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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 02:01

Les électeurs du Front national n’ont plus peur d’afficher la couleur, constatent les instituts de sondage. Ils relèvent une diminution significative de l’écart existant entre les déclarations des sondés et les résultats effectifs du FN. Quand la parole frontiste se libère, témoignage et analyse.

Les temps changent et l'époque où l'électeur Front national se cachait de ses pairs semble bel et bien révolue. Encore récemment, les sympathisants du parti frontiste avaient du mal à assumer leur couleur politique — notamment lors des enquêtes d'opinion — avec des résultats que l'on connait: une disparité considérable entre les sondages et les résultats électoraux.

 

Ce qui avait le don de donner lieu à de belles surprises lors des soirées électorales et de discréditer au passage les instituts de sondage: nous avons pour la plupart d'entre nous en tête la déroute mémorable du PS en 2002, lorsque Lionel Jospin — Premier ministre sortant — avait été privé de second tour au profit de Jean-Marie Le Pen, un invité surprise qui avait défrayé la chronique…

 

Mais aujourd'hui le magazine en ligne Slate relève que l'on assiste à une diminution significative de l'écart entre ce que l'on appelle communément dans l'univers des sondeurs le "brut" — soit le résultat obtenu auprès de l'échantillon de personnes sondées — et le "redressé", obtenu après application d'un coefficient prédéfini pour obtenir un résultat plus proche de ce que pourrait être la réalité. (...)

Face au FN, Robert Ménard Oz sa droite
© AFP 2016 BERTRAND LANGLOIS
De nombreuses raisons sont mises en avant afin d'expliquer ce phénomène. En premier lieu la dédiabolisation entreprise par Marine Le Pen suite à sa reprise du parti. Des raisons techniques également, avec des sondages qui s'effectuent de plus en plus sur internet, venant ainsi limiter les interactions sondeurs-sondés, comme nous l'explique Erwan Lestrohan, Directeur d'études, BVA Opinion:

 

​"Ce qui est sûr, c'est que le vote FN est de mieux en mieux pris en compte, dans la mesure où il y a une généralisation des enquêtes pas internet. Du coup, lorsqu'on fait une enquête pas internet, il n'y a pas de problème de déclaration du vote Front national qu'on pouvait rencontrer par téléphone, dans la mesure où il n'y a pas de biais d'enquêteurs, de sélectivité sociale, de dire qu'on ne vote pas pour le Front national. Là, le vote se déclare d'autant mieux qu'il n'y a pas d'enquêteur." (...)

On le voit par exemple dans nos enquêtes téléphoniques, par rapport à il y a une dizaine ou une quinzaine d'années, la proportion des Français qui déclarent avoir voté pour le Front national à la dernière élection de référence est aujourd'hui beaucoup plus proche de la réalité qu'elle ne l'était il y a 10 ou 15 ans."

 

Cela est sans doute vrai dans les sondages, mais si la pression sociale à l'encontre du Front national a baissé, elle reste néanmoins assez forte. Les électeurs FN craignent encore souvent d'être étiquetés proches d'un parti ouvertement ostracisé dans les médias mainstream et par une partie de la classe politique. Cela rend parfois difficile leur "coming-out" en dehors du cadre familial ou des cercles amicaux, si l'on en croit Joseph, électeur Front national à Besançon:

 

"Il y a quand même une image, même s'il y a une +dédiabolisation+. Si vous arrivez comme ça et que vous dite +j'ai voté Marine Le Pen+, subitement, en une demi-seconde, vous avez une tête de skinhead." Même s'il concède une amélioration de la situation ces dernières années.

"C'est beaucoup plus facile de dire +je vote pour Marine+ que +je vote pour Jean-Marie Le Pen.+"

Une stigmatisation qui a des conséquences socioprofessionnelles non négligeables, comme nous l'explique Thibault, un autre électeur frontiste, de Paris cette fois:

"Une mise au banc social, ça aurait pu poser des ruptures d'amitiés… Dans le milieu professionnel, c'est encore difficile de s'afficher ouvertement Front national, même si on peut sortir des idées qui sont proches du FN, dire qu'on est électeur FN […] pourrait vraiment me porter préjudice dans mon travail.

Je pense que depuis plusieurs années on sent un changement, il y a vraiment une libération de la parole, on sent que les gens sont assez excédés. Même s'ils n'osent pas dire qu'ils votent Front national, il suffit de dire quelque chose pour que les gens acquiescent ou ne soient pas choqués. Des idées qui il y a encore 5 ans n'auraient pas eu le droit de cité." (...)

"C'est aussi dû à une poussée électorale et le vote Front national étant de plus en plus répandu, il est de plus en plus acceptable socialement, je pense que c'est surtout sur ce point qu'il faut insister."

(...)

"On va mesurer maintenant des profils d'électeurs qui sont très différents de ceux qu'on observait en 2002. Mais ça vient aussi du fait que le vote FN s'articule autour de deux grands axes aujourd'hui, à la fois l'identitaire, mais aussi l'économique, alors qu'il était plus centré sur l'identitaire, la sécurité et l'immigration par le passé. Là on voit qu'il a élargi sa base en élargissant la palette des thèmes sur lesquels le parti est présent, c'est ça qui va faire que le parti soit plus acceptable.
Maintenant, le Front national n'est plus uniquement un parti qui a des positionnements rigides sur des questions identitaires, sécuritaires ou sur l'immigration, mais qui a aussi un programme économique et qui a pu lui rallier une partie de la population qui lui était aliénée jusqu'il y a un certain temps."

(...)

"Le climat d'opinion générale dans le pays a changé, on constate que les thématiques sur lesquelles le Front national fait campagne depuis très longtemps sont aujourd'hui au cœur du débat public, qu'il s'agisse de la place de l'islam, de l'immigration, de l'insécurité; sur des formes plus ou moins édulcorées, un certain nombre de positions peuvent être reprises par d'autres partis politiques, ce qui légitime, ou du moins décomplexe, ce vote.


Je prendrais juste l'exemple de la déchéance de nationalité, qui a été portée pendant plusieurs mois par le Président de la République socialiste, qui est une proposition historique du Front national."

Pour les électeurs FN, les succès électoraux et le programme de leur formation n'expliquent pas ne sont pas les seules raisons qui poussent depuis quelques années les électeurs frontistes à libérer leur parole. Pour Joseph de Besançon, le crédit de la réussite du parti frontiste reviendrait à ses figures fortes, aux sensibilités différentes, qui viennent incarner différentes au sein du Front national, permettant ainsi d'élargir son panel d'électeurs:

"Il y a déjà le personnage de Marine Le Pen, une femme, qui a fait pas mal de ménage en interne; il y a Florian Philippot, qui gravite pas mal sur la gauche. Après il y a la partie Marion Maréchal-Le Pen, qui est plutôt dans la tendance de Jean-Marie. Elle a quand même plusieurs qualités: elle est jolie et elle parle bien, alors qu'avant les électeurs qui votaient Jean Marie Le Pen, on les prenait tous soit pour des skinheads soit pour de vieux abrutis complètement aigris."

