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6 juin 2015 01:52

« Qui trop embrasse mal étreint », dit-on. À vouloir à la fois négocier avec l’Iran, détruire le « Moyen-Orient élargi » et l’Ukraine, ruiner la Russie, encercler et menacer la Chine tout en préparant de nouvelles guerres en Amérique latine, les États-Unis ont dû se résoudre à faire quelques pas en arrière. Pour calmer ses vassaux européens, l’Empereur Obama a dépêché son fidèle Kerry à Sotchi reprendre langue avec le chef rebelle Poutine auquel il refusait d’adresser un regard depuis un an. Il fut convenu de reprendre les affaires (et d’abroger les sanctions européennes lorsque les multinationales US auront été servies), de laisser la Novorossia tranquille, et de former un gouvernement de transition en Syrie.

Le New York Times est le seul média docile à la férule israelo-anglo saxonne à avoir osé rendre compte de la victoire diplomatique de la Russie [1], quatre jours après la visite inopinée de John Kerry à Sotchi, la ville chère à Poutine, Sotchi, la base touristique sur la Mer Noire où le tsar Poutine a investi plus de 50 milliards de dollars pour les Jeux olympiques. Tout un symbole.

D’après David Herszenhorn, la visite de Kerry a été interprétée partout comme le signe de la reddition des États-Unis. Je m’étais exprimé dans le même sens quatre jours plus tôt [2].

Impossible d’ignorer quelque chose d’aussi grandiose !

On est loin de l’apothéose d’Obama quand il se vantait d’avoir fait plier l’économie russe et son « dirigeant vaniteux » (sic) en faisant chuter le prix du pétrole, entraînant la fuite des capitaux, la dévaluation du rouble et les sanctions européennes [3].

Blabla et compagnie, aujourd’hui Poutine n’est plus le Hitler d’Hillary, et dans les termes d’Obama, le troisième danger pour l’humanité après ebola et les djihadistes.

Kerry n’a pas osé aborder le contentieux de la presqu’île éminemment stratégique de Crimée, qui a tout l’air d’avoir été bel et bien cédée à son propriétaire historique.

Va-t-on vers l’abandon de la partie occidentale de l’Ukraine usurpée par le coup d’État de Victoria Nuland, la belliqueuse sous-secrétaire d’État israélo-américaine ?

Obama qui voulait isoler tout le monde s’est retrouvé bien isolé, avec la parade militaire somptueuse qui a mis en scène l’association stratégique (à distinguer d’une alliance militaire) entre la Chine et la Russie, sans perdre de vue l’Inde et deux puissances moyenne qui comptent dans la géostratégie : le Khazakstan et l’Égypte.

Selon David Herszenhorn, Obama avait pris la tête de la charge occidentale pour punir Poutine de son intervention en Ukraine, et avait expulsé la Russie du G8.

Dans son meilleur style de judoka ceinture noire, et de grand joueur d’échecs, on a vu Vlady déjouer olympiquement les attaques des USA et de leurs alliés européens, et prouver qu’il comptait vraiment, sur la scène globale.

À la mi-décembre, les États-Unis ont lancé leur machine financiériste pour mettre à genoux la Russie et sa devise, le rouble, mais sous la table ce sont les finances colossales de la Chine qui ont rattrapé le coup, d’après ce qu’a laissé fuiter le britannique Alastair Crooke, membre du think tank Conflicts Forum [4].

La Russie a suggéré de faire plier le dollar, de le replonger dans la grave crise de 2008, mais la Chine n’a pas donné suite. Ce qui indique que Pékin ne souhaite pas se mettre à dos Washington, dans cette étape tripolaire, et alors que les Chinois se posent en émergents triomphants.

Toujours selon David Herszenhorn, le « dirigeant suprême » (sic) Poutine, a confondu constamment ses adversaires, étrangers ou internes, et une fois de plus il semble se dresser, dans sa dernière confrontation avec l’Occident, au moins comme un héros national, droit dans ses bottes, aux commandes, et sans avoir cédé d’un pouce, surtout en Crimée, le joyau de la couronne. Et il n’est pas loin d’être le champion gagnant aussi dans la confrontation avec l’Occident.

Notre journaliste cite le russophobe Mathew Rojansky, directeur de l’Institut Kennan –lequel à mon avis, n’a hérité en rien de la légendaire sagesse de de George Kennan [5]–, à Washington, qui insiste pour souligner que le renforcement de Poutine peut être illusoire, parce que l’économie russe est en récession et reste dangereusement dépendante de son approvisionnement en énergie au moment même où la plupart des analystes considère que les perspectives à long terme pour les prix du gaz et du pétrole sont désastreuses.

Wishful thinking, vulgaire réductionnisme financiériste d’économistes prenant leurs désirs pour des réalités…

À mon avis, les géostratèges US, fort novices, ont bien trop misé sur la guerre financiériste, qui aurait pu pulvériser une république bananière, mais non la Russie, superpuissance nucléaire.

Comment se fait-il que le New York Times admette que les sanctions occidentales semblent avoir échoué ?

Serait-ce que Kerry a devancé une fronde de l’Union européenne, pressée d’en finir avec des sanctions contreproductives ?

Chronos et Icare, celui qui défiait les lois de la gravité depuis la Crète, ont fait alliance en Ukraine occidentale et ont mis au bord de la débâcle le régime putschiste néonazi de Kiev incarné par le duo Petro Poroshenko le marchand de chocolat (ça ne s’invente pas) installé dans la place par l’Allemagne, et son Premier ministre puéril Arseni Iatseniouk, pantin manipulé par l’amazone Victoria Nuland, qui s’était quelque peu trompée dans ses calculs puisque la guerre financière contre la Russie a commencé par ruiner l’Ukraine.

Du point de vue de David Herszenhorn, le virage subtil d’Obama vaut reconnaissance pragmatique du fait que la politique consistant à isoler la Russie économiquement et diplomatiquement, est un échec. Il cite Viktor A. Kremenyuk, vice directeur du think tank Institut US-Canada, lié à la prestigieuse Académie des sciences de Russie, qui admet que le Kremlin a résisté aux sanctions et introduit des contre-sanctions.

Tout cela alors que Poutine n’a jamais cessé de coopérer avec les USA dans les contentieux pressants concernant la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord et le Yémen, se bornant à quelques menaces de se retirer des négociations sur l’armement nucléaire ou conventionnel, que Kerry utilise comme feuille de vigne pour justifier sa visite à Sotchi.

Paul Craig Roberts, assistant jadis au secrétariat au Trésor sous Ronald Reagan, dit que les États-Unis ont envoyé John Kerry en Russie en position de suppliant [6].

Or donc, si Obama a lâché l’Ukraine, c’est en échange de quoi ? Qu’en est-il de la France et de l’Allemagne reléguées par les États-Unis de Minsk II à Sotchi ?

David Herszenhorn ne lit même pas son propre journal ; il n’est pas au courant de l’avertissement donné par Vlady lors de sa conférence historique à Munich, il y a huit ans [7].

Il avait annoncé l’échec de toute la politique d’amateurs de l’administration Obama, alors que le meilleur géostratège de tous les temps pour les US, Georges Kennan, avait prévenu que c’était une grave erreur d’asphyxier la Russie, super puissance nucléaire [8].

À mon avis, le problème des USA vient de ce que leur politique étrangère est entre les mains de néophytes portés sur les bravades de bistrot, parce que la génération précédente est en voie de disparition : Kissinger a 91 ans, Brent Scowcroft 90, Brzezinski 87, et le Texan James Baker III 86. Et le plus imprudent parmi eux est le russophobe Brzezinski.

Aujourd’hui la politique étrangère des USA se trouve prise en otage par les multimédias israélo-anglosaxons et leurs clowns nocturnes et bavards, qui sévissent dans les talk shows et ne savent même pas ce qu’est une multi ogive nucléaire placée dans un missile intercontinental russe Topol M, qui couperait toute envie de rire à l’humanité.

À Moscou, on ne doit pas être rassuré par la retraite tactique des États-Unis d’Ukraine, alors que les alliés de Vicky Nuland dans les Balkans, avec à leur tête le méga-spéculateur George Soros – pantin présumé des banquiers esclavagistes Rothschild, poussent à la révolte islamique en Macédoine : c’est le nouveau front israélo-anglo-saxon contre la Russie.

Alfredo Jalife-Rahme

Traduction
Maria Poumier

Source
La Jornada (Mexique)

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
6 juin 2015 01:49

Après les puits de pétrole, les combattants de l'EI s'emparent des barrages et s'en servent pour priver d'eau ceux qui ne sont pas encore sous leur coupe.

 

Malgré quelques victoires du camp adverse, l'EI continuerait à gagner du terrain en Irak. Le 17 mai , ses troupes ont conquis la ville irakienne de Ramadi. Une ville stratégiquement importante puisqu'elle possède un barrage sur l'Euphrate. Un cours d'eau qui assure l'approvisionnement d'eau dans la région et jusqu'à la capitale. En fermant les vannes du barrage, les djihadistes de l'EI assoiffent la région et ralentissent la reconquête de la ville par les troupes irakiennes.

Depuis cette date, le niveau de l'eau a baissé et certaines villes voisines comme Khaldiyah et Habbaniyah manquent déjà d'eau. Faisant craindre une énorme crise humanitaire avec l'été qui arrive. Au point que Sabah Karhout, le chef du conseil provincial d'Al-Anbar n'hésite plus à dire que "Daesh (acronyme arabe de l'EI) mène désormais une sale guerre de l'eau".

Le contrôle des barrages semble effectivement être une nouvelle stratégie de l'EI. Dans les régions plus au nord, où ils possèdent déjà plusieurs barrages, les troupes de l'EI ont utilisé ces derniers comme de véritables armes. Le manque d'eau fait fuir personnes âgées, femmes et enfants. Ce qui facilite l'invasion des villes. Il affaiblit aussi les zones de camps militaires.

Tout comme un bas niveau du fleuve permet aux troupes de l'état islamique de se déplacer plus facilement. Plus retors encore, il arrive que les djihadistes submergent des terres pour ralentir la progression des troupes ennemies .

Pour l'instant, selon le numéro deux de la diplomatie américaine, Antony Blinken, suite aux 4000 raids lancés depuis 9 mois, l'EI contrôlerait "25 % de moins de l'Irak et plus de 10 000 militants ont été tués. Ce qui "va finir par avoir un effet" conclut-il. Si le pays n'est pas complètement asséché d'ici là.

 

Source: LV

SOURCE

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5 juin 2015 03:54

L’Union européenne n'a pas de politique russe commune, sa ligne actuelle reposant sur la "méfiance" historique de certains pays à l'égard de Moscou.

 

La politique de l'UE à l'égard de la Russie est élaborée en dehors des institutions européennes et s'inspire des intérêts de certains pays, une telle stratégie doit changer, a estimé le chef de la diplomatie grecque Nikos Kotzias dans une interview accordée au journal français L'Humanité.

"La Grèce est un pays européen qui, comme chaque pays de l’Union, doit avoir le droit de dire son opinion et d’évoquer ses ¬intérêts sur tous les sujets, y compris sur la ¬politique à mener avec la Russie. Nous n’accepterons donc pas que la politique russe de l’Europe soit décidée en dehors des institutions de l’Union européenne", a déclaré le ministre.

"Ce que nous ne voulons pas, c’est que l’UE fonde sa ¬politique sur l’intérêt de pays qui ont un rapport historique émotionnel avec la Russie", a-t-il souligné.

Et de conclure que l’Union européenne devait réfléchir à sa nouvelle stratégie.


A signaler qu'à la veille de la dernière réunion ministérielle de l'UE, un scandale politique a éclaté. Il s'agit notamment d'un communiqué des pays membres de l'Union menaçant d'imposer de nouvelles sanctions contre la Russie en raison de l'aggravation de la situation en Ukraine, document qui a été publié sans l'aval de la Grèce et qui n'a pas tenu compte de son avis.

 Athènes a protesté contre la violation de ses droits au sein de l’Union européenne et exigé que son opinion soit respectée lors de la prise de décisions, y compris sur des sanctions visant la Russie.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150129/1014183338.html#ixzz3bvsmt3tj

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
5 juin 2015 02:18

 

Intervention de Yves Bonnet, ancien préfet et ancien chef de la DST dans les années 80, sur le plateau de C dans l’air le 8 octobre 2012.

Il explique d’une part les modes opératoires pour quadriller les foyers terroristes, puis d’autre part l’alliance trilatérale entre les États-Unis, l’Arabie saoudite et le Qatar dans le financement massif des groupes djihadistes en Afrique, au Proche-Orient et en Occident. (Youtube)

 

SOURCE

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5 juin 2015 01:44

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Lundi 1er juin 2015

Avant propos

Dès Juin 2014, le Dr Salim Harba, chercheur syrien et expert en géostratégie, nous annonçait les manœuvres des États prétendument « Amis de le Syrie » visant à livrer la Syrie à Al-Qaïda, quel que soit le nom qu’elle se donne :

« Pour rester bref, je pense que les États-Unis sont en train de poursuivre plusieurs buts à la fois. Ils pensent piéger l’Iran d’une façon ou d’une autre, et abandonnent le terrain syrien à ceux qu’ils font passer pour des « opposants modérés » ; lesquels prétendus opposants ne sont que le deuxième assortiment d’Al-Qaïda.

