitue une forme de rémunération. La raison de cette situation est qu’à une certaine époque, les contrôles de prix imposés par le gouvernement empêchaient les employeurs d’augmenter les salaires. Les assurances devinrent donc une manière de contourner la loi pour arriver à conserver ou à attirer des employés parmi les plus compétents. Ces avantages sociaux devinrent une manière de bonifier le salaire et ce système perdure encore aujourd’hui. De nos jours, les travailleurs auraient peut-être avantage à désarrimer leur assurance-santé de leur emploi car une telle façon de faire réduit énormément la flexibilité du marché du travail et le dynamisme de l’économie. Pourquoi ? Parce que certaines personnes hésiteraient moins à quitter leur emploi (perdant ainsi leur assurance-santé) pour démarrer une entreprise en raison de l’incertitude ainsi occasionnée (surtout aux États-Unis où de telles assurances couvrent la majorité des coûts de soins de santé).

Effet de latence et flexibilité

Le graphique suivant présente le taux de chômage de 30 pays industrialisés (OCDE) classés en deux groupes : l’un est composé des pays ayant un marché du travail flexible alors que l’autre comprend les pays avec un marché du travail non-flexible. Le classement a été élaboré selon le Rapport 2012-2013 sur la Compétitivité Globale du Forum Économique Mondial et est basé sur la flexibilité des salaires, la rigidité du travail, la libéralité des pratiques d’embauche et de mise-à-pied, ainsi que les coûts de mise-à-pied.

On peut voir que les pays avec un marché du travail non-flexible ont un taux de chômage constamment plus élevé que ceux qui ont un marché du travail plus flexible. L’écart moyen sur 22 ans est de 1.6%.

Flexibilité1

Et si on ne prend que le premier et le dernier quintile quant à la flexibilité du marché du travail, on obtient un résultat encore plus probant, soit que l’écart moyen de taux de chômage sur 22 ans est de 2.7%. C’est énorme !

Flexibilité2

Ainsi, plus le marché du travail est flexible (c’est-à-dire moins règlementé), moins le chômage sera élevé.

En novembre 2009, l’hebdomadaire The Economist a publié un article intéressant qui faisait un lien entre l’augmentation du taux de chômage et la flexibilité du marché du travail dans différents pays. L’article visait à démontrer l’efficacité des « stabilisateurs économiques », tels que l’assurance-chômage, durant les récession.

Les chiffres démontrent effectivement que les pays Européens, où le marché du travail est moins flexible et où l’assurance-chômage est plus généreuse, ont vu leur taux de chômage augmenter moins que les pays où le marché du travail est plus flexible, c’est-à-dire où il est plus facile et moins coûteux de mettre les gens à pied, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne (voir graphique ci-bas).

L’un des mécanismes utilisés, notamment par l’Allemagne, consiste à subventionner les salaires des employés qui ont vu leurs heures coupées à cause de la récession, ce qui incite les entreprises à couper des heures plutôt qu’à renvoyer leurs employés. D’autres, comme la Suède, permettent aux firmes de différer le paiement de sécurité sociale à plus tard, ce qui leur permet d’améliorer leurs flux monétaires temporairement. Les autres pays reconnus pour ce genre d’interventions sur le marché du travail sont la France et les Pays-Bas.

Ainsi, durant la récession qui a suivi la crise financière de 2008 allant jusqu’en novembre 2009, le taux de chômage de la Zone-Euro n’a augmenté que de +2.6%, relativement à +5.4% pour les États-Unis et +2.7% pour la Grande-Bretagne. En apparence, la formule européenne semble avoir mieux fonctionné durant la récession.

Ce qu’il faut observer par contre est que le taux de chômage d’avant la crise aux États-Unis était de 4.4%, en Grande-Bretagne il était de 5.2% , alors qu’en Zone-Euro il était de 7.1%. Le taux de chômage actuel (au moment de la parution) était de 9.8% aux États-Unis, 7.9% en Grande-Bretagne et 9.7% en Zone-Euro (8.1% en Allemagne, 8.3% en Suède et 10.0% en France).