(...)

"Il y a évidemment la stratégie de dédiabolisation du Front national, qu'a mise en place Marine Le Pen, mais il y a aussi la réalité qui a rattrapé la vie de chacun. On voit l'immigration, les Roms, les soi-disant Syriens alors qu'ils viennent d'Érythrée qui font la manche à côté de chez nous, dans le XXe arrondissement, on voit les bagarres, qui circulent sur internet, ainsi que l'émergence de médias comme Sputnik, qui nous permettent de voir que la soupe qu'on nous sert à la télé n'est pas la réalité."

Bref, s'il est encore parfois difficile de s'afficher FN, la situation évolue favorablement pour les électeurs de Marine Le Pen. Mieux, aujourd'hui la honte a changé de camp. La notice technique d'un sondage portant sur la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017 nous livre deux enseignements édifiants:

Slate relève avec amusement que 19,3% (en "brut") des sondés ont répondu avoir voté pour Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle 2012, alors que le score de la candidate était de 17,9%, signifiant ainsi "qu'un certain nombre de gens qui n'ont pas voté Le Pen ont l'impression d'avoir voté pour elle, ou ont envie de dire qu'ils ont voté pour elle, alors qu'ils ne l'ont pas fait."

"Il y a toujours une restitution des votes passés qui est meilleurs quand le candidat est dans une dynamique électorale […] C'est vrai que l'on trouve de meilleures restitutions de votes passés pour le Front national aujourd'hui dans nos enquêtes et c'est vrai que les gens qui ont voté François Hollande par le passé se le remémorent un peu moins."

(...)

"Dire que les sondages n'influencent pas du tout les intentions de vote serait faux. Pour autant, on peut aussi dire qu'il y a une diversité de facteurs qui influencent les intentions de vote, que le sondage est un facteur, mais comme tant d'autres. L'influence de ce facteur est certainement moins importante que celle du bouche-à-oreille, qui reste encore un vecteur très fort de conviction en politique. 

(...)

 

"Ce n'est pas que dans les sondages, lorsque vous voyez les résultats des dernières élections régionales: on a 28% au niveau national, c'est la première force politique du pays au plan électoral, certes pas en nombre d'élus.
Dans certaines régions, je pense à la région PACA ou au Nord-Pas-de-Calais-Picardie, les candidats frontistes ont obtenu 40% au premier tour, ce qui veut dire que les opinions portées par ce parti sont largement partagées.
Donc, ce n'est plus uniquement aux sondeurs qu'on a plus peur d'indiquer son vote, mais également aux journalistes, à ses proches qui souvent peuvent voter comme vous, ou à des gens que vous pouvez côtoyer dans votre environnement de proximité, parce que vous savez que votre vote et vos idées ne sont plus au plan national aussi minoritaires qu'elles pouvaient l'être il y a une dizaine ou une quinzaine d'années."

 

Selon un sondage Ipsos pour Le Monde et le Cevipof, publié mercredi 1er juin, sur un échantillon où près de 12.700 personnes se disent certaines d'aller voter à l'élection présidentielle, Marine Le Pen rassemblerait 28% des intentions de vote lors du premier tour, soit deux fois plus que François Hollande, qui plafonne à 14%… au coude à coude avec Jean-Luc Mélenchon.
Les hommes politiques feraient bien de prendre très au sérieux ces sondages, car comme nous l'avons vu, ils sont un reflet de plus en plus précis de la réalité des urnes: les électeurs frontistes ne se cachent plus pour aller voter. 

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Elections
31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 14:08

C’était devenu une tradition républicaine. Pendant les cinq semaines qui précédaient l’élection présidentielle, tous les candidats combattaient à armes égales dans les médias : il n’y avait plus ni petits ni gros, ni outsiders ni favoris, ni inconnus ni stars. Chacun avait sa chance de convaincre les Français. On dira que c’était une fiction et que personne n’a jamais pensé que Philippe Poutou serait élu président de la République. Certes, mais cette fiction rappelait que ce ne sont ni les sondages, ni les journalistes qui décident, mais les électeurs.

Cinq semaines de débat à la loyale, cinq semaines de délibération pluraliste sur les 260 que compte un quinquennat, cela peut paraître bien peu à tous ceux qui aiment le combat des idées. C’est encore trop pour la coalition d’intérêts politiques et privés qui a inspiré la proposition de loi « de modernisation de l’élection présidentielle », votée en première lecture en catimini et dans un hémicycle désert le 24 mars.

Depuis novembre, sans aucun débat public ni consensus politique, le Parti socialiste, avec la complicité dissimulée des Républicains, cherche à imposer une réforme en profondeur de l’élection présidentielle. En réalité, médias audiovisuels, sondeurs et « grands partis » se sont entendus pour réduire à 12 jours le temps du débat présidentiel. Autant supprimer le premier tour et décréter que seuls les « bons clients », ceux qui font de l’audience et commandent beaucoup de sondages, auront le droit de briguer le suffrage des Français.

Le pire, c’est que pendant ces douze jours, la répartition du temps de parole des candidats serait fondée sur les précédents résultats aux élections, les moyens mis en œuvre pour la campagne et les prédictions des sondages ! Le système favorisera donc les partis sortants les plus riches (grâce à l’argent public) et, à l’image de la planète finance qui a fait reines les agences de notation (on a vu le résultat), donnera un poids accru aux sondages qui ont démontré leur faiblesse et ne sont pourtant que des prestations répondant à des intérêts privés !

L’égalité stricte du temps de parole pendant 5 semaines est un garde-fou démocratique, qui doit rétablir la balance entre des candidats sortants, déjà connus, qui disposent d’avantages politiques et financiers et des candidats nouveaux, indépendants.

Au passage, la nouvelle loi prévoyait aussi un allègement des règles concernant les comptes de campagnes… que les partis concernés n’ont jamais respectées. Bref, le hold-up était presque parfait ! Heureusement pour notre démocratie, leurs chamailleries semblent avoir eu raison de ce pacte honteux. En tout cas, la loi n’a pas encore été adoptée. L’affaire est devenue publique, le combat peut commencer.

Contrairement à ce que disent les promoteurs de la ce texte, il ne s’agit pas « d’ajustements techniques pour consolider l’élection présidentielle » mais d’un changement de nature pur et simple.

Sous la Vème République, le président dispose de pouvoirs essentiels. De ce fait, le général de Gaulle et la très large majorité des Français qui avaient soutenu l’élection au suffrage universel direct du président avaient souhaité garantir un scrutin au dessus des partis et de leurs querelles. Cette élection devait être avant tout une rencontre avec les Français.