D’ailleurs, les États-Unis sont en train de travailler à « vider » le terrain dans l’intérêt de Daech et du leur. Je m’explique en rappelant un fait marquant survenu lorsque Al-Zawahiri [successeur de Ben Laden et chef d’Al-Qaïda] a dépêché six de ses délégués pour sommer Abou Bakr Al-Baghdadi [dirigeant de Daech] et Abou Mohammad Al-Joulani [dirigeant de Jabhat Al-Nosra] de quitter la Syrie pour s’occuper des malheureux frères irakiens.

Nous savons tous qu’Al-Baghdadi s’est ravisé et a répondu à l’appel d’Al-Zawahiri en quittant la Syrie pour se replier sur l’Irak sans, pour autant, cesser d’assurer le transport d’armes et de combattants vers la Syrie jusqu’à cet instant précis ; les véhicules blindés US en provenance d’Irak sont d’ores et déjà parfaitement visibles autour de Hassaka, de Deir ez-Zor , et d’Al-Qamichli ; tandis qu’Al-Joulani a refusé de lui prêter allégeance.

Nous pouvons en déduire qu’il nous faudra attendre quelques jours pour commencer à entendre parler de divisions au sein d’Al-Nosra ; une partie acceptant de rejoindre Daech, et donc Al-Qaïda ; l’autre partie s’y refusant pour rester du côté d’Al-Joulani qui s’alliera avec le « Front islamiste » [dernier né des groupes terroristes à l’usage exclusif de la Syrie].

Ce sera alors l’occasion que saisiront les États-Unis pour nous présenter Al-Joulani et Cie, comme la « nouvelle opposition modérée syrienne », puisqu’ils pourront dire qu’elle est composée d’éléments ayant refusé de prêter allégeance à Al-Qaïda ! » [1].

C’était là une lecture attribuée, par certains, à « ceux qui voient des complots partout », bien que les événements qui se sont succédés sur le terrain lui aient donné raison.

Voici des extraits d’une relecture de ce sujet par M. Nasser Kandil le 27 mai courant, en sachant que ce même jour, Al-Joulani [l’émir d’Al-Nosra] accordait à Al-Jazeera un long entretien. En bref, cet individu se présente en chef clément et miséricordieux dont l’unique souci est de ramener les Syriens musulmans, notamment s’ils sont alaouites, vers les véritables sentiers de son dieu, en passant sur le corps de l’État syrien et de son Président ; les chrétiens pouvant toujours s’acquitter de la jiziya [sorte d’impôt de capitation réservé aux gens du Livre] ; son organisation n’ayant commis aucune violence injustifiée !

Curieusement, ses arguments sont les mêmes que ceux avancés par la grande majorité des médias officiels français et par MM. Hollande et Fabius, qui insistent sur le terrorisme de Daech [EIIL, ISIS, EI] en se gardant de mettre Al-Nosra dans le même panier [2][3]. Pourtant ces deux organisations terroristes sont visées au même titre par la résolution contraignante N°2170 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies. [NdT].

 

DE RAMADI À PALMYRE

À mon avis, ce qui s’est passé à Palmyre est la réplique de ce qui est arrivé à Ramadi, la capitale de la province irakienne Al-Anbar, et renvoie à la propagande hollywoodienne orchestrée par l’Administration US autour de Daech présenté comme une force invincible.

Sans revenir sur les détails de sa naissance, souvenez-vous des déclarations d’Obama nous disant que la guerre contre Daech sera longue [10, 20, 30 ans…] et des plus difficiles ; suivies par l’annonce de la formation de la coalition d’une soixantaine de pays dont des États de l’Union européenne, de l’OTAN et des pays du Golfe rassemblés par John Kerry, puis des déclarations du Général M. Dempsey nous expliquant que les frappes aériennes de cette Coalition Internationale contre Daech resteraient inefficaces sans intervention terrestre.

Souvenez-vous aussi de l’épisode de la ville d’Aïn al-Arab [Kobané], laquelle, de l’aveu même de John Kerry, ne faisait pas partie de la stratégie US [4] et où sans la volonté farouche de ses habitants de vaincre Daech, les USA n’auraient pas engagé leurs forces aériennes.

Nous sommes donc face à un plan qui consiste à glorifier Daech en exagérant sa puissance. Mais ce plan s’est heurté à sa défaite à Tikrit, devant l’Armée irakienne et les Forces de mobilisation populaire [Al-Hachd al-Cha’abi]. Ce qui ne correspondait pas aux projets des USA. Et pire encore, ce qui a démontré que Daech n’est pas la force invincible qu’on nous a décrite.

La mission pour laquelle Daech a été créé n’étant pas encore terminée, les stratèges US devaient retravailler leur scénario pour le regonfler et faire oublier Tikrit. D’où l’accent remis sur les divisions sectaires par les donneurs de leçons tels Obama et Ashton Carter [secrétaire à la Défense des États-Unis] condamnant le gouvernement central irakien, jugé incapable de tenir ses troupes. D’où l’exploitation de l’aide militaire fournie par l’Iran et ses conseillers militaires pour creuser le fossé sunnites-chiites alors que l’Armée irakienne n’a toujours pas reçu les avions militaires, les missiles antichar et leurs munitions, dûment payés depuis neuf mois. D’où la promesse d’armer directement les sunnites, comme les kurdes, en contournant le gouvernement central, à condition que les Forces de mobilisation populaire [essentiellement chiites, NdT] n’entrent pas dans Ramadi [majorité de sunnites, NdT], auquel cas les USA ne les appuieraient pas avec leur aviation et ne livreraient pas les avions promis à l’armée irakienne.

Le gouvernement central irakien s’est incliné sous la pression des USA et de certains parlementaires d’Al-Anbar convaincus par leurs promesses illusoires, se contentant d’exiger la liste des armes qui leur seraient fournies. Finalement, quand Daech a lancé son attaque sur Ramadi, l’aviation militaire US n’était pas au rendez-vous, la ville est tombée, Daech s’est renforcée, et Tikrit a été oubliée !

Un scénario de faiblesse et d’illusions identique à celui entretenu pour l’armée israélienne présentée comme invincible. Sauf que la détermination de la Résistance libanaise a fait que l’invasion du Liban en 2006 n’a pas réussi à faire oublier la défaite israélienne de l’an 2000 face au Hezbollah, soutenu par l’Iran et feu le Président syrien Hafez al-Assad. D’où la haine tenace contre l’Axe de la Résistance et la rage destructrice à laquelle nous assistons.

Mais revenons à la Syrie. Le gouvernement syrien a accepté de fermer les yeux sur les frappes aériennes US sur son territoire tout en déclarant officiellement qu’elles étaient illégales et menées sans autorisation ni concertation avec l’État syrien, comme l’exige le droit international ; d’une part, pour éviter de gêner son allié russe qui lui a conseillé de ne pas s’y opposer ; d’autre part, parce que la Coalition internationale menée par les USA s’étant drapée du faux prétexte de combat du terrorisme, ses citoyens auraient mal compris qu’elle se lance dans une guerre supplémentaire alors qu’ils subissent une agression universelle depuis des années.

Les USA se sont donc réservés 200 kilomètres de l’espace aérien syrien, leur aviation couvrant les allers-retours de leur créature dans la zone. La question est de savoir dans quel but ?

Pour y répondre, il suffit de se rappeler qu’Obama, lui-même, a reconnu que compter sur l’opposition syrienne pour renverser le Président Bachar al-Assad était pure « fantasy » [5]. En réalité, les USA ont très tôt compris que le pari sur la Coalition Nationale Syrienne [la CNS tenue sur les fonds baptismaux par le gouvernement Sarkozy et confirmée par le gouvernement Hollande, NdT] des prétendus opposants modérés était illusoire. Et Joe Biden [vice-président des États-Unis] ment lorsqu’il se contente de dire que la Turquie, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, sont les seuls responsables du développement de l’infâme Daech en Syrie [6], alors qu’il sait parfaitement que les USA ont passé un accord avec Al-Qaïda : « Venez combattre à notre place en Syrie et vous serez payés en retour ».

Et le prix demandé par Al-Qaïda pour mener la guerre par procuration, des USA et de ses alliés, est justement que l’entité Al-Nosra soit associée à la direction de la « Syrie à venir » et qu’Al-Qaïda s’installe dans les montagnes du Qalamoun. Telle est la promesse faite à Al-Zawahiri pour qu’Al-Qaïda dirige ses combattants du monde entier vers la Syrie.

SEULE AL-NOSRA PEUT VAINCRE DAECH

Vous me dites qu’il arrive qu’Al-Qaïda et Al-Nosra s’entretuent. Il n’empêche qu’Al-Nosra est la branche syrienne d’Al-Qaïda tel que l’a publiquement déclaré son chef, Al-Zawahiri, et que Daech en est la branche dissidente dirigée par les Services du renseignement US, par l’intermédiaire des Services du renseignement turc, pour engendrer le couple cancer malin/cancer bénin. Autrement dit, les deux organisations sont des filiales d’Al-Qaïda, Daech étant le groupe de terroristes ensauvagés que seule Al-Nosra peut vaincre.

J’en veux pour preuve les deux nouvelles consécutives retenues par CNN le jour de l’invasion de Palmyre : « Daech, après avoir envahi la ville de Ramadi en Irak, entre dans l’historique Palmyre en Syrie, mais Al-Nosra déloge Daech de trois localités du Qalamoun ! ».

Ceci sans oublier les gesticulations concernant l’échec de la Coalition internationale menée par Obama dans sa guerre contre l’invincible Daech, les indignations publiques de certains de nos politiciens libanais refusant qu’Al-Nosra soit qualifiée d’organisation terroriste, les déclarations de Moché Yaalon [ministre israélien de la Défense] disant qu’Al-Nosra ne menace pas Israël…

De toute façon, quelle que soit l’appellation on retombe toujours sur Al-Qaïda. Dernièrement, dix représentants de la fameuse CNS se sont coalisés avec Al-Nosra, qui compte dix-mille combattants, pour former dix factions regroupées sous la bannière « Jaïch al-Fath » [Armée de la conquête]. Un nouveau nom pour Al-Nosra, autrement dit, un nouveau nom pour Al-Qaïda.

 

POURQUOI LE QALAMOUN ?

Pourquoi les montagnes du Qalamoun ? Parce que, depuis toujours, celui qui tient cette région tient tout le moyen Orient. Parce qu’entre les montagnes du Qalamoun et le mont Hermon il y a une ouverture de 40 Kilomètres qui fait que celui qui occupe cet espace tient la Syrie et le Liban.

Ce n’est pas la première fois qu’Al-Qaïda cherche à l’occuper. À la veille du nouvel an 2000, 250 éléments d’Al-Qaïda avaient attaqué tous les postes militaires de l’Armée libanaise à Al-Donniyé, massacrant et tuant à tour de bras. Heureusement pour nous que le Président de l’époque, M. Émile Lahoud, n’avait pas laissé l’Armée entre les mains de Michel Sleiman qui ne voulait pas se battre. Il a dirigé les opérations en personne et je profite de cette occasion pour lui rendre hommage.

Les documents saisis suite à cette bataille avaient révélé que le tracé convoité par Al-Qaïda allait d’Al-Donniyé vers Arsal, Flita, Palmyre, puis Al-Anbar chez Abou Moussab al-Zarqaoui [nommé par Ben Laden émir d’Al-Qaïda en Irak à partir d’Octobre 2004, après la chute de Saddam Hussein, NdT]. Aujourd’hui, c’est ce même tracé qui justifie qu’Al-Qaïda sorte de Tora Bora pour déboucher sur la Méditerranée. Les Européens sont gênés ? Sans doute. Mais ils sont en train de passer un accord avec Al-Qaïda qui leur dit : « En 30 ans, nous n’avons jamais menacé Israël. Donnez-nous Al-Qalamoun, nous vous promettons de ne jamais menacer votre sécurité, de nous contenter de vendre le pétrole et le gaz, de vous faire gagner de l’argent… Sinon… ».

Ce qui explique que l’essentiel des forces d’Al-Nosra se soit concentré dans la région du Qalamoun et que la priorité des priorités est de les empêcher d’arriver à leur fin. Partout ailleurs, ses éléments s’appuient soit sur des éléments locaux, soit sur la Turquie. Ainsi, à Jisr Al-Choghour, il n’y avait que 1000 éléments environ, mais c’est l’armée turque qui a mené l’opération avant de remettre la ville à Al-Nosra.

