Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

  • : CITOYENS ET FRANCAIS
  • CITOYENS ET FRANCAIS
  • : Revue de Presse Internationale : Géopolitique Religions Immigration Société Emploi Economie Géostratégie-INTERNATIONAL PRESS REVIEW ------ ОБЗОР МЕЖДУНАРОДНОЙ ПРЕССЫ
  • Contact

Rechercher

translator


 

En direct Flux de trafic

Flag Counter

mise en ligne le 15/07/2015

 

 

 

19 mai 2016 4 19 /05 /mai /2016 02:56

Des experts américains ont publié un manuscrit allemand du XVe siècle indiquant, images et infographies à l'appui, la date, les raisons et les circonstances de la fin du monde.

Au Moyen-Âge, l'Apocalypse semblait imminente aux Européens, qui ont consacré des dizaines de textes à cet événement. De fait, les épidémies fréquentes et la chute de Constantinople semblaient annoncer la Fin des temps. Toutefois le manuscrit en question est spécial: il décrit la fin du monde à travers des cartes et des images.

 

Le manuscrit, qui se trouve actuellement dans la Huntington Library de San Marino, en Californie, a été créé par un auteur inconnu dans la ville allemande de Lübeck, entre 1486 et 1488, rapporte le magazineNational Geographic.

 

Le texte est rédigé en latin. Selon Chet Van Duzer, historien de la cartographie et auteur du livre "Cartographie apocalyptique", cela signifie que le document était destiné à l'élite culturelle de l'époque.

Le document comprend une série de cartes illustrant l'évolution de l'Apocalypse. Son idée principale est que le pêcheur n'aura nulle part où se cacher quand l'Antéchrist arrivera au pouvoir car ses cornes atteindront tous les coins du monde.

 

La première carte représente le monde entre 639 et 1514. La terre y est un cercle. L'Europe, l'Asie et l'Afrique ressemblent à des morceaux de gâteau entourés d'eau. 

 

Le texte décrit la naissance et le développement de l'islam qui, d'après son auteur, représente la principale menace pour le monde chrétien. 

"Rien à faire, l'ouvrage est très anti-islamique" ce qui correspond aux idées répandues à l'époque en Europe, reconnaît M.Van Duzer.

Les cartes suivantes montrent le Glaive de l'islam qui conquiert l'Europe et l'arrivée au pouvoir de l'Antéchrist qui est représenté comme un triangle géant qui s'étent d'un pôle à l'autre.

D'autres cartes montrent l'ouverture des portes de l'Enfer le jour du Jugement Dernier, prévu pour 1651, d'après l'auteur de l'ouvrage. 

 

Toutes les cartes du manuscrit sont très symboliques et laconiques, mais celle représentant le monde post-apocalyptique est pour ainsi dire la moins détaillée. "Il n'y a rien, mais elle est clairement marquée comme une carte. Cela nous fait réfléchir sur la notion de +carte+ et sur sa signification", note M.Van Duzer.

 

Le manuscrit contient toutefois beaucoup de détails curieux. Son auteur a notamment calculé la distance jusqu'au Paradis: 777 milles allemands de Lübeck à Jérusalem, 1.000 milles jusqu'au bord Est de la Terre. Le mille allemand est une ancienne mesure de longueur qui a beaucoup de variantes et sa valeur précise est actuellement difficile à calculer.

L'auteur de l'ouvrage a en outre calculé la circonférence de la Terre et de l'Enfer – respectivement 8.000 et 6.100 milles allemands.

Le texte comprend en outre un chapitre consacré à la médecine astrologique et un ouvrage de géographie qui est très en avance sur son temps. Il se termine par un discours sur les missions des cartes du monde. Son auteur décrit en fait la vision moderne des cartes thématiques qui servent à illustrer les caractéristiques de la population ou l'organisation politique de différentes régions, conclut M.Van Duzer.

source

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 02:41

Robert C. Davis, Christian Slaves, Muslim Masters: White Slavery in the Mediterranean, the Barbary Coast, and Italy, 1500-1800, Palgrave Macmillan, 2003, 246 pages, 35 dollars US.


Présenté par Thomas Jackson

Dans son exposé instructif sur l'esclavage barbaresque, Robert C. Davis remarque que les historiens américains ont étudié tous les aspects de l'esclavage des Africains par les Blancs mais ont largement ignoré l'esclavage des Blancs par les Nord-Africains. Christian Slaves, Muslim Masters [Esclaves chrétiens, maîtres musulmans] est un récit soigneusement documenté et clairement écrit de ce que le Prof. Davis nomme «l'autre esclavage», qui s'épanouit durant approximativement la même période que le trafic trans-atlantique, et qui dévasta des centaines de communautés côtières européennes.

Dans la pensée des Blancs d'aujourd'hui, l'esclavage ne joue pas du tout le rôle central qu'il joue chez les Noirs, mais pas parce qu'il fut un problème de courte durée ou sans importance. L'histoire de l'esclavage méditerranéen est, en fait, aussi sombre que les descriptions les plus tendancieuses de l'esclavage américain. Le Prof. Davis, qui enseigne l'histoire sociale italienne à l'Université d'Etat de l'Ohio, projette une lumière perçante sur ce coin fascinant mais négligé de l'histoire.

Un commerce en gros

La côte barbaresque, qui s'étend du Maroc à la Libye moderne, fut le foyer d'une industrie florissante de rapt d'êtres humains depuis 1500 jusqu'à 1800 environ. Les grandes capitales esclavagistes étaient Salé au Maroc, Tunis, Alger et Tripoli, et pendant la plus grande partie de cette période les marines européennes étaient trop faibles pour opposer plus qu'une résistance symbolique.

Le trafic trans-atlantique des Noirs était strictement commercial, mais pour les Arabes, les souvenirs des Croisades et la fureur d'avoir été expulsés d'Espagne en 1492 semblent avoir motivé une campagne de rapt de chrétiens, ressemblant presque à un djihad.

«Ce fut peut-être cet aiguillon de la vengeance, opposé aux marchandages affables de la place du marché, qui rendit les esclavagistes islamiques tellement plus agressifs et initialement (pourrait-on dire) plus prospères dans leur travail que leurs homologues chrétiens», écrit le Prof. Davis. Pendant les XVIe et XVIIe siècles, plus d'esclaves furent emmenés vers le sud à travers la Méditerranée que vers l'ouest à travers l'Atlantique.

Certains furent rendus à leurs familles contre une rançon, certains furent utilisés pour le travail forcé en Afrique du Nord, et les moins chanceux moururent à la tâche comme esclaves sur les galères.

Ce qui est le plus frappant concernant les raids esclavagistes barbaresques est leur ampleur et leur portée. Les pirates kidnappaient la plupart de leurs esclaves en interceptant des bateaux, mais ils organisaient aussi d'énormes assauts amphibies qui dépeuplèrent pratiquement des parties de la côte italienne. L'Italie était la cible la plus appréciée, en partie parce que la Sicile n'est qu'à 200 km de Tunis, mais aussi parce qu'elle n'avait pas de gouvernement central fort qui aurait pu résister à l'invasion.

De grands raids ne rencontraient souvent aucune résistance. Quand les pirates mirent à sac Vieste dans le sud de l'Italie en 1554, par exemple, ils enlevèrent un total stupéfiant de 6.000 captifs. Les Algériens enlevèrent 7.000 esclaves dans la baie de Naples en 1544, un raid qui fit tellement chuter le prix des esclaves qu'on disait pouvoir «troquer un chrétien pour un oignon».

L'Espagne aussi subit des attaques de grande ampleur. Après un raid sur Grenade en 1556 qui rapporta 4.000 hommes, femmes et enfants, on disait qu'il «pleuvait des chrétiens sur Alger». Pour chaque grand raid de ce genre, il a dû y en avoir des douzaines de plus petits. 
L'apparition d'une grande flotte pouvait faire fuir toute la population à l'intérieur des terres, vidant les régions côtières. En 1566, un groupe de 6.000 Turcs et corsaires traversa l'Adriatique et débarqua à Fracaville.

