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25 août 2015 02:49
 
Selon un expert, les Américains se préparent à la crise pronostiquée par plusieurs économistes comme s'il s'agissait de la fin du monde.
 
Les Américains, influencés par les pronostics négatifs des économistes qui augurent au pays un krach jamais vu auparavant, se préparent activement en achetant et en stockant des produits, a rapporté Robert Bridge, correspondant de la chaîne de télévision russe RT.
  D'après M. Bridge, cette hystérie généralisée rappelle celle provoquée par le bug de l'an 2000.
 Lors du passage au nouveau millénaire, de nombreux programmes et bases de données étaient dépourvus des deux chiffres correspondants au siècle. 
Bien qu'aucun problème critique ne se soit produit, des centaines de milliards de dollars ont été dépensés dans le monde entier afin de prévenir tout incident lors de la transition.
Cette fois-ci, la panique n'est pas liée à des problèmes informatiques, mais à la situation économique aux Etats-Unis, a souligné M.Bridge.
Selon les résultats d'un sondage organisé par l'organisation Gallup, le taux de confiance des Américains envers l'économie nationale a atteint en juillet son plus bas niveau depuis octobre 2014.

La panique fait suite aux pronostics de plusieurs économistes, qui assurent que les Etats-Unis traverseront prochainement des temps très durs, tout en soulignant que les statistiques officielles cherchent à masquer les problèmes économiques de fond, a fait remarquer le journaliste de RT.

Ainsi, le fondateur du Trends Research Gerald Celente, qui avait prévu la crise de 2008, estime que le marché global des actions va bientôt s'effondrer.
  L'analyste Larry Edelson est persuadé qu'une nouvelle crise, aussi grave que celle de 1929, se déclenchera cette année à partir du 7 octobre, "en mettant l'Europe, le Japon et les Etats-Unis à genoux".

Le chef de la compagnie d'investissement Casey Research, Doug Casey, considère que la crise économique est inévitable suite à la politique d'assouplissement quantitatif menée par la Réserve fédérale et à l'émission de plusieurs milliards de dollars.
Même si tout cela n'est qu'une composante de la théorie du complot, les achats massivement effectués par les Américains dans un élan de panique sont néanmoins ce dont l'économie américaine a besoin, a conclu Robert Bridge.


source

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
25 août 2015 02:45

slavemarket

L’esclavage sexuel de l’État islamique (EI) est sujet à débat depuis le kidnapping de femmes yazidies par le groupe à Sinjar, en Irak, en juin et juillet 2014. Les combattants et partisans de l’EI avaient alors immédiatement nié toute exploitation sexuelle des femmes. Ce discours a changé lorsque l’EI a publiquement reconnu que les combattants de l’organisation retenaient en captivité des esclaves sexuelles, dans la quatrième édition de son magazine en anglais Dabiq, publié le 12 octobre 2014, justifiant cette pratique en citant des interprétations religieuses.

Les combattants et partisans de l’EI discutent ouvertement du sujet sur les réseaux sociaux, par exemple en abordant la question de savoir si les femmes peuvent légitimement être réduites en esclavage selon les préceptes religieux de l’islam. Ces conversations sur les réseaux sociaux révèlent aussi des informations sur les lieux où ces femmes sont détenues, leurs conditions de vie, leur prix actuel et d’autres questions, telles que la possibilité de faire du commerce d’organes humains.

L’EI pour sa part est fermement convaincu que cette pratique bénéficie tant aux esclaves et maîtres qu’à la société en général, alléguant que les esclaves tirent profit de leur situation qui leur permet de découvrir l’islam et de pouvoir se convertir. Parmi les défenseurs de l’esclavage sexuel figurent de nombreuses femmes, membres et supporters de l’EI, qui en font l’éloge sur les réseaux sociaux et dans des articles et publications de l’EI.

L’EI est conscient que la question de l’esclavage sexuel est très sensible, en particulier en Occident ; aussi l’utilise-t-il ouvertement pour menacer et provoquer ses ennemis. Ainsi, dans la neuvième édition de Dabiq, publiée le 21 mai 2015, un article présentait un scénario dans lequel la Première Dame, Michelle Obama, était vendue au marché des esclaves.

Si l’EI et ses partisans soutiennent et encouragent l’esclavage sexuel, la question de savoir qui exactement peut être réduit en esclavage divise. Si le groupe maintient que les femmes musulmanes ne sont pas concernées, des discussions sur les réseaux sociaux le démentent.

Des faits indiquent que des femmes musulmanes appartenant à des groupes qualifiés par l’EI d’apostats ou d’infidèles – comme les chiites et même des musulmans sunnites qui ne partagent pas son idéologie – sont aussi réduites en esclavage. En outre, des femmes musulmanes seraient réduites au même sort par des combattants kurdes.

La question de l’esclavage sexuel est également un sujet de vives tensions entre l’EI et Jabhat Al-Nuosra (JN). Les membres de JN et les chefs religieux pro-JN accusent l’EI de capturer des femmes du groupe pour en faire des esclaves sexuelles, une accusation démentie par l’EI.

Des discussions sur les réseaux sociaux de membres de JN montrent que le groupe dénonce l’esclavage sexuel en s’appuyant sur les opinions de cheikhs considérés comme des autorités religieuses incontestables, tel Abu Qatada Al-Falastini, qui s’y oppose avec véhémence et critique avec force l’EI pour son soutien à cette pratique.

Selon JN, la capture de femmes non musulmanes pour en faire des esclaves sexuelles risque d’entraîner des représailles des ennemis des musulmans. Certains membres du groupe considèrent même l’esclavage sexuel comme un viol, un grave délit dans l’islam.

Le rapport en anglais (suivre plus bas le lien) examine les déclarations officielles de l’EI sur ce sujet ainsi que des échanges sur les réseaux sociaux de partisans et de membres de l’EI en Occident. Il présente aussi le point de vue de JN, notamment à partir de discussions sur les réseaux sociaux, et illustre le conflit entre les deux principaux groupes rebelles opérant en Syrie aujourd’hui.

Lire l’article dans son intégralité en anglais

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
24 août 2015 21:30
Y a-t-il des leçons à tirer des explosions du Texas et du Japon ?

Pour l’instant, ce ne sont que des hypothèses, mais admettons que cette série d’explosions tout azimut ne soit pas due au hasard. Les coïncidences, ça va un certain temps, mais il arrive un moment où l’on se dit : trop c’est trop, surtout pour ce qui concerne les quatre derniers sites d’explosions qui nous laissent une impression de jeu de ping-pong. Il semblerait donc que la finale se joue entre Chinois et Américains, puisque les quatre sites se trouvent chez eux.

  • Le 12 août : double explosion dans une usine chimique à Tianjin en Chine. Etats-Unis : 1 – Chine : 0
  • Le 15 août, soit 3 jours après : explosion d’une usine chimique au Texas. Etats-Unis : 1 – Chine : 1
  • Le 22 août : explosion dans une usine chimique dans la province du Shandong. Etats-Unis : 2 – Chine : 1
  • Le 23 août, un jour plus tard : plusieurs fortes explosions sur une base américaine dans la préfecture de Kanagawa au Japon. . Etats-Unis : 2 – Chine : 2

Match serré. Le premier constat, c’est que la rapidité de la riposte chinoise s’est accélérée ; de trois jours, on est passé à un jour. Une riposte si prompte signifie qu’il n’y a pas eu de longues préparations, nécessaires à ce genre d’opérations.

Ce qui nécessite soit des mises en place préalables de systèmes de riposte, soit, plus vraisemblablement l’utilisation de technologies nouvelles, soit à distance, soit sous forme d’ogive qui n’aurait été détectée par aucun des systèmes ultra sophistiqués étatsuniens. Il se pourrait aussi que l’attaque ait été réalisée par satellites. Ce ne sont évidemment pas ces Messieurs du Pentagone qui nous le diront, mais ils auront reçu le message.

Cela emmène au deuxième constat. Jusqu’ici, nous étions habitués à voir les Etats-Unis faire ce qu’ils voulaient partout dans le monde. Apparemment, les Chinois aussi en sont capables, y compris chez les américains eux-mêmes, première puissance militaire mondiale, si ce terme a encore une signification. Bonnes nouvelles pour l’Amérique, ce n’est plus un continent isolé. Jusqu’à présent les Etats-Unis étaient un acteur majeur dans le monde, mais seulement un acteur agissant. Maintenant ils seront aussi un acteur subissant, et cela va tout changer.

Le troisième constat c’est que nous venons d’assister, avec les dernières explosions au Japon, à une escalade, un durcissement en quelque sorte. Ce ne sont plus les usines chimiques qui sont visées, mais maintenant les bases militaires.

Tant que ce sont les civils qui trinquent ou du matériel qui est détruit, on peut encore se voiler la face et rester dans un flou qualifié pudiquement « d’hostilités », toujours réversible et diplomatiquement ajustable. Mais quand les militaires commencent à être touchés, on n’est plus dans des échanges d’amabilités, on s’avance vers la guerre.

Dernier constat, enfin, la Chine (ou la Russie) ne cherche manifestement pas la guerre, bien au contraire. Les réponses de ces deux pays sont toujours mesurées et correspondent strictement aux attaques dont ils font l’objet. Chaque réponse se veut dissuasive et didactique vis-à-vis de ceux qui croient en leur invulnérabilité parce qu’ils détiennent des moyens qu’ils croient imparables.

Démontrer à l’ennemi l’obsolescence de ses moyens est, justement, le meilleur moyen de calmer le bellicisme de ce dernier. Il semble que c’est ce que sont en train de faire la Russie et la Chine depuis août-septembre 2013, quand les premiers Tomahawks américains destinés à la Syrie ont piqué du nez en Méditerranée orientale. Tous ces messages que les Russes et les Chinois envoient aux Etats-Unis se résument en ceci : « quand allez-vous arrêter vos conneries ? »

 

Avic – Réseau International

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24 août 2015 00:15
Média allemand: l’accord tacite entre l’Occident et Moscou sur l’Ukraine

Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, les dirigeants de la France et de l’Allemagne renonceront progressivement à aider Kiev pour s’entendre en secret avec Moscou.

