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3 juin 2012 00:44

christine-lagarde-ne-paye-pas-d-impot-sur-le-revenu.jpgSi l’économie souterraine grecque avait été d’une taille proche de la moyenne européenne, le problème de la dette publique serait bien moins grave.

Par Acrithène.

Dans une interview au Guardian, Christine Lagarde, directrice générale du FMI, conseillait aux grecs de prendre leur avenir en main et de payer leurs impôts. Cette déclaration a provoqué une nuée d’indignations. Les commentateurs ont contesté sa légitimité à faire de telles critiques, ainsi que le côté caricatural et humiliant de ses propos. D’autres ont critiqué la forme et l’utilité de cette déclaration.

Sur la légitimité, Mme Lagarde représente une des principales sources de financement actuelle du peuple grec, le FMI, dont les fonds proviennent des contribuables du monde entier. Elle a donc le droit et le devoir de poser les conditions de l’aide apportée par l’institution qu’elle préside.

Sur le fond, je vous propose une petite carte qui représente la part de l’économie souterraine, donc non fiscalisée, dans le PIB officiel dans les principaux pays d’Europe, durant les dix années qui ont précédé la crise financière de 2008. Ces statistiques sont établies par Friedrich Schneider, un économiste de premier plan et spécialiste de la question.

Si l’on peut contester l’utilité de la déclaration de Mme Lagarde alors que l’extrême gauche est favorite des élections législatives en Grèce, on s’offusquera encore plus de l’hypocrisie de nos politiciens indignés ! Il est très clair que si l’économie souterraine grecque avait été d’une taille proche de la moyenne européenne, le problème de la dette publique serait bien moins grave. Une conclusion qui vaut aussi pour le Portugal, l’Italie et l’Espagne.

À titre d’information, aux États-Unis, la statistique est de 8% seulement du PIB officiel.

—-
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
3 juin 2012 00:01

fraude-grecque.jpg(…) L’Europe est prévenue. L’Allemagne en tête, il va lui falloir travailler plus dur encore pour payer les folies de la Grèce, qui a fait de la fraude fiscale l’un de ses sports nationaux.

Dans ce contexte, Mme Lagarde a commis une faute impardonnable en mettant en cause tous ces Grecs, fort nombreux, qui « essaient de ne pas payer d’impôts ». Des propos honteux que notre classe politique, unanime, a dénoncés avec un courage qu’on ne se lassera pas de saluer.

De Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant par François Bayrou et Najat Vallaud-Belkacem, tout le monde s’est indigné, tandis qu’Internet se déchaînait contre la directrice du Fonds monétaire international.

On attend maintenant que le MRAP et SOS Racisme engagent les poursuites judiciaires qui s’imposent,

avant que soit saisi le Tribunal pénal international, dont on ne comprend pas qu’il tarde tant à lancer un mandat d’amener contre Mme Lagarde.

En effet, si les Grecs travaillent dur à ne pas payer d’impôts dans un système économique où règnent le clientélisme et la kleptocratie, grand bien leur fasse, il ne faut surtout pas leur dire la vérité, comme l’a fait Mme Lagarde, mais, au contraire, continuer à les subventionner : l’Allemagne paiera, elle est là pour ça.

Pour redevenir sérieux, on ne peut qu’être consterné par ce tollé général contre Mme Lagarde, qui a eu le mérite de se demander s’il est bien normal d’accorder une aide faramineuse à chaque Grec (33 000 euros),

alors que nous ne distribuons que des clopinettes aux Africains dans le besoin.(…)

Le Point

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
2 juin 2012 00:30

Pluralisme-monetaire-Euro-Dollars-Livres.jpgIl est évident pour tout le monde que la Grèce doit être dans l’Euro ou hors de l’Euro. Qu’elle doit utiliser soit la monnaie unique, soit une monnaie nationale. C’est toujours blanc ou noir ! Binaire. Un ou zéro. Mais pourquoi ?

Par Pasm, depuis Bruxelles, Belgique.

Au bout de deux ans, et après avoir claqué 340 milliards d’euros (soit environ 1.000 euros par citoyens européens), l’Union Européenne commence enfin à comprendre que la Grèce ne pourra pas rembourser sa dette, que les politiques d’austérité ne mènent nulle part et que la zone euro va devoir se réformer en profondeur. Ne doutons pas que les petits génies du FMI, de l’UE et de la BCE, qui ont tout géré à l’envers depuis 10 ans, parviendront à mettre en place un scénario catastrophe qui débouchera, comme prévu, sur une catastrophe. Pourtant, la Grèce et l’Euro peuvent encore être sauvés si on accepte de revenir sur le monopole monétaire des gouvernements et qu’on instaure un pluralisme et une libre concurrence entre différentes monnaies.

Revenons sur le scénario le plus probable à ce jour. Quel que soit le résultat des élections grecques, le nouveau gouvernement manquera de la volonté ou de la capacité de respecter le mémorandum de la Troika. On lui coupera donc les apports de liquidités et il sera obligé de constater un défaut franc et objectif sur sa dette. Du contrecoup, les banques ne pourront plus utiliser les obligations de l’État Grec comme garanties au guichet de la BCE et se verront privées d’accès à l’Euro, supprimant toute liquidité dans le système économique grec. La Banque de Grèce procédera donc à l’émission d’un nouvelle monnaie (Nouveau Drachme ou autre) qui sera introduite avec un cours de 1:1. Dès les premiers instants de cotation, elle perdra quelque 30 % de sa valeur et pourrait glisser sur le long terme jusqu’à -70 %. Les épargnants grecs, qui ne sont pas plus bêtes que les hedge funds, voyant le coup arriver essayeront de retirer leur épargnes bancaires en Euro avant le changement de monnaie et on aura un bank run qui précipitera l’ensemble du secteur bancaire dans la faillite. La crise contaminera ensuite le reste de l’Europe dès que les épargnants auront vu que le maintien dans l’Euro n’est pas garanti. Le bank run risque de se reproduire en Espagne, Portugal, Italie et peut-être en France, Belgique, etc. avec toutes les catastrophes qu’on imagine.

Et pourtant, tout ce scénario découle d’une simple prémisse jamais explicitée : le monopole territorial de la monnaie. Il est évident pour tout le monde que la Grèce doit être dans l’Euro ou hors de l’Euro. Qu’elle doit utiliser soit la monnaie unique, soit une monnaie nationale. C’est toujours blanc ou noir ! Binaire. Un ou zéro. Mais pourquoi ? Pour quelle raison mystérieuse ne pourrait-on pas avoir deux monnaies sur un territoire ? Ou trois ? Pourquoi la Grèce ne pourrait-elle pas fonctionner avec l’Euro ET la Drachme ? Voire l’Euro, la Drachme et le Dollar US ?

Il existe de nombreux exemples de pays ayant vécu un pluralisme monétaire sous différentes formes. Dans un grand nombre de pays sous-développés, la monnaie locale officielle est détrônée dans les commerces par le dollar sans que ça pose de problème à quiconque. En Chine, jusqu’en 1995, il existait deux Yuan, un pour le peuple et un pour les étrangers avec un marché noir qui permettait la conversion. Au 19ème siècle, aux États-Unis, circulaient des dollars d’or et des dollars d’argent. Cela revenait en fait à un système bi-monétaire, où le peuple épargnait l’un et dépensait l’autre en fonction des fluctuations des cours de ces deux métaux. En France même, le monopole du Franc ne date que du front populaire en 1936. À l’époque, des monnaies italiennes et espagnoles circulaient encore largement dans le sud. Le pluralisme monétaire n’a jamais bloqué l’activité économique, ni empêché qui que ce soit de faire ses comptes. Pourquoi ne pas essayer en Grèce puisque tout le reste a échoué ?

On pourrait imaginer le plan suivant.

Le pays fait défaut, ça, on n’y coupera pas. Du contrecoup, les banques perdent leur accès aux euros, mais elles conservent les comptes d’épargne exprimés en Euro quitte à suspendre temporairement les retraits. Le manque de liquidité dans le système économique est comblé par l’introduction d’une monnaie parallèle, la nouvelle drachme dont l’objectif est de soutenir les échanges à l’intérieur de la Grèce. Les Grecs consommeraient en Drachme mais épargneraient en Euro. Bien sûr, la Drachme serait vue comme une monnaie faible et sujette à l’inflation. À elle seule, elle ne permettra pas de stabiliser le système. La grande peur des Grecs et des investisseurs, et ils ont raison, c’est que la Drachme parte dans une spirale inflationniste et que tous les actifs libellés en Drachme, depuis les comptes d’épargne jusqu’aux obligations commerciales, perdent leur valeur. Il serait tout-à-fait concevable, lorsqu’on accepte de sortir de l’idée d’un monopole monétaire, de régler ce problème en adoptant comme monnaie légale, le dollar américain. Le gouvernement annoncerait la conversion de tous les contrats de travail et que tous les échanges avec l’administration conserveront leur valeur faciale mais seront désormais libellés en dollar plutôt qu’en Euro. Ainsi, on obtient l’effet d’une dévaluation d’environ 30% tout en conservant une monnaie qui jouit encore d’une certaine réputation. De nombreux pays ont adopté le dollar américain comme devise nationale et ne mènent aucune politique monétaire particulière. Ça demande un peu d’organisation, mais la Grèce pourrait très bien s’en accommoder, profitant en plus du plaisir revanchard d’humilier les dirigeants de la BCE.