Pour assurer le sérieux de cette institution, on avait fixé un filtre, le parrainage de 500 maires (200 à l’origine). Dès lors qu’un candidat passait ce filtre, il disposait, pendant le temps de la campagne officielle, d’une égalité du temps de parole avec tous les autres, quel que soit son statut passé ou ses prétentions futures. Cela avait à voir avec deux fondements de notre démocratie : l’égalité de tous, humbles ou puissants, devant le suffrage de leurs concitoyens, et la primauté du débat des idées sur la lutte des lobbys et des clientèles.

Une partie de nos élites, soucieuse d’éviter toute mise en cause de ses responsabilités dans notre situation, voudrait donc empêcher, non seulement le renouvellement des hommes et des femmes qui nous gouvernent, mais aussi celui des idées et des inventions qui la renverraient à son échec et sa ringardise.

Non, il n’y a pas « trop » de candidats aux présidentielles. Du reste, leur nombre est en baisse : 16 candidats en 2002, 12 en 2007 puis 10 en 2012, soit le même nombre qu’en… 1974 ou 1981 ! Au nom de quelle supériorité trois ou quatre candidats seraient-ils légitimes à représenter la diversité des idées en France – qui vaut bien celle de nos fromages ?

Enfin, qu’on cesse de nous endormir en prétendant que l’égalité de temps de parole nuit à la qualité des débats par ce qu’elle donne un avantage aux « petits » candidats. Les personnalités politiques dominantes ont un accès quasi exclusif aux grands médias pendant tout le reste du quinquennat. Ils bénéficient d’une part écrasante des financements publics. Les cinq semaines d’égalité de temps de parole (et non de financements publics !) sont loin de rattraper cette injustice. Les supprimer ne fera que l’aggraver.

Cette insistance à favoriser les sortants, est un étouffoir d’espérance, c’est un moyen de figer la vie politique en partant du principe que demain doit ressembler à aujourd’hui. Il s’agit d’empêcher de sortir les sortants mais aussi et surtout d’éviter qu’émergent des émergents…

Mais il n’est pas trop tard. Une mobilisation massive des citoyens fera reculer cette réforme négociée en cachette mais qui a besoin de la majorité absolue de l’Assemblée nationale pour être adoptée. Une action d’ampleur des citoyens peut faire changer d’avis des députés de bonne foi qui préféreront leurs convictions démocratiques aux intérêts partisans. Mobilisez-vous !

Premiers signataires :
Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint, Alexandre Devecchio, Benjamin Masse-Stamberger, Elisabeth Lévy, Emmanuel Lévy, Eric Delbecque, Franck Dedieu, Gérald Andrieu, Guillaume Bigot, Kevin Victoire, Matthieu Giroux. 

>>> Retrouvez le Comité Orwell sur son blog, sapage Facebook et son compte Twitter.

C’était devenu une tradition républicaine. Pendant les cinq semaines qui précédaient l’élection présidentielle, tous les candidats combattaient à armes égales dans les médias : il n’y avait plus ni petits ni gros, ni outsiders ni favoris, ni inconnus ni stars. Chacun avait sa chance de convaincre les Français. On dira que c’était une fiction et que personne n’a jamais pensé que Philippe Poutou serait élu président de la République. Certes, mais cette fiction rappelait que ce ne sont ni les sondages, ni les journalistes qui décident, mais les électeurs.

Cinq semaines de débat à la loyale, cinq semaines de délibération pluraliste sur les 260 que compte un quinquennat, cela peut paraître bien peu à tous ceux qui aiment le combat des idées. C’est encore trop pour la coalition d’intérêts politiques et privés qui a inspiré la proposition de loi « de modernisation de l’élection présidentielle », votée en première lecture en catimini et dans un hémicycle désert le 24 mars.

Depuis novembre, sans aucun débat public ni consensus politique, le Parti socialiste, avec la complicité dissimulée des Républicains, cherche à imposer une réforme en profondeur de l’élection présidentielle. En réalité, médias audiovisuels, sondeurs et « grands partis » se sont entendus pour réduire à 12 jours le temps du débat présidentiel. Autant supprimer le premier tour et décréter que seuls les « bons clients », ceux qui font de l’audience et commandent beaucoup de sondages, auront le droit de briguer le suffrage des Français.

Le pire, c’est que pendant ces douze jours, la répartition du temps de parole des candidats serait fondée sur les précédents résultats aux élections, les moyens mis en œuvre pour la campagne et les prédictions des sondages ! Le système favorisera donc les partis sortants les plus riches (grâce à l’argent public) et, à l’image de la planète finance qui a fait reines les agences de notation (on a vu le résultat), donnera un poids accru aux sondages qui ont démontré leur faiblesse et ne sont pourtant que des prestations répondant à des intérêts privés !

L’égalité stricte du temps de parole pendant 5 semaines est un garde-fou démocratique, qui doit rétablir la balance entre des candidats sortants, déjà connus, qui disposent d’avantages politiques et financiers et des candidats nouveaux, indépendants.

Au passage, la nouvelle loi prévoyait aussi un allègement des règles concernant les comptes de campagnes… que les partis concernés n’ont jamais respectées. Bref, le hold-up était presque parfait ! Heureusement pour notre démocratie, leurs chamailleries semblent avoir eu raison de ce pacte honteux. En tout cas, la loi n’a pas encore été adoptée. L’affaire est devenue publique, le combat peut commencer.

Contrairement à ce que disent les promoteurs de la ce texte, il ne s’agit pas « d’ajustements techniques pour consolider l’élection présidentielle » mais d’un changement de nature pur et simple.

Sous la Vème République, le président dispose de pouvoirs essentiels. De ce fait, le général de Gaulle et la très large majorité des Français qui avaient soutenu l’élection au suffrage universel direct du président avaient souhaité garantir un scrutin au dessus des partis et de leurs querelles. Cette élection devait être avant tout une rencontre avec les Français.

Pour assurer le sérieux de cette institution, on avait fixé un filtre, le parrainage de 500 maires (200 à l’origine). Dès lors qu’un candidat passait ce filtre, il disposait, pendant le temps de la campagne officielle, d’une égalité du temps de parole avec tous les autres, quel que soit son statut passé ou ses prétentions futures. Cela avait à voir avec deux fondements de notre démocratie : l’égalité de tous, humbles ou puissants, devant le suffrage de leurs concitoyens, et la primauté du débat des idées sur la lutte des lobbys et des clientèles.

Une partie de nos élites, soucieuse d’éviter toute mise en cause de ses responsabilités dans notre situation, voudrait donc empêcher, non seulement le renouvellement des hommes et des femmes qui nous gouvernent, mais aussi celui des idées et des inventions qui la renverraient à son échec et sa ringardise.

Non, il n’y a pas « trop » de candidats aux présidentielles. Du reste, leur nombre est en baisse : 16 candidats en 2002, 12 en 2007 puis 10 en 2012, soit le même nombre qu’en… 1974 ou 1981 ! Au nom de quelle supériorité trois ou quatre candidats seraient-ils légitimes à représenter la diversité des idées en France – qui vaut bien celle de nos fromages ?