Le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung accuse les dirigeants occidentaux d’être prêts à soutenir Moscou dans le conflit qui ravage actuellement l’est de l’Ukraine.

Dans son article « Le cauchemar des politiciens ukrainiens », le journaliste Konrad Schuller rappelle qu’il y a un mois, Angela Merkel et François Hollande se sont entretenus par téléphone avec le président de la Rada suprême (parlement ukrainien) Vladimir Grossman et lui ont demandé d’apporter au projet de réforme constitutionnelle des dispositions profitant à la Russie.

« Le cauchemar des politiciens ukrainiens se présente à peu près comme suit: l’Occident, usé par des crises, des guerres et des afflux de migrants, décide de se débarrasser d’au moins un foyer de danger et s’entend en sous-main avec Moscou. Il accepte de réduire progressivement son soutien à l’Ukraine et de reconnaître implicitement l’hégémonie de la Russie sur les territoires qu’elle revendique », écrit Konrad Schuller. En échange, le président Vladimir Poutine doit prêter son concours dans d’autres régions: la Syrie, l’Iran, la Corée du Nord.

Mieux, affirme le journaliste, outre François Hollande et Angela Merkel, la nécessité d’amender la constitution ukrainienne a été reconnue par la sous-secrétaire d’Etat américaine Victoria Nuland. Cette dernière estime notamment que ces amendements aideraient à « trouver une solution au conflit dans le Donbass ».

Ces positions des dirigeants occidentaux ont provoqué l’ire de la vice-présidente de la Rada suprême, Oksana Syroïd, qui a accusé Angela Merkel et François Hollande d’avoir poussé M. Grossman à proposer des amendements « servant uniquement les intérêts de la Russie ».

L’avis de Mme Syroïd est partagé par de nombreux représentants du camp pro-occidental en Ukraine », ce qui engendre le risque d’une scission au sein des partisans du choix européen de Kiev, conclut Konrad Schuller.

 
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23 août 2015 14:40

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Paris - Quelque 5.000 personnes, à l'instar du Marocain Ayoub El Khazzani, soupçonné d'avoir ouvert le feu vendredi dans un train Thalys entre Amsterdam et Paris, font en France l'objet de fiches dites S de renseignement, notamment des islamistes radicaux.

Selon des sources policières, la fiche S - pour "sûreté de l'Etat" -, que la Direction générale du renseignement intérieur (DGSI) par exemple alimente quotidiennement, vise des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste.  

Elle est surtout destinée à attirer l'attention des forces de sécurité si l'un des fichés est interpellé. Elles doivent alors en référer aussitôt aux services de renseignement. 

 
 

Environ 5.000 personnes sont ainsi répertoriées en France. Certaines sont connues et ont été condamnées pour terrorisme, depuis les attentats de 1995 notamment, d'autres comme pouvant se radicaliser ou l'étant déjà. 

Cela avait été le cas de suspects cités dans les attaques commises ou déjouées en France depuis les attentats islamistes de janvier contre Charlie Hebdo et le supermarché parisien Hyper Cacher (17 morts). Ou de Mohamed Merah, l'auteur des tueries perpétrées du 11 au 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban au nom du jihad. 

Yassin Salhi, qui a tué et décapité son patron Hervé Cornara à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) en juin dernier, avait aussi été fiché "S" durant deux années sans pour autant avoir éveillé l'attention des services de police. 

Car être l'objet d'une fiche S ne signifie pas être surveillé en permanence ou même occasionnellement. "C'est plus souvent un indicateur, une espèce de thermomètre sur lequel il faut veiller en permanence et qu'il faut alimenter pour qu'elle soit efficace", selon un policier. 

Les fiches S, outre les antécédents judiciaires, sont alimentées par les services de renseignement français et étrangers comme cela semble être le cas d'Ayoub El Khazzani, soupçonné d'avoir ouvert le feu vendredi dans le Thalys Amsterdam-Paris, blessant deux personnes. 

Agé de 25 ans, bientôt 26, il a résidé en Espagne et en Belgique. Il avait été signalé par les autorités espagnoles aux services français comme étant actif dans les milieux islamistes radicaux et susceptible de venir en France, d'où son fichage. 

Il y a plusieurs degrés dans les fiches S, selon les sources policières, permettant d'accentuer le suivi des personnes visées en fonction de leur dangerosité. 


Read more at http://www.lexpress.fr/actualites/1/societe/des-milliers-de-personnes-objets-de-fiches-s-de-renseignement_1708768.html#liBbItZhJCKP4Sy4.99

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
22 août 2015 14:44
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22 août 2015 13:01

Screen Shot 2015-08-22 at 11.06.54 AMInformation JSSNews : Selon l’excellent reporter Jean-Paul Ney, plein d’humour et de dérision, Edwy Plenel serait déjà en train de lui trouver une enfance misérable. Battu par son père ? Violé par sa mère ? Mordu par son chien ? Il n’a pas réussi le concours des Beaux-Arts ?

Screen Shot 2015-08-22 at 10.51.02 AM

Quoi qu’il en soit, Jean-Paul Ney confirme une information entendue en Espagne… Mais encore sous « censure » en France.

 

L’auteur de l’acte terroriste du Thalys se nommerait Ayoub el Khazzani. « Et si ce n’est pas son vrai nom, si c’est seulement son pseudo, sa page Facebook lui appartient bien » explique à JSSNews F.M. un journaliste espagnol (el Khazzani a vécu en Espagne pendant au moins un an avant de revenir en France (après un détour par la Syrie?).

Screen Shot 2015-08-22 at 10.57.17 AM

Profitez-en pour jeter un oeil sur ce qu’il a posté… Mais surtout sur ses amis ! Qui sont-ils ? Sont-ils en France ? Si oui, sont-ils sous surveillance ?

Et s’ils sont sous surveillance, sont-ils surveillés ? Et s’ils sont surveillés, peuvent-ils monter dans un train avec des armes ?

Avez-vous vu le type qui se fait appeler « Bilal le fou » ou le prédicateur salafiste « Ibra Muslim » ? 

Ils sont tous de Tetouan. Et ils ont les mêmes valeurs anti-occidentales. Ils sont tous potes. La plupart sont en Espagne. Et combien on déjà enregistré un testament?

Ayoub et un ami ©Facebook

Ayoub et un ami ©Facebook

Et jetez un oeil plus particulier à Say Fou (de son vrai nom Seifeddine Galouie): 

Screen Shot 2015-08-22 at 12.10.28 PM

Say Fou (de son vrai nom Seifeddine Galouie), l’ami du terroriste du Thalys. Il pose en armes sur Facebook.

Pour en revenir à notre mouton (el-Khazzani),  avez-vous vu cette vidéo des américains qui, dans le train, l’ont plié en 4 ?

Ce terroriste musulman faisait l’objet d’une fiche dite « S » (S pour Sûreté de l’Etat) visant les personnes ayant notamment des liens avec le terrorisme mais qui ne sont pas forcément surveillées. La fiche «S» comporte seize échelons de dangerosité.  Sid Ahmed Ghlam, suspecté d’avoir voulu commettre un attentat dans des églises à Villejuif (Val-de-Marne) en avril, était au niveau 13. Le tueur de Toulouse Mohammed Merah était au niveau 5. Yassin Salhi, l’auteur de la décapitation de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, avait lui aussi fait l’objet d’une fiche « S » de 2006 à 2008.

Et el-Khazzani ? Son niveau n’a pas été dévoilé. Mais il aurait pu faire un carnage encore plus gros que ceux que la France a connu ces dernières années…

Je dis ça… Je dis rien !

Par Greg Sulin – JSSNews

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
22 août 2015 00:11

L’accord conclu entre la France et la Russie sur l’annulation du contrat de livraison des deux navires de la classe « Mistral » est une étape importante dans les relations entre les deux pays. Mais c’est uniquement une étape.
 

On se souvient que la Russie avait commandé à la France ces deux navires, et que la France a refusé de livrer en raison du conflit en Ukraine. Un communiqué du gouvernement russe (1), confirmé par une déclaration de M.Le Drian, le Ministre de la défense, annonce que les deux pays ont trouvé un accord: la France va rembourser à la Russie les sommes payées par cette dernière, soit environ 1,16 milliard d'euros. Cet accord est plutôt avantageux pour la France. La Russie était en effet en droit d'exiger des pénalités de rupture de contrat pour un montant bien plus élevé. Pourtant, le gouvernement russe a décidé de ne pas poursuivre le gouvernement français et d'accepter un accord à l'amiable. Il y a là, incontestablement, un geste de bonne volonté de la part de Vladimir Poutine. La France s'en tire donc à bon compte. Mais, le coût, pour la France, de cette lamentable affaire risque d'être, en réalité, bien plus élevé (2).

Le coût pour la France

Il y a d'abord un coût financier, qui ne se limitera pas à la somme que la France va rembourser à la Russie. Ces deux navires, le Vladivostok et le Sébastopol ont été construits aux normes russes, qu'il s'agisse des équipements de communication ou des équipements électriques et techniques. Cela rend ces deux navires inutilisables par une marine occidentale. En fait, si la France veut les revendre à un autre pays, les deux seuls pays qui peuvent utiliser ces navires tels quels sont soit la Chine soit l‘Inde.