À terme, la situation se stabilisera et une sélection s’opérera entre les monnaies selon leur usage. Quand la croissance économique reviendra, si la Nouvelle Drachme a été mal gérée et n’a pas su convaincre, elle s’effacera progressivement devant un système bi-monétaire tourné autour du Dollar et de l’Euro. Dans les autres pays européens, la constatation que les économies de citoyens ont été épargnées par les tribulations monétaires du pays devrait ramener la confiance dans le système bancaire et permettre de juguler les risques de contagion. Bien sûr, on n’évitera pas un défaut souverain et une baisse du niveau de vie des peuples surendettés, mais, ça, personne ne pourra l’éviter. Le pluralisme monétaire ne mènera pas l’Europe au paradis, mais, au mois, elle lui évitera l’enfer.

On m’objectera que cette solution étant à la fois simple et efficace, il n’y a aucune chance qu’elle soit mise en œuvre. Et l’on aura – hélas ! – raison.


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
1 juin 2012 02:48

commission-europeenne-bruxelles.jpgLa Commission européenne vient de transmettre, mercredi 30 mai, ses recommandations concernant le programme de stabilité transmis voici quelques semaines par la France. Ce programme prévoit en particulier un retour du déficit à 5,2% du PIB à 4,5 % à la fin 2012 et à 3% un an plus tard. Certes, il s’agit d’objectifs élaborés par l’ancien gouvernement, l’équipe Ayrault devant présenter les leurs courant juillet.

Bruxelles juge en tout cas possible de réduire le déficit, mais estime que « la distance pour que la barre de 3% du PIB soit atteinte reste conséquente ». Avec une croissance que la Commission prévoit de 0,5% en 2012 et de 1,3% en 2013, et en l’absence de mesures nouvelles d’économie, le déficit public atteindrait 4,5% en 2012 et 4,2% en 2013 selon elle. Ce qui est effectivement loin des 3% promis par Paris.

Conséquences selon la Commission, la dette publique française atteindrait 90,5% du PIB en 2012 et 92,5% en 2013, plus que les objectifs officiels. Le chômage toucherait durablement 10,2% de la population active.

Alors que le gouvernement veut revenir partiellement à la retraite à 60 ans, Bruxelles met en garde la France : « la soutenabilité à long terme du système de retraite doit être surveillé avec attention », écrit-elle. Une autre mise en garde concerne la compétitivité des entreprises qui « reste un défi significatif « , de même que « la concurrence, en particulier dans la distribution et les industries de réseaux ».

Suite et source : BFM Business,

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
1 juin 2012 01:03

entreprises-francaise.jpgSelon les calculs de Christian Saint Étienne, professeur au CNAM, le choc fiscal de François Hollande devrait représenter plus de 14% de l’excédent brut d’exploitation des entreprises françaises, soit le choc fiscal le plus important qu’elles aient eu à subir depuis la deuxième guerre mondiale.

Par Jean-Jacques Netter.
Article publié en collaboration avec l’Institut des Libertés.


Aucune proposition concrète n’est sortie du sommet du G8 pour relancer la croissance. Cela parait logique quand on examine les grandes lignes des plans qui s’affrontent en Europe. La France a une position curieuse. Sa stratégie consiste à soumettre les entreprises à un choc fiscal violent.

Si le programme de François Hollande est appliqué en totalité, elles vont avoir en effet à payer 32,7Md€ de hausses d’impôts, 13Md€ de hausse de cotisations sociales, soit 45,7Md€ de prélèvements supplémentaires. Selon les calculs de Christian Saint Étienne, professeur au CNAM, cela devrait représenter plus de 14% de leur excédent brut d’exploitation, soit le choc fiscal le plus important qu’elles aient eu à subir depuis la deuxième guerre mondiale.

Ces dispositions montrent une fois de plus que la classe politique et médiatique n’a pas l’air de se rendre compte que les profits des PME ne sont pas ceux des sociétés du CAC 40, qui pour l’essentiel sont réalisés hors de France ! En attendant, les outils de l’État-providence continuent d’être démolis par la mondialisation : la solidarité est tuée par un marché dual du  travail avec ceux qui sont dans le système et ceux qui n’y sont pas (les jeunes). L’élitisme républicain est tué par une école en échec. L’innovation est tuée par l’égalitarisme des chercheurs. La classe moyenne est tuée par l’atrophie de l’industrie…

Le coup d’arrêt à l’endettement public ne semble pas clairement sur les rails. Pourtant il devrait mettre un terme au creusement de la principale inégalité, qui est l’inégalité intergénérationnelle. Il appartient à la génération qui est au pouvoir de régler les factures de ses excès, et non à ses enfants et petits-enfants. Le rôle des politiques est de nous y préparer, ce qui n’est pas facile dans un pays où près de la moitié des électeurs sont fonctionnaires ou retraités !

L’Allemagne, qui a très bien réussi avec ses PME , les fameuses Mittelstand allemandes particulièrement performantes à l’exportation, prépare un plan en six points pour soutenir la croissance dans les pays en difficulté de la zone Euro. Il prévoit notamment la création de zones franches dans les États touchés par la crise afin d’attirer les investisseurs étrangers. Parallèlement les États devront réformer leur marché du travail sur le modèle allemand.

La Grande Bretagne a comme d’habitude une stratégie pragmatique qui part de l’idée  que ce sont les petites entreprises qui sont susceptibles de créer le plus rapidement possible des emplois. C’est pourquoi elle privilégie les PME avec la  mise en place du Small Business Act, qui consiste à encourager les entrepreneurs par des avantages fiscaux au moment du lancement de leur entreprise, les investisseurs par des exonérations de plus value jusqu’à un certain montant et les conseiller avec le Small Business Service, qui est le guichet unique de l’administration pour aider les entrepreneurs dans leurs démarches. Cette mesure parait être efficace, car on peut constater actuellement qu’un flux d’exilés fiscaux britanniques sont en train de revenir dans leur pays pour créer des entreprises et payer des impôts dont la tranche marginale vient d’être baissée !

Le sort de l’Europe et la pérennité de l’Euro dépendront en partie du résultat des élections grecques du 17 juin prochain. Faute de vision claire, les investisseurs sont suspendus aux petites phrases des dirigeants européens.

La situation préoccupante ne justifie de sombrer totalement dans le pessimisme. Selon Kenneth Rogoff, l’économiste directeur de la recherche du FMI,  qui a rencontré un très grand succès avec son livre « This time is different. Eight centuries of financial folly », était un des invités du séminaire Cheuvreux à Londres, on pourrait avoir de bonnes surprises, car la globalisation oblige inévitablement tous les pays à s’adapter  et la technologie peut apporter des ruptures inattendues qui permettent de résoudre des problèmes jugés insolubles…

La vraie bonne nouvelle c’est peut-être un article du Financial Times intitulé « La mort des actions ». La dernière fois que ce titre avait été utilisé c’était en 1979. Et le marché américain avait progressé de façon quasi ininterrompue pendant 20 ans !

Marchés actions : la réindustrialisation de l’Amérique est engagée

En Europe, les niveaux de valorisation sont attractifs à horizon dix ans nous a expliqué Russell Napier de CLSA. Le problème, dit-il, c’est pour l’année qui vient… Pour Christopher Potts , le Chef Économiste de Cheuvreux, l’Europe est actuellement dans une ambulance, les États-Unis ne sont pas pour une fois au cœur des angoisses et des peurs des marchés. Quant à la Chine, elle est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Il pense que les marchés européens devraient remonter à partir du troisième trimestre.

En Allemagne, les salaires des employés affiliés au syndicat IG Metall seront augmentés de 4,3% sur les 13 prochains mois. C’est une nouvelle positive pour le reste de l’Europe. Elle intervient au moment où l’indice PMI manufacturier  se retrouve à 45 soit son plus bas depuis 35 mois. Jens Weidmann, le patron de la Bundesbank reste toutefois extraordinairement attaché à ce que la politique d’austérité de sa banque centrale soit poursuivie.

En Grèce, les chiffrage sur le coût d’une sortie de la Grèce de l’Euro se multiplient. Ils vont jusqu’à 450Md€ pour David Hauner de BOAML. Il est vraiment sidérant de voir que l’Europe n’aura pas su régler à temps le problème de la Grèce qui ne représentait que 2% du PIB européen. Si la Grèce sortait de l’Euro, aucun pays ne l’imiterait pense néanmoins Bruno Cavalier, responsable de la recherche économique chez Oddo Securities.

L’Italie est dans une récession dure puisque son PIB devrait baisser de 2% en 2012 et de 1% en 2013. Le seul facteur positif est l’amélioration de la balance commerciale. Tito Boeri, professeur d’économie à l’Université Bocconi à Milan, regrette que la réforme du marché du travail n’ait pas été assez loin. Pour lui, l’évolution des salaires doit être liée à celle de la productivité.  Il pense que Mario Monti restera à son poste jusqu’en avril 2013.