Enfin, qu’on cesse de nous endormir en prétendant que l’égalité de temps de parole nuit à la qualité des débats par ce qu’elle donne un avantage aux « petits » candidats. Les personnalités politiques dominantes ont un accès quasi exclusif aux grands médias pendant tout le reste du quinquennat. Ils bénéficient d’une part écrasante des financements publics. Les cinq semaines d’égalité de temps de parole (et non de financements publics !) sont loin de rattraper cette injustice. Les supprimer ne fera que l’aggraver.

Cette insistance à favoriser les sortants, est un étouffoir d’espérance, c’est un moyen de figer la vie politique en partant du principe que demain doit ressembler à aujourd’hui. Il s’agit d’empêcher de sortir les sortants mais aussi et surtout d’éviter qu’émergent des émergents…

Mais il n’est pas trop tard. Une mobilisation massive des citoyens fera reculer cette réforme négociée en cachette mais qui a besoin de la majorité absolue de l’Assemblée nationale pour être adoptée. Une action d’ampleur des citoyens peut faire changer d’avis des députés de bonne foi qui préféreront leurs convictions démocratiques aux intérêts partisans. Mobilisez-vous !

Premiers signataires :
Natacha Polony, Jean-Michel Quatrepoint, Alexandre Devecchio, Benjamin Masse-Stamberger, Elisabeth Lévy, Emmanuel Lévy, Eric Delbecque, Franck Dedieu, Gérald Andrieu, Guillaume Bigot, Kevin Victoire, Matthieu Giroux. 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Elections
11 décembre 2015 5 11 /12 /décembre /2015 00:31

Capture d’écran 2015-12-07 à 12.05.56

SOURCE   C’est une colère qui vient de loin. Une colère froide, brutale, sans nuance ni merci. Elle a mijoté trente ans au feu de l’impuissance publique et des échecs gouvernementaux.
Pour s’exprimer, elle a emprunté tour à tour le chemin d’une abstention galopante et celui du désaveu systématique de toutes les majorités sortantes, mais le vote Front national est depuis toujours sa plus spectaculaire expression.

Elle est née, cette colère, sous François Mitterrand (1984, premier succès électoral du FN) ; elle a grossi sous Jacques Chirac et Lionel Jospin (et ce fut le 21 avril 2002) ; elle a décru puis enflé à nouveau du temps de Nicolas Sarkozy, au rythme de l’espoir et de la désillusion ; mais c’est François Hollande qui détiendra devant l’Histoire le triste privilège de l’avoir fait exploser.

Hier, sur son passage, elle a tout emporté. Désormais sans conteste premier parti de France, le Front national – dont le score a triplé d’une élection régionale à l’autre, du jamais-vu ! – s’installe avec fracas au coeur de notre paysage politique. Pour la gauche comme pour la droite, c’est un échec cinglant. Pour la France, un saut dans l’inconnu, dont les conséquences politiques, quels que soient les gains régionaux éventuels du FN, porteront bien au-delà du second tour.

Après le double avertissement des européennes et des départementales, l’évidence est là : la France politique est désormais divisée en trois tiers, et l’avènement de cette « tripartition » – forcément instable dans un système présidentiel où le tour décisif se joue entre deux concurrents – va bouleverser la donne. Et durablement déstabiliser les partis traditionnels, qui, en vérité, n’ont jamais paru si désemparés.

Les socialistes ? Ils affichaient hier soir une mine soucieuse. Il y a de quoi !

(...)

Épuisé idéologiquement, effondré électoralement, le PS, syndicat d’élus sans élus, est plus que jamais un astre mort guetté par la « pasokisation ». Contraints avec Macron et Cazeneuve d’abjurer sous la pression des événements les valeurs emblématiques de la gauche, obligés d’organiser eux-mêmes leur propre disparition pour tenter de « barrer la route » au FN, les socialistes ne savent plus à quel saint se vouer. Les coups de menton de Manuel Valls ou le nouveau panache tricolore de François Hollande suffiront-ils à relever ce champ de ruines ? Devant l’ampleur du désaveu populaire, il est permis d’en douter.

(...)

Républicains font dans nombre de régions un premier tour décevant. Raison de plus pour ne pas commettre d’erreur avant le second. Accord, retrait, fusion… : à la tentation folle des « petits arrangements entre amis », Nicolas Sarkozy a eu le bon sens d’opposer un « ni-ni » ferme et définitif. Sera-t-il entendu, et obéi ? Il faut le souhaiter.

(...)

Dans l’hypothétique espoir de priver le FN de telle ou telle présidence de région, ce serait à coup sûr lui fournir sur un plateau le meilleur des arguments pour la bataille de 2017 – où tout indique que Marine Le Pen ne se contentera pas de faire de la figuration…

(...)

À l’insécurité économique, dont le chômage endémique est la manifestation la plus éclatante, à l’insécurité culturelle liée aux conséquences sur notre mode de vie d’une immigration incontrôlée, voilà que vient s’ajouter, depuis le carnage du 13 novembre, une insécurité existentielle : celle que le radicalisme islamiste a fait advenir en frappant en plein Paris. Ces menaces-là, assurément, ne se laisseront pas aisément congédier !

En vérité, cette inquiétude multiforme n’est pas propre à la France. Toute l’Europe (en témoignent, quasiment partout, les succès électoraux des partis nationalistes ou protestataires) est travaillée par cette angoisse sourde, identitaire, collective et personnelle, celle des vieilles nations, hantées par le sentiment de leur déclin et terrifiées par la perspective de passer au laminoir de la mondialisation.

Mais en France, peut-être parce que notre pays a subi plus tôt le choc migratoire, peutêtre parce que la faillite des politiques publiques y est plus criante qu’ailleurs, l’expression de cette angoisse est à la fois plus massive et plus tonitruante . Chez nous, tout nourrit la colère.

Le chômage, l’immigration et l’insécurité, bien sûr, mais aussi la paupérisation de la France «périphérique», le matraquage fiscal, l’asphyxie des classes moyennes ou la faillite de l’école… 

Elle s’alimente à gauche du ressentiment des «petits» contre les «gros», à droite du ras-le-bol contre les « assistés». Rien ne l’endigue: ni les envolées moralisatrices à la sauce Vichy (Marine Le Pen n’est pas son père) ni les légitimes mises en garde contre un programme économique absurdement gauchisant, dont la mise en oeuvre ferait courir de graves dangers au pays. La colère, c’est à cela qu’on la reconnaît, est mauvaise conseillère. Elle se rit des nuances, des objections et des arguments…

Mais pour le citoyen qui veut dire sa colère, le vote FN est un vote «utile»: aucun choix ne fait plus de bruit que celui-là; aucun bulletin ne permet de dire plus clairement à nos gouvernants ou à ceux qui veulent leur succéder: protégez-nous ou nous demanderons à d’autres de le faire !