 

Il y a ensuite un coût industriel. L'annulation de cette vente compromet toute une série d'autres contrats que pouvaient espérer l'industrie française. C'est aussi au coup dur pour les chantiers navals français. Des transferts de technologies importants ont été consentis par les industriels français, que ce soit dans le domaine des moteurs diésels, dans celui de la conception même des navires, ou — plus simplement — dans la réorganisation industrielle des chantiers russes. En effet, on oublie que ces derniers vont construire deux unités jumelles de celles dont la vente a été annulée. Ces deux unités seront construites dans les chantiers navals de Saint-Pétersbourg, et ces derniers pourraient construire, à partir de 2020, un développement de la classe « Mistral », qui sera à la fois plus gros et plus rapide. Entre le transfert de savoir-faire, le développement d'une capacité de production concurrente, qui pourrait peser sur de futurs contrats car les coûts de production des chantiers navals russes sont inférieurs à ceux des chantiers navals français, et une perte en terme d'emploi, le coût industriel de cette annulation sera certainement élevé.

Un coût symbolique: une perte de crédibilité
Il y a, enfin, un coût symbolique élevé. La France ne peut être considérée comme un partenaire fiable par de nombreux pays, et en particulier des pays des BRICS qui sont intéressés par des équipements français et qui ont des moyens financiers importants. Ces pays, pour des raisons politiques, ne souhaitent pas (ou ne peuvent pas) acheter des équipements militaires aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne voire à l'Allemagne. La France était, logiquement, leur partenaire. C'est ce qui n'est plus vrai désormais, avec l'annulation de la vente des deux navires à la Russie.

 

En fait, il semble bien que l'on en ait eu un exemple avec la vente des Rafale à l'Inde. Le gouvernement français a exprimé sa satisfaction avec la vente de 36 avions à l'Inde. Mais, les discussions portaient en réalité sur la vente de 126 avions, ainsi que sur des contrats de fourniture de pièces détachées portant sur au moins 20 ans. En réalité, il semble bien que l'Inde ait considéré qu'elle prenait un risque stratégique à se lier à l'industrie française sur une longue durée. Cette vente de 36 avions apparaît en réalité comme un lot de consolation et non pas comme le mirifique contrat qui a été évoqué. En réalité, le total des ventes de Rafale est — pour l'instant — très inférieur aux 125 avions que l'on espérait vendre à l'Inde. La perte en crédibilité de l'industrie française qui découle de l'annulation de la vente des deux navires à la Russie, si elle ne peut être immédiatement évaluée, pourrait bien avoir un coût très supérieur aux 1,16 milliards qui ont été remboursés à la Russie.

 

Une annulation de vente devenue sans objet?
Ce qui pose le problème plus général non seulement du pourquoi de l'annulation de la vente des Vladivostok et Sébastopol mais au-delà de la dégradation des relations économiques entre la Russie et la France. Le prétexte était les événements d'Ukraine. Mais, la France a été, avec la Russie, cosignataire des accords de Minsk, qui devaient permettre non seulement un cessez-le-feu mais aussi un accord politique entre Kiev et les insurgés du Donbass. Mais, le gouvernement de Kiev s'est refusé à appliquer le volet politique de cet accord. Et, l'on a pu constater que la très grande fragilité du cessez-le-feu est largement due aux forces du gouvernement de Kiev qui se livrent à des bombardements réguliers sur des cibles civils dans le Donbass. Les gouvernements occidentaux s'en sont émus. Le gouvernement des Etats-Unis, qui n'est lui pas partie prenante des accords de Kiev, a reconnu que des unités déployées par le gouvernement de Kiev, comme le bataillon Azov étaient composées de néo-nazis. Ne serait-il pas temps de tirer les leçons de tout cela et d'annuler les sanctions économiques et financières qui ont été prises contre la Russie?

 

On sait, aujourd'hui, que les sanctions économiques prises par la France et les Pays de l'Union européenne, se sont retournées contre ces pays. L'effondrement du commerce avec la Russie a touché de nombreuses entreprises. De plus, les contre-sanctions qui ont été prises par le gouvernement russe ont eu un effet très négatif sur l'agriculture française. En fait le régime des sanctions apparaît à la fois comme inefficace, à des effets pervers importants en matière de détournement de commerce, et n'apparaît pas comme justifié politiquement.

 

Mais, il est clair que même si la France annulait les sanctions économiques, elle resterait tributaire de la législation américaine en ce qui concerne le commerce et surtout les moyens de financement. En effet, les Etats-Unis se sont dotés d'un arsenal de loi extraterritoriales, qui leur permettent de poursuivre une société non-américaine uniquement parce qu'elle utilise le dollar dans des échanges avec un pays «sous sanctions» des Etats-Unis. En effet, le champ d'application des lois sur les sanctions s'est élargi de manière considérable à toute entreprise et personne dans le monde à partir d'une connexion aussi tenue avec le territoire américain qu'un email ou une communication téléphonique (3). Ceci confère un pouvoir extraordinaire au sens premier, soit sortant de l'ordinaire, aux autorités américaines. Dans la mesure où le gouvernement français n'a pas protesté, et n'a pas invoqué la cour d'arbitrage international ou la cour internationale de justice de La Haye dans ce type de conflits, il a accepté de se plier à la législation américaine. Cela pose un problème majeur quant à l'indépendance de notre pays.

 

On peut penser que l'accord auquel la France et la Russie ont abouti sur le Vladivostok et le Sébastopol va permettre de stabiliser la situation des relations économiques entre les deux pays. C'est en tout cas ce qu'espèrent les industriels français, qui ont été durement affectés par les sanctions. Mais, pour qu'une réelle amélioration soit possible il faudrait que les sanctions tant économiques que financières soient levées. Et pour cela, il faudrait que la France recouvre son indépendance en matière de politique étrangère, tant vis-à-vis des Etats-Unis que de l'Union européenne. On en est, hélas, encore loin.

 

— —-----------------

1) http://m.ria.ru/defense_safety/20150806/1165010806.html?rubric=sys_daynews&sort=sortkey

2) http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Les-premiers-chomeurs-de-l-affaire-Mistral-809991

3) L'Office of Foreign Assets Control (OFAC): Réprime les actes de commerce internationaux effectués par des firmes de toute nationalité avec des pays qui sont sous embargo par le gouvernement américain: The Office of Foreign Assets Control (OFAC) of the US Department of the Treasury administers and enforces economic and trade sanctions based on US foreign policy and national security goals against targeted foreign countries and regimes, terrorists, international narcotics traffickers, those engaged in activities



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/points_de_vue/20150810/1017452986.html#ixzz3jCBAx8ym

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
21 août 2015 13:57

L'organisation extrémiste Etat islamique a détruit un monastère syriaque catholique du Ve siècle dans le centre de la Syrie, a rapporté vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"L'EI a détruit hier (jeudi) le monastère de Saint Elian à al-Qaryataïne", localité de la province de Homs capturée par les djihadistes le 5 août. "Au moyen de bulldozers, ils ont détruit le monastère sous prétexte que les gens y adoraient un (autre) dieu que Dieu", a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire. 

Destruction
Le groupe ultra-radical a posté en ligne des photos du monastère et celles de bulldozers opérant des destructions de parties du lieu. Le monastère, qui porte le nom d'un saint de Homs martyrisé par les Romains pour avoir refusé d'abandonner le christianisme, était un lieu de pèlerinage et de dialogue entre les religions à al-Qaryataïne, elle même symbole de coexistence entre chrétiens et musulmans. 

Capture d'al-Qaryataïne
Le jour de la capture d'al-Qaryataïne, l'EI a enlevé au moins 230 personnes, dont des dizaines de chrétiens. Selon l'Observatoire, 48 d'entre elles ont été relâchées et 110 ont été conduites vers le bastion de l'EI à Raqa (nord). Le sort des 70 autres reste inconnu. 

Un prêtre enlevé
En mai, un prêtre syriaque catholique du monastère, le père Jacques Mourad, avait été enlevé par trois hommes masqués, au lendemain de la prise par l'EI de la ville antique de Palmyre, proche de cette localité. L'organisation, qui s'est implanté en Syrie à la faveur de la guerre civile, a déjà détruit une série d'églises et de lieux saints.

 

Source

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
20 août 2015 01:11

Par The Saker Original – Le 14 août 2015 – Source unz.com

La Russie s’est engagée dans un effort massif et très médiatisé afin de sécuriser les 6 200 km de sa Frontière Nord et être prête à défendre ses intérêts dans les territoires arctiques jusqu’à 500 km de sa frontière. Ceci signifiant que 3 100 000 km2 d’une zone extrêmement difficile et inhospitalière doivent être mis sous protection. Vous pouvez réaliser l’immensité de la tâche.

 

Premièrement et essentiellement, afin de protéger les immenses ressources enfermées dans les terres et les eaux arctiques, estimées à 15% des réserves mondiales restantes d’hydrocarbures et plus de 30% des gisements gaziers.

Deuxièmement, la Russie désire développer la Route maritime du Nord-Est qui, merci auRéchauffement climatique, est devenue plus sûre pour la navigation.

Aujourd’hui, seulement 4 millions de tonnes de fret transitent à travers le raccourci – la route maritime du nord de l’Europe vers l’Asie dure 35 jours contre 48 par le Canal de Suez – mais dans le futur les Russes estiment que le trafic pourra être multiplié par 20 jusqu’à atteindre 80 millions de tonnes.

Les ressources allouées pour la protection de cette route sont immenses et comprennent des drones, des satellites spatiaux, des stations de contrôle sous-marines et un réseau de radars. La Russie construit aussi 14 nouveaux brise-glaces, comprenant de nombreuse unités à propulsion nucléaire. Mais le plus grand effort est essentiellement militaire.

 

La Russie a décidé de créer un État-major stratégique unifié du Nord, (JSCN), qui sera basé dans la Flotte du Nord, laquelle est habituellement subordonnée au District militaire de l’Ouest. LeJSCN n’aura pas de statut officiel ou de direction stratégique de district, mais pour un usage pratique il peut devenir unifié, indépendant, sous commandement stratégiquement opérationnel avec le concours d’une puissante composante navale (la Flotte du Nord est aussi la plus puissante des 4 flottes russes), et une composante aérienne très élargie qui comprend les recherches et sauvetages en mer, la guerre sous-marine, les hélicoptères et aéronefs d’alerte et, par exemple, des intercepteurs long courriers, avec les formidables MIG-31BM. Les missiles de défense côtière de la classe Rubezh peuvent être aussi mis en œuvre.