Les États-Unis sont en train de se réindustrialiser à grande vitesse grâce à un coût du travail en chute dans certains États : 20$ de l’heure en Louisiane ou Alabama contre 34$ dans les États du nord et 46 à 47$ en Europe. Grâce au recours massif aux gaz de schiste leur coût de l’énergie va baisser fortement et diminuer leur dépendance par rapport aux pays producteurs de pétrole. Nous sommes  en train d’assister à un retour de la suprématie américaine pense Christopher Potts de Cheuvreux. Ce qui change, c’est qu’en plus du crédit bon marché, on va avoir du capital bon marché. Cela signifie que la surperformance des actions américaines va s’accélérer car c’est pratiquement le seul pays à pouvoir offrir de la croissance (technologie) et de la sécurité.

Marchés obligations : baisse du rendement des OAT françaises

En France, le rendement des obligations à dix ans (2,41%) a atteint son plus bas niveau jamais constaté. Il ne faut pas en tirer de conclusions définitives sur la qualité de de la dette française car le niveau des Credit Default Swap est encore supérieur à 200 points de base. En Allemagne, les obligations à 10 ans offrent un rendement de 1,36%. Le prix des Credit Default Swap sur les obligations allemandes est à 100 points de base, soit moins que celui des obligations japonaises, mais plus que sur les titres britanniques et américains. Les allemands sont exaspérés par l’intransigeance du Président français. Bild Zeitung dans son éditorial écrit : « Il y avait un couple Merkozy. Merkhollande n’existe pas… »

Matières premières : baisse du pétrole, hausse du sucre

Le pétrole se retrouve en dessous de 90 dollars pour la première fois depuis octobre dernier. C’est une bonne nouvelle pour la France.

Le cours du sucre est tombé pour la première fois depuis deux ans sous le seuil de 20 cents par Livre en baisse de 45% depuis le plus haut de 2011. La situation s’explique par le fait qu’il y aura une surproduction de 7 à 8 MT pour la campagne 2011-2012 et encore de 4 à 8MT pour 2012-2013. Il faudra surveiller la « parité éthanol » qui est le niveau où les producteurs brésiliens ont plus intérêt à vendre leur sucre aux producteurs d’éthanol qu’à l’industrie agroalimentaire. Le niveau, avec la baisse du Real se situe à 18 cents…


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
1 juin 2012 00:08

 

Danse de la croissance par Obama & Hollande

Le problème, c’est que nul n’explique comment on obtient de la croissance. Les chants désespérés sont les chants les plus beaux, et appeler de ses vœux la croissance c’est comme pour un malade souhaiter la guérison. La croissance est un résultat, ce n’est pas un moyen.

Par Jacques Garello.

Article publié en collaboration avec l’aleps.


La chanson veut que nous serons les plus riches du monde. La croissance, c’est comme la pluie. Les incantations à la croissance ont quelque chose de magique. À Camp Davis, elles ont été au cœur du discours du nouveau Président français, mais aussi des résolutions du G8. « Il ne peut y avoir de croissance sans confiance, il ne peut y avoir de confiance sans croissance », a dit François Hollande avec conviction.Barack Obama souhaite également que l’Europe retrouve la croissance au plus tôt.

Le problème, c’est que nul n’explique comment on obtient de la croissance. Les chants désespérés sont les chants les plus beaux, et appeler de ses vœux la croissance c’est comme pour un malade souhaiter la guérison. La croissance est un résultat, ce n’est pas un moyen.

Reste donc à trouver les chemins de la croissance.

Qui fait la pluie et le beau temps ? Les gens du sommet du G8, à peu d’exceptions près, sont persuadés qu’ils sont les maîtres de la conjoncture. Le grand sorcier de l’économie, Keynes, les a persuadés qu’ils disposent de deux baguettes magiques, capables de transformer la dépression en prospérité : la baguette budgétaire et la baguette monétaire. Les deux peuvent d’ailleurs s’articuler : un déficit budgétaire se finance facilement avec une émission de monnaie ex nihilo et l’inflation qui l’accompagnera tôt ou tard.

Le président Obama s’est particulièrement illustré dans cette politique « volontariste », qui force la croissance à apparaître : sa politique de « stimulus » a porté le déficit budgétaire à des sommets, puisqu’en 2010 la moitié des dépenses de l’État fédéral n’était pas couverte par des recettes ! Notre président Sarkozy, à la tête du G20, a contribué à généraliser la méthode. Le bilan est aujourd’hui sans appel : non seulement la croissance n’a pas redémarré (surtout en Europe) mais la dette publique a soudainement explosé. Ils croyaient faire la pluie, ils ont fait tomber la grêle. Que François Hollande aille dans le même sens n’est pas surprenant : depuis Léon Blum et la « politique du pouvoir d’achat », les socialistes sont persuadés que c’est en jetant l’argent par les fenêtres qu’on amasse des magots.

Une fois de plus, les libéraux ne cessent de le répéter : la croissance ne se décrète pas, les gouvernants ne sont pas des magiciens, ce sont plutôt des « enrayeurs ».

Moins ils s’occuperont de croissance, plus il y en aura. En matière d’économie, les réformes libérales ne consistent pas à changer de politique, mais à supprimer la politique. « L’État n’est pas la solution, c’est le problème » disait Reagan dont les réformes ont valu vingt ans de croissance ininterrompue à son pays.

François Hollande se réfère à la confiance. Il a raison. Mais la confiance ne vient pas des discours volontaristes et prétentieux. Pour qu’il y ait confiance, il faut commencer par faire confiance aux gens. La grande majorité des Français sait mieux que des ministres de gauche ou de droite ce qu’il faut faire pour s’en sortir, ils sont mieux placés que les énarques pour régler leurs problèmes personnels. Mais il y a un double problème : d’une part, certains malins, ou inconscients, comptent bien continuer à vivre de l’État, aux dépens de tous les autres ; d’autre part, l’État ne fait confiance à personne car il a la mainmise sur tous les actes de la vie économique.

Pour que les Français aient à nouveau confiance, il faut les libérer des chaînes administratives, fiscales, sociales, financières dans lesquelles ils sont enfermés. Alors ils pourront enfin se dire qu’ils travaillent, qu’ils épargnent et qu’ils entreprennent dans leur propre intérêt, et non pas en vue d’un « intérêt général » toujours invoqué et jamais identifié – ce qui permet de justifier n’importe quoi, notamment au nom de la « justice », le mot creux par excellence qui est au cœur des discours socialistes.

Mais quelles sont les intentions affichées par le nouveau pouvoir ? Réglementer : encadrer les loyers, bloquer les prix. Ponctionner : les hauts revenus, les « grandes fortunes », mais aussi tous les consommateurs avec la hausse de la TVA et bientôt des cotisations sociales. Privilégier : les syndicats, alliés naturels et artisans des luttes sociales, les « communautés » qui donnent un nouveau visage à la France. Planifier : concentrer les crédits dans une grande banque publique et les distribuer en fonction des priorités nationales, et bien sûr protéger la France et l’Europe de la concurrence étrangère (Obama ne le fait-il pas ?).

Renforcer un interventionnisme déjà étouffant n’est donc certainement pas pour rendre confiance aux Français et les persuader que la croissance sera au rendez-vous. Les bonnes réformes sont exactement à l’inverse : pour que les Français aient confiance, qu’on leur laisse la paix. Qu’on les laisse travailler, épargner, entreprendre, gagner de l’argent et leur assurer qu’il sera pour eux, et pas pour le percepteur ou l’URSSAF.

La confiance c’est mettre fin à l’angoisse des retraites, aux désordres de l’Éducation Nationale, aux imprévus de la santé publique, à la spoliation par les prélèvements obligatoires. Oui, c’est vrai, il n’y a pas de croissance sans confiance. Mais il ne peut pas y avoir de confiance tant que les dirigeants s’occupent de la croissance. L’État Providence, l’État grenouille, a voulu se faire plus grosse que le bœuf. La chétive pécore enfla si fort qu’elle creva.

Ayons confiance en nous-mêmes.


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
31 mai 2012 00:36

G8-hollande.jpgAu XIXème siècle, la Triplice, c'était une triple alliance conduite par les Allemands pour isoler la France. La Triplice à l’envers dont nous faisons notre titre, réunit au sein d’une alliance insolite Wall Street, la City de Londres et la France nouvellement socialiste de Francois Hollande contre l’Allemagne.

Pour remplir un agenda électoral, la France rejoint le camp des opposants à son alliée, l’Allemagne, et signe un texte étonnant qui prône la productivité à tous crins, c’est à dire les licenciements, les réformes structurelles c’est à dire la flexibilité et la précarité, les changements des lois sur le travail.

Les paragraphes 7 et 8 du communiqué publié à l'issue du G8 sont un modèle de reniement de ce pourquoi les électeurs de gauche ont voté : on met l’accent sur la productivité, les réformes structurelles, la poursuite de l’intégration du marché international, l’ouverture des marchés, le refus du protectionnisme, l’insistance sur le rôle de l’OMC, les dérégulations etc etc; Jean-Luc Mélenchon s’il n’était pas pressé par son calendrier électoral personnel devrait déjà ètre en train, avec ses amis de l’ex LCR d’organiser les premières grèves de masse.