(...) il s’agit bien d’un «soulèvement contre le pouvoir», ou plutôt contre tous les pouvoirs – politique, économique, médiatique -, tous accusés pêle-mêle d’impuissance et, plus grave, d’indifférence aux malheurs des Français.

(...)

 

Par A. Brezet – Le Figaro – JSSNews

SOURCE 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Elections
3 novembre 2015 2 03 /11 /novembre /2015 01:28

source  Entre les deux tours des régionales, la droite si elle a devancé la gauche, la droite voudra soudainement s’ériger en « rempart crédible contre l’extrême droite ».

La ligne droitière de la campagne des départementales (interdiction du voile à l’université, opposition aux repas de substitution), en début d’année, sera cette fois peut-être atténuée pour « ne pas heurter un électorat susceptible de se reporter », glisse un membre de la direction.

Pour ne pas avoir à effectuer un virage à 180 degrés au soir du 6 décembre, la droite est tentée d’anticiper et de procéder sans attendre à quelques ajustements. Pas de revirement, mais de petites touches, des signaux. On les perçoit en particulier en Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), où Les Républicains (LR) ont pourtant l’habitude des face-à-face victorieux avec le FN. [...]

Il y a quelques jours, M. Estrosi – accompagné de M. Muselier – a rencontré les grands acteurs culturels de la région marseillaise, à l’invitation du directeur d’un théâtre implanté à Aix-en-Provence et à Marseille. « Cette réunion n’était pas organisée par hasard, glisse un des participants. Muselier et Estrosi savaient qu’ils avaient face à eux neuf électeurs de gauche sur dix. Sans pour autant chercher à nous convaincre, ils voulaient qu’on soit des relais d’information dans nos milieux.»

En clair, c’était : “La gauche est morte, si vous ne voulez pas le Front national, il faut nous soutenir.” Ils nous ont alertés sur ce que pourrait faire le FN à la tête de la région, et Estrosi nous a expliqué qu’avec lui les subventions seraient maintenues… »

Le comité de soutien de Christian Estrosi : Claude Allègre, Max Gallo, Serge Klarsfeld, Ivan Levaï, Mourad Boudjellal…

 

Certains veulent croire que suffisamment d’électeurs de gauche auront conservé leurs réflexes passés. « Oui, [les candidats FN] font des voix, mais cette région ne basculera pas. Au second tour, plein de gens de gauche donneront un coup de main à la liste de la droite républicaine,comme nous l’avons vécu aux départementales dans les Bouches-du-Rhône », prédit le maire de Marseille et sénateur (LR) Jean-Claude Gaudin. [...]

source

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Elections
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 19:03

Les électeurs luxembourgeois se sont massivement prononcés par référendum dimanche contre l’octroi du droit de vote aux étrangers, qui représentent 46% de la population, selon des résultats portant sur 91% des bureaux de vote, donnant le « non » à 77,98%.

Les deux autres questions posées dans cette consultation populaire pour « moderniser » le Grand-Duché ont également été rejetées. Elles portaient sur l’abaissement à 16 ans de l’âge du droit de vote et sur la limitation des mandats de ministres à dix ans consécutifs.

Source

 

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Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Elections
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 01:14
Royaume-Uni: Le vote musulman pourrait apporter 25% de sièges

Les musulmans britanniques pourraient avoir le vote décisif dans quart de circonscriptions électorales, montrent les analyses.

Dans 159 des 632 sièges, le nombre de Musulmans est plus grand que la marge de victoire en 2010.
Et c’est vrai parmi presque la moitié des 193 sièges marginaux, selon Henry Jackson Society, qui a effectué la première étude.
Il y a aussi 51 circonscriptions électorales où le nombre d’Hindous est plus grand que la majorité gagnante il y a cinq ans.

Source

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 01:54
Le pourquoi du comment du vote obligatoire résumé en un chiffre ?

vu sur : http://www.fdesouche.com/589029-le-pourquoi-du-comment-du-vote-obligatoire-resume-en-un-chiffre

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 19:43
Départementales : la percée du vote blanc

Comptabilisés depuis février 2014, les votes blancs ont représenté ce dimanche 5,69 % des voix, soit 1,1 million. Deux fois plus qu’aux européennes de mai.

Vous n’en avez pas entendu parler et pourtant, plus d’un votant sur vingt a voté pour lui au second tour des départementales dimanche. Lui, c’est… personne. Le vote blanc a rassemblé 5,69 % des voix, soit celles d’1,1 million d’électeurs. Il s’agit bien de voix, et non de suffrages, parmi lesquels les votes blancs ne sont pas décomptés.

Depuis une loi de février 2014, ces départementales étaient les deuxièmes élections lors desquelles les votes blancs étaient comptabilisés, après les européennes de mai. Résultat : ils ont été deux fois plus nombreux. Aux européennes, 550 000 électeurs, représentant 2,78 % des voix, avaient opté pour le vote blanc. Au premier tour des départementales, dimanche 22 mars, 703 879 avaient voté blanc (3,29 %).

Le Point

VU sur : http://www.fdesouche.com/583739-departementales-la-percee-du-vote-blanc

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 13:54
Les élections départementales coûtent 156 millions d’euros, presque autant qu’une élection présidentielle

C‘est l’un des scrutins les plus chers de la Ve République. L’élection présidentielle ? Les législatives ? L’élection de votre maire ? Non, il s’agit des élections départementales (auparavant appelées les élections cantonales).

Selon le magazine Capital, le coût de ces élections, largement délaissées par les électeurs (qui connaît le nom de son conseiller général ?), ne cesse d’augmenter depuis quinze ans. En 2001 et 2004, ces élections avaient coûté 114,8 millions d’euros. Quatre ans plus tard, pour la session 2008-2011, le coût atteint 145,7 millions d’euros. Et la version 2015 de ces élections va battre un record : 156 millions d’euros.

Le nouveau format de l’élection devait coûter moins cher… il coûtera plus cher

La réforme territoriale et du mode de scrutin devait diminuer le coût de l’organisation. Ce sera le contraire : « Le nombre de cantons a été divisé par deux mais il faut voter dans chaque circonscription pour un binôme homme-femme, parité oblige. Résultat : il y aura autant de conseillers, explique Capital. Pour réduire les coûts, le gouvernement avait prévu de dématérialiser la propagande électorale grâce à Internet. Problème : le parlement a retoqué le projet. Du coup, la facture, prévue à 85 millions d’euros dans le projet de loi de finances, devrait atteindre 156 millions d’euros ».

Un coût par électeur presque aussi élevé que pour l’élection présidentielle

Si l’on s’en tient au coût de l’organisation de ces élections (hors remboursement des frais des candidats), le coût des départementales est presque aussi élevé qu’une élection présidentielle, d’après Capital qui a publié une infographie sur le coût par électeur inscrit.

Un coût inversement proportionnel à la participation : seuls 44,8 % des électeurs s’étaient déplacés lors des dernières élections cantonales.

vu sur : http://news360x.fr/les-elections-departementales-coutent-156-millions-deuros-presque-autant-quune-election-presidentielle/

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 13:39

Les chiffres définitifs sont enfin tombés ; on peut désormais y voir clair !