 

LE NOUVEAU SCÉNARIO

Mais à ce stade, nous arrivons à la deuxième partie du film hollywoodien dont le rôle principal sera tenu par Laurent Fabius pour défendre, devant le Conseil Affaires étrangères de l’UE, un nouveau scénario qui se résume comme suit :

  • Al-Nosra et le Hamas sont deux organisations représentatives de leurs deux peuples, acculées au terrorisme devant la souffrance et le désespoir des leurs. Les Européens et la Communauté internationale doivent leur donner une chance…

  • S’agissant d’Al-Nosra, nos services de renseignements sont entrés en contact avec ses représentants. Ce sont des opposants patriotes. Nous pouvons les restructurer, les sortir de leur condition de terroristes, les faire participer à la Conférence de Genève, les associer à la solution politique en Syrie contre leur engagement à ne plus recourir au terrorisme et à ne pas dépasser les limites de leur territoire. Ils nous l’ont promis…

  • Quant au Hamas, nous devons revenir au dialogue, discuter de la reconstruction et de la gestion de Gaza…

Bref, le blanchiment du Hamas, aux dépens de la question palestinienne, entrainera celui d’Al-Nosra. Et une fois Al-Nosra blanchie, on lui sellera un cheval blanc. On la propulsera sur le devant de la scène politique et militaire. On l’aidera à déloger Daech région après région. Puis les USA ordonneront à la Turquie de fermer le robinet et enverront leur aviation exterminer l’infâme Daech qui aura rempli sa mission. Et le monde entier sera ébloui !

Mais comme je l’ai déjà dit, le pragmatisme US veut que d’ici le 30 juin, date de la signature de l’accord sur le nucléaire iranien, leurs alliés ont toujours carte blanche pour tenter, sans aucune restriction morale, tous les scénarios susceptibles de dessiner leurs nouvelles cartes de la région. Leurs alliés gagnent, ils en profiteront. Leurs alliés perdent, ils préparent déjà leurs arrières en faisant dire à M. Bogdanov : « Nos collègues américains ont compris qu’il n’y avait actuellement aucune alternative à Bachar al-Assad et au gouvernement syrien actuel ».

Que cet accord soit signé, reporté ou annulé, la Syrie n’est toujours pas seule, et l’Axe de la Résistance est plus déterminé que jamais. En Irak, l’armée, le peuple et les forces de mobilisation populaire se chargent d’écraser Daech à Ramadi. Au Qalamoun, l’Armée syrienne, le Hezbollah et les Forces de défense populaire, se chargent d’écraser Al-Nosra.

Ce que nous ne devons pas oublier, quelle que soit notre tristesse devant les tragédies humaines qui frappent notre région, c’est que ce sont nos armées qui sont visées autant que nos villes et notre géographie. Ordonner un retrait à Palmyre ou ailleurs, ne signifie pas que nous avons perdu la guerre et que leurs plans de partition ont réussi…

Nasser Kandil
27/05/2015

Source : Al-Fadaiya. M. Kandil est interrogé par Mme Alissar Moala
https://www.youtube.com/watch?v=OgiUnx0nyso&feature=youtu.be

Transcription et traduction par Mouna Alno-Nakhal

Notes :

[1] Irak : Attentisme US ou piège tendu à l’Iran et à la Syrie ?
http://www.palestine-solidarite.org/analyses.salim_harba.180614.htm

[2] Pression militaire et succès diplomatique pour les rebelles syriens
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/12/13/syrie-pression-militaire-et-succes-diplomatique-pour-les-rebelles_1805889_3218.html
Extrait :
En revanche, la décision des Etats-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que "tous les Arabes étaient vent debout" contre la position américaine, "parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot". "C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne", a ajouté le ministre.

[3] Conférence de presse de M. François Hollande, président de la République, à l'issue du sommet du Partenariat oriental (Riga, 22/05/2015)
http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?type=bafr
Extrait :
S'il y a une émotion sur Palmyre, je la partage compte tenu de ce que ce site peut contenir de richesses qui nous appartiennent en commun, Syriens et j'allais dire humanité toute entière… Nous devons, avec un régime qui est visiblement affaibli et avec un Bachar Al-Assad qui ne peut pas être l'avenir de la Syrie, avoir la construction d'une nouvelle Syrie qui puisse en terminer avec le régime et Bachar Al-Assad sûrement, mais surtout avec les terroristes puisqu'ils sont là et qu'ils progressent… le groupe Daech mais pas seulement le groupe Daech, avance et qu'il y a toutes les raisons maintenant d'accélérer le règlement politique. La condition est qu'il y ait maintenant de la part de la Russie, de la part des puissances, la France en est une, les États-Unis à l'évidence, une accélération de nos processus. J'en ai parlé avec les pays du Golfe. Ils sont également conscients que cela doit se faire par la voie politique, même si cela n'empêche pas et c'est au contraire même nécessaire, de soutenir l'opposition y compris sur le plan de l'aide militaire.

[4] Pourquoi Kobané n'est pas une ville stratégique pour les USA
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20141009.OBS1700/pourquoi-kobane-n-est-pas-une-ville-strategique-pour-les-usa.html

[5] Obama: Notion that Syrian opposition could overthrow Assad a “fantasy”
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4BwgRgRT4MY

[6] Anyone but US ! Biden blames allies for ISIS rise
https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=11l8nLZNPSY

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député, Directeur de TopNews-nasser-kandil, et Rédacteur en chef du quotidien libanais Al-Binaa.

 

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5 juin 2015 01:31

Revendiqué par l’Etat islamique (EI), un deuxième attentat meurtrier en huit jours frappe l’Arabie Saoudite. Ce même EI contrôle dorénavant l’aéroport de Syrte, étendant ainsi son territoire et son implantation change la donne et accélère le démantèlement de la Libye.

L’Armée Nationale Populaire algérienne (ANP) a saisi des armes et des explosifs le 30 mai dernier à la frontière près d’In-Guezzam.

Irak, Syrie, Yémen, Palestine, Liban, Libye, et demain l’Algérie peut-être ?

Les frontières européennes sont de plus en plus menacées. L’ennemi se rapproche et la panique apparait. L’Union Européenne envisagerait une intervention militaire sur le sol Libyen car Daech menace directement la sécurité de l’Europe.

Dans le Maghreb islamique, les salafistes, les djihadistes, désertent Al Qaïda et AQMI et rejoignent secrètement l’État islamique. Des dizaines de milliers de comptes Twitter font quotidiennement l’apologie du terrorisme sanguinaire et propage l’extrémisme, récupérant les jeunes en perte de repères afin de les recruter pour l’organisation Daech. 90 % des terroristes européens ont été manipulés et recrutés par Internet et très peu par les mosquées, les écoles coraniques et les médias traditionnels, suffisamment surveillés actuellement.

 

Lire aussi : Califat: la guerre que l’Occident ne voulait pas faire

 

Facebook, Youtube et Twitter sont des relais idéaux pour les sanguinaires afin de propager leur haine. Malgré la surveillance des services de sécurité, la campagne de propagande et d’endoctrinement continue de s’offrir chaque jour, et durant de nombreuses heures, aux jeunes vulnérables qui constituent leur cible privilégiée. La difficulté réside dans la traque des cyberdélinquants difficilement identifiables.

Les services spéciaux antiterroristes algériens mettent en garde contre l’implantation de nouveaux « émirs » dans les prisons. Ceux de l’EI et Daech remplacent dorénavant les Al Qaïda et AQMI.

Ils ont reçu une autorisation spéciale de la Présidence pour enquêter et interroger les détenus dans toutes les prisons du pays. Les « nouveaux émirs » et leurs complices sont transférés dans d’autres prisons et mis en isolement afin d’éviter les formations de cellules secrètes d’allégeance à Aboubakr Al Baghdadi.

 

Le vrai danger serait l’organisation de mutineries et d’évasions. Mais cela ne s’organise pas uniquement en Algérie. Les services antiterroristes indiquent que des « émirs » sont également nommés dans les prisons françaises et qu’ils prennent en charge le quotidien des détenus ainsi que les affaires courantes. Les pays arabes ont peur et la panique s’empare à présent de l’Europe.

 

Si les pays civilisés n’interviennent pas très vite, si l’on ne met pas le paquet sur le terrain, le risque est grand qu’il soit bientôt trop tard !

Manuel Gomez

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4 juin 2015 02:47

 

Révélés par la presse l’année dernière, ces travaux n’ont jamais été confirmés officiellement par le gouvernement jusqu’à l’intervention de Benkirane au parlement cette semaine. Mardi dernier au parlement, le Chef du gouvernement a reconnu la construction de clôtures aux frontières de l’est les justifiant par les différends que connaissent actuellement les deux pays.

La première fois où le sujet a été abordé publiquement remonte à juillet dernier quand le ministre de l’Intérieur Mohammed Hassad a reconnu implicitement la construction de clôtures en les justifiant par la menace terroriste ciblant le pays.

Le Maroc a, à plusieurs reprises, accusé l’Algérie d’inonder le royaume avec du carburant de contrebande et des psychotropes. De son coté, l’Algérie accuse le Maroc d’exporter du haschich vers le pays.

 

Les frontières terrestres entre les deux pays sont fermées depuis 1994 date à laquelle le Maroc a décidé d’imposer le visa aux ressortissants algériens, suite à l’attaque terroriste contre un hôtel à Marrakech imputée par Rabat aux services secrets algériens. En représailles, l’Algérie a décidé de fermer les frontières terrestres.

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4 juin 2015 02:39

 

L’Union européenne, valet des États-Unis d’Amérique et première supportrice de Daech, interdit l’entrée sur son territoire à des ressortissants russes.

Évidemment, la Russie de monsieur Poutine renvoie poliment l’ascenseur à l’Union européenne. Mais… Point trop n’en faut. L’homme dépoitraillé s’indigne, la chemise blanche ouverte sur la mitraille du monde, il s’emporte, éructe, gesticule de loin, toujours… Et va sans aucun doute montrer que, sur la barricade médiatique, il saura mourir le premier pour mieux renaître en premier aussi dès qu’une autre injustice lui paraîtra mériter toute la surface de son décolleté.

 

Il existe, en France, un grand magasin de l’intellectualité. Dans ce temple de la culture, de la pensée, de l’indignation choisie, on trouve tout, son contraire et surtout la nécessité d’être en première ligne médiatique afin de promouvoir en permanence la vacuité de son esprit. Le Bazar Hétéroclite Licencieux ne peut supporter l’injustice, enfin, celle dont il est victime, ou celle qu’il juge de son point de vue infaillible.

Aimer la justice à ce point mérite à coup sûr le Panthéon, d’ailleurs, je préconise que nous le momifiassions de son vivant. Cela ne changerait pas grand-chose à l’immobilité de son esprit qui, au contraire de la vivacité d’esprit, se caractérise par la vitesse de prise de position, mais la lenteur de la raison.

Lire aussi : Poutine, « tout seul »

Si monsieur Poutine estime devoir rendre la monnaie de sa pièce à l’Union européenne, c’est bien parce qu’il sait que l’Union européenne n’existe en aucune façon. L’Union européenne ne résout aucun des problèmes qui lui sont soumis par le monde, elle les empile et, à la manière d’Henri Queuille, elle estime « qu’il n’est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout ». Les migrants, la Syrie, le chômage endémique, la crise ukrainienne, etc.

Si les États-Unis disent « Couché ! », l’Union européenne se couche, si la Maison-Blanche dit « Aboie ! », les Européens vilipendent la Russie et ses alliés. Les voix ne manquent pas. Celle de BHL, toujours prompte à s’élever pour exister hors de sa médiocrité littéraire et cinématographique, s’emporte.

Elle tonne, cette voix, elle s’outrage et la France médiatique frémit devant tant d’abnégation et de courage lointain. Puis, après quelques émois, on retourne au parisianisme qui est quand même la niche la plus confortable depuis que les croquettes ressemblent à des petits fours et que l’eau de la gamelle bulle façon champagne.

Le martyr saura vendre une fois de plus, grâce à la complicité journalistique des chaîne d’information, la monstruosité de monsieur Poutine, mais oubliera de dire que les dirigeants ukrainiens sont, pour certains, issus des meilleures universités américaines, que monsieur Poutine est aimé des Russes et que ceux-ci sont encore libres d’accueillir qui ils veulent chez eux.

 

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4 juin 2015 02:08

 

Arabie Saoudite, Qatar et USA : les principaux parrains du terrorisme

Intervention de Yves Bonnet, ancien préfet et ancien chef de la DST sur le plateau de C dans l'air

Il explique d'une part les modes opératoires pour quadriller les foyers terroristes, puis d'autre part l'alliance trilatérale entre les USA, l'Arabie et le Qatar dans le financement massif des groupes djihadistes en Afrique, au Proche-Orient et en Occident.