Il est temps, grand temps de se remettre au travail. Les semaines qui viennent vont être agitées. Nous sommes un peu comme des funambules sur un fil, c’est-à-dire en équilibre dans un environnement instable. C’est le moment d’abandonner les œillères électorales, d’être rigoureux, de juger du réel en fonction non pas des opinions et de la propagande mais en fonction des éléments concrets mis à notre disposition. Plus que jamais il faut décoder, déconstruire, revenir aux faits et aux fondamentales.

Pourquoi ? Parce que :

  • La crise grecque est à un tournant
  • L’Espagne a rejoint l’enfer
  • L’offensive, la pression  anglo-saxonne est à son comble
  • La France est à nouveau en période électorale
  • Merkel est aux abois.
  • La droite française est dans les cordes
  • La situation iranienne est instable
  • Les marchés sont fragiles, au bord du précipice.
 

Commençons par les marchés...

L’indice phare mondial, le S&P 500 a chuté de 4,3%. Les cycliques de 7%, les banques de 7,03%. Même la technologie a subi des dégagements importants avec un rétro de 5,03%.

En Europe, c’est la débandade. Aussi bien sur les actions que sur les dettes souveraines.

Le Dax abandonne près de 5%, l’Ibex espagnol fait un plongeon de 6,2%, le MIB fait encore plus mal avec un déchet de 7,1%. Pas besoin d’augmenter l’impôt sur la fortune pour réduire les inégalités, la répression financière fait son travail toute seule. Et pas seulement sur les placements à risque, mais aussi sur le soi-disant sans risque ! Chute de la dette espagnole, le rendement monte de 26 points à 6,25 %. Chute de la dette ...

Un mot sur la France, alors que le rendement des bunds allemands est en chute de 9 pbs à 1,42%, refuge oblige, le rendement des emprunts français monte comme celui des pestiférés à 2,84%, plus 5 pbs, ce qui met le spread franco-allemand à 1,48, record depuis novembre 2011.

Le système bancaire anglo-saxon, américain et britannique, est en position périlleuse; c’est lui le plus exposé à ces produits toxiques d’un nouveau genre, ces hedges, fausses assurances, réelle spéculation sur la possibilité infinie de printer.


Si vous nous avez suivi jusque-là, et vous y avez intérêt, si vous ne voulez pas être le gogo perpétuel que l’on gruge, si vous nous avez suivi jusque là vous comprenez :

- Pourquoi les Anglo-saxons sont à fond pour la croissance à tout prix, c’est vital, leur système financier périclite si le risk-off dure un tant soit peu.

- Vous comprenez pourquoi ils font semblant de mettre en avant leur soi-disant priorité sur l’emploi et le chômage, c’est le masque de la kleptocratie, son alibi pour être sauvée. Car qui dit politique noble, en faveur de l’emploi, dit alibi pour refaire un tour de mesures monétaires non conventionnelles, alibi puisqu’on sait bien qu’il n’y a plus d’autres ressources disponibles pour financer la croissance, les dettes étant au maximum. Peu importe le cynisme qui consiste à utiliser l’alibi de l’emploi pour spolier les travailleurs, peu importe qu’il soit prouvé que toutes ces mesures sont inefficaces et se réduisent à de la poudre aux yeux

- Vous comprenez l’alliance anti-Merkel, les accouplements contre nature Obama-Cameron-Hollande; François Hollande sert de cheval de Troyes, de bélier, pour fissurer l’édifice européen dominé par les Allemands.

- Vous comprenez pourquoi nous avons écrit, il y a quelques jours, que les socialistes sont les idiots utiles pour faire progresser l’agenda des Anglo-saxons, des kleptocrates, et vive l’eurobond qui permettra à la kleptocratie de faire son plein et à l’Europe de revenir au statut qu’elle n’aurait jamais dû quitter, celui de vassal obéissant, content, fier de sa place de second rang.

-Vous comprenez pourquoi nous n’avons pas besoin de vous commenter le G8 puisque ce G8 donne à voir, maintenant que vous y êtes préparés, les manigances, les alliances malsaines qui tentent de se nouer entre les contraires, entre ceux que tout oppose, alliances Obama-Cameron-Hollande, contre notre véritable allié et partenaire, l’Allemagne.


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
31 mai 2012 00:05

fermeture_d-usine.jpgUne étude affirme qu'une PME sur deux a fermé au cours des cinq derniers mois.

Dans l'ombre des plans sociaux médiatiques des grands groupes, beaucoup de PME sont confrontées elles aussi aux suppressions d'emplois voire à la cessation d'activité. Une étude menée par l'Observatoire Trendeo souligne que les PME sont durement frappées par la crise et que les fermetures se multiplient.

1 entreprise sur 2

47% : c'est la proportion des petites entreprises qui ont fermé en France au cours des cinq derniers mois. Depuis le début de l'année, chaque mois, une vingtaine d'usines mettent la clef sous la porte. Des fermetures qui sont très peu médiatisées. Pourtant, plus de 30.000 emplois au total auraient été perdus, selon les calculs de Trendeo. Et pour cause, quand une PME doit fermer, il n'y a pas de plan de sauvegarde de l'emploi à espérer, contrairement aux grandes entreprises.

"Il n'y a pas de procédure sociale à proprement parler", explique David Cousquer, gérant du cabinet Trendeo, au micro d'Europe 1. "Ce sont des entreprises qui n'ont qu'un seul établissement, des sociétés qui emploient 50 à 60 personnes. Elles n'ont pas la possibilité de retarder l'échéance : elles ferment", déplore-t-il.

Une hausse croissante

"Ce sont ces fermetures-là qui sont en forte augmentation en 2012, par rapport à 2011. Aujourd'hui on ne voit pas très bien quelle bonne nouvelle réchaufferait le contexte macro-économique et qui permettrait aux investisseurs de reprendre confiance et de se décider à dépenser", poursuit-il.

Et si toutes les régions sont touchées, celles du Nord-Pas-de-Calais, de la Lorraine, du Centre, et du Rhône-Alpes, le sont tout particulièrement.

 

Source : Europe 1

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
30 mai 2012 00:04

chereque_smic.jpgLors de la rencontre entre les syndicats et le premier ministre, mardi, le leader de la CFDT prônera des hausses progressives des salaires via des aides aux entreprises qui offrent «un déroulement de carrière».

Contrairement à la CGT et à Force ouvrière, le syndicat CFDT n'entend pas demander une hausse du smic mardi, lors de la rencontre entre le premier ministre et les organisations syndicales, préparatoire à la conférence sociale de juillet. François Chérèque a en effet pris cette position ce vendredi matin sur RMC, expliquant que «l'économie est à l'arrêt» et qu'une telle revalorisation pèserait surtout «sur les petites entreprises». Il s'était déjà insurgé mercredi contre les velléités «inatteignables» de la CGT - qui souhaite une un smic à 1700 euros - et de FO - qui prône un relèvement progressif des 1100 euros nets actuels à 1340 euros net.

«Au lieu d'aider les entreprises indistinctement sur les bas salaires», François Chérèque propose qu'on encourage par des aides les entreprises qui font un «déroulement de carrière». «Par exemple, si la métallurgie décide d'augmenter progressivement toute la grille de salaires, et bien on aide particulièrement cette branche», a-t-il expliqué.

Hier, le ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social, Michel Sapin, s'est dit favorable à une augmentation du smic, tout en excluant l'hypothèse d'une forte hausse .

«L'urgence, c'est de reparler du traitement social du chômage» Le numéro un de la CFDT entend en outre mettre à l'agenda de la rencontre de mardi «le problème des dépenses» des salariés. Il entend en effet plaider pour le blocage des loyers dans certaines zones comme l'Ile-de-France ou la mise en place d'une participation des employeurs aux transports automobiles, un «chèque transport».

Surtout, François Chérèque veut attiser le débat sur «le traitement social du chômage». Défenseur des emplois aidés pour les jeunes, qui ne doivent pas être des «voies de garage», il entend attirer (...)Lire la suite sur Figaro.fr

 

Les smicard vont apprécié la position de la CFDT

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
29 mai 2012 00:51

 

La France est le quatrième pays le plus taxé d\'EuropeL'office européen des statistiques, Eurostat, constate une nouvelle hausse de la fiscalité en Europe. Avec un ratio de 42,5 % du PIB, la charge fiscale en France est la quatrième plus forte d'Europe.


Face aux leaders européens qui font de l'impôt la chasse gardée de leur souveraineté nationale, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso sera seul à énumérer les projets fiscaux bloqués à Bruxelles et qui seraient pourtant bénéfiques aux Européens, qu'il s'agisse de l'harmonisation de l'assiette de l'impôt sur les sociétés, de la directive sur l'épargne, du verdissement de la fiscalité des carburants, ou de la taxe sur les transactions financières.
Chacun convient que pour sauver l'euro, il faudrait renforcer l'union monétaire, économique et fiscale. Toutefois, parmi les vingt-sept chefs d'Etat et de gouvernement qui ont rendez-vous ce soir à Bruxelles pour discuter des outils de relance, aucun n'a prévu de plaider pour l'harmonisation fiscale ! Alors même qu'une nouvelle étude d'Eurostat souligne à quel point les systèmes fiscaux des Vingt-Sept restent disparates.