Les autorités ne purent rien faire, et recommandèrent l'évacuation complète, laissant aux Turcs le contrôle de plus de 1300 kilomètres carrés de villages abandonnés jusqu'à Serracapriola.

Quand les pirates apparaissaient, les gens fuyaient souvent la côte pour aller dans la ville la plus proche, mais le Prof. Davis explique que ce n'était pas toujours une bonne stratégie: «Plus d'une ville de taille moyenne, bondée de réfugiés, fut incapable de soutenir un assaut frontal par plusieurs centaines de corsaires, et le reis [capitaine des corsaires] qui aurait dû autrement chercher les esclaves par quelques douzaines à la fois le long des plages et dans les collines, pouvait trouver un millier ou plus de captifs opportunément rassemblés en un seul endroit pour être pris.»

Les pirates revenaient encore et encore pour piller le même territoire. En plus d'un bien plus grand nombre de petits raids, la côte calabraise subit les déprédations suivantes, de plus en plus graves, en moins de dix ans: 700 personnes capturées en un seul raid en 1636, un millier en 1639 et 4.000 en 1644. Durant les XVIe et XVIIe siècles, les pirates installèrent des bases semi-permanentes sur les îles d'Ischia et de Procida, presque dans l'embouchure de la baie de Naples, d'où ils faisaient leur choix de trafic commercial.

Quand ils débarquaient sur le rivage, les corsaires musulmans ne manquaient pas de profaner les églises. Ils dérobaient souvent les cloches, pas seulement parce que le métal avait de la valeur mais aussi pour réduire au silence la voix distinctive du christianisme.

Dans les petits raids plus fréquents, un petit nombre de bateaux opéraient furtivement, tombant sur les établissements côtiers au milieu de la nuit de manière à attraper les gens «paisibles et encore nus dans leur lit». Cette pratique donna naissance à l'expression sicilienne moderne, pigliato dai turchi, «pris par les Turcs», ce qui veut dire être attrapé par surprise en étant endormi ou affolé.

La prédation constante faisait un terrible nombre de victimes. Les femmes étaient plus faciles à attraper que les hommes, et les régions côtières pouvaient rapidement perdre toutes leurs femmes en âge d'avoir des enfants. Les pêcheurs avaient peur de sortir, ou ne prenaient la mer qu'en convois. Finalement, les Italiens abandonnèrent une grande partie de leurs côtes. Comme l'explique le Prof. Davis, à la fin du XVIIe siècle «la péninsule italienne avait alors été la proie des corsaires barbaresques depuis deux siècles ou plus, et ses populations côtières s'étaient alors en grande partie retirées dans des villages fortifiés sur des collines ou dans des villes plus grandes comme Rimini, abandonnant des kilomètres de rivages autrefois peuplés aux vagabonds et aux flibustiers».

C'est seulement vers 1700 que les Italiens purent empêcher les raids terrestres spectaculaires, bien que la piraterie sur les mers continua sans obstacles. Le Prof. Davis pense que la piraterie conduisit l'Espagne et surtout l'Italie à se détourner de la mer et à perdre leurs traditions de commerce et de navigation, avec des effets dévastateurs: «Du moins pour l'Ibérie et l'Italie, le XVIIe siècle représenta une période sombre dont les sociétés espagnole et italienne émergèrent comme de simples ombres de ce qu'elles avaient été durant les époques dorées antérieures.»

Certains pirates arabes étaient d'habiles navigateurs de haute mer, et terrorisèrent les chrétiens jusqu'à une distance de 1600 km. Un raid spectaculaire jusqu'en Islande en 1627 rapporta près de 400 captifs. Nous pensons que l'Angleterre était une redoutable puissance maritime dès l'époque de Francis Drake, mais pendant tout le XVIIe siècle, les pirates arabes opérèrent librement dans les eaux britanniques, pénétrant même dans l'estuaire de la Tamise pour faire des prises et des raids sur les villes côtières. En seulement trois ans, de 1606 à 1609, la marine britannique reconnut avoir perdu pas moins de 466 navires marchands britanniques et écossais du fait des corsaires algériens. Au milieu des années 1600, les Britanniques se livraient à un actif trafic trans-atlantique de Noirs, mais beaucoup des équipages britanniques eux-mêmes devenaient la propriété des pirates arabes.

La vie sous le fouet

Les attaques terrestres pouvaient être très fructueuses, mais elles étaient plus risquées que les prises en mer. Les navires étaient par conséquent la principale source d'esclaves blancs. A la différence de leurs victimes, les navires corsaires avaient deux moyens de propulsion: les esclaves des galères en plus des voiles. Cela signifiait qu'ils pouvaient avancer à la rame vers un bateau encalminé et l'attaquer quand ils le voulaient. Ils portaient de nombreux drapeaux différents, donc quand ils naviguaient ils pouvaient arborer le pavillon qui avait le plus de chances de tromper une proie.

Un navire marchand de bonne taille pouvait porter environ 20 marins en assez bonne santé pour durer quelques années dans les galères, et les passagers étaient habituellement bons pour en tirer une rançon. Les nobles et les riches marchands étaient des prises attractives, de même que les Juifs, qui pouvaient généralement rapporter une forte rançon de la part de leurs coreligionnaires. Les hauts dignitaires du clergé étaient aussi précieux parce que le Vatican payait habituellement n'importe quel prix pour les tirer des mains des infidèles.

A l'approche des pirates, les passagers enlevaient souvent leurs beaux vêtements et tentaient de s'habiller aussi pauvrement que possible, dans l'espoir que leurs ravisseurs les rendraient à leur famille contre une rançon modeste. Cet effort était inutile si les pirates torturaient le capitaine pour avoir des informations sur les passagers. Il était aussi courant de faire déshabiller les hommes, à la fois pour rechercher des objets de valeur cousus dans leurs vêtements et pour voir si des Juifs circoncis ne s'étaient pas déguisés en chrétiens.

Si les pirates étaient à court d'esclaves pour les galères, ils pouvaient mettre certains de leurs captifs au travail immédiatement, mais les prisonniers étaient généralement mis dans la cale pour le voyage de retour. Ils étaient entassés, pouvant à peine bouger dans la saleté, la puanteur et la vermine, et beaucoup mouraient avant d'atteindre le port.

Dès l'arrivée en Afrique du Nord, c'était la tradition de faire défiler les chrétiens récemment capturés dans les rues, pour que les gens puissent se moquer d'eux et que les enfants puissent les couvrir d'ordures. Au marché aux esclaves, les hommes étaient obligés de sautiller pour prouver qu'ils n'étaient pas boiteux, et les acheteurs voulaient souvent les faire mettre nus pour voir s'ils étaient en bonne santé. Cela permettait aussi d'évaluer la valeur sexuelle des hommes comme des femmes; les concubines blanches avaient une valeur élevée, et toutes les capitales esclavagistes avaient un réseau homosexuel florissant. Les acheteurs qui espéraient faire un profit rapide avec une forte rançon examinaient les lobes d'oreilles pour repérer des marques de piercing, ce qui était une indication de richesse. Il était aussi habituel de regarder les dents d'un captif pour voir s'il pourrait survivre à un dur régime d'esclave.

Le pacha ou souverain de la région recevait un certain pourcentage d'esclaves comme une forme d'impôt sur le revenu. Ceux-ci étaient presque toujours des hommes, et devenaient propriété du gouvernement plutôt que propriété privée. A la différence des esclaves privés, qui embarquaient habituellement avec leur maître, ils vivaient dans les bagnos ou «bains», ainsi que les magasins d'esclaves du pacha étaient appelés. Il était habituel de raser la tête et la barbe des esclaves publics comme une humiliation supplémentaire, dans une période où la tête et la pilosité faciale étaient une part importante de l'identité masculine.

