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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 20:31

Nicole Belloubet a fait libérer 8.000 détenus pour endiguer la propagation du Covid-19 dans les prisons. Mais est-ce une décision sanitaire prudente ou un nouvel exemple de laxisme judiciaire, créateur d’insécurité?

Le porte-parole de l’IPJ, Me Guillaume Jeanson, penche pour la deuxième hypothèse, chiffres à l’appui. Entretien.

Mercredi 8 avril, Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, déroulait ses statistiques devant la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le Covid-19. Les prisons françaises ont vu sortir, en moins d’un mois, près de 8.000 détenus, a-t-elle dit.

Pour la ministre, pas de doute: la surpopulation carcérale fait courir un danger supplémentaire aux détenus face au virus, il fallait donc la réduire. Mathématiquement, le taux de surpopulation s’établit donc désormais à 107%, avec 64.439 détenus au 1er avril, alors qu’il était à 119%, avec plus de 72.400 détenus au 1er mars.

Or, parmi ces 8.000 détenus, 130 inquiètent tout particulièrement. Le journaliste du Point Aziz Zemouri a révélé hier que 130 détenus radicalisés auraient, selon les renseignements, bénéficié d’une libération anticipée. Se voulant évidemment rassurant, le ministère de l’Intérieur a nié que ce contingent compterait de véritables djihadistes, qui resteraient «hors champ des mesures de libération

Des détenus radicalisés... inoffensifs pendant l’épidémie?

«Il ne faut pas confondre terroristes et détenus radicalisés», avance-t-on du côté de l’exécutif: les détenus libérés avant la fin de leur peine ne seraient «en général» que des personnes ayant agi «en périphérie de ces dossiers» et qui n’auraient donc pas «directement de sang sur les mains.» Mais en auraient-ils indirectement?

Ainsi Zemouri a-t-il relevé que deux personnes ayant fourni l’arme de l’attentat commis au marché de Strasbourg par Cherif Chekatt en décembre 2018, sans connaître la finalité de son action, ont recouvré la liberté le 19 mars dernier.

La lutte contre le djihadisme n’est pas une priorité

C’est l’attaque du 3 avril, passée quasiment inaperçue du fait du coronavirus, qui fait craindre le pire à Guillaume Jeanson: ce jour-là, au centre pénitentiaire de Laon, un détenu a cherché à planter une paire de ciseaux dans la nuque d’un surveillant, au cri de «Allah Ouakbar, sales mécréants, c’est pour Allah, bande d’enculés» (sic).

L’individu en question avait déjà fait l’objet d’un suivi pour radicalisation islamiste en 2019, à la demande des services de renseignements. Il était de surcroît connu pour fréquenter un détenu «TIS», incarcéré pour des faits en lien avec le «terrorisme islamiste», et il avait radicalisé à son tour l’un de ses codétenus.

Or, cet individu pour le moins dangereux était éligible à une libération conditionnelle, selon les syndicats de la pénitentiaire, libération à laquelle l’administration semblait favorable. Écarter la dangerosité en raison de l’absence de passage à l’acte au moment de la décision de libération et laisser sortir l’individu en question aurait ainsi été contraire à toute précaution:

«Cet individu n’avait pas été condamné pour fait de terrorisme. Il était “juste radicalisé”. Combien sont-ils dans ce cas-là? Ce seul cas devrait inviter le ministère à davantage de prudence dans ses argumentaires...» a déclaré Guillaume Jeanson au micro de Sputnik.
SOURCE

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans CORONAVIRUS