Les composants de la défense aérienne incluront immédiatement le SystèmePantsir-S1, mais dans le futur la Russie prévoit de déployer ses nouveaux S-400 Triumf sur ses frontières du Nord. Des unités de districts militaires variés ont été aujourd’hui réattribuées au JSCN et une Force unifiée tactique (JTG) a aussi été créée. Il est trop tôt pour prédire la taille de ce JTG mais les manœuvres organisées en Arctique par la Russie cet été, comprenant 80 000 hommes, 220 aéronefs, 41 navires, et 15 sous-marins, peuvent probablement donner une appréciation correcte de ce qui est planifié.

Pour finir, le Service de sécurité fédérale (FSB) et le Comité antiterrorisme (ATK) ont annoncé qu’en raison de l’immense, fragile et coûteuse infrastructure déployée par la Russie, les Services de sécurité russes feront un effort spécial pour contrarier toute attaque terroriste dans ce secteur sensible. Si on prend en compte la fragilité écologique de l’Arctique il s’agit d’une mesure très raisonnable.

Jetons maintenant un œil sur une carte qui illustre la situation actuelle :

Russian Arctic Military Map final version - smallAgrandir la carte. Un grand merci à SouthFront qui a produit cette carte pour notre analyse


Comme prévu, l’Occident s’est déclaré horrifié par ces efforts russes. Les réactions évoluent de l’inquiétude à l’effarement, jusqu’à la panique manifeste. La pure et simple hypocrisie de tous ces gémissement dépasse l’entendement.

En réalité, bien évidemment, l’Ouest avait planifié le contrôle des ressources arctiques depuis des années. Les acteurs de cette planification sont le  Council on Foreign Relations, le Pentagone et l’ US Navy.

En fait, c’est clairement un consensus déclaré à Washington, l’Oncle Sam désire s’approprier le plus possible de terres arctiques qu’il pourra. Le problème est que que contrairement à la Russie, l’Oncle Sam n’a que la volonté, et pas les moyens financiers ni la capacité de le faire. Prenons pour exemple l’US Navy.

L’ US Navy a toujours été, dès le début, une marine d’eaux tempérées. Avec de 10 à 14 porte-avions la fonction principale del’US Navy a toujours été de positionner des aéronefs à la limite des eaux territoriales des pays pouvant contrarier l’autoproclaméePuissance hégémonique mondiale . L’US Navy est malgré tout la plus puissante flotte d’eaux profondes (blue water) de la planète. A contrario, la marine soviéto/russe est une marine d’eaux côtières (green water), qui a toujours eu des missions différentes. Premièrement elle doit essentiellement protéger les sous-marins russes (SSBNs) et leurs missiles intercontinentaux, (SLBM), et protéger les côtes russes. Les deux plus puissantes flottes soviéto/russes sont traditionnellement la Flotte du Nord et la Flotte du Pacifique qui ont toujours opéré dans les hautes latitudes, essentiellement dans l’Arctique et la Mer d’Okhotsk ou les sous-marins russes sont basés. Le deux autre flottes plus modestes, laFlotte de la Baltique et la Flotte de la mer Noire ont un rôle bien plus minime. Ainsi on peut dire que la partie la plus importante et la plus capable de la marine soviéto/russe a toujours été située dans les hautes latitudes, en Arctique. D’ailleurs, l’unique porte-avions russe a simplement une mission de défense et ne possède à l’origine aucun avion d’attaque à son bord.

C’est généralement vrai aussi pour le reste des Forces armées des USA et de Russie. Les premières sont plus dirigées vers des engagements à de basses latitudes – en dessous du 50e parallèle – alors que les dernières sont bien plus orientées vers des opérations dans des conditions plus froides. Ces particularités sont confortées par le fait que le système GPS est plus précis dans les basses latitudes alors que le Système GLONAST est plus affûté dans les hautes latitudes.

Cette spécialité [des Russes, NdT] est actuellement en train de hanter les planificateurs des forces américaines qui doivent penser à la création d’une Force polaire US capable de confronter des Russes qui ont eu 80 ans pour se préparer. Il n’y a pas de doute que les USA, le Canada, la Norvège et les autres pourront gagner au moins quelques nouvelles capacités avec le temps, mais la grande différence réside ici : la capacité militaire russe en Arctique est aujourd’hui une réalité, et pas un but à réaliser dans une décade ou plus.

Les politiciens occidentaux ont, par exemple, tenté de présenter ces développements comme d’autres preuves de défiance ou même d’agressivité accrue, mais la réalité est évidemment que la politique russe est en phase avec la Nouvelle stratégie russe qui aujourd’hui favorise les objectifs vers le Nord et l’Est : la Sibérie, l’Arctique et aussi, la Chine. Parallèlement, il n’y a pas de volonté de la Russie d’exclure quiconque d’une collaboration en Arctique. Les compagnie d’hydrocarbures occidentales ont été activement appelées à investir dans les efforts d’exploitation russes et la Russie a grandement bénéficié des connaissances acquises dans ces projets coopératifs. La Russie peut avec plaisir coopérer avec l’Ouest en Arctique, mais la Russie veut aussi s’assurer les moyens de protéger et défendre ses intérêts dans cette région stratégique.

Les perspectives en Arctique sont en réalité très bonnes. Plus tôt les dirigeants occidentaux auront compris que l’Arctique est une terre russe et que des négociations, et non des actions hostiles et unilatérales devront être entreprises pour mettre les choses au point, alors ces négociations seront profitables pour toutes les parties engagées.

The Saker

Traduit par Gabriel, relu par jj et Diane pour le Saker Francophone

SOURCE

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
19 août 2015 01:13
Les murs du Nouvel ordre mondial s’étendent à la frontière turco-syrienne

Encore un mur en Turquie. Après celui qui sépare les territoires volés à Chypre du sud par Ankara, voici qu’Erdogan a lancé la construction d’un mur en béton sur une partie de la frontière syrienne. Le mur de plusieurs mètres de haut est construit de blocs de béton pesant plus de 7 tonnes ! (Figures 1 et 2).

La préfecture de Hatay (sud de la Turquie) qui a commandé la construction du mur de séparation se dit « satisfaite » de la réalisation rapide des travaux. Le long de la frontière avec la Syrie, c’est le deuxième mur de l’apartheid. Un premier avait été construit à Yayladagi il y a un certain temps (http://jssnews.com/2015/08/13/la-turquie-construit-un-mur-dapartheid-avec-la-syrie/).

À ce mur s’ajoutent d’autres barrières : des tranchées sur 360 km, de la terre amoncelée sur 70 km pour freiner l’avancée des djihadistes et 145 km de barbelés renouvelés selon l’Agence Anatolie (AFP – Journal Le Devoir, p. A9).

Sans oublier que la Grèce avait fait construire un mur de 13 kilomètres sur sa frontière avec la Turquie. Un court segment visant à contrer l’immigration clandestine

Figure 1. La Turquie construit un mur le long de la frontière syrienne

Source : http://www.itele.fr/monde/video/la-turquie-construit-un-mur-le-long-de-la-frontiere-syrienne-134074

Source : http://www.itele.fr/monde/video/la-turquie-construit-un-mur-le-long-de-la-frontiere-syrienne-134074

Figure 2. Le mur d’apartheid ©http://www.aa.com.tr/

Source : http://jssnews.com/2015/08/13/la-turquie-construit-un-mur-dapartheid-avec-la-syrie/

Source : http://jssnews.com/2015/08/13/la-turquie-construit-un-mur-dapartheid-avec-la-syrie/

Jules Dufour

http://www.mondialisation.ca/les-murs-du-nouvel-ordre-mondial-setendent-a-la-frontiere-turco-syrienne/5469572

1426421489-frontiere-israel-golan

Mur entre Israël et le Golan

 

Mur entre le Mexique et la Californie

Mur entre le Mexique et la Californie

 

Melilla

Melilla

 

SIPA_ap20420301_000001
 
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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
18 août 2015 02:03

Le gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale a lancé un appel aux pays arabes pour qu’ils les aident à lutter contre Daesh, notamment dans la ville de Syrte.

Dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 août 2015, le gouvernement libyen en exil a demandé dans un communiqué à ses pays voisins de mener des frappes contre les positons de l'EI dans la ville de Syrte, ravagée par les combats. 

Le gouvernement a aussi précisé qu’ils étaient «incapable de faire face à Daesh en raison de l’embargo sur les armes imposé à l’armée» par l’ONU depuis 2011.

On a justifié sa décision en pointant du doigt aux violents affrontements qui opposaient les terroristes, alliés à un groupe salutistes, aux habitants armés de Syrte qui tentaient de reprendre leur ville. Selon les témoignages, ces batailles ont déjà fait des dizaines de morts.

«Syrte vit une véritable guerre depuis mardi (11 août 2015) et la lutte féroce engagée par les habitants de la ville contre Daesh est depuis ininterrompue», a précisé l'un des habitants civils de Syrte.

 

La demande du gouvernement libyen a créé des doutes chez les populations civiles, dont la vie est devenue un chaos depuis 2011 et la chute du colonel Moummar Kadhafi, lors d'une révolte soutenue par l'Occident et notamment la France.

La pays est depuis plongé dans l'anarchie politique et économique. Les Libyens ne sont pas parvenus à créer une nation unie, après le renversement du gouvernement de Kadhafi, le pays dispose aujourd'hui de deux parlements.

 

 

Aucune de ces deux instances législatives n'a pourtant procéder à des tentatives de mettre fin à la guerre civile et aux exactions des groupes terroristes, justifiant leur inaction par le manque de moyens.

Les frappes aériennes de l'OTAN, qui cherchait à venir en aide aux rebelles libyens, avaient causé des dégâts estimés à 14 milliards de dollars. Les instances économiques et sociales du pays, pourtant riches il y a quelques années, sont depuis complètement ruinées.