La plupart de ces esclaves publics passaient le reste de leur vie comme esclaves sur les galères, et il est difficile d'imaginer une existence plus misérable. Les hommes étaient enchaînés trois, quatre ou cinq par aviron, leurs chevilles enchaînées ensemble aussi. Les rameurs ne quittaient jamais leur rame, et quand on les laissait dormir, ils dormaient sur leur banc. Les esclaves pouvaient se pousser les uns les autres pour se soulager dans une ouverture de la coque, mais ils étaient souvent trop épuisés ou découragés pour bouger, et se souillaient là où ils étaient assis. Ils n'avaient aucune protection contre le brûlant soleil méditerranéen, et leur maître écorchait leur dos déjà à vif avec l'instrument d'encouragement favori du conducteur d'esclaves, un pénis de bœuf allongé ou «nerf de bœuf». Il n'y avait presque aucun espoir d'évasion ou de secours; le travail d'un esclave de galère était de se tuer à la tâche -- principalement dans des raids pour capturer encore plus de malheureux comme lui -- et son maître le jetait par-dessus bord au premier signe de maladie grave.

Quand la flotte pirate était au port, les esclaves de galères vivaient dans le bagno et faisaient tout le travail sale, dangereux ou épuisant que le pacha leur ordonnait de faire. C'était habituellement tailler et traîner des pierres, draguer le port, ou les ouvrages pénibles. Les esclaves se trouvant dans la flotte du Sultan turc n'avaient même pas ce choix. Ils étaient souvent en mer pendant des mois d'affilée, et restaient enchaînés à leurs rames même au port. Leurs bateaux étaient des prisons à vie.

D'autres esclaves sur la côte barbaresque avaient des travaux plus variés. Souvent ils faisaient du travail de propriétaire ou agricole du genre que nous associons à l'esclavage en Amérique, mais ceux qui avaient des compétences étaient souvent loués par leurs propriétaire. Certains maîtres relâchaient simplement leurs esclaves pendant la journée avec l'ordre de revenir avec une certaine quantité d'argent le soir sous peine d'être sévèrement battus. Les maîtres semblaient attendre un bénéfice d'environ 20% sur le prix d'achat. Quoi qu'ils faisaient, à Tunis et à Tripoli, les esclaves portaient habituellement un anneau de fer autour d'une cheville, et étaient chargés d'une chaîne pesant 11 ou 14 kg.

Certains maîtres mettaient leurs esclaves blancs au travail dans des fermes loin à l'intérieur des terres, où ils affrontaient encore un autre péril: la capture et un nouvel esclavage par des raids de Berbères. Ces infortunés ne verraient probablement plus jamais un autre Européen pendant le reste de leur courte vie.

Le Prof. Davis remarque qu'il n'y avait aucun obstacle à la cruauté: «Il n'y avait pas de force équivalente pour protéger l'esclave de la violence de son maître: pas de lois locales contre la cruauté, pas d'opinion publique bienveillante, et rarement de pression efficace de la part des Etats étrangers». Les esclaves n'étaient pas seulement des marchandises, ils étaient des infidèles, et méritaient toutes les souffrances qu'un maître leur infligeait.

Le Prof. Davis note que «tous les esclaves qui vécurent dans les bagnos et qui survécurent pour écrire leurs expériences soulignèrent la cruauté et la violence endémiques pratiquées ici». La punition favorite était la bastonnade, par lequel un homme était mis sur le dos et ses chevilles attachées et suspendu par la taille pour être battu longuement sur la plante des pieds. Un esclave pouvait recevoir jusqu'à 150 ou 200 coups, qui pouvaient le laisser estropié. La violence systématique transformait beaucoup d'hommes en automates. Les esclaves chrétiens étaient souvent si abondants et si bon marché qu'il n'y avait aucun intérêt à s'en occuper; beaucoup de propriétaires les faisaient travailler jusqu'à la mort et achetaient des remplaçants.

Le système d'esclavage n'était cependant pas entièrement sans humanité. Les esclaves recevaient habituellement congé le vendredi. De même, quand les hommes du bagno étaient au port, ils avaient une heure ou deux de temps libre chaque jour entre la fin du travail et avant que les portes du bagno ne soient fermées pour la nuit. Durant ce temps, les esclaves pouvaient travailler pour une paie, mais ils ne pouvaient pas garder tout l'argent qu'ils gagnaient. Même les esclaves du bagno étaient taxés d'une somme pour leurs logements sales et leur nourriture rance.

Les esclaves publics contribuaient aussi à un fonds pour entretenir les prêtres du bagno. C'était une époque très religieuse, et même dans les plus horribles conditions, les hommes voulaient avoir une chance de se confesser et -- plus important -- de recevoir l'extrême-onction. Il y avait presque toujours un prêtre captif ou deux dans le bagno, mais pour qu'il reste disponible pour ses devoirs religieux, les autres esclaves devaient contribuer et racheter son temps au pacha. Certains esclaves de galères n'avaient donc plus rien pour acheter de la nourriture ou des vêtements, bien que durant certaines périodes des Européens libres vivant dans les villes barbaresques contribuaient aux frais d'entretien des prêtres des bagnos.

Pour quelques-uns, l'esclavage devenait plus que supportable. Certains métiers -- en particulier celui de constructeur de navire -- étaient si recherchés qu'un propriétaire pouvait récompenser son esclave avec une villa privée et des maîtresses. Même quelques résidents du bagno réussirent à exploiter l'hypocrisie de la société islamique et à améliorer leur condition. La loi interdisait strictement aux musulmans de faire le commerce de l'alcool, mais était plus indulgente avec les musulmans qui le consommaient seulement. Des esclaves entreprenants établirent des tavernes dans les bagnos et certains eurent la belle vie en servant les buveurs musulmans.

Une manière d'alléger le poids de l'esclavage était de «prendre le turban» et de se convertir à l'islam. Cela exemptait un homme du service dans les galères, des ouvrages pénibles, et de quelques autres brimades indignes d'un fils du Prophète, mais ne le faisait pas sortir de la condition d'esclave. L'un des travaux des prêtres des bagnos était d'empêcher les hommes désespérés de se convertir, mais la plupart des esclaves semblent ne pas avoir eu besoin de conseil religieux. Les chrétiens pensaient que la conversion mettrait leur âme en danger, et elle signifiait aussi le déplaisant rituel de la circoncision adulte. Beaucoup d'esclaves semblent avoir enduré les horreurs de l'esclavage en les considérant comme une punition pour leurs péchés et comme une épreuve pour leur foi. Les maîtres décourageaient les conversions parce qu'elles limitaient le recours aux mauvais traitements et abaissaient la valeur de revente d'un esclave.

Rançon et rachat

Pour les esclaves, l'évasion était impossible. Ils étaient trop loin de chez eux, étaient souvent enchaînés, et pouvaient être immédiatement identifiés par leurs traits européens. Le seul espoir était la rançon.

Parfois, la chance venait rapidement. Si un groupe de pirates avait déjà capturé tant d'hommes qu'il n'avait plus assez d'espace sous le pont, il pouvait faire un raid sur une ville et ensuite revenir quelques jours plus tard pour revendre les captifs à leurs familles. C'était généralement à un prix bien plus faible que celui du rançonnement de quelqu'un à partir de l'Afrique du Nord, mais c'était encore bien plus que des paysans pouvaient se le permettre. Les fermiers n'avaient généralement pas d'argent liquide, et pas de biens à part la maison et la terre. Un marchand était généralement prêt à les acquérir pour un prix modique, mais cela signifiait qu'un captif revenait dans une famille qui était complètement ruinée.

La plupart des esclaves ne rachetaient leur retour qu'après être passés par l'épreuve du passage en pays barbaresque et de la vente à un spéculateur. Les riches captifs pouvaient généralement trouver une rançon suffisante, mais la plupart des esclaves ne le pouvaient pas. Les paysans illettrés ne pouvaient pas écrire à la maison et même s'ils le faisaient, il n'y avait pas d'argent pour une rançon.