Hausse de la pression fiscale

Dans l'immédiat, chacun lutte comme il peut contre les déficits budgétaires et la pression fiscale augmente, avec une hausse constatée du taux maximal d'imposition sur les revenus des personnes physiques, mais aussi pour la première fois, une reprise à la hausse des taux d'impôt sur les sociétés. Globalement, la charge fiscale pèse dans l'Union européenne pour 38,4 % du PIB et un peu plus pour les Etats de la zone euro : 38,9 %. Parmi les pays où la fiscalité pèse plus de 40 % du PIB, on trouve dans l'ordre les pays scandinaves, la Belgique, la France et l'Italie. La France est le quatrième pays européen le plus taxé, la fiscalité représentant 42,5 % de son PIB, soit 7 points de plus que la moyenne européenne.

En moyenne, les recettes fiscales pèsent encore davantage sur le travail (33,4 % en moyenne dans l'Union), que sur la consommation (21,3 %) ou le capital (23,3 %). Mais dans chaque catégorie, les fourchettes de répartition sont larges. Du côté de l'impôt sur le revenu, la France n'est pas la plus mal lotie avec un taux maximal d'imposition de 46,8 % -avant les réformes prônées par François Hollande -contre 56,6 % en Suède, 53,7 % en Belgique ou 50 % au Royaume-Uni. Sur ce plan, les mieux lotis sont les Slovaques (19 %), les Tchèques (15 %) ou les Bulgares à 10 % !

Les taux d'imposition des sociétés montrent des écarts aussi importants : la Bulgarie et Chypre font tout pour attirer les entreprises avec un taux très faible de 10 %, tandis que l'Irlande conserve contre vents et marées son fameux taux de 12,5 % qui a tant irrité ses créanciers européens. Officiellement, c'est bien la France qui détient le taux légal le plus élevé d'Europe (36,1 %).

 

Pour la TVA, l'harmonisation requise par le marché unique a forcément resserré la fourchette des écarts, entre les extrêmes luxembourgeois (15 %) et hongrois (27 %). Enfin une première tentative d'Eurostat d'évaluer la fiscalité du patrimoine montre qu'il y a bien en la matière des situations totalement différentes. Les recettes fiscales tirées du capital vont d'un minimum de 6,8 % du PIB en Lituanie à 37,2 % en France, premier du classement.

 

BUREAU DE BRUXELLES

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
29 mai 2012 00:49
La gestion de l’Institut du monde arabe laisse à désirer. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de la commission des finances présenté par Adrien Gouteyron, sénateur de la Haute-Loire.
Créé à la fin des années quatre-vingt, l’Institut du monde arabe a connu vingt ans de succès auprès du public mais aussi vingt années de déficit.
La Cour des comptes y a consacré pas moins de cinq contrôles, qui pointaient une gestion de la trésorerie laxiste et coûteuse et des pratiques d’achat et de sous-traitance contestables.
 



RÉSULTAT : UN DÉFICIT D’EXPLOITATION CUMULÉ DE 38,5 MILLIONS D’EUROS.
Fondation de droit privé, l’Institut du monde arabe bénéficie de contributions publiques importantes.
Et principalement de la part de l’État français ! Malgré un accord signé lors de sa création entre l’État français et les États arabes – une subvention annuelle à hauteur de 60 % pour la France et de 40 % pour les pays arabes – ces derniers ne respectent pas leurs engagements.

LA FRANCE SE TROUVE DONC OBLIGÉE DE SUBVENIR AUX BESOINS DE LA FONDATION.
C’est ainsi que notre pays a versé plus de 100 millions d’euros au titre du fonctionnement de l’Institut au cours de la décennie écoulée.
En 2006, 34 millions d’euros de contributions des États fondateurs, dont 13,9 millions pour l’Irak et 12,5 millions d’euros pour la Libye, n’avaient toujours pas été honorés.
Les versements manquants ne cessent pourtant d’être réclamés par Dominique Baudis, président de l’Institut depuis février 2007.
Ces contributions permettraient à l’Institut du monde arabe de retrouver un certain équilibre financier, et à la France de réduire sa subvention annuelle, d’un montant de 12,6 millions d’euros.
Ce serait, comme le précise le président de la commission des finances Jean Arthuis, « une contribution à l’équilibre de nos finances publiques ».

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28 mai 2012 00:38

recession.jpgLe PIB a baissé de 0,3% au premier trimestre, après un recul identique au dernier trimestre 2011. Le pays est donc entré en récession pour la première fois depuis la crise financière de 2007-2009.

Récession confirmée pour le Royaume-Uni. Selon les données publiées jeudi par l’Office national des statistiques, l’économie britannique s’est contractée plus que prévu au premier trimestre, plombée par la plus forte baisse en trois ans de l’activité dans le secteur de la construction.

En deuxième estimation, le produit intérieur brut (PIB) a reculé de 0,3% sur les trois premiers mois de l’année, une contraction plus forte que celle de 0,2% initialement annoncée. L’activité au Royaume-Uni ayant déjà reculé de 0,3% au quatrième trimestre de 2011, l’économie britannique est donc officiellement retombée en récession – qui se définit techniquement par deux trimestres consécutifs de repli de l’activité – pour la première fois depuis la crise financière de 2007-2009. Pis encore, il s’agit de la première récession en « double-dip » (double plongeon, c’est-à-dire un rebond de l’économie suivi d’une rechute) depuis les années 1970, soulignent certains économistes.

En rythme annuel, le PIB recule de 0,1% au premier trimestre, alors que les économistes attendaient une croissance nulle. Cette révision à la baisse du PIB britannique en deuxième estimation est liée à la chute de 4,8% de l’activité dans le secteur de la construction, qui accuse ainsi son repli le plus marqué depuis le premier trimestre 2009.

Ironie de l’histoire pour le gouvernement conservateur de David Cameron, qui s’interroge sur les moyens de relancer la croissance, la baisse du PIB aurait pu être plus prononcée si les dépenses publiques n’avaient pas augmenté de 1,6%, leur plus forte hausse en quatre ans. Celles-ci ont contribué favorablement à 0,4 point de pourcentage du PIB.

Revers de la médaille : les finances publiques britanniques sont déficitaires. Et elles sont bien parties pour le rester. Selon les données publiées pour le mois d’avril, elles ont même connu une nette dégradation d’une année sur l’autre. En avril, premier mois de l’année fiscale 2012-2013, le déficit a atteint 12,4 milliards de livres (15,3 milliards d’euros) contre 8 milliards en avril 2011.

Les Echos

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26 mai 2012 00:05

Barack Obama et son probable adversaire républicain Mitt Romney peinent tous deux à convaincre les Américains de leur capacité à relancer l’économie, un sujet de profond pessimisme à l’approche de la présidentielle de novembre, selon un sondage publié mercredi.

Au moment où MM. Obama et Romney multiplient leurs attaques réciproques sur le thème de l’économie et de l’emploi, 58% des personnes interrogées pour cette enquête Wall Street Journal/NBC sont persuadées que leur pays « va dans la mauvaise direction » contre 33% qui estiment le contraire. Trois ans et demi après le début de la pire crise économique depuis les années 1930, 63% des Américains interrogés estiment que la génération de leurs enfants vivra moins bien que la leur. En outre, 48% considèrent que leur pays se trouve dans une phase de déclin à long terme contre 45% qui pensent qu’il s’agit d’une mauvaise passe.

L’Expansion

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
26 mai 2012 00:02

Sans avoir l’air d’y toucher, le nouveau chef de l’Etat français s’engage dans une très mauvaise direction : celle du financement de la croissance par création monétaire. Une catastrophe, selon Frédéric Georges-Tudo, auteur de « Salauds de riches ».

Par Frédéric Georges-Tudo. 

 

Extrait. Article intégral en ligne sur le Plus Nouvel Obs.

Ne nous y trompons pas, cette question en cache une seconde autrement plus lourde de conséquences : l’Union européenne doit-elle se résoudre à accroître l’injection de monnaie dans son économie afin de la faire repartir ? Autrement dit, le temps est-il — une fois encore — venu de faire tourner la planche à billet à plein régime ? Les déficits publics européens ayant atteint des niveaux qui ne permettent plus d’actionner le levier de la dette, c’est bien de cela qu’il s’agit à moyen terme.

[...]

Sans entrer dans des explications économiques trop pointues, attardons-nous quelques instants sur le mirage consistant à considérer que la création monétaire (qui plus est lorsqu’elle est associée à des taux d’intérêt fixés par l’État à un niveau artificiellement bas) engendre de la croissance. Il vient du fait que l’on confond toujours monnaie et richesse.