 

 

Selon les estimations des experts, il faudra des décennies pour renflouer les caisses de l'État libyen.

Mais ce manque d'unité entre les partis rivaux favorise la propagation des terroristes de Daesh, qui se répandent dans le pays à un rythme soutenu et s'emparent des biens des régions qu'ils occupent.

 

 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
18 août 2015 01:55
10 % des troupes de Daesh sont aux USA, selon les tweets

Selon le relevé des tweets à travers le monde, les troupes des barbares sanguinaires de l'Etat Islamique se situent en premier en Arabie Saoudite, cependant, notons dans le classement l'importante présence de Daesh outre-Atlantique, avec plus de 10% des tweets, de quoi faire s'envoler le chapeau de l'Oncle Sam.

Cette présence du groupe au coeur même des USA a en effet de quoi inquiéter, elle signifie tout logiquement un risque d'attentat bien plus élevé tout en confitmant que Daesh s'est bel et bien installé non loin du Pentagone.

Aux Etats-Unis, une tuerie est donc à prévoir.

 

WikiStrike

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
17 août 2015 01:55

La Russie pourrait jouer un rôle clef dans la stabilisation de la situation politique en Méditerranée, a déclaré le Secrétaire pour les relations avec les Etats du Vatican Paul Richard Gallagher dans une interview accordée à Vatican Insider.

 

Selon l'évêque, le rôle de la Russie dans la résolution des problèmes méditerranéens pourrait être celui que le pays vient de jouer lors de la signature de l'accord sur le dossier nucléaire iranien. Mgr Gallagher a également évoqué la rencontre entre le Pape François et le président russe Vladimir Poutine de 10 juin dernier au Vatican.

 

"La Russie est un acteur très important sur la scène internationale, je crois que nous tous devons suivre une route commune, ensemble, et non séparément, et surtout ne pas nous armer les uns contre les autres. Améliorer le monde actuel, c'est de notre intérêt commun", a déclaré Mgr Gallagher.

Selon le Secrétaire pour les relations avec les Etats, le Vatican salue la signature de l'accord sur le dossier nucléaire iranien, car il estime que la voie du dialogue et des négociations est nécessaire pour lever les désaccords. Mgr Gallagher a ajouté que le Vatican salue le fait que la décision finale ait été rendue en tenant compte de toutes les parties qui participaient à ces négociations.

L'évêque secrétaire a également évoqué les problèmes de l'Union européenne, notamment, la crise grecque, en soulignant que le rôle de l'Europe unie ne peut pas être seulement économique, mais doit engager les valeurs culturelles, politiques et éthiques qui sont importants pour les Européens.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150814/1017569060.html#ixzz3iojIt0LuiFU9fZ

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17 août 2015 01:53

Peter Schiff, PDG d’Euro Pacific Capital et auteur à succès de “Crash Proof”, a récemment déclaré que l’effondrement du dollar US était imminent et que les agences de presse et les investisseurs devraient plus s’intéresser à cette menace qu’à la dévaluation du yuan chinois.

Lors d’une interview à Newsmax TV, mardi, Schiff a expliqué que l’économie US est confrontée à de multiples problèmes, mais la politique monétaire de la Chine ne fait pas partie des difficultés économiques que rencontrent les Etats-Unis.

Il a déclaré que l’économie chinoise ne connaît pas une chute libre et que la dévaluation actuelle est minime. Il a noté que la valeur du yuan a sensiblement augmenté au cours des dernières années par rapport au dollar US.

« Donc, ce mouvement a été motivé non pas par le taux de change entre le yuan et le dollar, mais entre le yuan et toutes les autres monnaies, parce que le dollar est dans une bulle en ce moment, » a-t-il annoncé. « Le dollar est très surévalué … et le dollar est dans une bulle. Cette bulle va éclater. « 

Il a ajouté que l’économie étatsunienne est dans une situation bien pire maintenant que celle des Chinois. C’est un problème réel, a déclaré Schiff, et la Réserve fédérale devra l’admettre. Il a également averti que la Fed ne va pas relever ses taux d’intérêt cette année (voir : la hausse des taux de la Réserve fédérale pourrait coûter aux consommateurs endettés 9 milliards de dollars par an) et devra faire un autre cycle d’assouplissement quantitatif.

« Cela va faire couler le dollar, et les Chinois devront avoir à réévaluer leur monnaie de manière beaucoup plus importante à l’avenir contre le dollar et c’est l’effondrement du dollar qui va faire du mal aux États-Unis. Pas cette décision récente prise par la Chine » a rajouté Schiff.

Schiff a fait allusion à l’immense déficit commercial avec la Chine, et comment la Chine produit toutes les choses que les Etatsuniens consomment et ne peuvent pas produire. D’autre part, les États-Unis ne produisent rien que les Chinois veulent consommer.

 

 

Source : Newsmax.com Schiff: US Dollar Bubble Is Going to Burst

http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2015/08/l-effondrement-du-dollar-approche-video.html

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17 août 2015 01:03
radio maria russie

Stanislaw Kozlow-Strutynski, coordinateur général de Radio Maria Russie(Радио Мария), m’a signalé que cette radio catholique qui émet en Russie, membre de la famille mondiale Radio Maria, s’est associée aujourd’hui à l’initiative du 15 août pour nos frères chrétiens d’Orient… Voici ce qu’il m’écrit :

Radio Maria Russie se joint à l’initiative des coreligionnaires français, belges, suisses et syriens, et invite ses auditeurs à prier samedi le 15 août, de 11 h 30 à 12 h pour les chrétiens d’Orient (catholiques de tous rites, orthodoxes, enfants de l’Église syrienne, arménienne et nestorienne). Nous vous proposons d’utiliser le texte de la prière citée en dessus [Prière à Notre-Dame qui fait tomber les murs], les auditeurs orthodoxes pourraient lire ou chanter la prière Не имамы иныя помощи [Nous n’avons d’autre recours, d’autre espérance que toiô Vierge Toute Puresecours tout puissant et protectrice des chrétiens]. Au moment de la prière la sonnerie des cloches sera diffusée en direct.

Stanislaw me signale également que les paroissiens de Saint-Jean-Baptiste de Tsarskoïe Selo (Pouchkine) se sont associés collectivement à l’initiative.

Ci-dessous le très beau chant orthodoxe Не имамы иныя помощи

 

 

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
16 août 2015 19:50

Un analyste américain estime que les Etats-Unis pourraient laisser tomber l'Ukraine pour obtenir le soutien de Moscou sur de nombreux dossiers internationaux, dont le nucléaire iranien et le règlement de la crise en Syrie.

 

Depuis quelques semaines, les dirigeants européens et américains cherchent à s'entendre avec le président russe Vladimir Poutine, écrit l'observateur politique Brian Whitmore dans The Atlantic Magazine.

"Les Etats-Unis et l'Europe peuvent renoncer à l'Ukraine en échange du soutien de Moscou dont ils ont besoin pour sécuriser l'accord sur le nucléaire iranien", estime l'analyste.

Brian Whitmore pointe également la visite de la sous-secrétaire d'Etat américaine Victoria Nuland à Kiev où elle a persuadé les parlementaires ukrainiens d'amender la Constitution de manière à accorder un statut spécial au Donbass.

 

Conformément au projet de réformes constitutionnelles proposé par Washington, l'Ukraine doit devenir un Etat fédéral, indique l'analyste. Il s'agit de mettre en place un système administratif à trois niveaux: municipal, régional et de district. Le gouvernement fédéral sera représenté à chacun de ces niveaux par des fonctionnaires nommés par décrets présidentiels.

 

Kiev avait autrefois déclaré que ces affirmations étaient inacceptables. Cependant, estime Brian Whitmore, la situation peut parfaitement changer d'ici à cet automne.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150731/1017328238.html#ixzz3iirYEFKv

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
16 août 2015 02:58

Les soupçons se renforcent sur l'utilisation d'armes chimiques par l'État islamique. Des combattants kurdes engagés dans la lutte contre Daech assurent ainsi en avoir été la cible cette semaine en Irak.

Plusieurs responsables américains ont par ailleurs confirmé jeudi dans le Wall Street Journal que les insurgés islamistes avaient probablement eu recours à du gaz moutarde contre les peshmergas. L'ypérite, mortel à forte dose, est un gaz suffocant. Le gaz moutarde, qui n'est mortel qu'à forte dose, avait été utilisé pour la première fois 80 ans plus tôt par les Allemands à Ypres. Tout comme le gaz sarin ou le VX, il est interdit dans les conflits armés par la Convention sur les armes chimiques de 1997.

«Mardi dernier dans l'après-midi, les forces des peshmergas dans la zone de Makhmour, à 50 km à l'ouest d'Erbil, ont été attaquées par des roquettes Katioucha remplies de chlore, blessant une douzaine de combattants», relate un haut responsable peshmerga en Irak, interrogé par l'AFP sous couvert de l'anonymat.

Le ministère allemand de la Défense a, pour sa part, déclaré «avoir des indications selon lesquelles il y a eu une attaque à l'arme chimique» contre des combattants kurdes irakiens, sans en préciser l'origine. Plusieurs peshmergas auraient été blessés avec des irritations des voies respiratoires. Toutefois, aucun soldat allemand n'était présent au moment de l'attaque. Selon le ministère allemand, «des spécialistes américains et irakiens sont en route pour déterminer ce qui s'est réellement passé».

De précédents soupçons

Les armes chimiques, dont disposerait Daech, pourraient provenir de Syrie. En 2013, sous la pression internationale, le régime de Bachar el-Assad avait reconnu posséder d'un important arsenal chimique. Depuis, ces armes sont censés avoir été détruites.

Seulement, depuis cette date, le régime est pourtant régulièrement accusé par des ONG de larguer des barils contenant du gaz de chlore sur des quartiers contrôlés par les rebelles. L'ONU va d'ailleurs ouvrir une enquête à ce sujet. Car, contrairement aux gaz sarin, le chlore ne figurait pas sur la liste fournie par Damas aux Occidentaux.