La majorité des esclaves dépendait donc de l'œuvre charitable des Trinitaires (fondé en Italie en 1193) et de celle des Mercedariens (fondé en Espagne en 1203). Ceux-ci étaient des ordres religieux établis pour libérer les Croisés détenus par les musulmans, mais ils transférèrent bientôt leur œuvre au rachat des esclaves détenus par les Barbaresques, collectant de l'argent spécifiquement dans ce but. Souvent ils plaçaient des boîtes à serrure devant les églises avec l'inscription «Pour la récupération des pauvres esclaves», et le clergé appelait les riches chrétiens à laisser de l'argent dans leurs vœux de rédemption. Les deux ordres devinrent des négociateurs habiles, et réussissaient habituellement à racheter les esclaves à des meilleurs prix que ceux obtenus par des libérateurs inexpérimentés. Cependant, il n'y avait jamais assez d'argent pour libérer beaucoup de captifs, et le Prof. Davis estime que pas plus de 3 ou 4% des esclaves étaient rançonnés en une seule année. Cela signifie que la plupart laissèrent leurs os dans les tombes chrétiennes sans marque en-dehors des murs des villes.

Les ordres religieux conservaient des comptes précis de leurs succès. Les Trinitaires espagnols, par exemple, menèrent 72 expéditions de rachats dans les années 1600, comptant en moyenne 220 libérations chacune. Il était habituel de ramener les esclaves libérés chez eux et de les faire marcher dans les rues des villes dans de grandes célébrations. Ces défilés devinrent l'un des spectacles urbains les plus caractéristiques de l'époque, et avaient une forte orientation religieuse. Parfois les esclaves marchaient dans leurs vieux haillons d'esclaves pour souligner les tourments qu'ils avaient subis; parfois ils portaient des costumes blancs spéciaux pour symboliser la renaissance. D'après les archives de l'époque, beaucoup d'esclaves libérés ne se rétablissaient jamais complètement après leurs épreuves, particulièrement s'ils avaient passé beaucoup d'années en captivité.

Combien d'esclaves?

Le Prof. Davis remarque que des recherches énormes ont été faites pour évaluer aussi exactement que possible le nombre de Noirs emmenés à travers l'Atlantique, mais qu'il n'y a pas eu d'effort semblable pour connaître l'ampleur de l'esclavage en Méditerranée. Il n'est pas facile d'obtenir un compte fiable -- les Arabes eux-mêmes ne conservaient généralement pas d'archives -- mais au cours de dix années de recherches le Prof. Davis a développé une méthode d'estimation.

Par exemple, les archives suggèrent que de 1580 à 1680 il y a eu une moyenne de quelques 35.000 esclaves en pays barbaresque. Il y avait une perte régulière du fait des morts et des rachats, donc si la population restait constante, le taux de capture de nouveaux esclaves par les pirates devait égaler le taux d'usure. Il y a de bonnes bases pour estimer les taux de décès. Par exemple, on sait que sur les près de 400 Islandais capturés en 1627, il ne restait que 70 survivants huit ans plus tard. En plus de la malnutrition, de la surpopulation, de l'excès de travail et des punitions brutales, les esclaves subissaient des épidémies de peste, qui éliminaient généralement 20 ou 30% des esclaves blancs.

Par un certain nombre de sources, le Prof. Davis estime donc que le taux de décès était d'environ 20% par an. Les esclaves n'avaient pas accès aux femmes, donc le remplacement se faisait exclusivement par des captures. Sa conclusion: «Entre 1530 et 1780, il y eut presque certainement un million et peut-être bien jusqu'à un million et un quart de chrétiens européens blancs asservis par les musulmans de la côte barbaresque». Cela dépasse considérablement le chiffre généralement accepté de 800.000 Africains transportés dans les colonies d'Amérique du Nord et, plus tard, dans les Etats-Unis.

Les puissances européennes furent incapables de mettre fin à ce trafic. Le Prof. Davis explique qu'à la fin des années 1700, elles contrôlaient mieux ce commerce, mais qu'il y eut une reprise de l'esclavage des Blancs pendant le chaos des guerres napoléoniennes.

La navigation américaine ne fut pas exempte non plus de la prédation. C'est seulement en 1815, après deux guerres contre eux, que les marins américains furent débarrassés des pirates barbaresques. Ces guerres furent des opérations importantes pour la jeune république; une campagne est rappelée par les paroles «vers les rivages de Tripoli» dans l'hymne de la marine. Quand les Français prirent Alger en 1830, il y avait encore 120 esclaves blancs dans le bagno.

Pourquoi y a-t-il si peu d'intérêt pour l'esclavage en Méditerranée alors que l'érudition et la réflexion sur l'esclavage des Noirs ne finit jamais? Comme l'explique le Prof. Davis, des esclaves blancs avec des maîtres non-blancs ne cadrent simplement pas avec «le récit maître de l'impérialisme européen». Les schémas de victimisation si chers aux intellectuels requièrent de la méchanceté blanche, pas des souffrances blanches.

Le Prof. Davis remarque aussi que l'expérience européenne de l'asservissement à grande échelle fait apparaître le mensonge d'un autre thème gauchiste favori: que l'esclavage des Noirs aurait été un pas crucial dans l'établissement des concepts européens de race et de hiérarchie raciale. Ce n'est pas le cas; pendant des siècles, les Européens vécurent eux-mêmes dans la peur du fouet, et un grand nombre assista aux défilés de rachat des esclaves libérés, qui étaient tous blancs. L'esclavage était un sort plus facilement imaginable pour eux-mêmes que pour les lointains Africains.

Avec un peu d'efforts, il est possible d'imaginer les Européens se préoccupant de l'esclavage autant que les Noirs. Si les Européens nourrissaient des griefs concernant les esclaves des galères de la même manière que les Noirs font pour les travailleurs des champs, la politique européenne serait certainement différente. Il n'y aurait pas d'excuses rampantes pour les Croisades, peu d'immigration musulmane en Europe, les minarets ne pousseraient pas dans toute l'Europe, et la Turquie ne rêverait pas de rejoindre l'Union Européenne. Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à l'excès, mais ceux qui oublient paient aussi un prix élevé.

 


Trad. Arjuna.
sources
Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 01:53

Il est de bon ton de dire que l’Islamisme n’est pas l’Islam et que l’islamisme que nous connaissons aujourd’hui n’a rien à voir avec ce qu’a été de tout temps l’Islam, une religion de paix et d’amour…

Il y a un peu plus de 500 ans, les Turcs ne firent pas différemment que les musulmans de l’Etat Islamique aujourd’hui, en massacrant 800 habitants d’Otrante qui refusaient de se faire musulmans. Otrante est en Italie, les Européens semblent avoir oublié aujourd’hui les horreurs commises par l’Islam sur nos terres.

Source : levangileauquotidien.org

Les Saints Martyrs d’Otrante (province de Lecce dans les Pouilles, en Italie) sont les 800 habitants de cette ville du Salento tués le 14 août 1480 par les Turcs conduits par Gedik Ahmed Pacha pour avoir refusé de se convertir à l’islam après la chute de leur ville.
Le 28 juillet 1480, une armée turque, venant de Valona (ville portuaire d’Albanie), forte de 90 galères, 40 galiotes et 20 autres navires (18.000 soldats au total) se présenta sous les murs d’Otrante.
La ville résista de toutes ses forces aux attaques, mais sa population composée seulement de 6.000 habitants ne put s’opposer longtemps au bombardement de l’artillerie turque. En définitive, le 29 juillet la garnison et tous les habitants abandonnèrent le bourg aux mains des Turcs en se retirant dans la citadelle tandis que ceux-ci commencèrent leur razzia, même dans les habitations avoisinantes.

Quand Gedik Ahmed Pacha demanda aux défenseurs de se rendre, ceux-ci refusèrent, et l’artillerie turque reprit le bombardement. Le 11 août, après 15 jours de siège, Gedik Ahmed Pacha donna l’ordre de l’attaque finale et réussit à enfoncer les défenses et à prendre le château.
Un terrible massacre s’ensuivit. Tous les hommes de plus de quinze ans furent tués et les femmes et les enfants réduits en esclavage. Selon certains rapports historiques, les tués furent 12.000 et les personnes réduites en esclavage 5.000, mais la taille de la ville ne semble pas confirmer ces estimations.
Les rescapés et le clergé s’étaient réfugiés à l’intérieur de la cathédrale afin de prier avec l’archevêque Stefano Agricoli. Gedik Ahmed Pacha leur ordonna de renier leur foi chrétienne, recevant un refus net, il pénétra avec ses hommes dans la cathédrale et les fit prisonniers. Ils furent tous tués et l’église fut transformée en étable à chevaux.