 

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3 juin 2015 02:42

En dépit des sanctions antirusses introduites par les Etats-Unis et l’UE, Washington maintient sa coopération économique avec Moscou. Alors que la pression US pousse l’Europe à appliquer une politique de sanctions désastreuse pour ses entreprises, les Etats-Unis continuent à conclure des marchés avec Moscou quand bon leur semble, au mépris des mesures coercitives occidentales, constate l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Tandis que les échanges commerciaux entre l’UE et la Russie ont diminué d’un tiers, les échanges russo-américains n’ont baissé que de 6%.

Selon Frank Schauff, directeur général de l’Association du business européen (AEB) en Russie, la part de la Russie dans les échanges commerciaux US était plutôt modeste (3,7%). C’est pourquoi Washington n’a pas hésité à décréter les sanctions antirusses.
« Les Américains ont fait pression sur l’Europe pour qu’elle impose des sanctions à l’encontre de Moscou. Pourtant, l’année dernière, leurs propres échanges commerciaux avec la Russie ont augmenté », a annoncé M.Schauff.

Les contrats récemment conclus entre Moscou et Washington concernent notamment les domaines de la sécurité informatique et la construction mécanique et aéronautique.

 

Ainsi, en juillet 2014, le constructeur américain aéronautique Boeing et la compagnie russe Avisma, l’un des géants mondiaux de titane, ont convenu de prolonger leur coopération jusqu’en 2022. Le groupe russe livrera à Boeing 40% du matériel nécessaire pour la construction de mécanismes hydrauliques et de châssis d’atterrissage. La compagnie a également ouvert un centre scientifique à Moscou, où près de 1.200 ingénieurs travaillent actuellement sur le modèle Boeing-777X destiné à concurrencer l’Airbus A350.
En janvier 2015, le groupe russe Energomash et la compagnie américaine Orbital Sciences ont signé un contrat sur la construction de 60 propulseurs pour les lanceurs Antares. Le constructeur aéronautique Bell coopère pour sa part avec le holding russe de hautes technologies Rostec, qui figure pourtant sur la « liste noire » US des entreprises russes.

 

Dans ce contexte, l’Europe, qui exécute à la lettre la politique des sanctions, subit des pertes économiques importantes en raison de la chute des échanges commerciaux avec la Russie, ce qui pousse certains hommes politiques européens à exprimer leur désaccord avec les démarches des Etats-Unis, écrit Der Spiegel.

 

Lorsque l’économie américaine en a besoin, Washington se permet de négliger les sanctions antirusses, conclut l’hebdomadaire. Dans le même temps, les compagnies allemandes souffrent des conséquences de la politique imposée par les Américains, dont les pertes économiques et la réorientation de l’économie russe vers l’Orient.

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2 juin 2015 03:29
LA RUSSIE FACE À LA RUSSOPHOBIE OCCIDENTALE

Depuis le XVe siècle, l’insoumission à une religion, puis à un modèle culturel mondial est une des principales causes de la russophobie. Tout comme Constantinople a été le prolongement de Rome, Moscou a prolongé l’héritage byzantin. Il n’y a pas de troisième Rome mais une continuité de civilisation avec un déplacement de son centre.

L’héritage byzantin a été reçu par Ivan III le Grand en 1472. Lorsqu’il accueillit sa future épouse Sophie Paléologue, nièce du dernier empereur byzantin, il refusa l’entrée de Moscou au cardinal Bonumbre qui escortait l’héritière. Le Vatican cherchait alors une alliance contre les Turcs. Contre un changement de religion, le pape offrait à Ivan III la couronne impériale avec comme conséquence la suzeraineté de Rome via le Saint-Empire romain germanique.

En confirmant l’orthodoxie comme religion d’État, la Moscovie actait son insoumission au catholicisme, à l’Occident, se condamnant à l’isolement et à l’ostracisme. Par le mariage, la Russie intégrait Byzance avec sa religion, sa culture, son histoire. A Byzance sont associés des mots tels que faste, rêve et aussi intrigue, mystère, clan, massacre ou torture. Ce sont ces mêmes mots dont on affuble aujourd’hui la Russie.

La Russie a hérité de la notion d’oikouménè byzantine, de monde byzantin. Une de ses caractéristiques était de rassembler dans un même système politique et idéologique des peuples de langues et de cultures différentes. Des peuples qui prient dans des langues allant du slavon à l’arménien en passant par le grec, avec des codes sociétaux différents mais qui tous ont le même rapport à Dieu et le même respect du chef de l’État.

De Byzance, la Russie a conservé la tradition politique romaine, l’héritage littéraire grec, la foi chrétienne orthodoxe et la capacité de gérer de multiples langues et ethnies dans un même espace. Ce multiculturalisme impose un État fort pour éviter le communautarisme, désintégrateur de nations. Renouant avec ses racines, la Russie refuse toute vassalité à l’Occident ou à l’Orient. Elle est fidèle à ses valeurs, à son héritage, à son histoire.

Les plus farouches adversaires de la Russie sont ceux qui cherchent à imposer leur pauvreté culturelle par la force ou l’étranglement économique. Toutes leurs manœuvres ne visent qu’à faire renier par les peuples les valeurs constitutives de leurs nations. La vacuité culturelle et spirituelle facilite l’asservissement des peuples.

Ceux qui haïssaient de Gaulle avec sa volonté de voir la France rayonner détestent aujourd’hui Poutine pour les mêmes raisons, avec la même arrogance de parvenus.

Désormais, c’est la peur d’un rayonnement civilisationnel fédérateur qui alimente la russophobie. Héritière de l’Empire romain d’Orient, de Byzance, la Fédération de Russie est intimement multiculturelle. Un atout décisif pour le futur, pour le monde multipolaire.
Tout comme la Russie l’a été en 2000, la France est devant le même choix : dilution mondialiste ou rayonnement international.

Ronald Zonca

Source: http://www.bvoltaire.fr/ronaldzonca/russie-face-a-russophobie-occidentale,179007

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2 juin 2015 02:36
La liste noire: l'hypocrite étonnement des chancelleries européennes

Ces derniers jours, la presse est inondée de sourcils circonflexes, de sourires en coin et de fausses vapeurs. Autrement dit, les chancelleries européennes sont en plein émoi, ou tout au moins nous jouent un mauvais Vaudeville. Car en effet, O Ciel, elles semblent se retrouver dans le rôle du mari trompé qui apprend le nom de l'amant ... qui leur est connu depuis le début.

En d'autres termes, après avoir adopté leur liste noire contre les personnalités russes impliquées, selon les activistes qui ont établi cette liste, dans le conflit en Ukraine et le rattachement de la Crimée à la Russie, la Russie a annoncé qu'elle adoptait, elle aussi sa liste. Le temps a passé et maintenant chacun joue au mieux l'étonnement, s'insurgent et demandent des explications. Comme ils sont amusant ...

Ainsi, le Ministère russe des affaires étrangères, suite à l'adoption par l'UE d'une liste de personnes russes tombant sous sanction, a adopté une liste de 89 noms de personnalités européennes indésirables en Russie. Pendant longtemps, la Russie n'a pas voulu dévoiler les noms mis dans la liste, mais chacun pouvait obtenir ce renseignement le concernant au consulat de Russie dans son pays avant son voyage.

Pour autant, certains députés allemands, ne s'étant manifestement pas renseignés, se sont retrouvés bloqués à la frontière russe, apprenant sur place l'interdiction de séjour. Et ce faisant par la même une excellente opération de communication à peu de frais. La situation étant, officiellement, délicate et pour éviter ce genre de désagréments, les chancelleries européennes ont demandé à la Russie de leur transmettre par courrier diplomatique la liste des noms, afin que ces personnes en soient prévenues et soient confrontées à cette situation à l'avenir. Ce que la Russie a fait. Et immédiatement, des "fuites" ont eu lieu dans la presse européenne.

Et maintenant, les chancelleries de ne pas comprendre sur quel fondement la liste a été adoptée, quels sont les recours, comment le choix a été motivé et où est inscrite la motivation au cas par cas. Bref, elles oublient qu'il s'agit d'une réponse équivalente, tant en fondement qu'en justification. A la différence prêt, que la Russie n'utilise pas cette technique pour écarter du marché des entreprises concurrentes.

Bref, alors qu'elles étaient au courant depuis un an de l'adoption de cette liste, dont elles ont elles-mêmes demandé la communication, elles jouent maintenant la surprise, après en avoir organisé la fuite dans la presse. Et pour la cerise sur le gâteau, D. Gudkov, le pseudo-député russe, je dis "pseudo" car il réside de manière permanente aux Etats Unis depuis presque un an, s'est adressé au Ministère des affaires étrangères russe pour demander des explications.

Le ridicule ne tue pas. Pour preuve, nos hommes politiques sont toujours vivant. Nous vivons une époque formidable!

Publié par Karine Bechet-Golovko

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2 juin 2015 01:21

Une situation de départ déjà désagréable

L’Algérie s’était habituée à une situation désagréable : un pays où tout dépend du pétrole et où une grande partie de l’activité économique consiste à importer et distribuer et non à produire, et où les acteurs situés « près du robinet » détournent une partie de la rente.

Quelques précisions :

  • Le mot « rente » a deux sens voisins, celui d’une production dont le prix de marché est très supérieur au prix de revient et laisse une marge confortable, et celui d’un revenu sans contrepartie d’un travail (ou en contrepartie d’un travail passé lointain ou effectué par une très faible partie de la population). Ces deux sens sont pertinents en Algérie.
  • Les importations payées par le pétrole sont non seulement les biens de consommation courante (nourriture, médicaments, véhicules etc.) mais aussi la commande clé en main d’infrastructures publiques, dont la fameuse autoroute Est-Ouest dont chaque tronçon a été confié à des étrangers, et dont certains sont déjà hors d’usage.
  • Quant aux détournements, quelques grands procès en cours confirment ce que le grand public soupçonnait. Ajoutons que l’importation permet plus facilement le prélèvement de commissions que la production nationale.
  • Cette production nationale est donc découragée, à quelques exceptions près comme l’implantation de l’usine Renault d’Oran en 2014, et l’agriculture (9% du PIB) qui a bien redémarré depuis la (re)privatisation des terres, sauf pour le blé encore massivement importé.

… aggravée par le flou politique et économique

Après la candidature très controversée du président sortant pour un quatrième mandat, et une élection qui l’a été tout autant, l’Algérie est retombée dans le flou politique avec un président malade et absent, peu d’activité gouvernementale et une grande interrogation sur les personnes qui gouvernent effectivement, le plus souvent cité étant Saïd Boutéflika frère du président. Les opposants tentent de se fédérer, avec des résultats inégaux.

Le terrorisme islamique en principe « résiduel » perdure, notamment dans le sud, ainsi que l’agitation berbère, notamment au Mzab, en réaction à l’arabisation linguistique et démographique.

Là dessus est arrivée la baisse du prix du pétrole qui s’est conjuguée à la flambée des importations et de la consommation de carburant, laquelle réduit les quantités exportables (voir nos lettres depuis deux ans), flambée qui s’explique par la distribution massive d’argent pour éviter un « printemps algérien ». Au prix actuel du pétrole, le pays ne pourra plus payer ses importations dans deux ou trois ans.

Pour éviter la catastrophe humaine, il faudrait supprimer les subventions (bientôt un tiers du budget, principalement pour les carburants, donc pas pour les plus pauvres) et avoir une gestion plus rigoureuse de la fonction publique, mais cela déclencherait des protestations que le vide du pouvoir rendraient dangereuses. On se contente donc de déclarations lénifiantes qui ne font qu’inquiéter. Bref, le flou économique s’ajoute maintenant au flou politique.


Sur le web.

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1 juin 2015 01:50
réseau terroriste islamique transnational
réseau terroriste islamique transnational

Le chef du GRU [Services de renseignement russes] accuse les États Unis et leurs alliés d’avoir fabriqué le réseau terroriste islamique transnational.

Présentation faite à la 4e conférence de Moscou sur la sécurité internationale le 16 avril 2015.

Sujet : Sécurité globale : transformation radicale ou création de nouvelles règles du jeu ?

Titre du discours : Les sujets brûlants de la lutte globale contre le terrorisme

Mesdames, Messieurs,

Un des plus dangereux défis de notre époque est celui du terrorisme international, qui est en train de prendre rapidement une tournure politique et de devenir une vraie force en essayant de prendre le pouvoir dans certains pays.

Nous assistons à une véritable expansion mondiale de l’activité des organisations terroristes, dans le sens d’un élargissement géographique, d’un renforcement des relations entre des groupes autrefois disparates ainsi qu’à une rapide capacité d’adaptation aux changements de situation.

Parmi ces organisations terroristes, le rôle de celles se réclamant de l’islam radical augmente. Leurs chefs collaborent de plus en plus pour chercher à créer des zones d’instabilité, non seulement à l’intérieur de quelques pays mais touchant des régions entières.