 

Après avoir pris soin de regrouper différentes sources d’informations, je suis en mesure d’affirmer deux vérités essentielles sur l’issue du scrutin de 1er tour d’hier :

– le PS est désormais le 3ème parti de France, bien après le FN,

– 66,09% des binômes de gauche ont été éjectés dès le 1er tour.

Plus précisément.

Près d’un électeur sur deux s’est déplacé hier pour aller voter à 49,83% de participation. C’est moins qu’aux Européennes où ils étaient 57,5% en mai 2014 et aux cantonales de 2011 où ils étaient 55,7%. Cependant ce taux de participation est toujours meilleur que celui des cantonales de 2008 (44,53%) et de 2004 (33,51%).

A la surprise générale, et probablement à la grande déception du Premier Ministre, le Front National ne sort pas grand vainqueur de ce scrutin.

En effet, l’UMP-UDI-UC-MoDem arrivent en tête et recueillent 29,4% des voix. Sur 2 716 binômes présentés :

– 981 (36,11%) ont été éliminés dès le 1er tour,

– 1 623 (59,75%) sont en ballotage,

– 110 (4,05%) ont été élus dès le 1er tour.

Le FN qui tablait sur un résultat de 20% s’en sort à 25,19%. C’est mieux qu’escompté mais le 2nd tour lui sera plus difficile qu’anticipé. Sur 4 144 binômes présentés :

– 797 (19,23%) ont été éliminés dès le 1er tour,

– 1 108 (26,73%) sont en ballotage,

– 4 (0,09%) ont été élus dès le 1er tour.

 

Du côté de la gauche évidemment, les résultats sont bien plus compliqués à traiter entre les divers gauche, les unions de la gauche, la affiliés et j’en passe. De ce que j’en ai retenu et déduis, l’alliance PS-PG-EELV-PRG-FDG-PCF, etc obtient 37,50% des voix au 1er tour contre 48,97% en 2011, soit un décrochage de 25% en 4 ans à peine. Dans le détail ; sur 4 144 binômes candidats :

– 2 739 (66,09%) ont été éliminés dès le 1er tour,

– 1 373 (33,13%) sont en ballotage,

– 32 (0,77%) ont été élus dès le 1er tour.

 

Difficile dans la cohue de dimanche soir d’y voir clair entre les éléments de langage des uns et des autres. A tête reposée, on remarque clairement que la victoire présumée du PS n’en est absolument pas une puis qu’à lui seul, sans ses petits camarades divers gauche, FDG, EELV et j’en passe, il ne comptabilise finalement que 21,85% des suffrages et arrive très loin derrière l’UMP/UDI et le FN.

Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone ont tort de se réjouir.

.


En savoir plus sur http://lagauchematuer.fr/2015/03/23/le-ps-loin-derriere-le-fn-plus-de-66-des-binomes-de-gauche-ejectes-au-1er-tour/#WF17cwtW53EjAtOZ.99

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 02:22

"Nous ne sommes pas en démocratie" Olivier Berruyer pour un Sénat tiré au sort

Olivier Berruyer Olivier Berruyer, actuaire de profession et fondateur du blog les-crise.fr , nous parle des élections, de l’oligarchie, du conseil constitutionnel, d’Etienne Chouard, du CSA, de l’AFP et des journalistes moutonniers…

« Le contraire de la démocratie ce n’est pas la dictature, c’est la non démocratie ».

Ce qui devait être un gouvernement par le peuple et pour le peuple s’avère n’être qu’un gouvernement du peuple par les énarques pour les ploutocrates (ou les oligarques).

Vu sur notre-ecole.net

 

Démocratie:Les incroyables révélations de Rama Yade sur les manipulations dont nous sommes victimes : 

 

vu sur : http://www.info-contre-info.fr/societe/francais-ne-sommes-dictature-sommes-democratie-faux-689920380794

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 17:27
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 14:49
Les députés votent à l’unanimité le doublement de la durée de leur indemnisation en cas de défaite électorale !

À quelques jours des élections départementales, c’est ce qui s’appelle avoir le sens du « timing » !

Les parlementaires sont-ils totalement déconnectés du réel ?

La question se pose alors qu’on apprend qu’une loi vient d’être votée à l’unanimité et prévoit de doubler de six mois à un an la durée d’indemnisation des élus en cas de défaite électorale.

Peut-être plus grave encore, le texte prévoit d’obliger une entreprise privée à réintégrer l’élu à la fin de son mandat, y compris dans les communes de 10 000 habitants et plus. Ainsi, l’entreprise ne sera plus libre de son recrutement.

S’il est vrai que l’équivalent dans le public (l’élu réintègre son administration à la fin de son mandat) est contestable, il faut dire que nous militons depuis des années pour que les fonctionnaires élus démissionnent de la fonction publique (dont le statut fait l’objet d’une proposition de loi visant à la supprimer, que nous soutenons), comme cela se pratique en Allemagne et au Royaume-Uni. Outre-Manche, les hauts fonctionnaires doivent même démissionner de la fonction publique avant la campagne électorale !

Le pire vient des justifications données par le rapporteur du texte, le député socialiste du Val d’Oise Philippe Doucet.

Ce dernier explique qu’«[u]n maire battu aux élections n’a pas le droit à Pôle emploi. Il s’agit que les élus n’aient pas moins de moyens que le reste de la population parce que ça peut freiner les ambitions de ceux qui voudraient s’engager», alors que les privilèges des élus sont nombreux, et leurs rémunérations très avantageuses.

Doucet avance également que cette loi n’a pas pour seul objectif d’atténuer le choc des défaites électorales, mais surtout de diversifier le profil des élus, en facilitant l’engagement des salariés du secteur privé et des femmes notamment. Comme il est commode que ce souci de renouvellement du personnel politique coïncide avec le renforcement des avantages de l’actuel !

Doucet assure enfin que la date du vote de cette loi n’a rien à voir avec les élections départementales puisqu’elle ne devrait pas bénéficier aux battus de dimanche. «La loi entrera en vigueur au 1er janvier 2016. On voulait initialement qu’elle s’applique aux municipales de 2014 mais le calendrier parlementaire n’ a permis de voter le texte que maintenant».

Si Doucet et les parlementaires qui l’ont suivi à l’unanimité sont sincères sur les motivations de cette loi, c’est que ces derniers sont complètement coupés des électeurs qui, en tant que contribuables, sont leurs employeurs. Comment ne pas être frappé par la simultanéité de ce vote et le scrutin des 22 et 29 mars ?

vu sur : http://news360x.fr/les-deputes-votent-a-lunanimite-le-doublement-de-la-duree-de-leur-indemnisation-en-cas-de-defaite-electorale/

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 04:28
Un parti islamo-turc « Egalité et Justice » (PEJ) se lance dans les élections départementales

La présentation de ses candidats dans dix cantons à Strasbourg, Colmar, Belfort, Montbéliard, Pontarlier et Besançon aux départementales n’a pas créé la même polémique que pour l’Union des démocrates musulmans de France (UDMF). Le parti Egalité et Justice (PEJ) n’en est pas moins un parti communautaire, issu de la diaspora turque. Le président de sa fédération du Bas-Rhin, Fatih Karakaya, préfère le définir comme un « parti laïque qui défend les valeurs familiales et traditionnelles des musulmans et des minorités ».