L’assassinat du vieil archevêque Stefano Agricoli fut particulièrement barbare, alors qu’il incitait les mourants à s’en remettre à Dieu, il fut décapité, dépecé à coups de cimeterres, sa tête fut embrochée sur une pique et portée par les rues de la ville. Le commandant de la garnison Francesco Largo fut scié vivant. L’un des premiers à être exécuté fut le tailleur Antonio Pezzulla, dit le Primaldo qui, à la tête des Otrantins, le 12 août 1480, avait refusé la conversion à l’Islam. Le 14 août Ahmed fit attacher le reste des survivants et les fit traîner au col de la Minerva. Là il en fit décapiter au moins 800 en obligeant leurs proches à assister à l’exécution.

Les chroniques rapportent que, pendant le massacre, un Turc nommé Bersabei, impressionné par la façon dont les Otrantins mouraient pour leur foi, se convertit à la religion chrétienne et il fut empalé par ses compagnons d’armes.


Toutes les personnes massacrées furent reconnues martyrs de l’Église et vénérés comme bienheureux martyrs d’Otrante. La plus grande partie de leurs ossements se trouve dans sept grandes armoires en bois dans la chapelle des Martyrs bâtie dans l’abside droite de la cathédrale d’Otrante. Sur le col de la Minerve fut construite une petite église qui leur fut dédiée, Sainte Marie des Martyrs.

Treize mois après, Otrante fut reconquise par les Aragonais.
Le 13 octobre 1481, les corps des Otrantins massacrés furent trouvés indemnes par Alphonse d’Aragon et furent transférés à la Cathédrale des Bienheureux Martyrs d’Otrante.
À partir de 1485, une partie des restes des martyrs fut transférée à Naples et reposa dans l’église de Sainte-Catherine à Formiello. Ils furent déposés sous l’autel de la Madone du Rosaire (qui commémore la victoire définitive des troupes chrétiennes sur les Ottomans lors de la bataille de Lepante en 1571). Par la suite les restes furent déposés dans la chapelle des reliques, consacrée par le pape Benoît XIII, depuis 1901, ils se trouvaient sous l’autel. 
Une reconnaissance canonique effectuée entre 2002 et 2003, en a confirmé l’authenticité.
Les reliques des martyrs sont vénérées dans de nombreux lieux des Pouilles, à Venise et en Espagne.

Un procès en canonisation commencé en 1539 se termina le 14 décembre 1771, quand le pape Clément XIV déclara bienheureux les 800 victimes du col de la Minerve et en autorisa le culte. Depuis ils sont les protecteurs d’Otrante.

 

source

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 01:46

guerre-de-vendee

 

 

 

 

 

 

 

Quand des femmes et des enfants sont sciemment et systématiquement tués, quand des villages sont rasés, quand des monuments sont détruits, c’est un génocide.

Il y a trente ans, après un énorme travail de recherche, l’historien Reynald Secher éditait son Génocide franco-français, qui a révolutionné le regard que le public portait sur la guerre de Vendée (1793-1796) et sur la responsabilité de la République naissante dans l’extermination de plusieurs centaines de milliers de victimes. 220px-Coeur-chouanVendu à plus de 200.000 exemplaires, cet ouvrage est devenu incontournable au point que « le génocide vendéen » est régulièrement cité par les journalistes, les historiens, les essayistes et les femmes et hommes politiques.

Les commémorations, dans ce même mois d’avril 2015, du centenaire du génocide arménien et de la libération des camps d’extermination nazis ont contribué à relancer les références à l’Histoire de France, rappelant la tache originelle de la Révolution et de ses lois d’extermination des brigands de la Vendée : on n’y retrouve la même terminologie que dans les génocides du XXe siècle et, surtout, le même négationnisme idéologique des descendants et admirateurs des conventionnels, nazis et Jeunes-Turcs, avec la même volonté de minimiser les intentions des massacreurs et le nombre des victimes.

Alors que nombreuses ont été les réactions populaires demandant à nouveau la reconnaissance de ses méfaits par la République !

Denis Tillinac, dans une tribune de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, s’inquiète du nom choisi pour un parti politique, « Les Républicains », qui pour lui représentent Robespierre, le génocide vendéen et Turreau ! Sur les ondes de BFM TV, Éric Brunet, à propos des réparations qui seraient dues aux descendants d’esclaves, demande, avec un certain humour, à ce que les descendants des Vendéens de 1793 soient indemnisés du génocide vendéen !

vendeeMilitaireL’ancien ministre de l’Éducation nationale Luc Ferry dénonce le génocide vendéen sur i>Télé, en le comparant aux massacres perpétrés par les révolutionnaires musulmans de l’État islamique, en ajoutant « qu’il n’est plus contesté par les historiens sérieux » ! Pas encore tout à fait vrai, cependant.

Enfin, il y a quelques jours, Louis de Bourbon, duc d’Anjou, aîné des Capétiens, comparant également la tragédie que vivent les chrétiens d’Orient actuellement martyrisés aux souffrances des Vendéens pendant la Révolution, confirmait :« Quand deux armées s’affrontent, c’est une guerre. Quand des femmes et des enfants sont sciemment et systématiquement tués, quand des villages sont rasés, quand des monuments sont détruits, c’est un génocide. » On ne peut être plus précis !

Source: http://www.bvoltaire.fr/henryrenoul/genocide-vendeen-toujours-dactualite,198895

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 01:52

C'ETAIT en Août 1860...

 

syrie-20150814

Le Second Empire a été marqué par de nombreuses interventions militaires à l’étranger (nos opérations extérieures d’aujourd’hui), que ce soit en Crimée, au Mexique, en Italie et même en Chine. Mais l’une d’entre elles, menée en Syrie, est généralement oubliée des manuels d’histoire malgré son caractère inédit pour l’époque.

Au printemps 1860, des extrémistes druzes s’en prirent à la communauté maronite du Levant, région alors sous domination ottomane, pour plusieurs raisons, parmi lesquelles le refus de tout progrès et de toute influence occidentale, incarnés à l’époque par les chrétiens, une certaine jalousie à l’égard de la prospérité de ces derniers et des motifs religieux.

Les premières exactions contre les chrétiens furent signalées au mont Liban. Et cela, dans une relative indifférence des autorités ottomanes, qui ne se préoccupèrent pas de punir leurs auteurs, même quand ils étaient clairement désignés. Du coup, les maronites finirent par se faire justice eux-mêmes…

En mai, la mort de deux Druzes, tués en représailles, mit le feu aux poudres : plusieurs villes chrétiennes furent pillées et leurs habitants massacrés. Les autorités ottomanes ne se décidèrent à intervenir qu’en juillet, en imposant aux deux communautés du Mont Liban un traité garantissant la paix pour les chrétiens, en échange de l’impunité de ceux s’étant rendus coupables d’exaction et du renoncement à demander la restitution des biens pillés.

Mais, quelques jours plus tard, c’est à Damas que de nouveaux heurts éclatèrent. Du 9 au 18 juillet, 3.000 maisons appartenant à des chrétiens furent pillées et incendiées. Le tout accompagné de massacres… Les bilans parlent de 10.000 à 13.000 tués, voire même plus.

De nombreux chrétiens furent cependant sauvés par l’intervention de l’émir Abd El Kader, alors en exil à Damas avec sa suite, après avoir été vaincu par les Français en Algérie. Plus tard, il se verra remettre la Grand Croix de la Légion d’honneur pour avoir accompli ce geste.

Cela étant, les informations sur les massacres de chrétiens au Levant ayant choqué les capitales européennes, Napoléon III décida d’envoyer un corps expéditionnaire en Syrie pour mettre un terme à ces massacres. Depuis François Ier et les « capitulations », c’est en effet à la France que revenait la responsabilité des chrétiens d’Orient.