Daech pourrait aussi s'être fourni ailleurs: en Irak, parmi les réserves constituées en son temps par Saddam Hussein. Quelles quantités de gaz moutarde s'est procuré l'État islamique? La question reste entière. Un haut responsable américain, interrogé par le Wall Street Journal, assure toutefois qu'elles ne sont pas très importantes.

Déjà, le mois dernier, les Unités de protection du peuple kurde (YPG) et l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) faisaient état d'autres attaques à l'arme chimique menée par Daech.

D'après l'YPG, principale force kurde syrienne, celles-ci se sont déroulée le 28 juin le quartier de Salhiya, à Hassaké, ainsi qu'au sud de la ville, à Tall Barak. «Nos troupes exposées à ces attaques ont eu des brûlures à la gorge, aux yeux et au nez, accompagnées de maux de tête, des douleurs musculaires, une perte de concentration, des problèmes de mobilité et des vomissements», indique l'organisation. À Tall Barak, l'OSDH évoque le chiffre de 12 combattants présentant ce genre de symptômes.

Chez ses victimes, les tests d'urine ont révélé la présence de d'une composante habituellement retrouvée dans les pesticides.

source

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
15 août 2015 02:53

L'Albanie, le Monténégro, l'Islande, le Liechtenstein et l'Ukraine figurent désormais sur la liste des pays visés par l'embargo alimentaire russe.

 

En réponse aux sanctions, la Russie a étendu son embargo alimentaire à l’Albanie, au Monténégro, à l’Islande, au Liechtenstein et à l’Ukraine, a annoncé jeudi le premier ministre russe Dmitri Medvedev.

"Désormais, l'Union européenne, l'Australie, le Canada, la Norvège et les Etats-Unis, dont les livraisons de certains produits alimentaires avaient été interdites en Russie en août de l'année dernière, ont été rejoints par plusieurs autres pays: l’Albanie, le Monténégro, l’Islande, le Liechtenstein et l’Ukraine, bien que cette dernière à des conditions particulières", a indiqué le chef du gouvernement russe.

Et d'expliquer qu'il s'agissait de pays qui s'étaient ralliés à la décision de l'UE de prolonger les sanctions antirusses.

"Adhérer aux sanctions relève d'un choix réfléchi du pays, qui signifie que celui-ci est prêt à des mesures de rétorsion de notre part. Et nous les avons adoptées", a indiqué le premier ministre.

Concernant l’Ukraine, la démarche est adoptée avec sursis: les importations alimentaires ne seront interdites qu'en cas d'application par Kiev du volet économique de l'accord d'association avec l'UE.

Dmitri Medvedev a rappelé qu'un délai avait été convenu jusqu'au 1er janvier prochain afin de régler certains aspects économiques liés à l'accord d'association entre Kiev et l'UE et à la réaction de la Russie.

"Passé ce délai, si aucun arrangement n'intervient avec la médiation de l'Union européenne, l'Ukraine sera soumise au régime commercial ordinaire et à l'embargo alimentaire", a-t-il précisé.



Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/economie/20150813/1017523605.html#ixzz3iis3eiMy

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CITOYENS ET FRANCAIS - dans International
14 août 2015 03:47
ONU : Daech, fournisseur d’enfants à de riches pédophiles du Moyen-Orient

New York : Zainab Bangura, l'envoyée spéciale de l'ONU contre la violence sexuelle dans les conflits, affirme avoir obtenu un document de daech, détaillant les prix fixes de vente des enfants et des femmes à des clients du Moyen-Orient.

 

‘‘Les petits garçons et les petites filles, âgés de 1 à 9 ans sont vendus à environ $ 165 chacun,  les adolescents garçons et filles eux sont vendus $ 124 et les prix baissent encore plus si les femmes sont âgées de plus de 20 ans’’.

 

Ainsi a déclaré il y a quelques jours à New-York, Zainab Bangura, l'envoyée spéciale de l'ONU contre la violence sexuelle dans les conflits. 

 

La haute responsable onusienne, citée par le site canadien, 
National Post, affirme avoir obtenu cette liste de prix, d’un document de daech tombée entre ses mains lors d’une tournée de visites qu’elle a effectué en Turquie et en Jordanie. 

 

Bangura a expliqué que ses services sont au courant que daech fait commerce d’enfants et de jeunes femmes, vendus comme objets sexuels à de riches acheteurs du Moyen-Orient ou offert à prix bradés à ses combattants.

 

‘‘The militia’s leaders first take those they wish, after which rich outsiders from the region are permitted to bid thousands of dollars. Those remaining are then offered to the group’s fighters for the listed prices.’’

 

Selon Bangura, les premiers à se servir sont toujours les chefs du groupe terroriste : Ils mettent la main sur les enfants et les jeunes femmes qu’ils désirent. Par la suite des offres sont ouvertes à de riches millionnaires du Moyen-Orient, pour acheter contre des milliers de dollars, les jeunes captifs. Les invendus sont en fin offerts aux combattants du groupe, contre des prix bradés.

 

METANEWS

Sources :

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13 août 2015 02:52
La nouvelle méthode d'exécution barbare de l'EI

'Etat islamique franchit un nouveau pas dans l'horreur. L'organisation terroriste vient de diffuser une nouvelle vidéo qui dévoile sa nouvelle méthode d'exécution. Dans un lieu indéterminé en Afghanistan, dix prisonniers sont contraints de se mettre à genoux, au-dessus d'engins explosifs, soigneusement enterrés.

 
 

Décapitations, lapidations, homosexuels balancés dans le vide, opposants et occidentaux brûlés vifs, noyades: la cruauté de Daesh n'a aucune limite. Via l'un de ses canaux de propagande, les djihadistes ont divulgué leur nouvelle technique de mise à mort.

Les combattants islamiques, tous munis d'un fusil d'assaut en bandoulière, creusent d'abord des trous dans le sol pour y déposer des bombes, avant de les recouvrir de terre. Ensuite, les dix détenus sont accompagnés, les yeux bandés, à l'endroit même où les bombes ont été enterrées et sont contraints de s'agenouiller. Après avoir tout mis en place, les terroristes déclenchent la détonation à distance.

Accusés de soutenir les talibans
Dans la vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux, les victimes sont décrites comme des "infidèles". Ils appartiendraient, selon toute vraisemblance, à la tribu Shinwari. Daesh les soupçonne d'avoir collaboré avec les talibans dans la province de Nangarhar, où Daesh a été évincé récemment. 

Atroce et destinée à choquer, la vidéo a été réalisée avec un certain professionnalisme. Rien n'est laissé au hasard au niveau de la mise en scène: musique islamiste, plans alternés entre combattants et détenus, les cavaliers qui sillonnent les collines dans le brouillard. Tout est fait pour renforcer le côté dramatique. A noter: la plupart des djihadistes apparaissent à visage découvert.

 

Voir vidéo et source

 

SOURCE

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12 août 2015 03:38

 

 
Les deux porte-hélicoptères de classe "Mistral" à Saint-Nazaire, début juin. © Stephane Mahe / Reuters
 
 
Le ministre de La Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé jeudi matin sur RTL que l'affaire Mistral n'aura pas d'impact sur l'emploi à Saint-Nazaire. Nous révélons qu'elle en a déjà eu sur un chantier naval du Sud de la France. Et que la Russie serait aujourd'hui en mesure de produire ses propres «Mistral».

En juin dernier, 510 salariés du Groupe CNIM sont mis au chômage partiel. 
La nouvelle provoque un mini-séisme car l’industriel varois n’a jamais connu telles difficultés depuis vingt ans. 
Le groupe CNIM avait été choisi en 2012, un an après la signature du contrat, pour fabriquer les véhicules de débarquement de troupes livrés avec les navires de type Mistral : deux engins amphibies rapides (EDAR) de type L-Cat.
 Novembre 2014, le «Vladivostok» reste à quai, la livraison est suspendue pour des raisons politiques. 
Les chantiers DCNS et STEX se retournent vite vers leur assureur mais CNIM ne parvient pas à le faire. 
Résultat : des chômeurs en plus; 15% de la masse salariale du groupe.
 Les dirigeants de ce chantier savent depuis mercredi 5 août, 20 heures, que la facture des deux engins ne sera jamais honorée.

 
Après avoir la semaine dernière nié l’existence d’un accord avec la Russie -alors que ses négociateurs venaient de rentrer de Moscou avec sous le bras un accord bien ficelé-, le Président Hollande a annoncé mercredi être parvenu… à un accord.

 Comprenne qui pourra. Le «Vladivostok» et le «Sébastopol», qui croupissent sur les quais de Saint-Nazaire depuis plus de 21 mois, ne seront donc jamais livrés.
 Fin de l’histoire.
 
Une équipe de techniciens russes arrivera d’ici quelques semaines en Loire-Atlantique pour démonter le plancher des deux mastodontes et en extraire les câblages qui seront rapatriés en Russie.

 «Les Russes ont finalement obtenu que les Français prennent en leur charge cette opération», nous confiait une source proche du dossier à quelques jours de l’officialisation de la non-livraison des porte-hélicoptères.
 Le coût du démantèlement des câblages, qui durera plusieurs mois, vient s’ajouter à la facture totale qui frôle les 1,2 milliard d’Euros. 

Nous voilà bien loin des 785 millions annoncés pas les négociateurs français lors de leur première réunion à Moscou le 31 mars dernier.
 


Une trouvaille pour épargner temporairement le budget de l'Etat

La somme ne sera pas imputée au budget de l’Etat. 
Du moins pas dans un premier temps.
 C’est la trouvaille du ministère des Finances.
 C’est l’assureur Coface, le même qui garantit la vente des Rafale au Maréchal Sissi -dont les premiers engins doivent survoler le 6 août le nouveau canal de Suez-, qui renflouera les caisses des constructeurs du Mistral.

