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18 décembre 2020 21:56

Christian Perronne a été démis de ses fonctions de chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Raymond-Poincaré dans les Hauts-de-Seine. Soutien de Didier Raoult, il a payé cher ses prises de position sur la crise du Covid-19. Le célèbre professeur a notamment déclaré que les malades représentaient «une aubaine financière».

Alors qu’il était déjà dans le viseur de l’Ordre des médecins et de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) depuis des mois, le couperet vient de tomber pour le Pr Christian Perronne. À la suite d’un entretien avec Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, il a été démis le 17 décembre de ses fonctions de chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches, dans les Hauts-de-Seine.

«Depuis plusieurs mois, dans un contexte de crise sanitaire, le Pr Christian Perronne a tenu des propos considérés comme indignes de la fonction qu’il exerce. Le collège de déontologie avait été saisi et l’avait souligné dans un avis qui avait été remis à l’intéressé qui n’en a pas tenu compte», a expliqué l’AP-HP dans un communiqué.

Avant de nous intéresser à ce qui a déclenché le courroux des autorités, attardons-nous sur ce personnage, un habitué de la controverse. Ce spécialiste de la maladie de Lyme explique notamment que l’explosion «cachée» de cette infection trouverait son origine dans la prolifération non contrôlée de tiques modifiées lors d’expériences de guerre bactériologique.

En juin dernier, Christian Perronne assurait la promotion de son livre Y a-t-il une erreur qu’ILS n’ont pas commise (Éd. Albin Michel), un brûlot contre la gestion de la crise du Covid-19 par les autorités. Il a alors fait plusieurs déclarations fracassantes, dont une très remarqué en juin dernier sur BFMTV. Le professeur affirmait que si l’hydroxychloroquine avait été utilisée sur tous les patients atteints de Covid-19, «on aurait pu éviter 25.000 morts».

«On peut comparer les chiffres de la mortalité à Marseille et dans le reste de la France. Si l’on prend les malades hospitalisés, on a 20% de mortalité. À l’IHU de Marseille [où officie le Pr Raoult NDLR], ce chiffre tombe à 3%», expliquait alors le chef de service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Raymond-Poincaré.

Le spécialiste était même allé jusqu’à s’en prendre aux médecins du CHU de Nantes, accusés d’avoir «laissé crever [son] beau-frère» en refusant de lui administrer un traitement à base d’hydroxychloroquine. Pour le Conseil national de l’Ordre des médecins, c’en était trop.

Le conseil de l’Ordre, «alerté par les propos tenus dans de nombreux médias par le Pr Christian Perronne, a saisi le conseil départemental de l’Ordre des médecins des Hauts-de-Seine». «Il lui a été demandé de se saisir et d’instruire le dossier du Pr Perronne et d’informer le CNOM des suites qui seront données», poursuivait l’organisme.

Le Pr Perronne s’est défendu de toute attaque contre les médecins et a assuré viser «les autorités». Trop tard pour la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT), pour qui ces propos ont contribué à son éviction de ses fonctions de vice-président et de président du conseil scientifique.

À l’instar de son confrère Didier Raoult, lui aussi poursuivi par l’ordre des médecins, notamment pour «charlatanisme», Christian Perronne est critique vis-à-vis de la prochaine arrivée de vaccins contre le Covid-19. Initialement prévue le 29 décembre, la réunion de l’Agence européenne du médicament (EMA) qui doit étudier la demande d’autorisation du vaccin développé par l’alliance biotechnologique américano-allemande Pfizer/BioNTech a été avancée d’une semaine. Signe que l’Europe veut pouvoir démarrer les campagnes de vaccination le plus rapidement possible, peut-être même avant la fin de l’année.

«Le plus inquiétant est que de nombreux pays, dont la France, se disent prêts à vacciner dans les semaines qui viennent, alors que la mise au point et l’évaluation de ces produits se sont faites à la va-vite et qu’aucun résultat de l’efficacité ou de la dangerosité de ces vaccins n’a été publié à ce jour. Nous n’avons eu le droit qu’à des communiqués de presse des industriels fabricants, permettant de faire flamber leurs actions en bourse», dénonce-t-il.

Ce dernier martèle que «les premiers “vaccins” qu’on nous propose ne sont pas des vaccins, mais des produits de thérapie génique».

«On va injecter des acides nucléiques qui provoqueront la fabrication d’éléments du virus par nos propres cellules. On ne connaît absolument pas les conséquences de cette injection, car c’est une première chez l’homme», ajoute le professeur.
Reste que Christian Perronne n’est pas le seul à exprimer ses inquiétudes concernant les premiers vaccins contre le Covid-19. Éric Caumes, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié Salpêtrière, exprimait récemment ses préoccupations sur France Inter: «Je ne sais pas ce que ça vaut, je n’ai pas le recul nécessaire sur les vaccins avec ARN qui vont arriver. Je n’ai toujours pas vu une publication scientifique qui corresponde à ces vaccins. Me vacciner avec un produit que je ne connais pas et dont je ne sais que ce que disent les communiqués de presse des laboratoires pharmaceutiques, c’est leur faire une confiance absolue.»

De son côté, le Pr Perronne compte bien se battre avec l’assistance de son avocat. Contacté par la rédaction de France Soir, le médecin s’est dit surpris «d’être attaqué sur des propos publics qui n’enfreignent pas le code de la déontologie médicale.»

«Je ne comprends pas cette atteinte à la liberté d’expression d’un professeur d’université. Que les malades soient rassurés, je compte continuer d’exercer afin de soigner les malades, ma préoccupation première», a-t-il prévenu.
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