Ce terrorisme international émergent a pour but de restaurer, par des moyens militaires, un grand califat à l’intérieur de frontières qui s’étendent du Moyen-Orient au Caucase, en Afrique du Nord et dans la péninsule ibérique. Une campagne pour la formation d’un front uni pour un djihad global fut annoncée, avec l’objectif de conduire une lutte armée contre les principaux ennemis de l’islam, qui sont les États-Unis, les pays d’Europe occidental, la Russie et les pays musulmans ayant un gouvernement séculier.

Actuellement, le terrorisme menace surtout l’Irak, la Syrie, la Libye et l’Afghanistan où le groupe État islamique, al-Qaida, Jabhat al-Nusra, le Mouvement islamique taliban et d’autres groupes radicaux sont actifs.

Al-Qaida reste une des organisations terroristes les plus puissantes et était, à son apogée, la bannière de la guerre contre les infidèles, référence pour les autres groupes régionaux du même bord qui opèrent de manière indépendante.

Dernièrement, EI [État islamique], qui a réussi à imposer son contrôle sur une partie significative de l’Irak et de la Syrie, est en train, avec succès, de prendre une position dominante parmi les organisations extrémistes.

Les terroristes ont déclaré l’avènement d’un califat islamiste sur les territoires occupés et ont commencé à mettre en place leurs propres institutions publiques, dont un système financier et judiciaire. Un contrôle centralisé et pérenne sur les différents groupes armés a été organisé.

Le renforcement d’EI a sérieusement déstabilisé la situation en Afrique. EI fournit une aide militaire et financière conséquente aux extrémistes locaux et envoie des renforts composés de terroristes syriens et irakiens expérimentés.

Les groupes bénéficiant de cette aide sont Ansar al-Sharia qui opère en Afrique du Nord, Boko Haram à l’ouest du continent, alors que la plus grande menace pour la stabilité de l’Afrique de l’Est vient de l’organisation terroriste Al-Shabab al-Mujahedeen, responsable de nombreuses opérations de haut niveau.

Aussi alarmante est la tension en train de monter au Moyen-Orient et en Asie centrale où des organisations extrémistes comme les Talibans, Hizb-ut-Tahrir et le Mouvement islamique d’Ouzbékistan ont développé une grande force de combat potentielle. Nous estimons qu’actuellement 50 000 militants combattent en Afghanistan seulement. Les territoires afghans et pakistanais hébergent un réseau de camps d’entrainement de terroristes, dont des camps spéciaux pour la formation aux attentats suicides à la bombe.

La dissémination active des idées radicales islamistes a des conséquences négatives sur le développement de la situation en Asie du Sud-Est.

Une de ces conséquences, dont il est encore difficile de prévoir l’ampleur, pourrait être causée par l’organisation Jamaha Islamiya dont l’objectif déclaré est l’établissement d’un état théocratique islamique dans des frontières allant de Brunei à l’Indonésie, la Malaisie, Singapour, jusqu’aux provinces musulmanes de Thaïlande et des Philippines

Depuis quelques années, le niveau de menace terroriste en Europe a augmenté. Principalement à cause des rebelles revenant des points chauds et prêts à utiliser leur expérience à la maison. Rien qu’en Allemagne, 600 djihadistes sont revenus durant les quatre dernières années.

L’influence des extrémistes s’est même étendue jusqu’en Amérique du Sud. La région trifrontalière, située à la jonction de l’Argentine, du Brésil et du Paraguay est considérée comme un point d’ancrage par les extrémistes.

L’action secrète de quelques États dans le but de parvenir à leurs propres objectifs de politique étrangère grâce au financement secret de structures islamiques participe à la déstabilisation de la situation.

Tout en entretenant une relation avec les extrémistes, quelques pays occidentaux semblent certains que leur prétendue stratégie de chaos contrôlé dans des régions lointaines ne résultera pas en conséquences tragiques pour eux, au moins à moyen terme, mais je pense qu’ils se trompent lourdement.

Le fait que ce soit à l’initiative de nos partenaires occidentaux que, depuis les années 1980, l’islamisme extrémiste a rapidement pris de l’ampleur n’est plus un secret pour personne. Pour contrer les troupes soviétiques en Afghanistan, on a assisté à un armement massif, grâce aux fonds américains et d’autres pays de l’Otan, de groupes disparates de djihadistes et de moudjahidin qui se sont alors alliés pour former les principaux groupes et mouvements terroristes.

De même, grâce à l’aide financière et militaire de Washington et de ses alliés et dans le but d’éliminer le régime en place en Syrie, dont l’Occident ne voulait plus, le groupe État islamique et Jabhat al-Nusra ont été créés. L’intervention militaire en Libye par l’Alliance a entraîné un résultat similaire, favoriser les groupes extrémistes.

Cette disponibilité de sources stables de financement pour les extrémistes est une raison de s’inquiéter sérieusement. Les sources de financement les plus fiables étant les différentes ONG et fondations. Il existe, environ 200 organisations de ce type rien que dans la péninsule arabique.

Une autre source de financement est le contrôle de la production et du trafic de drogues. Rien que cette activité rapporte plus de 500 millions de dollars par an aux islamistes du Moyen Orient et d’Asie Centrale.

Il arrive assez souvent que les actions de Washington et de l’Occident dans différentes régions du monde contribuent à engendrer de sérieux problèmes, comme le trafic de drogues, l’extrémisme religieux et le terrorisme, à la suite de quoi Washington mobilise héroïquement la communauté internationale pour tenter d’enrayer les problèmes qu’elle a créés.

De manière générale, sous le slogan d’une bataille pour un islam pur, le terrorisme international est en train de devenir une activité criminelle internationale. En réalité, c’est devenu un juteux business brassant des milliards, business de drogues, de prise d’otages, de trafic d’armes et de métaux [et même de migrants maintenant, NdT].

A la recherche d’autre sources de profit, les djihadistes cherchent même à établir des relations avec des organisations nationalistes, des pirates et des séparatistes.

Nous devons donc nous attendre, pour le court terme, à ce que le niveau de menace terroriste reste assez élevé. Le renforcement des groupes extrémistes, à l’instigation des États-Unis et de leurs alliés, surtout au Moyen-Orient et en Asie centrale, entraîne une réelle menace d’exportation du terrorisme vers les pays européens, les républiques du CIS et la région Asie Pacifique.

Merci de votre attention.

Traduit du russe à l’anglais par Shed.

Traduit de l’anglais par Wayan, relu par jj pour le Saker Francophone

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1 juin 2015 01:19
Médias allemands: 89 responsables européens interdits de séjour en Russie

Les autorités russes auraient remis à l'UE une liste de 89 responsables européens interdits d'entrée en Russie, rapportent samedi les médias occidentaux.

Certains médias occidentaux font état d'une liste de 89 responsables politiques, diplomates et experts militaires interdits de séjour en Russie en réponse aux sanctions décrétées par l'Occident contre des hommes d'affaires et des personnalités politiques russes.

Le quotidien allemand Die Welt rapporte, citant les autorités belges et néerlandaises, que cette liste aurait été remise jeudi à plusieurs ambassades européennes.



La liste, dont l'authenticité n'a pas été confirmée, comprendrait huit Allemands, dont le député du Bundestag Karl-Georg Wellmann qui a déclaré le 24 mai avoir été refoulé à la frontière russe, la secrétaire d'Etat à la Défense Katrin Suder, le membre de l'Union chrétienne-sociale (CSU) Bernd Posselt et l'inspecteur des forces aériennes allemandes, le général Karl Müllner


D'après Frankfurter Allgemeine Zeitung, on y trouve également le vice-président du groupe CDU/CSU au Bundestag Michael Fuchs, les députés des Verts au Parlement européen Rebecca Harms et Daniel Cohn-Bendit, ainsi que le secrétaire général du Conseil de l'Union européenne Uwe Corsepius.

La "liste noire russe" fait aussi l'objet de vives discussions au Danemark dont quatre citoyens sont concernés. Selon le quotidien Ekstra Bladet, il s'agit notamment de deux anciens ministres des Affaires étrangères, Per Stig Møller et Lene Espersen, et du chef du renseignement militaire Thomas Ahrenkiel.

Le journal néerlandais Algemeen Dagblad a pour sa part annoncé que l'ambassade des Pays-Bas à Moscou avait reçu une liste de quatre personnes visées par l'interdiction d'entrée en Russie.

Les autorités russes n'ont pour le moment fourni aucun commentaire. Le vice-ministre des Affaires étrangères Alexeï Mechkov avait auparavant reconnu l'existence des "listes noires", soulignant que Moscou refusait sciemment d'en divulguer le contenu. Selon le diplomate, les personnes intéressées "peuvent s'adresser à tout consulat russe à l'étranger pour savoir si elles y figurent ou non".



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150530/1016335789.html#ixzz3bdwn2ELI

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1 juin 2015 01:02

Des photos et une vidéo apportent maintenant la preuve, que la Turquie, membre de la coalition censée combattre les groupes terroristes qui ravagent la Syrie et l’Irak, et alliée de l’OTAN, livre des armes aux groupes terroristes en Syrie, ce que le gouvernement d’Ankara a toujours nié jusqu’ici.

Le quotidien d’opposition Cumhuriyet a diffusé le 29 mai, dans son édition papier et sur son site internet, des images d’obus de mortier dissimulés sous des médicaments trouvés en janvier 2014 dans des camions du MIT (services de renseignements turcs) par la gendarmerie turque à Adana, près de la frontière syrienne.

Le président Erdogan a toujours nié, prétextant qu’il s’agissait de camions transportant des « aides humanitaires » affrétés par une ONG humanitaire.

Le quotidien Cumhuriyet, qui a révélé ces transferts d’armes vers la Syrie, a été poursuivi par la justice pour terrorisme immédiatement après la publication des photos et de la vidéo.

Qu’adviendra-t-il des gendarmes qui ont fait cette découverte et du témoin qui a transmis ces images au quotidien Cumhuriyet?

Cumhuriyet gazetesi, 19 Ocak 2014 tarihinde ihbar üzerine durdurulan ve Milli İstihbarat Teşkilatı’na (MİT)

Silvia Cattori | 30 mai 2015

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31 mai 2015 02:10
"Daech n'est plus seulement aux portes de l'Europe, il en a franchi le seuil" (état-major des armées)

La force de frappe de l'Etat islamique inquiète l'état-major des armées. "La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante", a estimé le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait été très clair sur l'arsenal dont dispose Daech. Ses grands subordonnés, qui suivent le dossier, affiche une préoccupation sur la puissance et l'attractivité de ce mouvement terroriste, dont les effectifs sont actuellement évalués à 25.000 djihadistes.

Daech, qui dispose notamment de chars, "ne constitue pas qu'un groupe terroriste mais bien une armée qui manœuvre, qui communique, qui s'appuie sur des équipements performants et poursuit des objectifs stratégiques, avec une volonté expansionniste affichée", a expliqué aux sénateurs le chef d'état-major de l'armée de Terre (Cemat), le général Jean-Pierre Bosser.

"Le groupe exerce une forte attraction sur les djihadistes du monde entier, qui rallient l'Irak et la Syrie par milliers", a noté le député UMP des Bouches-du-Rhône Guy Tessier dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2015. "Les djihadistes de Daech représentent une véritable armée terroriste composée d'hommes expérimentés, bien équipés et disposant de ressources financières importantes", a pour sa part confirmé le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers.

"La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante", a précisé le général Bosser. Les percées de Daech contre l'armée irakienne lui ont permis "de mettre la main sur des équipements lourds et modernes. Il bénéficie de ressources financières substantielles, en stock et en flux, grâce à l'exploitation des puits de pétrole, des postes frontaliers ou des barrages sur lesquels il a mis la main", a rappelé Guy Tessier.

"La lutte sera longue"

Pour le Cemat, "la problématique n'est pas seulement militaire, elle porte également sur les flux financiers qui viennent alimenter de véritables mercenaires appointés". Sur le plan financier Daech a effectivement récupéré à Mossoul 450 millions de dollars dans les banques. En outre, les ressources de Daech proviennent également du pétrole que le mouvement vend à des prix défiant toute concurrence.

"La lutte sera longue et il faudra gérer au mieux la pression du temps court, dans nos sociétés actuelles qui exigeront des résultats rapides", a estimé le Général Pierre de Villiers. Dans ce contexte, la France a, selon le chef d'état-major des armées, "besoin d'une vision stratégique militaire qui intègre les objectifs militaires, mais aussi politiques, diplomatiques et psychologiques. Pour réussir, notre plan de campagne devra donc être global".

Préoccupations avec le retour des combattants européens

Selon le général Jean-Pierre Bosser, "plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l'espace Schengen". Une menace pour la France et les pays européens.

Car "l'adversaire n'est plus seulement aux portes de l'Europe, il en a franchi le seuil", a souligné le chef d'état-major de l'armée de terre. Il est donc persuadé "de la nécessité d'intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l'armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l'extérieur".

Cette problématique est là "pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens", a de son côté expliqué le général Pierre de Villiers.