Le 3 août, soit deux semaines après les évènements de Damas,  il fut décidé, lors d’une conférence ayant réuni la France, la Prusse, le Royaume-Uni, la Russie et l’Empire Ottoman, d’envoyer à Damas un contingent international de 12.000 hommes, pour moitié fournis par Paris.

Le corps expéditionnaire français, commandé par le général Charles de Beaufort d’Hautpoul, débarqua au Levant le 16 août pour une « une mission de police internationale au service de la souffrance humaine », selon les mots de Napoléon III. Il s’agit ainsi de la première intervention militaire à but humanitaire…

Seulement, les soldats français n’eurent plus grand chose à faire une fois arrivés au Levant, les troupes  du sultan ottoman, Abdülmecid Ier, ayant rétabli l’ordre à Damas. Aussi, jusqu’en juin 1861 (date de leur retrait de la région), l’inaction leur pèsera… Au point qu’elle fera remettre en cause la vocation du futur colonel Charles Ardant du Picq, pour qui « le combat repose avant tout sur l’être humain et notamment sur son état moral ».

Finalement, le général Beaufort d’Hautpoul décida, en accord avec les autorités sur place, d’occuper la côte. Puis une zone multiconfessionnelle – la province autonome du Mont-Liban – fut créée, avec à sa tête un gouverneur chrétien arménien,  Garabet Artin dit « Daoud Pacha ».

source

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 03:58

Vidéo très pédagogique, (avec des animations), qui raconte l’Histoire des racines de la France. Une Histoire telle qu’elle a toujours été enseignée. Cette partie retrace l’Histoire de France (et d’Europe occidentale), de la préhistoire à l’an 755 ap.J-C.

Excellente vidéo – SANS le révisionnisme historique cher au politiquement correct actuel,-  sur l’origine réelle des peuples d’Europe et plus précisément de France!  

Pour retrouver les souches réelles de la France! Très agréable à suivre!

 

 

SOURCE

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 12:41
Que les archives s’ouvrent sur les évènements du 8 mai 1945 à Sétif
Que les archives s’ouvrent sur les évènements du 8 mai 1945 à Sétif

Ce 8 mai 2015, le Président de la République, François Hollande, a tenu à nous informer lors de son allocution télévisée, qu’il demanderait l’ouverture prochaine des archives publiques.

Promesse déja faite lors de son élection en 2012 et qu’il ne tiendra pas jusqu’en 2017, et même lors d’un futur quinquennat, si par malheur il était réélu.

Pourquoi ?

Parce que l’ouverture de ces archives publiques révèleraient certaines vérités qu’il est préférable d’occulter car elles ne vont ni dans le sens de l’histoire, ni dans le sens de certains historiens, et encore moins de la propagande algérienne – bien au contraire.

Il en va ainsi des évènements qui se sont déroulés les jours précédents et suivants le 8 mai 1945 et pour lesquels les Algériens réclament une repentance de la France.

Mais ils ne sont pas les seuls, car le « collectif pour la reconnaissance des massacres du 8 mai 1945 en Algérie » (Sétif, Guelma, Kheratta) demande outre la reconnaissance, l’ouverture de toutes les archives, et l’inscription dans la mémoire nationale de ces évènements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’Etat, et la diffusion des documentaires relatifs à ces évènements dans l’Education Nationale comme dans les médias publics français.

Puisque c’est le souhait des Algériens, de ce collectif, et du président de la République, voici un bref résumé de ce que révèleront ces archives concernant notamment les évènements du 8 mai 1945 relaté par des historiens à la demande du CFHM (Commission Française d’Histoire Militaire). (Source : Le Figaro – mai 2015)

Ont participé à cette recherche officielle les historiens reconnus suivants : Mohammed Harbi, Annie Rey-Goldzeiguer, Roger Benmebarek, Charles-André Julien, Charles-Robert Ageron, Jean Monneret, Gilbert Meynier, Guy Pervillé, Jean-Pierre Peyroulou, Roger Vétillard, Bernard Lugan.

  • Je me permets d’apporter de l’eau au moulin de nos historiens : des propos qui m’ont été relatés en personne par Ferhat Abbas et qui confirment la véracité de ce qu’ils affirment.
  • Le 14 mars 44, Ferhat Abbas a constitué les « Amis du Manifeste de la Liberté » (A.M.L.) qui comptait jusqu’à cinq cent mille adhérents. Il s’agissait pour lui d’internationaliser le problème algérien.
  • Le 28 avril 45, Il réclamait l’autonomie de l’Algérie, sous une forme fédérative, et a préparé activement le soulèvement de Sétif.

Alors que je faisais partie de la rédaction, j’ai eu souvent l’occasion dans les années qui ont suivi de m’entretenir avec lui, car il faisait tirer son journal, «Egalité » sur les presses du quotidien «Alger Républicain», et il m’a relaté sa rencontre, quelques jours avant ce 8 mai 1945, avec Chekib Arslan.

Qui était Chekib Arslan ?

C’était un agent du MI6 anglais. Un accord avait été passé en Syrie entre les services secrets anglais et un agitateur professionnel islamiste, Chekib Arslan, qui réclamait la guerre sainte contre la France.

Les Britanniques exigeaient le soutien des arabes dans la lutte qui les opposait aux israéliens et, en échange, ils soutiendraient tous les efforts des islamistes partout où ils combattraient les Français (1).

Fort de cette assurance formelle, Chekib Arslan se rendit dans le Constantinois où Il rencontra Ferhat Abbas et les responsables des partis nationalistes algériens, qui appellèrent à manifester ce 8 mai. Ils étaient manipulés, à leur insu, par cet agent payé pour développer un mouvement insurrectionnel en Algérie. Il s’y employa activement et prépara ce soulèvement sanglant.

Cette manifestation politique fut donc autorisée par les autorités françaises, à la condition qu’il n’y ait ni armes ni drapeau algérien.

Pourquoi cette dernière condition ?

Quelques jours avant, le 1er mai, ce drapeau algérien a été brandi pour la première fois par des membres du PPA et les autorités françaises ont souhaité éviter que cela ne se reproduise.

Les revendications politiques étaient de deux ordres totalement opposés :

  1. Pour le clandestin Parti Populaire Algérien de Messali Hadj, éloigné dans un premier temps vers El Goléa, puis Brazzaville, puis incarcéré, il s’agit de retrouver sa position de leader du nationalisme algérien, qui lui est contestée par Ferhat Abbas, et de promouvoir l’indépendance de l’Algérie.
  2. Pour Ferhat Abbas et son parti « Les Amis du manifeste de la liberté », il s’agit de la reconnaissance égalitaire de tous les habitants de l’Algérie et l’accession à la citoyenneté française.

    (On a pu constater dans les années qui ont suivi 1945 la guerre sanglante que se sont livrés aussi bien en Algérie qu’en métropole les partisans du PPA et du FLN dont le bilan fut de plusieurs milliers de morts.)

Parmi les manifestants (environ cinq mille), nous retrouvons ces deux courants contraires et souvent opposés.

Le complot est ainsi élaboré en secret dans les jours qui ont précédé la « manifestation pacifique ». Le clash sera provoqué par quelques terroristes infiltrés parmi les manifestants.

  • Contrairement à ce qui est généralement affirmé, l’émeute de Sétif n’était pas la conséquence directe de la colère des manifestants provoquée par la mort d’un soi-disant scout, Saâl Bouzid, qui avait brandi un drapeau de l’Algérie indépendante.

Cette manifestation sans objectif revendicatif, autorisée par les autorités préfectorales, fut en réalité une véritable insurrection armée qui fit 23 morts et 80 blessés européens (dont le régisseur du marché, Gaston Gourlier, tué 2 heures avant le début de la manifestation), et d’autres, par armes à feu, dans les minutes qui suivirent les altercations entre forces de l’ordre et manifestants.