Ainsi, il semble que durant les périodes de croissance, le taux de chômage soit significativement supérieur dans les pays où le marché du travail est inflexible et où il y a des stabilizateurs économiques, et que durant les récessions, les taux de chômages sont similaires pour les deux…

Cette situation fut aussi observée au Canada. Entre 2007 et 2010, les provinces ayant le marché du travail le moins flexible (Québec et Maritimes) ont vu leur taux de chômage augmenter moins que les autres (Alberta, Colombie-Britannique), même si celles-ci ont augmenté leur salaire minimum davantage entre temps.

Il est vrai que ces stabilisateurs amortissent le choc de la récession, mais ils empêchent la récession de faire son travail. Ils font en sorte de faire perdurer les causes fondamentales de la récession. Ils bloquent le flux de ressources humaines entre les industries où il y a de la sous-capacité et celles où il y a de la surcapacité; des industries mourantes vers les industries naissantes et prometteuses. Ils font en sorte d’allonger la période de marasme économique et de ralentir la reprise; c’est pourquoi ces pays qui ont des stabilisateurs économiques accrus et un marché du travail inflexible se retrouvent avec une économie qui croît moins vite et qui maintient un taux de chômage plus élevé tout au long du cycle économique. D’ailleurs, le taux de chômage européen a continuer d’augmenter par la suite, alors que celui des États-Unis s’est stabilisé et a commencé à diminuer.

En somme, il est vrai que ces interventions sur le marché du travail stabilisent quelque peu le taux de chômage durant les récessions, mais le coût économique à long terme de cette stabilité est très élevé.

Les pays Nordiques

Au niveau de la flexibilité du marché du travail, il y a d’énormes différences entre le Danemark et les autres pays Scandinaves. Le Danemark se classe 10e sur 144 pays (par le World Economic Forum), alors que la Norvège se classe 63e, la Finlande 68e et la Suède 92e. Les États-Unis sont 13e et le Canada 9e.

Pourquoi une telle différence entre le Danemark et les autres? À cause de la « flexi-sécurité ». Cette politique permet une grande facilité de licenciement pour les entreprises (volet flexibilité) et des indemnités longues et importantes pour les salariés licenciés (volet sécurité). Les chômeurs ont aussi de fortes incitations à reprendre un emploi (obligations de formation, suivi, sanctions financières, etc). En dix ans, le Danemark a réussi à diviser son taux de chômage de moitié et le temps de chômage est très court (ces réformes ont été introduites entre 1994 et 1996). Entre 1994 et 2011, l’écart entre le taux de chômage du Danemark et celui de la Suède et de la Finlande a été en moyenne de 3.1%.

Au niveau de l’assurance-chômage, pour avoir accès à des revenus décents en cas de perte d’emploi, les Suédois doivent souscrire à un fonds autonome d’assurance chômage privé, on en compte une trentaine en Suède. L’adhésion à ces fonds d’assurance privés se fait sur une base volontaire. La prime payée varie en fonction du risque que vous avez de perdre votre emploi.  Ces fonds d’assurance chômage se concurrencent les uns les autres et  il est possible d’augmenter la qualité de sa couverture.

Par ailleurs, plusieurs de ces pays n’ont pas de code du travail, ni de salaire minimum, ni de durée légale du travail. Les pays Scandinaves encouragent les départs à la retraite tardifs; en Suède, les aides de l’État sont supprimées pour les retraites avant 65 ans. De plus, les pays Scandinaves affichent des taux de syndicalisation très élevés, mais les pouvoirs des syndicats y sont plus limités qu’au Québec. Leur attitude est plus collaboratrice et les grèves sont très rares.

Lorsqu’on regarde les chiffres, on constate trois choses : 1) en raison de la rigidité de leur marché du travail, les pays Scandinaves ont souffert de taux de chômage nettement supérieurs au reste de l’OCDE; 2) ce sont surtout la Finlande et la Suède qui sont les moins flexibles et qui ont eu les taux de chômages les plus élevés; 3) le Danemark quant à lui, grâce à sa flexi-sécurité, a bénéficié de taux de chômage très inférieurs à la moyenne de l’OCDE.