Or, battre monnaie n’a jamais accru la quantité de richesses disponibles. À court terme, une telle action a certes deux conséquences que l’on pourrait croire positives. En effet, cette manne surgie de nulle part augmente le pouvoir d’achat. Dans le même temps, une portion non négligeable de la population est en mesure de placer ses excédents de revenus dans des projets promis à un bel avenir (immobilier résidentiel, internet, placements boursiers, etc.).

Article intégral sur Le Plus du Nouvel Obs.

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
26 mai 2012 00:02

Quand l’histoire a-t-elle basculé ? Par la faute de qui ? Des dirigeants qui ont pris des risques inconsidérés ? Des autorités de contrôle qui n’ont pas vu monter la vague ? N’aurait-on pu éviter un tel désastre ? La banque franco-belge Dexia a déjà coûté 18 milliards d’euros, pour l’essentiel aux contribuables français, belges et luxembourgeois, soit presque autant que la faillite du Crédit lyonnais, à la fin des années 1990 (140 milliards de francs soit 20 milliards d’euros).

Et l’ardoise devrait encore grimper, sachant que la Belgique et la France feront tout pour éviter sa mise en faillite, tant ce scénario serait catastrophique pour leurs finances publiques. Retour sur la plus grande catastrophe de l’histoire de la banque en France.


En France, la banque Dexia est le prêteur historique des collectivités territoriales. En Belgique, c’est une grande banque de dépôts de bonne réputation née au XIXe siècle. Surfant sur l’euphorie financière des années 2000, dans un univers que l’on disait ultra-régulé, le groupe met en place un modèle économique incroyablement périlleux. Pour maximiser ses profits, il emprunte de plus en plus d’argent sur les marchés financiers, à court terme et à bas prix, qu’il reprête aux collectivités du monde entier à 30, 40, 50, voire 60 ans ! Il investit aussi dans des produits financiers très rémunérateurs… jusqu’à 25 fois le capital !

Lorsqu’elle éclate fin 2007, la première crise financière assèche la liquidité. Elle met Dexia à terre. Sauvé fin 2008 par les Etats belge, français et luxembourgeois, qui injectent 6 milliards d’euros d’argent public, le groupe ne résiste pas à la crise de la zone euro, fin 2011. Il fait aujourd’hui l’objet d’un plan de démantèlement dont nul ne sait s’il pourra être mené à bien sans une nouvelle recapitalisation publique. Jour après jour, mois après mois, Dexia continue à perdre de l’argent.

Pour assurer son démantèlement, Dexia bénéficie de garanties octroyées par les trois Etats actionnaires. D’un montant actuel de 45 milliards d’euros, ces garanties ont vocation à être bientôt portées à 90 milliards, sous réserve du feu vert de Bruxelles, dont 55 milliards assumés par la Belgique, 33 milliards par la France et 2,7 milliards par le Luxembourg. C’est près du tiers de la dette de la Grèce. Si l’état de santé du groupe devait se dégrader davantage, la piste d’une recapitalisation sera privilégiée afin d’éviter que ces garanties soient appelées. Plusieurs milliards d’euros supplémentaires pourraient être nécessaires… In fine, Dexia promet d’être le fiasco le plus coûteux de l’histoire des banques en Europe !

PLUS GROS QUE LEHMAN BROTHERS

 Quand arrive 2007 et la crise des subprimes – les crédits immobiliers à risques américains -, FSA explose en vol. L’acquisition américaine de Dexia avait accumulé 20 milliards d’euros d’actifs toxiques. Le château de cartes s’écroule. Les Etats sont appelés à l’aide, pour éviter le pire : Dexia est une fois et demie plus gros que Lehman Brothers ! Ils étudient l’option du démantèlement avec la Commission européenne, avant d’y renoncer devant le coût : une perte immédiate de 20 milliards d’euros, ce qui, alors, semble inenvisageable. La voie du plan de redressement est préférée.

Poussés à la démission, Pierre Richard et son bras droit belge Axel Miller, devenu le patron opérationnel en 2006, sont remplacés par Pierre Mariani, ex-banquier de BNP Paribas, ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, et Jean-Luc Dehaene, ex-premier ministre belge. Le duo a pour mission de relever la banque. Il travaille d’arrache-pied. Mais la crise de la dette dans la zone euro les empêche d’achever leur mission. En octobre 2011, Dexia se voit fermer l’accès aux marchés. C’est l’acte II de la chute de Dexia. Il sera fatal.

Un plan de vente d’actifs est enclenché. Une « bad bank » est créée pour regrouper les actifs à risques et les céder au fil de l’eau. La France récupère la partie française de Dexia, dont l’ex-CLF (Dexia crédit local), qu’elle adosse à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Elle crée une nouvelle banque des collectivités, avec la CDC et La Banque postale, pour remplacer Dexia. La Belgique nationalise la partie belge de Dexia, qu’elle rebaptise Belfius.

A aucun moment dans le schéma explosif qui s’est mis en place, le conseil d’administration n’a trouvé quoi que ce soit à redire. Au contraire, en mai 2006, le conseil approuve la stratégie de croissance rapide qui est conduite. Le recours massif à la liquidité de marchés ne semble pas poser problème. Les administrateurs se réjouissent même de la trajectoire financière de la banque, qui semble lui assurer une croissance soutenue jusqu’en 2015.

Jamais, non plus, les autorités de régulation n’apposent leur veto aux options stratégiques. L’Autorité de contrôle prudentiel française (ex-Commission bancaire) rejette la responsabilité sur son homologue belge, l’ex-Commission bancaire, financière et des assurances, « chef de file » du contrôle sur Dexia.

L’avenir de Dexia va s’écrire ces jours-ci. La décision de Bruxelles sur les 90 milliards d’euros de garanties pèse comme une épée de Damoclès sur le groupe, comme sur le reste du système financier européen. Avec 400 milliards d’euros de bilan et 1 500 milliards bruts de contrats financiers croisés (swaps) avec les banques d’Europe, Dexia peut déstabiliser toute la zone euro.

Surtout, l’alternance politique, en France, relance le dossier. Après avoir empoisonné le quinquennat de Nicolas Sarkozy, il risque fort de s’imposer rapidement sur l’agenda de François Hollande et de son ministre des finances.

Lire l’intégralité de l’article sur Le Monde

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
25 mai 2012 00:29

 

RTL, Z comme Zemmour – 23 mai 2012

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
24 mai 2012 09:03

Bruxelles : « Nous avons acté nos désaccords »

 

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François Hollande veut que l’Europe mutualise ses déficits (…) Ca veut dire qu’on fait les Etats-Unis en Europe.
Nicolas Doze

merci à Génaral3Gaulle

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
24 mai 2012 00:32

Nouvel épisode de la série des clichés du socialisme de la Foundation for Economic Education, avec les lieux communs sur les salaires dans l’entreprise. Si la liberté de choix est respectée, alors le « juste salaire » est déterminé par le processus volontaire de la négociation compétitive dans un marché libre.

Par C. W. Anderson (FEE) depuis les États-Unis. 

Être « juste » dans la façon de déterminer les salaires est un axiome de bonne gestion, un « requis » pour les porte-paroles des syndicats. Mais au risque d’apparaître « injuste », examinons la notion qui dit que « chaque salarié a droit à une juste rémunération ».

Supposons par exemple, qu’un homme est employé pour produire des coupelles de mesure ordinaires en aluminium. En travaillant avec des outils à main tels que le marteau et des cisailles, il est capable de produire 2 coupelles à l’heure – 16 dans une journée de 8 heures de travail ; et ces modèles ne sont pas ceux standardisés qui sont à l’honneur des cuisines d’aujourd’hui.

Un pâté de maison plus loin, un homme utilisant une presse, et ses équipements de production de masse sort de l’aluminium de grandes qualités pour faire des coupelles à mesurer à un taux de 320 par jours. Quelle est la juste rémunération dans chacune de ces usines ? Est-ce que nous parlons de la même chose entre un salarié qui possède un savoir-faire manuel pour sortir ses coupelles que l’on compare à un salarié qui les produit à 20 fois le taux du premier ?

Si les avocats de la « juste rémunération » commence avec la supposition que 2 euros de l’heure est un salaire juste pour un homme utilisant des outils manuels, il est alors clair que chaque coupelle ne doit pas se vendre en dessous d’un euro – et cela pour couvrir le coût du travail. Mais payer à ce prix une coupelle faite main est hors de question si des coupelles de qualité supérieures sont produites par une entreprise compétitive juste à coté qui l’offre, disons, à 25 centimes la pièce.

Si le choix du consommateur est un déterminant du prix de la coupelle, alors il apparaît que cet artisan manuel n’est peut-être pas capable – pour le travail qu’il fournit – de gagner plus de quelques centimes de l’heure. S’il demande à recevoir plus de son employeur, il serait en dehors des salaires que son emploi peut lui offrir. Bien sûr, cela lui laisserait l’alternative de chercher un emploi ailleurs ; possiblement dans une usine plus mécanisée dans le quartier d’à coté.