S’ils se disent indépendants, de nombreux cadres du PEJ ont aussi des responsabilités au sein de la Cojep. Une structure d’éducation populaire dont le champ d’action principale, à l’Est de la France, épouse la carte d’Egalité et Justice.

Depuis les manifestations du parc Gezi d’Istanbul, la Cojep « ne cache plus son accointance avec l’AKP », le parti pour la Justice et le Développement du Premier ministre Erdogan, souligne Mine Günbay, adjointe au maire de Strasbourg en charge notamment de la démocratie locale et du droit des femmes. Le PEJ un parti islamiste? « A minima islamo-conservateur », répond l’élue d’origine turque pour qui son programme est « absolument abject » et a des « relents panturquistes« .

Défense du « communautarisme »

Dans son manifeste mis en ligne, le PEJ adopte une position victimaire marquée, estimant en préambule que « la rhétorique islamophobe est reprise par tous les acteurs politiques et européens ». « Il n’y a pas de différence entre Manuel Valls et le FN », souligne Fatih Karakaya. Outre des revendications liées aux « quartiers » et à la politique de la Ville, le PEJ demande pêle-mêle l’abolition de la loi sur l’interdiction du voile à l’école, l’instauration de l’Aïd-el-Kébir comme jour férié national, ou encore « la possibilité de menus halals dans les cantines scolaires ».

En matière internationale, le programme se résume à l’adhésion de la Turquie et de la Bosnie au sein de l’Union européenne ainsi qu’à la « défense des droits des Palestiniens ».

Le parti défend également, noir sur blanc dans son manifeste, le « communautarisme », présenté comme l’une de ses « priorités ». « Le regroupement de personnes au sein d’une structure ou autour d’un projet commun sur base de leurs similitudes culturelles ou religieuses est très mal perçu en France », regrette le parti qui propose la création « d’un organe communautaire chargé de surveiller le processus législatif ». Parmi les lois que le PEJ entend adapter, celle de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat. « Notre parti milite pour redéfinir la laïcité tout en garde (sic) à l’esprit le principe de la séparation des pouvoirs mais néanmoins mettre en place des accommodements raisonnables concernant les musulmans (…). »

Contre le « positionnement libertin de la société française »

C’est en matière sociétale que le parti affiche les positions les plus conservatrices. Il demande l’abolition de la loi sur le mariage pour tous, mise en place selon lui « afin de répondre favorablement à un petit lobby influent d’homosexuels ». Le parti se présente comme un rempart « contre le positionnement libertin de la société française pour pouvoir revenir à la cellule familiale traditionnelle ». Le PEJ dénonce également « l’introduction de la théorie du genre » à l’école.

Une fausse rumeur qui fait écho aux thèses défendues par la militante soralienne Farida Belghoul. Interrogé par L’Express, Fatih Karakaya persiste, relayant des témoignages locaux selon lesquels des enseignants en maternelle auraient dit à des garçons qu’ils peuvent s’habiller en jupe. Et de dénoncer les ABCD de l’égalité, mis en place par Najat Vallaud-Belkacem. « On voit bien l’orientation de ce programme… Il n’est pas pensable qu’un imam vienne enseigner dans une école alors que des associations homosexuelles peuvent y venir témoigner… »

« Parler d’égalité hommes-femmes, c’est déjà la théorie du genre pour eux. Ils ont du mal à la concevoir », ricane Muharrem Koç, directeur de l’ASTU, une association de médiation interculturelle strasbourgeoise, présente au sein de la communauté turque. Selon lui, le PEJ « véhicule des stéréotypes communautaristes qui mettent en danger notre vivre-ensemble ». Aux dernières municipales, le parti Mouvement Citoyen de Strasbourg, mené par Tuncer Saglamer, un candidat déjà issu du Cojep, avait réalisé des scores encourageants avec 2,63% des voix à Strasbourg (allant jusqu’à 6,49% dans le quartier populaire de Cronenbourg).

Des candidats passés par des partis politiques classiques

Pour Muharrem Koç, le PEJ « présente des points communs avec le discours » du Parti des musulmans de France (PMF) de Mohamed Latrèche. Un parti islamiste violemment antisioniste, né à Strasbourg, qui avait présenté des candidats aux législatives en 2007. Fatih Karakaya dit « connaître Mohamed Latrèche, comme tout le monde ». « Mais n’a pas d’avis » sur son action politique passée.

Lui a milité de nombreuses années au sein d’Europe-Ecologie-Les-Verts à Schiltigheim. « Je ne trouvais pas ma place, c’était intenable. » Comme la plupart des autres candidats du PEJ, il « se sentait discriminé » au sein des partis traditionnels. Il en veut pour preuve de ne pas avoir été investi comme candidat EELV aux dernières municipales à Wissembourg.

« Ces gens-là ont fait de l’entrisme dans tous les partis politiques: au PCF, à EELV en passant par l’UMP et le PS », attaque Mine Günbay, l’adjointe au maire de Strasbourg, en référence entre autres au vice-président du PEJ, Kadir Güzle, ancien conseiller municipal UMP d’Obernai. « Au moins, là, pour une fois, ils sont identifiés. On peut être d’accord avec une partie des analyses qu’ils font sur l’islamophobie, les discriminations, la non-représentativité de la diversité en politique. Mais on ne peut pas y répondre par le communautarisme. »

Un candidat à une présidentielle un jour

« On a notre culture, notre tradition, nous l’assumons », répond Fatih Karakaya qui voit déjà plus loin. Aux régionales, le PEJ, qui revendique 200 sympathisants, espère présenter des candidats dans les nouvelles régions Alsace-Champagne-Lorraine, Bourgogne-Franche-Comté et « pourquoi pas l’Ile-de-France ». « Nous avons également des demandes à Lyon », souligne le responsable du PEJ qui a comme objectif d’atteindre 5000 adhérents dans les deux ans qui viennent.

Et de présenter même un candidat à une élection présidentielle. « On sait que certains vont fantasmer à la Houellebecq. Mais on n’est pas là pour diriger la France. On pense simplement qu’un jour, si un président d’origine musulmane est élu, ça serait bénéfique. »

Source

vu sur : http://www.europe-israel.org/2015/03/un-parti-islamo-turc-egalite-et-justice-pej-se-lance-dans-les-elections-departementales/

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 19:30
Elections départementales 2015 : ces territoires qui pourraient passer au FN

VENTS FAVORABLES - Le Front national présentera des candidats dans plus de 9 circonscriptions sur 10 lors des élections départementales des 22 et 29 mars prochains. Poussé par des sondages qui lui donnent plus du tiers des intentions de vote au premier tour, le parti de Marine Le Pen se voit remporter une moisson de cantons dans trois semaines. Il pourrait peser lourdement sur certains départements. Metronews fait le point sur ces territoires qui pourraient basculer.