Et selon le chef d'état-major de l'armée de terre,"il ne faut d'ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d'actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu'il s'agissait d'un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah.

Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires".

L'armée de terre présente en France

L'armée de terre peut-elle être en première ligne face à Daech sur le sol national ? Le général Bosser en est convaincu : "il me semble raisonnable de considérer que la nature des opérations et l'envergure des défis sécuritaires inscrivent l'action militaire, hors et désormais à l'intérieur de nos frontières, durablement. Ils confortent ainsi le contrat opérationnel de l'armée de terre qui est réaliste et structurant".

La situation au Levant met l'accent sur l'indispensable nécessité d'une capacité autonome d'appréciation de situation tactique et stratégique, a affirmé le général Pierre de Villiers."C'est la vocation de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités Cyber.

Ce constat conforte la priorité mise sur le renseignement dans la loi de programmation militaire".

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29 mai 2015 02:07
Bataille de Ramadi: l’Iran fustige l’inaction des Etats-Unis

Plus de 80.000 volontaires se préparent à participer à l'opération visant à libérer la ville irakienne de Ramadi prise à la mi-mai par l’Etat islamique, a déclaré l'agence de presse iranienne Tasnim.

La ville de Ramadi, située à une centaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, est tombée le 17 mai aux mains de l'EI. Les Etats-Unis ont reproché à l'armée irakienne son manque de motivation au combat. Les Iraniens, à leur tour, rejettent la responsabilité de l'échec sur les Etats-Unis et se disent prêts à reconquérir Ramadi par leurs propres forces.

Il est à noter que les responsables iraniens mettent en doute la volonté réelle des États-Unis et de leurs alliés arabes et occidentaux dans la lutte contre l'EI. Selon le général iranien Ghassem Souleimani, les Etats-Unis n'ont "rien fait" pour aider l'armée irakienne contre les terroristes à Ramadi.

"Obama, quelle est la distance entre Ramadi et la base al-Assad où les avions américains sont basés? Comment pouvez-vous vous installer là-bas sous prétexte de protéger les Irakiens et ne rien faire. Ceci n'est pas autre chose que d'être complice d'un complot", a déclaré le général Souleimani, cité par l'agence islamique IRNA.

L'Etat islamique (EI), appelé autrefois l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), sévissait auparavant en Syrie où il combattait les troupes gouvernementales, s'imposant comme l'une des organisations terroristes les plus cruelles. Il y a quelques mois, l'EI s'est soudainement activé en Irak en s'emparant d'importants territoires. Fin juillet, l'EI a proclamé un califat islamique sur les territoires irakiens et syriens sous son contrôle.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150528/1016306859.html#ixzz3bRxhQSmb

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29 mai 2015 01:16
La fronde contre Bruxelles s’intensifie grâce à deux hommes : David Cameron et Viktor Orbán

La Commission européenne agace les dirigeants les plus soucieux des intérêts de leurs peuples. Cet organisme supranational, dénué de légitimité démocratique et électorale, entend dicter ses volontés à l’Europe tout entière. Mais des voix s’élèvent enfin contre ce mode de fonctionnement peu soucieux des nations européennes.

Récemment, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a grondé contre le projet de la Commission européenne visant à établir des quotas de migrants, pour répondre à l’afflux incontrôlé de réfugiés et de demandeurs d’asile aux frontières maritimes de l’Europe. Dans une déclaration qui devrait rester dans l’Histoire, le dirigeant magyar a tenu ces propos : « Nous voulons que l’Europe reste le continent des Européens et que la Hongrie appartienne aux Hongrois : c’est notre droit. » En effet, et c’est tout à l’honneur de la Hongrie que de réaffirmer son droit à rester souveraine.

Plus tard, il a affirmé, à juste titre, que se cachent parmi les migrants des terroristes islamistes potentiels. C’en était trop pour l’eurocrate Jean-Claude Juncker, qui a qualifié Viktor Orbán de « dictateur ». Pour la Commission européenne, un Premier ministre élu avec une écrasante majorité et souhaitant protéger son pays serait un « dictateur ». A contrario, imposer des quotas de migrants aux peuples européens qui n’en veulent pas serait « démocratique » ? De qui se moque-t-on ?

Si les critiques les plus virulentes contre la funeste politique engagée par Bruxelles se font entendre à Budapest, le fin politicien britannique David Cameron n’est pas non plus en reste. Le locataire du 10 Downing Street a entamé une tournée européenne destinée à expliquer son projet de référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à une Union européenne préalablement transformée. Pour asseoir sa position politique, le conservateur a assuré que le référendum ne serait pas ouvert aux 1,5 million de ressortissants de l’Union européenne vivant au Royaume-Uni. Il a d’ailleurs posé ce critère en exigence absolue, remettant par là en question les dogmes de la Commission européenne.

David Cameron agit conformément à ce que doit être un véritable chef d’État au service de son pays et de son peuple. Lui aussi refuse l’immigration massive en provenance des pays du Sud et le tourisme social intra-européen.

S’il est favorable au maintien de son pays dans une Union européenne qui serait considérablement réformée, c’est d’abord parce qu’il entend restituer à la Grande-Bretagne la pleine et entière souveraineté politique du Parlement britannique.

Par ailleurs, les Britanniques ne veulent pas des quotas de migrants, et ne veulent pas non plus verser sans conditions des aides sociales aux ressortissants de l’Union européenne, particulièrement ceux venus des pays de l’Est.

Cette fougue résistante contre le Léviathan mondialiste sonne comme un appel à la révolte en France. À quand des dirigeants français capables de tenir tête à l’eurocratie totalitaire ?

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28 mai 2015 02:54
Un journal chinois parle de "guerre inévitable" avec les Etats-Unis

Le journal chinois Global Times affirme lundi qu'une "guerre est inévitable" avec les Etats-Unis sur la mer de Chine méridionale si Washington continue à exiger l'arrêt d'îles artificielles. Pékin doit "se préparer minutieusement" à un conflit avec les Etats-Unis.


Le Global Times, influent tabloïd au ton nationaliste qui est la propriété du Quotidien du peuple, l'organe officiel du PC chinois, estime dans un éditorial que la Chine est résolue à terminer les travaux entrepris.


Cet éditorial voit le jour sur fond de tensions croissantes concernant les travaux entrepris par la Chine dans l'archipel des Spratleys, en mer de Chine méridionale. La semaine dernière, les autorités chinoises se sont déclarées "fortement mécontentes" du survol de la zone par un avion espion américain et Washington et Pékin se sont mutuellement accusés d'alimenter l'instabilité dans la région.


Appel lancé par Pékin
Le ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré lundi s'être plaint auprès de Washington concernant le survol de la mer de Chine méridionale par cet avion espion.


Le porte-parole du ministère a appelé les Etats-Unis à corriger leurs erreurs et éviter "les mots et les actes irresponsables" à propos du dossier de la mer de Chine.


Washington a estimé ne voir rien d'anormal dans ce vol mais la Chine dit y voir un danger pour la sécurité de ses îles dans le secteur.


90 % de la mer de Chine revendiqués
"Si l'essentiel, pour les Etats-Unis, c'est que la Chine cesse ses activités, alors une guerre américano-chinoise est inévitable en mer de Chine méridionale", précise le Global Times. "L'intensité du conflit sera supérieure à ce que les gens appellent habituellement une 'friction'".


Ces commentaires ne constituent pas des déclarations officielles, mais peuvent parfois être considérés comme le reflet de la pensée gouvernementale. Le Global Times figure parmi les journaux chinois les plus nationalistes.


La Chine revendique 90 % de la mer de Chine méridionale aux eaux qui pourraient être riches en hydrocarbures, traversées par des voies maritimes internationales de première importance.


La Chine a entrepris ces derniers mois des travaux d'assèchement et d'aménagement sur plusieurs récifs et îlots qu'elle occupe dans les Spratleys, dont la superficie terrestre a été multipliée par cinq, selon des images qui montrent qu'une piste aérienne et des installations portuaires y ont été bâties.

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28 mai 2015 01:22

Dire que le Forum international sur la liberté de la presse est une coterie entre journalistes de gauche s’entre félicitant de la haute probité, de l’éthique, de la conscience de leur métier n’est pas totalement fidèle à la réalité. La réalité est pire.

Aidan White, journaliste au quotidien britannique Guardian, et directeur de l’Ethical Journalism Network, a présenté son organisation qui cherche promouvoir l’éthique et l’auto régulation dans le journalisme afin de lutter contre l’incitation à la haine encapsulée dans le discours des médias.

J’ai pris le micro pour lui demander si son organisation entendait lutter contre l’antisionisme radical des médias – presque 100% des médias français ont un narratif pro-palestinien et bloquent les informations israéliennes (sauf celles du quotidien d’extrême gauche Haaretz) – qui clairement incite à la haine contre les Juifs, et est à l’origine de la montée des agressions antisémites en Europe.

Savez-vous ce qu’il m’a répondu ? Et garder à l’esprit que The Guardian est probablement, avec le Monde et le New York Times, l’un des médias les plus anti-israélien dans sa couverture du conflit.

« Si le discours des médias incite à la haine contre les juifs et à la violence, nous devons en effet regarder ça de près. »

Voilà le genre d’hypocrisie dans laquelle baigne le forum…

J’ai croisé ensuite le fer avec d’autres journalistes, dont Dana Weiss, journaliste de la chaîne 2 israélienne, qui a tenté de nous faire avaler que les terroristes n’ont rien à voir avec l’islam.

Manque de chance pour elle, j’étais assis juste en face d’elle, et je ne lui ai pas laissé la chance du dernier mot. J’ai pris la parole et lui ai lancé que l’islam devait sans doute être la religion la moins chanceuse au monde, car par coïncidence, presque tous les terroristes sont musulmans et tuent au nom de l’islam.

Quand Aidan White, voulant la défendre, a tenté de me dire que Hitler était chrétien, et qu’on ne critique pas la chrétienté, je lui ai rapidement rappelé que Hitler rejetait la chrétienté, et n’a pas commis un génocide au nom de la chrétienté. Mais cela montre que si un journaliste éduqué doit faire appel à des clichés aussi usés et superficiels pour se tirer d’affaire, c’est que leur propagande est d’une fragilité que seule l’absence de contradicteurs permet d’exister. M’avoir en face d’eux les a déstabilisé.

Dana Weiss a tenté de m’attaquer sur l’islamophobie, car je venais de dire que personne n’a jamais été tué au nom de l’islamophobie, alors que 16 juifs et un nombre inquiétant sont agressés pour « venger leurs frères palestiniens. »

Elle a tenté de nous faire avaler un mensonge, vite repris par White, qu’un musulman marocain a été tué par islamophobie en début d’année dans le sud de la France. C’était leur preuve par neuf que l’islamophobie devait être combattue !

Heureusement je connais mes classiques, et ai répondu, soutenu par un ou deux confrères dans la salle, que ce n’était pas un cas d’islamophobie.

Le débat s’étant échauffé, j’ai attendu la fin de la session pour m’adresser en privé à Dana Weiss. Là j’ai vu le vrai visage de cette journaliste invitée à symboliser la presse libre, et quand l’idéologie ne peut tolérer la réalité des faits.

Je lui ai expliqué que le tueur du marocain poignardé est resté près du lieu de son crime prononçant des propos incohérents, qu’il a été interné en hôpital psychiatrique et diagnostiqué schizophrène. Détruisant le seul et pauvre argument soutenant la gravité et l’urgence de lutter contre l’islamophobie, je détruisais en même temps tout l’édifice de la propagande. Elle m’a brièvement regardé, et m’a « remercié pour l’information » et s’est sauvée.

Ethique du journaliste hein !

Le cirque continue encore demain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

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26 mai 2015 02:14
Pour rejoindre Daesch, il suffit de passer par l’Algérie…

Les Algériens ont compris que les Européens convertis sont plus dangereux que les autres et qu’ils sont le fer de lance du djihad dans lequel l’islam radical s’est lancé depuis quelques décennies.

Il n’est pas nécessaire de se rendre en Turquie pour rejoindre l’Etat islamique et Daech, il suffit de passer par l’Algérie. C’est ce que nous apprend le journal algérien El Watan dans son édition de vendredi dernier.

« C’est encore un « Daech » ! » Avait soupiré l’agent de la sécurité à son arrivée à l’aéroport. « Début mai, un jeune homme a été interpellé à l’aéroport d’Alger. Il a 25 ans, les yeux bleus et une petite barbe sous le menton. »

Il avait perdu l’un de ses bagages mais n’avait pas fait de réclamation et c’est grâce au contenu du sac à dos que le jeune homme a été retrouvé et convoqué car ce sac contenait un plan de l’Algérie, trois clés USB, un IPAD sur lequel on trouva des vidéos de scènes de décapitation et de flagellation organisées par des membres de l’Etat islamique, des cours d’islam radical et un adhésif contenant des produits chimiques suspects. Il avait quitté la France, et plus précisément son département de la Loire, une semaine auparavant. Le nouveau passager avait rejoint d’autres « barbus » dans la salle d’attente.