Leur marché du travail inflexible est donc l’un des principaux défauts du modèle Scandinave, sauf pour le Danemark.

Chomage scandinave

Cependant, on note que les taux de participation de la main d’oeuvre sont plus élevés que la moyenne de l’OCDE pour tous les pays Scandinaves. Pourquoi? Il semblerait que le modèle Scandinave fait en sorte que les chômeurs ont moins tendance à se décourager et à sortir de la population active. Peut-être que le taux de participation des femmes est aussi plus élevé en Scandinavie (c’est le cas pour la Suède comparativement au G8, mais celui du Canada est plus élevé).

Conclusion

Les observations empiriques démontrent sans contredit que plus un marché du travail est flexible, plus le chômage sera bas. Plus il est coûteux et difficile de mettre des gens à pied lorsque les choses tournent mal, moins un employeur sera tenté d’embaucher des gens. Un marché du travail rigide freine donc les perspectives de croissance des entrepreneurs et ralentit donc l’investissement et la création de richesse. Donc, un marché du travail inflexible nuit non seulement à l’emploi présent, mais aussi à la croissance de l’emploi futur.

La principale justification de la réglementation du marché du travail est de fournir un certain filet de sécurité en cas de mise à pied. Ceci dit, certains pays comme le Danemark montrent la voie à cet égard en garantissant un filet de sécurité sans trop nuire à la flexibilité de leur marché du travail, bénéficiant par le fait même d’un taux de chômage inférieur.

Le Minarchiste

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
9 juillet 2013 01:03

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Selon le spécialiste de l’immobilier haut de gamme Knight Frank, le nombre de super riches disposant d’un patrimoine supérieur à 30 millions de dollars va croître de 50% au cours des dix prochaines années.

 

La crise fait rage en Europe, les Etats-Unis peinent à redécoller et la Chine voit sa croissance ralentir, mais le nombre de « super riches », lui, augmente. Selon le spécialiste de l’immobilier haut de gamme Knight Frank, le nombre   »High-Net-Worth Individuals » (HNWI), comme il les appelle, devrait augmenter de 50% au cours des dix prochaines années. Prix du billet d’entrée dans cette liste ultra select, disposer d’un patrimoine total de plus de 30 millions de dollars. Knight Frank en dénombre aujourd’hui 180.000.

Leur nombre augmente, la richesse aussi

En 2012, le nombre de HNIW a crû de 5%, soit 8700 « super riches » de plus en un an. Et leur richesse a elle aussi augmenté. En un an, « la richesse totale de ces particuliers a augmenté de 566 milliards de dollers pour atteindre 26.000 milliards » de dollars, relève Knight Frank dans la septième édition de son « Wealth report ». Au cours des dix prochaines années, la planète devrait en compter 95.000 de plus.


L’Amérique du Nord tient la tête

La plus forte progression est attendue en Asie, en plein boom économique, mais aussi en Amérique Latine en plein réveil depuis quelques années. « Une forte croissance est prévoir en Asie, en Amérique Latine et au Moyen-Orient », explique Liam Bailey, de Knight Frank, cité par Les Echos. Mais avec plus de 61.000 « super riches », l’Amérique du Nord tient toujours la tête, devant l’Europe qui en compte plus de 53.000 et l’Asie qui en dénombre plus de 42.000. Selon Knight Frank, l’Oncle Sam devrait tenir cette position de leader au moins jusqu’en 2022.

 

VIDEO The Wealth Report 2013: Examining High Net Worth Individuals from around the world (en anglais)

L’Asie passera en deuxième position en 2022

En 2022, Knight Frank prévoit que le nombre de super riches nord-américains atteindra plus de 84.000. L’Amérique du nord sera alors talonnée par l’Asie à un peu plus de 82.000 et l’Europe, qui connaîtra une progression un peu moindre mais impressionnante tout de même à un peu plus de 70.000 HNWI.

Source : La Tribune

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