« Tuez les chrétiens, tuez les juifs, tuez tous les non croyants »

Aussitôt à la suite des meneurs, ce fut la ruée vers le centre ville où les émeutiers, hurlant des slogans meurtriers « Tuez les chrétiens, tuez les juifs, tuez tous les non croyants », massacrèrent tout ce qu’ils rencontrèrent : enfants, femmes, vieillards, qui participaient à l’allégresse générale du retour à la paix.

Les forces de l’ordre, obligées d’intervenir, ramenèrent le calme en moins de 2 heures avec un bilan de 35 manifestants tués et des dizaines de blessés.

Le véritable but de cette manifestation, « soi disant improvisée », était bien au contraire de lancer un projet d’insurrection nationaliste, dans le but d’installer, dans une «zone libérée», un gouvernement provisoire algérien présidé par Messali Hadj, principal dirigeant du Parti du Peuple Algérien.

Ce gouvernement devait siéger à la ferme Maïza près de Sétif, mais l’évasion ratée de Messali qui était en résidence surveillée à Reibell, et son transfert à Brazzaville ont déjoué ces plans.

La preuve en est apportée car au même moment et dans plusieurs endroits sans aucun lien évident avec la manifestation de Sétif, d’autres soulèvements se déroulent dans une vingtaine de localités de la région (Périgotville, Chevreul, Kerrata, Lafayette, Sillègue, El Ourici, etc.) et plus de 60 Européens sont tués.

A Guelma, la manifestation est interdite, mais elle débute vers 18 heures et se heurte immédiatement aux forces de police. Plusieurs manifestants, 2 policiers et 1 gendarme sont blessés.

Le lendemain, dans une dizaine de villages de la région, les Européens sont agressés. Il y aura 12 morts et 2 blessés.

Les effectifs de la police nationale à Sétif n’étaient que de 40 hommes. Dans les villages, les gendarmeries n’étaient représentées que par 3 ou 4 hommes. C’était le cas à Kheratta, Chevreul et Lafayette.

Le sous-préfet mit en place une milice civile, car l’armée ne participait pas au maintien de l’ordre.

Ce sont les agissements de cette milice, dans les jours qui suivirent, qui sont présentés depuis 70 ans par la propagande du PPA comme les principaux responsables de la répression des journées qui ont suivi le 8 mai 1945.

Or ces milices n’ont été organisées que dans 5 localités. Guelma, Constantine, Bône, Djidjelli et El Milia et elles ne sont pratiquement jamais intervenues et n’ont commis aucune exaction.

Des renforts arrivèrent du Maroc, de Tunisie et d’Alger : 10.000 hommes, déployés dans le Constantinois, mais seulement 3 700 dans la subdivision de Sétif, la plus vaste (sa surface est l’équivalent de 2 départements métropolitains), le plus montagneuse et la plus touchée.

La répression n’a débuté que le 9 mai. Conduite par l’armée, elle a été certainement démesurée. Elle n’a concerné que les communes où des Européens ont été tués et blessés.

  • Le Conseil de Paris a voté une motion qui soutient que «la très grande majorité des historiens français» ayant écrit sur la répression de l’insurrection du 8 mai 1945 «atteste d’un bilan de dizaines de milliers de victimes arrêtées, torturées et exécutées sommairement».
C’est un mensonge.

Les historiens et chercheurs ne peuvent consentir à se laisser ainsi utiliser à l’appui de manœuvres politico-mémorielles.

Nous demandons que les élus et les gouvernants acceptent de lire ce que les historiens disent de ces événements.

La propagande diffusée depuis 70 ans par le PPA, puis par le FLN, et relancée en mai 1990 par la Fondation du 8 mai 1945, a toujours déformé la réalité des faits historiques, en escamotant cette insurrection pour ne parler que de la répression qu’elle a engendrée, et pour majorer inconsidérément le nombre des victimes que les historiens déjà cités, et d’autres historiens algériens, évaluent entre 3 000 et 8 000.

Des chercheurs algériens, messieurs Mesli et Arroua, du Centre Historique sur l’Algérie ont, après un travail des plus sérieux, estimé entre 8 et 10.000 le nombre des victimes.

Le chiffre de 45.000 retenu par les gouvernements algériens est à des fins de propagande anti-française

Ancien premier ministre, Belaïd Abdessalam a affirmé que le chiffre de 45.000 retenu par les gouvernements algériens successifs, et depuis par différentes associations, les médias, et aujourd’hui le Conseil de Paris, ne l’était qu’à des fins de propagande anti-française.

Ce qui s’est passé en Algérie en mai 1945 est donc bien connu des historiens, et très éloigné de l’histoire officielle algérienne, complaisamment relayée par la classe politico-médiatique, qui pourtant déclare qu’il faut laisser les historiens travailler sur les épisodes de la présence française en Algérie, mais qui ne se soucie guère de connaître les résultats de leurs travaux…

  • Les médias semblent avoir oublié qu’en 1945, le Parti Communiste, qui participait alors au gouvernement de la France dirigé par le général De Gaulle, a lancé un appel à la répression, comme en témoigne un tract distribué le 12 mai en Algérie, dans lequel il demandait de «passer par les armes les instigateurs de la révolte et les hommes de main qui ont dirigé l’émeute. Il ne s’agit pas de vengeance, ni de représailles. Il s’agit de mesures de justice. Il s’agit de mesures de sécurité pour le pays»

La population indigène a été victime d’un guet-apens, ce 8 mai 1945

Les dirigeants espèraient un soulèvement populaire qui ferait tache d’huile, mais finalement, ce fut une insurrection ratée aux conséquences dramatiques que l’on connaît.

  • Une relation détaillée des événements algériens du 8 mai 1945 a été adressée par le professeur Guy Pervillé à des personnalités de l’Elysée et du ministère de la Défense.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez pour Dreuz.info.

(1)Les services secrets de sa très gracieuse majesté britannique poursuivirent leur soutien logistique aux arabes, dès avant 1954, dans leurs locaux du consulat d’Angleterre à Alger. Ils fournirent renseignements militaires, faux papiers et « couvertures » diverses. Après 1958 ils pourront opérer en « presque » totale impunité puisque la D.S.T. française reçut l’ordre de ne pas bouger. Tel était le désir du général De Gaulle, puisque cela concordait avec sa volonté de lâcher l’Algérie.

SOURCE

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 02:37
Le Grand Remplacement de l’Histoire de France
Le Grand Remplacement de l’Histoire de France

Plus un mensonge est gros, plus il passe… Cet adage illustre à merveille la manière dont ont été présentés par le Conseil supérieur des programmes (CSP) les projets de nouveaux programmes d’histoire au collège.

En effet, le préambule des nouveaux programmes dévoilés le 13 avril dernier précise que ce projet ne fait pas « disparaître le cadre national, ni la perspective chronologique propre à l’histoire » et que « dans un ordre chronologique, le programme permet de mieux lire et comprendre le monde d’aujourd’hui en insistant sur des moments forts, des traits marquants des sociétés du passé et des problématiques indispensables à la formation du citoyen ».

Il s’agit là d’un mensonge grossier, d’un véritable déni de la réalité.

Déjà supprimée au lycée (rappelons, pour mémoire, que les élèves de 1re étudient aujourd’hui la Seconde Guerre mondiale avant même d’avoir étudié le totalitarisme nazi et soviétique), l’histoire chronologique parvenait jusqu’à présent à survivre tant bien que mal au collège. Ce temps est révolu. Ainsi en 5e, le programme se divise non pas en période chronologique – comme, par exemple, les Mérovingiens, les Carolingiens, les Capétiens – mais par thèmes – la Méditerranée, un monde d’échange, Sociétés, Église et pouvoir politique dans l’occident chrétien, Nouveaux mondes, nouvelles idées.

Lire aussi : La publicité au service du Grand Remplacement

Mais ce n’est pas tout. Le CSP a décidé qu’environ les 2/3 de l’Histoire de France seraient désormais traités selon « le libre choix des professeurs » en créant une distinction arbitraire entre des thèmes obligatoires et des thèmes facultatifs. Par exemple, en classe de 5e, l’étude de l’islam devient obligatoire mais l’Occident chrétien au Moyen Âge, l’Empire carolingien ou l’Empire byzantin deviennent facultatifs, de même que l’humanisme, la Réforme protestante et les guerres de religion.