La majorité de ces « barbus« , sont enrôlés dans des groupes terroristes sur place et rejoignent des camps d’entraînement avant de partir en opération. Ils sont des centaines d’Européens convertis à rejoindre chaque année l’Algérie pour s’enrôler dans des katibas des régions de Tizi-Ouzou, Boumerdès, Tébessa, du Grand Sud ou de Bouira (où récemment l’Armée Nationale Populaire a abattu 25 terroristes d’Al Qaïda).

Certains poursuivent leur route jusqu’en Libye et Syrie, en passant par la Tunisie. Pour la plupart ce sont des Français, des Belges et des Allemands, des Européens de « souche » ou d’origine maghrébine, et ils n’ont aucune difficulté à entrer sur le territoire algérien.

Ils quittent l’Occident pour rejoindre des « Terres de djihad ». Des terres où la guerre est justifiée parce qu’il faut appliquer la charia et instaurer une « dawla islamya ». C’est le discours qu’on leur inculque dans leurs pays d’origine, notamment en France.

Lire aussi : Palmyre se meurt, Palmyre est morte

Selon le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, les candidats sont principalement originaires de six régions : l’Ile de France, Rhône Alpes, PACA, Nord Pas-de-Calais, Languedoc Roussillon et Midi Pyrénées.

Depuis les événements du 11 septembre, les Printemps arabes, les guerres en Libye, Syrie, Mali, Yémen, les affaires Mérah, Coulibaly et Kouachi, on a noté une forte montée en puissance de cet islam intégriste. Ils sont recrutés principalement dans les prisons où ils sont repérés par des individus qui ont, eux aussi, l’habitude des prisons et connaissent les méthodes de recrutement. Parmi les candidats on découvre de très nombreux récidivistes.

Selon des spécialistes algériens, les candidats au djihad tombent entre les mains de multirécidivistes expérimentés qui leur font un lavage de cerveau. Ils ressortent déterminés pour accomplir des attentats et cela malgré l’arsenal juridique mis en place. Pour ces spécialistes, il est absolument nécessaire de construire des prisons et de trouver un système pour isoler les recruteurs des autres prisonniers afin qu’ils ne puissent approcher les futures recrues potentielles.

Selon l’islamologue Kamel Chekkat, les jeunes qui sont pris dans cet engrenage n’écoutent plus les discours modérés. Ils ont pour instruction de ne discuter avec personne qui pourrait les détourner de leur objectif.

Les Algériens ont compris que les Européens convertis sont plus dangereux que les autres et qu’ils sont le fer de lance du djihad dans lequel l’islam radical s’est lancé depuis quelques décennies.

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26 mai 2015 01:50
Il est tout craindre que le régime de Ben Ali ne soit un jour l’âge d’or de la Tunisie

Le seul et véritable bilan que l’on puisse véritablement dresser de la Tunisie post-14 janvier 2011, est devenue une véritable terre d’élection du Djihad et futur Emirat-bananier est que la Troïka peut se targuer d’avoir réussi à faire redorer son blason à Ben Ali.

Grâce à elle, le despote déchu peut être doté de toutes les vertus patriotiques, d’un homme qui a apporté la prospérité économique à son peuple et qu’il lui a permis de jouir de respectabilité internationale et d’indépendance politique.

Compte-tenu du virage à 180° négocié par la Troïka qui est en train d’arrimer la Tunisie au train de la théocratie despotique sous la bannière wahhabite, il y a lieu de croire que Ben Ali était d’une toute autre trempe que les figurants de paille de la Troïka avait non seulement le sens de l’Etat mais avait de surcroît un respect des règles de la démocratie en termes de séparation de pouvoirs ! Aucun de ses hommes émargeait en même temps sur les feuilles de salaires des différents organes du pouvoir.

Avec son cortège de président-membre de la Constituante, certains membres du gouvernement ainsi que leur petit chef collectionnant des mandats pourtant incompatibles, la Troïka aurait pu servir d’exemple à des tyrans tels que Franco, Mugabe, Pol Pot, Staline, Hitler, Ceausescu, le Président Marcos, Mobutu, Amine Dada, Kadhafi, Hosni Moubarak, Mao, El Assad père et fils, Mussolini, les rois saoudiens, Videla, Pinochet, Saddam et bien d’autres despotes de sinistre réputation.

Ben Ali qui au vu de la configuration actuelle anarchique, cafouilleuse, confusionniste et délétère de la vie politique tunisienne mériterait un aigle d’or dans l’histoire politique de la Tunisie avait même refusé un jour de nommer pour incompatibilité au poste d’Ambassadeur un affairiste connu sur la place de Tunis qui voulait continuer à concilier ses activités professionnelles avec ses futures activités de diplomate.

Il était de règle chez les tyrans que leurs sbires ne pouvaient pas être affublés de plus d’un sésame à la fois. Ils veillaient comme tout bon père de famille à ce que leurs affidés avaient leur petite part du gâteau en se faisant forts d’être justes, équitables et impartiaux avec leurs obligés pour ne pas nourrir les frustrations qui pouvaient être néfastes à leur propre pérennité.

Fins stratèges, ils savaient qu’un système ne pouvait fonctionner que si ses rouages étaient distincts les uns des autres et bien huilés, sinon le système pouvait s’embrayer si l’on utilisait le même rouage à des fins différentes et contre-indiquées. Le pouvoir avait pour eux la même posologie et propriétés qu’un médicament. Pour sa bonne marche, ils le dotaient de canaux différents qui faisaient office de simple courroie de transmission entre eux et le peuple.

Des exécutants de pacotille, seul le maître absolu du pays avait le privilège d’être le détenteur réel et incontestable de tous les pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire et le contrôle et la censure de l’information.

Comparé au régime embryonnaire de caractère idéologique confusionniste-totalitariste, à la mode qoutbiste, où les marionnettes de l’Assemblée Nationale Constituante sont aussi membres du gouvernement, tel ce Ministre de l’Education Nationale, ou son Premier Ministre de tutelle ainsi que le Guignol-amuseur-des foules M. Marzouki, le despotisme tyrannique apparaît plus respectueux des normes politiques d’une démocratie de paillettes.

Au moins, faisaient semblant d’exercer une forme déguisée de séparation de pouvoirs, sans rien cacher à leur peuple sur les modalités unipersonnelles du pouvoir qui dans ses apparences extérieures avait toutes les allures d’une démocratie.

Il n’empêche que l’exemple tunisien est inédit en matière de don d’ubiquité, et d’hommes aux visages multiples donnant ainsi toute sa saveur à cette figure mythique de la mythologie grecque : l’Hydre de Lerne.

Ainsi la Tunisie peut se féliciter d’avoir un président qui préside, un président qui légifère et un président qui amuse. Sauf que dans ses premiers rôles, il cumule deux salaires alors que dans son troisième rôle, là où il excelle à merveille, il serait bénévole mais dédommagé très largement par le contribuable tunisien appauvri et paupérisé par un gouvernement de cumulards, incultes et incompétents menant une politique antipatriotique et de « qatarisation » du pays.

La seule et vraie réussite dont ce gouvernement de marchands de tapis made in China importé d’Ankara, de Doha et de Djeddah selon un cahier de charges wahhabite est d’avoir dépassé en accaparement et confusion de pouvoirs tous les régimes tyranniques réunis.

• Comment peut-on être à la fois membre de gouvernement et élu cumulant deux salaires et les avantages y afférents à chaque fonction ?

• Comment est-ce possible matériellement que l’on puisse être élu à 100% de son temps tout en étant ministre à plein temps ?

• Comment peut-on être à l’origine et l’élaboration des textes législatifs et en même temps les appliquer ?

• Comment peut-on être Chef de Gouvernement et répondre de la responsabilité de son gouvernement devant une assemblée dont on est soi-même membre ?

Et bien d’autres questions à l’appétit pécuniaire « gloutonesque» et périlleuses pour l’état exsangue des finances publiques du pays de ces femmes et hommes enfantés par l’hydre wahhabite et qui resteront certainement sans réponses mais qui témoignent de l’émergence d’un nouveau régime féodal dont la seule finalité est de provoquer la banqueroute financière du pays afin de le vendre au moins-disant moyennant un rial symbolique qui est généralement le créancier qui détient le plus d’hypothèques sur le débiteur.

...

On reprochait à juste titre à Ben Ali d’avoir fait de la corruption un mode de gouvernement, mais paradoxalement son système n’a pas mis la Tunisie sur les genoux, il avait laissé plus de 6 mois de réserves de change au pays, nonobstant la solvabilité financière dont jouissait la Tunisie sur les marchés d’emprunts internationaux et dont les prêts étaient garantis par la signature tunisienne. Aucun de ses ministres n’était détenteurs de deux mandats, gouvernemental et parlementaire.

• Est-ce à dire qu’il avait le souci des biens publics, de la transparence et le compartimentage de la vie politique de son pays ?

Toutes choses étant égales par ailleurs, je serais tenté par répondre par l’affirmative à cause de la gestion burlesque et ubuesque de la vie politique tunisienne et des finances publiques. En effet, le néo régime tunisien s’avère être éloigné de tous les standards politiques connus qui non seulement est incapable de maintenir l’économie tunisienne à flot mais en plus il met tout en œuvre pour provoquer son insolvabilité et induire les mises en condition de la perte de la souveraineté nationale.

Pour étrangler un peuple, on l’asphyxie financièrement. La Troïka a réalisé en un temps record ce que Ben Ali pourtant un orfèvre en la matière ne l’avait pas fait en 23 ans de pillage sans précédent dans l’histoire de la Tunisie. Les réserves de change sont passées à moins de 60 jours !

La Tunisie ne peut plus emprunter directement sur les marchés des capitaux sans la caution du Qatar et des E.U. Une caution-hypothèque du pays. Mais avec des clignotants au rouge affolant, la Troïka n’en a cure de tout cela, elle est là pour jeter le pays dans la fosse aux fauves wahhabites sous la houlette de son protecteur Yankee.

Elle est telle une organisation de mercenaires que ses commanditaires lui laissent tout le loisir de piller et de mettre à sac le pays.

C’est pourquoi, ce régime n’a rien de tuniso-tunisien, il est composé de simples exécutants-marionnettes, mis en scène par leurs donneurs d’ordres pour appliquer leur agenda politique et mener le pays dans les limbes de l’histoire et en faire une proie facile et expiatoire pour les prédateurs qui pullulent dans le pays.

Rien ne permet de dire par conséquent que la Tunisie n’a fait que changer les hommes mais pas le système. Car l’ancien système en dépit de ses nombreux ratés ne portaient guère en lui les germes de la mise à mort programmée de la Tunisie tunisienne, celle de la douceur de vivre et de la sécurité pour tous.

...

Passant outre les règles de bornage des frontières entre les sphères du pouvoir, violant avec outrecuidance les mandats que le peuple leur a confiés, spoliant et détournant à leur seul profit le peu de richesse du pays. Même dans les régimes tyranniques, les sous-fifres ne cumulaient pas les indemnités liées à leur fonction publique. Les tyrans avaient une approche rationnelle dans l’organisation de la vie publique. Se montrant vigilants sur le mode de fonctionnement de leur système en octroyant à chaque pion un rôle spécifique lui interdisant de remplir en même temps d’autres missions que celles qui lui étaient initialement fixées.

Eux qui se voulaient hommes protées ne voulaient pas faire jouer un rôle de personnages multiples à leurs potiches auxquels au fond d’eux-mêmes n’y croyaient pas.

Pour eux, la politique est une partie d’échecs dont ils étaient les seuls à en définir les règles de jeu, les seuls arbitres et les seuls joueurs, ce qui n’est pas le cas de la Troïka à l’imagination débordante au point qu’elle a inventé un faux-semblant de régime politique le 2 ou 3 en 1. Ministre de pacotille, élu d’opérette, adorateur-exhibitionniste, voire le cas échéant prédicateur-djihadiste-terroriste comme lors de la razzia de l’Ecole américaine et l’Ambassade U.S. à Tunis.

Tandis que la Tunisie s’appauvrit sa Troïka continue à la saigner comme l’on saigne les moutons et donner ainsi tout son sens au sacrifice d’Abraham.

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26 mai 2015 01:09

Le 19 mai, dans une interview avec la chaîne télévisée irakienne Dijlah, Wahda Al-Jumaili, conseillère du président du parlement irakien, déclare que la coalition internationale a aidé l’Etat islamique à prendre le contrôle de Ramadi. Elle critique l’armée et les forces sécuritaires irakiennes pour avoir fui Ramadi, déclarant « cela entrera dans l’histoire comme une défaite importante ».

Extraits :

Wahda Al-Jumaili : La chute d’Al-Anbar a fait l’effet d’une surprise. C’était un choc pour nous tous. Elle montre une nette défaillance dans la stratégie sécuritaire, dans la préparation des forces sécuritaires, ou même au niveau du haut commandement des forces sécuritaires, dont le but est de vaincre le terrorisme.