 Ces frais exceptionnels seront ensuite répercutés sur le budget de l’Etat vraisemblablement après 2017…

 

 

Outre l’aspect purement financier du dossier, les industriels craignent d'avoir malgré eux participé à un transfert de compétences. 
Il se pourrait les tergiversations et maladresses du chef d’Etat Français, qui a «géré» seul ce dossier du début à la fin, aient ulcéré les partenaires russes au point que ceux-ci n’aient pas hésité à s’inspirer des plans auxquels ils ont eu accès pour concevoir leurs futurs navires. 

Comme l’a récemment affirmé le ministre russe de l’Industrie et du Commerce, Denis Manturov, «la Russie n’a reçu aucune technologie pour la construction du Mistral». 
Pourtant, le mois dernier, au Salon international de la défense maritime IMDS de Saint-Pétersbourg, ont été dévoilés des projets de porte-hélicoptères fort ressemblants aux navire français. 
Ainsi le «Pyotr Morgunov», bateau plus petit, présenterait des similitudes avec le Mistral, tout comme son grand frère, dont la construction est prévue pour 2020.

 Les Russes entendent bâtir un géant, le «Lavina» («Avalanche»), qui promet d’être plus grand et plus rapide, pesant 24 000 tonnes, atteignant 22 nœuds et pouvant transporter 16 hélicoptères. 

Cerise sur le gâteau : une entreprise française, Dassault Systèmes, leader mondial de la conception 3D, a déjà proposé ses services aux Russes pour modéliser leur futur porte-hélicoptères. 

Voilà de quoi faire enrager les constructeurs français qui en plus de subir des dommages économiques, voient leur savoir-faire partir à l’étranger.

 
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12 août 2015 01:40

Smoke rises after an US-led air strike in the syrian town of Kobani

L’alliance de l’Occident avec tel ou tel pays musulman, cette alliance doit être considérée comme une alliance tactique à court terme, même si elle est renouvelable pendant un certain laps de temps.

Par exemple, face à l’Etat Islamique (EI), qui veut anéantir les chrétiens en terre d’islam et instaurer un Califat en Syrie et en Irak, le régime syrien de Bachar al-Assad n’est certes pas un allié stratégique à long terme. Mais il devrait être – au moins – un partenaire tactique à court terme, ce qui n’est toujours pas le cas.

La Russie a compris cela. Mais Obama et l’Union Européenne, en revanche, continuent de boycotter le régime syrien et la Russie, ce qui joue – évidemment – en faveur de l’Etat Islamique (EI). Actuellement, l’Etat Islamique est facteur de chaos géopolitique au Proche et au Moyen Orient, en Afrique du Nord et dans les Balkans. Mais ce qui rend possible ce chaos géopolitique, c’est l’attitude d’Obama et de l’Union Européenne.

Sur ce sujet, l’analyste Alexandre Latsa écrit (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Beaucoup de théories ont circulé sur la toile concernant, tant les origines de l’Etat islamique (EI), que ses liens supposés, directs ou indirects, avec des puissances de l’OTAN, Etats-Unis et Turquie en tête. Née en 2003 en Irak et affiliée à Al-Qaïda, la nébuleuse prend le nom d’État islamique d’Irak (EII) en 2006 puis devient l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) en 2013. Au cours de l’année 2013, cette nébuleuse a commencé sa forte expansion militaire en Syrie et en Irak.

Sa prise de contrôle du territoire syrien s’est accélérée au cours des 18 mois derniers mois (elle contrôle maintenant près de 50% du territoire) et ce malgré le lancement d’une campagne internationale de bombardement durant l’automne 2014. A la prise de contrôle de larges pans du territoire syrien, notamment à l’est du pays, l’EI s’est au cours du mois de mai emparé de zones énergétiques au centre du désert syrien, notamment dans la région de Palmyre et dans le même temps de la ville de Ramadi, en Irak. La prise de ces villes a suscité beaucoup de questions quant à la motivation réelle de la coalition à freiner l’expansion de l’EI puisque des milliers de combattants de cette organisation ont pu traverser les déserts syriens et irakiens avec des colonnes de véhicules blindés à découvert, pour attaquer les forces loyalistes sans que la coalition ne les bombarde.

Semant encore plus le doute, un document confidentiel de l’US Defense Intelligence Agency (DIA) rédigé en août 2012 vient d’être déclassifié, document qui a fait le tour de tous les organes gouvernementaux, dont le CENTCOM, la CIA et le FBI. On peut y lire dans les dernières pages que la situation militaire devrait permettre l’établissement d’un sanctuaire (« un Etat islamique ») dans la zone allant de Ramadi en Irak jusqu’à l’est de la Syrie et les zones allant d’Assaka à Deir-Ez-Zor. Ce plan, nous dit le document, a le soutien des puissances étrangères hostiles au pouvoir syrien car il permet d’isoler le régime syrien vers la côte et ainsi, de couper toute liaison terrestre entre l’Iran et le Hezbollah. En clair: les puissances radicales qui pourraient émerger du chaos en Irak devraient naturellement se déverser en Syrie pour affaiblir l’Etat syrien.

Le laisser faire américain (ndmg – plus exactement le laisser faire d’Obama), des monarchies du golfe et de la Turquie, face à la montée en puissance de l’EI, explique peut-être pourquoi certains analystes n’hésitent pas à accuser la coalition et notamment les Etats-Unis d’avoir (volontairement ?) en permanence sur l’EI. La désintégration territoriale syrienne et l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat syrien satisfont les monarchies du Golfe, Arabie Saoudite et Qatar en tête, qui sont dans une lutte totale contre l’Iran dans la région, Téhéran étant le grand soutien et allié du régime syrien.

L’évolution de la situation via la création dans le nord syrien d’un Kurdistan longeant la frontière avec la Turquie va par contre à des intérêts d’Ankara (ndmg – depuis août 2015, le régime islamique turc bombarde les Kurdes sur son territoire ainsi qu’en Irak et en Syrie, tout en faisant semblant de combattre l’EI). Au cours de la guerre syrienne, la Turquie a largement soutenu et continue de soutenir tous les groupes radicaux qui réduisent l’autorité d’Assad dans l’ancienne zone d’influence de l’empire Ottoman allant de Kassab à Alep en passant par Idlib. Ce soutien s’est traduit par un appui militaire direct, l’envoi de troupes d’élites turques sur place ou encore le rapatriement des blessés pour traitement dans des hôpitaux turcs (ici et là). Ankara a même coopéré avec l’EI (via notamment des fournitures d’électricité) lorsque ce dernier affrontait et affaiblissait les mouvances kurdes à sa frontière mais considère l’établissement de ce Kurdistan syrien comme le plus grand danger pour la Turquie actuellement, car réduisant son pouvoir de projection potentiel sur le territoire syrien et pouvant surtout menacer à terme sa stabilité intérieure.

Que devrait-il se passer ? L’opposition inattendue intra-OTAN entre Ankara et Washington devrait sans doute s’accentuer avec les récentes décisions d’Erdogan de se rapprocher de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) et de la Russie avec laquelle elle partage des ambitions régionales. L’EI devrait lui continuer son expansion en Syrie avec le soutien implicite des grandes puissances régionales mais aussi avec le soutien plus ou moins direct de la Turquie et des Etats-Unis, chacun y trouvant pour l’instant des intérêts indirects prioritaires même s‘ils sont contradictoires.

On peut imaginer que ce soutien cessera lorsque l’EI deviendra un allié trop encombrant qui menacera les intérêts de certaines puissances voisines. Cette balkanisation de la Syrie et de l’Irak aura aussi des conséquences directes sur la Russie et la Chine qui ont chacun des intérêts historiques, politiques et économiques dans ces deux pays. Elle porterait atteinte au projet de route de la soie que Pékin compte redévelopper, car historiquement, les tracés des routes de la soie qui reliaient la Chine à l’ouest de l’Europe passaient par l’Iran et la Syrie et il n’existe que deux options possibles, soit par Deir ez-Zor et Alep, soit par Palmyre et Damas. Le premier chemin est coupé depuis début 2013, le second vient de l’être après la chute de Palmyre.

Le grand nombre de candidats russophones et sinophones (il y a même un quartier chinois à Raqqa, la capitale de l’Etat islamique en Syrie) qui se sont enrôlés au sein de l’EI, peuvent laisser imaginer que le prochain front de l’EI se situera entre le Caucase et le Xinjiang, visant Pékin et Moscou. L’EI, après avoir déstabilisé le monde chiite, pourrait donc en quelque sorte devenir un outil de déstabilisation de l’Eurasie, conclut Alexandre Latsa (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

De son côté, l’analyste Olivier d’Auzon écrit (extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page) : Ankara a lancé le 24 juillet 2015 une guerre contre le terrorisme, visant simultanément le PKK et les combattants du groupe Etat islamique (EI) en Syrie. Il s’agit d’un bombardement qui attise assurément un peu plus les tensions entre les différents acteurs et la Communauté Internationale. Pour mémoire, la diplomatie ottomane avait essuyé les foudres de l’Occident pour avoir pendant trop longtemps servi de base arrière pour les combattants islamistes du Front Al-Nosra et d’Ahrar Al-Cham, et observé une attitude tout à la fois attentiste et troublante au moment où les Kurdes du Parti de l’union démocratique (PYD) combattaient l’EI à Kobané.

Or, la lutte contre l’EI n’est qu’un alibi pour affaiblir le PKK et ses alliés Et dès lors, la lutte contre l’EI n’est qu’un alibi pour affaiblir le PKK et ses alliés, et pour, à terme, s’opposer au projet d’union des trois cantons kurdes syriens. De plus, le refus d’Ankara de se joindre aux opérations de la coalition contre l’EI a contribué à compromettre le fragile accord de paix conclu en 2013 avec le PKK. Et le succès inattendu du Parti Kurde HDP à l’occasion des élections générales turques du 7 juin 2015 (13%, 80 députés) n’est pas étranger à ce refroidissement des relations turco-kurdes sur fond de chaos syrien et régional, commente l’expert Alexandre del Valle dans le numéro 148 de la revue Politique Internationale.