Au sein d’une économie à la compétition ouverte, il semble raisonnable que toute personne soit libre de choisir son emploi entre plusieurs opportunités possibles. Mais si toutes les personnes intéressées – incluant les employeurs et les consommateurs -  sont elles aussi libres de choisir, alors il devient clair que les salariés ne peuvent pas établir arbitrairement leur propre « juste salaire » et faire une recherche d’emploi avec ce taux de rémunération à l’esprit. Il est d’ailleurs impossible qu’un employeur puisse, même pour un laps de temps appréciable, maintenir un « juste salaire » s’il se trouve largement au-dessus ou au-dessous de la situation compétitive réelle. S’il s’essaye à payer plus que ce qui est justifié par la productivité de cet homme et de ses outils, il risque alors de se retrouver en faillite. Et s’il paye vraiment en dessous du niveau en cours dans le métier, ses ouvriers le quitteront.

Si la liberté de choix est respectée, alors le seul « juste salaire » est déterminé par le processus purement volontaire de la négociation compétitive dans un marché libre.

On peut déplorer la situation critique du pauvre bonhomme qui se trouve dans une usine peu mécanisée. Comment utilisera-t-il ses savoir-faire ? Il est vrai qu’il est regrettable qu’il manque d’équipement moderne pour rendre ses efforts plus productifs. Mais si on veut qu’il puisse recevoir un salaire plus élevé que le prix que les consommateurs sont prêts à payer volontairement pour des coupelles, alors nous devons rejeter l’idéal de l’entreprise privée compétitive, et nous détourner de la liberté pour accepter une philosophie marxiste. Cela revient à dire en fait que le besoin détermine les salaires et non pas la productivité ou les choix des consommateurs. Cela implique que dès qu’une personne commence à travailler dans un métier, elle a un intérêt bien compris dans ce travail et possède un droit à recevoir plus qu’il ne peut gagner en son sein. On peut dénigrer les décisions des consommateurs dans un marché donné qui rejettent le produit couteux de notre salarié au savoir-faire manuel. Mais la seule situation de rechange consiste alors à refuser le droit du consommateur de choisir et cela par le biais de la loi, en forçant celui-ci ou encore les contribuables à subventionner cet artisan particulier. Personne ne peut avoir le droit d’établir si arbitrairement ce type de « juste salaire », à moins que quelqu’un d’autre se trouveobligé d’en payer le coût.

Ainsi, un « juste salaire » n’est pas quelque chose de statique que chacun peut choisir à partir de rien ou que l’on peut définir arbitrairement. Ce n’est pas une quantité fixe pour tout salarié, mais un montant qui varie pour chaque personne et pour chaque situation. La force physique et les savoir-faire techniques du salarié peuvent se révéler des facteurs d’une grande importance ; mais dans cette illustration simple il est clair qu’aucun d’eux, ou même les besoins du salarié, ne peuvent constituer les seuls déterminants des salaires. Le facteur simple le plus important – en supposant que les consommateurs choisissent le produit – c’est la productivité qui provient de l’investissement dans les outils de travail. Quand cette vérité est reconnue, elle permet de remplacer cette idée erronée du droit à un « juste salaire ».

—-
Un article de la série « Clichés du socialisme » de la Fondation pour l’Éducation Économique (FEE) qui cherche à aider ceux qui dénoncent ces erreurs intellectuelles et mettent l’accent sur les mérites de la liberté.

Traduit par JATW pour ContrepointsTexte original.

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
24 mai 2012 00:27

Le talk économique de François Lenglet du mercredi 23 mai 2012

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
22 mai 2012 01:24

La Banque centrale européenne a cessé de fournir des liquidités à certains établissements du pays. Ces banques déjà sous capitalisées ne peuvent donc plus accéder au dispositif classique de financement bancaire.

 

Encore un signe de la fragilité des banques hellènes : certaines d’entre elles ont atteint les limites du financement bancaire européen. Elles sont sous-capitalisées, et la BCE se montre intangible. En cause : les retraits massifs de capitaux par les épargnants grecs. Retraits qui ne sont pas compensés par des apports d’espèces.

Faute de dépôts donc, les banques n'ont plus rien à apporter en garantie à la Banque centrale européenne pour obtenir des liquidités en échange. Or la BCE ne prête jamais sans ces contreparties, c’est écrit dans ses statuts. La Banque centrale a donc cessé de financer ces établissements. Ce faisant, elle les place dans une situation extrême.

Leur ultime recours aujourd’hui est l’assistance d'urgence à la liquidité. C’est-à-dire qu’elles sont financées directement par la Banque centrale nationale grecque qui leur accorde des prêts d’urgence. Ces établissements sortent donc totalement du circuit bancaire classique européen.

La BCE appelle Athènes à se mettre en ordre de marche

Pourtant, cela s’est déjà vu, la BCE peut parfois être souple et prendre des chemins détournés pour aider un pays même quand ses règles lui interdisent. Elle a par exemple trouvé des moyens indirects pour rendre des fonds à la Grèce au début de l’année.

Alors ici, le message est clair : la Banque centrale européenne acceptera que les banques grecques reviennent dans le circuit qu'une fois recapitalisées. Une manière d'appeler Athènes à se mettre en ordre de marche pour éviter une sortie de l'euro.


L'obligation 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
21 mai 2012 02:34

(…) Premier partenaire économique et commercial pour le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, l’Hexagone a un rôle important à jouer dans les domaines de la coopération politique, de l’intégration régionale, de la maîtrise des flux migratoires et l’accompagnement de la démocratisation en Afrique du Nord.

À cet égard, les premières positions que prendra François Hollande sur des sujets tels que l’Union Pour la Méditerranée (UpM) seront attendues avec un intérêt non feint par les capitales du Maghreb. Portée — parfois à bout de bras — par son prédécesseur, l’UpM est un projet emblématique de cette volonté de la France de faire de la Méditerranée ce « lac qui rapproche » et non cette « mer qui sépare ».

La poursuite de ce beau projet — qui a souffert d’un déficit de traduction sur le terrain opérationnel- constituerait en effet un signal fort pour signifier au Maghrébins que Paris compte conserver son statut de « moteur » européen de l’intégration régionale en direction du sud. Son intensification signifierait que la France souhaite s’impliquer davantage aux côtés de ses partenaires d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, alors même que ces derniers traversent des moments difficiles.

En effet, un an après le « printemps arabe » et les transformations qu’il a enclenché, la question de la nature du partenariat entre la France et le Maghreb mérite d’être posée. Alors que beaucoup ont constaté lors de l‘élection présidentielle française une montée inquiétante des extrémismes et du sentiment anti-maghrébin, les législatives qui s’annoncent doivent être l’occasion d’affirmer avec force les principes de tolérance et de respect de l’autre auxquels François Hollande a dit adhérer tout au long de sa campagne. (…)

François Hollande sera aussi attendu sur les grands sujets de politique étrangère qui lient la France au Maghreb. Pour l’Algérie, c’est la question lancinante de la réconciliation mémorielle qui sera au cœur de l’agenda bilatéral.

En Tunisie, la question de l‘accompagnement de la transition, notamment au niveau économique, sera au cœur des préoccupations des deux partenaires. Au Maroc, outre le chantier du TGV qui reliera Tanger à Casablanca, la poursuite de l’engagement de la France aux côtés de Rabat pour soutenir le plan de large autonomie au Sahara Occidental constituera un dossier prioritaire.

Sur tous ces dossiers, François Hollande ne sera pas en terrain inconnu. En tant que premier secrétaire du PS, il a eu à plusieurs reprises l’occasion de se rendre au Maghreb et d’en rencontrer les principaux acteurs politiques et économiques, voir les chefs d’Etats.

Source : Le Nouvel Obs

 


Après avoir financé la révolution islamique par de nombreux soutiens financiers (lire içi) et développé une politique d'immigration importante (lire içi) le nouveau gouvernement socialiste se préocupe de son image et de ses futurs investissements au Maghreb. A quand les investissements Français ??


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
21 mai 2012 00:39

La France est en concurrence avec beaucoup d'Etats à la solvabilité moins douteuse.Chaque jour, l’État français dépense 280 millions d’euros qu’il n’a pas. Chaque jour, l’État français doit emprunter 800 millions d’euros. Une partie de l’emprunt couvre le trou de 280 millions d’euros, le reste finance la dette publique, le trou déjà creusé durant trente-sept ans.

Après trente-sept années de « progressivement », le moment du « subitement » est imminent. Une génération – trente années – de taux d’intérêt très bas touche à sa fin. Emprunter va coûter de plus en plus cher. Ce n’est plus 800 M€2 qu’il va falloir trouver mais beaucoup plus.

« Ce n’est pas possible, pensez-vous, cela ne peut pas durer, c’est absurde ! »

Vous avez raison. Cela ne peut pas durer. Non pas parce que c’est absurde : beaucoup de situations absurdes s’éternisent pour la simple raison qu’on les juge raisonnables.Mais cela ne va pas durer longtemps tout simplement parce que nous allons faire faillite, ou plus exactement défaut puisque c’est le terme technique que l’on emploie dans le cas d’un pays. Un jour, nous ne trouverons pas les 800 M€, on refusera de nous les prêter. « On », c’est-à-dire vous-même et votre livret de Caisse d’Épargne ou votre assurance-vie ou bien les investisseurs étrangers. Ce jour-là, nous ferons faillite.