[…]

L’Etat islamique a pris le contrôle des ravitaillements de l’armée irakienne et des forces sécuritaires qui ont fui. Je regrette vraiment de le dire. Cela entrera dans l’histoire comme une défaite importante.

[…]

Que ce soit le résultat d’une trahison, d’une négligeance, d’une conspiration ou d’un complot régional ou international… Même la coalition internationale a joué un sale rôle. Les gens ont vu la coalition internationale baisser les armes devant l’Etat islamique. Elle a abandonné un armement lourd aux forces terroristes à Ramadi. Il s’agit d’un acte de trahison des forces de la coalition internationale.

[…]

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV

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26 mai 2015 00:22

Est-il possible d’endiguer les ambitions impérialistes de l’Allemagne? Poutine, à l’occasion du sommet de Riga, vient de le prouver grâce au seul langage que la Prusse comprend: la menace du recours à la force…

L’Allemagne et le sommet de Riga

Jeudi et vendredi se tenait à Riga un sommet européen consacré au « Partenariat Oriental », c’est-à-dire à une coopération renforcée avec la Moldavie, la Biélorussie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, l’Arménie et l’Ukraine, tous anciens pays membres de l’URSS. Le fait que ce sommet se tienne à Riga ne doit rien au hasard. Il aurait en principe dû se tenir en novembre prochain à Luxembourg, puisque le calendrier normal de sa tenue coïncidait avec la future présidence luxembourgeoise. Mais le pays qui préside actuellement l’Union, la Lettonie, tenait absolument à l’organiser sur son sol.

Cette décision ne manquait pas d’ironie. La Lettonie est aussi un ancien pays membre de l’URSS, conquis par Staline, en son temps, ce qui explique largement l’intérêt de cet Etat membre pour un partenariat avec des satellites de la Russie. Mais les Français ignorent trop souvent que la langue administrative de la Lettonie jusqu’en 1940 était l’allemand, même si, au 18è siècle, la Lettonie fut rattachée formellement à l’empire russe.

Ces petits détails sont importants là-bas, et expliquent pourquoi Angela Merkel a forcé la main de ses alliés pour admettre la Lettonie dans la zone euro au 1er janvier, alors que la crise économique y est cataclysmique. Simplement… l’Allemagne est toujours plus tendre avec ses anciennes possessions qu’avec ces incapables du sud de l’Europe.

Bref, le Partenariat Oriental fut conçu en 2009 comme une manoeuvre d’encerclement de la Russie qui n’est pas sans rappeler la logique militaire allemande de 1942, dont l’un des objectifs fut la conquête des champs de pétrole du sud Caucase. La finalité du processus (de 2009, pas de 1942…) consistait à préparer l’entrée de ces pays dans l’Union: d’ailleurs il était convenu que la Moldavie demande jeudi son adhésion à l’Union européenne.

La Russie prévient l’Allemagne

Poutine n’est pas allé par quatre chemins sur le sujet: il a fait miroiter un scénario à l’ukrainienne à tous ceux qui n’auraient pas encore compris la leçon. Il a donc confié la mission d’explication à son ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui a pris la peine d’exposer clairement la doctrine russe sur le sujet:

Nous reconnaissons le droit de nos voisins, autrefois républiques soviétiques, mais aujourd’hui Etats souverains, à pratiquer une politique extérieure plurivectorielle », a déclaré le ministre intervenant au Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). (…)

« Aussi comprenons-nous bien qu’ils (nos voisins, ndlr) peuvent entretenir des liens avec d’autres acteurs en Europe, en Amérique ou ailleurs. La seule chose que nous réclamons, c’est la transparence de ces processus, qu’ils n’aient aucun dessein caché ni schémas dissimulés, qu’ils tiennent pleinement compte des intérêts nationaux légitimes de la Russie que nous avons exposés ouvertement et honnêtement. Autrement dit, nous sommes prêts à harmoniser tous ces processus et à rechercher un équilibre des intérêts (…).

Du coup, les Moldaves ont prudemment battu en retraite et renoncé à leur demande d’adhésion.

 

L’Allemagne multiplie les gestes apaisants

Angela Merkel s’est sentie obligée d’arrondir les angles et de rétropédaler discrètement. Si elle a expliqué qu’elle ne voulait pas de Poutine sur le sol bavarois lors du prochain G7, en revanche… elle s’est employée à rassurer le nouveau tsar russe.

Tant que la Russie ne se conforme pas au droit international et n’agit pas selon ces principes, un retour au format du G8 n’est pas imaginable, a souligné Mme Merkel, dont le pays accueille début juin le G7 en Bavière (sud), sans la Russie exclue l’an dernier après l’annexion de la Crimée.

Par ailleurs, le Partenariat oriental n’est pas un instrument de la politique d’élargissement de l’Union européenne, a-t-elle affirmé, avant le début à Riga dans la soirée d’un sommet entre 28 pays de l’UE et six pays d’ex-URSS visant à leur rapprochement.

Nous ne devons pas éveiller de fausses attentes que plus tard nous ne serons pas en mesure d’honorer, a-t-elle déclaré. Nous devons le dire de façon claire à nos partenaires de l’Est, et je le fais d’ailleurs, a-t-elle ajouté, évoquant des partenariats sur mesure avec différents pays de l’ancien bloc communiste, en fonction de leurs particularités et de leurs souhaits.

Le partenariat oriental n’est dirigé contre personne, notamment pas contre la Russie. Je vais le dire et le répéter encore et encore : +il ne s’agit pas de choisir entre d’un côté un rapprochement avec l’UE et de l’autre le souhait de la Russie d’un partenariat plus étroit avec ces pays+.

Du coup, le sommet de Riga, plié en quelques heures, n’a débouché que sur un rappel des actions déjà engagées. Un sommet pour rien, au fond.

 

L’Ukraine fera faillite avant la Grèce, et l’Europe paie sans rien dire

Pendant ce temps, le deux poids deux mesures continue sous l’impulsion d’une Allemagne tout à fait d’accord pour plumer les pigeons européens lorsqu’il s’agit de protéger son Lebensraum. L’Union Européenne continue à faire pleuvoir les milliards sur un pays dont l’insolvabilité ne fait aucun doute pour personne, et qui ne pratique pas la moindre réforme structurelle: l’Ukraine.

«Ce système d’Etat, opaque et corrompu, est friand de fonds internationaux qui se noient dans le budget», explique Oleksandr Borovik, un ancien de Microsoft qui a travaillé comme vice-ministre de l’Economie pendant quelques mois, avant d’être remercié. «Les aides internationales servent à colmater les brèches, sans réformes structurelles. En alimentant le budget, le système des subventions publiques perdure aussi – celles-ci vont à des entreprises archaïques, non rentables, qui ne survivent que pour enrichir certains oligarques.»

On lira sur tous ces sujets l’excellent article du New York Times, qui permet de mesurer l’ampleur du mirage ukrainien.

L’Allemagne se venge sur la Grèce

Face à tous ces déboires, l’Allemagne a retrouvé tous les réflexes prussiens qui ont fait la gloire de l’armée allemande en 1943 et 1944: elle se venge sur les civils. Comme il fallait plier devant les Russes et avaler les mensonges ukrainiens, une victime était toute désignée pour payer: Alexis Tsipras, qui avait imprudemment sollicité un rendez-vous avec Angela Merkel et l’inutile François Hollande.

Jeudi soir, François Hollande et Angela Merkel se sont entretenus avec le premier ministre grec Alexis Tsipras. Plein d’espoir sur l’obtention d’une « solution politique », ce dernier s’est vu renvoyé dans ses buts, les deux dirigeants lui demandant de négocier un accord avec le FMI, la BCE et la Commission européenne. « Il reste beaucoup à faire », a prévenu la chancelière, « plus le programme de réformes serait complet et solide, plus la Grèce aura des chances de soutien à long terme », a fait écho François Hollande.

La stratégie de l’Allemagne consiste bien entendu à humilier la Grèce en la forçant à renoncer à toutes ses prétentions, sinon… on la sort de la zone euro. Il est assez curieux de voir François Hollande se prêter à ce petit jeu.

Tsipras n’aura bientôt plus que ses larmes pour pleurer:

Le gouvernement grec ne « répondra pas à des demandes irrationnelles », « n’acceptera pas de directives humiliantes » et insistera sur « les lignes à ne pas franchir », a promis le Premier ministre.

« Nous ne discuterons pas d’une dérégulation majeure du système salarial. Nous n’accepterons pas une nouvelle réduction des retraites », a-t-il détaillé, notamment à destination des membres de Syriza qui réclament une application stricte des promesses électorales du parti.

Le scénario alternatif à la faillite grecque

La presse européenne se fait l’écho de façon insistante d’un autre plan possible pour la Grèce, consistant à ne pas trancher, et à maintenir les mesures d’urgence jusqu’à l’automne (au moins). Ce plan, rapporté par Romaric Godin, prolongerait le plan d’aide d’urgence à la Grèce, permettant ainsi le versement de 4 milliards d’euros (somme insuffisante pour rembourser les créanciers d’ici à septembre, toutefois…). En contrepartie, la Grèce mènerait un plan de 5 milliards d’économie, avec une réforme de la TVA et un maintien de l’impôt foncier (l’Enfia, sur les résidences principales) que Syriza avait promis de supprimer.

En contrepartie, la Grèce ne pratiquerait pas de réforme des pensions ni du marché du travail. Ce scénario ne semble toutefois pas émaner du camp prussien. Et c’est bien ce dernier qui pèse.

 

L’Allemagne et la France préparent le « Brexit »

Puisqu’on en est au grand nettoyage, l’Allemagne et la France ont décidé (il serait plus exact de dire que l’Allemagne a décidé et que la France suit) de renvoyer David Cameron dans ses buts. Cameron est arrivé à Riga avec des revendications sur le fonctionnement de l’Union qui n’étaient pas inscrites à l’ordre du jour… et qui n’ont donc pas été traitées.

Entre autres, David Cameron veut revenir sur la libre circulation des personnes au sein de l’Union et obtenir le droit de limiter l’accès au système de protection sociale britannique pour les ressortissants de l’UE qui s’installent au Royaume-Uni. Le marché est clair: soit il obtient ce qu’il veut, soit il organise un referendum sur la sortie de l’Union.

Ce chantage a évidemment perdu de sa force à la simple lecture de la presse où les investisseurs britanniques, clés de la prospérité du pays, se mettent publiquement debout sur le frein en comptant leurs pertes dans l’hypothèse où ce scénario se réaliserait. Merkel n’a pas manqué de le laisser entendre, et a laissé François Hollande se montrer loquace sur ce sujet où il s’agit de jouer aux autoritaires:

De tels entretiens [sur une réforme de l’Union], « il n’y en a pas eu, c’est une évidence, en réunion plénière, mais même dans des apartés, il n’y a eu aucune discussion », a déclaré M. Hollande aux journalistes, « et d’ailleurs, ce n’était pas le lieu et ce n’était pas le moment ».

« S’il y a des discussions, elles auront lieu d’abord à un niveau bilatéral puisque je recevrai David Cameron le 28, la chancelière le recevra le 29″, a-t-il poursuivi, prédisant que d’autres discussions auront sûrement lieu avec la Commission européenne « dans les prochaines semaines ».

Quant au référendum sur une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l’UE, « l’Europe n’est pas intéressée par un vote. S’il a lieu, il faudra y répondre mais là, pour l’instant, je ne suis pas saisi d’une proposition particulière de la Grande-Bretagne », a déclaré le président français.

« Ça viendra. J’imagine que David Cameron va venir avec un certain nombre de propositions », a-t-il ajouté.

La BCE inquiète les marchés

Ultime mauvais signe pour l’Europe: la Banque Centrale Européenne a des relations tendues avec les Etats membres et les marchés financiers. La politique d’assouplissement quantitatif et de rachat d’obligations souveraines sur les marchés fabrique en effet très consciencieusement et très rapidement une bulle spéculative dont le premier effet est de favoriser la volatilité des marchés.

Pour Mario Draghi, ce n’est manifestement pas le problème majeur. Selon lui, l’amélioration économique rapide due à sa politique monétaire pose un problème plus grave: les Etats membres les plus endettés ou les plus déficitaires repoussent les réformes structurelles indispensables grâce à l’argent facile qui circule. Les Français ne pourront guère le nier.

Pour les marchés, l’extrême volatilité met en danger l’ensemble du système. La polémique qui a suivi les propos tenus par Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, devant quelques happy few, sur la politique à venir de la BCE l’a montré: les « initiés » procèdent à des ventes ou des achats massifs à la moindre modification qui intervient sur le marché.

Et c’est probablement la principale leçon à retenir de cette semaine: l’Europe est entrée dans un cycle d’hyper-sensibilité où tout est prétexte à l’excès…

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International