En classe de 4e, la traite négrière est obligatoire mais l’étude de la société du XVIIIe siècle, les Lumières et la révolution américaine deviennent facultatives. L’histoire politique du XIXe s’interrompt, quant à elle, à la fin du Premier Empire en 1815 pour reprendre sous la IIIe République ; exit la Restauration, la monarchie de Juillet et le Second Empire.

Enfin, en classe de 3e, la Seconde Guerre mondiale n’est principalement étudiée que sous le prisme du génocide des Juifs et des Tsiganes, des déportations et de l’univers concentrationnaire. Pearl Harbor, Stalingrad et le débarquement de Normandie vont donc rejoindre le catalogue des grandes batailles dont vos enfants n’entendront jamais parler aux côtés de Marathon, Salamine, Actium, les champs Catalauniques, Poitiers, Bouvines, Azincourt, Marignan, Lépante, Fontenoy, Valmy, Trafalgar, Camerone, la Marne, etc.

Ces nouveaux programmes finissent donc de dynamiter les vestiges d’une histoire nationale déjà en partie ruinée par trente années de pédagogisme démagogique. D’un collège à l’autre, les élèves apprendront une Histoire de France différente selon les choix programmatiques du professeur et le socle commun sera largement dominé par une histoire « venue d’ailleurs », marquée par le culte perpétuel de l’excuse et de la repentance.

Alors que l’Histoire fut au XIXe siècle la pierre angulaire de l’élaboration de notre « roman national », elle est aujourd’hui utilisée comme une véritable arme de sabotage pour spolier les jeunes générations de leur identité et de leur droit le plus légitime au « sentiment d’appartenir à une nation ».

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 02:20
« Génocide arménien » : l’honneur de François !
« Génocide arménien » : l’honneur de François !

Hier, en la Basilique Saint-Pierre de Rome, le pape François a solennellement accompli le devoir de mémoire de l’immense barbarie exterminatrice appelée « génocide arménien »planifié par le régime Jeune-Turc et déclenché pour sa phase essentielle, il y aura un siècle, le 24 avril 1915.

Avec raison, François a rapproché cette mémoire de l’immense abomination de ce que « l’État islamique », dans les mêmes délires de cruauté sadique que les exterminateurs de 1915, fait subir « à nos frères et sœurs sans défense, à cause de leur foi au Christ ou de leur appartenance ethnique, publiquement et atrocement tués, décapités, crucifiés, brûlés vifs… ».

Hélas, on ne peut que constater la persistance du gouvernement turc dans son total déni de vérité de ce qui fut. On ne s’étonne donc pas de ce que le plus haut responsable du génocide, Talaat Pacha, soit toujours honoré sous son Mausolée à Ankara, tout comme est encore honoré à Moscou, Lénine, l’initiateur des grandes exterminations et génocides perpétrés par les régimes communistes.

Le pape François a évoqué cette continuité dans les exterminations de masse du XX° siècle, citant « le stalinisme et le nazisme ». L’exactitude exige de préciser que les génocides communistes ne se ramènent pas au seul stalinisme : Lénine et Trotski en furent les premiers concepteurs, mais, ainsi que Staline, Mao, Pol Pot, et bien d’autres en furent les exécuteurs.

Dans notre livre à paraître pour le 24 avril « 1915, le génocide arménien », sous-titré « 2015, État islamique, « Daesch », la continuité !» (pré-commande ci-dessous), nous développons ce qui suit :

1) Le génocide dit arménien a été plus exactement le génocide, en plusieurs phases, des chrétiens d’Orient, Arméniens, Grecs et Assyro-Chaldéens, sous gouvernement turc.

2) C’est en étudiant longuement les faits de cette extermination planifiée que le grand magistrat polonais (et juif) Raphaël Lemkin a forgé le mot de « génocide » et parfaitement défini le concept.

3) Le génocide de 1915 avait déjà été précédé d’abord par les massacres exterminateurs de 300 000 arméniens de 1896 à 1898 sur la volonté du monstre sadique le sultan Abdul-Hamid II ; ensuite, en 1909, sous gouvernement Jeune-Turc par ceux de Cilicie constituant une sorte d’exercice préparatoire à l’éradication générale de 1915.

4) Si le mot « génocide » a été forgé et défini en 1928 par Raphaël Lemkin, le modèle initial a été le processus conçu et mis en œuvre pour anéantir « la Vendée » par Robespierre et les montagnards de la Convention. On doit à Maître Gilles-William Goldnadel, dans sa préface au livre de Reynald Secher « Du Génocide au Mémoricide », une remarquable synthèse de la continuité génocidaire des totalitarismes : jacobinisme, panturquisme, nazisme et communisme.

5) Les dirigeants Jeunes-Turcs, souvent formés dans nos universités, furent tous de grands admirateurs de la Révolution française. On ne l’occulte nullement dans l’article consacré à « l’empire ottoman » dans la très maçonniquement correcte « Encyclopédie de la Franc-Maçonnerie », où l’on rappelle que l’État Jeune-Turc fut en effet un « État maçonnique ».

6) Tout en s’affirmant « laïques », les dirigeants jeunes-turcs voulaient d’une Turquie débarrassée de toute autre religion et de toute autre identité nationale et culturelle que celles de l’islam. Ils furent constamment soutenus par le Grand Mufti ottoman, portant le titre de « cheikh oul islam ».

Le génocide principalement perpétré en 1915-1916 fut achevé de 1918 à 1922 par les exterminations des Assyro-Chaldéens de Mésopotamie, dont les rescapés furent anéantis en 1933 par le nouvel État irakien ; par celui des Grecs de Smyrne et du Pont ; par celui des derniers Arméniens de Cilicie sous mandat français.

La connivence maçonnique entre Mustapha Kemal et Aristide Briand entraîna l’odieux abandon de ces derniers à la constante sauvagerie sadique des bourreaux turcs, dans le mépris du sang versé par des milliers de nos soldats et de volontaires arméniens de notre Légion d’Orient.

Bernard Antony


* Pour commander le livre « 1915, le génocide arménien - 2015, État islamique, "Daesch", la continuité !» (sortie prévue le 24 avril, 20 euros franco de port) : par courriel ou au Centre Charlier, 70 boulevard saint-Germain, 75005 Paris.

vu sur : http://www.bernard-antony.com/2015/04/genocide-armenien-lhonneur-de-francois.html

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 03:38
La destruction de sites archéologiques par Daesh se poursuit

Al-Azhar, l'une des plus prestigieuses institutions de l'islam sunnite basée en Egypte, a condamné vendredi la destruction par le groupe Etat islamique de la cité antique de Nimroud dans le nord de l'Irak, appelant à "éradiquer" le groupe djihadiste.

"Ce que l'organisation terroriste Daech (un acronyme de l'EI en arabe) est en train de faire en détruisant des monuments dans les territoires qu'elle contrôle en Irak, Syrie et Libye est un crime majeur contre le monde entier", a déploré cette institution.

Elle a appelé dans ce contexte à "éradiquer" les djihadistes de ce groupe et à "sauver les nations arabes et islamiques de leurs diables", ajoutant que les destructions de monuments étaient interdites par la charia, la loi islamique.

Après avoir réduit en miettes des trésors archéologiques dans le musée de Mossoul (nord) la semaine dernière et mis le feu à sa bibliothèque, des hommes de l'EI sont entrés jeudi avec des bulldozers dans Nimroud, joyau archéologique inestimable du nord du pays, selon le ministère irakien du Tourisme.

L'Unesco a d'ores et déjà dénoncé "un crime de guerre", selon un communiqué de sa directrice générale Irina Bokova, qui a saisi le Conseil de sécurité de l'ONU et la Cour pénale internationale.

Source

vu sur : http://www.wikistrike.com/2015/03/la-destruction-de-sites-archelogiques-par-daesh-se-poursuit.html

Publié par : CITOYENS ET FRANCAIS - dans Histoire