Dans un sens, c’est une excellente nouvelle, car si on nous prêtait toujours plus, nous terminerions réduits en esclavage pour rembourser la dette publique… N’est-ce pas la définition de l’esclavage que de travailler sans salaire en gagnant juste de quoi survivre ?

Comment et pourquoi nous en sommes arrivés là, c’est le propos de ce livre ; mais surtout ce que vous pouvez faire, vous, pour vous préparer à la faillite nationale.

Car il vous faudra traverser cette délicate période le mieux possible pour ensuite pouvoir profiter à plein du retour à une véritable prospérité.

Pourquoi les taux d’intérêt vont augmenter

Dans le monde autour de nous, il y avait jusqu’à présent plus d’épargne qui cherchait à se placer que de besoins d’emprunt. L’abondance fait baisser les prix : c’est vrai aussi pour le crédit qui ne coûtait pas cher. Mais une page d’Histoire se tourne sous nos yeux.

Pour refinancer la dette arrivant à maturité, les États souverains de la zone euro et les banques doivent trouver en 2012 sur les marchés 1 900 Mds€[1], soit près de 9 Mds€ par jour. Nous sommes en concurrence avec beaucoup de monde dont la solvabilité est bien moins douteuse. « Depuis que la crise a commencé à devenir sérieuse en 2008, les investisseurs institutionnels se sont régulièrement posés la question de savoir quelles étaient les valeurs refuges – les obligations françaises arrivant en dernier d’une longue file. »[2]  Ce type de commentaires est mon pain quotidien. Les medias français se gardent bien de vous les relayer.

Les Échos du mercredi 21 mars 2012 : « La fin du salarié low cost se profile déjà en Asie. » Vous pourriez penser que c’est une excellente nouvelle, un rééquilibrage qui nous rendra plus concurrentiels ou compétitifs, mais en réalité c’est l’inverse.

Cela indique que l’excès d’épargne qui prévalait va se tarir, ce qui va accélérer notre faillite nationale. Cela peut vous sembler surprenant, mais l’explication est assez simple. La Chine va plus consommer et il y aura moins d’argent disponible pour nous prêter.

L’ancien équilibre mondial s’organisait de la façon suivante : des pauvres produisaient à bas coût ce que des riches achetaient à crédit. Au lieu de dépenser leur argent durement gagné, de réclamer des vacances, des RTT, une couverture sociale, une assurance maladie, les pauvres se sont acharnés à épargner. De cette façon, ils pouvaient faire crédit aux riches. Comme les pauvres épargnaient plus vite que les riches ne s’endettaient, les taux d’intérêt baissaient, le crédit ne coûtait pas cher et les riches avaient l’impression de rester riches.

En s'enrichissant, les pays pauvres consomment plus et épargnent moins. Moyennant quoi, les taux d'intérêt sur le crédit augmentent. Dans "Pourquoi la France va faire faillite", Simone Wapler propose un "kit de survie" pour que chacun comprenne les mécanismes de la crise financière actuelle, puisse éviter d'être euthanasié par les taux bas et l'inflation, et parvienne à protéger son patrimoine, petit ou grand.

C’était une situation absurde, puisque les pauvres faisaient crédit aux riches. Cependant, peu de gens trouvaient grand-chose à redire à cet équilibre mondial.
Aux pays dits émergents les cheminées d’usine et le sale boulot d’extraction et de transformation des matières premières.
Aux pays dits développés les nobles besognes de conception et les raffinements de l’industrie des services avec, au sommet de la pyramide hiérarchique, l’industrie financière. Jusqu’au jour où…


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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
20 mai 2012 02:36

Mais au fait… cela fait un moment qu’on n’a pas parlé de l’avancement de la déroute financière de l’état français, non ? Faisons un bref point.

L’Assistance publique – Hôpitaux de Marseille ne peut plus payer les médecins et les pharmaciens, à commencer par les externes (les fournisseurs indépendants sont, de longue tradition française, la variable d’ajustement si pratique dans les problèmes de trésorerie publique, ce ne sont pas les experts judiciaires indépendants qui me contrediront…). Cela a commencé par un coup de rabot unilatéral sur certaines primes, puis par un arrêt pur et simple du paiement des gardes, et enfin, ce n’est pas encore tout à fait officiel mais presque, le non-paiement des externes en pharmacie (les médecins externes étant les prochains sur la liste). Les difficultés de son bailleur de fonds principal, Dexia, auraient commencé à faire tomber ce domino-là. Je vous laisse deviner quels autres dominos il y a derrière les hôpitaux publics marseillais.

Hmm, une entité croulant sous les dettes, en déficit chronique, irréformable pour cause de rigidité syndicale et de collusions d’intérêts à tous les niveaux (tout le monde essaie de faire porter les économies nécessaires par les autres), qui liquide ses biens immobiliers pour réduire ses pertes sans pouvoir les étancher, qui a tout à coup plus de mal à emprunter, dans de moins bonnes conditions, au point de ne bientôt (d’ici septembre) plus pouvoir faire face à ses dépenses courantes… c’est curieux, ça me rappelle quelque-chose…

Dans un autre domaine qui n’a aucun rapport, l’État français continue d’avoir du mal avec le paiement des soldes de militaires. En mars, c’étaient les soldes de la Marine. En avril, l’Armée de Terre (à nouveau, après octobre 2011). En parallèle, depuis 2009, les fournisseurs du ministère de la Défense (de grosses boîtes comme Dassault, mais aussi beaucoup de PME) trinquent aussi. Il y en aurait pour 2 milliards d’euros, une paille.

Les 30 premiers jours de l’élection présidentielle de François Hollande vont être décisifs pour l’avenir de l’État français : par exemple, pour Nicolas Doze, chroniqueur incisif de BFM-TV, la note de crédit de la France sera certainement dégradée à nouveau avant le mois de juin.

Et il y aura des adjudications de France Trésor (des ventes de dettes supplémentaires) chaque jeudi. Avec des taux d’intérêt à l’emprunt flirtant avec les 5%, il sera tout simplement impossible de faire l’économie de faire des économies. L’absence de la dette publique dans la campagne présidentielle et dans les débats, tout comme dans les préparatifs de la campagne législative, montre à quel point les politiciens français préfèrent nier leurs crimes financiers contre le peuple, jusqu’au bout, à tout prix.

Aucun d’entre eux n’a signifié le début d’une once de plan de contingence pour parer à l’amplification brutale des chocs de trésorerie, ceux mentionnés plus haut étant simplement tus, balayés sous le tapis médiatique jusqu’au second tour.


Sur le web

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
19 mai 2012 01:48

Le scénario du pire pour la zone euro serait en train de devenir réalité : le bank run, la panique bancaire, touche désormais de plein fouet la Grèce et semble s’étendre à l’Espagne.

Les Grecs auraient retiré entre 2,5 et 3 milliards d’euros de leurs comptes en banque depuis les élections du 6 mai, avec un pic à 800 millions d’euros pour la seule journée du lundi 14 mai. Depuis 2009, ce sont en moyenne 2,5 milliards d’euros qui ont quitté le pays chaque mois. Pragmatiques, les investisseurs se préparent eux aussi à une sortie de la Grèce de la zone euro. Les grands acteurs financiers de la City, comme Barclays ou HSBC, ont déjà adapté leurs systèmes informatiques à un retour de la drachme.

En Espagne, la principale inquiétude porte sur la fragilité du système bancaire. L’agence américaine de notation financière Moody’s a dégradé, jeudi 17 mai, la note de seize banques. Certains établissements sont désormais rangés dans la catégorie des obligations pourries. Au-delà, c’est toute la péninsule qui fait face à la défiance des investisseurs. Les taux d’emprunt de la dette souveraine ont dépassé 6 %. Un niveau insoutenable pour l’Espagne.

Le Monde

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans Economie
19 mai 2012 00:43

Les clients de la banque espagnole Bankia, nationalisée la semaine dernière, ont retiré depuis plus d’un milliard d’euros de leurs comptes, rapporte El Mundo. Le quotidien cite des informations données lors d’un conseil d’administration qui s’est tenu hier. [...]

Le Figaro


Madrid va nationaliser en partie Bankia, trop exposée au secteur immobilier

MADRID - Le gouvernement espagnol a annoncé mercredi qu'il "prendra le contrôle" de Bankia, la quatrième banque cotée du pays qui croule sous les actifs immobiliers risqués, avant de dévoiler vendredi une nouvelle réforme du secteur face au regain de tension sur les marchés.

L'opération consiste à transformer en participation la dette de 4,465 milliards d'euros contractée en décembre 2010 envers l'Etat par le premier actionnaire de Bankia, Banco Financiero y de Ahorros (BFA), a indiqué le ministère de l'Economie dans un communiqué.

Ces liquidités avaient été injectées par le fonds d'aide publique au secteur financier (Frob) à travers des prêts à 7,75%, remboursables en cinq ans.

Après l'opération, "le Frob détiendra indirectement 45% du capital de Bankia, c'est à dire qu'il en prendra le contrôle", a précisé le ministère.

http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/madrid-va-nationaliser-en-partie-bankia-trop-exposee-au-secteur-immobilier_1113009.html

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