En novembre et décembre 2014, les manifestations pro-Kurdes se sont multipliées en Turquie, faisant plusieurs dizaines de morts. Et le Gouvernement AKP continue de refuser que les forces kurdes de Syrie soient intégrées au programme d’entraînement des rebelles syriens mis en place en avril 2015 conjointement avec le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis, souligne Alexandre del Valle.

Dans le même temps, la Maison-Blanche a apporté un soutien au PYD, qui administre le Kurdistan syrien depuis trois ans, en lui fournissant depuis décembre 2014 des armes sous la stricte condition qu’elles ne soient pas redistribuées au PKK turc. Mais pour Ankara, le PYD et le PKK constituent une seule et même organisation terroriste, menaçant sa stabilité. Dans cette perspective, le Gouvernement turc entend empêcher les Kurdes syriens d’établir une zone autonome dans le Kurdistan syrien. Les membres de l’Otan ont parfaitement conscience des objectifs poursuivis par la Turquie. Il se pourrait que cette situation entraîne la dégradation des relations entre Ankara et d’autres membres de l’Otan, souligne Alexandre Ignatenko, Président de l’Institut de la religion et de la politique à Moscou.

Et quoi qu’il en soit, la Turquie a en ligne de mire la lutte contre le régime d’Assad. La Turquie veut rompre la continuité territoriale kurde au nord de la Syrie, tout en affaiblissant Bachar el-Assad. En clair, la Turquie entend faire d’une pierre deux coups : rompre la continuité territoriale kurde au nord de la Syrie, tout en affaiblissant Bachar el-Assad. Il va sans dire que la mise en place d’une zone sécurisée empêcherait de facto, l’aviation syrienne de bombarder les rebelles à Alep. Or, si Bachar el-Assad ne peut utiliser ses avions, sa principale force, alors toutes les positions du régime dans la région peuvent tomber aux mains de l’opposition. Il s’agirait somme toute d’un ultime rebondissement qui pourrait changer considérablement la donne dans cette guerre.

Voici somme toute, un ultime rebondissement qui pourrait changer considérablement la donne dans cette guerre. En coulisse, Moscou continue de soutenir le régime de Bachar El-Assad. Poutine fera tout pour que la Syrie devienne « le grand Stalingrad de la Syrie ». Quoiqu’en dise le Président Turc Erdogan, Poutine n’a pour l’heure, pas du tout l’intention d’abandonner Bachar El-Assad : « Allez dire à votre dictateur de Président qu’il aille se faire voir avec ses terroristes de l’EI, et que je ferai tout pour que la Syrie devienne son grand Stalingrad ! », a rétorqué Poutine à l’Ambassadeur de Turquie en Russie.

Qu’on le veuille ou non, Assad est une force existante sur le terrain. Il fait partie du problème mais aussi, bien évidemment, de la solution. La diplomatie russe a initié à Moscou, du 26 au 29 janvier 2015, un dialogue inter-syrien entre le régime de Bachar-el-Assad et des opposants non islamistes. L’idée est de substituer à la guerre une solution politique négociée. Dans ce contexte, la Russie fait preuve de beaucoup plus de réalisme que la France et les autres Etats occidentaux, conclut Olivier d’Auzon (fin des extraits adaptés ; voir lien vers source en bas de page).

Michel Garroté

http://alexandrelatsa.ru/2015/08/letat-islamique-outil-de-destabilisation-geopolitique/

http://www.huffingtonpost.fr/olivier-d-auzon/la-turquie-les-kurdes-ei-_b_7923446.html?utm_hp_ref=france

lesobservateurs.ch

 

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11 août 2015 03:21
L'horreur de Daesh: Des enfants vendus, crucifiés, enterrés vivants

La commission des Nations unies sur les droits de l’enfant a dénoncé les crimes commis par Daech, qui a vendu, crucifié et même enterré vivants des jeunes de moins de 18 ans.

Dans de nombreuses vidéos de propagande, Daech se vante de transformer les «enfants du Califat» en «lionceaux», à qui ils apprennent leur vision déformée du Coran, le maniement des armes, mais aussi la langue arabe pour les enfants des djihadistes étrangers.

Seulement, derrière ces images où l’on voit des enfants endoctrinés, des milliers souffrent aux mains de Daech. Selon Renate Winter, une juriste autrichienne qui appartient au Comité des droits de l’enfant, les terroristes se livrent à des crimes atroces: «Nous sommes vraiment très préoccupés par la torture et le meurtre de ces enfants, en particulier ceux qui appartiennent à des minorités, mais pas seulement», a-t-elle déclaré devant la presse.

Le sort des Yézidis et des chrétiens est en question, mais aussi celui des petits chiites et sunnites des régions dans lesquelles Daech sévit.

«Nous avons des informations selon lesquelles des enfants, en particulier des enfants déficients mentaux, sont utilisés comme kamikazes, très probablement sans qu’ils s’en rendent compte», a-t-elle déclaré.

Dans un rapport, le Comité évoque «l’assassinat systématique d’enfants appartenant à des minorités religieuses ou ethniques par des membres de l’organisation de l’Etat islamique, y compris plusieurs cas d’exécutions de masse de garçons, ainsi que des décapitations, des crucifixions et des ensevelissements d’enfants vivants».

Lorsque les enfants issus de minorités ne sont pas torturés ou tués, ils sont violés ou «capturés […], vendus sur des marchés avec sur eux des étiquettes portant des prix».

 

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8 août 2015 01:46

En Afghanistan, plus de 160 interprètes ayant travaillé pour l'armée française, menacés de mort par les Talibans, attendent leur visa pour gagner la France. Qui n'a pas l'air pressée de réagir.

En décembre 2014, la France a mis un point final à 13 ans d'intervention militaire en Afghanistan. Débutée suite aux attentats du 11 septembre, cette opération aura au total mobilisé plus de 70 000 soldats français. Le contingent aura même atteint 4 000 hommes au plus fort des opérations. Plus d'un an après le départ des forces françaises pourtant, de nombreux civils afghans qui ont travaillé avec la France se retrouvent abandonnés.

Ils étaient en effet près de 500 à travailler comme interprètes, mais la grande majorité de ces «supplétifs» sont aujourd'hui bloqués en Afghanistan. Et en danger, alors que la France refuse toujours de leur accorder un visa. « Aujourd'hui, 90% des interprètes se sont regroupés à Kaboul qui reste la zone la plus sûre en Afghanistan, malgré des attentats», note Caroline Decroix, une avocate parisienne à la tête d'un collectif d'avocats qui tente de venir en aide à 160 afghans piégés dans leur pays depuis deux ans. «Ils sortent très peu de chez eux et sont clairement menacés. Pratiquement tous ont reçu des lettres de menaces qui les prévenaient de représailles de la part des Talibans. Si je n'ai pas connaissance d'interprètes des Français exécutés, certains qui ont travaillé avec les Américains ont été tués.»
 

Tous ces hommes qui ont collaboré avec l'armée française demandent donc aujourd'hui une visa et une protection fonctionnelle, une chance de survivre. «En général, quand on travaille avec l'armée, on espère une protection des troupes s'en vont», indique Caroline Decroix. «La promesse d'un visa, ce n'était pas dans leur contrat, mais la France ne pensait pas non plus laisser l'Afghanistan dans cette situation catastrophique.» Mais si rien n'avait été promis, le simple fait d'aider la France et d'être menacé devait suffire à obtenir un visa.

Puis la donne a changé. «Les critères posés pour sélectionner les dossiers ont été dévoyés », dénonce Caroline Decroix. «Avant leur sécurité, on a fait passer leur possibilité d'intégration. In s'est plus demandé comment matériellement intégrer ces gens plus que de se demander s'ils étaient menacés. Pourtant, la relocalisation, c'est de la protection de personnes menacée, toute autre question n'a pas lieu d'être. »

 

Les autres pays de la coalition se sont d'ailleurs montrés beaucoup plus généreux que la France avec leurs « supplétifs ». «Les autres pays de la coalition ont délivré massivement des visas pour protéger les personnels qui ont travaillé avec eux », détaille Caroline Decroix. « En Allemagne ou l'Angleterre, on est à 500 ou 600 visas, en France on est à 73 et cela alors qu'on avait beaucoup plus de soldats sur place».

Dans les faits donc, et malgré des discours de bonnes intentions du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de nombreux anciens interprètes de l'armée n'ont pas obtenu de visa malgré leur aide précieuse apportée à la France. Le Canard enchaînérévèle par exemple cette note d'un général à propos d'un interprète recalé : «Au service d'une unité combattante durant dix-huis mois, il a subi par quatre fois des actions de feu». Insuffisant pour venir en France en raison d'une «vision religieuse de la vie, peu compatible avec un projet d'intégration en France».

Face à cette situation, 35 avocats travaillent donc pour faire bouger les choses et permettre à 160 anciens interprètes de l'armée de vivre leur vie loin des menaces, en France. Quitte à passer par une action en justice, comme cela a été le cas en Grande Bretagne. «Si rien ne bouge, on multipliera les référés liberté», prévient Caroline Decroix. «Mais le sujet est compliqué, car il n'y a pas de fondement juridique, c'est uniquement une mesure discrétionnaire. Mais c'est avant tout un droit pour tout contractuel de l’administration d'être protégé en cas d'attaques fondées sur son travail».

 

«La France a des devoirs envers ses personnels ; elle ne s'y dérobera pas. Si le fait d'avoir travaillé avec la France ne peut ouvrir un droit absolu à s'y installer, la réalité du risque encouru doit évidemment être prise en compte», a estimé Laurent Fabius sur la question en avril dernier. Mais à Kaboul, rien ne change, et des centaines d'interprètes attendent de quitter le pays, et les menaces de mort.  

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