La quantité ne fait pas la victoire. Mais avec des candidats présents dans près de 95% des circonscriptions, le Front national mise gros lors de ces élections et pourrait remporter des succès sans précédent. Le parti de Marine Le Pen, qui rêve de victoires sur tout le territoire, se concentre toutefois sur certains départements où la conquête de nombreux cantons pourrait le mettre en situation de gouverner.Metronews fait le point à trois semaines du scrutin.

Le Pas-de-Calais
C'est le département de conquête frontiste pour ces élections. Déjà couronné de succès aux municipales de 2014, le FN en a fait logiquement le point de départ de sa campagne. Avec Steeve Briois, le nouveau maire de Hénin-Beaumont, aux commandes, et de nombreux déplacements des cadres du parti, le Pas-de-Calais, où la gauche est affaiblie et la droite effacée, pourrait servir de tremplin à la dynamique "Bleu Marine". Aux élections européennes, le FN y a frôlé les 40%.

À LIRE AUSSI
>> Xavier Bertrand (UMP) brigue la région Nord-Pas de Calais

L'Oise
Là encore, le FN a frôlé les 40% dans ce département à forte population rurale lors des élections européennes. Son chef de file, Michel Guiniot, se voit bien rafler 11 cantons sur les 21 que compte ce territoire, et prendre le pouvoir. Parmi les figures de ces élections locales : Sébastien Chenu, l'ancien secrétaire national de l'UMP (fondateur du courant Gaylib) et ex-adjoint à la mairie de Beauvais, rallié fin 2014 à la cause de Marine Le Pen.

La Somme
C'est, avec l'Oise et l'Aisne, l'un des trois départements de Picardie où Marine Le Pen devait se rendre ce jeudi pour compter ses troupes. Et pour cause : la Somme fait partie de ces territoires où les candidats frontistes ont frôlé la barre symbolique des 40% aux élections européennes de mai 2014, le double de l'UMP, et quatre fois le score du PS, pourtant à la tête du département. De quoi donner des sueurs froides, voire davantage, à l'exécutif local.

L'Aisne
Dans ce département dirigé par la gauche, le Front national a dépassé la barre des 40% aux Européennes. Avec l'Oise, il constitue l'un des objectifs prioritaires de Marine Le Pen, qui a placé un binôme dans chacun des 21 cantons pour se donner toutes les chances. Le FN y compte déjà une mairie, celle de Villers-Cotterêts, remportée en mars 2014.

Le Vaucluse
Le fief de la députée Marion Maréchal-Le Pen est un bon candidat pour un basculement à l'extrême droite fin mars. La bataille pourrait notamment se jouer dans les cantons situés autour d'Avignon. L'un des freins à la conquête frontiste pourrait être toutefois la concurrence de la Ligue du Sud de Jacques Bompard, présente dans six cantons au premier tour. Un rapprochement entre les deux courants n'est cependant pas exclu.

Le Gard
Autre terre historique du FN, le Gard, fief du député Gilbert Collard, devrait en revanche être plus difficile à prendre avec ses 23 cantons. Il est actuellement dirigé par le PS Jean Denat. Cela n'empêche pas le FN local, conduit par Yoann Gillet, élu nîmois, de claironner qu'il est le "premier parti du département".

Le Var
Fief du FN, où Jean-Marie Le Pen compte se représenter aux régionales (Provence-Alpes-Côte d'Azur) fin 2015, le Var ne fait paradoxalement pas partie des territoires les plus favorables pour le scrutin de mars. Malgré la conquête de trois villes (Fréjus, Cogolin, Le Luc) en mars 2014 et l'élection surprise d'un sénateur, David Rachline, la droite reste bien implantée dans le département. Le FN espère conquérir une petite moitié de cantons.

EN SAVOIR +
>> Elections départementales : ces fiefs socialistes qui pourraient chuter fin mars

vu sur : http://www.metronews.fr/info/elections-departementales-2015-ces-territoires-qui-pourraient-passer-au-fn/moce!niYvjI1wEVoec/

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 03:52
Des mosquées contre des voix aux élections voilà la politique socialiste

En pleine période Charlie, l’information est passée à peu près inaperçue. Pourtant, elle vaut son pesant de croissants : des politiciens ont négocié leur siège contre des mosquées.

Mais si !

Et qui annonce cette énormité ? Un délateur nazillon d’ultra droite? Pas du tout ! Un sycophante anti-arabe – ou islamophobe, si vous préférez ? Pas davantage !

Un farouche opposant politique à la majorité actuelle ? Encore raté ! Alors une telle nouvelle ne peut provenir que du Front National ? Toujours pas de chance. Ou de cathos rassis ? … Vous donnez votre langue au chat ? Eh bien celui qui a vendu la mèche(1), c’est Razzy Hammadi.

Né d’un père algérien et d’une mère tunisienne, engagé à 19 ans au parti socialiste, Razzy, ex-président des Jeunes Socialistes, grimpe les échelons pour devenir, en 2012, député PS de Seine-Saint-Denis. Donc, pas le genre à bouffer du mufti.

Mais pas la langue dans sa poche.

Interrogé sur les banlieues : « Est-ce qu’il y a eu des lâchetés ? » lui demande-t-on.

« Oui, il y a eu des lâchetés… Le fait de flatter le communautarisme pour des objectifs électoraux… »

Le journaliste demande des précisions : « C’est-à-dire, concrètement ? »

« Concrètement, c’est tenter des accords électoraux en fonction des communautés… C’est, par exemple, que, sur des questions religieuses, on négocie la mosquée contre des voix. Ça s’est passé à gauche et à droite ».

Et voilà ! Comme ça, on sait. Lâcher une telle bombe sans mettre le conditionnel, c’est être sûr de soi et de son information. Le seul commentaire que cette attitude appelle est en forme d’hommage à ce député pour sa franchise et, disons-le, son courage.

« Il faut être vigilant » conclut Razzy. Il a raison. Là où des mosquées sont en projet – 350 aux dernières nouvelles (2) – il n’est pas interdit de se poser la question de l’implication des élus dans un domaine qui, loi de 1905 oblige, devrait rester confiné au financement privée.

On ne saurait être dupes, non plus, de l’argument éculé selon lequel l’aide publique est légitime pour une association culturelle, au prétexte que la mosquée abritera une bibliothèque.

Yannik Chauvin


En savoir plus sur http://lagauchematuer.fr/2015/02/15/des-mosquees-contre-des-voix-aux-elections-voila-la-politique-socialiste/#2XhuEjejyyAfVKJV.99

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